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300 000 dollars pour NUMAIQ, le pari audacieux sur l’IA vocale tunisienne

La jeune pousse tunisienne NUMAIQ annonce la clôture d’un tour de financement de 300 000 dollars, apporté par un business angel basé aux Émirats arabes unis. L’opération se déroule en trois tranches, dont la première qui est d’ores et déjà versée sur le compte de la startup. Au moment de cet accord, l’entreprise n’avait, ni produit abouti, ni client, ni les indicateurs que les investisseurs réclament habituellement avant de s’engager.

Le projet NUMAIQ n’est pas né d’un simple effet de mode autour de l’intelligence artificielle vocale. Il émane plutôt d’un constat de Ahmed Mahouachi : de nombreuses entreprises perdent des clients en raison des appels téléphoniques mal gérés. Selon lui, les solutions existantes sur ce marché se concentrent sur le traitement en volume des appels, au détriment de la qualité de l’expérience vécue par la personne au bout du fil. C’est cette lecture du problème, plus que la technologie en elle-même, qui aurait convaincu l’investisseur de s’engager sur la seule base d’une conviction.

Un changement de rythme, mais pas d’ambition

Pour l’équipe fondatrice, ce financement ne modifie pas les objectifs fixés dès le départ, mais transforme les conditions dans lesquelles ils seront atteints. Il s’agit désormais de construire avec plus de marge de manœuvre, sans se précipiter pour livrer un produit inabouti. Cette étape doit notamment permettre à NUMAIQ de présenter une version concrète de sa technologie lors du salon GITEX Istanbul, prévu les 9 et 10 septembre.

Au-delà du soutien financier, Ahmed Mahouachi tient à souligner l’engagement de son équipe, mobilisée dès les premiers mois du projet alors qu’aucun résultat commercial ne venait encore justifier cet investissement en temps et en travail. Une manière, pour lui, de rappeler que le pari initial n’a pas été pris par l’investisseur seul, mais par toute une équipe qui a accepté de travailler sur un projet dont les résultats étaient aussi hypothétiques qu’imprévisibles.

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Export : la Tunisie mise sur le Halal pour conquérir le Golfe et l’Asie

La Tunisie accueillera les 29 et 30 septembre 2026, à la Maison de l’Exportateur à Tunis, la première édition du Forum international du Halal. L’événement se déroule sous l’égide du ministère du Commerce et du Développement des Exportations, et il est organisé par la société FIBGN Global Business Network en coordination avec le Centre de Promotion des Exportations (CEPEX).

Au total, trois organismes de référence en normalisation participent à cet événement : l’Organisation Islamique de la Métrologie et des Normes, le Centre Islamique pour le Développement du Commerce, et l’Institut National de la Normalisation et de la Propriété Industrielle (INNORPI). Leur présence pèse sur un dossier technique sensible pour les exportateurs, celui de la certification halal, souvent considérée comme un frein à l’accès aux marchés du Golfe et d’Asie.

Certification, financement, commerce… 

Le forum ne se limite pas à la mise en réseau. Il vise à devenir une plateforme durable pour la certification, le financement et le commerce des filières halal, en reliant l’Afrique, le Golfe, l’Asie et l’Europe.

Pour cette première édition, les organisateurs attendent des responsables d’institutions publiques, des organismes certificateurs, des dirigeants de banques et institutions financières, des chefs d’entreprise et des investisseurs stratégiques, aux côtés des principaux acteurs régionaux et internationaux du secteur. Le programme comprend des séances plénières, des panels thématiques, des ateliers, des rencontres B2B ciblées, ainsi qu’un espace d’exposition dédié aux produits et solutions halal.

Pour les PME tunisiennes de l’agroalimentaire, de la cosmétique ou de la pharmacie, ce forum constitue une opportunité pour accéder aux marchés halal en forte croissance, notamment dans le Golfe et en Asie. La présence d’organismes de certification internationaux pourrait aussi accélérer la mise à niveau réglementaire des exportateurs, une étape coûteuse, mais souvent incontournable pour percer sur ces marchés.

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L’Union africaine troque Fitch, Moody’s et S&P pour sa propre agence de notation, l’AfCRA

Le 7 octobre prochain à Maurice, l’Union africaine officialisera le lancement de l’African Credit Rating Agency (AfCRA), sa future agence de notation continentale. Maurice a émergé comme juridiction d’accueil au terme d’un processus de sélection encadré par le Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (MAEP).

L’organisation panafricaine avait elle-même désigné Port-Louis dès février comme futur siège, en invitant simultanément les autres pays intéressés à se positionner pour des antennes régionales.

Corriger un biais de perception jugé coûteux

L’ambition affichée est claire : produire des notations souveraines et d’entreprises mieux ajustées aux réalités économiques africaines, alors que plusieurs gouvernements du continent reprochent aux méthodologies de Fitch, Moody’s et S&P de gonfler artificiellement le risque africain, renchérissant du même coup le coût de la dette. Le PNUD chiffre ce surcoût : certains États africains empruntent jusqu’à quatre fois plus cher que des pays comparables ailleurs, une amélioration des méthodologies de notation pouvant faire économiser entre 50 et 100 points de base, soit jusqu’à 5 milliards de dollars par an à l’échelle du continent.

Pour asseoir sa crédibilité, AfCRA devra obtenir l’agrément de la Financial Services Commission mauricienne. Sa gouvernance reposera sur une structure détenue par des acteurs africains, mais dirigée par le secteur privé, indépendante des États, une manière d’écarter tout soupçon de complaisance.

Pour les investisseurs et entrepreneurs opérant sur le continent, l’enjeu dépasse la seule symbolique souverainiste : une notation plus fine du risque africain, si elle gagne en crédibilité auprès des marchés, pourrait progressivement faire baisser le coût du capital pour les entreprises et les États emprunteurs. Cependant, tout dépendra de la capacité de l’AfCRA à résister aux pressions politiques et à produire des évaluations réellement indépendantes, sans quoi l’exercice restera un geste diplomatique sans effet réel sur les taux d’emprunt.

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Agriculture: accompagnement hydrique et investissements calibrés au cœur d’un nouveau dispositif tuniso-italien  

Le projet ERPAD (Eau, Ressource Pour l’Agriculture de Demain) ouvre la voie à un accompagnement hydrique gratuit dans le cadre d’un appel d’offres financé par le programme Interreg NEXT Italie-Tunisie.

Jusqu’à quinze entreprises fruitières tunisiennes peuvent accéder à ce mécanisme à condition qu’elles évoluent dans la filière fruitière – agrumes, fruits frais, fruits à coque ou fruits exotiques – et qu’elles soient basées dans les gouvernorats de Sousse ou Nabeul.

Un consortium italo-tunisien

C’est Microfinanza qui pilote l’initiative, un cabinet de conseil italien basé à Vicence et spécialisé depuis plus de vingt ans dans la finance inclusive et le financement du développement. Il est épaulé par un consortium académique et technique: l’Université de Catane, FORIS et l’Institut supérieur agronomique de Chott Mariem. L’objectif est d’optimiser l’usage de l’eau dans l’agriculture tout en tissant des liens entre professionnels du fruit tunisiens et siciliens.

L’accompagnement démarre par un diagnostic complet de la consommation d’eau de chaque structure. Les experts identifient ensuite des pistes concrètes pour économiser les ressources disponibles, avant d’aider à bâtir un business plan et à repérer des sources de financement pour les projets retenus. Date limite de candidature: le 20 septembre 2026, 17h00.

Pour les exploitants fruitiers tunisiens, ce type de dispositif dépasse le simple accompagnement technique: il ouvre la voie à des investissements mieux calibrés, s’appuyant sur un diagnostic hydrique précis. Dans un secteur où le stress hydrique pèse déjà lourdement sur les rendements, transformer la gestion de l’eau en argument de business plan pourrait bien devenir un critère de bancabilité à part entière pour les futurs projets agricoles en Tunisie.

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Énergie: le photovoltaïque de petite et moyenne puissance gagne en maturité

Le ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie vient de trancher: sur les dossiers déposés jusqu’au 30 juin 2026 pour le sixième round du régime des autorisations, 309 projets photovoltaïques ont obtenu le feu vert, pour une puissance cumulée de 455 mégawatts.

Le portefeuille validé compte trois paliers: 187 unités de 1 MW, 119 de 2 MW et un noyau restreint de 3 projets calés sur le plafond maximal de 10 MW que le décret n°2016-1123 autorise pour le solaire dans ce cadre réglementaire.

Le même texte encadre aussi les autres filières vertes, avec des seuils qui grimpent à 30 MW pour l’éolien et 15 MW pour la biomasse, contre 5 MW seulement pour le reste des énergies renouvelables. Les sites retenus s’étalent d’ailleurs sur une bonne partie du territoire, de Gafsa à Nabeul en passant par Tataouine, Kébili, Sfax ou Kairouan.

455 MW sur le papier, pas encore sur le réseau

Il faut garder à l’esprit une nuance: ces 455 MW ne sont pour l’heure qu’une capacité autorisée, pas une production installée. Encore faut-il que les porteurs de projets bouclent le financement, la construction, puis le raccordement effectif au réseau de la STEG avant que cette puissance ne se traduise en électricité réellement livrée.

Pour les PME et investisseurs tunisiens, ce régime des autorisations reste l’une des portes d’entrée les plus accessibles de la transition énergétique: plafonds de puissance modérés, procédure allégée, débouché commercial garanti auprès de la STEG.

Avec 309 lauréats en une seule vague, cette dynamique confirme que le photovoltaïque de petite et moyenne puissance s’impose comme un segment d’investissement mûr, ouvert aussi bien aux industriels qu’aux porteurs de projets régionaux.

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Apple : le prix du premier iPhone pliable se situerait entre 2 000 et 2 300 $

Le premier iPhone pliable d’Apple pourrait afficher un prix particulièrement élevé. Selon les dernières estimations, son tarif de départ se situerait entre 2 000 et 2 300 dollars aux États-Unis. Apple n’a cependant encore confirmé ni le lancement du produit, ni son nom, ni son prix.

Le marché attend désormais une éventuelle présentation lors de l’événement Apple prévu le 9 septembre 2026. Les rumeurs évoquent un smartphone pliable au format livre, avec un écran intérieur d’environ 7,8 pouces et un écran extérieur de 5,5 pouces. Apple travaillerait également sur une technologie permettant de rendre la pliure de l’écran beaucoup moins visible.

Un iPhone réservé au très haut de gamme

Avec un tel prix, le futur modèle se placerait largement au-dessus des iPhone traditionnels et entrerait directement en concurrence avec les smartphones pliables les plus premium du marché.

Certaines estimations évoquent même un prix pouvant dépasser 3 000 dollars pour les versions disposant de plus de stockage. Ces montants restent toutefois à prendre avec prudence en l’absence d’annonce officielle.

Pour Apple, l’arrivée d’un iPhone pliable constituerait une évolution majeure de sa gamme. La marque devra toutefois démontrer que ce nouveau format apporte suffisamment d’avantages pour justifier un écart de prix aussi important avec les modèles classiques.

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SFBT: eau, énergie, déchets, les chiffres d’une transformation

Bâti sur un diagnostic de double matérialité ayant fait ressortir 61 enjeux pertinents, le nouveau rapport ESG de la SFBT décline sa stratégie en douze engagements RSE répartis sur cinq grands axes d’action. Signe de la robustesse de son pilotage financier, le groupe voit sa certification MSI 20000 reconduite, avec une note de 160,982 sur 200, largement au-dessus du seuil de 150 points requis pour l’excellence.

Eau et énergie: des gains qui doublent

L’an dernier, les économies d’eau du groupe ont bondi à 63 181 m³, plus du double des 30 878 m³ enregistrés en 2024. Un basculement technique explique une bonne part de cette performance: le passage des tours de refroidissement à des groupes d’eau glacée, qui fait gagner environ 10 m³ par jour et par installation. L’ensemble des sites reste par ailleurs certifié ISO 14001 et doté de stations d’épuration.

Sur le volet énergétique, la consommation électrique est en baisse de 22% sur les sites de Bab Saadoun, Mahdia, Sfax et La Charguia. Le site de Sfax obtient la certification ISO 50001 dédiée au management de l’énergie, tandis que l’usine SBT Koutine franchit un cap avec une centrale solaire de 1 700 kWc, portant l’autoproduction à 13% de son mix électrique.

Déchets et capital humain

La valorisation des déchets industriels grimpe à 87,47%, tirée par 2 976,875 tonnes de verre recyclées et 26 000 tonnes de drêche redirigées vers l’alimentation animale. Sur le plan social, le groupe a dispensé plus de 51 000 heures de formation, en progression de 24%, tandis que la part des femmes parmi les cadres atteint 42,5%, contre 38% un an plus tôt.

Ces indicateurs, validés par audit externe et adossés à des référentiels internationaux (ISO, GRI, ESRS), consolident la lisibilité extra-financière de la SFBT vis-à-vis des investisseurs institutionnels. Pour les PME du secteur agroalimentaire, la trajectoire tracée par le groupe dessine des pistes concrètes de rationalisation des coûts industriels et d’accès à des financements sensibles aux critères ESG.

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Tunisia Cloud & Infrastructure Summit: l’énergie s’impose comme le vrai défi du Cloud tunisien

Le Tunisia Cloud & Infrastructure Summit s’est tenu ce vendredi 4 septembre 2026, à Tunis.

L’événement a rassemblé sur une journée complète des acteurs du Cloud, des datacenters et de la cybersécurité, autour d’une seule et même idée: la transformation numérique et la souveraineté des infrastructures critiques tunisiennes.

Le nerf de la guerre: l’énergie

La matinée s’est ouverte sur une keynote de Tunisie Telecom consacrée à sa vision du Cloud et de l’évolution des infrastructures digitales dans le pays, avant un premier panel sur l’adoption du Cloud, les datacenters hybrides et la résilience des infrastructures IA.

Rami El Golli, docteur ingénieur en énergie et consultant en transition énergétique, y a rappelé un chiffre qui pèse lourd dans le secteur: les datacenters représentent aujourd’hui 1,5% de la consommation électrique mondiale, une part qui devrait doubler d’ici à 2030. Les équipements IT à eux seuls absorbent près de 70% de l’électricité consommée par un datacenter. Pour lui, répondre à cette demande suppose d’alterner petits et gros investissements, afin d’obtenir des résultats à la fois sur le court et le moyen terme. Il est également essentiel d’avoir un réseau électrique stable, disponible et régulier pour pouvoir concrétiser ces objectifs et agir directement sur les infrastructures nécessaires aux datacenters.

Un datacenter, c’est avant tout un investissement

Le marché mondial des datacenters se polarise, aujourd’hui, autour de deux pôles, la Chine et les États-Unis, rappelle Nazeh Ben Ammar, gérant de la société Exellencia et membre du comité directeur de la Chambre tuniso-allemande de commerce et d’industrie. Face à cette concentration, la Tunisie part de loin: le pays ne compte que trois petits datacenters, tous en sous-capacité. Un retard qui n’empêche pas les investisseurs étrangers de s’y intéresser, à une condition devenue quasi systématique à l’international: l’accès à des sources d’énergie verte, seule garantie face à des réglementations de plus en plus strictes, allant jusqu’à sanctionner financièrement les opérateurs qui ne se conforment pas à cette nouvelle règle environnementale.

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Orange / POESAM 2026 : Chitelix gagne le premier prix et représentera la Tunisie à l’international

Trois projets tunisiens accèdent à la finale internationale du POESAM 2026. Orange Tunisie a rendu son verdict pour la finale nationale du Prix Orange de l’Entrepreneur Social en Afrique et au Moyen-Orient, désignant les lauréats parmi les candidatures reçues cette année dans le cadre de la 16ᵉ édition du concours.

Chitelix, portée par Anis Ben Ghalia, décroche la première place. Le projet valorise les déchets issus du crabe bleu, une espèce envahissante qui pose problème sur les côtes tunisiennes, en les transformant en chitosane et en biomatériaux durables, utilisables dans l’agriculture, le traitement de l’eau, la cosmétique et l’industrie.

PigmentOCO, fondée par Amal Chebbi, remporte le deuxième prix ainsi que le Prix Féminin national, catégorie lancée l’an dernier avec le PNUD et le soutien financier du Canada. La startup mise sur le CO2 supercritique et la chimie verte pour développer des solutions textiles à impact environnemental réduit.

Troisième du classement, HandiSuccess International, dirigée par Nejah Cherif, facilite l’insertion professionnelle des personnes en situation de handicap. Sa plateforme Handitalents met en relation candidats et entreprises tunisiennes, tout en accompagnant ces dernières dans le respect de leurs obligations légales en matière d’emploi inclusif.

Cap sur la phase internationale

Les trois lauréats représenteront désormais la Tunisie face aux vainqueurs des 16 autres pays du footprint Orange en Afrique et au Moyen-Orient, pour le Grand Prix International.

Ces trois profils illustrent la diversité des créneaux porteurs pour les investisseurs tunisiens : économie circulaire, greentech textile et tech inclusive restent des segments encore peu structurés localement. L’accompagnement international offert par le POESAM est, en ce sens, capable d’accélérer la levée de fonds et l’accès à des marchés export.

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Cybersécurité : la cheffe du gouvernement, Sarra Zaâfrani Zenzeri, passe à l’action

La cheffe du gouvernement, Sarra Zaâfrani Zenzeri, renforce les règles de sécurité numérique dans l’administration tunisienne. Sa circulaire n°5, datée du 2 septembre 2026, s’adresse aux ministres, secrétaires d’État, walis ainsi qu’aux responsables des établissements et entreprises publics.

Le texte rend obligatoire l’application d’une note technique de l’Agence nationale de la sécurité informatique (ANSI) destinée aux responsables de la sécurité des systèmes d’information (RSSI) du secteur public.

Des règles plus strictes pour les sites et les données publics

La circulaire s’appuie sur plusieurs textes déjà en vigueur. Elle fait notamment référence à la loi organique de 2004 sur la protection des données personnelles, ainsi qu’aux textes adoptés en 2020 et 2023 sur les échanges électroniques et la cybersécurité.

Les plateformes de l’administration devront être hébergées auprès de prestataires agréés. Cela concerne notamment le Centre national de l’informatique, les centres sectoriels, les fournisseurs d’accès à Internet et les opérateurs télécoms autorisés.

Les sites publics devront également utiliser le protocole HTTPS et des certificats SSL/TLS régulièrement renouvelés. L’authentification à plusieurs facteurs sera aussi requise pour les utilisateurs.

Avant leur mise en ligne, les sites devront faire l’objet d’un contrôle de sécurité réalisé par un prestataire agréé par l’ANSI. Ce contrôle devra ensuite être renouvelé au moins une fois par an. Le recours à des solutions de protection contre les attaques DDoS est également recommandé.

La circulaire encadre aussi l’utilisation des messageries professionnelles. Les échanges officiels devront passer par des adresses en « .tn ». Les comptes inutilisés devront être désactivés et les connexions devront être enregistrées.

Ce nouveau cadre pourrait créer davantage d’opportunités pour les entreprises tunisiennes spécialisées dans la cybersécurité. Les besoins pourraient notamment augmenter dans l’audit informatique, la protection contre les attaques DDoS et la formation des responsables de la sécurité informatique.

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ZenHR lève 6 millions de dollars pour accélérer son expansion dans la région MENA

La startup saoudienne ZenHR a bouclé une levée de fonds de 6 millions de dollars, sous la forme d’une bridge round menée par Impact46. L’opération doit financer une nouvelle phase de croissance pour la plateforme de technologie RH, déjà présente sur 11 marchés au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.

Le financement sera principalement consacré à l’élargissement de la plateforme. ZenHR prévoit d’accélérer le développement de ses solutions de gestion des employés, de recrutement, de gestion de la performance et d’évaluation des compétences. L’entreprise compte également poursuivre le développement de ZenEWA, sa solution permettant aux salariés d’accéder à une partie de leur salaire déjà gagné avant la date habituelle de versement.

L’intelligence artificielle constitue un autre axe majeur de cette nouvelle étape. ZenHR entend continuer à investir dans l’IA afin de rendre ses outils RH plus intelligents et d’améliorer l’exploitation des données liées aux collaborateurs. La société présente désormais sa plateforme comme un système couvrant l’ensemble du cycle de vie des employés, avec une couche d’IA destinée notamment à transformer les données RH en informations utiles à la prise de décision.

Fondée en 2017 par Yousef Shamoun et Mohamad Haj Hasan, ZenHR s’est développée autour d’un modèle adapté aux spécificités des marchés MENA, notamment en matière de législation du travail, de paie, de fiscalité et de conformité. Son site officiel indique que la plateforme est aujourd’hui localisée pour 11 pays de la région.

Cette opération intervient après une précédente levée de 10 millions de dollars, annoncée en 2022 et menée par Rua Growth Fund. À l’époque, ZenHR indiquait se rapprocher du seuil des 1 000 clients et des 100 000 utilisateurs dans la région.

Avec ces nouveaux capitaux, l’enjeu pour ZenHR ne se limite donc plus à renforcer son logiciel RH. La startup cherche à élargir son offre vers un écosystème combinant gestion des collaborateurs, recrutement, performance, évaluation des compétences, accès au salaire gagné et intelligence artificielle. Sa capacité à transformer cette nouvelle levée en croissance commerciale et en adoption de ces nouveaux services sera désormais l’un des principaux indicateurs de sa prochaine phase de développement.

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Afrique : l’IA et les infrastructures numériques au cœur de la 8e conférence de la KOAFEC

La coopération économique entre Séoul et le continent africain souffle ses vingt bougies avec un virage technologique assumé. La 8e Conférence ministérielle de la Korea-Africa Economic Cooperation (KOAFEC) se tiendra à Séoul du 8 au 11 septembre 2026, avec pour fil conducteur l’intelligence artificielle et les infrastructures numériques comme leviers de transformation pour l’Afrique.

Lancé en 2006, ce mécanisme de coopération demeure aujourd’hui le principal cadre d’échange économique liant la Corée au continent. Cette édition anniversaire rassemblera ministres africains, hauts responsables coréens, investisseurs, dirigeants privés et fondateurs de start-up, sous la présidence de la Première ministre coréenne Han Seong-sook. Le président du Groupe de la Banque africaine de développement, Dr Sidi Ould Tah, s’y rendra pour la première fois depuis sa prise de fonction, un an plus tôt.

Un bilan chiffré qui pèse lourd

Depuis sa création en 2007, le Fonds fiduciaire KOAFEC s’est hissé au rang de plus grand fonds bilatéral du Groupe de la Banque encore actif. Avec seulement 50 millions de dollars consacrés à la préparation de projets, il a servi de levier pour un portefeuille avoisinant six milliards de dollars et pour la mobilisation d’environ quatre milliards de dollars supplémentaires, dans des secteurs allant de l’énergie à l’agriculture en passant par le numérique. Le dispositif se targue également d’avoir soutenu plus de 1 300 jeunes pousses et porteurs de projets, avec des retombées estimées à plus de 1 200 entreprises accompagnées et 5 000 emplois générés.

Vers un plan d’action 2027-2028

La rencontre doit déboucher sur une Déclaration conjointe ainsi que sur le lancement d’un nouveau Plan d’action couvrant la période 2027-2028, articulé autour du numérique, de l’énergie, des infrastructures, du commerce et du capital humain.

Pour les start-up et PME tunisiennes et africaines positionnées sur le numérique ou l’IA, ce renouvellement de partenariat ouvre un accès potentiel à de nouveaux instruments de financement et à l’expertise technologique coréenne, un signal à suivre de près pour les écosystèmes d’innovation du continent.

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Askya lance un programme de six semaines pour faire grandir les startups africaines de l’IA

Les startups africaines de l’intelligence artificielle peuvent désormais candidater à l’Askya AI Growth Platform, un programme de six semaines lancé par Askya Investment Partners. Dix entreprises seront retenues pour bénéficier gratuitement d’un accompagnement destiné à renforcer leur produit, leur stratégie commerciale et leur capacité à changer d’échelle. Le programme ne prend aucune participation au capital des startups. À l’issue de celui-ci, Askya pourra toutefois investir jusqu’à 200 000 dollars dans la startup la plus prometteuse de la cohorte, sous forme d’investissement en capital.

Le dispositif s’adresse à des entreprises déjà au-delà du stade de l’idée. Askya recherche des startups disposant d’un produit opérationnel et ayant commencé à démontrer une demande commerciale, notamment avec des clients payants ou des projets pilotes. Les entreprises peuvent être situées n’importe où sur le continent africain et évoluer du stade MVP jusqu’à la série A.

L’accompagnement sera principalement à distance et combinera des sessions de coaching individuel, des ateliers et des masterclasses animés par des entrepreneurs et dirigeants ayant développé des entreprises de plus de 100 millions de dollars. Les startups auront également accès à des entreprises susceptibles de tester leurs solutions d’IA, ainsi qu’à des infrastructures cloud et de calcul, des ressources technologiques et différents partenaires spécialisés.

Le programme débutera le 26 octobre 2026 et se terminera le 4 décembre. Une présentation publique de la première cohorte est prévue les 28 et 29 octobre à Lagos, dans le cadre de Moonshot by TechCabal. Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 30 septembre 2026, avec une sélection de dix startups annoncée le 15 octobre.

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Diaspora africaine : quand les transferts de fonds deviennent un levier immobilier

Les transferts de fonds de la diaspora deviennent une source de capitaux de plus en plus importante pour l’immobilier africain. Selon le rapport Real Estate Investment in Africa de LEAF Africa, les remises migratoires vers le continent ont atteint 96,4 milliards de dollars en 2024, contre environ 10 milliards au début des années 2000. Une partie de ces ressources est orientée vers l’achat de terrains, la construction de logements et l’acquisition de résidences secondaires.

Le phénomène est particulièrement visible dans les principaux pays bénéficiaires. L’Égypte a reçu environ 22,7 milliards de dollars en 2024, suivie du Nigeria avec 19,8 milliards, du Maroc avec près de 12 milliards, puis du Kenya et du Ghana.

Pour le secteur immobilier, ces flux représentent un réservoir de capitaux relativement important. Les membres de la diaspora disposent souvent de revenus en devises, ce qui leur donne une capacité d’investissement différente de celle des ménages dépendant uniquement des revenus locaux. Au Nigeria, par exemple, les transferts de fonds coexistent avec un marché immobilier estimé à 2 600 milliards de dollars, le plus important du continent selon LEAF Africa.

Le défi : orienter les capitaux vers la demande réelle

L’arrivée de ces capitaux ne règle toutefois pas le principal problème du marché africain : le manque de logements accessibles. Dans la plupart des pays du continent, le crédit hypothécaire reste peu développé, avec une pénétration inférieure à 5 % du PIB dans la majorité des marchés. Dans le même temps, une part importante de l’offre immobilière cible les ménages les plus aisés.

Pour les investisseurs, cette situation ouvre donc des opportunités au-delà du haut de gamme. Le logement intermédiaire et abordable, mais aussi les entrepôts logistiques, les commerces, les résidences étudiantes et les infrastructures liées à l’économie numérique figurent parmi les segments appelés à bénéficier de l’urbanisation du continent.

La diaspora pourrait ainsi jouer un rôle plus important dans le financement de cette transformation, à condition que les capitaux soient mieux connectés aux besoins locaux. Pour les promoteurs, l’enjeu sera de proposer des projets à la fois rentables, accessibles et sécurisés. Pour les investisseurs expatriés, la transparence foncière, la fiabilité des promoteurs et la gestion à distance resteront des critères déterminants.

Le potentiel est donc moins dans une simple hausse des prix que dans la capacité à transformer les flux de la diaspora en actifs répondant aux besoins réels des villes africaines.

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Filière avicole : une double fragilité climatique et tarifaire pour une crise à plusieurs vitesses

La filière avicole tunisienne encaisse un double choc. Aux pertes structurelles du secteur des œufs s’ajoutent les séquelles d’un épisode caniculaire meurtrier pour le cheptel.

Cet été, chaleur extrême et coupures d’électricité ont fait des ravages chez les éleveurs de volailles de chair. Selon la Chambre nationale des commerçants de volailles et de viandes blanches, le cumul de ces deux facteurs a anéanti près de 2 100 tonnes de production, environ 13 % du volume national. En cause : des installations de ventilation et de refroidissement rendues inopérantes par les délestages, avec dans certains élevages un matériel purement et simplement hors d’usage.

Les œufs, victimes d’une chaîne de valeur déséquilibrée

Côté œufs de consommation, la crise est plus structurelle. Le déséquilibre financier est intenable : produire un œuf coûte aujourd’hui 220 millimes à la ferme, alors que les quatre œufs se vendent seulement 840 millimes au même stade, un prix qui pousse les éleveurs à vendre à perte. En bout de chaîne, le détail grimpe pourtant à 1 200 – 1 400 millimes les quatre œufs. Il est en ce sens vital pour la filière que la production soit encadrée via des mécanismes de quotas.

Cette double fragilité, climatique et tarifaire, ouvre un espace pour les solutions d’adaptation : ventilation autonome, groupes électrogènes de secours, isolation thermique des bâtiments d’élevage. Un créneau à fort potentiel pour les fournisseurs d’équipements et les investisseurs prêts à sécuriser une filière stratégique pour l’approvisionnement alimentaire du pays.

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Robotaxis : Amazon et Alphabet font la course aux États-Unis

La course aux véhicules autonomes s’intensifie aux États-Unis. Zoox, filiale d’Amazon, va lancer de nouveaux tests à Houston et San Diego, portant à 12 le nombre de marchés américains où l’entreprise est désormais présente.

Dans un premier temps, les essais seront réalisés avec des Toyota Highlander spécialement adaptés et accompagnés de conducteurs de sécurité. Ils doivent servir de transition avant le déploiement des robotaxis conçus directement pour fonctionner sans volant ni pédales.

Waymo accélère sur le terrain commercial

Face à Zoox, Waymo continue de privilégier une stratégie davantage orientée vers le déploiement commercial. La filiale d’Alphabet étend son service à Denver, San Diego et Tampa, où les premiers passagers peuvent progressivement accéder à des trajets entièrement autonomes. Avec ces nouvelles villes, Waymo porte à 14 le nombre de marchés couverts par son service de robotaxis aux États-Unis.

Zoox a pour sa part franchi une première étape commerciale en août en commençant à facturer ses trajets à Las Vegas. L’entreprise avait auparavant multiplié les courses gratuites à Las Vegas, San Francisco, Austin et Miami afin de tester son service et de recueillir des données avant son passage à une activité payante.

Waymo poursuit parallèlement son expansion au-delà du marché américain. L’entreprise prépare notamment des essais à Munich et vise un lancement commercial en Allemagne à l’horizon fin 2027.

La compétition ne se limite toutefois pas à ces deux acteurs. Tesla poursuit également le développement de son offre de conduite autonome, tandis que les constructeurs et les entreprises technologiques cherchent à résoudre un double défi : fiabiliser les systèmes et parvenir à exploiter des flottes autonomes à grande échelle de manière rentable.

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New York interdit l’IA générative à l’école jusqu’à 14 ans

New York City impose, pour un an, un moratoire sur l’utilisation directe de l’IA générative par les élèves jusqu’à la 8th grade, soit environ 13-14 ans. La mesure concerne près de 600 000 élèves du plus grand système scolaire public des États-Unis et s’appliquera durant l’année scolaire 2026-2027.

L’objectif n’est pas de bannir l’intelligence artificielle de l’école, mais d’éviter que les plus jeunes prennent l’habitude de déléguer immédiatement leurs recherches, leurs réponses ou leur réflexion à une machine. La ville veut ainsi privilégier le développement de compétences comme le raisonnement, la créativité, la résolution de problèmes et l’apprentissage par l’erreur.

Le dispositif change toutefois au lycée. Les élèves bénéficieront de cours consacrés au fonctionnement de l’IA, à ses biais, à ses limites, à la protection des données et à ses risques. Jusqu’à 50 000 lycéens pourront également participer à cinq programmes pilotes utilisant des outils d’IA sélectionnés et encadrés par leurs enseignants.

New York accompagne cette mesure d’une politique visant à réduire le temps d’écran individuel. La ville recommande jusqu’à 30 minutes par jour pour les élèves de la 3e à la 5e année et 45 minutes pour ceux de la 6e à la 8e année. Le moratoire sera évalué au terme de cette première année. La ville devra ensuite décider de le maintenir, de le modifier ou de l’abandonner. Le message est donc moins un rejet de l’IA qu’une volonté de maîtriser son introduction : former d’abord les capacités humaines, puis apprendre à utiliser l’intelligence artificielle comme un outil plutôt que comme un substitut à la réflexion.

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Le français Alan fait son entrée en Afrique avec le rachat de la healthtech sénégalaise Tanel

Le groupe français Alan fait ses premiers pas en Afrique. L’assureur santé numérique a finalisé l’acquisition de Tanel, une entreprise sénégalaise spécialisée dans la gestion numérique de la couverture santé, active au Sénégal et en Côte d’Ivoire. Le montant de l’opération n’a pas été dévoilé.

Annoncée le 2 septembre 2026, cette acquisition constitue la première implantation d’Alan sur le continent. Fondée à Dakar en 2021 par Mouhamed Ndoye et Makhtar Diop, Tanel accompagne les entreprises dans la gestion de la couverture santé de leurs salariés et facilite, côté bénéficiaires, l’accès aux soins et le suivi des prestations. La startup revendique aujourd’hui environ 70 000 bénéficiaires répartis dans plus de 400 entreprises, avec un réseau de plus de 1 200 pharmacies et professionnels de santé. Alan précise avoir investi dans Tanel dès son tour d’amorçage de 2024, avant de finalement l’acquérir.

Le choix du Sénégal et de la Côte d’Ivoire n’est pas anodin. Alan estime à près de 600 millions d’euros le marché de l’assurance santé dans les deux pays, avec une progression annuelle d’environ 10 %. Le groupe mise notamment sur la croissance démographique, le développement du tissu entrepreneurial et la demande croissante des entreprises pour des solutions de couverture santé plus simples à gérer.

Le marché sénégalais de l’assurance fournit déjà un signal favorable. Selon la Fédération sénégalaise des sociétés d’assurances, son chiffre d’affaires a atteint 311 milliards de francs CFA en 2025, contre 249 milliards en 2022. Le seuil des 300 milliards de francs CFA a ainsi été franchi pour la première fois. Pour Alan, l’enjeu ne consiste toutefois pas uniquement à vendre de l’assurance. Le groupe veut transposer en Afrique son modèle associant couverture santé, prévention, accompagnement et outils numériques.

L’acquisition donne surtout à Alan ce qu’une implantation classique ne permettrait pas d’obtenir aussi rapidement : une équipe locale, des relations avec les entreprises et les professionnels de santé et une connaissance concrète des systèmes de santé sénégalais et ivoirien. Alan et Tanel prévoient d’abord de renforcer leurs activités au Sénégal et en Côte d’Ivoire avant d’étendre leur présence à d’autres marchés africains, notamment anglophones en Afrique de l’Ouest et de l’Est. Leur objectif affiché est de dépasser un million de bénéficiaires en Afrique d’ici 2030.

Cette offensive africaine intervient alors qu’Alan dispose de nouveaux moyens financiers. Contrairement à l’information initiale faisant état d’une levée de 100 millions d’euros en mars, le groupe a annoncé en juin 2026 une levée de 480 millions d’euros en série G, menée par Prosus. L’opération a porté la valorisation d’Alan à 5,5 milliards d’euros. Fin août, Alan indiquait disposer d’environ 1,14 million de membres et de près de 840 millions d’euros de revenus récurrents annuels signés. 

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La Société Tunisienne de Mécanique de Précision décroche son homologation Airbus

L’industrie mécanique tunisienne franchit une nouvelle étape dans l’aéronautique. La Société Tunisienne de Mécanique de Précision (SMP Tunisie) vient d’obtenir son statut officiel de fournisseur qualifié Airbus, avec l’identifiant 337458 / 0000337458.

Une reconnaissance qui intervient au terme d’un parcours de qualification particulièrement long et exigeant, engagé dès la fin de l’année 2025.

Un processus de qualification sur plusieurs mois

Pour devenir fournisseur d’un constructeur comme Airbus l’entreprise a dû se soumettre à une série d’audits successifs, complétés par des évaluations techniques poussées destinées à vérifier sa conformité industrielle et la fiabilité de ses équipes. Ce travail de mise à niveau s’est appuyé sur un accompagnement de Mecachrome Tunisie. Cette collaboration a permis à SMP de structurer sa candidature et de répondre point par point aux exigences du cahier des charges d’Airbus.

Ce référencement fournisseur repose sur la validation concrète de deux compétences techniques jugées sensibles dans l’industrie aérospatiale. La première, c’est la méthode AITM1-0070 qui concerne le contrôle de la rugosité des surfaces usinées à l’aide d’un stylet métrologique ; elle garantit que les pièces livrées respectent les tolérances dimensionnelles imposées par Airbus. La seconde, référencée AIPS01-02-003 / AIPI01-02-003, concerne la maîtrise par SMP des opérations de perçage automatique, de fraisurage et d’ébavurage appliquées à la préparation des trous de fixation sur matériaux métalliques, une étape déterminante pour la solidité des assemblages aéronautiques.

Ce type de reconnaissance matérialise la capacité du tissu industriel tunisien à intégrer les chaînes de valeur des grands donneurs d’ordre mondiaux de l’aérospatiale. Pour les investisseurs et les PME de la mécanique de précision, cette homologation démontre qu’un accompagnement structuré et des investissements ciblés en qualité industrielle permettent d’accéder à des marchés à forte valeur ajoutée, encore largement sous-exploités par les acteurs locaux.

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L’immobilier africain va croître deux fois plus vite que le marché mondial

Le marché immobilier africain devrait progresser de 5,58 % par an entre 2025 et 2029, contre 2,69 % attendu à l’échelle mondiale. Le secteur pèse déjà environ 17 600 milliards de dollars, soit près de 2,7 % de la valeur immobilière mondiale, selon le rapport Real Estate Investment in Africa de LEAF Africa.

Cette croissance repose d’abord sur la transformation démographique du continent. L’Afrique s’urbanise rapidement : la proportion de sa population vivant en ville devrait atteindre environ 60,4 % en 2050, contre environ 45 % en 2025. Cette évolution devrait soutenir la demande de logements, mais aussi celle des bureaux, commerces, entrepôts, infrastructures logistiques et autres actifs urbains.

Le résidentiel reste largement dominant, avec une valeur estimée à 14 900 milliards de dollars. Mais le potentiel ne se limite plus au logement. Les entrepôts, les espaces commerciaux, les infrastructures numériques et notamment les centres de données gagnent progressivement en importance. Le rapport relève par exemple un taux moyen d’occupation des entrepôts modernes de 83 % sur le continent au premier semestre 2025, tandis que la capacité opérationnelle des data centers africains atteignait environ 450 MW à la mi-2025.

Le Nigeria domine actuellement le marché immobilier africain, avec une valeur estimée à 2 600 milliards de dollars. Il est suivi par l’Égypte, à 1 600 milliards, l’Éthiopie, à 1 300 milliards, et l’Afrique du Sud, à 1 200 milliards. Le Kenya et le Ghana suivent avec respectivement environ 773 milliards et 533 milliards de dollars. Cette hiérarchie reflète notamment le poids démographique des marchés, l’expansion des grandes métropoles et l’accélération des investissements urbains. Au Nigeria, le déficit de logements dépasse à lui seul 28 millions d’unités. Le Ghana affiche un déficit d’environ 1,8 million de logements et le Kenya autour de 2 millions.

Pour les promoteurs, cette pénurie représente donc un marché considérable. Mais elle révèle surtout un décalage : la demande la plus importante se situe dans le logement abordable et intermédiaire, alors qu’une partie importante des nouveaux projets se concentre sur le haut de gamme.

Le vrai risque 

C’est l’un des principaux paradoxes relevés par LEAF Africa. Le marché dispose de fondamentaux solides, mais une partie de l’offre immobilière reste trop chère par rapport aux revenus locaux. Le financement constitue un autre frein majeur. Dans la plupart des marchés africains, les prêts hypothécaires représentent moins de 5% du PIB. Au Kenya, par exemple, le crédit hypothécaire ne représente qu’environ 1,86 % du PIB. L’accès limité au financement réduit mécaniquement la capacité des ménages à acheter leur logement.

À cette faiblesse structurelle s’ajoutent l’inflation et les risques de change. Selon la Banque africaine de développement, l’inflation moyenne du continent avait atteint 18,7 % en 2024, avant de retomber à une projection de 13,8 % en 2025. Les coûts de construction restent eux aussi élevés : l’enquête internationale de Turner & Townsend estimait l’inflation des coûts de construction en Afrique à 6,6 %. Le financement en monnaie locale devient ainsi plus difficile et les variations de change peuvent rapidement modifier le coût réel d’un projet, son rendement et la capacité d’achat des ménages.

 

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