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BuyIn: Michael Rubas nommé nouveau CEO

BuyIn a annoncé la nomination de Michael Rubas au poste de Directeur Général à partir du 1er juin 2026. Il succède à Béatrice Felder, qui prend sa retraite après plus de six ans à la tête de l’entreprise.

Michael Rubas, membre de BuyIn depuis 2020 en tant que CFO, CHRO et Secrétaire Général, aura pour mission de renforcer les opérations d’achats, d’optimiser les coûts et de poursuivre la transformation digitale de l’alliance. BuyIn regroupe actuellement plus de dix grands opérateurs à travers le monde et gère un volume d’achats supérieur à 20 milliards d’euros.

Rubas est diplômé de HEC Paris et de l’Université d’Oxford, et possède également un master en administration des affaires et publique de l’Université de Constance et de Bath.

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Afrique: vers une reprise des émissions de dettes durables et vertes en 2026

Selon S&P Global, les volumes d’obligations durables (l’argent sert à financer un mix de projets ayant des bénéfices à la fois environnementaux et sociaux) ont nettement ralenti en Afrique en 2025, avec très peu d’émissions souveraines après la levée de 13 milliards de dollars enregistrée en 2024. Les gouvernements ont recentré leurs priorités sur l’allocation des fonds issus des émissions antérieures, tout en s’orientant progressivement vers les prêts liés au développement durable.

Parmi les opérations marquantes, la Côte d’Ivoire a sécurisé un prêt de 500 millions de dollars adossé à des objectifs durables, tandis que le Nigeria a émis une obligation verte sur son marché domestique, levant 50 milliards de nairas (soit environ 38 millions de dollars) en juin 2025.

Si les volumes globaux sont en baisse, les indicateurs ne traduisent pas pour autant une perte d’élan du marché. On assiste plutôt à un repositionnement progressif vers des instruments plus diversifiés, dans l’attente d’une nouvelle vague d’émissions portée par l’amélioration des conditions de crédit à l’échelle mondiale.

Preuve de cette dynamique, les émissions d’obligations vertes (l’argent sert exclusivement à financer des projets ayant un bénéfice environnemental) ont augmenté en 2025 par rapport à 2024, portées principalement par des émetteurs mauriciens et sud-africains. L’Industrial Development Corporation d’Afrique du Sud a émis une obligation durable de 3,4 milliards de rands, structurée en deux tranches. De son côté, Nedbank a lancé une obligation sociale de 2,5 milliards de rands en décembre 2025, avec le soutien de la Banque africaine de développement (BAD).

La BAD a également marqué son retour sur le marché avec une obligation verte de 500 millions d’euros en 2025. Les gouvernements régionaux ne sont pas en reste. L’État de Lagos a émis près de 15 milliards de nairas la même année. Signe que l’appétit des investisseurs reste intact, le Nigeria prévoit d’émettre pour 352 millions de dollars d’obligations vertes en 2026.

Loin de marquer le pas, le financement durable en Afrique entre dans une phase de maturation. Mais où est la Tunisie dans tout cela? Nous attendons toujours une première obligation verte. Mieux vaut tard que jamais.

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Quelles projections chiffrées pour la saison agricole de 2026?

Le début de l’année a été positif pour la balance commerciale alimentaire. Les projections du budget économique du secteur de l’agriculture et de la pêche de l’année 2026 indiquent que la balance commerciale alimentaire enregistrerait un taux de couverture des importations par les exportations d’environ 97%.

Cette évolution repose sur les hypothèses d’une croissance de la valeur des exportations alimentaires de 4%, sous l’impulsion de la réussite de la campagne oléicole et du développement de ses revenus à hauteur de 20%, ainsi que la maîtrise de l’augmentation de la valeur des importations à 9%, notamment les importations de céréales qui devraient se situer aux alentours de 10%.

Les estimations montrent une croissance de la valeur ajoutée du secteur agricole de 2,9% (aux prix constants) pour l’année 2026, sur la base des prévisions suivantes:

– Production estimée à 2 millions de tonnes d’olives à huile, contre 1,7 million de tonnes durant la saison en cours,

– Production d’environ 18 millions de quintaux de céréales, contre 19,8 millions de quintaux durant la saison en cours,

– Production d’environ 404 000 tonnes de dattes, contre 348 000 tonnes durant la saison en cours,

– Production de 141 000 tonnes de produits de la pêche et de l’aquaculture.

Les investissements attendus sont de 1 456,3 Mtnd.

Nous pensons que ces estimations, élaborées fin 2025, sont prudentes et que la saison de cette année, avec une telle pluviométrie, serait bien meilleure. Maintenant, il faut investir massivement dans le stockage car il faut savoir gérer l’abondance.

 

 

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Ce médicament augmente vos chances de développer la maladie d’Alzheimer

Une étude récente dans la revue Neurology alerte sur un risque potentiel. Les inhibiteurs de la pompe à protons (IPP), prescrits contre les reflux et ulcères, pourraient favoriser la démence en cas d’usage prolongé. La maladie d’Alzheimer en est la forme la plus courante. 

Ces médicaments sont sûrs à court terme. Mais après plusieurs années, souvent plus de quatre, des effets secondaires émergent. L’étude porte sur plus de 5 700 adultes de 45 ans et plus. Elle montre un risque de démence accru de 33% chez les utilisateurs longue durée.

Ce lien n’est pas une preuve de causalité. Il invite à limiter la durée des traitements et à les réévaluer régulièrement. L’ANSM l’avait signalé en 2015. L’Assurance Maladie en 2019. Trop de prescriptions excèdent les besoins.

Le débat persiste. Certaines méta-analyses confirment l’association. D’autres l’infirment. Des essais cliniques prospectifs sont nécessaires.

Les patients ne doivent pas arrêter seuls. Ils doivent consulter leur médecin pour des alternatives ou un ajustement. Les seniors, plus vulnérables, exigent une vigilance accrue.

Pour prévenir la démence, bougez régulièrement. Mangez équilibré. Stimulez votre cerveau. La prévention reste essentielle.

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La BH Bank recherche un administrateur indépendant

La BH Bank veut désigner un administrateur indépendant au sein de son conseil d’administration pour les exercices 2026, 2027 et 2028.

Le futur administrateur participera activement aux réunions du Conseil et présidera le Comité Risques, un rôle clé pour le suivi et la gestion des risques de la banque.

Les candidats doivent être des personnes physiques et respecter les conditions précisées dans les termes de référence, disponibles sur le site web de la BH Bank.

Les dossiers doivent être envoyés en une seule enveloppe par courrier recommandé avec accusé de réception, Rapid-Poste ou remis en main propre contre décharge, au bureau d’ordre central de la banque, au 18, avenue Mohamed V, 1023 Tunis. L’enveloppe doit contenir toutes les pièces demandées à l’article 3 des termes de référence.

Elle doit être adressée à Monsieur le Président du Conseil d’Administration et porter la mention “ne pas ouvrir – Appel à candidature N° A.I.P.C.R /2026 – Candidature au poste d’administrateur indépendant, Président Comité Risques”. 

Le dernier délai pour déposer sa candidature est fixé au 13 mars 2026 à midi. “Tout dossier reçu après cette date sera rejeté”, informe la banque dans un communiqué paru dans le CMF.

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Transition énergétique 2026‑2030: la dépendance aux entreprises étrangères inquiète

Le déficit énergétique de la Tunisie a atteint 6,3 millions de tonnes équivalent pétrole en 2025. Cela représente près de 65% des besoins nationaux. Ce constat clé a été présenté devant la commission des plans de développement et des grands projets du Conseil national des régions et des districts. La séance s’est tenue le 24 février 2026 au Bardo.

Cette réunion s’inscrit dans la préparation du plan de développement 2026-2030. La transition énergétique en est un axe central. Les discussions ont porté sur la stratégie nationale, le système des concessions et les grands projets programmés.

Selon le secrétaire d’État chargé de la Transition énergétique qui était présent, le déficit s’aggrave à cause de la baisse de la production nationale et de la hausse du coût du gaz naturel. Cela pèse sur les finances publiques. Les subventions à l’énergie absorbent environ 9% du budget de l’État. La transition énergétique doit donc soutenir la croissance, réduire les émissions de carbone et renforcer la souveraineté énergétique.

La feuille de route 2026-2030 accélère les projets d’énergies renouvelables. Elle renforce aussi les programmes d’efficacité énergétique. Parmi les initiatives phares: le projet ELMED, d’une capacité de 600 mégawatts. L’investissement avoisine 840 millions d’euros. Il ouvre des perspectives vers le marché européen.

Le gouvernement défend le système des concessions. En 2023, il a créé environ 300 emplois stables. Pourtant, plusieurs membres du Conseil questionnent la répartition des bénéfices. Ils s’inquiètent aussi des risques d’une dépendance aux entreprises étrangères.

Des préoccupations émergent sur la vente exclusive de l’électricité à la STEG. Les risques financiers et techniques sont soulignés.

Au-delà des grands projets, des voix plaident pour une transition à l’échelle domestique. Il s’agit d’encourager l’autoproduction solaire, les panneaux photovoltaïques résidentiels et les véhicules électriques.

En clôture, le Conseil a insisté sur l’accélération des projets du plan 2026-2030. Il faut équilibrer efficacité économique, maîtrise des finances publiques et intérêt national.

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L’Ordre des ingénieurs rappelle ses tarifs minimums

L’Ordre des ingénieurs tunisiens a rappelé les ingénieurs-conseils et les bureaux d’études techniques à l’obligation de respecter le barème minimum lors de la participation aux études techniques pour les travaux publics et de construction (non soumis au décret n° 71 de l’année 1978), et ce, dans les domaines des structures porteuses, routes et réseaux, fluides et électricité.

Selon la décision de l’Ordre n° 83 de l’année 2022, le tarif minimum pour les études est fixé à 3% du coût total des travaux pour chaque lot technique, auquel s’ajoute un montant fixe compris entre 400 et 1 500 Tnd, en fonction de la superficie du projet ou de son coût estimé (hors taxe sur la valeur ajoutée).

Par ailleurs, la rémunération pour les missions de suivi et de contrôle est fixée à 400 Tnd par jour, avec possibilité de fractionnement (demi-journée ou quart de journée) selon la durée d’intervention, en plus de la prise en compte des frais de déplacement à hauteur de 0,500 Tnd par kilomètre, comme montant minimum.

Le non-respect de ce barème constitue une violation grave des devoirs de la profession, et son auteur est automatiquement déféré devant le conseil de discipline. L’ordre a invité les ingénieurs à se conformer strictement à ces exigences, afin de “préserver la dignité de l’ingénieur, de garantir la qualité des services d’ingénierie et de protéger l’économie nationale contre la concurrence déloyale”.

Nous comprenons donc que les professionnels sont en train de se faire de la concurrence, en baissant les prix afin de décrocher des appels d’offres. Un autre défi qui s’ajoute à un corps de métier essentiel pour le développement du pays.

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La télé-psychiatrie bientôt opérationnelle pour rapprocher les soins des Tunisiens

Source: ministère de la Santé

La télé-psychiatrie figure désormais parmi les priorités du ministère de la Santé dans le cadre de la réforme du secteur de la santé mentale. Cette orientation vise à faciliter l’accès aux consultations spécialisées, en particulier pour les patients résidant dans les régions éloignées, et à réduire les délais de prise en charge grâce aux outils numériques.

Mardi 24 février 2026, le ministre de la Santé, Mustapha Ferjani, a présidé une réunion de travail élargie. Cette rencontre avait pour objectif d’évaluer la situation actuelle du secteur et de définir une feuille de route nationale axée sur des mesures concrètes et applicables. “Le constat est partagé depuis plusieurs années”, souligne le ministère dans un communiqué. La stratégie présentée prévoit ainsi plusieurs axes d’intervention complémentaires. Outre le lancement de la télé-psychiatrie et son intégration dans l’écosystème de la santé numérique, le ministère a annoncé la création d’une direction dédiée à la santé mentale. Cette structure sera chargée de coordonner les programmes, d’assurer le suivi de leur mise en œuvre et d’évaluer les résultats à travers des indicateurs précis.

Le renforcement des ressources humaines constitue un autre volet central de la réforme. Il est prévu de combler les postes vacants, d’améliorer les conditions d’exercice et de développer la formation continue. Les médecins de première ligne bénéficieront également d’outils de dépistage et de protocoles d’orientation afin d’améliorer la détection précoce et le suivi des troubles psychiques.

La modernisation de la psychiatrie médico-légale (forensic psychiatry) fait aussi partie des priorités, avec une révision des cadres réglementaires et organisationnels afin de mieux encadrer cette spécialité.

Rappelons que “la première consultation de télé-psychiatrie a eu lieu le 15 septembre 2025 entre le service de psychiatrie “B” de l’hôpital universitaire Hédi-Chaker de Sfax et le centre de santé de base Cité El Mahrajen à Tataouine, dans le but de rapprocher les soins psychiatriques des citoyens”, annonce l’agence TAP.

 

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9 startups tunisiennes seront sélectionnées pour représenter la Tunisie à GITEX Africa Marrakech 2026

Le ministère des Technologies de la communication lance un appel à candidatures. Il vise neuf startups tunisiennes labellisées. Elles participeront à GITEX Africa Marrakech 2026, un grand rendez-vous tech africain.

Cet événement met l’accent sur l’innovation, l’investissement et le numérique. Il favorise aussi les partenariats stratégiques. C’est une vitrine clé pour les entreprises tech qui visent les marchés africains. Il favorise aussi les partenariats stratégiques.

La participation tunisienne s’inscrit dans une coopération internationale. Elle implique le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ). Le Digital Transformation Center de la GIZ-Tunisie est partenaire, avec le Cepex, Smart Tunisian Technoparks et Smart Capital.

Accélérer l’expansion africaine

L’initiative met en avant l’excellence tech tunisienne. Elle accompagne l’internationalisation des startups à fort potentiel. Les candidates doivent montrer une capacité d’expansion en Afrique. Elles doivent avoir un modèle économique viable et une traction commerciale (clients, projets pilotes ou partenariats).

Le comité évaluera aussi la qualité du pitch et la maturité internationale. La maîtrise du français ou de l’anglais est requise.

Secteurs ciblés

Les priorités incluent l’IA, la fintech, la govtech, les smart cities, l’agritech, la healthtech, la cybersécurité, les services numériques, le SaaS et la greentech. L’objectif: positionner la Tunisie sur des segments à haute valeur en Afrique.

Opportunités et accompagnement

Les neuf startups sélectionnées obtiennent un badge d’accès. Elles intègrent le pavillon national tunisien. Un accompagnement institutionnel est prévu. Elles pitcheront devant un public international. Elles rencontreront investisseurs et grands groupes pour nouer des partenariats.

Modalités et calendrier

Le processus inclut un examen administratif, une présélection et un pitch devant un comité. Les présentations se font en français ou en anglais.

Date limite: dimanche 1er mars 2026, 23h59. Soumettez votre dossier en ligne via le formulaire dédié.

Pour l’équité, priorité aux startups sans récent soutien institutionnel pour des salons abroad (à l’étranger).

Cette initiative renforce la présence tunisienne en tech africaine. Elle soutient un écosystème tourné vers l’export et la croissance continentale.

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Facturation électronique: vers un report pour éviter le blocage des entreprises

L’Assemblée des représentants du peuple examine une proposition qui vise à prolonger les délais d’application obligatoire de la facturation électronique. Cette mesure est prévue par l’article 53 de la loi de finances 2026.

L’objectif reste la digitalisation. Mais il s’agit d’éviter une mise en œuvre trop rapide. Cela pourrait perturber l’activité économique.

Les initiateurs jugent le système pas encore prêt. Techniquement et logistiquement, il manque de maturité. La plateforme devra traiter plus de 400 millions de factures par an. Le registre national compte plus de 800 000 entreprises. Cela exige une infrastructure solide, une cybersécurité renforcée et des identifications numériques fiables.

Beaucoup d’opérateurs peinent encore, surtout les PME et petites professions. Elles ont du mal à obtenir une signature électronique ou à s’inscrire. Une application immédiate créerait des blocages. Elle accentuerait aussi les inégalités entre entreprises prêtes et celles en transition.

Les députés plaident pour une approche graduelle. Ils veulent un cadre juridique clair pour la phase transitoire. Certains préfèrent les incitations aux sanctions,  avec des avantages pour les entreprises qui s’engagent.

La facturation électronique existe en Tunisie depuis 2016. Elle concerne déjà certains secteurs, comme le commerce extérieur via Tunisia TradeNet. Le débat porte sur le rythme et les conditions d’extension.

Cette proposition sécurise la transition numérique. Elle garantit aussi la stabilité juridique et la continuité économique.

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Des taxes entre 7 et 40% sur les marchandises importées en Libye?

La Banque centrale de Libye a commencé à appliquer de nouvelles taxes sur un certain nombre de marchandises importées, en exécution d’une décision émanant du Parlement, visant à traiter les déséquilibres financiers résultant de la hausse du taux de change des devises étrangères.

Les nouvelles taxes concernent des denrées alimentaires, des produits de consommation, des produits d’entretien, des pièces détachées automobiles, ainsi que des matériaux de construction, des vêtements, des appareils électroménagers et électroniques, sans oublier le tabac, les cigarettes et les voitures de luxe. Les taux de taxation devraient varier entre 7 et 40%.

Entre-temps, le gouvernement d’union nationale a annoncé, dans un communiqué avant-hier soir, son rejet de la décision qu’il a qualifiée d’unilatérale. Pour lui, le cœur de la crise de la hausse du taux de change du dollar réside principalement dans les dépenses parallèles hors du budget approuvé.

Quant au Parlement, 107 députés ont déclaré, dans un communiqué publié lundi soir également, l’illégalité des taxes, affirmant qu’il n’avait émis aucune décision valide ou exécutoire imposant des taxes ou des charges financières d’aucune sorte.

En pratique, il s’agit d’un coup de pouce à l’inflation et à la masse monétaire locale sans couverture productive ni réserves de change suffisantes, sans compter les pressions supplémentaires sur le taux de change. Il est à noter que la décision a coïncidé avec un effondrement record de la valeur du dinar face aux devises étrangères, le dollar dépassant pour la première fois le seuil des 10 dinars.

Pour les exportateurs tunisiens, c’est tout sauf une bonne nouvelle. Si ces taxes persistent, les circuits du maché parallèle, déjà forts, seront plus actifs. À suivre de près.

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Le Code des changes de 1976, fondé sur le contrôle strict des devises… est-il encore adapté?

Un chantier majeur est ouvert au Parlement le 23 février: la révision du Code des changes, en vigueur depuis 1976. L’Assemblée des représentants du peuple a auditionné les auteurs d’une proposition qui ambitionne de transformer en profondeur la philosophie du texte.

Le cadre actuel repose sur un système d’autorisation préalable et de contrôle centralisé strict, hérité d’une période marquée par la rareté des devises. Selon les initiateurs, ce modèle ne correspond plus à une économie ouverte et numérisée.

La nouvelle approche propose un basculement vers un principe de liberté encadrée, avec davantage de contrôle a posteriori et une simplification des procédures. L’objectif: fluidifier les transferts financiers liés aux activités économiques légales, réduire les délais d’autorisation et alléger la charge administrative.

Le projet prévoit également un encadrement plus clair des comptes en devises, une redéfinition du statut de résident et non-résident, et l’intégration des revenus issus des activités numériques, du travail à distance et des plateformes internationales dans le circuit formel.

Autre enjeu: les actifs et paiements numériques. Le texte entend créer un cadre légal moderne pour ces opérations, afin de mieux contrôler les risques financiers tout en accompagnant l’innovation.

Les députés ont souligné la nécessité d’un équilibre: libéraliser sans fragiliser les équilibres financiers. La réforme est présentée comme une pièce centrale des réformes économiques attendues pour améliorer le climat des affaires, attirer l’investissement et réduire l’économie parallèle.

Les discussions doivent se poursuivre avec les différentes parties prenantes avant toute adoption finale.

 
 

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Impôts indirects: qu’est-ce qui a marché en 2025?

L’examen détaillé de l’exécution budgétaire à fin décembre 2025 révèle quelques écarts significatifs entre les prévisions de la loi de finances 2025 et les réalisations effectives pour certaines catégories de recettes fiscales.

Deux postes majeurs affichent une croissance inférieure aux attentes.

Le premier est la taxe sur la valeur ajoutée, qui a permis d’engranger 11 724,5 Mtnd fin 2025, contre des estimations de 12 028 Mtnd. Cela s’explique par une décélération de la consommation des ménages, pénalisés par un pouvoir d’achat sous tension et une épargne de précaution élevée. Conjuguée avec les chiffres des Billets et monnaies en circulation, cela pourrait signifier un recours plus grand aux produits du marché parallèle. Il y a également un ralentissement de l’activité dans certains secteurs contributeurs, comme les industries extractives ou le BTP.

Le second est les droits de consommation qui ont enregistré des recettes de 4 237,5 Mtnd contre 4 296,0 Mtnd estimés. L’écart n’est pas grand, mais il pourrait indiquer un changement dans les habitudes de consommation au profit de produits moins taxés et un développement du commerce parallèle pour les produits les plus taxés (tabac, carburants), qui échappent à la fiscalité. Encore une fois, cela est lié à la contraction du pouvoir d’achat.

À l’inverse, les droits de douane enregistrent une croissance plus forte que prévu dans la loi de finances (2 278,9 Mtnd encaissés contre 2 111 Mtnd attendus). Cette hausse s’explique par une augmentation du volume des importations, notamment de biens d’équipement ou de consommation, générant mécaniquement plus de recettes. La baisse de la production locale pour certains produits a été compensée par des importations, et le déficit de la balance commerciale en est le meilleur témoin. Avec cela, il ne faut pas oublier le renforcement des contrôles douaniers et une meilleure lutte contre la fraude, qui a permis de capter une part plus importante des droits dus.

Ces écarts entre prévisions et réalisations peuvent traduire une certaine transformation des comportements. La sous-performance des droits de consommation interroge sur l’évolution réelle de la demande pour les produits taxés, et sur l’efficacité du contrôle fiscal dans ces secteurs. Encore une fois, ces chiffres renforcent le constat de la nécessité d’élargir l’assiette fiscale pour sécuriser les recettes de l’État à moyen terme.

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Le BNPL en Afrique : un marché qui va tripler d’ici 2031

Le marché africain du paiement différé, ou BNPL pour « Buy Now, Pay Later », arrive à un moment clé. D’après le rapport « Africa Buy Now Pay Later Business and Investment Opportunities Databook »; publié le 29 janvier 2026 par Research and Markets; ce secteur devrait presque tripler de volume dans les années à venir.

Évalué à 5,2 milliards de dollars en 2025. Il grimperait à 16,8 milliards en 2031. Après une croissance annuelle moyenne de 30,5% entre 2022 et 2025. Le rythme se maintiendrait à 20,7% par an de 2026 à 2031. Cette belle dynamique vient de l’essor du commerce en ligne. Du mobile money. Et des fintech dédiées.

Les pays phares du BNPL                     

Quatre pays dominent. L’Afrique du Sud, le Kenya, le Nigeria et l’Égypte. En Afrique du Sud, le BNPL s’intègre bien aux réseaux de distribution classiques. Et au e-commerce. Au Kenya et au Nigeria, l’essor des services de mobile money booste son adoption. Ainsi que des super-applications. En Égypte, il répond à une forte demande de crédit à la consommation.

Acteurs et virage réglementaire

Le secteur brille grâce à des fintech locales. Comme Payflex, Lipa Later, valU ou CredPal. Et à des partenariats avec des plateformes comme Jumia.

Mais le rapport insiste sur un virage réglementaire. Les autorités durcissent les règles. Sur les licences. La solvabilité. Et la transparence. Cela avantage les acteurs solides. Souvent adossés à des banques. Les petites fintech risquent de disparaître. Ou de fusionner. Le BNPL africain continue de croître à vive allure. Mais il entre dans une phase de consolidation plus structurée.

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Attention: des arnaques ciblent les utilisateurs du Wallet e-Dinar

La Poste Tunisienne alerte ses clients. Ceux qui utilisent les cartes de paiement électronique ou l’application « Wallet e-Dinar » sont la cible de tentatives de phishing et de piratage.

Ces fraudes se font passer pour la Poste. Leur but : récupérer vos mots de passe et codes secrets.

L’institution précise qu’elle n’a aucun lien avec certains sites qui prétendent être partenaires. Elle rappelle aussi qu’elle ne demandera jamais vos informations personnelles.

Les clients doivent rester vigilants. Ne donnez jamais vos données, même si le message semble officiel.

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L’Italie ouvre 43 300 permis de travail pour 2026 : les Tunisiens sont concernés mais…

Le gouvernement italien a dévoilé son plan migratoire triennal Decreto Flussi 2026-2028, en attribuant 43 300 permis de travail non saisonniers pour cette année. Cette décision cible les pénuries de main-d’œuvre dans des secteurs essentiels comme l’industrie, la logistique, la construction, l’hôtellerie et les soins à domicile.

Un quota diversifié et provincial

La Note de Direction n° 531, publiée le 19 février après sa rédaction le 16, détaille la répartition : 25 000 visas pour des travailleurs de 40 pays partenaires, dont l’Albanie, le Maroc, l’Inde et les Philippines ; 18 000 places réservées à de futurs accords de coopération migratoire ; et 300 visas pour apatrides et réfugiés reconnus par l’ONU. Les permis s’allouent province par province, avec redistribution possible des quotas inutilisés après 50 jours.

Procédure en ligne compétitive

Les candidatures se sont déroulées le 16 février via un “click-day” sur le portail ALI. Une fois le nulla osta (autorisation de travail) obtenu, les lauréats disposent de six mois pour solliciter un visa consulaire, puis de huit jours après arrivée pour demander un titre de séjour. Les délais de traitement provincial varient de deux à six mois.

La Tunisie dans la course, mais pas encore listée

La Tunisie n’est pas exclue: elle pourrait profiter des 25 000 visas pour pays partenaires, aux côtés du Maroc. Cependant, deux conditions s’imposent – un accord bilatéral migratoire ou une inclusion officielle dans la liste, plus une candidature réussie répondant aux exigences italiennes (contrat, expérience). Aucune confirmation n’indique pour l’instant la présence de la Tunisie parmi les 40 pays; des accords passés ont toutefois ouvert des voies régulières pour les travailleurs tunisiens.

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ESG : comment la transparence devient obligatoire

La transparence sur la durabilité devient la norme mondiale. Les investisseurs et régulateurs poussent fort. Les rapports ESG (environnement, social, gouvernance) se multiplient à toute vitesse.

Les exigences ESG explosent
Les investisseurs veulent savoir comment les entreprises gèrent le climat, la diversité, les chaînes d’approvisionnement ou la gouvernance. Ces enjeux impactent directement les résultats financiers.

Aujourd’hui, 71 bourses mondiales ont des règles ESG, contre 13 en 2015 (UN SSE, 2026). Dans 27 pays, elles sont obligatoires, dont 16 émergents. L’objectif ? Des données fiables, comparables. Fin du greenwashing. Plus d’argent vers le vrai durable.

IFRS et Europe convergent
Janvier 2024 : les normes IFRS S1 et S2 entrent en vigueur. Publiées par l’ISSB, elles se concentrent sur les risques climatiques et durables. Basées sur la TCFD, elles couvrent gouvernance, stratégie, risques, indicateurs et objectifs.

L’Europe suit avec les ESRS (via CSRD). Appliquées dès 2024 aux grandes firmes, puis aux PME cotées et aux non-Européennes actives dans l’UE.

Autres cadres clés

  • GRI : impacts éco, sociaux, économiques.
  • SASB : normes sectorielles (intégrées à IFRS).
  • Reporting intégré (IFRS) : valeur long terme.
  • SEC (USA, mars 2024) : risques climatiques, transitions, émissions pour les cotées.

Tous tournent autour de gouvernance, stratégie, risques et métriques.

Un langage commun émerge
L’ISSB reprend la TCFD. Fin de la pagaille des standards. Un vrai tournant.

Pour les entreprises : données solides + durabilité stratégique. Pour les marchés : transparence = compétitivité.

En 30 ans, le reporting extra-financier passe de gadget volontaire à obligation partout. La durabilité ? Un vrai indicateur de performance et de résilience.

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La Tunisie, 9ᵉ producteur mondial de dattes, loin derrière l’Égypte, l’Arabie saoudite et l’Algérie

La Tunisie se classe 9ᵉ producteur mondial de dattes, selon le classement de World Population Review. Le pays produit environ 386 400 tonnes chaque année, confirmant son rôle important dans ce secteur agricole.

Les dattes tunisiennes, notamment la célèbre variété Deglet Nour, sont appréciées pour leur goût et leur qualité. Elles proviennent surtout des oasis du sud du pays, qui constituent le cœur de cette production.

Cette performance place la Tunisie aux côtés de grands producteurs comme l’Égypte, l’Arabie saoudite ou l’Algérie. Elle montre aussi le savoir-faire des agriculteurs tunisiens et l’importance de la filière pour l’économie locale et les exportations.

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La Chine autorise les Britanniques et les Canadiens à entrer sans visa

La Chine poursuit sa réouverture au monde. Les autorités chinoises ont annoncé que les citoyens du Royaume-Uni et du Canada peuvent désormais entrer dans le pays sans visa pour des séjours allant jusqu’à 30 jours, portant ainsi le total à 50 pays.

La mesure est entrée en vigueur le 17 février. Elle a été officiellement confirmée le 23 février par le Ministère des Affaires étrangères de la République populaire de Chine.

Cette exemption concerne les voyages de courte durée, notamment pour le tourisme, les affaires ou les visites familiales, les échanges culturels ainsi que les escales en transit.

Avec cette décision, Pékin élargit son régime d’exemption de visa déjà accordé à plusieurs pays d’Europe, d’Amérique latine et aux États membres de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN). Objectif? Relancer les échanges et faciliter les déplacements internationaux, après plusieurs années de restrictions liées à la pandémie.

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