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Cameroun : un patrouilleur américain à 691 millions de FCFA, qui paiera la facture ?

Le Cameroun doit recevoir un patrouilleur américain dans le cadre d’un contrat évalué à 1,197 million de dollars, soit environ 691 millions de FCFA. Attribuée par les garde-côtes américains au constructeur Gravois Aluminum Boats LLC, qui commercialise ses navires sous la marque Metal Shark, la commande comprend également une remorque, des pièces de rechange et la formation des opérateurs.

Le montant ressort des données de marchés publics américains relayées par la plateforme spécialisée GovTribe. Il n’est pas précisé dans le communiqué publié le 12 octobre 2026 par Metal Shark, qui confirme toutefois le contrat. Le modèle commandé est un 38 Defiant, un patrouilleur à coque en aluminium d’environ 11,6 mètres, conçu notamment pour la surveillance côtière et la sécurité portuaire. Il sera construit dans l’usine du fabricant à Jeanerette, en Louisiane, aux États-Unis. Selon les données contractuelles, la commande initiale s’élevait à environ 1,144 million de dollars. Un avenant de près de 53 000 dollars, daté du 24 septembre 2026, a porté sa valeur totale à 1,197 million de dollars, notamment pour des pièces de rechange. Le contrat prévoit une fin d’exécution au 31 août 2027, sans confirmer la date de livraison au Cameroun.

Le financement reste à éclaircir

L’opération s’inscrit dans le programme américain Foreign Military Sales (FMS), qui permet au gouvernement des États-Unis d’organiser la vente d’équipements de défense à des pays partenaires. Selon la Defense Security Cooperation Agency, ces acquisitions peuvent être financées par le pays bénéficiaire ou par des fonds américains. Dans le cas du Cameroun, les informations publiques disponibles ne précisent pas l’origine du financement. Les 691 millions de FCFA correspondent à la valeur du contrat industriel, et non nécessairement à une dépense directe du budget camerounais. Le coût global de l’opération pourrait également inclure d’autres prestations. Le contrat a été attribué après réception de trois offres, selon les données relayées par GovTribe. Le même jour, Metal Shark a annoncé une commande similaire pour la Géorgie, signe de l’élargissement de ses débouchés internationaux. L’administration camerounaise chargée de réceptionner le navire, les modalités de maintenance et les conditions de financement restent à préciser.

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Publication des indicateurs d’activité trimestriels de la BIAT au 30 septembre 2026

La BIAT, Banque Internationale Arabe de Tunisie publie ses indicateurs d’activité trimestriels arrêtés au 30 septembre 2026 qui font ressortir les résultats suivants :

· Un PNB de 1 236,1 millions de dinars ;

· Des charges opératoires de 558,1 millions de dinars ;

· Des encours de dépôts de 23 517,6 millions de dinars ;

· Des encours de crédits nets de 13 324,4 millions de dinars ;

· Un coefficient d’exploitation de 45,2 %.

Au cours des neuf premiers mois de l’année 2026, la BIAT a poursuivi son développement en s’appuyant sur la confiance de sa clientèle, la mobilisation de ses équipes et la diversification de ses leviers de croissance. Les performances enregistrées traduisent sa capacité à conjuguer croissance, maîtrise des équilibres financiers et accompagnement durable des acteurs économiques. La BIAT a confirmé son rôle d’acteur financier de référence en Tunisie à travers la réalisation d’opérations d’envergure. Elle a conduit, en qualité de chef de file et arrangeur, un financement syndiqué de 90 millions de dinars en faveur de Advans Tunisie, avant de prendre part à un crédit syndiqué de 160 millions de dinars accordé à Enda Tamweel. Ces interventions témoignent de sa volonté d’accompagner les institutions qui contribuent à l’élargissement de l’accès au financement et consolident son soutien à l’inclusion financière et au développement de l’entrepreneuriat. Le modèle de développement de la BIAT et la pertinence de ses orientations stratégiques ont été consacrés par plusieurs distinctions internationales. La banque s’est ainsi vu décerner le titre de « Meilleure banque en Tunisie 2026 » par Euromoney, récompensant sa performance globale, sa capacité d’innovation et la robustesse de son organisation. Cette reconnaissance est venue s’ajouter au trophée de « Meilleure Banque sur le marché de change en Tunisie » attribué par Global Finance. Obtenue pour la sixième année consécutive, cette distinction met en lumière l’expertise de la banque dans les métiers du change et son accompagnement des entreprises opérant à l’international. La BIAT a également reconduit sa certification au standard international MSI 20000 pour la quinzième année consécutive. Cette reconnaissance témoigne de la qualité de sa gestion financière, de la rigueur de sa gouvernance et de sa capacité à inscrire sa performance dans la durée selon les meilleurs standards internationaux. Parallèlement, la banque poursuit ses efforts de transformation et de modernisation, tant au niveau de ses agences bancaires qu’au niveau de l’accompagnement digital, offrant ainsi à ses clients des solutions plus simples et adaptées à l’évolution des usages. L’amélioration continue de l’expérience client, l’enrichissement des services digitaux et le développement de nouvelles solutions demeurent au cœur de ses priorités. 

À travers ces réalisations, la BIAT confirme sa capacité à créer de la valeur durable pour ses clients, ses collaborateurs et l’ensemble de ses parties prenantes. Forte de son expertise et de sa solidité financière, elle poursuit son ambition de contribuer activement au développement du pays.

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Solaire: Steg lance un appel d’offres international

La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (Steg) a lancé un appel d’offres international pour construire une centrale solaire de 50 MW à Béni Mhira, dans le gouvernorat de Tataouine. En effet, le projet prévoit aussi un système de stockage par batteries de 10 MW et 20 MWh, ainsi que les équipements nécessaires pour relier la centrale au réseau électrique national.

Le projet vise à renforcer la production d’électricité à partir de sources renouvelables en Tunisie. Les batteries permettront de stocker une partie de l’énergie solaire produite pour mieux gérer son utilisation.

Le financement annoncé comprend un prêt pouvant atteindre 30 millions d’euros de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) et un financement pouvant atteindre 20 millions d’euros du Fonds pour les technologies propres.

D’ailleurs, les entreprises intéressées ont jusqu’au 10 décembre 2026 à 9h pour déposer leurs offres sur la plateforme électronique prévue à cet effet.

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Le 30 octobre, dernier délai pour l’appel à candidature de Sotuver

La Société Tunisienne de Verreries (Sotuver) a lancé un appel à candidature pour désigner un administrateur représentant les actionnaires minoritaires au titre du mandat 2026-2028.

D’après communiqué, les candidats doivent justifier d’un diplôme de niveau maîtrise ou équivalent et d’au moins dix ans d’expérience en gestion d’entreprises. Ils doivent également satisfaire aux critères d’éligibilité et d’indépendance prévus par la réglementation.

Les dossiers doivent être déposés au siège de SOTUVER, à Djebel Oust, ou envoyés par courrier recommandé. La date limite est fixée au 30 octobre 2026 à 16h30. Le candidat retenu sera élu par les actionnaires minoritaires, puis soumis à la ratification de l’Assemblée générale ordinaire.

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Industrie : « La Tunisie ne peut plus se contenter d’être le sous-traitant de l’Europe »

L’ancien ministre des Finances plaide pour une coopération industrielle fondée davantage sur la coproduction et la création de valeur en Tunisie. Corridor d’électricité renouvelable, garanties à l’investissement et intégration aux chaînes de valeur européennes figurent parmi les pistes qu’il propose.

La Tunisie doit dépasser une relation industrielle avec l’Europe encore marquée, selon Nizar Yaïche, par la sous-traitance à faible valeur ajoutée. Pour l’expert international et ancien ministre des Finances, le potentiel de coopération entre les deux partenaires reste largement inexploité. Il appelle à changer de méthode et à engager des projets d’une autre dimension. C’est le principal message de son keynote prononcé mercredi 21 octobre 2026, lors de la première édition de Tunisia Industry Talks, organisée en partenariat avec la Konrad-Adenauer-Stiftung Tunisie. « On est un petit sous-traitant à faible valeur ajoutée pour l’Europe aujourd’hui », estime-t-il, en précisant que son constat concerne les investissements industriels européens en Tunisie, et non l’ensemble de l’industrie nationale.

Pour illustrer ce décalage, Nizar Yaïche avance deux chiffres : la Tunisie représenterait 1 % des emplois créés par les investissements extérieurs à l’Union européenne et seulement 0,11 % du chiffre d’affaires associé, selon les données présentées lors de son intervention. Pour lui, ces indicateurs soulignent l’écart entre les possibilités de coopération et la valeur économique effectivement générée. Ce constat intervient alors que l’Europe demeure un partenaire majeur de la Tunisie, absorbant, selon l’intervenant, 72 à 73 % des exportations tunisiennes. Mais les tensions géopolitiques, les coûts énergétiques, la progression industrielle de la Chine et les transformations liées à l’intelligence artificielle rendent nécessaire une nouvelle approche de la compétitivité.

Parmi les pistes avancées figure la création d’un corridor d’électricité propre entre la Tunisie et l’Europe. Nizar Yaïche propose de commencer par une capacité de 5 à 5,5 gigawatts (GW), avant d’envisager une montée en puissance progressive jusqu’à 100 GW sur un horizon de 10 à 20 ans. Il estime que l’exploitation de 3 à 4 % de la superficie du désert tunisien pourrait permettre d’atteindre cette capacité avec les technologies actuelles. Le projet associerait production renouvelable, stockage et transport d’électricité. Une partie de la production serait destinée en priorité aux besoins tunisiens, notamment à ceux de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG), avant l’exportation du surplus. L’intervenant évoque également un potentiel de 80 000 à 100 000 emplois. Il s’agit toutefois d’une estimation avancée dans son keynote, et non d’un résultat acquis. La réalisation d’un tel projet nécessiterait des études détaillées, des financements, des infrastructures adaptées et des accords avec les partenaires concernés. Nizar Yaïche plaide notamment pour des montages financiers reposant sur des sociétés de projet et des contrats d’achat d’électricité à long terme, afin de limiter le recours à la dette publique et les garanties de l’État.

Faciliter les investissements et la coproduction

Au-delà de l’énergie, l’ancien ministre propose de mieux intégrer les produits tunisiens aux chaînes de valeur européennes. Il avance l’idée d’un mécanisme permettant, sous certaines conditions de conformité, de reconnaître des produits tunisiens comme équivalents à des produits européens. Les critères pourraient notamment porter sur les normes, la traçabilité et l’impact environnemental. Il souhaite également la création d’un dispositif baptisé « Europe Tunisia Africa Investment Act », destiné à mieux accompagner les investisseurs, depuis les études préalables jusqu’au financement et à la production. Cette approche pourrait combiner garanties de change, partage des risques et instruments de financement existants. Autre proposition : créer une facilité européenne dédiée à la coproduction industrielle avec la Tunisie dans le cadre des discussions sur le prochain budget pluriannuel de l’Union européenne, dont le cycle doit commencer en 2028. Nizar Yaïche privilégie les garanties capables de mobiliser des financements importants plutôt que des crédits supplémentaires qui alourdiraient l’endettement des entreprises. Il évoque des enveloppes de l’ordre du milliard d’euros, sans qu’il s’agisse de financements déjà accordés. Il recommande aussi de développer une plateforme industrielle de prototypage pour rapprocher la recherche et les entreprises, protéger la propriété intellectuelle et faciliter le passage de l’innovation à la production. Des pactes sectoriels pourraient compléter ce dispositif, en tenant compte des besoins spécifiques de filières comme le textile et les composants électroniques.

Pour Nizar Yaïche, cette ambition suppose une relation de confiance entre les partenaires. Il évoque notamment les tensions autour des exportations tunisiennes d’huile d’olive vers l’Europe et appelle les partenaires européens à faire un geste sur ce dossier, afin de ne pas laisser ce différend fragiliser une coopération économique plus large. La Tunisie doit, de son côté, améliorer sa capacité à exécuter les projets et à rassurer les investisseurs. L’ancien ministre préconise un tableau de bord pour suivre les financements mobilisés, les emplois créés et la valeur ajoutée générée.

Son message ne consiste donc pas à remettre en cause le partenariat européen, mais à en transformer les modalités. L’objectif est de passer d’une coopération principalement fondée sur la sous-traitance à une relation où les entreprises tunisiennes participent davantage à la production, à l’innovation et à la création de valeur. Les mécanismes avancés restent des propositions à examiner et à négocier. Leur portée dépendra de leur faisabilité, des décisions des partenaires et de la capacité à les traduire en projets concrets.

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Industrie tunisienne : voici les trois priorités pour renforcer la compétitivité

La Tunisie doit renforcer la compétitivité de son industrie en misant sur la modernisation des entreprises, l’accès au financement et la maîtrise des coûts énergétiques. C’est le constat défendu par Slah Zouari, chargé de la gestion du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, lors de la première édition de Tunisia Industry Talks 2026, organisée mercredi 21 octobre en partenariat avec la Konrad-Adenauer-Stiftung Tunisie.

Dans un contexte de recomposition des chaînes de valeur mondiales, de transition énergétique et de développement de l’intelligence artificielle, le ministre a souligné la nécessité pour la Tunisie de consolider ses atouts industriels et de mieux se positionner dans la concurrence internationale. Le pays dispose d’une base industrielle diversifiée, de compétences reconnues, d’une proximité géographique avec les marchés européens et d’un réseau d’accords commerciaux. Les industries mécaniques et électriques, l’automobile, l’aéronautique, le textile et l’agroalimentaire témoignent de ces capacités.

Selon les données du bilan industriel 2025 citées par Slah Zouari, les exportations des industries mécaniques et électriques ont progressé de 8,7 %, tandis que les investissements industriels déclarés ont avoisiné 2,5 milliards de dinars. Pour autant, ces résultats doivent être consolidés. Le ministre a notamment insisté sur la nécessité de transformer les capacités existantes et les investissements en projets effectivement réalisés, en emplois qualifiés et en valeur ajoutée durable. Il a également appelé à faire évoluer le positionnement industriel du pays, de la sous-traitance vers davantage de conception, d’ingénierie et d’innovation.

Trois chantiers ont été identifiés comme prioritaires. Le premier porte sur la modernisation de l’appareil productif, notamment à travers le programme national d’accompagnement vers l’industrie 4.0. L’intégration des outils numériques, de l’automatisation et des technologies avancées doit aller de pair avec le développement des compétences, la recherche appliquée et le rapprochement entre universités et entreprises. Le deuxième chantier concerne le financement. Les difficultés rencontrées par de nombreuses PME pour financer leur modernisation, renforcer leurs fonds propres et accéder à des instruments adaptés à leurs besoins constituent, selon le ministre, un obstacle à lever. Les mécanismes de mise à niveau, de bonification et de restructuration financière doivent notamment gagner en lisibilité, en accessibilité et en complémentarité.

Le troisième axe est énergétique. La sécurité de l’approvisionnement, la maîtrise des coûts et l’efficacité énergétique conditionnent directement la capacité des entreprises à produire et à exporter. Le développement des énergies renouvelables et la décarbonation industrielle représentent également des enjeux de compétitivité et d’accès aux marchés. Au-delà de ces priorités, Slah Zouari a plaidé pour une diversification des partenariats industriels. Si l’Europe demeure un partenaire majeur, la coopération avec les marchés africains et les autres espaces régionaux doit être davantage exploitée. Les partenariats recherchés devraient favoriser la coproduction, le transfert technologique, la recherche-développement et l’intégration des entreprises tunisiennes dans les chaînes de valeur internationales.

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Aslan Berjeb plaide pour de meilleures retombées locales des investissements industriels

La Tunisie a construit, depuis les années 1970, des filières exportatrices dans le textile, la mécanique et les industries électriques et électroniques. Pour la prochaine étape, le président de la Conect veut que les investissements contribuent davantage au développement des fournisseurs locaux, de l’ingénierie et de la recherche.

Une usine peut exporter, créer des emplois et contribuer à l’activité économique. Mais que reste-t-il autour d’elle lorsque les commandes s’arrêtent ou que les marchés changent? La question renvoie à un enjeu de fond pour l’industrie tunisienne. Transformer les investissements en occasions de développement pour un tissu plus large d’entreprises locales! C’est dans cette perspective qu’Aslan Berjeb, président de la Confédération des entreprises citoyennes de Tunisie (Conect), a placé son discours d’ouverture de la première édition des Tunisia Industry Talks 2026, organisée le 21 octobre à Tunis sous le patronage du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, avec la Conect et la Konrad-Adenauer-Stiftung Tunisie. Consacrée à la compétitivité, à l’innovation et aux partenariats stratégiques, la rencontre a été l’occasion de poser la question de la place que la Tunisie peut occuper dans l’industrie de demain.

L’histoire industrielle du pays constitue un point de départ. Depuis les années 1970, le textile, la mécanique, les industries électriques et électroniques ainsi que l’agroalimentaire ont contribué à installer la Tunisie dans les circuits de production internationaux. Cet héritage repose sur des entreprises, des compétences techniques, des infrastructures et des savoir-faire développés au fil des décennies. Or, selon Aslan Berjeb, cette base doit désormais permettre d’aller plus loin. L’enjeu n’est pas seulement d’attirer des unités de production ou de participer à des chaînes de valeur mondiales. Il est aussi de faire émerger, autour des investissements, de nouvelles activités capables de retenir davantage de valeur dans le pays.

“Lorsqu’un investissement s’installe, demandons-nous quel fournisseur tunisien il peut mobiliser, quelles compétences tunisiennes il développe et quelles activités nouvelles il peut faire naître autour de lui”, a-t-il déclaré.

L’exemple des industries maritimes donne corps à cette idée. La construction d’un bateau ne se limite pas à son assemblage. Elle fait appel à la conception, aux matériaux, à la mécanique, à l’électronique, aux équipements et à la maintenance. Autant de spécialités qui peuvent représenter des marchés pour des entreprises tunisiennes. Encore faut-il qu’elles disposent des compétences, des moyens et des relations commerciales nécessaires pour intégrer ces projets. Cette logique vaut également pour les autres filières industrielles. La montée en gamme passe par la capacité à intervenir plus tôt dans la chaîne de production, notamment dans la conception, l’ingénierie et le développement technologique.

“Nous disposons d’ingénieurs et de techniciens de très grande qualité. Donnons-leur les moyens de développer ici des solutions reconnues à l’international”, a insisté Aslan Berjeb.

Le rapprochement entre les entreprises, les universités et la recherche scientifique devient alors déterminant. Il s’agit de mieux convertir les compétences disponibles en solutions commercialisables, tout en permettant aux entreprises tunisiennes de se positionner sur des activités plus complexes. Comme l’a résumé le président de la Conect, “l’importance industrielle de notre pays dépasse la taille de son marché intérieur. Elle tient à sa capacité à participer à ce que le monde produit”. Cette évolution ne dépend toutefois pas des seules entreprises. Les financements, la performance logistique, la prévisibilité des procédures et l’adaptation des formations aux besoins industriels font partie des conditions qu’Aslan Berjeb juge nécessaires. Il a également mis l’accent sur l’efficacité énergétique, les énergies renouvelables et l’intégration de l’intelligence artificielle dans les PME, autant de sujets qui pèsent sur la capacité des entreprises à rester compétitives. 

Aux partenaires internationaux, son invitation tient en une phrase: “Venez concevoir, venez produire, venez développer de nouveaux marchés avec les entreprises tunisiennes”

Le défi posé par cette intervention est finalement celui de la profondeur du tissu industriel tunisien. Au-delà des investissements attirés et des volumes exportés, la question est de savoir si les entreprises locales pourront prendre une place plus importante dans la conception, les technologies et les activités qui gravitent autour de la production.

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La Banque de Tunisie, un profil très solide

La Banque de Tunisie a publié des indicateurs d’activité solides à fin septembre 2026. Le produit net bancaire s’est établi à 423,493 MTND au terme des neuf premiers mois de l’année, une hausse de 10,5% en glissement annuel.

Cette progression résulte d’un double effet favorable. Les produits d’exploitation bancaire ont augmenté de 3,4%, passant de 680,987 à 704,260 MTND. Les intérêts ont même gagné 2,3%, à 512,216 MTND, faisant de la Banque de Tunisie l’un des rares établissements de crédit à pouvoir l’afficher. Les commissions ont évolué à 75,678 MTND, tandis que les revenus du portefeuille commercial et d’investissement se sont établis à 116,366 MTND. En parallèle, les charges d’exploitation bancaire ont reculé de 5,7%, à 280,767 MTND.

Les crédits à la clientèle, nets des provisions constituées, ont totalisé 6 759,523 MTND au 30 septembre 2026. La banque a souligné que cette évolution reflète la poursuite de la dynamique commerciale en matière de financement de la clientèle. Les dépôts de la clientèle sont restés quasiment stables à 7 103,711 MTND.

Le portefeuille titres d’investissement a pour sa part progressé à 1 457,648 MTND, la banque ne détenant aucun titre commercial dans son bilan.

Les charges opératoires ont atteint 131,30 MTND, dont 92,968 MTND de frais de personnel. La progression des charges reste toutefois inférieure à celle du PNB, ce qui laisse présager une amélioration du coefficient d’exploitation sur la période.

Le marché semble avoir apprécié ces chiffres, le titre affichant une tendance haussière dans un marché baissier. Sa performance de plus de 41% depuis le début de l’année prouve la confiance des investisseurs en la banque.

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Bientôt, les Tunisiens pourront suivre les horaires des transports en temps réel

Le matin, chaque minute compte. Entre les embouteillages, les horaires de travail et les correspondances à ne pas rater, le moindre retard dans les transports peut compliquer toute une journée. En Tunisie, un nouveau dispositif numérique pourrait bientôt aider les voyageurs à mieux anticiper leurs déplacements.

Le ministère du Transport prépare une plateforme qui permettra de consulter les horaires actualisés et les heures d’arrivée estimées des moyens de transport. Des écrans dans les grandes stations, une application mobile et un portail en ligne sont prévus. L’idée est de donner aux usagers une information plus fiable, notamment aux heures de pointe, lorsque les quais se remplissent et que chacun cherche à gagner du temps.

Ce type de service pourrait aussi positivement faciliter les déplacements des Tunisiens résidant à l’étranger et des visiteurs étrangers. Pour ceux qui découvrent le réseau de transport local, pouvoir vérifier un horaire ou préparer un itinéraire depuis son téléphone simplifierait les trajets. Dans plusieurs villes étrangères, les applications de transport en temps réel font déjà partie des habitudes quotidiennes. En Tunisie, le projet vise à développer des outils de ce type, même si son déploiement et ses fonctionnalités restent à préciser.

Selon un communiqué du ministère du Transport publié le 20 octobre 2026, le projet sera mené en partenariat avec le ministère des Technologies de la communication. Son principe? Permettre aux voyageurs de consulter des informations actualisées sur leurs déplacements, sans devoir multiplier les recherches. D’ailleurs, des écrans installés dans les grandes stations afficheront les horaires et les heures d’arrivée estimées des moyens de transport. Une application mobile et un portail en ligne compléteront le dispositif. Les voyageurs pourront ainsi mieux préparer leurs trajets et choisir des itinéraires adaptés.

Mais le projet ne s’arrête pas à l’information du public. Il prévoit aussi des outils d’aide à l’exploitation pour les sociétés nationales et régionales de transport. L’objectif est de leur permettre de mieux suivre leurs activités et de gagner en efficacité dans la gestion quotidienne de leurs services. Pour passer à l’étape suivante, le ministère des Technologies de la communication a lancé un appel d’offres sur Tuneps, le 20 octobre. Le projet sera financé par le Fonds de développement des communications et des technologies de l’information (Fond TIC).

Le calendrier de déploiement n’a pas encore été précisé. Le projet pourrait aussi ouvrir la voie à des collaborations avec les startups tunisiennes qui développent déjà des solutions dans la mobilité et les services numériques. En associant les moyens du secteur public à l’agilité et au savoir-faire du privé, la Tunisie pourrait accélérer la mise en place de services plus pratiques, adaptés aux besoins des voyageurs. Un seul mot d’ordre: l’union fait la force! 

A suivre…

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Amen Bank: la machine tourne à plein régime

Avec un produit net bancaire en hausse de 15,6% et un coefficient d’exploitation ramené à 38,65%, Amen Bank signe l’une des meilleures performances du secteur bancaire à fin septembre 2026. L’établissement de crédit poursuit également sa stratégie de diversification, entre financement vert, partenariats académiques et conquête de la diaspora.

Le produit net bancaire d’Amen Bank a atteint 512,448 MTND à fin septembre 2026. Cette performance résulte d’un effet ciseau favorable. Les produits d’exploitation bancaires ont progressé de 5,9% en glissement annuel, à 982,240 MTND. En même temps, les charges d’exploitation bancaires ont reculé de 3,1% sur la même période, à 469,792 MTND.

Signe d’une efficacité opérationnelle renforcée, le coefficient d’exploitation s’est amélioré de 338 points de base. Amen Bank se positionne ainsi parmi les banques les plus efficientes du marché tunisien, loin devant les niveaux observés dans certains établissements.

Les crédits à la clientèle, nets des provisions et agios réservés, ont totalisé 7 545,244 MTND fin septembre 2026. Côté ressources, les dépôts et avoirs de la clientèle se sont établis à 9 312,610 MTND, en hausse de 8,1% sur un an.

Au-delà des chiffres, Amen Bank a multiplié les initiatives stratégiques. Elle a mis en place une ligne de 20 MTND mobilisée sur les ressources du Fonds de dépollution, dans le cadre d’une convention tripartite signée le 22 décembre 2025 avec le ministère des Finances et le ministère de l’Environnement. Cette ligne à conditions concessionnelles cible les projets de création et d’extension relevant de l’économie verte, bleue et circulaire.

L’établissement a signé une convention avec l’Université de La Manouba et l’ESC Tunis, visant à renforcer les passerelles entre le monde académique et le secteur bancaire, notamment en faveur de l’employabilité des étudiants, de l’innovation et de la recherche appliquée.

Pour acquérir une nouvelle clientèle peu risquée, une convention de partenariat a été conclue avec le Conseil national de l’Ordre des médecins de Tunisie afin de proposer aux médecins des solutions bancaires adaptées à leurs besoins personnels et professionnels. Pour la diaspora, une campagne d’envergure dédiée aux Tunisiens résidents à l’étranger a marqué l’été.

Amen Bank affiche un profil séduisant. La performance remarquable du titre sur le marché est pleinement justifiée.

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Visa Schengen: 5 nouveaux pays ajoutés à la liste des pays exemptés de visa

L’Union européenne ouvre la voie à un possible assouplissement des conditions d’entrée dans l’espace Schengen pour 5 pays du Golfe.

Le Conseil de l’UE a enregistré, le 19 octobre 2026, des conclusions portant sur le lancement d’une procédure d’exemption de visa pour l’Arabie saoudite, Bahreïn, le Koweït, Oman et le Qatar. 

Cette démarche constitue une nouvelle étape dans les relations entre Bruxelles et les pays concernés. Elle vise à engager un processus pouvant aboutir à une dispense de visa pour leurs ressortissants, sous réserve des étapes et conditions requises.

Les travaux préparatoires figuraient déjà à l’ordre du jour du Comité des représentants permanents des États membres de l’UE début octobre. Les documents du Conseil mentionnaient alors l’approbation des conclusions relatives au lancement du processus et la validation de plans d’action sur l’exemption de visa. Une éventuelle exemption faciliterait les déplacements de leurs ressortissants vers les pays de l’espace Schengen, notamment pour le tourisme et les voyages d’affaires.

Il ne s’agit toutefois pas encore d’une suppression effective de l’obligation de visa. Les conclusions inscrites au registre du Conseil ne constituent pas, à elles seules, un acte juridique contraignant. La mise en place d’un régime d’exemption dépendra des prochaines étapes institutionnelles et des décisions nécessaires au niveau européen.

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Un client français dans le secteur médical fait le bonheur de Telnet Holding

Les indicateurs d’activité consolidés jusqu’à fin septembre 2026 de Telnet Holding montrent une légère hausse de 2,1 % des produits d’exploitation à 63,292 MTND. La structure des revenus a évolué. Le pôle Recherche et Développement en ingénierie produit représente désormais 83,2 % des produits d’exploitation contre 76,8 % une année auparavant. 

Cette prédominance est portée par un nouveau client français opérant dans le secteur médical, dont l’apport a permis d’améliorer le ratio d’EBITDA du groupe.

En parallèle, les autres activités ont reculé. Le pôle Services PLM et intégration réseaux a enregistré une baisse de 28,1 %, à 6,080 MTND. Le pôle Nouvelles Technologies de l’Espace a suivi la même tendance, affichant un repli de 23,1 %, à 4,561 MTND. Ce montant correspond à la constatation des produits relatifs à des prestations livrées dans le cadre d’un contrat global stratégique conclu avec un pays africain.

La marge d’EBITDA s’est établie à 17,34 % sur neuf mois contre 14,13 % un an plus tôt. Cette amélioration s’explique par la baisse des charges d’exploitation, qui ont reculé de 1,8 %, à 52,315 MTND, en parallèle à la progression des produits.

Les charges de personnel ont augmenté de 5,7 % à 40,556 MTND, mais les autres charges d’exploitation ont baissé de 13,1 % à 10,511 MTND. Le groupe gagne en efficacité opérationnelle grâce à la nature de son activité R&D, plus rentable que les services d’intégration.

Telnet Holding tient globalement le cap. Avec un rendement annuel supérieur à 81,5 % depuis le début de l’année, le titre est l’un des meilleurs placements depuis le début de l’année.

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STB: les dépôts carburent, en attendant la rentabilité

La Société Tunisienne de Banque a publié ses indicateurs d’activité arrêtés au 30 septembre 2026. La principale satisfaction provient de l’évolution de ses dépôts de la clientèle, qui ont enregistré une progression de 10,3 % sur une année à 13 209,132 MTND. Cette croissance est portée par l’ensemble des catégories de dépôts. Les compte à vue ont évolué de 11,7 % à 4 670,569 MTND, ceux d’épargne de 7,1 % à 5 214,489 MTND. Les dépôts à terme ont progressé de 13,8 % à 2 940,500 MTND. 

En dépit de cette dynamique de collecte, le Produit Net Bancaire s’est établi à 507,688 MTND, en baisse de 2,9 % par rapport à fin septembre 2025. La contraction résulte du repli des produits d’exploitation bancaires de 4,9 % à 1 035,860 MTND. Les intérêts ont notamment chuté de 17,0 % à 554,331 MTND, tandis que les revenus du portefeuille-titres commercial ont progressé de 18,9 % à 379,416 MTND. Le repli des charges d’exploitation bancaires de 6,7% à 528,172 MTND n’a toutefois pas suffi à compenser le recul des produits.

Les charges opératoires ont augmenté de 6,2 % à 268,426 MTND, sous l’effet des frais de personnel, en hausse de 13,6% à 202,093 MTND. Le coefficient d’exploitation s’est dégradé, passant de 48,36% à fin septembre 2025 à 52,87% à fin septembre 2026.

Les encours de crédits nets à la clientèle ont légèrement régressé de 1,6% pour s’établir à 8 625,301 MTND. Globalement, et en tenant compte des comptes semestriels, il est clair que la rentabilité opérationnelle de la STB est sous pression. Sa nature de banque publique et le rôle qui lui est adossé à ce titre ne passent pas sans laisser un impact sur les profits.

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La Tunisienne Amal Mekni distinguée parmi les 100 femmes leaders mondiales de l’agroalimentaire par la FAO

L’experte tunisienne en élevage Amal Mekni figure parmi les 100 femmes distinguées par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Cette sélection met en lumière son engagement en faveur des femmes rurales et d’une agriculture durable en Tunisie.

Spécialiste de l’élevage ovin, bovin et caprin, Amal Mekni a fait de la formation un axe majeur de son parcours. Elle a fondé une ferme pilote qui sert aussi de centre d’apprentissage. Plus de 100 étudiants et apprenants de la formation professionnelle y ont été formés aux pratiques agricoles.

Son engagement se poursuit sur le terrain. Elle accompagne les femmes rurales dans le développement de leurs compétences techniques et sociales. Son travail contribue à renforcer leur autonomie et à mieux préparer les communautés rurales aux défis du secteur agricole.

Cette reconnaissance s’inscrit dans l’initiative de la FAO « 100 femmes héroïnes dans les systèmes agroalimentaires et le développement rural ». Lancée à l’occasion de l’Année internationale des agricultrices 2026, elle valorise des femmes qui contribuent à faire évoluer l’agriculture.

Leurs actions couvrent plusieurs domaines : sécurité alimentaire, accès aux marchés, préservation des ressources naturelles et transmission des savoirs locaux. Elles participent également à la création d’emplois et au développement économique des zones rurales.

À travers cette distinction, le parcours d’Amal Mekni illustre la contribution des compétences tunisiennes au développement agricole et souligne le rôle des femmes dans la transformation des systèmes agroalimentaires.

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R. STAHL s’installe en Tunisie et mise sur les talents locaux

La Tunisie attire un nouvel acteur industriel allemand. Le groupe R. STAHL, spécialisé dans les équipements de protection contre les explosions, a inauguré le 12 octobre 2026 son nouveau bureau au Kram, dans le Grand Tunis. Son ambition? Faire appel aux compétences tunisiennes pour donner un coup d’accélérateur à ses activités numériques.

Source: AHK tunisie.

Fondé en 1876, le groupe allemand fournit des équipements électriques, des systèmes de commande et des solutions d’automatisation destinés aux environnements industriels à risque, notamment dans les secteurs de la chimie et des hydrocarbures. Avec cette nouvelle implantation, R. STAHL entend étoffer ses capacités de développement logiciel et renforcer son offre de services numériques.

À Tunis, une première équipe est déjà à pied d’œuvre. Elle contribuera notamment au développement de logiciels et au déploiement de solutions en mode Software-as-a-Service (SaaS), qui permettent aux utilisateurs d’accéder à des applications en ligne. Pour le groupe, l’enjeu est de faire davantage de place au numérique dans ses activités, tout en tirant parti du savoir-faire des ingénieurs et développeurs tunisiens.

Ce choix met en lumière un autre atout de la Tunisie, à savoir, ses compétences technologiques. Au-delà de son rôle de bureau de développement, le site pourrait, à terme, prendre de l’ampleur et évoluer vers un centre de services partagés. Une perspective qui reste à concrétiser, mais qui ouvre la voie à un élargissement des missions confiées aux équipes locales.

L’AHK Tunisie, qui accompagne les entreprises allemandes dans leur développement dans le pays, a salué cette nouvelle étape. Un accord d’adhésion entre la chambre et R. STAHL a également été signé lors de l’inauguration.

Avec cette implantation, R. STAHL ajoute une nouvelle corde à son arc en s’appuyant sur les talents tunisiens pour accompagner son virage numérique.  

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ChatGPT : vos conversations sensibles peuvent désormais être verrouillées par un code PIN

OpenAI introduit une nouvelle option de confidentialité dans ChatGPT : les utilisateurs peuvent désormais verrouiller certaines conversations à l’aide d’un code PIN à quatre chiffres ou d’une authentification biométrique sur les appareils compatibles. Annoncée le 20 octobre 2026, cette fonctionnalité permet de mieux contrôler l’accès aux échanges que l’on souhaite garder à l’écart de l’historique habituel.

Une fois verrouillée, la discussion disparaît de l’historique classique et des résultats de recherche habituels. Elle reste accessible dans un espace dédié, après authentification. Pour activer cette protection, il suffit d’ouvrir le menu de la conversation et de sélectionner « Lock chat ». Pour les entrepreneurs, les dirigeants et les salariés, cette option peut être utile pour préserver la discrétion de discussions portant sur une négociation commerciale, une stratégie d’entreprise ou un projet en préparation, notamment lorsqu’ils utilisent ChatGPT sur un appareil partagé ou en présence de tiers.

Attention toutefois : verrouiller une conversation ne signifie pas que son contenu devient inaccessible à OpenAI. Cette fonction ne constitue pas un chiffrement de bout en bout et ne modifie pas, à elle seule, les règles de conservation des données ni les paramètres relatifs à leur utilisation pour améliorer les modèles. Elle ne remplace donc pas les précautions nécessaires lorsqu’il s’agit de traiter des informations commerciales ou personnelles sensibles. La fonctionnalité est en cours de déploiement sur le Web, les applications mobiles et les applications de bureau, avec une disponibilité qui peut varier selon les comptes et les appareils. Pour les entreprises, elle représente une protection supplémentaire au quotidien, mais ne dispense pas de définir des règles claires sur les informations pouvant être partagées avec les outils d’intelligence artificielle.

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Égypte : Aqar Exit lève 200 000 dollars pour faciliter la sortie des acheteurs immobiliers

Acheter un logement à crédit ou par versements échelonnés peut devenir un piège lorsque les mensualités ne sont plus supportables. En Égypte, la jeune pousse Aqar Exit veut transformer cette difficulté en opportunité commerciale. La plateforme immobilière vient de lever 200 000 dollars auprès de l’homme d’affaires Ayman Mamdouh Abbas, en échange de 10 % de son capital, pour une valorisation de 2 millions de dollars.

Fondée en juillet 2026 par Mahmoud Ammar, Aqar Exit s’attaque à un problème concret du marché immobilier égyptien : permettre aux acheteurs qui ne peuvent plus honorer leurs échéances de céder leur contrat à un autre acquéreur, plutôt que de renoncer à leur bien dans des conditions potentiellement coûteuses. L’investissement doit financer le développement de nouveaux produits et préparer une expansion à l’international, notamment dans les pays du Golfe.

Le modèle repose sur le transfert de contrats immobiliers existants. Un acheteur ayant déjà versé une partie du prix d’un logement, mais incapable de poursuivre les paiements, peut proposer son contrat sur la plateforme. Un nouvel acquéreur reprend alors le bien selon les conditions du contrat initial, sous réserve des procédures applicables et de l’accord du promoteur. L’intérêt est double. Le vendeur dispose d’une solution pour sortir d’un engagement financier devenu trop lourd et récupérer les sommes déjà versées, selon les conditions de la transaction. Le nouvel acheteur peut, de son côté, accéder à un logement sur la base d’un prix contractuel antérieur, sans payer la majoration supplémentaire souvent pratiquée sur le marché de la revente.

La plateforme vérifie les documents contractuels, les paiements effectués et le solde restant à régler avant de présenter les offres. Elle accompagne ensuite les parties dans les démarches de transfert. Selon les conditions publiées par l’entreprise, le service est gratuit pour les vendeurs ; l’acheteur supporte une commission de 1,25 % de la valeur du contrat uniquement si le transfert aboutit. Cette solution ne garantit toutefois ni une revente immédiate ni la récupération automatique de la totalité des sommes engagées. Le résultat dépend notamment du contrat initial, de la demande pour le bien et de l’autorisation du promoteur.

Les premiers chiffres communiqués par Aqar Exit témoignent d’une activité importante. La société fait état de 638 annonces clôturées, représentant une valeur cumulée d’environ 9 milliards de livres égyptiennes. Elle indique également avoir reçu 14 845 dossiers de transfert provenant de 11 833 vendeurs, ainsi que 67 013 demandes d’achat émanant de 32 870 acheteurs potentiels. La plateforme s’est également fait connaître grâce à sa participation à la cinquième saison de l’émission égyptienne Shark Tank Egypt, consacrée aux entrepreneurs en quête d’investisseurs.

Un premier financement avant une levée de 5 millions de dollars

Aqar Exit prévoit d’utiliser les 200 000 dollars obtenus pour développer ses services et préparer son implantation sur d’autres marchés. L’entreprise vise en particulier l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, deux marchés immobiliers importants de la région. Elle envisage par ailleurs une nouvelle levée de fonds d’environ 5 millions de dollars en 2027, auprès d’investisseurs égyptiens et internationaux, d’hommes d’affaires et de fonds d’investissement. Cette ambition régionale soulève plusieurs enjeux. Le transfert d’un contrat immobilier dépend des règles juridiques locales, des conditions imposées par les promoteurs et des pratiques de financement propres à chaque marché. Le modèle devra donc être adapté avant de pouvoir être reproduit à grande échelle.

Pour Aqar Exit, l’enjeu ne sera pas seulement d’attirer davantage de vendeurs et d’acheteurs. Il consistera surtout à convertir les demandes enregistrées en transferts effectivement réalisés, tout en sécurisant les opérations. C’est cette capacité d’exécution, davantage que la valeur des annonces affichées, qui permettra de mesurer la viabilité du modèle.

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Revolut, victime d’une panne chez Google Cloud

La panne d’un prestataire informatique a suffi à désorganiser les services de Revolut, le mardi 20 octobre 2026. Des clients ont rencontré des difficultés pour payer par carte, retirer de l’argent aux distributeurs ou effectuer des virements. À l’origine de l’incident : une défaillance électrique touchant une partie de l’infrastructure de Google Cloud à Londres. L’incident, largement résorbé dans la journée selon les informations publiées par Google, met en lumière une vulnérabilité des banques numériques : leur dépendance à des infrastructures technologiques qu’elles ne contrôlent pas entièrement.

Les premiers dysfonctionnements ont été signalés dans la matinée. Sur sa page officielle de suivi des services, Revolut a notamment recensé des perturbations affectant les paiements par carte, les virements, les retraits aux distributeurs et la connexion à l’application. Des utilisateurs ont également rencontré des difficultés pour recharger leurs cartes. Les signalements ont concerné plusieurs pays, dont la France. L’entreprise a assuré que les fonds et les données de ses clients restaient en sécurité, tout en indiquant que ses équipes travaillaient au rétablissement des services. La panne n’impliquait donc pas une disparition des dépôts, mais une difficulté à accéder à certains services permettant de les utiliser.

L’origine de l’incident se trouve dans la région informatique de Google Cloud située à Londres, identifiée sous le nom « europe-west2 ». Google a fait état d’un incident électrique ayant provoqué des erreurs et des interruptions intermittentes du réseau. L’incident a commencé à 6 h 08 GMT le 20 octobre et a affecté plusieurs services de son infrastructure cloud. Les conséquences ont dépassé Revolut. Plusieurs banques britanniques, dont Lloyds et HSBC, ont également signalé des perturbations. D’autres services numériques ont rencontré des difficultés, illustrant les effets en chaîne que peut provoquer une défaillance chez un fournisseur technologique majeur.

Le cloud permet aux entreprises d’héberger leurs applications, de stocker des données et de faire fonctionner une partie de leurs systèmes informatiques sans gérer elles-mêmes l’ensemble des infrastructures physiques. Mais lorsqu’un service essentiel rencontre un incident, les entreprises qui en dépendent peuvent subir des interruptions simultanées. La panne du 20 octobre en fournit une illustration concrète.

 

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La Tunisie attire Scatec et Aeolus sur le marché des énergies renouvelables

La centrale solaire Sidi Bouzid II, d’une capacité de 120 mégawatts (MW), est au cœur du partenariat entre le groupe norvégien Scatec et Aeolus, filiale du japonais Toyota Tsusho, en Tunisie. Le projet, dont le financement a été bouclé et dont la construction a démarré en juin 2026, représente un investissement estimé à 96 millions d’euros, selon Scatec. Le groupe a réaffirmé son intérêt pour le marché tunisien lors d’une rencontre avec les autorités, le 20 octobre.

Conduite par Terje Pilskog, directeur général de Scatec, la délégation a été reçue par Salah Zouari, ministre de l’Équipement et de l’Habitat chargé de la gestion du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, en présence du secrétaire d’État chargé de la Transition énergétique, et de représentants de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG). Au-delà de la centrale de Sidi Bouzid II, les discussions ont porté sur les projets solaires et éoliens en cours ou envisagés, ainsi que sur l’intégration de nouvelles technologies, notamment les systèmes de stockage de l’énergie. Le groupe a également exprimé sa volonté d’élargir ses investissements en Tunisie.

Sidi Bouzid II s’inscrit dans la stratégie de développement de Scatec et Aeolus sur le marché tunisien. Selon les données publiées par Scatec le 17 juin 2026, le projet bénéficie d’un financement estimé à 96 millions d’euros, assuré par des fonds propres et de la dette. La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) et la Banque européenne d’investissement (BEI) figurent parmi les prêteurs, tandis que le projet bénéficie également de mécanismes européens de soutien et de garantie. Les deux partenaires détiennent chacun 50 % du projet. Scatec assure notamment les activités d’ingénierie, d’approvisionnement, de construction et les services d’exploitation et de maintenance. La centrale devrait produire environ 276 gigawattheures d’électricité par an et permettre d’éviter près de 107 000 tonnes d’émissions de CO₂ annuelles, selon les estimations de l’entreprise. Ces volumes donnent une idée de l’apport attendu du projet à la production électrique tunisienne.

 

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Agriculture biologique: 700 MD de recettes à l’export en neuf mois

Les exportations tunisiennes de produits agricoles biologiques ont généré près de 700 millions de dinars (MD) au cours des neuf premiers mois de 2026, d’après TAP. Ce chiffre a été annoncé mardi par le ministre de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, Ezzeddine Ben Cheikh, à l’ouverture d’un atelier consacré aux perspectives du secteur.

Portée notamment par l’huile d’olive et les dattes, la filière dispose d’atouts pour diversifier la production agricole, créer de la valeur ajoutée et améliorer les revenus des agriculteurs. Ladite source explique qu’elle contribue également à la préservation des ressources naturelles et à l’adaptation aux changements climatiques.

Pour maintenir cette dynamique, le ministre a souligné la nécessité de renforcer la certification, le contrôle et la traçabilité des produits afin de répondre aux exigences des marchés internationaux. L’Union européenne demeure un débouché stratégique pour les exportations biologiques tunisiennes.

Ben Cheikh a également appelé à développer le marché local et à mieux valoriser les productions nationales, afin que les retombées économiques de cette activité profitent davantage aux producteurs et aux territoires.

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