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Tourisme chinois : La Tunisie veut séduire, Pékin alerte sur de nouveaux refoulements

Alors que la Tunisie multiplie les initiatives pour attirer davantage de touristes chinois, l’ambassade de Chine à Tunis a de nouveau mis en garde ses ressortissants après plusieurs cas récents de voyageurs empêchés d’entrer sur le territoire à l’aéroport Tunis-Carthage et renvoyés vers leur point de départ.

Dans un avis consulaire publié le 25 septembre 2026, la représentation diplomatique chinoise rappelle les conditions qui encadrent l’exemption de visa accordée aux touristes chinois.

Passeports abîmés, motifs mal justifiés

Selon l’ambassade, les incidents recensés concernent notamment des passeports endommagés, des motifs de séjour ne correspondant pas au régime d’exemption de visa ou des incohérences dans les itinéraires présentés.

Pékin indique que les contrôles à l’entrée se sont renforcés dans le cadre de la lutte contre l’immigration irrégulière, sans préciser le nombre de voyageurs concernés par les récents refoulements ni fournir de bilan cumulé.

Cet avertissement n’est pas isolé. Des mises en garde avaient déjà été publiées en mai puis en juillet 2026, cette dernière faisant également état de plusieurs difficultés rencontrées à Tunis-Carthage.

L’ambassade rappelle que les touristes bénéficiant de l’exemption doivent disposer d’un passeport valide, d’un billet aller-retour ou de continuation et d’une réservation d’hôtel payée. Elle avertit également qu’une réservation effectuée auprès d’un logement proposé sur une plateforme comme Airbnb peut ne pas être acceptée comme justificatif à la frontière.

Les déplacements pour affaires, études, travail ou visite familiale restent soumis à l’obtention du visa correspondant.

Un marché que la Tunisie cherche justement à développer

L’exemption de visa touristique, en vigueur depuis octobre 2023, s’inscrit dans une politique tunisienne visant à développer le marché chinois.

Voyagistes, journalistes et influenceurs ont notamment été accueillis en Tunisie pour promouvoir la destination auprès du public chinois, avec des contenus diffusés sur des plateformes comme WeChat, Weibo, Douyin et Xiaohongshu.

La Tunisie doit également participer au salon touristique COITM à Pékin, du 14 au 16 octobre 2026, tandis que des initiatives portent sur l’amélioration de l’accueil, notamment à travers la formation de guides parlant chinois.

Environ 28.000 touristes chinois ont visité la Tunisie en 2025, soit une progression de 19,3% sur un an.

Rien ne permet à ce stade d’établir que les refoulements ont affecté ces arrivées. Mais la répétition des alertes consulaires, à quelques semaines d’un salon où la Tunisie entend précisément renforcer sa visibilité auprès des voyageurs chinois, constitue un point de vigilance pour une destination qui cherche à gagner des parts sur ce marché.

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Guerre contre l’Iran : Trump rejette le plan de Téhéran, de nouvelles frappes envisagées après les élections

Donald Trump a rejeté la proposition iranienne visant à instaurer une trêve temporaire et à rouvrir le détroit d’Ormuz, alors que des responsables américains évoquent la possibilité d’une reprise des frappes contre l’Iran après les élections de mi-mandat du 3 novembre.

Le président américain a confirmé publiquement avoir écarté le plan présenté par Téhéran. L’Iran affirme toutefois ne pas avoir encore reçu de rejet formel transmis par les médiateurs et continue de défendre une issue négociée au conflit.

La proposition iranienne prévoyait notamment un cessez-le-feu de sept jours, la réouverture du détroit d’Ormuz et la reprise de négociations sur le programme nucléaire. En contrepartie, Téhéran demandait notamment la levée du blocus naval américain sur ses ports et des dérogations aux sanctions touchant ses exportations pétrolières.

L’après-élections dans les calculs de Washington

Selon le Wall Street Journal, qui cite des responsables américains, Donald Trump aurait indiqué à ses collaborateurs qu’il considérait comme probable une nouvelle campagne de frappes contre l’Iran après les élections américaines de mi-mandat.

Aucune décision publique n’a cependant été annoncée en ce sens. Les responsables cités précisent que la position du président américain peut encore évoluer.

Le calendrier électoral est néanmoins entré ouvertement dans le dossier. Donald Trump avait déjà déclaré le 22 septembre, en marge de l’Assemblée générale des Nations unies, qu’un accord avec l’Iran pourrait selon lui intervenir après les élections du 3 novembre. Il estimait que Téhéran attendait d’en connaître les résultats avant d’avancer dans les négociations.

Le rejet de la proposition iranienne ne signifie donc pas nécessairement la fermeture immédiate des canaux diplomatiques.

Téhéran maintient son offre

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a indiqué que son pays attendait toujours une réponse américaine formelle transmise par les intermédiaires.

Malgré les déclarations publiques de Donald Trump, Téhéran continue ainsi de présenter sa proposition comme étant sur la table et affirme privilégier une solution négociée.

Un autre obstacle majeur demeure toutefois le dossier nucléaire. Un haut responsable iranien a indiqué que Téhéran n’entendait pas renoncer à ses droits nucléaires dans le cadre d’un éventuel accord, notamment concernant l’enrichissement de l’uranium.

Le président iranien Masoud Pezeshkian a également affirmé que son pays restait disposé à discuter du nucléaire et d’autres dossiers avec Washington, tout en rejetant toute négociation menée sous la contrainte.

La situation reste ainsi suspendue entre deux scénarios : la poursuite des négociations indirectes autour de la proposition iranienne ou une nouvelle phase militaire après les élections américaines. Pour l’heure, si le rejet du plan par Donald Trump est public, une éventuelle reprise des frappes après le scrutin reste une hypothèse rapportée par des responsables américains et non une décision officiellement annoncée.

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Pétrole : La Tunisie devient l’un des principaux clients du brut azerbaïdjanais

La Tunisie occupe une place croissante parmi les clients du pétrole azerbaïdjanais. SOCAR Trading, filiale commerciale de la compagnie publique azerbaïdjanaise SOCAR, la présente comme l’un des principaux acheteurs de brut provenant de la région azerbaïdjanaise.

Cette indication a été donnée le 25 septembre à Bakou par Togrul Kocharli, responsable du développement international de SOCAR Trading, lors de l’Azerbaijan International Investment Forum.

Le responsable a également indiqué que SOCAR figurait parmi les principaux fournisseurs d’une raffinerie en Tunisie, confirmant l’importance prise par les approvisionnements azerbaïdjanais sur le marché tunisien.

Plus de 429.000 tonnes en huit mois

Les dernières statistiques disponibles permettent de mesurer cette progression.

Entre janvier et août 2026, l’Azerbaïdjan a exporté vers la Tunisie 429.376 tonnes de pétrole brut, pour une valeur de 266,3 millions de dollars, selon les données du Comité national des douanes azerbaïdjanais.

En comparaison avec la même période de 2025, les volumes livrés à la Tunisie ont été multipliés par 2,3, tandis que leur valeur a été multipliée par 2,6.

La relation pétrolière entre les deux pays était déjà importante auparavant. Sur l’ensemble de l’année 2024, l’Azerbaïdjan avait exporté 446.158 tonnes de brut et de produits pétroliers vers la Tunisie, pour une valeur proche de 280 millions de dollars.

En seulement huit mois de 2026, les volumes ont ainsi déjà atteint un niveau proche de celui enregistré sur l’ensemble de l’année 2024.

SOCAR regarde aussi vers l’Afrique

La Tunisie s’inscrit dans une stratégie africaine plus large du groupe azerbaïdjanais.

Selon Togrul Kocharli, SOCAR Trading développe ses relations commerciales avec les pays africains depuis plus de quinze ans. L’Afrique du Nord constitue notamment un marché important pour le groupe en raison de sa proximité avec la Méditerranée.

SOCAR entretient également des échanges pétroliers avec la Libye et fournit du gaz naturel liquéfié à l’Égypte.

Le groupe cherche parallèlement à renforcer sa présence sur le continent à travers des investissements directs dans des actifs énergétiques. Il a notamment finalisé l’acquisition d’un actif en Côte d’Ivoire et envisage de développer davantage ses activités en Afrique du Nord, en Afrique de l’Ouest et en Afrique subsaharienne.

Pour la Tunisie, la déclaration de SOCAR intervient alors que les achats de brut azerbaïdjanais ont fortement progressé en 2026. Les 429.376 tonnes importées en huit mois et la qualification de la Tunisie comme l’un des principaux acheteurs par SOCAR Trading illustrent le poids pris par cette origine dans l’approvisionnement pétrolier du pays.

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Dattes : 150.000 tonnes exportées pour la première fois, les recettes dépassent le milliard

Les recettes des exportations tunisiennes de dattes ont dépassé le milliard de dinars, tandis que les volumes exportés ont atteint pour la première fois 150.000 tonnes. Ces chiffres ont été annoncés par le directeur général du Groupement interprofessionnel des dattes (GID), Kaïsar Ben Arfa.

Intervenant dans l’émission Agri Hour sur Express FM, il a précisé que le volume exporté pourrait encore augmenter, la campagne d’exportation étant toujours en cours.

Cette performance intervient après une campagne marquée par une production record d’environ 400.000 tonnes.

150.000 tonnes exportées pour la première fois

Le franchissement des 150.000 tonnes constitue un nouveau seuil pour la filière tunisienne des dattes.

À fin juillet, les exportations avaient atteint 144.100 tonnes pour des recettes de 908,4 millions de dinars, selon les données de l’Observatoire national de l’agriculture (ONAGRI) rapportées précédemment par Webdo.

La progression enregistrée depuis permet désormais au secteur de dépasser simultanément deux seuils : 150.000 tonnes exportées et un milliard de dinars de recettes.

Selon Kaïsar Ben Arfa, la filière compte environ 120 stations de conditionnement réparties sur l’ensemble du territoire ainsi que 200 sociétés de commerce international participant aux opérations d’exportation.

Des dattes tunisiennes dans 94 pays

La Tunisie a également élargi ses débouchés. Les dattes tunisiennes sont aujourd’hui commercialisées dans environ 94 pays, entre marchés européens, asiatiques, africains et américains.

Les marchés européens occupent la première place et représentent environ 40% des débouchés évoqués par le responsable du GID.

La Deglet Nour demeure au cœur de cette activité. Cette variété représente environ 80% de la production nationale.

Le GID poursuit parallèlement ses démarches de prospection à travers la participation à des manifestations internationales. Selon Kaïsar Ben Arfa, plusieurs pays arabes disposant d’une production de dattes supérieure à celle de la Tunisie ont également manifesté leur intérêt pour des partenariats avec la filière tunisienne.

Pour la nouvelle récolte, les premières indications sont jugées favorables. Le GID estime que la production devrait se situer à un niveau proche de la moyenne annuelle enregistrée au cours des cinq dernières années, dans un contexte où les producteurs doivent également faire face aux effets des changements climatiques.

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