Le rail s’impose comme une priorité nationale en Algérie
495 kilomètres de rails à travers le Sahara. 2,6 milliards de dollars. Et une ambition que le voisin algérien n’a plus vraiment cherché à dissimuler: faire du train le nouveau pilier de son développement.
Deux appels d’offres internationaux viennent d’être publiés par l’Anesrif, l’Agence nationale chargée des investissements ferroviaires. Ils portent sur la construction d’une ligne de 495 kilomètres entre Laghouat et El-Meniaa, via Ghardaïa. En clair: un rail qui s’enfonce dans le cœur du Sahara algérien. La nouvelle est d’abord passée par l’International Railway Journal le 30 mars. Elle n’est pas passée inaperçue.
Le projet est découpé en deux. D’abord le tronçon Laghouat-Ghardaïa: 265 kilomètres, cinq gares, vingt et un viaducs, un tunnel, cinquante-cinq ouvrages hydrauliques. Budget: 1,4 milliard de dollars. Ensuite Ghardaïa-El-Meniaa: 230 kilomètres, trois gares, six viaducs, trente-cinq ouvrages. Coût: 1,2 milliard. Total, donc: 2,6 milliards. Du jamais-vu pour un chantier ferroviaire dans le sud du pays.
Ce qui frappe aussi, c’est la vitesse prévue. Les trains de voyageurs pourront y rouler à 220 km/h. Les convois de marchandises, à 160 km/h. On n’est plus dans le registre du transport régional modeste. On est dans celui des grandes infrastructures modernes, le genre qu’on compare volontiers à ce qui se fait en Europe ou en Asie.
Derrière ces chiffres, une logique de fond. L’Algérie veut porter son réseau ferré à 15 000 kilomètres d’ici à 2030. Aujourd’hui, elle en compte moins de 5 000. Le cap est ambitieux, pour ne pas dire vertigineux. Il suppose des financements continus, des partenariats solides et, surtout, une capacité d’exécution qui tienne ses promesses dans la durée.
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