Poulina Group Holding (PGH) lance un appel à candidatures pour la désignation de deux administrateurs indépendants appelés à siéger au sein de son Conseil d’administration pour les exercices 2026, 2027 et 2028.
À travers cette initiative, le groupe engage une nouvelle étape dans le renforcement de sa gouvernance. Les profils recherchés devront répondre à un critère central : l’indépendance totale. Les candidats ne doivent, à la date du dépôt de leur dossier, entretenir aucun lien direct ou indirect avec la société, ses actionnaires, ses administrateurs ou toute autre partie susceptible d’influencer leur jugement. L’objectif est clair: garantir une prise de décision impartiale et prévenir toute situation de conflit d’intérêts, réel ou potentiel.
Les candidatures doivent être adressées au siège de la société, situé à GP 1, KM 12, Ezzahra, par courrier recommandé avec accusé de réception, par rapide poste ou déposées directement contre décharge. L’enveloppe, libellée au nom du Président du Conseil d’administration, devra porter la mention: “NE PAS OUVRIR / Appel à candidature au poste d’Administrateur Indépendant”.
La date limite de réception des dossiers est fixée au 13 mars 2026 à 12 heures. Tout dossier incomplet ou transmis hors délai sera écarté.
La Tunisie se prépare à accueillir, en avril 2026, une mission économique québécoise dédiée à l’exploration des opportunités d’affaires dans le secteur pharmaceutique. Pour lancer cette initiative, un webinaire s’est tenu le 25 février, réunissant une trentaine d’entreprises québécoises et des acteurs institutionnels tunisiens.
Au programme: présentations des opportunités d’investissement, témoignages d’entrepreneurs locaux et mise en lumière des infrastructures pharmaceutiques du pays. Avec plus de 40 usines couvrant près de 80% des besoins nationaux en médicaments, un capital humain qualifié et un cadre réglementaire structuré, la Tunisie se positionne comme un hub régional attractif pour la production de génériques, la recherche et la biotechnologie.
Les intervenants ont insisté sur le rôle clé du BiotechPole de Sidi Thabet et de l’Agence nationale du médicament et des produits de santé dans le soutien aux investisseurs, tandis que des industriels tunisiens ont partagé leur expérience de croissance et d’implantation locale. Pour la Tunisie, l’heure est à la conquête des investissements nord-américains et à la consolidation de son rôle sur la scène pharmaceutique régionale.
Le Conseil du marché financier (CMF) a approuvé la nomination de Walid Sakka au poste de directeur général de BNA Capitaux, la société d’intermédiation en Bourse affiliée à la Banque nationale agricole (BNA).
Dans un communiqué publié le 2 mars 2026, l’autorité de régulation du marché financier tunisien indique avoir donné son accord à cette désignation, conformément aux procédures de validation des dirigeants des intermédiaires en Bourse opérant sur le marché tunisien.
L’Italie passe à la vitesse supérieure. Dès le deuxième trimestre 2026, le pays va déployer une plateforme entièrement dématérialisée pour les demandes de visa Schengen. L’idée derrière cette petite révolution? En finir avec les lourdeurs administratives et, surtout, diviser par trois les délais d’attente.
L’annonce a été officialisée le 25 février 2026 lors d’un point presse commun entre les ministères des Affaires étrangères et de l’Intérieur.
Ce qui change pour les voyageurs
Concrètement, la paperasse, c’est bientôt fini. Que vous partiez pour du tourisme, des affaires ou un regroupement familial, tout se passera sur un portail unique. On y remplit son formulaire, on télécharge ses justificatifs et on règle les frais en quelques clics.
Le système ne fait pas les choses à moitié: il sera directement relié au Système d’Information sur les Visas (VIS) de l’Union européenne. Autre bon point: les visas de court séjour (type C) et de long séjour (type D) seront regroupés sur cette même interface.
Le passage au consulat reste (pour l’instant) la règle
Ne rangez pas tout de suite vos valises: la présence physique n’est pas encore de l’histoire ancienne. Pour des raisons de sécurité, il faudra toujours se déplacer pour donner ses empreintes et faire sa photo.
Certes, Rome teste un système de vérification d’identité à distance pour les voyageurs réguliers. Mais attention, ce n’est qu’un projet pilote. Sa généralisation n’est clairement pas pour demain.
Un traitement bouclé en 5 jours
C’est sans doute la meilleure nouvelle de cette réforme. Une fois que la machine sera bien huilée, le traitement d’un dossier pourrait tomber à 5 jours ouvrés, contre 15 aujourd’hui.
Le déploiement se fera toutefois en douceur. Pour éviter les bugs de lancement, les dossiers papier resteront acceptés jusqu’au 31 juillet 2026 dans l’ensemble du réseau consulaire.
Rome prend de l’avance
Avec ce calendrier serré, l’Italie s’offre une longueur d’avance sur ses voisins européens. Si la France ou l’Espagne planchent aussi sur la numérisation, l’Italie semble bien décidée à faire la course en tête.
Ce lundi 2 mars 2026, Melania Trump a pris la présidence d’une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies pour souligner l’importance de l’éducation dans la promotion de la tolérance et de la paix dans le monde. Une séance inédite en 79 ans d’existence de l’institution.
Son objectif? Mettre en lumière le rôle central de l’éducation, des technologies émergentes et de la coexistence pacifique comme leviers de prévention des conflits à l’échelle mondiale.
Qui est Melania Trump? Mannequin internationale installée aux États-Unis depuis les années 1990, elle est devenue première dame une première fois entre 2017 et 2021, période durant laquelle elle avait lancé l’initiative Be Best, axée sur le bien-être des enfants, la lutte contre le cyberharcèlement et les dangers des opioïdes. En janvier 2025, elle est revenue à la Maison-Blanche après la réélection de son mari.
Du 3 au 7 mars 2026, un point de vente direct du producteur au consommateur sera installé dans la circonscription municipale de Carthage Mohamed-Ali, comme il a été rapporté par l’agence TAP. L’initiative est menée par la délégation de Carthage, en collaboration avec la municipalité locale.
L’idée est de permettre aux habitants de la région d’accéder à des produits de première nécessité à des prix plus abordables, tout en réduisant le nombre d’intermédiaires dans la chaîne de distribution. Viandes, légumes, céréales… une large gamme de produits sera disponible pour faciliter le quotidien des consommateurs.
La même source indique que ce type de vente directe se développe dans plusieurs régions du pays, notamment à l’approche du Ramadan, afin de mieux contrôler les prix et d’alléger le budget des familles. Une initiative qui, au-delà du soutien économique, vise à rapprocher producteurs et consommateurs et à renforcer les circuits courts.
Les frais du visa délivré à l’arrivée dans les aéroports égyptiens vont augmenter. L’annonce a été confirmée par la Chambre des entreprises et agences de voyages et de tourisme (ETAA). À compter du dimanche 1er mars 2026, le visa à l’arrivée passera de 25 à 30 dollars pour les touristes étrangers souhaitant se rendre en Égypte. Cette mesure concerne uniquement les visas obtenus directement dans les aéroports du pays.
La Chambre a appelé les agences de voyages à actualiser rapidement leurs programmes et à informer leurs partenaires à l’étranger afin d’intégrer les nouveaux tarifs. L’objectif est d’éviter toute confusion auprès des voyageurs.
En parallèle, les autorités égyptiennes ont décidé de prolonger l’exemption de visa à l’arrivée pour les passagers arrivant par avion aux aéroports de Louxor et d’Assouan. Cette mesure restera en vigueur durant les saisons estivales 2026 et 2027, de mai à fin octobre, selon les conditions actuellement appliquées.
En outre, le visa de transit gratuit de 96 heures est prolongé d’une année supplémentaire, jusqu’en avril 2027.
Selon la Chambre, l’Égypte a enregistré un record d’environ 19 millions de touristes en 2025. Le pays ambitionne d’atteindre 30 millions de visiteurs par an à l’horizon 2030.
À ce stade, aucune annonce officielle n’a encore été publiée par les ministères concernés, ni au Journal officiel, et aucune communication n’a été diffusée par les ambassades.
Le mois de mars s’annonce chargé pour les contribuables tunisiens. La Direction générale des impôts (DGI) vient de dévoiler son agenda fiscal pour mars 2026, avec pas moins de sept échéances à cocher absolument sur son calendrier, que vous soyez un particulier, une entreprise ou une société exportatrice.
Autant le dire clairement: rater l’une de ces dates peut coûter cher. Voici donc ce que vous devez faire et quand le faire.
2 mars — Premier rendez-vous du mois. Les sociétés et entreprises qui ne sont pas encore connectées au système de télédéclaration ont jusqu’à ce lundi pour déposer leur déclaration mensuelle au titre du mois de janvier 2026. Un délai court qui nécessite d’anticiper dès maintenant.
5 mars — La vignette, côté pairs. Vous avez une voiture avec un numéro d’immatriculation pair? C’est votre jour. Dernier délai pour vous acquitter la taxe de circulation avant que les pénalités ne s’invitent dans la facture.
16 mars — Le tour des particuliers. À la mi-mars, c’est au tour des personnes physiques de passer à l’action. Dernier délai pour déposer votre déclaration mensuelle. Inutile d’attendre le dernier moment.
23 mars — Les entreprises connectées. Pour les personnes morales qui ont adopté le système de télédéclaration et de paiement en ligne, l’échéance tombe le 23 mars. Une démarche dématérialisée, mais une date qui reste impérative.
25 mars — Le grand rendez-vous des sociétés. C’est sans doute l’échéance la plus importante du mois. Les sociétés dont l’exercice comptable s’est clôturé le 31 décembre, y compris les entreprises totalement exportatrices, doivent déposer leur déclaration annuelle d’impôt sur les sociétés et régler l’acompte provisionnel. Un dossier qui se prépare bien à l’avance.
30 mars — La dernière ligne droite. Le mois se termine avec une ultime échéance pour les personnes morales non connectées au système de télédéclaration. Une dernière occasion de régulariser la situation avant de tourner la page sur mars.
Les entreprises tunisiennes du secteur industriel sont appelées à bénéficier d’un programme d’accompagnement lancé par le Centre technique des industries mécaniques et électriques (Cetime). Le Centre veut accélérer leur transition vers des modèles de production plus durables et plus innovants.
Selon un communiqué, quatre filières principales sont concernées: l’électronique, la mécanique, l’automobile et l’électricité. À travers cette initiative, le Cetime ambitionne de renforcer la compétitivité des PME tunisiennes, notamment sur les marchés internationaux.
L’accompagnement proposé vise à aider les entreprises à réduire leurs coûts de production, à diminuer leur empreinte carbone et à améliorer leurs performances à l’export. Il s’agit aussi d’identifier “des structures prêtes à s’engager dans une démarche d’économie circulaire, à optimiser l’utilisation de leurs ressources et à intégrer des pratiques industrielles plus responsables”, précise la même source.
La date limite de dépôt des candidatures est fixée au 27 mars 2026.
Ce programme s’inscrit dans le cadre du projet Green Forward Industry (GFI), financé par l’Union européenne et mis en œuvre par l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (Onudi).
Le détroit d’Ormuz, c’est ce petit couloir de 50 kilomètres que la plupart des gens ne sauraient pas situer sur une carte — et pourtant, un baril de pétrole sur cinq dans le monde y passe chaque jour. Depuis le 28 février, il est fermé. Et les marchés l’ont senti immédiatement.
En quelques heures à peine, le trafic de pétroliers a été divisé par deux. Quelque 240 navires se sont retrouvés à l’arrêt, immobilisés aux portes du Golfe comme une file de camions devant un pont coupé. Maersk, CMA CGM, Hapag-Lloyd — les plus grands noms du transport maritime mondial — ont suspendu leurs opérations les uns après les autres, sans savoir quand ils pourraient reprendre.
À l’ouverture des marchés asiatiques, le baril de Brent s’est envolé à plus de 82 dollars, contre 72 dollars la semaine précédente. Une hausse de 13% en trois séances. Et selon plusieurs sources, la hausse pourrait atteindre 120, voire 140 dollars le baril si la situation perdurait. Le Financial Times a même avancé le chiffre de 200 dollars dans le scénario le plus pessimiste.
Des économies impactées
Les économies les plus exposées sont l’Asie: la Chine, l’Inde, le Japon et la Corée du Sud font transiter entre 70 et 80% de leur pétrole par ce passage. Pour le consommateur ordinaire, les répercussions se feront sentir à la pompe et dans les prix du transport.
Tout repose désormais sur la durée du blocage. L’OPEP se réunira le 5 avril pour évaluer la situation. Mais augmenter la production ne servira à rien si les navires ne peuvent pas prendre la mer.
Le verrou est fermé. La question est: pour combien de temps?
Les compagnies d’assurance maritimes s’apprêtent à annuler ou à renégocier les tarifs des contrats couvrant les navires opérant au Moyen-Orient à la suite des frappes américaines et israéliennes contre des cibles en Iran. Les assureurs réévaluent leurs expositions dans ce qui est désormais largement considéré comme une zone de guerre, les primes additionnelles pour certains voyages devant significativement augmenter.
Pour leur part, les armateurs évaluent s’ils doivent dérouter leurs navires pour éviter le détroit d’Ormuz afin de réduire les risques pour les équipages et la cargaison, même s’ils sont confrontés à des coûts croissants et à des retards sur des routes commerciales mondiales déjà sous tension. Environ 20% de l’approvisionnement mondial en pétrole transite par le détroit d’Ormuz, ainsi qu’une part significative des exportations mondiales de gaz naturel liquéfié (GNL). Toute perturbation durable du trafic dans cette voie navigable aurait des implications directes sur les marchés de l’énergie, l’assurance et la réassurance maritimes, et les chaînes d’approvisionnement au sens large.
Les augmentations de taux à court terme pour l’assurance Corps de navire (Coque) dans le Golfe pourraient aller de 25 à 50%, même en l’absence d’une attaque directe contre la marine marchande. Cela aurait des répercussions majeures sur les taux d’assurance de guerre.
Les risques de guerre sont généralement exclus des polices Coque standard, ce qui fait que les armateurs doivent acheter une couverture séparée pour les risques de guerre et les grèves/terrorisme. Face à la hausse des taux et à l’augmentation du risque opérationnel, certains armateurs envisagent désormais des routes alternatives plus longues pour éviter le détroit d’Ormuz, bien que le contournement du Golfe ajoute des jours ou des semaines aux voyages et puisse ne pas être commercialement viable pour tous les types de commerce.
Ces derniers développements militaires surviennent alors que les principales compagnies maritimes avaient déjà dérouté leurs navires loin de la mer Rouge et du canal de Suez en raison d’incidents de sécurité antérieurs, empruntant à la place la route du cap de Bonne-Espérance. Ce détour a augmenté les temps de trajet, la consommation de carburant et les coûts d’affrètement, et a déjà resserré l’offre effective de navires.
Elle connaît cet hôtel comme sa poche. Et c’est peu dire: Ines Messaoudi vient d’être nommée directrice générale du Sheraton Djibouti, effective depuis le 19 janvier 2026. Une nomination qui marque l’histoire de l’établissement, puisqu’elle devient la première femme à occuper ce poste.
Pourtant, pour Ines, ce n’est pas une arrivée, c’est une consécration. Elle a rejoint le Sheraton Djibouti dès novembre 2021 comme directrice administrative et financière, avant d’assurer l’intérim de la direction générale pendant six mois en 2024. Autant dire que la maison lui appartient déjà un peu.
Un parcours construit brique par brique
Derrière cette nomination, il y a 25 ans d’une carrière tracée avec rigueur dans l’hôtellerie et la finance. Tout commence en juillet 2001 à Tunis, au siège du groupe Accor, où elle débute comme directrice administrative et financière adjointe. Dix ans plus tard, elle intègre le Novotel Tunis et l’Ibis Tunis, où elle reste plus de six ans. Elle passe ensuite par plusieurs structures tunisiennes — SGH, Belgat Company Consulting, Seabel Group — avant de poser ses valises à Djibouti.
Sa formation? Un master en comptabilité de l’Institut supérieur de commerce de Sfax. Solide.
Une femme de terrain et de passion
Au-delà des chiffres et des tableaux Excel, Ines Messaoudi est une femme curieuse du monde. Elle plonge, au sens propre, puisque la plongée sous-marine figure parmi ses passions. Elle aime aussi photographier, voyager, décorer, et se consacrer au développement personnel. Trilingue (français, arabe, et un peu d’italien), elle incarne une certaine idée de l’ouverture sur le monde.
Dans la continuité de sa dynamique de transformation et de développement, Ennakl Automobiles a organisé sa Convention Réseau 2026 à l’Hôtel Royal Azur Thalassa, réunissant l’ensemble de ses agents et partenaires autour d’une ambition commune: consolider les acquis et accélérer la performance pour l’année à venir.
Cet événement stratégique a rassemblé le réseau des marques représentées par Ennakl Automobiles: Audi, Volkswagen, Škoda, SEAT, CUPRA, Porsche et Renault Trucks.
Plus qu’un rendez-vous annuel, cette convention s’est affirmée comme un véritable moment de convergence stratégique, favorisant les échanges directs entre la Direction Générale et le réseau. Présentations des orientations 2026, partage des priorités opérationnelles, focus sur l’expérience client et la performance globale: l’ensemble des thématiques abordées a confirmé la volonté d’Ennakl de placer son réseau au cœur de sa stratégie de croissance.
Une vision claire pour 2026
Dans un contexte de marché en constante évolution, Ennakl Automobiles a présenté ses objectifs pour 2026 avec un cap précis: renforcer la proximité avec les clients, optimiser l’excellence opérationnelle et soutenir durablement la performance commerciale et après-vente.
La convention a également été l’occasion de valoriser les efforts collectifs et de rappeler que la réussite du groupe repose avant tout sur l’engagement des équipes sur le terrain, la qualité du service et la cohérence des actions menées à l’échelle nationale.
Un esprit d’équipe au service de la performance
Organisée dans un cadre élégant et propice aux échanges, cette édition 2026 a allié contenu stratégique et moments de convivialité. Cocktail d’accueil, réunion plénière et dîner ont permis de renforcer les liens entre les différents acteurs du réseau, dans une atmosphère à la fois professionnelle et chaleureuse.
À travers cette Convention Réseau 2026, Ennakl Automobiles réaffirme son ambition: avancer ensemble, fédérer les talents et construire, avec l’ensemble de ses partenaires, une année 2026 placée sous le signe de la performance, de l’innovation et de la cohésion.
La 11ᵉ édition des Trophées de Femmes Entrepreneures de Tunisie (FET), organisée par le magazine Managers en partenariat avec la Fondation Friedrich Naumann pour la Liberté et en coorganisation avec la Délégation de l’Union européenne, s’est tenue avec succès le vendredi 27 février 2026. L’événement phare a récompensé huit entrepreneures tunisiennes pour leur créativité, leur résilience et l’impact de leurs projets innovants.
À l’ouverture de la cérémonie, Hédi Mechri, directeur de publication de L’Économiste Maghrébin, a salué les FET comme un levier majeur de mobilité économique et d’internationalisation: “Onze ans déjà et toujours le sentiment qu’il s’agit d’une idée neuve. Le trophée FET est plus qu’une consécration: c’est le début d’un nouveau départ, l’annonce d’une étape de développement transfrontalier et d’une nouvelle aventure humaine. Cette distinction équivaut à un visa pour une mobilité accrue, pour aller plus loin, plus vite et plus fort”. Il a rendu hommage aux artisans du programme ainsi qu’à l’ensemble des partenaires institutionnels qui, depuis des années, soutiennent cette initiative.
Un prix, un déclic et un accompagnement
Sahar Mechri, directrice exécutive de Managers et fondatrice du programme FET, a ouvert son discours en soulignant la dimension collective de la reconnaissance : “Ce prix repose sur une véritable chaîne de confiance, celle que nous partageons avec tous nos partenaires. Sans leur engagement, la lumière que nous posons ce soir sur ces parcours n’existerait pas. La rigueur des membres du jury donne à ce trophée sa crédibilité, et je tiens à saluer M. Habib Karaouli, qui a présidé le jury pendant dix années”.
Elle a ensuite rappelé la portée économique de la distinction: “Ce prix permet à une entrepreneure de se remettre sur ses pieds quand elle doute. Mais il offre aussi une visibilité réelle : chaque année, des dizaines de partenaires nous contactent pour rencontrer nos lauréates. Cette visibilité a une vraie valeur économique, qui ne se réalise que si vous la saisissez”.
Sahar Mechri a insisté sur la poursuite du programme après la cérémonie: “Le prix est un déclic, mais un déclic ne vaut que s’il y a quelque chose qui suit. Les Trophées de Femmes Entrepreneures ne s’arrêtent pas ce soir : six mois de mentorat vous attendent, portés par des personnes qui vont vous offrir le plus précieux de ce qu’elles ont : leur temps et leur expérience. Elles méritent toutes nos remerciements”.
Enfin, elle a mis l’accent sur l’ambition transfrontalière des lauréates: “Parce que nous savons que vos ambitions dépassent nos frontières, nous renforçons notre programme d’export readiness et nos connexions avec les réseaux en Afrique subsaharienne. Le courage, ça se transmet, et du courage, vous en avez à revendre. Alors, agissez, changez encore plus vite les choses et plantez le drapeau tunisien ailleurs. Votre mission est belle, votre mission est grande. Réussissez-la”.
Les huit lauréates 2026
L’événement a été honoré par la présence de Fatma Thabet Chiboub, ministre de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, ainsi que de plusieurs ambassadeurs. Pour cette édition, Ameni Riahi décroche le trophée de Femme Entrepreneure de Tunisie 2026 avec son projet STEPS, spécialisé dans la transformation digitale, la data avancée, l’intelligence artificielle et le consulting technologique. Elle accompagne notamment des clients internationaux comme Afreximbank, dont elle est l’intégrateur exclusif du système panafricain de paiement PAPSS.
Les lauréates des Trophées FET 2026 sont:
Prix UE – Inclusivité : Mariem Athimni, fondatrice de Layma.
Prix UIB – Impact Tech : Ameni Riahi, fondatrice de STEPS (spécialisée en transformation digitale, data avancée, IA et consulting technologique ; intégrateur exclusif du système panafricain de paiement PAPSS pour Afreximbank).
Prix BYD – Durabilité : Souha Bejaoui, fondatrice de ProVerdy.
Prix CDC – Agribusiness : Chaima Snagria, fondatrice de Glutella.
Prix PGH – Industrie : Fadoua Guerfel Damak, fondatrice d’Ecoporté.
Prix MAE Assurances – Patrimoine : Riheb Kadi, fondatrice de Dukan.
Prix Microcred – Autonomisation : Nesreen Kharroubi, fondatrice de Couleur Farine de Carthage.
Prix Wafacash – Marketplaces : Sirine Essayah, fondatrice de Sté Vegan.
Outre un chèque remis par les entreprises partenaires, chaque lauréate bénéficiera d’un programme de six mois de mentorat dispensé par le Club des Femmes Entrepreneures de Tunisie, afin de renforcer son rayonnement national et international.
S’implanter sur le marché japonais de l’huile d’olive est un défi stratégique pour la Tunisie. Le Centre de Promotion des Exportations (Cepex) a organisé, jeudi 26 février 2026, un webinaire dédié au marché japonais et au concours international “Japan Olive Oil Prize” (JOOP), en partenariat avec l’Ambassade de Tunisie à Tokyo et le comité d’organisation du concours. D’après communiqué, plus de 30 entreprises tunisiennes du secteur ont participé à cette rencontre virtuelle, accompagnées par des représentants des chambres de commerce, de l’Office National de l’Huile et du Centre Technique Packtec. L’objectif : décrypter les attentes des consommateurs japonais, qui privilégient la traçabilité, la qualité constante, le respect des normes et un packaging adapté aux circuits locaux.
Le webinaire a également présenté les opportunités offertes par le JOOP, reconnu comme une vitrine prestigieuse pour les huiles d’olive extra vierge. Les distinctions du concours ouvrent l’accès à des plateformes B2B, une visibilité accrue sur le marché nippon et des invitations à des salons spécialisés. L’édition 2026 se tiendra le 17 avril et les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 31 mars (jooprize.com/contest-2026).
A dire vrai, le Japon consomme plus de 50 000 tonnes d’huile d’olive par an, dépendant largement des importations. La Tunisie se classe actuellement cinquième fournisseur derrière l’Espagne, l’Italie, la Turquie et la Grèce. En 2025, les exportations tunisiennes vers le Japon ont atteint 86,4 millions de dinars, dont 69,8 millions pour le secteur agroalimentaire (80,7 %). Le potentiel inexploité pour l’huile d’olive tunisienne est estimé à 34 millions de dollars, offrant aux producteurs tunisiens une belle marge de développement sur ce marché exigeant.
Selon les données de l’Observatoire National de l’Agriculture (Onagri), les exportations d’huile d’olive tunisienne ont connu un démarrage très dynamique au cours des trois premiers mois de la campagne 2025/2026. Entre novembre 2025 et janvier 2026, les quantités exportées ont atteint 130,9 mille tonnes, contre 84,1 mille tonnes lors de la même période de la campagne précédente, soit une hausse de 55,7%.
Cependant, la majeure partie de cette huile continue d’être exportée en vrac. Les volumes conditionnés représentent seulement 11,6% du total, en légère progression par rapport à la campagne 2024/2025 où ils ne constituaient que 10,4%. Par ailleurs, la catégorie extra vierge domine largement les exportations, représentant 89,5% du volume total.
Sur le plan financier, les recettes tirées des exportations ont également progressé. Elles se sont élevées à 1 621,2 millions de dinars, contre 1 202,3 millions de dinars pour la même période l’an dernier, soit une hausse de 34,8%. Les exportations conditionnées ne représentent toutefois que 15,7% de ce chiffre, confirmant que le marché du vrac reste majoritaire.
En janvier 2026, le prix moyen de l’huile d’olive a légèrement baissé de 3,2% par rapport à la même période de la campagne précédente, passant de 12,33 DT/kg à 11,94 DT/kg. Selon les catégories, les prix varient entre 8,81 DT/kg et 16,69 DT/kg, reflétant la diversité des qualités exportées.
Répartition géographique…
L’Europe reste le principal marché pour l’huile d’olive tunisienne, avec 55,4% des exportations, suivie de l’Amérique du Nord (21,1%), de l’Asie (12,1%) et de l’Afrique (7,5%). L’Espagne est le premier importateur (30,9%), devant l’Italie (18,9%) et les États-Unis (16,8%).
Pour l’huile biologique, 12,6 mille tonnes ont été exportées pour une valeur de 170,8 millions de dinars, mais la part conditionnée reste faible (7,9%). Le prix moyen est de 13,60 DT/kg, variant entre 12,74 DT/kg pour le vrac et 23,62 DT/kg pour le conditionné. L’Italie domine les importations (42%), suivie de l’Espagne (22%), de la France (16%) et des États-Unis (12%).
Source: Onagri (campagne novembre 2025-janvier 2026)
Vendredi, le port de La Goulette a accueilli 158 nouveaux bus, représentant le deuxième lot de la commande internationale passée avec la Chine. Et ce, pour renouveler le parc de transport public tunisien. Comme l’annonce le ministère du Transport.
Selon le même source, 110 bus seront distribués aux sociétés régionales de transport, tandis que 48 bus rejoindront la Société nationale de transport interurbain. Ces véhicules s’ajoutent au premier lot de 134 bus arrivé le 7 février 2026.
Les nouveaux bus sont équipés de caméras de surveillance, d’écrans d’information et de ports USB individuels pour recharger les téléphones.
Rappelons que le 7 février, le port de La Goulette avait accueilli le navire chinois Yuan Jiang Kou, chargé de 134 bus neufs. Cette livraison s’inscrit dans le cadre d’un accord avec la Chine portant sur l’acquisition de 461 bus au total, dont les prochaines livraisons se feront selon un calendrier précis.
Le Centre de Promotion des Exportations (Cepex) lance une nouvelle opération de prospection au profit de la filière tunisienne de l’huile d’olive. Des rencontres professionnelles “Door to Door” (D2D) sont programmées du 24 au 27 mars 2026 aux Pays-Bas et en Belgique, en coordination avec l’Ambassade de Tunisie à La Haye et l’Ambassade de Tunisie à Bruxelles.
Cette initiative vise à renforcer la présence de l’huile d’olive tunisienne sur ces deux marchés européens. Concrètement, des rendez-vous B2B seront organisés à l’avance avec des importateurs et distributeurs locaux, afin de permettre aux exportateurs tunisiens d’élargir leur réseau et de nouer de nouveaux partenariats commerciaux.
Les entreprises intéressées sont appelées à confirmer leur participation et à s’acquitter des frais fixés à 1 000 dinars, via la plateforme dédiée du Cepex, au plus tard le 5 mars 2026.
La fraude numérique connaît une croissance fulgurante. Deepfakes, documents falsifiés… les menaces se multiplient à grande vitesse. Ainsi, en Afrique, un quart des documents officiels sont concernés, ce qui représente un vrai défi pour les entreprises et leurs clients. De fait, “l’identification à distance est devenue un vrai point de blocage”, explique Leith Mokaddem, cofondateur de Thinkneo. “Pour les entreprises, c’est un défi réglementaire et sécuritaire. Pour les utilisateurs, c’est souvent long et frustrant, avec parfois un déplacement physique nécessaire.”
C’est pourquoi Thinkneo, créée à l’été 2024 par Leith Mokaddem et Sarah Ksibi, a conçu Avatar-ID, une solution d’identité numérique sécurisée. Elle combine biométrie et intelligence artificielle pour vérifier que l’utilisateur est bien réel et pour détecter toute falsification de documents. De plus, les données sont protégées et traitées de manière souveraine, sans dépendance à des services externes. “Nous ne réagissons pas seulement à la fraude, nous l’anticipons”, précise Sarah Ksibi.
En 2025, la deeptech a été labellisée dans le cadre du Startup Act tunisien et incubée à The Dot. “La startup a également obtenu la reconnaissance de produit innovant en France”, déclare Mokaddem. Par ailleurs, ancien cadre chez Ooredoo Tunisie, il possède près de 18 ans d’expérience dans les télécoms et a piloté plusieurs projets pionniers, dont les premières solutions de paiement mobile en Tunisie: MobiFlouss avec la Poste et MobiCash avec Monétique Tunisie et les banques.
Du côté des nouveautés, Avatar-ID a récemment intégré le Single Sign-On (SSO) ainsi que la signature légalisée digitale, permettant à l’utilisateur de créer son identité numérique une seule fois et de l’utiliser pour différents services. En effet, la signature légalisée reproduit entièrement le processus officiel des municipalités, tout en s’appuyant sur la blockchain pour assurer un registre public sécurisé et inaltérable.
Pour Thinkneo, la protection des données est une priorité. Ainsi, la startup applique le Privacy by Design, respecte la réglementation tunisienne et le RGPD, tout en collectant uniquement le strict nécessaire. De surcroît, ses modèles d’intelligence artificielle sont propriétaires et hébergés dans un environnement souverain, sans recours à des API externes comme Google ou Facebook. En Tunisie, Thinkneo accompagne les entreprises dans leur transformation digitale. Ainsi, la startup collabore avec un opérateur télécom pour digitaliser l’activation des eSIM, la vente de services et l’onboarding à distance. De plus, avec les banques, elle facilite l’ouverture de comptes en ligne, conformément à la circulaire eKYC de février 2025. Cependant, l’impact dépasse la technologie: Thinkneo aide les entreprises à repenser l’expérience client, réduisant papier, déplacements et délais. Pour les citoyens, cela signifie un accès plus simple aux services essentiels. Pour les entreprises, cela se traduit par plus d’efficacité, une meilleure conformité et une réduction notable de la fraude.
Source: Managers
Thinkneo à l’assaut de l’international
“Notre ambition dépasse largement le marché tunisien”, affirment les deux cofondateurs. Ainsi, Thinkneo développe sa présence en France et en Europe, avec le programme Soft Landing in Provence et l’accélérateur Marseille Innovation. La startup a participé à des événements comme Ambition Africa et VivaTech, avec le soutien de Business France.
Par ailleurs, membre de la French Tech Tunis et partenaire de l’Association pour la Promotion du Numérique en Afrique (APNA), Thinkneo travaille aussi sur des projets en Afrique subsaharienne, au Sénégal, ainsi qu’au Maghreb, en Algérie et en Libye. Les fondateurs restent convaincus que le savoir-faire tunisien peut s’imposer à l’international, surtout sur des sujets stratégiques comme l’identité numérique et la confiance digitale.
A dire vrai, pour réussir à l’étranger, Thinkneo mise sur trois axes: d’abord, nouer des partenariats locaux solides, ensuite, adapter sa solution aux réglementations de chaque marché, et enfin, investir dans la R&D pour rester en avance sur la fraude numérique. De plus, la startup collabore avec des laboratoires étrangers pour perfectionner ses modèles d’intelligence artificielle.
L’objectif? Faire d’Avatar-ID une référence régionale, puis internationale, dans l’identité numérique sécurisée. Ainsi, pour Thinkneo, cette identité digitale n’est pas qu’un service, elle constitue l’infrastructure invisible de l’économie numérique, que la startup s’efforce de rendre fiable et accessible à tous.