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GNV déploie ses deux nouveaux fleurons sur la Méditerranée occidentale

À quelques semaines du coup d’envoi de la saison estivale, les valises commencent à se préparer des deux côtés de la Méditerranée. Et GNV, de son côté, est déjà en ordre de marche. La filiale ferry du groupe MSC a annoncé, lors d’une cérémonie somptueuse organisée à Tanger, à quelques dizaines de kilomètres du port de Tanger Med, le déploiement de ses deux navires phares sur les liaisons entre le Maroc, l’Espagne et l’Italie. Le GNV Aurora est opérationnel depuis le 1er juin, le GNV Virgo suivra, le 1er juillet. Deux dates qui sonnent comme un engagement pris devant les deux rives.

Le réseau desservi Tanger Med-Barcelone-Gênes est pensé comme un triangle stratégique. Barcelone y jouera le rôle de hub de transit pour l’ensemble du maillage, tandis que Gênes sera le principal port de soutage GNL pour les deux unités, avec un ravitaillement prévu en moyenne tous les quatre à cinq jours. Un dispositif logistique qui en dit autant sur la sophistication technique des navires, tous deux propulsés au gaz naturel liquéfié, que sur l’ambition commerciale de la compagnie.

Car le timing n’est pas anodin. GNV se positionne pour l’opération Marhaba, ce rendez-vous annuel qui mobilise, entre juin et mi-septembre, plus de trois millions de Marocains résidant en Europe dans un mouvement migratoire de grande ampleur vers et depuis leur pays d’origine. Chaque été, les ports de la Méditerranée occidentale absorbent des flux considérables de passagers, de véhicules et de fret. Y répondre avec deux navires neufs, dotés des meilleures technologies disponibles en matière de confort, de sécurité et de performance environnementale, c’est le pari que fait GNV pour cette saison 2026.

La cérémonie de Tanger, majestueuse dans sa mise en scène, a posé le cadre avec éclat: GNV ne se contente pas de renouveler sa flotte. Elle affirme, navire après navire, sa vocation méditerranéenne et son rôle de partenaire de long terme pour les communautés qui font vivre ces traversées, saison après saison, sur une mer qu’elle entend rendre un peu plus propre à chaque passage.

 

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La STIP réduit son capital après l’annulation de 191.681 actions rachetées

La Société Tunisienne Industrielle du Papier et du Carton (STIP) a annoncé la clôture de son programme de rachat d’actions propres ainsi que l’annulation de l’ensemble des titres acquis dans ce cadre, entraînant une réduction de son capital social.

Cette opération intervient à la suite d’une autorisation donnée par l’Assemblée générale extraordinaire du 20 août 2024, qui avait approuvé un programme de rachat d’actions en vue de leur annulation.

Dans ce cadre, la société a racheté 191.681 actions pour un montant global d’environ 1,03 million de dinars, conformément aux décisions validées par les actionnaires.

Réuni le 15 décembre 2025, le Conseil d’administration a acté l’annulation de l’intégralité des actions rachetées, soit 191.681 titres d’une valeur nominale de 1,09 dinar chacun. Cette décision prend effet à compter du 31 octobre 2025.

À l’issue de cette opération, le capital social de la STIP a été réduit de 208.932,29 dinars, passant de 30,72 millions de dinars à environ 30,51 millions de dinars.

Ce type d’opération est généralement utilisé par les entreprises pour ajuster leur structure de capital et optimiser la gestion de leurs actions en circulation.

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Ce village artisanal à Tozeur rejoint les circuits touristiques pour relancer l’artisanat

Castilia, dans les classifications scientifiques, renvoie à un genre de papillons. Mais à Tozeur, le terme ne vole pas dans les livres de biologie, il désigne un village artisanal aujourd’hui intégré aux circuits touristiques. Cette décision, annoncée vendredi par la directrice générale de l’Office national de l’artisanat tunisien (ONAT), Leila Msellati, vise à redonner de la visibilité à ce site qui peine depuis plusieurs années à attirer les visiteurs, comme a été rapporté par l’agence TAP.

Il convient de rappeler que ce site a récemment fait l’objet d’une visite, au mois de mars, dans le cadre d’un projet de coopération entre l’Institut national du patrimoine (INP) et l’Université de Rome “Tor Vergata”. Selon les premières données, le site témoigne d’une occupation ancienne, remontant à l’Antiquité tardive. Les recherches y ont mis en évidence des traces d’activité artisanale, notamment liées au travail du plâtre. Les archéologues estiment par ailleurs que le site pourrait correspondre à une petite agglomération ancienne, voire à une ville enfouie.

Effectuée en marge d’une visite de travail du ministre du Tourisme et de l’Artisanat, Sofiane Tekaya, cette annonce s’accompagne d’un programme de relance destiné à dynamiser les activités du village tout au long de l’année. L’initiative sera menée en coordination avec les autorités régionales. Selon la responsable de l’ONAT, la faible fréquentation du village s’explique notamment par son éloignement des principaux marchés artisanaux de la ville ainsi que des circuits habituellement empruntés par les touristes, indique la même source. Son intégration dans l’offre touristique régionale devrait ainsi permettre d’accroître sa visibilité et de favoriser la commercialisation des produits artisanaux.

Le programme prévoit également de renforcer la présence des jeunes artisans, dans un contexte marqué par l’arrivée croissante de diplômés de l’enseignement supérieur au sein du secteur. Ces nouveaux profils sont appelés à contribuer à la modernisation des métiers artisanaux tout en valorisant le patrimoine local.

Des partenariats avec plusieurs institutions publiques, dont les ministères de la Famille et des Affaires culturelles ainsi que l’Agence tunisienne de la formation professionnelle, sont également envisagés. Ils devraient déboucher sur l’organisation de manifestations, d’expositions et de foires destinées à attirer davantage de visiteurs.

Au-delà du seul village de Castilia, cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large de valorisation de l’artisanat à Tozeur. La région dispose en effet d’un riche patrimoine artisanal et d’un savoir-faire diversifié qui reflètent son histoire et son identité culturelle. Pour les responsables du secteur, le développement de ces activités représente à la fois un levier de préservation du patrimoine et une opportunité de renforcer l’attractivité touristique du Sud tunisien.

 

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De Tunis à Dubaï, Mehdi Gharbi bâtit des ponts technologiques entre trois continents

Lorsqu’il évoque son parcours, Mehdi Gharbi ne parle ni de réussite fulgurante ni de raccourcis. Il parle surtout de patience, de persévérance et d’opportunités saisies au bon moment.

Ingénieur spécialisé dans les télécommunications et les réseaux mobiles, certifié PMP en gestion de projets, ce Tunisien installé aujourd’hui à Dubaï a passé près de deux décennies au cœur des infrastructures qui rendent possible un monde toujours plus connecté.

Avant de lancer sa propre société de conseil aux Émirats arabes unis, son parcours l’a conduit de la Tunisie à la France, puis vers certains des projets technologiques les plus ambitieux du secteur automobile.

Pendant 14 ans, il évolue dans l’écosystème Orange, entre la Tunisie et la France. Une période déterminante durant laquelle il participe à la gestion de projets complexes impliquant plusieurs pays, opérateurs et partenaires internationaux. “Cette expérience m’a permis de comprendre comment piloter des projets à grande échelle avec des équipes multiculturelles et des acteurs internationaux”, explique-t-il.

En 2019, il s’installe en France. Quelques années plus tard, une nouvelle opportunité s’offre à lui lorsqu’il rejoint le groupe japonais NTT, l’un des géants mondiaux des télécommunications.Le projet qui lui est confié a pour nom BMW. Sa mission est de piloter l’écosystème télécom qui permet aux véhicules du constructeur allemand de rester connectés partout dans le monde.

Derrière une fonctionnalité aussi simple en apparence qu’un appel d’urgence automatique ou une connexion Internet embarquée se cache en réalité une infrastructure mondiale complexe. Grâce à des cartes eSIM intégrées et à des accords de roaming internationaux, les véhicules peuvent transmettre des données, communiquer avec différents services et rester connectés quel que soit le pays où ils circulent. “Nous avons construit tout un environnement réseau dédié exclusivement à BMW”, résume-t-il. Aujourd’hui encore, les usages continuent d’évoluer. Les équipes travaillent notamment sur des solutions permettant à une voiture d’envoyer automatiquement un rapport détaillé aux compagnies d’assurance en cas d’accident ou de sinistre.

Pour Mehdi Gharbi, cette expérience constitue un tournant. “Le projet BMW m’a beaucoup appris sur la gestion de programmes internationaux et sur les technologies qui façonnent la mobilité de demain.” En 2024, il choisit de franchir une nouvelle étape en s’installant à Dubaï pour créer sa propre structure: Protel Consulting DMCC. L’objectif? Accompagner les entreprises dans leurs projets de transformation digitale, d’intelligence artificielle, d’Internet des objets et d’infrastructures télécoms. Mais derrière cette création d’entreprise se cache aussi une volonté plus personnelle: bâtir des passerelles entre les différents écosystèmes technologiques qu’il a découverts au fil de sa carrière. “Mon ambition est de créer un pont entre l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique”, affirme-t-il. Aujourd’hui, l’entreprise travaille avec des clients basés en France, au Luxembourg et aux Émirats arabes unis. Ses activités s’articulent autour de 3 axes; le conseil, la R&D et le développement commercial. L’IA occupe une place croissante dans cette stratégie. L’entreprise développe actuellement plusieurs solutions destinées à répondre à des problématiques concrètes dans des secteurs variés: immobilier, villes intelligentes, tourisme, restauration ou encore détection de fraude. “Nous ne développons pas de l’IA pour faire de l’IA. Nous construisons des solutions adaptées aux besoins réels des entreprises”, insiste-t-il. L’un des projets les plus structurants pour l’avenir de l’entreprise est né d’une collaboration avec la King Abdullah University of Science and Technology (KAUST), en Arabie saoudite. Ce partenariat a notamment contribué à ouvrir la voie à une implantation et à des recrutements en Tunisie. Car malgré une carrière désormais largement internationale, Mehdi Gharbi garde un lien fort avec son pays d’origine. Une partie des activités de Protel Consulting est aujourd’hui développée depuis Tunis, où l’entreprise accueille des stagiaires, des étudiants en projet de fin d’études et de jeunes ingénieurs. Des profils issus notamment de SUP’COM ou de l’ENIT participent déjà à certains projets menés pour des clients internationaux. ” Le talent existe en Tunisie. Ce qui fait souvent la différence, c’est la discipline, la volonté et l’envie d’apprendre”», estime-t-il. Pour lui, l’enjeu dépasse le simple recrutement. Il s’agit aussi de permettre à de jeunes ingénieurs tunisiens d’accéder à des projets auxquels ils n’auraient pas forcément accès depuis leur marché local. “Lorsqu’ils travaillent sur des projets internationaux, ils gagnent en expérience, en expertise et en visibilité. C’est bénéfique pour eux mais aussi pour l’ensemble de l’écosystème.” 

L’aventure entrepreneuriale n’a pourtant pas été un long fleuve tranquille.Il essuie trois refus de visa successifs et doit attendre près de six mois avant de pouvoir finaliser son installation et s’installer à Dubaï. “Cela a probablement été l’une des périodes les plus difficiles de mon parcours”, reconnaît-il.

L’adaptation de sa famille à un nouvel environnement, notamment anglophone, représente également un défi. Mais il souligne la facilité d’intégration offerte par une ville où la majorité des habitants sont des expatriés venus des quatre coins du monde. Deux ans après le lancement de son entreprise, Protel Consulting compte une dizaine de collaborateurs et poursuit sa croissance. Pour Mehdi Gharbi, cette trajectoire reste avant tout le résultat d’un travail de longue haleine. “La persévérance, le réseau professionnel, la curiosité et la patience et KAUST ont joué un rôle essentiel dans mon parcours”, résume-t-il.

Une philosophie qui l’accompagne toujours aujourd’hui, alors qu’il continue de développer des projets à l’intersection des télécommunications, de l’intelligence artificielle et de l’innovation, avec une conviction intacte; les talents tunisiens ont toute leur place dans les grandes transformations technologiques mondiales.

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TunPay, TPE, e-commerce… Les Tunisiens paient autrement

Le paiement digital poursuit sa montée en puissance en Tunisie au premier trimestre 2026, selon le Bulletin n°16 de la Banque centrale de Tunisie (BCT). L’écosystème affiche une croissance simultanée des portefeuilles mobiles, de l’e-paiement et des paiements de proximité.

Le label national de paiement mobile TunPay enregistre une progression marquée. Les portefeuilles électroniques atteignent 477 000 wallets actifs, en hausse de 67,1% sur un an. L’écosystème compte désormais 17 prestataires de services de paiement agréés (+34,5%).

Le volume global atteint 2,7 millions de transactions pour une valeur de 487,6 millions de dinars. Les paiements dominent les usages avec 57,5% des opérations, devant les transferts (16%), le cash-in (13,5%) et le cash-out (13%), confirmant une évolution vers des usages plus réguliers et moins centrés sur le retrait. Deux signaux renforcent cette dynamique : le paiement des inscriptions scolaires via USSD/wallet et l’unification progressive de l’expérience utilisateur sous le label TunPay.

E-paiement

Le commerce en ligne accélère nettement. Les transactions d’e-paiement atteignent 5,2 millions au T1 2026, en hausse de 28,4% sur un an. En valeur, elles progressent encore plus vite, à 382,7 millions de dinars (+34,8%). Cette différence entre volume et valeur indique une hausse du panier moyen, traduisant des achats en ligne plus importants et une confiance accrue dans le paiement numérique.

Le nombre de sites marchands actifs progresse également de 28,2% pour atteindre 1 288 plateformes, confirmant la montée en puissance simultanée de l’offre et de la demande.

Le numérique s’installe dans le quotidien

Les paiements par TPE restent le pilier du paiement électronique physique. Ils enregistrent 11,7 millions de transactions (+21,4%) pour 1,38 milliard de dinars (+19,7%). Le parc atteint environ 45 000 terminaux (+4,4%). La croissance plus rapide des volumes que des valeurs montre une diffusion du paiement par carte dans des transactions du quotidien : petits commerces, cafés ou services de proximité. Le déploiement du projet White-EMV devrait renforcer cette dynamique en améliorant l’interopérabilité des terminaux et en facilitant l’usage des cartes locales et internationales.

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Selon TUI, la plus belle plage du monde se trouve en Tunisie, à Yasmine Hammamet

Yasmine Hammamet arrive en tête d’un classement international des plus belles plages du monde pour 2026, confirmant l’attractivité de la destination tunisienne sur la scène touristique mondiale. La plage de Yasmine Hammamet a obtenu la meilleure note dans le « Beautiful Beach Index » élaboré par le groupe touristique TUI. Avec un score de 8,10 sur 10, elle devance des plages situées en Turquie, à Sainte-Lucie, en Grèce, à Malte, en Égypte et à Chypre. L’étude repose sur une analyse d’images satellites réalisée à l’aide d’outils de traitement d’images et d’intelligence artificielle. Les chercheurs ont évalué plusieurs critères, dont la couleur et la luminosité de l’eau, la qualité visuelle du sable, l’équilibre du paysage côtier et le niveau d’urbanisation visible. Selon TUI, Yasmine Hammamet s’est distinguée par ses eaux turquoise, son sable doré et un environnement côtier relativement préservé. S’étendant sur près de quatre kilomètres, la plage est particulièrement prisée des familles et des amateurs d’activités nautiques. Si la Turquie est le pays le plus représenté dans le Top 10 avec quatre plages classées, aucune destination n’a dépassé la station balnéaire tunisienne. La plage d’İçmeler Bay, à Bodrum, arrive en deuxième position avec une note de 7,87 sur 10, devant Reduit Beach à Sainte-Lucie (7,83). Le classement met également en lumière la présence de l’hôtel TUI Magic Life Africana, implanté à Yasmine Hammamet. L’établissement figure parmi les cinq resorts du groupe situés sur des plages classées dans le Top 10 mondial. À l’heure où les voyageurs préparent leurs vacances de 2026, cette distinction offre une nouvelle visibilité internationale à la destination tunisienne et renforce la position de Yasmine Hammamet parmi les stations balnéaires les plus attractives du bassin méditerranéen.

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Tunisie: la carte bancaire révèle de fortes disparités territoriales

Avec environ 55 agences pour 100 000 adultes à Tunis, contre seulement 7 à 8 dans des gouvernorats comme Kasserine ou Sidi Bouzid, l’écart est net et traduit de fortes disparités territoriales dans l’accès aux services bancaires. C’est ce que souligne la dernière note de Melqart Insights, la division de recherche du cabinet de conseil, Melqart Partners, qui analyse le secteur bancaire tunisien sous l’angle de l’allocation territoriale du capital.

Cette différence, qui signifie que la densité bancaire à Tunis, c’est-à-dire le nombre d’agences pour 100 000 adultes, est près de 8 fois supérieure à celle de certaines régions de l’intérieur, ne relève pas d’un simple déséquilibre local mais traduit une organisation plus profonde du système financier. À l’échelle nationale, cette concentration apparaît encore plus clairement puisque le Grand Tunis et le Centre-Est regroupent près de 67 % du réseau bancaire, laissant une large partie de l’intérieur du pays en situation de sous-dotation structurelle.

Pour Dhia Ahmed, Fondateur et Managing Partner de Melqart Partners: “La véritable histoire de la finance tunisienne ne se lit pas uniquement dans les bilans comptables, elle s’inscrit sur la carte. L’asymétrie que nous observons entre le littoral et l’intérieur n’est pas une fatalité géographique, mais le stigmate d’un modèle de développement hérité qui concentre le capital là où la valeur est déjà acquise. Pour nos institutions, le redéploiement territorial n’est plus un sujet de conformité ou de responsabilité sociale, mais un impératif stratégique de croissance et de pérennité pour la prochaine décennie.”

Cette répartition du réseau ne s’est pas construite de manière aléatoire. Elle s’inscrit dans une trajectoire économique ancienne. Depuis les années 1970, le développement tunisien s’est concentré sur le littoral, tourné vers l’industrie, les services et les activités d’exportation. Les banques ont suivi ces pôles déjà dynamiques, en s’installant là où les flux économiques étaient les plus visibles et les risques les plus maîtrisés.

Avec le temps, cette logique d’adaptation a produit un effet cumulatif: la finance s’est consolidée là où elle était déjà présente. Les zones côtières concentrent désormais l’essentiel de l’activité bancaire, tandis que l’intérieur reste en retrait, avec un accès plus limité aux services financiers, au crédit et à l’investissement.

Ce déséquilibre n’est pas seulement spatial, il devient économique et social. Les régions les mieux dotées en agences bancaires sont aussi celles où l’activité est la plus dynamique, tandis que les zones moins bancarisées cumulent souvent chômage plus élevé et fragilité économique.

 

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Pont de Bizerte, hôpitaux, autoroute Tunis-Jelma… Le gouvernement met la pression pour accélérer les chantiers

Le gouvernement hausse le ton sur les projets publics. Réuni le 4 juin, un conseil ministériel, présidé par la cheffe du gouvernement Sarra Zaafrani Zenzri, a appelé à accélérer la réalisation des grands chantiers en cours et à lever les obstacles qui retardent leur exécution.

Les autorités ont passé en revue l’avancement de plusieurs projets structurants dans les secteurs de la santé, des transports, de l’énergie, de l’eau, du numérique et de l’éducation. Parmi les dossiers suivis figurent le pont de Bizerte, l’autoroute Tunis-Jelma, le Réseau ferroviaire rapide, l’interconnexion électrique Tunisie-Italie ELMED ainsi que plusieurs hôpitaux régionaux et universitaires en construction.

Le gouvernement mise sur ces investissements pour soutenir la croissance, améliorer les services publics et stimuler l’emploi dans les régions. Une attention particulière a été accordée aux retards de réalisation, avec un appel à renforcer le suivi sur le terrain et à accélérer les procédures administratives. L’exécutif a également mis en avant les réformes en cours pour améliorer le climat de l’investissement, notamment la révision de certains textes réglementaires, la réduction des délais de traitement des dossiers, la simplification des autorisations administratives et le développement des services numériques de l’administration.

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La Tunisie renforce sa présence touristique à Shanghai

Source: ONTT

Avec plus de 100 millions de touristes chinois voyageant à l’international chaque année, la Chine représente l’un des marchés les plus stratégiques et les plus convoités du tourisme mondial.

À cet effet, la Tunisie a participé, à Shanghai, au salon international ITB China 2026, l’un des principaux rendez-vous du secteur du voyage en Asie. Le directeur général de l’Office national du tourisme tunisien (Ontt), Mohamed Mehdi Haloui, y a mené plusieurs rencontres avec des acteurs majeurs du tourisme et du numérique en Chine. Ces échanges visent à renforcer la promotion de la destination Tunisie sur le marché chinois.

Plusieurs plateformes digitales ont été ciblées pour développer la visibilité de la Tunisie auprès des voyageurs, notamment les jeunes et les touristes indépendants. Des discussions ont eu lieu avec Xiaohongshu, ainsi qu’avec des acteurs du voyage en ligne comme Trip.com Group, Fliggy et Tongcheng Travel.

Les échanges ont également porté sur le développement de nouvelles campagnes de promotion et l’adaptation de l’offre tunisienne aux tendances du tourisme digital.

Des tour-opérateurs chinois ont été rencontrés pour étudier la mise en place de nouveaux circuits vers la Tunisie. Ces programmes couvrent plusieurs segments, dont le tourisme culturel, saharien, balnéaire, d’affaires et haut de gamme.

La question de la connectivité aérienne a aussi été abordée avec la compagnie Spring Airlines, afin de faciliter les déplacements entre les deux pays.

Plus largement, cette mission s’inscrit dans une stratégie visant à renforcer la présence de la Tunisie sur le marché touristique chinois et à diversifier ses partenariats internationaux.

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La Tunisie décroche 2 millions de dollars pour restaurer le lac Ichkeul

La Tunisie bénéficiera d’un financement direct de 2 millions de dollars, soit près de 5,8 millions de dinars, pour restaurer les écosystèmes du lac Ichkeul et des zones humides environnantes. Cette enveloppe s’inscrit dans un projet international doté d’un budget global de 8,8 millions de dollars.  

Le projet est financé par le Fonds pour l’environnement mondial (FEM) et mis en œuvre par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Il a été approuvé lors des réunions du Conseil du FEM à Samarcande, en Ouzbékistan, et sera déployé entre 2026 et 2028 dans le gouvernorat de Bizerte.  

Classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, le parc national d’Ichkeul figure parmi les zones humides les plus importantes d’Afrique du Nord. Ces dernières années, le site a subi une dégradation progressive sous l’effet de la baisse des apports en eau douce, de l’augmentation de la salinité et des épisodes de sécheresse.  

Le programme prévoit la restauration des écosystèmes aquatiques, l’amélioration de la gestion des ressources en eau, le renforcement du suivi environnemental et l’appui à la gouvernance locale. Il comprend également des actions en faveur des populations riveraines, notamment à travers le développement de l’écotourisme et la valorisation des produits locaux afin de réduire la pression sur les ressources naturelles.  

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La startup tunisienne Chitelix finaliste de MassChallenge Switzerland 2026

La startup tunisienne Chitelix, spécialisée dans la valorisation des déchets issus de l’industrie de la pêche, a été sélectionnée parmi les finalistes du programme international d’accélération MassChallenge Switzerland. L’entreprise figure ainsi parmi les projets retenus à l’issue d’un processus de sélection ayant examiné plus de 1 961 candidatures provenant du monde entier.

Cette distinction vient récompenser le développement d’un modèle de biotechnologie marine circulaire fondé sur la transformation des sous-produits de la pêche en biopolymères durables et en solutions biosourcées à forte valeur ajoutée.

Basée à Bizerte, Chitelix a été cofondée par Anis Ben Ghalia. La startup est née d’un constat lié à l’industrie du crabe bleu, dont l’exportation génère quotidiennement d’importantes quantités de déchets. Plutôt que de les éliminer, l’entreprise a développé un procédé permettant d’extraire le chitosan, un biopolymère naturel utilisé comme alternative aux plastiques issus de la pétrochimie.

Installée sur une superficie de 1 300 m² au pôle agroalimentaire de Bizerte, l’usine pilote de Chitelix transforme les déchets de crabes en chitosan et en citrate de calcium. Chaque tonne de matière première traitée permet de produire environ 150 kilogrammes de chitosan, utilisé notamment dans les secteurs de l’agriculture, de la cosmétique, de la pharmacie et des bioplastiques.

Qu’est-ce que le programme MassChallenge Switzerland 2026?

Lancé en Suisse par l’organisation internationale MassChallenge, le programme MassChallenge Switzerland est l’un des plus importants accélérateurs de startups à impact au monde. L’édition 2026 a attiré près de 2 000 candidatures internationales et accompagne pendant quatre mois des jeunes entreprises innovantes à fort potentiel de croissance.

Pendant quatre mois, les startups sélectionnées bénéficient d’un accompagnement par des experts, d’un accès à un réseau d’investisseurs et de partenaires industriels, ainsi que d’opportunités de développement à l’international.

Axé notamment sur les technologies durables, la santé, l’agroalimentaire et l’industrie verte, le programme vise à accélérer la croissance de projets à fort potentiel d’impact économique et environnemental.

La sélection de la startup tunisienne Chitelix parmi les finalistes constitue ainsi une reconnaissance internationale de son modèle de valorisation des déchets marins et de son potentiel de développement à l’échelle mondiale.

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L’Institut Pasteur relance la production de sérums thérapeutiques après plusieurs années d’arrêt

La Tunisie franchit une nouvelle étape vers le renforcement de son autonomie sanitaire. L’Institut Pasteur de Tunis (IPT) a remis en service sa machine de purification des sérums thérapeutiques, restée à l’arrêt pendant plusieurs années à la suite d’une panne technique.  

L’annonce a été faite jeudi 4 juin par l’IPT. Cette reprise devrait permettre au pays de couvrir ses besoins en sérum anti-scorpion et en sérum anti-vipère à l’horizon 2027, tout en relançant progressivement l’approvisionnement du marché local en sérum antirabique.  

Au cœur du processus de fabrication des sérums, cet équipement est considéré comme un maillon essentiel de la chaîne de production. Sa remise en exploitation marque le retour à pleine capacité d’une unité stratégique qui produit notamment les sérums destinés au traitement des piqûres de scorpions, des morsures de vipères et des expositions à la rage.  

Cette relance s’inscrit dans la stratégie nationale visant à renforcer la souveraineté sanitaire et à réduire la dépendance aux importations de produits biologiques essentiels. Elle intervient également dans un contexte où les autorités sanitaires multiplient les initiatives pour consolider les capacités nationales de production de vaccins et de sérums.  

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Chocolat sans cacao: une nouvelle disruption en marche sur le marché mondial

 

 

Le cacao est une culture tropicale qui pousse dans plusieurs pays, mais il est aujourd’hui principalement produit en Afrique de l’Ouest. La Côte d’Ivoire en est le premier producteur mondial, suivie du Ghana. Mais si un jour l’on parle de chocolat sans véritable cacao, cela pourrait profondément transformer toute la filière mondiale du chocolat.

En effet, une nouvelle étape vient d’être franchie dans l’industrie du chocolat. Le groupe agroalimentaire Barry Callebaut a annoncé l’intégration de ChoViva, une alternative au chocolat sans cacao développée par la startup allemande Planet A Foods. Une évolution qui marque l’entrée de ces innovations dans une phase d’industrialisation à grande échelle, selon des informations rapportées par l’Agence Ecofin.

Une alternative au chocolat “sans fèves de cacao”

ChoViva se présente comme un substitut au chocolat traditionnel, capable d’en reproduire le goût et la texture sans utiliser de fèves de cacao. Le produit est élaboré à partir de graines de tournesol et de pépins de raisin fermentés et torréfiés, auxquels sont ajoutés sucre, lait et matières grasses.

Initialement développé dans un cadre de recherche par Planet A Foods, le produit a été progressivement testé sur le marché européen depuis le début des années 2020, avant d’être commercialisé à plus grande échelle dès 2024.

Une industrialisation portée par les grands groupes

L’entrée de Barry Callebaut dans la distribution de ChoViva constitue un tournant majeur pour cette technologie. Le groupe suisse, leader mondial de la transformation du cacao, ne se contente plus de suivre la filière traditionnelle, il s’implique désormais dans des alternatives susceptibles de réduire la dépendance aux fèves de cacao. Selon les informations de l’Agence Ecofin, ce partenariat marque le passage d’une innovation de niche à une solution intégrée dans les chaînes industrielles alimentaires mondiales.

Une tendance mondiale d’innovations alternatives…

ChoViva n’est pas un cas isolé. D’autres startups développent également des technologies visant à produire du chocolat sans cacao, que ce soit via la culture cellulaire, la fermentation ou des substitutions végétales. Certaines entreprises travaillent notamment sur du cacao cultivé en laboratoire ou sur des alternatives à base de légumineuses. Ces innovations restent encore en phase pilote ou précommerciale, mais elles traduisent une tendance de fond: la recherche de solutions pour diversifier les sources d’approvisionnement et réduire la dépendance à une filière jugée fragile.

Réalité/ les faits

Cette dynamique intervient dans un contexte difficile pour la filière cacao mondiale. Concentrée à plus de 70% en Afrique de l’Ouest, la production fait face à plusieurs contraintes. On peut citer: vieillissement des plantations, maladies, faible productivité et impacts du changement climatique. Ces tensions ont contribué à une forte volatilité des prix ces dernières années, avec un pic historique atteint fin 2024 sur les marchés internationaux. Même si les cours ont depuis reculé, les analystes estiment que le marché reste structurellement instable.

Si ces alternatives restent encore limitées en termes de volumes, leur montée en puissance pourrait à moyen terme modifier la structure de la demande mondiale de cacao, notamment dans les produits de grande consommation où la substitution est plus facile. Pour les pays producteurs, notamment en Afrique, cette évolution pose une double équation: risque de pression sur les volumes exportés, mais aussi opportunité de repositionnement vers des cacaos premium et mieux valorisés.

Selon les normes internationales du Codex Alimentarius, seuls les produits contenant une proportion minimale de cacao peuvent être commercialisés sous l’appellation “chocolat”, ce qui limite encore la substitution totale. À ce stade, le cacao demeure difficilement remplaçable dans les segments haut de gamme, où son profil aromatique reste central. Toutefois, l’entrée d’acteurs majeurs comme Barry Callebaut dans les alternatives sans cacao confirme une transformation progressive de l’industrie. 

 

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Tunisie : les réserves en devises atteignent 103 jours d’importation au 3 juin

Les avoirs nets en devises de la Banque centrale de Tunisie (BCT) se sont établis à 25,5 milliards de dinars au 3 juin 2026, soit l’équivalent de 103 jours d’importation, selon les derniers indicateurs monétaires publiés par l’institution.

Les données provisoires de la BCT montrent également que le volume global de refinancement accordé aux banques a atteint 11,1 milliards de dinars à la même date. Par ailleurs, les billets et monnaies en circulation ont poursuivi leur progression pour s’élever à près de 29,5 milliards de dinars, reflétant l’importance de la liquidité fiduciaire dans l’économie. De son côté, le solde du compte courant du Trésor auprès de la Banque centrale s’est établi à 1,21 milliard de dinars au 3 juin 2026. Ces indicateurs offrent un aperçu de la situation de la liquidité bancaire, des réserves en devises et de la trésorerie de l’État au début du mois de juin.

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Ce que l’on sait d’Uber Boat, qui débarque en France

Uber décide de s’attaquer au marché du nautisme. Selon plusieurs sources, le géant américain s’est associé au leader européen de la location de bateaux, Click&Boat, pour proposer à partir de mi-juin des sorties en mer avec skipper directement depuis son application.

En effet, Uber élargit son champ d’activité en lançant ce nouveau service “Uber Boat” en France. À vrai dire, il s’agit d’une nouvelle étape dans la stratégie de diversification du groupe, qui vise à devenir une plateforme globale de mobilité et de services touristiques.

Ici, plutôt que de créer sa propre flotte nautique, Uber adopte un modèle d’agrégation en s’appuyant sur l’offre déjà existante de Click&Boat. Cette approche lui permet d’intégrer un marché fragmenté, celui de la location de bateaux, sans supporter les coûts élevés liés à l’acquisition et à la gestion d’actifs. L’objectif est de centraliser, dans une seule interface, des services variés allant du transport urbain aux activités touristiques, afin de renforcer l’engagement des utilisateurs et d’augmenter la fréquence d’utilisation de l’application.

Le lancement est prévu dans 7 villes françaises :

  1. Marseille

  2. Paris

  3. Annecy

  4. Cannes

  5. Nice

  6. Saint-Tropez

  7. Toulon

Toutefois, pour l’heure, le service dépend des règles locales très strictes, surtout en zones protégées, comme le Parc national des Calanques. Ces endroits limitent fortement le nombre de bateaux, les zones de navigation et les activités touristiques… 

 Uber ambitionne de devenir une application “tout-en-un”. L’entreprise a récemment annoncé une collaboration avec Expedia Group afin d’intégrer les réservations d’hôtels directement dans son application.

A suivre…

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Tabagisme au Maghreb: un coût sanitaire et économique qui appelle une réponse coordonnée

Le tabac tue, les lois existent et pourtant un enfant algérien de 12 ans peut acheter des cigarettes à l’unité devant son école. Ce paradoxe, révélateur d’un échec systémique qui dépasse les frontières, a été au cœur d’une réunion médicale réunissant des praticiens algériens, tunisiens et libyens à Tunis le 2 juin, à l’initiative de med.tn, plateforme de santé numérique et premier réseau professionnel médical en ligne en Tunisie.

De cette rencontre a émergé non seulement un diagnostic commun, mais l’ébauche d’une stratégie régionale coordonnée face à une épidémie que l’Organisation mondiale de la santé associe à plus de 30 maladies distinctes.Le constat de départ est brutal. Un quart des élèves algériens âgés de 11 à 19 ans fument déjà et la première cigarette est souvent allumée avant l’âge de 10 ans. À l’université, 9% des étudiants sont concernés, avec une surreprésentation masculine marquée, tandis que 26%  des travailleurs industriels et 18% des professionnels de santé sont eux-mêmes fumeurs. Ce dernier chiffre sapant d’emblée la crédibilité des messages préventifs, comme l’a souligné l’épidémiologiste algérienne Souad Bouaoud. Ces données sous-estiment encore la réalité: dans les 3 pays, la stigmatisation sociale du tabagisme féminin pousse de nombreuses femmes à ne pas déclarer leur consommation. En Libye, l’instabilité politique empêche toute collecte fiable, mais la situation y est vraisemblablement comparable à celle des pays voisins, selon le pneumologue Hssan Mosrati, qui pointe en outre l’éclatement des responsabilités comme facteur aggravant.

Selon le cardiologue tunisien Dhaker Lahidheb, lorsqu’un patient consulte un spécialiste, il est souvent déjà trop tard pour agir en amont. Si des pays comme l’Australie, la Nouvelle-Zélande ou les États scandinaves ont réussi à réduire l’impact du tabac grâce à des politiques volontaristes, les experts estiment que le Maghreb doit développer des solutions adaptées à ses propres réalités sociales, économiques et culturelles.

Les non-fumeurs, victimes silencieuses

L’exposition involontaire ajoute une dimension supplémentaire à l’urgence. Une personne partageant l’espace d’un fumeur inhale l’équivalent de quatre à cinq cigarettes sur un paquet entier ; une séance de chicha correspond à la consommation de dix à quinze cigarettes. Dans de nombreux foyers maghrébins, on fume en présence d’enfants sans que cela suscite de réaction sociale, exposant femmes et mineurs à des substances auxquelles ils n’ont jamais consenti. Les interdictions légales dans les lieux publics existent, mais restent inappliquées faute de mécanismes de contrôle et de sanction effectifs, déplore Bilkhir.

Fiscalité et droit: deux chantiers paralysés

La fiscalité constitue l’un des leviers les plus puissants et les plus mal utilisés. Les écarts de prix entre pays voisins alimentent un trafic transfrontalier qui annule les effets des hausses tarifaires nationales. “Si on augmente les prix dans une zone et pas dans les autres, on n’a rien fait. La stratégie doit être unifiée”, tranche Lahidheb. L’Algérie a bien instauré des taxes spécifiques, rappelle Bouaoud, mais leur impact demeure marginal hors d’un cadre régional harmonisé, assorti d’une affectation d’une partie des recettes à la prévention et aux soins oncologiques.

L’application du droit existant représente un chantier d’égale urgence. L’Algérie a signé et ratifié la convention-cadre de l’OMS, et sa législation interdit formellement la vente de tabac aux mineurs comme la consommation dans les espaces publics. Dans les faits, la loi reste sans effet: des enfants de douze ans achètent des cigarettes à l’unité, et les espaces non-fumeurs n’existent que sur le papier.

Solutions? 

La prévention du tabagisme doit cibler les enfants dès 10-11 ans, avant l’âge critique d’initiation situé entre 13 et 15 ans. Les experts recommandent d’utiliser les outils du marketing et les réseaux sociaux pour contrer l’influence de l’industrie du tabac, qui exploite déjà l’intelligence artificielle dans ses campagnes. Ils soulignent également l’importance de renforcer l’aide au sevrage, alors que la majorité des fumeurs connaissent les risques du tabac mais ignorent comment arrêter. Le développement des structures d’accompagnement et l’accès gratuit aux substituts nicotiniques figurent parmi les priorités.

 

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Les premiers logements sociaux voient le jour avec le lancement de 162 unités à Mornaguia

Le programme de location-vente entre dans sa phase de réalisation. Les travaux de construction de 162 logements sociaux à Mornaguia, dans le gouvernorat de la Manouba, ont été lancés mercredi 3 juin 2026. Il s’agit des premiers projets mis en œuvre dans le cadre de ce mécanisme destiné à faciliter l’accès au logement.

En donnant le coup d’envoi des travaux, le ministre de l’Équipement et de l’Habitat, Salah Zouari, chargé également de la gestion du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, a indiqué que ces projets constituent le premier noyau de logements sociaux réalisés dans le cadre du programme de location-vente annoncé par le président de la République, Kaïs Saïed.

La réalisation sera assurée par la Société nationale immobilière de Tunisie (SNIT), à travers ses filiales du Nord, du Centre et du Sud, ainsi que par la Société de promotion des logements sociaux (SPROLS). Les deux projets devraient être achevés à la fin de l’année 2027. Le ministre a souligné que cette première tranche doit ouvrir la voie au lancement d’autres projets de location-vente dans les différentes régions du pays. Il a également insisté sur le respect des délais de réalisation et des normes de qualité, avec pour objectif de remettre les logements aux bénéficiaires dès leur achèvement. Selon le ministère, les financements nécessaires ont été mobilisés en coordination avec le ministère des Finances à travers le Fonds de promotion du logement pour les salariés (FOPROLOS), afin d’assurer l’avancement du projet dans les meilleures conditions.

Par ailleurs, la plateforme numérique consacrée aux critères d’attribution des logements est à un stade avancé de développement. Son entrée en phase de test est prévue pour la fin de l’année 2026. Une réunion de suivi s’est tenue le 2 juin afin de faciliter les procédures de sélection des entreprises chargées de réaliser les autres projets de location-vente prévus à travers le pays.

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Après le durcissement des visas, les États-Unis réduisent leur réseau consulaire en Afrique à l’exception de 20 pays

Dans un contexte où l’accès aux visas américains n’a cessé de se durcir au fil des mois, entre nouvelles contraintes imposées dans plusieurs pays et, dans certains cas, exigence d’une caution pouvant atteindre 15 000 dollars, les États-Unis s’apprêtent à revoir leur réseau consulaire en Afrique, selon l’agence AP News.

S’il s’agit, en réalité, d’un secret de Polichinelle, l’administration Trump multiplie les mesures destinées à limiter les flux migratoires vers les États-Unis et à lutter contre les dépassements de séjour. Concrètement, cette évolution concerne la réorganisation du réseau des ambassades et consulats chargés du traitement des demandes de visa sur le continent africain. D’après AP News, le département d’État prévoit de réduire ce dispositif d’environ 50 centres de traitement à près de 20 pôles régionaux, appelés “hubs”, vers lesquels les demandeurs seront désormais orientés.

Il ne s’agit toutefois pas d’une fermeture des représentations diplomatiques concernées. Les postes qui ne seront pas désignés comme hubs conserveront leurs missions essentielles, notamment les services aux citoyens américains, le renouvellement des passeports, ainsi que la gestion des situations consulaires urgentes ou des dossiers relevant de l’intérêt national.

Dans cette nouvelle configuration, le traitement des visas serait donc concentré dans un nombre limité de capitales africaines, appelées à jouer un rôle régional. Ces hubs incluraient notamment “Abidjan, Accra, Addis-Abeba, Le Cap, Dakar, Dar es Salaam, Djibouti, Johannesburg, Kampala, Kigali, Kinshasa, Lagos, Lomé, Luanda, Malabo, Monrovia, Nairobi, Port-Louis, Praia et Yaoundé”, dit la même source.

À ce stade, aucune communication officielle détaillée n’a été publiée par les autorités américaines sur les modalités précises de mise en œuvre de cette réorganisation. En attendant d’éventuelles confirmations ou précisions supplémentaires, cette réforme esquissée par la même source pourrait néanmoins modifier l’accès aux services consulaires pour de nombreux demandeurs africains, contraints de passer par des centres régionaux pour leurs démarches.

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ASSAD enregistre une baisse de 14,9% de son chiffre d’affaires au premier trimestre 2026

Le chiffre d’affaires de L’Accumulateur Tunisien ASSAD recule de 14,9% au premier trimestre 2026 pour s’établir à 23,2 millions de dinars (MDT), contre 27,2 MDT un an plus tôt, selon ses indicateurs d’activité publiés récemment. Cette baisse est principalement liée à la forte contraction des ventes à l’export dans un contexte international jugé défavorable.

Dans le détail, la société enregistre des trajectoires contrastées entre ses marchés. Le chiffre d’affaires local progresse de 9,1% à 15,5 MDT, contre 14,3 MDT au premier trimestre 2025, confirmant une dynamique de consolidation sur le marché intérieur. À l’inverse, les revenus à l’export chutent de 41,3% à 7,6 MDT, contre 13 MDT un an auparavant. Cette baisse s’explique notamment par le retard temporaire du renouvellement de la licence d’importation de la filiale algérienne BAA, dans un contexte international volatil. Sur le plan financier, ASSAD poursuit son désendettement. L’endettement total diminue de 4,9% pour atteindre 76,4 MDT contre 80,4 MDT sur la même période de 2025. L’endettement à moyen et long terme recule fortement de 52,1% à 10,4 MDT, traduisant une réduction significative des engagements financiers structurels et une amélioration du profil de risque de la société. En parallèle, les crédits de gestion augmentent de 12,5% à 66 MDT, en lien avec le financement des besoins d’exploitation et le soutien du cycle opérationnel.

 

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