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Bilan commercial: certains secteurs exportent bien, les importations grimpent

En 2025, le déficit commercial tunisien a franchi un nouveau cap, atteignant 21 800,3 Mtnd, contre 18 927,6 Mtnd en 2024, selon les chiffres publiés lundi 12 janvier par l’Institut national de la statistique (INS). Le taux de couverture a, lui, légèrement reculé à 74,5%, contre 76,6% l’an dernier. 

Exportations: quelques secteurs tirent leur épingle du jeu

Les exportations tunisiennes ont totalisé 63,7 Mtnd, soit une hausse modeste de 2,6% par rapport à 2024. Un chiffre qui traduit un contexte économique mondial encore un peu chahuté. Pourtant, certains secteurs s’illustrent:

  • Mines, phosphates et dérivés: +15%

  • Industries mécaniques et électriques: +8,7%

À l’inverse, d’autres secteurs stratégiques ont marqué le pas: l’énergie chute de 30%, l’agroalimentaire souffre du recul des ventes d’huile d’olive et le textile enregistre une légère baisse.

Géographiquement, l’Union européenne reste notre principal client, représentant 69,9% des exportations. Parmi ces pays:

  1. Allemagne: +10,7%

  2. France: +10,1%

  3. Pays-Bas: +3,2%

Mais certains partenaires européens montrent des signes de lassitude: Italie (-9,5%), Espagne (-4,1%). Dans le reste du monde arabe, la Tunisie affiche de belles performances:

  1. Maroc: +25%

  2. Algérie: +7,5%

  3. Égypte: +53,1%

  4. Libye: +0,7%

Importations: le portefeuille s’ouvre un peu plus

Du côté des achats à l’étranger, les importations ont atteint 85 495,4 Mtnd, en hausse de 5,5% sur un an. Tous les grands groupes de produits sont concernés:

  • Biens d’équipement: +14,4%

  • Matières premières et demi-produits: +6,8%

  • Biens de consommation: +11,7%

  • Seuls certains produits énergétiques et alimentaires ont connu un léger recul.

En effet, cette dynamique varie selon les fournisseurs.

  • Union européenne: hausse depuis la France (+12,1%) et l’Allemagne (+11%), mais recul depuis la Grèce (-36,4%) et la Belgique (-17,1%).

  • Hors UE: forte augmentation depuis la Chine (+20,2%) et la Turquie (+14,8%), tandis que les importations depuis la Russie (-22,3%) et l’Inde (-7,1%) ont diminué.

 

 

 

 

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En 2025, le visa français devient plus accessible… à une condition

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. En 2025, les demandes de visa continuent d’affluer. Plus de 143 000 dossiers ont été déposés auprès de TLS, soit 6% de plus qu’en 2024, comme l’a communiqué le consulat général de France à Tunis. Une hausse modérée, mais révélatrice d’un appétit toujours intact pour les voyages, les études ou encore les projets de vie à l’étranger.

La vraie surprise vient d’ailleurs. Le taux de refus recule nettement. Il s’établit à 18,1% en 2025, contre 28,5% en 2022, d’après la même source. Une chute significative qui change la donne pour de nombreux demandeurs. À dire vrai, 116 600 visas ont été délivrés cette année, contre 105 000 l’an dernier, soit une augmentation de 11%. Cette amélioration n’a rien de magique. Elle tient surtout à un élément souvent sous-estimé, à savoir la qualité des dossiers, d’après le consul de France en Tunisie, Dominique Mas. Plus complets, plus cohérents, mieux préparés. Le message semble enfin être passé. Chaque jour, en moyenne, 650 demandes sont traitées. Le rythme est soutenu, mais la machine tourne.

Tourisme, études, regroupement familial, mariage, travail… toutes les catégories sont concernées. Et côté délais, les bonnes nouvelles s’enchaînent. Pour les étudiants, les renouvellements de visa et le regroupement familial, l’attente varie entre un et cinq jours. En revanche, pour les longs séjours professionnels, il faut s’armer d’un peu plus de patience: environ 21 jours.

Reste une question qui revient sans cesse, presque obsessionnelle: “Pourquoi mon visa a-t-il été refusé?”. Sur ce point, le consul de France en Tunisie se veut clair. Pas de zones grises, ni de décisions à la carte. “On ne peut pas aller au-delà des motifs prévus par la nomenclature Schengen, et on ne peut pas accorder un visa pour des raisons personnelles”, rappelle-t-il.

 Au final, un bon dossier, bien préparé, reste le meilleur passeport.

 

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Mansoor Al-Khater prend la direction du Qatar Financial Centre

Le Qatar Financial Centre (QFC) annonce la nomination de Mansoor Rashid Al-Khater au poste de directeur général, à compter du 11 janvier 2026, en remplacement de Yousuf Mohamed Al-Jaida.

Avec plus de 28 ans d’expérience, Al-Khater arrive avec un bagage impressionnant et une vision stratégique solide. Sa mission? Pousser le QFC encore plus loin et confirmer son statut de centre financier international fiable, tout en soutenant la vision nationale du Qatar à l’horizon 2030 et en participant à la diversification de l’économie.

Le nouveau patron n’est pas un novice du leadership. Il a dirigé Ooredoo Tunisie. Avant cela, il a occupé plusieurs postes clés au sein du groupe Ooredoo et a passé 11 ans chez Qatar Petroleum. D’après un communiqué du QFC, Al-Khater cumule également une solide expérience dans la gouvernance. Il siège au conseil d’administration d’Ooredoo Algérie et a fait partie des conseils de Arabsat, du réseau Al Jazeera et du Qatar Museums Authority Board of Trustees. Une vraie carte de visite qui inspire confiance.

Côté académique, il ne démérite pas: un bachelor en génie mécanique de l’Université du Qatar, un MBA de Hull University et un master en gestion des urgences et catastrophes de Georgetown University.

Le QFC mise donc sur une figure expérimentée et polyvalente pour continuer à attirer les investisseurs et renforcer la position du Qatar sur la carte mondiale des affaires.

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Ça bouge du côté du Kef: ouverture prochaine d’un nouvel hôtel de charme

El Kef se prépare à accueillir “Tej El Medina”, un boutique‑hôtel qui promet de mêler confort moderne et charme local. L’architecte d’intérieur Walid Layouni a partagé sur Facebook quelques photos des travaux, histoire de nous faire saliver un peu avant l’ouverture. Et il le dit lui‑même: “Que ce soit pour vous ressourcer, découvrir la beauté de la région ou vivre l’ambiance unique du Festival de Jazz du Kef,  “Tej El Medina” sera sans aucun doute votre adresse idéale.”

Côté design et communication, Groupe Mediapro a fait le boulot; logo, charte graphique, site web, appli mobile… bref, le combo complet pour que le lieu ne passe pas inaperçu.

Cet hôtel promet de devenir la nouvelle adresse à ne pas rater pour les visiteurs du Kef. En attendant, on garde un œil sur les photos de Walid… et nos bagages prêts!

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Arabie saoudite: qu’est‑ce qui change pour les investisseurs étrangers à partir du 1er février 2026 ?

L’Arabie saoudite met le paquet sur l’ouverture économique. L’Autorité des marchés de capitaux (CMA) a annoncé que dès le 1er février 2026, tous les investisseurs étrangers auront un accès direct et sans filtre au marché principal saoudien, supprimant la vieille limitation réservant l’accès aux investisseurs qualifiés. Une décision qui pourrait bien faire danser les portefeuilles financiers de nombreux Tunisiens expatriés.

Cette réforme, relayée par l’Agence de presse saoudienne (SPA), s’inscrit dans la logique de la Vision 2030, le grand plan du Royaume pour moderniser son économie et attirer davantage de capitaux étrangers. Concrètement, cela signifie que la Tadawul, la principale Bourse saoudienne, devient désormais un terrain de jeu ouvert à tous: entreprises leaders, secteurs stratégiques et titres cotés sont à portée de clic pour quiconque souhaite diversifier ses investissements.

Pour la diaspora tunisienne, déjà nombreuse et dynamique en Arabie saoudite, cette ouverture représente une opportunité en or. Imaginez, après une journée de travail à Riyad ou Djeddah, vous pourriez désormais faire fructifier vos économies directement sur le marché saoudien, sans passer par des intermédiaires compliqués. Et pour ceux qui suivent depuis la Tunisie, c’est l’occasion de participer à l’un des marchés les plus dynamiques du Moyen-Orient, sans même changer de fuseau horaire.

Mais au-delà de l’opportunité financière, cette décision a une portée stratégique. Elle illustre la volonté du Royaume de renforcer sa place sur la scène mondiale, en rendant son marché plus liquide et plus attractif pour les investisseurs internationaux. Les analystes s’attendent à une augmentation significative des flux de capitaux, ce qui pourrait profiter aux entreprises locales et, indirectement, à ceux qui ont le nez pour détecter les bonnes affaires avant les autres.

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Ce que le Code du travail exige des entreprises pendant la durée du contrat

Quand le droit du travail décide de serrer la vis, il le fait parfois avec des gants bancaires. C’est exactement l’esprit du nouvel amendement de l’article 30 du Code du travail, récemment promulgué, et sur lequel le ministère de l’Économie et de la Planification vient d’apporter des éclaircissements.

L’idée est de mieux protéger les droits sociaux des travailleurs, notamment ceux employés dans le cadre de contrats de sous-traitance ou de prestation de services, un secteur où les retards de paiement sont parfois plus réguliers que les réunions de service.

La réforme impose désormais aux entreprises contractantes de souscrire une garantie financière auprès d’une banque, équivalente à 20% du montant du contrat. Une somme qui devra rester mobilisée pendant toute la durée du contrat, histoire de rappeler que la protection sociale n’est pas une option à activer en fin de mission.

Cette garantie servira de plan B en cas de défaut ou de retard de paiement: salaires impayés, droits sociaux en attente, cotisations oubliées… tout pourra être couvert. En clair, le travailleur n’est plus condamné à attendre que “la situation se débloque”, expression bien connue dans les couloirs des entreprises en difficulté. Comme rapporté par l’agence TAP,  ces précisions ont été publiées sur le portail de l’Assemblée des représentants du peuple, en réponse à une question écrite d’un député s’interrogeant sur l’impact financier de la mesure. Et sur ce point, le ministère de l’Économie reste prudent. Il est encore trop tôt pour mesurer objectivement les effets économiques de l’amendement, la loi étant toute récente. 

Une prudence qui n’a rien d’administratif. Les diagnostics réalisés ont mis en lumière une réalité moins rassurante: de nombreuses entreprises concernées, notamment les PME, souffrent déjà d’un accès limité au financement, d’une fragilité financière accrue, et de mécanismes de crédit peu adaptés à leurs besoins réels.

Consciente de cet équilibre délicat entre protection des travailleurs et survie des entreprises, l’État affirme concentrer ses efforts sur le développement de mécanismes de financement alternatifs. Son objectif ultime est de faciliter l’accès des PME aux ressources financières, notamment via des lignes de financement à conditions avantageuses, afin que la loi ne se transforme pas en obstacle économique.

Une équation à surveiller

L’amendement de l’article 30 marque donc une avancée sociale notable, en instaurant un véritable filet de sécurité pour les travailleurs. Reste maintenant à observer comment les entreprises, et surtout les PME, s’adapteront à cette nouvelle donne, car entre justice sociale et réalité économique, l’équilibre est souvent aussi fragile qu’un contrat sans garantie.

Et cette fois, justement, la garantie est devenue obligatoire.

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La Bulgarie lance un programme Visa pour nomades numériques

Si vous êtes à la recherche de votre prochaine base de travail à distance, regardez au-delà des pôles habituels au Portugal et en Espagne et envisagez le nouveau membre de l’espace Schengen, la Bulgarie. Ce pays a récemment lancé un visa pour nomades numériques.

Pour postuler à ce visa, les candidats doivent être des citoyens non membres de l’EEE (Espace économique européen, soit les 27 pays de l’Union européenne et les trois pays de l’Association européenne de libre-échange qui sont l’Islande, le Liechtenstein et la Norvège) qui travaillent à distance et perçoivent un revenu en dehors de la Bulgarie.

Vous devez également répondre à l’un des trois critères d’éligibilité suivants:

– Indépendants ou prestataires de services fournissant des services à des clients non bulgares depuis au moins un an avant la demande.

– Employés à distance d’entreprises enregistrées en dehors de l’UE, de l’EEE et de la Suisse.

– Propriétaires d’entreprise ou détenteurs de plus de 25% d’une société enregistrée à l’étranger.

Les candidats doivent prouver un revenu annuel d’au moins 50 fois le salaire minimum mensuel bulgare, soit 620 euros ou au moins 31 000 euros par an.

Pour bénéficier du visa de nomade numérique de la Bulgarie, les candidats doivent obtenir un visa de long séjour de type D dans une ambassade ou un consulat bulgare dans leur pays d’origine. Le visa de long séjour de type D permet aux étrangers d’entrer en Bulgarie et de demander un titre de séjour.

Une fois arrivé en Bulgarie, vous devez demander un permis de séjour dans le cadre du programme Visa pour nomades numériques dans les 14 jours.

Pour obtenir un permis de séjour, les candidats doivent fournir une preuve de leur séjour en Bulgarie, un certificat de casier judiciaire vierge de leur pays de résidence, des traductions en bulgare de tout document étranger, et atteindre le seuil de revenu minimum officiel de 31 000 euros par an.

Les candidats doivent également prouver qu’ils disposent d’une assurance maladie qui les couvre en Bulgarie et qui est valable dans tout l’espace Schengen.

Le Visa de nomade numérique est valable un an et peut être renouvelé pour une autre année, à condition de remplir les conditions d’éligibilité.

Bonne chance!

 

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Pourquoi les sociétés cotées anticipent-elles le recrutement d’administrateurs?

Quelques sociétés cotées à la Bourse de Tunis commencent déjà à lancer des appels à candidatures pour les représentants des actionnaires minoritaires et/ou indépendants au sein de leurs conseils d’administration. Pourtant, nous sommes encore au mois de janvier, à pas moins de trois mois du coup d’envoi de la saison des assemblées générales.

À notre avis, cela s’explique par les contraintes réglementaires strictes, la logique de bonne gouvernance et la nécessaire anticipation stratégique.

La réglementation impose un calendrier très précis. L’ordre du jour complet et les projets de résolutions doivent être publiés au moins 15 jours avant la tenue de l’Assemblée générale pour les sociétés cotées. Pour qu’une candidature puisse y être intégrée et soumise au vote de l’ensemble des actionnaires, elle doit parvenir à la société bien en amont. Lancer les appels à candidatures dès maintenant est indispensable pour respecter le cadre légal.

Au-delà du simple respect des délais, un processus de sélection précoce permet de mener un processus de sélection rigoureux et crédible. Les candidats doivent être vérifiés, avec le contrôle de leur éligibilité, l’analyse approfondie de leur indépendance réelle, l’évaluation de leurs compétences et de leur expérience au regard des besoins du conseil. Le comité des nominations, ou le conseil dans son ensemble, doit prendre le temps d’examiner les dossiers et de rencontrer les candidats potentiels. Un recrutement précipité nuirait à la qualité de la sélection et à la légitimité future de l’administrateur élu. S’il s’agit d’un établissement financier ou de crédit, il faut également avoir le feu vert de la Banque centrale de Tunisie.

Par ailleurs, cette démarche précoce est un signal fort envoyé au marché, démontrant une volonté de transparence et une prise au sérieux des droits des minoritaires, éléments clés d’une gouvernance saine. Elle tient compte des réalités pratiques. Les profils expérimentés et qualifiés pour ces postes ont des agendas chargés. Les approcher tôt est nécessaire.

 

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19 janvier 2026, dernier délai pour postuler à l’appel à candidatures de la BIAT

 La Banque Internationale Arabe de Tunisie (BIAT) a annoncé, à travers un communiqué du Conseil du Marché Financier (CMF), l’ouverture d’un appel à candidature pour le poste d’administrateur représentant les actionnaires minoritaires pour les exercices 2026, 2027 et 2028.

Ce poste est destiné aux actionnaires détenant individuellement jusqu’à 0,5 % du capital de la banque, ainsi qu’aux institutionnels détenant au maximum 5 % du capital. La désignation se fera par voie d’élection lors d’une Assemblée élective exclusivement réservée aux actionnaires minoritaires. Le candidat élu devra ensuite être ratifié par la prochaine Assemblée Générale, relative à l’exercice clos au 31 décembre 2025.

La BIAT rappelle, parmi les conditions, que le candidat doit respecter plusieurs conditions strictes : être une personne physique jouissant de ses droits civils, ne pas dépasser 0,5 % de participation dans le capital, ne pas être interdit de gérer ou diriger des sociétés, ne pas être mineur ou incapable, ni condamné pour des crimes ou délits affectant les bonnes mœurs, l’ordre public ou la législation sur les sociétés. Les fonctionnaires publics peuvent postuler uniquement avec une autorisation spéciale du ministère de tutelle.

Le dossier de candidature doit être complet et comporter tous les documents exigés par la banque, sous peine d’élimination automatique. Les candidats doivent envoyer leur dossier par voie postale recommandée, rapide poste ou porteur contre décharge, au bureau d’ordre central de la BIAT, situé au 70/72, Avenue Habib Bourguiba, 1080 Tunis, au plus tard le 19 janvier 2026. L’enveloppe extérieure, adressée au Président du Conseil d’Administration de la BIAT, doit porter la mention visible : «À NE PAS OUVRIR – APPEL À CANDIDATURES POUR LA DÉSIGNATION D’UN ADMINISTRATEUR REPRÉSENTANT LES ACTIONNAIRES MINORITAIRES AU CONSEIL D’ADMINISTRATION DE LA BIAT».

Enfin, l’avis de convocation de l’Assemblée élective sera publié dans le Bulletin officiel du CMF et sur le site web de la Bourse des Valeurs Mobilières de Tunis au moins 21 jours avant la tenue de l’Assemblée.

Cette initiative vise à renforcer la représentation des actionnaires minoritaires au sein du conseil d’administration et à garantir une gouvernance plus transparente et inclusive au sein de la première banque privée tunisienne.

L’ensemble du document:  https://www.cmf.tn/?q=appel-candidatures-pour-la-designation-d%E2%80%99un-administrateur-representant-les-actionnaires

 

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Eyas Naif Assaf nommé directeur général de Ooredoo Tunisie

Ooredoo annonce aujourd’hui la nomination de Eyas Naif Assaf au poste de directeur général de Ooredoo Tunisie, à compter du samedi 10 janvier 2026, succédant à Mansoor Rashid Al-Khater.

Tout au long d’une étape charnière du parcours de l’entreprise, Al-Khater a fait preuved’unleadership visionnaire qui a profondément transformé la culture de Ooredoo Tunisie, renforcé son approche centrée sur les collaborateurs et accéléré sa transformation business. Ooredoo exprime sa sincère reconnaissance à Al-Khater pour le parcours remarquable et le leadership, ainsi que pour les bases solides qu’il a contribué à bâtir pour l’avenir.

Eyas Assaf est un dirigeant accompli dans les secteurs des télécommunications et de la finance, fort de plus de 30 ans d’expérience en leadership aux niveaux régional et international, dont plus de 20 ans au sein du Groupe Ooredoo. Leader stratégique, visionnaire et orienté transformation, il possède une capacité unique à aligner la solidité financière, l’excellence opérationnelle et le leadership humain afin de générer une croissance durable.

Il rejoint Ooredoo Tunisie en provenance de son poste de Directeur Financier Adjoint du Groupe Ooredoo, où il a joué un rôle clé dans la définition de la stratégie globale et l’amélioration des performances à travers l’empreinte multinationale du Groupe. Au cours de sa carrière, Eyas a occupé plusieurs postes de direction au sein des filiales de Ooredoo, notamment en tant que Directeur Financier chez Indosat Ooredoo en Indonésie, Ooredoo Algérie et Asiacell Communications en Irak, acquérant ainsi une expertise opérationnelle approfondie dans des marchés diversifiés et hautement concurrentiels.

Sous sa direction, Ooredoo Tunisie continue de renforcer son rôle dans le développement de l’infrastructure numérique de la Tunisie, tout en consolidant son leadership sur le marché, en accélérant la transformation digitale et en créant une valeur durable pour l’entreprise, ses collaborateurs, ses partenaires, ses clients et ses actionnaires.

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La Tunisie encore absente dans le top 500 du Bloomberg Billionaires Index

Le dernier Bloomberg Billionaires Index, qui classe les 500 personnes les plus riches du monde, met en lumière la concentration des grandes fortunes africaines.Si l’Afrique compte quelques milliardaires dans ce top mondial, la Tunisie, elle, reste absente.

La seule exception dans le Top 100 est Aliko Dangote, du Nigeria, dont la fortune s’élève à environ 30 milliards de dollars, principalement grâce à l’industrie du ciment et des engrais. Les autres fortunes africaines figurant dans le classement sont issues d’Afrique du Sud et d’Égypte, avec des activités très diversifiées allant du luxe aux télécommunications et à l’industrie.

Voici le classement des Africains présents dans le top 500 mondial selon Bloomberg à fin 2025 

Rang mondial Nom et Prénom Pays Fortune estimée (milliards $) Secteur principal
74 Aliko Dangote Nigeria 30,00 Ciment, pétrole, engrais
134 Johann Rupert & famille Afrique du Sud 19,50 Luxe, investissements
221 Nicky Oppenheimer Afrique du Sud 13,80 Diamants et diversification
316 Naguib Sawiris Égypte 10,60 Médias et télécom
353 Abdulsamad Rabiu Nigeria 9,99 Industrie et diversifié
360 Natie Kirsh Afrique du Sud 9,71 Agroalimentaire et boissons
365 Nassef Sawiris Égypte 9,58 Industrie et construction
         

Comparé aux années 2010, l’Afrique a augmenté sa présence. Auparavant 4 ou 5 milliardaires seulement figuraient dans le top 500.

En effet, cette liste montre que les grandes fortunes africaines restent concentrées dans quelques pays, laissant derrière eux des économies plus petites ou moins globalisées, comme celle de la Tunisie. Cela ne signifie pas l’absence d’entrepreneurs dynamiques sur le plan national ou régional, mais plutôt que la valeur nette cumulée ne franchit pas encore le seuil de 7 milliards de dollars nécessaire pour intégrer le classement.

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Algérie: les non-résidents ne peuvent plus voyager librement avec leurs devises

En Algérie, la Loi de finances 2026 vient jouer les gendarmes des devises. 

La loi de finances 2026 marque un tournant dans la gestion des devises en Algérie en instaurant un encadrement plus strict pour les voyageurs non-résidents. Jusqu’ici, ces derniers pouvaient entrer sur le territoire avec des devises déclarées et repartir avec des montants équivalents sans obligation systématique de justifier leur origine ou leur mode de change.

Cette relative souplesse, souvent critiquée, prend fin avec l’application des nouvelles dispositions prévues notamment par l’article 129 de la loi. 

Désormais, tout montant supérieur à 1 000 euros ou son équivalent doit être déclaré à l’entrée, et surtout justifié à la sortie par un document officiel attestant d’un change effectué via les circuits bancaires ou les bureaux agréés.

L’objectif affiché est tout simplement de renforcer la traçabilité des flux financiers, limiter les sorties informelles de devises et réduire l’emprise du marché parallèle.

A vrai dire, pour les voyageurs, touristes comme membres de la diaspora, cette réforme signifie une chose simple! Voyager en Algérie avec des devises exigera désormais autant d’attention aux documents qu’au contenu de la valise.

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Tunis-Carthage ferme le classement mondial des aéroports 2025: quel bilan pour la Tunisie et l’Afrique?

Le classement mondial des aéroports 2025 publié par AirHelp a une fois de plus mis en lumière les écarts significatifs entre les hubs aériens internationaux.

Dans cette édition, l’Aéroport de Tunis-Carthage se retrouve à la 250ᵉ place, clôturant ainsi le classement avec un score de 5,73/10. Une position qui contraste fortement avec les aéroports les mieux notés du monde, mais qui offre également une perspective sur les efforts nécessaires pour moderniser l’infrastructure et améliorer l’expérience passager.

A noter que le classement 2025 confirme une stagnation par rapport à l’année 2024. A vrai dire, l’aéroport occupe 239ᵉ place sur 239… déjà le dernier du classement mondial.

Une performance moyenne aux multiples facettes

L’analyse détaillée des indicateurs clés montre des résultats mitigés pour Tunis-Carthage, à savoir; 

  1. Côté ponctualité, une note de 5,4/10: ceci est expliqué par les retards qui demeurent fréquents, et par conséquent, affectant la fiabilité des vols et la confiance des voyageurs. En effet, les passagers subissent parfois des attentes prolongées, ce qui influence négativement l’expérience globale.

  2. Avis des clients (6,4/10): le personnel est apprécié pour son accueil et sa disponibilité, mais les services offerts restent limités.

  3. Restauration et boutiques (6,1/10): l’offre commerciale et gastronomique est encore en deçà des standards internationaux.

Comparativement à d’autres aéroports de la région, Tunis-Carthage est en retrait. L’Aéroport de Rhodes (Grèce) obtient 6,05/10, celui d’Ho Chi Minh (Vietnam) 6,21/10, et Hurghada en Égypte 6,42/10. Ces chiffres révèlent que même sur le plan méditerranéen et africain, la Tunisie a un important travail de rattrapage à réaliser.

Qui des leaders mondiaux?

À l’autre bout du classement, les meilleurs aéroports affichent des scores exceptionnels:

  1. Aéroport du Cap, Afrique du Sud (8,57/10)

  2. Aéroport Hamad de Doha, Qatar (8,52/10)

  3. Aéroport King Khaled de Riyad, Arabie Saoudite (8,47/10)

Ces hubs se distinguent par une combinaison d’infrastructures modernes, de services de qualité et d’expériences passager optimisées. Il est intéressant de noter que l’Afrique n’est pas absente du podium, avec l’Aéroport du Cap en tête, ce qui montre que le continent peut rivaliser avec l’Europe, le Moyen-Orient et l’Asie lorsqu’il y a investissement et stratégie.

Les leviers d’amélioration pour Tunis-Carthage? 

Pour redresser sa position et devenir un véritable hub régional, plusieurs axes sont envisageables. On peut citer:

  • Modernisation des infrastructures : Agrandir les halls, moderniser les terminaux et améliorer la signalisation pour faciliter les déplacements des passagers.

  • Digitalisation et gestion des flux : Réduire les temps d’attente grâce à des solutions intelligentes de contrôle des bagages et de sécurité.

  • Développement de l’expérience passager : Améliorer l’offre commerciale et gastronomique pour répondre aux attentes des voyageurs internationaux.

  • Formation du personnel : Renforcer l’accueil et le service client pour améliorer la satisfaction globale.

Bref, un bon signal pour la Tunisie et l’Afrique

Clore le classement mondial n’est pas une fatalité. C’est un signal clair sur la nécessité de réformes et d’investissements stratégiques. Avec des mesures adaptées, l’Aéroport de Tunis-Carthage pourrait non seulement rattraper son retard, mais aussi contribuer à renforcer la position de la Tunisie comme porte d’entrée aérienne majeure pour l’Afrique du Nord et le bassin méditerranéen.

En regardant le panorama mondial, il est évident que l’Afrique a sa place parmi les leaders aéroportuaires, comme le montre l’exemple de l’Aéroport du Cap. Le défi pour Tunis-Carthage et la Tunisie sera de transformer ce signal d’alerte en une opportunité de développement, d’attractivité et de compétitivité internationale.

 

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Tunisie-Algérie: et si l’espace frontalier devenait un hub pour la jeunesse?

À l’heure où l’intelligence artificielle et la donnée redessinent le monde, la frontière entre la Tunisie et l’Algérie pourrait ne plus être seulement une ligne sur une carte. Les deux pays, par leur proximité et leurs complémentarités, pourraient transformer leur espace frontalier en un pôle de souveraineté technologique et commerciale d’ici 2040.

En 2050, l’Afrique comptera près de 2,5 milliards d’habitants. Elle sera le continent le plus jeune et le plus dynamique, mais aussi l’un des plus exposés aux crises géopolitiques et économiques. Dans ce contexte, considérer les frontières comme de simples lignes de démarcation relève d’une stratégie obsolète. Pourquoi ne pas en faire plutôt un moteur d’innovation partagée?

L’Algérie et la Tunisie disposent d’un atout rarement exploité: leur jeunesse. Plus de la moitié de la population algérienne a moins de 30 ans. Quant à la Tunisie, cette proportion atteint environ 45 %. Cette génération, née ultra-connectée et familiarisée avec l’IA, les réseaux sociaux et les jeux vidéo, façonne l’avenir dans des parcours hybrides et agiles. Elle constitue la matière première stratégique du monde de demain.

Et quel terrain mieux qu’une frontière pour inventer ce futur? Imaginez des data centers souverains conjoints dédiés à l’IA et à la cybersécurité, des hubs industriels 4.0 (robots, drones…) développées en partenariat avec des puissances technologiques asiatiques, des campus formant aux métiers de demain. Plutôt que de marquer la fin d’un territoire, ces zones pourraient devenir des cœurs battants de l’innovation, attirant talents et idées, et transformant chaque kilomètre carré en un laboratoire économique et technologique.

Bon! La souveraineté ne se limitera plus aux armées ou aux finances, mais à la maîtrise de l’algorithme et de la donnée. Aucun État ne peut déléguer ces leviers à des acteurs étrangers sans compromettre son autonomie.

La dimension commerciale n’est pas en reste. Dans un monde marqué par l’instabilité monétaire, ces zones pourraient accueillir des plateformes numériques de compensation et de troc intelligent, supervisées par les banques centrales des deux pays. Il s’agirait de permettre des échanges directs, énergie contre services de santé, capacités logistiques contre ingénierie, sans nécessairement recourir aux devises fortes. En parallèle, des places de marché numériques régionales stimuleraient les échanges de biens et services, libérant un potentiel intra-maghrébin aujourd’hui largement sous-exploité.

Et pour ne pas oublier l’histoire, pourquoi ne pas baptiser ces infrastructures avec des noms qui font rêver? Jugurtha, maître de l’adaptation face aux empires; Hannibal, génie de la logistique et de la vision à long terme; l’Émir Abdelkader, figure de l’État moderne et de l’éthique… autant de figures qui rappellent que le Maghreb a toujours eu le sens de la stratégie, et que sa jeunesse connectée pourrait bien en être l’héritière, version 2.0.

À l’horizon 2040, la sécurité des frontières, la souveraineté économique et l’insertion de la jeunesse ne sauraient être pensées séparément. Elles forment une seule et même équation. 

En faisant de leur limite commune un laboratoire d’avenir, l’Algérie et la Tunisie pourraient jeter les bases d’un nouveau modèle de coopération régionale, fondé non pas sur la défiance, mais sur la production partagée d’intelligence, de technologie et de prospérité. 

Dans un monde de plus en plus instable, penser ensemble, produire ensemble et échanger autrement pourrait bien être la forme la plus aboutie, et la plus nécessaire, de la souveraineté.

Par Karim Ahres, membre du B.E. de la Conect

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Visa: ce pays européen ouvre ses portes aux freelances étrangers, y compris aux Tunisiens

Vous êtes freelance ou digital nomad et cherchez à travailler depuis l’étranger dans de bonnes conditions? La Bulgarie pourrait bien devenir votre nouveau terrain de jeu. Oui, vous avez bien lu.

Ce pays des Balkans, célèbre pour ses montagnes pittoresques, ses plages de la mer Noire… et son café surprenamment… fort, se prépare à accueillir les travailleurs indépendants du monde entier. Traditionnellement, travailler dans un autre pays était un parcours semé d’embûches : paperasse interminable, visas impossibles à obtenir, et parfois des réunions Zoom avec des fonctionnaires qui ne décrochent jamais le téléphone. Mais bonne nouvelle! La Bulgarie a désormais mis en place une voie officielle pour les freelances et les nomades numériques. Concrètement, il s’agit d’un permis de travail indépendant (self‑employment permit) combiné à un visa long séjour de type D. En clair, vous pouvez venir travailler depuis Sofia, Plovdiv ou Varna

Le processus est simple… en théorie

  • Obtenir le permis de travail indépendant : vous devez prouver que vous êtes un vrai freelance, pas juste quelqu’un qui fait semblant de coder dans le salon.

  • Postuler pour le visa long séjour de type D auprès de l’ambassade ou du consulat bulgare dans votre pays.

  • Arriver en Bulgarie et faire la demande de résidence auprès de la Migration Directorate.

Un programme complémentaire

Si vous êtes un vrai digital nomad, vous pourrez même bénéficier du nouveau Digital Nomad Residence Permit, spécialement conçu pour ceux qui travaillent à distance pour des clients étrangers.

Par ailleurs, le pays exige que vous ayez un revenu stable et une assurance santé.

Pourquoi choisir la Bulgarie?

Outre son coût de la vie attractif, la Bulgarie offre un cadre de vie étonnamment riche pour les freelances, comme une connexion Internet correcte (vous pourrez streamer vos séries en 4K sans pleurer), des cafés et coworkings qui fleurissent dans toutes les grandes villes, des paysages à couper le souffle pour vos pauses café-photo Instagram… Et, last but not least, un climat doux pour ceux qui fuient les hivers interminables.

Bref, la Bulgarie n’est peut-être pas encore sur la carte des destinations “branchées pour freelances”, mais elle devrait sérieusement y figurer.

 

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Les soldes d’hiver 2026 dureront 2 mois. Détails

Avis aux amateurs de bonnes affaires. Le ministère du Commerce et du Développement des Exportations annonce dans un communiqué le coup d’envoi officiel des soldes d’hiver 2026. Ils commenceront le jeudi 29 janvier et dureront 8 semaines. Huit semaines pour dénicher la perle rare… ou juste un pull moins cher que votre”café quotidien”!

Le ministère invite tous les commerçants à se joindre à la fête en proposant des réductions attractives et des prix adaptés au portefeuille des consommateurs, histoire de faire sourire vos comptes en banque. Une attention toute particulière est recommandée à l’approche du mois de Ramadan et de l’Aïd al-Fitr, moments où les envies de shopping s’allient à celles de gourmands.

Alors, prêts à profiter des bonnes affaires sans vider votre compte en banque ? Les soldes vous attendent!



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Terres agricoles et projets industriels: une nouvelle décision est parue au Jort

L’implantation d’unités industrielles sur des terrains initialement destinés à l’agriculture change de braquet. Les autorités tunisiennes viennent de revoir les règles du jeu à travers un nouvel arrêté conjoint, adopté le 31 décembre 2025, afin de débloquer et d’encadrer plus efficacement les projets existants.

Publié au Journal officiel de la République tunisienne (Jort) du 2 janvier 2026, le texte est le fruit d’une coordination intersectorielle impliquant notamment les ministères de l’Industrie, de l’Agriculture et de l’Équipement. Il revoit certains aspects de la réglementation en vigueur depuis mai 2023, qui avait posé le cadre du changement de vocation des terres agricoles accueillant des activités industrielles.

Concrètement, cette mise à jour réglementaire s’attaque aux lourdeurs administratives pointées du doigt par les porteurs de projets. Plusieurs conditions ont été réajustées, les critères clarifiés et les dossiers allégés, dans l’objectif de fluidifier les procédures de régularisation et de réduire les blocages sur le terrain.

Derrière ces ajustements, l’État affiche une double ambition: encourager l’investissement et accélérer la mise en œuvre des projets, sans pour autant sacrifier la protection du foncier agricole. Un exercice d’équilibriste assumé, entre pragmatisme économique et vigilance environnementale.

 

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Tunisie Valeurs pour 2026: comment investir sans se prendre la tête?

La Bourse tunisienne peut parfois ressembler à un grand huit, avec ses montées fulgurantes et ses descentes vertigineuses. Pourtant, Tunisie Valeurs semble avoir trouvé le mode d’emploi pour garder l’équilibre et même prendre un peu d’avance. Dans son rapport pour le premier trimestre 2026, la société d’intermédiation dévoile sa stratégie avec un message clair. Il ne suffit pas d’acheter toutes les actions du marché, il faut choisir ses champions avec discernement.

Les chiffres des 2 dernières années parlent d’eux-mêmes. Alors que l’indice général Tunindex affichait une progression de 35,1 %, le portefeuille classique de Tunisie Valeurs grimpait à 42,1 %, et le portefeuille islamique culminait à 46,4 %. Autrement dit, leur méthode de sélection, que les spécialistes appellent le stock picking, fonctionne mieux que la simple “bataille du marché”.

Mais qu’est-ce que le stock picking exactement? Imaginez que vous alliez au marché et que vous deviez remplir votre panier de légumes. Vous pourriez tout prendre au hasard, ou bien choisir les produits les plus frais, les plus savoureux et les mieux conservés. C’est exactement la philosophie de Tunisie Valeurs. Les analystes examinent la santé financière des entreprises, la compétence de leurs dirigeants, leur capacité à résister aux crises et la visibilité de leurs bénéfices. Bref, ils ne laissent rien au hasard.

Pour 2026, le rapport met en lumière quatre types d’entreprises qui, selon eux, méritent l’attention. Les premières sont les cash-cows sous-évaluées, des sociétés solides qui génèrent beaucoup de trésorerie et versent régulièrement des dividendes. Elles ne font peut-être pas le buzz, mais elles offrent une stabilité bienvenue quand le marché tangue. Parmi elles, SFBT et Délice Holding sont citées comme des valeurs sûres.

Ensuite, les valeurs exportatrices de croissance sont les aventurières du portefeuille. Ces entreprises tirent l’essentiel de leurs revenus de l’étranger, ce qui les protège des turbulences locales et leur permet de profiter de la dépréciation du dinar. Elles sont aussi prêtes à relever le défi des nouvelles normes environnementales européennes, un petit bonus pour les investisseurs soucieux de durabilité. SAH Lilas, TPR, Sotuver ou One Tech Holding font partie de cette catégorie.

Les Blue Chips financières constituent le socle plus classique de la stratégie. Les grandes banques et compagnies d’assurances sélectionnées par Tunisie Valeurs offrent stabilité et visibilité, même si elles restent exposées aux contraintes réglementaires et fiscales. Enfin, les valeurs de rendement attirent l’œil par leurs dividendes réguliers et élevés. City Cars, distributeur national de KIA, est l’exemple parfait d’une entreprise qui combine solidité opérationnelle et revenus prévisibles pour l’investisseur.

Le message final est clair! La Bourse restera volatile et les opportunités apparaîtront surtout grâce aux résultats financiers des entreprises et aux décisions de la Banque Centrale de Tunisie.

La recommandation est simple mais efficace; rester sélectif, diversifier ses investissements et suivre de près l’évolution économique et réglementaire.

 

 

 

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Financement sans précédent, fiscalité inédite: les paris risqués du budget tunisien 2026

La loi de finances 2026 est en vigueur depuis le 1er janvier 2026. Un texte hors norme où les députés ont rédigé la moitié des dispositions, bouleversant les codes de la gouvernance budgétaire. Mohamed Louzir, secrétaire général de la Chambre du commerce et de l’industrie tuniso-française, a décrypté ce budget lors d’une session d’information tenue le 8 janvier 2026, révélant un ensemble de mesures inédites dans un contexte économique fragilisé.

Cette loi de finances marque plusieurs tournants. Le plus spectaculaire: la Banque centrale accordera 11 milliards de dinars à l’État sur 15 ans, sans intérêts et avec 3 années de grâce. Ce financement direct couvrira l’intégralité du déficit budgétaire, soulevant des interrogations légitimes sur les risques inflationnistes.

Le texte autorise désormais les particuliers à ouvrir des comptes en devises, assouplissant ainsi la réglementation des changes malgré un contrôle strict maintenu par ailleurs. Les familles tunisiennes de l’étranger bénéficieront d’une franchise douanière pour l’importation de véhicules, sous conditions de revenus. L’interdiction des transactions en espèces disparaît, et un impôt sur la fortune fait son entrée dans le paysage fiscal.

Autre innovation controversée; des augmentations salariales inscrites directement dans la loi, contournant les négociations classiques entre l’UGTT, l’UTICA et les partenaires économiques. Les débats parlementaires ont été vifs sur les taux, finalement non précisés dans le texte final.

Croissance atone et comparaisons régionales défavorables

Les performances économiques déçoivent. Après une année 2024 catastrophique à 0,5% de croissance contre 1,2% annoncé, 2025 ne devrait atteindre que 2,4% au lieu des 3,2% espérés, avec un troisième trimestre à croissance nulle. Pour 2026, le gouvernement table sur 3,3%, un objectif que Louzir juge atteignable uniquement avec des réformes structurelles. 

La comparaison régionale est cinglante. La Chine maintient 5%, la Libye oscille entre 12,3 et 16,1%, l’Algérie affiche 4 à 8% grâce à une diversification ambitieuse au-delà des hydrocarbures. Le Maroc devrait terminer entre 4 et 4,5% après révision. La Tunisie rejoint ainsi le peloton de queue avec les économies européennes stagnantes.

L’inflation recule mais reste préoccupante. Après un pic à 9% en 2023, elle est retombée à 7% en 2024 et devrait s’établir à 5,6% en 2025. Ces taux dépassent largement les standards régionaux: 1% en Chine, 2,4% en Europe, 1,8% en Algérie, 2% en Libye et au Maroc. L’injection monétaire de la Banque centrale pourrait-elle inverser cette tendance baissière? La question reste ouverte.

Dépendance énergétique critique

La vulnérabilité énergétique s’aggrave dangereusement. Le taux de dépendance est passé de 8,4% en 2010 à 41,8% en 2015, puis 64,3% en 2025. Cette situation expose la Tunisie aux fluctuations des cours mondiaux alors que les subventions pèsent lourdement sur les comptes publics.

La baisse du prix du baril a néanmoins permis d’économiser environ un milliard de dinars, expliquant en grande partie la réduction du déficit 2025. Le budget 2026 table sur un baril à 63,3 dollars, une hypothèse jugée optimiste par Louzir compte tenu des tensions géopolitiques. La Tunisie affiche désormais l’un des prix à la pompe les plus bas mondialement, posant la question d’un ajustement progressif.

Dérive structurelle des comptes publics

L’analyse historique depuis 2010 révèle un déséquilibre inquiétant: le déficit a explosé de 743% tandis que l’investissement n’a progressé que de 21%. Les recettes ont augmenté de 247% dans le même temps. Louzir pointe un problème structurel durable nécessitant des réformes profondes, bien au-delà d’un simple accident conjoncturel.

Pour 2026, le déficit dépassera 11 milliards de dinars, représentant plus de 25% du budget total de 79 milliards. Les remboursements de dette atteindront 23,2 milliards, la masse salariale 25 milliards. Ces deux postes absorbent l’essentiel des ressources disponibles. Louzir résume: “Les dépenses sont engagées dès le départ, les recettes restent à aller chercher”. La pression fiscale tunisienne rivalise désormais avec celle des pays de l’OCDE et dépasse de seize points celle des pays africains. Les recettes fiscales représentent 75% des dépenses totales, finançant essentiellement le fonctionnement courant de l’État.

L’impôt sur les sociétés non pétrolières a bondi de 113% en trois ans, passant de 2,8 milliards en 2022 à 5,9 milliards attendus en 2025. Cette performance s’explique par un durcissement des contrôles et l’imposition de secteurs comme la banque à des taux élevés.

Pour 2026, les recettes fiscales sont prévues à 47,7 milliards de dinars. Hormis la contribution exceptionnelle de 4% et l’impôt sur la fortune, le texte n’alourdit pas véritablement la fiscalité.

La TVA non recouvrée

Louzir livre un calcul édifiant. Avec un PIB de 187-188 milliards et un PIB marchand estimé à 70%, soit 132 milliards, l’application d’un taux moyen de TVA de 15% devrait théoriquement générer près de 20 milliards. Or, les recettes réelles oscillent entre 11 et 12 milliards: 10,4 en 2023, 11,8 en 2024, 12,8 prévus en 2026.

Cette différence de 7 à 8 milliards constitue un manque à gagner colossal, imputable aux transactions en espèces, à l’économie informelle et à l’évasion fiscale. Un problème d’équité majeur: ceux qui échappent à la TVA profitent des services publics sans y contribuer, pénalisant les acteurs respectueux de leurs obligations.

Interrogations sur l’impôt sur la fortune

Le rendement réel de ce nouvel impôt reste une énigme, les statistiques n’étant pas disponibles. Les montants évoqués lors des débats parlementaires semblaient dérisoires. Louzir estime toutefois que la réalité pourrait différer une fois le dispositif appliqué. Le montant risque d’être plus important que prévu, potentiellement pénalisant pour les entreprises si cet impôt s’applique aux actions, au détriment de l’investissement, seul moteur de croissance.

Les recettes non fiscales bénéficient des dividendes de la Banque centrale: un milliard de dinars en 2025 et 2026, témoignant de sa rentabilité actuelle. Les dépenses de gestion, prévues à 2,9 milliards pour 2026, restent problématiques face à la vétusté des équipements et aux besoins d’entretien sous-budgétisés.

L’hypothèse de stabilité du dinar semble plausible au vu de son comportement récent. Reste à voir si ces multiples innovations permettront d’atteindre les objectifs annoncés dans un contexte marqué par des fragilités structurelles persistantes.

 

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