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Ministère de l’Éducation : publication du calendrier des épreuves des trois trimestres du primaire

e ministère de l’Éducation a publié ce jeudi le calendrier des épreuves trimestrielles du primaire pour l’année scolaire 2026/2027, fixant les dates des évaluations continues, des épreuves écrites et de leur correction, ainsi que celles de la publication des notes, de la distribution des bulletins scolaires et de la tenue des conseils de classe.

Le premier trimestre comprend une évaluation continue des élèves du primaire, de la première à la sixième année, portant sur les activités orales et pratiques, du 2 au 21 novembre 2026, parallèlement au déroulement normal des cours.

Les épreuves d’évaluation écrites porteront sur les différentes matières et activités prévues dans les programmes officiels et se dérouleront du 23 novembre au 5 décembre 2026, parallèlement au déroulement normal des cours.

Les enseignants consacreront la période du 7 au 12 décembre 2026 à la correction des épreuves en une seule journée et à leur remise aux élèves, tout en menant à bien les activités de soutien et de rattrapage pendant le reste de cette période.

Quant au deuxième trimestre, l’évaluation continue se poursuivra dans le cadre des activités orales et pratiques du 28 décembre 2026 au 20 février 2027, parallèlement aux cours.

Les épreuves d’évaluation écrites dans les différentes matières et activités prévues par les programmes officiels se dérouleront du 22 février au 6 mars 2027 parallèlement aux cours.

En ce qui concerne le troisième trimestre, l’évaluation continue des activités orales et pratiques s’étend du 29 mars au 22 mai 2027, parallèlement au déroulement normal des cours.

Les épreuves d’évaluation écrites portant sur les différentes matières et activités prévues dans les programmes officiels se dérouleront du 24 au 29 mai 2027, marquant l’arrêt des cours.

 

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New York : Nafti s’entretient avec le SG adjoint de l’ONU chargé de l’Alliance des civilisations

Le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, s’est entretenu mercredi, à New York, avec le secrétaire général adjoint des Nations Unies et haut-représentant pour l’Alliance des civilisations de l’ONU, Miguel Ángel Moratinos.

Cette rencontre intervient en marge de la participation de la Tunisie aux travaux de la 81e session de l’Assemblée Générale de l’ONU, à New York.

Selon un communiqué publié jeudi par le ministère des Affaires étrangères, le ministre a salué les efforts déployés par le haut-représentant onusien pour la promotion du dialogue entre les civilisations, la compréhension mutuelle et la coexistence pacifique, dans un contexte international marqué par l’escalade des conflits, l’intolérance et la recrudescence des discours de la haine, y compris dans l’espace numérique.

De son côté, le responsable onusien s’est félicité du déroulement de la Conférence internationale, organisée en novembre 2025, à Tunis, sur « le renforcement du rôle de l’Alliance des civilisations des Nations unies dans le soutien à la paix et à la sécurité internationales », qui a constitué une occasion de réaffirmer l’attachement de la Tunisie au dialogue entre les civilisations et les cultures face aux défis qui menacent la paix et la sécurité.

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Ministère de l’Emploi : signature d’un accord pour renforcer la formation, l’employabilité et l’entrepreneuriat

Un accord de coopération spécifique a été signé hier, mercredi, au siège du ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle entre l’Agence tunisienne de la formation professionnelle, l’Agence nationale pour l’emploi et le travail indépendant (ANETI) et l’Association tunisienne pour la gestion et la stabilité sociale (TAMSS), dans le cadre de la mise en œuvre du projet visant à consolider la formation en double cursus (double diplome), à renforcer l’employabilité et à moderniser le système national d’insertion professionnelle, réalisé en collaboration avec la principauté de Monaco.

Selon un communiqué publié par le ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle, cet accord vise notamment à contribuer à la mise en œuvre des priorités nationales dans les domaines de la formation professionnelle, de l’emploi et de l’entrepreneuriat, en améliorant l’employabilité des demandeurs d’emploi et en renforçant l’adéquation entre les offres de formation professionnelle et les besoins du marché du travail.

À cette occasion, le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Riadh Chaoud, a souligné l’importance d’inscrire tous les projets et programmes mis en œuvre dans le cadre des programmes de coopération internationale, dans les orientations de l’État en matière de formation et de qualification des ressources humaines afin de parvenir à l’intégration sociale et économique, en mettant l’accent sur les axes de la gouvernance, de l’évaluation et de la mesure de l’impact.

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Nabeul : recul de la récolte des figues de barbarie

La récolte des figues de Barbarie inerme (sans épine) dans la délégation de Bou Argoub (gouvernorat de Nabeul) ne devrait pas dépasser, cette année, 1500 tonnes contre une production de 8 mille tonnes en 2025, a indiqué à l’Agence TAP, Sami Houidi, président de l’Union locale de l’agriculture.

Il a souligné que cette baisse est causée par la propagation de la cochenille, notamment, dans les localités de Khrabsha, Borj Hefaidh, Bou Sham et Béni Wael, ajoutant que la superficie consacrée à la culture de la figue de barbarie lisse est passée de 900 à 200 ha.

La même source a rappelé que la filière de figues de barbarie lisse, qui compte 5 mille ouvriers, réalise un volume d’exportation annuel de 800 tonnes, évoquant le risque de perte de cette culture en raison de la prolifération de la cochenille dans les zones de production.

A noter que la région d

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Automédication : quand le remède peut devenir pire que le mal 

Prise d’anti-inflammatoires à la moindre douleur, usage détourné de corticoïdes, surconsommation de paracétamol, antibiotiques pour des infections virales, tisanes traditionnelles toxiques… Le recours aux médicaments sans prescription est devenu la norme pour une majorité de Tunisiens. Chaque jour, des milliers de citoyens franchissent la porte d’une pharmacie ou ouvrent l’armoire à pharmacie familiale pour y puiser un traitement de leur propre initiative.

 Près de 61% des Tunisiens achètent leurs médicaments directement en pharmacie sans prescription médicale préalable, selon une enquête de l’Institut National de la Consommation (INC). Une étude régionale menée dans le gouvernorat de Béjà a également révélé que 96% d’un échantillon de patients atteints de maladies cardiovasculaires pratiquent l’automédication, avec une prise d’antibiotiques dans 56,9% des cas.

Le coût global annuel du marché de l’automédication en Tunisie est évalué à environ 730 millions de dinars. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a, quant à elle, souligné récemment que 40% des dépenses de santé globales en Tunisie sont directement financées de la poche des ménages (Out-of-Pocket), notamment pour l’achat direct de médicaments. 

Favorisé par le coût perçu des consultations médicales, l’engorgement des structures de santé publiques et la facilité d’accès aux officines de quartier, ce comportement est perçu à tort comme une alternative inoffensive et économique. Pourtant, le médicament n’est pas une marchandise ordinaire. Derrière la promesse d’un soulagement immédiat se cache une réalité médicale complexe, car toute substance pharmacologiquement active possède un profil d’effets indésirables, de contre-indications et de toxicités potentielles.

La fausse sécurité des médicaments en vente libre

L’une des idées reçues les plus tenaces consiste à croire qu’un médicament disponible sans ordonnance est totalement sans danger. L’exemple du paracétamol, pilier incontournable de la pharmacie familiale, illustre parfaitement ce piège. Largement utilisé contre la fièvre et les douleurs du quotidien, le paracétamol est un produit très sûr lorsqu’il est consommé aux doses recommandées. En revanche, en cas de surdosage -parfois involontaire lorsque le patient cumule plusieurs spécialités commerciales contenant la même molécule sans le savoir-, il devient extrêmement toxique pour le foie, pouvant entraîner des lésions hépatiques irréversibles, voire mortelles. Il en va de même pour les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) tels que l’ibuprofène ou l’acide méfénamique. Très prisés pour calmer une rage de dents, un mal de dos ou une douleur articulaire, ces médicaments pris de manière incontrôlée peuvent provoquer de graves ulcères gastriques, des hémorragies digestives ou une détérioration brutale de la fonction rénale. De plus, pris lors d’une infection bactérienne non identifiée, les anti-inflammatoires peuvent masquer les signes d’aggravation et favoriser la propagation de l’infection dans l’organisme, avec des conséquences parfois très dramatiques. 

L’un des dangers les plus pernicieux de l’automédication réside dans l’affaiblissement ou la disparition temporaire des symptômes. En étouffant la douleur, la toux ou la fièvre sans en traiter la cause profonde, le patient s’accorde une fausse sensation de guérison. Ce répit artificiel peut retarder de plusieurs jours, voire de plusieurs semaines, le diagnostic d’une pathologie sous-jacente grave : infection profonde, trouble cardiaque, affection métabolique ou lésion tumorale. Lorsque le malade finit par consulter un médecin en raison de la réapparition ou de l’aggravation de ses souffrances, la maladie a parfois évolué vers un stade avancé, compliquant considérablement la prise en charge du patient et les chances de guérison.

Une extension abusive aux médicaments sous prescription

Sous nos latitudes, l’automédication ne se limite malheureusement pas aux antalgiques ou aux sirops légers. Elle dérive très fréquemment vers la réutilisation d’anciennes ordonnances ou l’achat direct de produits soumis en principe à une prescription stricte. C’est notamment le cas des antibiotiques, consommés de manière anarchique dès l’apparition d’un état grippal ou d’un mal de gorge. Destinés exclusivement à combattre les infections bactériennes, les antibiotiques n’ont aucune efficacité contre les virus responsables de la grippe ou d’un rhume banal. 

L’ingestion inappropriée de ces traitements expose le patient à des effets secondaires immédiats : troubles digestifs (nausées, diarrhées, douleurs abdominales), réactions allergiques parfois sévères (éruptions cutanées, difficultés respiratoires, chocs anaphylactiques) et interactions dangereuses avec d’autres traitements. À long terme, cette surconsommation incontrôlée alimente le phénomène mondial de la résistance bactérienne, rendant les antibiotiques inefficaces lorsque le patient en aura réellement besoin.

La Tunisie occupe d’ailleurs le 12e rang mondial en matière de consommation d’antibiotiques, selon une étude publiée fin 2025 par la revue scientifique Our World in Data en collaboration avec One Health Trust, un cabinet de recherche spécialisé dans la lutte contre les maladies infectieuses et la résistance aux médicaments.

Les Tunisiens consomment en moyenne 28 doses quotidiennes pour chaque 1.000 habitants, soit une quantité beaucoup plus élevée que la moyenne mondiale de 18 doses quotidiennes.

Dans le monde arabe, les Tunisiens ne sont ainsi devancés que par les Égyptiens (50 doses quotidiennes pour 1.000 habitants).

 

Interactions médicamenteuses et risques d’accoutumance

Pour les personnes souffrant de maladies chroniques (hypertension artérielle, diabète, insuffisance rénale ou cardiaque), l’automédication s’apparente à un véritable jeu de roulette russe. La prise spontanée d’un simple décongestionnant nasal à base de vasoconstricteurs peut provoquer des poussées hypertensives graves. De même, l’association de certains antalgiques ou anti-acides avec des traitements anticoagulants ou antidiabétiques peut annuler leur effet thérapeutique ou, au contraire, en démultiplier la toxicité.

Par ailleurs, le recours chronique à certains médicaments en vente libre ou détournés de leur usage comme les laxatifs, les sprays nasaux, les antihistaminiques sédatifs ou les anxiolytiques crée un phénomène d’accoutumance et de dépendance physique et psychologique, installant le patient dans un cercle vicieux dont il est difficile de sortir sans accompagnement médical.

Face à ce défi de santé publique, la réponse ne réside pas dans l’interdiction absolue ou la culpabilisation du patient, mais dans la sensibilisation et la responsabilisation de tous les acteurs. Le citoyen doit réapprendre à considérer le médicament pour ce qu’il est : un produit de santé puissant qui nécessite le respect strict des doses, des durées et des indications.

Le pharmacien, premier professionnel de santé de proximité, joue à ce titre un rôle déterminant de verrou sécuritaire. En renforçant son devoir de conseil, en refusant la délivrance injustifiée de médicaments à risque et en orientant systématiquement vers une consultation médicale au moindre doute, il constitue le meilleur rempart contre les dérives de l’automédication. 

Walid KHEFIFI

 

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Saïed appelle à faire de l’État social une réalité concrète

Le président de la République, Kais Saïed, a reçu, mercredi, 23 septembre courant, au palais de Carthage, la cheffe du gouvernement Sarra Zaafrani Zenzri et le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Fethi Zouhair Nouri, selon un communiqué de la présidence.

Lors de cette réunion, le chef de l’État a rappelé le rôle de la BCT dans le soutien à l’économie nationale et la recherche des équilibres financiers, soulignant que le devoir national exige   l’instauration de la justice, un préalable nécessaire et indispensable à la création et de la distribution équitable de la richesse.

Il a précisé que les banques publiques ont vocation à appuyer les efforts de l’État, tandis que toutes les banques doivent faciliter l’accès au crédit et se conformer aux circulaires émises par la Banque centrale.

Le chef de l’Etat a rappelé la disposition constitutionnelle garantissant la coexistence et la complémentarité des secteurs public et privé sur la base de la justice sociale, ajoutant que « l’État social doit être une réalité vécue par le citoyen dans les différentes régions du pays et pas un simple slogan constitutionnel ».

Evoquant le dossier de la flambée des prix, le président Saïed a plaidé pour une rationalisation des importations et une lutte sans merci contre la corruption.

Il a dans ce contexte souligné que ce phénomène ne se réduit pas à la malversation mais plutôt englobe d’autres formes telles que la fraude, l’entrave à la marche des services publics et le mauvais traitement infligé aux usagers de l’administration, autant de phénomènes « auxquels il faut mettre rapidement et définitivement fin ».

Le président de la République a par ailleurs affirmé que ces pratiques visent à « faire avorter le processus révolutionnaire du peuple », assurant que ces manœuvres, aussi planifiées soient-elles, sont vouées à l’échec cuisant « tant que les citoyens demeurent conscients de ces visées ».

S’adressant aux tenants d’un retour à l’ordre d’avant le 17 décembre, qui ne cessent de faire croire que la réalisation des aspirations populaires n’est que pure illusion, le chef de l’Etat a répliqué : « Un peuple qui a payé le prix du sang pour se libérer ne sera plus jamais découragé, quelle que soit la source de ces manœuvres. »

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Kaïs Saïed reçoit l’ambassadeur suisse à l’occasion de la fin de sa mission en Tunisie

Le président de la République, Kais Saïed, a reçu, mercredi, 23 septembre courant, au palais de Carthage, l’ambassadeur de la Confédération suisse en Tunisie, Josef Renggli.

Selon un communiqué de la présidence de la République, le diplomate helvétique a effectué une visite d’adieu auprès du chef de l’Etat à l’occasion de la fin de sa mission dans notre pays.

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Pluies et inondations : jusqu’à quand les mêmes défaillances ?

La saison des intempéries commence à peine et, avec elle, revient une inquiétude devenue presque habituelle : combien de temps faudra-t-il cette année pour que les premières pluies transforment certaines rues en torrents ? En Tunisie, il n’est désormais plus nécessaire qu’un épisode pluvieux exceptionnel dure plusieurs heures pour provoquer des perturbations importantes. Parfois, quinze ou vingt minutes de pluie soutenue suffisent pour que l’eau s’accumule, que la circulation devienne difficile, que des voitures se retrouvent bloquées et que des habitations ou des commerces commencent à craindre le pire.

Le phénomène n’est ni nouveau ni limité aux quartiers les plus fragiles. Même dans des zones résidentielles considérées comme bien entretenues, dotées de routes relativement récentes et où les prix de l’immobilier sont parfois élevés, les mêmes images reviennent : chaussées transformées en bassins, trottoirs impraticables, avaloirs incapables d’absorber l’eau et automobilistes cherchant désespérément un passage. Si de telles situations se produisent dans les quartiers supposés les mieux équipés, que dire alors des quartiers populaires, des zones périphériques ou des secteurs où les infrastructures sont anciennes, insuffisantes ou mal entretenues ?

La pluie ne peut plus tout expliquer

Pendant longtemps, chaque épisode d’inondation a été accompagné de la même explication : des précipitations importantes seraient tombées en très peu de temps. Il est évident que l’intensité de la pluie joue un rôle majeur et que certains épisodes météorologiques peuvent dépasser les capacités normales des réseaux d’évacuation. Le changement climatique complique également la situation, avec des phénomènes qui peuvent devenir plus brutaux et plus difficiles à anticiper. Mais cette explication ne peut pas suffire lorsque le problème se répète année après année et parfois aux mêmes endroits. Une pluie automnale n’est pas un événement imprévisible en Tunisie. Elle appartient au cycle normal des saisons. Les épisodes intenses non plus ne peuvent plus être considérés comme totalement exceptionnels lorsqu’ils se reproduisent régulièrement. La question est donc simple : pourquoi, après tant d’années, suffit-il encore de quelques dizaines de minutes de pluie pour que certains axes deviennent pratiquement impraticables ?

Les causes sont multiples. Elles concernent la capacité des réseaux d’évacuation des eaux pluviales, leur vieillissement, leur entretien, mais également l’urbanisation rapide de certaines zones. Plus une ville se couvre de béton, de routes, de parkings et de constructions, moins les sols peuvent absorber naturellement l’eau. Celle-ci ruisselle alors beaucoup plus rapidement et se concentre vers des réseaux qui n’ont pas toujours été dimensionnés pour recevoir de tels volumes. À cela s’ajoute un problème beaucoup plus visible, celui des avaloirs obstrués par les déchets, la terre, les feuilles ou différents débris. Il suffit parfois d’observer une rue pendant une forte pluie pour constater que l’eau passe au-dessus d’un avaloir sans pouvoir y pénétrer correctement. Le problème n’est donc pas seulement de construire de nouvelles infrastructures, encore faut-il entretenir régulièrement celles qui existent.

Des conséquences qui dépassent largement les embouteillages

Réduire les inondations urbaines à quelques heures de circulation difficile serait une erreur. Pour certains habitants, chaque épisode pluvieux devient une véritable source d’angoisse. Ceux qui vivent dans des logements situés en contrebas, au rez-de-chaussée ou dans des zones régulièrement touchées savent qu’une forte pluie peut signifier une maison envahie par l’eau, des meubles endommagés, un véhicule détérioré et parfois des pertes financières considérables. Les commerçants ne sont pas davantage épargnés. Quelques centimètres d’eau peuvent suffire à endommager des marchandises, des équipements ou des installations électriques. Quant aux automobilistes, ils se retrouvent parfois confrontés à une décision dangereuse : traverser une zone inondée sans connaître la profondeur de l’eau ou rebrousser chemin dans une circulation déjà paralysée.

Il existe aussi une profonde inégalité face aux intempéries. Dans les quartiers disposant de davantage de moyens et d’infrastructures, les dégâts peuvent parfois être limités ou réparés rapidement. Dans les zones plus vulnérables, une inondation peut avoir des conséquences beaucoup plus lourdes pour des familles qui n’ont pas nécessairement les moyens de remplacer des équipements, de réparer leur logement ou leur voiture. C’est précisément pour cette raison que la question des eaux pluviales ne peut plus être traitée uniquement dans l’urgence, lorsque les premières fortes pluies arrivent. Les opérations de curage réalisées à la dernière minute ou après les premières inondations donnent le sentiment d’une gestion saisonnière d’un problème qui, lui, est structurel.

Anticiper au lieu de réparer chaque année

Une ville ne peut évidemment pas être protégée contre toutes les pluies, notamment face à un événement météorologique d’une intensité réellement exceptionnelle. Aucun réseau d’évacuation n’offre une garantie absolue. Mais entre l’impossibilité d’empêcher toutes les inondations et le fait d’accepter que quinze ou vingt minutes de pluie perturbent régulièrement des quartiers entiers, il existe une marge considérable d’action. L’entretien des réseaux doit commencer bien avant les premières pluies. Les points noirs sont généralement connus des habitants comme des autorités locales. Certaines routes sont inondées presque systématiquement. Certains carrefours deviennent impraticables dès que les précipitations s’intensifient. Il devrait donc être possible de cartographier précisément ces zones, d’en identifier les causes et d’intervenir progressivement plutôt que de redécouvrir les mêmes problèmes à chaque automne. Mais il faut également penser à plus long terme. Les infrastructures conçues il y a plusieurs décennies correspondent-elles encore à la densité urbaine actuelle ? Les réseaux peuvent-ils absorber l’eau provenant de quartiers qui se sont considérablement urbanisés ? Les nouveaux projets immobiliers prennent-ils suffisamment en compte l’écoulement des eaux pluviales ? Et surtout, les villes tunisiennes sont-elles préparées à des épisodes de pluie potentiellement plus intenses dans les prochaines années ?

Ces questions deviennent incontournables. Car la pluie, elle, continuera de tomber. On ne peut ni l’empêcher ni lui demander de s’adapter à nos villes. Ce sont donc les villes qui doivent s’adapter. À chaque épisode d’intempéries, les mêmes images circulent, les mêmes habitants protestent et les mêmes interrogations reviennent. Puis le soleil réapparaît, l’eau finit par se retirer et le problème disparaît progressivement du débat jusqu’à la prochaine pluie. C’est précisément ce cycle qu’il faut rompre. Une forte averse peut être un phénomène naturel. Voir, année après année, les mêmes rues se transformer en rivières après quelques minutes de pluie ne devrait plus être considéré comme normal. À l’heure où commence une nouvelle saison d’intempéries, l’enjeu n’est donc plus seulement de savoir où et quand il pleuvra. Il est surtout de savoir si, cette fois, nos villes seront capables d’y faire face.

Leila SELMI

 

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Fonds spoliés : la restitution au cœur de la doctrine de Kaïs Saïed

Par Ahmed NEMLAGHI

De Genève à Tunis, la question des avoirs détournés à l’étranger s’inscrit dans l’une des revendications régulièrement mises en avant par le Président de la République, Kaïs Saïed. La mission tunisienne auprès des Nations unies réaffirme cette orientation, en la reliant à la justice économique, à la souveraineté des États et à la réforme du système financier international.

La récupération des fonds détournés et transférés illégalement à l’étranger constitue un dossier à la fois judiciaire, diplomatique et économique.

Pour la Tunisie, cette question revêt une dimension particulière depuis l’accession de Kaïs Saïed à la présidence de la République. Le Chef de l’État a régulièrement placé la lutte contre la corruption, la responsabilisation des personnes impliquées dans la gestion des deniers publics et la récupération des avoirs spoliés parmi les thèmes de son discours politique.

La déclaration faite à Genève par Ramzi Louati, chargé d’affaires par intérim de la mission permanente de la Tunisie auprès de l’Office des Nations unies, s’inscrit dans cette orientation. Elle ne se limite pas à réclamer la restitution de fonds détenus à l’étranger, elle établit également un lien entre cette restitution, les besoins de développement des pays concernés et les déséquilibres du système financier international.

Pour comprendre la portée de cette position, il convient d’examiner à la fois les ambitions affichées par la présidence tunisienne, les obstacles à la récupération des avoirs et les conditions nécessaires pour transformer une revendication politique en résultats concrets.

Depuis son arrivée à la tête de l’État, Kaïs Saïed a régulièrement présenté la récupération des fonds spoliés comme une question relevant des droits du peuple tunisien. Cette orientation s’est notamment traduite par la création, en octobre 2020, d’une commission spéciale rattachée à la présidence de la République, chargée d’évaluer les démarches engagées et de proposer des mécanismes susceptibles d’accélérer le rapatriement des avoirs détournés à l’étranger.

Cette initiative témoigne de la volonté de placer le dossier au niveau de la présidence et de lui donner une dimension qui dépasse la seule gestion administrative des procédures judiciaires. Le discours présidentiel associe la restitution des fonds à la défense des intérêts collectifs, à la lutte contre l’impunité et à la récupération de ressources considérées comme appartenant à la collectivité nationale.

En août 2026, Kaïs Saïed a de nouveau insisté sur le caractère imprescriptible du droit de l’État à récupérer les fonds du peuple tunisien. Il a également appelé à accélérer l’examen des dossiers de réconciliation pénale, en soulignant que l’objectif devait être le recouvrement des avoirs et des droits légitimes du peuple, plutôt que la vengeance.

Cette continuité dans les déclarations présidentielles permet de considérer la restitution des avoirs comme une priorité durable de son agenda politique. Elle soulève néanmoins une question essentielle : comment passer d’une volonté affirmée au plus haut niveau de l’État à des résultats tangibles sur les plans judiciaire et financier ?

Un dossier qui ne date pas du 25-Juillet

Il importe de rappeler que les démarches tunisiennes visant à récupérer les avoirs détournés à l’étranger ont commencé après la révolution de 2011. La création de la commission présidentielle en 2020 s’inscrit donc dans une succession d’initiatives institutionnelles et judiciaires qui lui sont antérieures.

Les données de l’initiative StAR de la Banque mondiale font état de procédures concernant les avoirs de Zine El Abidine Ben Ali et de ses proches dans plusieurs juridictions, notamment en France et en Suisse. Elles illustrent la complexité et la durée des mécanismes de recouvrement international.

Cette réalité est importante pour éviter une lecture réductrice du dossier. La récupération des fonds ne dépend pas uniquement de la détermination politique du pays demandeur. Elle repose sur des procédures de coopération judiciaire, des décisions de justice, des règles de preuve et des mécanismes de confiscation qui varient d’un pays à l’autre.

La Tunisie a donc intérêt à inscrire ses démarches dans une stratégie coordonnée, associant les institutions judiciaires, les services diplomatiques et les organismes chargés du suivi financier. La mobilisation politique doit s’accompagner d’une expertise technique capable de répondre aux exigences des juridictions étrangères.

À Genève, la mission tunisienne a insisté sur la nécessité d’une coopération plus efficace entre les États concernés. Elle a également appelé les pays détenant les fonds à ne pas utiliser les obstacles procéduraux, judiciaires ou juridiques pour retarder leur restitution.

Cette revendication renvoie à une difficulté structurelle de la récupération des avoirs : les États demandeurs et les États détenteurs ne disposent pas toujours des mêmes priorités, des mêmes procédures ou des mêmes exigences en matière de preuve.

La base de données StAR recense, dans le dossier tunisien en Suisse, plusieurs difficultés liées notamment à l’exécution des demandes d’entraide judiciaire, à la reconnaissance des décisions rendues par défaut et au respect des droits de la défense.

Ces éléments montrent que la récupération des fonds exige une approche juridiquement solide. La défense des intérêts de la Tunisie doit pouvoir s’appuyer sur des dossiers documentés, des demandes précises et un suivi continu auprès des autorités étrangères.

La dénonciation des lenteurs procédurales peut contribuer à attirer l’attention sur le problème. Mais elle doit être complétée par une capacité à répondre aux exigences légales des pays concernés. C’est à cette condition que la pression diplomatique peut se traduire par des avancées concrètes.

Réformer le système financier international

La position tunisienne à Genève ne se limite pas à la récupération des avoirs. Elle comprend également un appel à la réforme du système financier international afin, notamment, d’alléger le poids de la dette qui pèse sur de nombreux pays en développement.

Ce rapprochement entre restitution des fonds et réforme financière repose sur une logique économique : les ressources détournées représentent des moyens qui ne peuvent plus être mobilisés au profit des populations et des politiques de développement.

Le chargé d’affaires Ramzi Louati a souligné que les fonds récupérés pourraient être consacrés à des projets de développement, notamment à la lutte contre la pauvreté, sans accroître le recours à l’endettement.

Cette position rejoint les débats plus larges sur l’accès au financement, les conditions de la dette et les inégalités de capacité entre les économies. Elle permet à la Tunisie de présenter la restitution des avoirs comme une question qui ne relève pas exclusivement des relations bilatérales, mais qui concerne également les principes de justice économique et de coopération internationale.

Il convient cependant de distinguer les deux dossiers. La restitution d’avoirs détournés dépend de procédures judiciaires et de mécanismes de coopération spécifiques. La réforme du système financier international relève, quant à elle, de négociations multilatérales impliquant de nombreux États et institutions. Leur articulation politique est possible, mais leurs mécanismes et leurs délais demeurent différents.

L’un des arguments avancés par la Tunisie consiste à considérer les fonds détournés comme des ressources dont les populations ont été privées. Cette approche met en avant la dimension sociale de la restitution.

Lorsque des avoirs sont effectivement récupérés, leur utilisation soulève toutefois une question supplémentaire : comment garantir qu’ils soient affectés à des objectifs transparents et conformes à l’intérêt public ?

La restitution ne constitue donc pas le terme ultime du processus. Elle doit être suivie d’une gestion rigoureuse des ressources, de mécanismes de contrôle et d’une information accessible sur leur utilisation. La confiance des citoyens dépend également de la capacité des institutions à démontrer que les fonds récupérés contribuent réellement au financement de projets collectifs.

Dans cette perspective, une stratégie tunisienne de récupération pourrait être renforcée par un dispositif public de suivi des dossiers, précisant les procédures engagées, les juridictions concernées et les résultats obtenus, dans le respect des obligations de confidentialité et des exigences judiciaires.

Une telle démarche permettrait de distinguer les avoirs gelés, les sommes faisant l’objet de procédures, les montants effectivement restitués et les ressources dont l’affectation a été décidée. Elle offrirait une lecture plus précise de l’état d’avancement du dossier.

Une diplomatie qui doit produire des résultats

La réaffirmation de la position tunisienne à Genève s’inscrit dans la politique de Kaïs Saïed, qui fait de la récupération des fonds spoliés un objectif récurrent de l’action de l’État. Elle traduit également la volonté de relier cette question aux enjeux de développement et de réforme de la coopération internationale.

Mais la crédibilité de cette politique se mesurera à ses résultats. Les déclarations officielles, les réunions diplomatiques et les appels à la coopération sont nécessaires pour maintenir le dossier à l’ordre du jour. Ils ne suffisent pas à garantir le rapatriement des fonds.

L’expérience des procédures engagées depuis 2011 montre que le processus peut être long et soumis à des obstacles juridiques complexes. La commission spéciale créée en 2020 constitue un mécanisme institutionnel destiné à renforcer le suivi de ce dossier, mais son efficacité doit être appréciée à travers les avancées concrètes qu’elle permet de produire.

L’enjeu consiste ainsi à consolider une stratégie durable, reposant sur la coopération judiciaire, la coordination diplomatique, l’expertise financière et la transparence institutionnelle.

Une priorité qui appelle une efficacité à la hauteur des ambitions

La restitution des fonds spoliés demeure une priorité affichée de Kaïs Saïed depuis son accession à la présidence de la République. La position réaffirmée à Genève confirme la volonté de maintenir cette question au centre de l’action diplomatique tunisienne.

En reliant la récupération des avoirs à la lutte contre la pauvreté, au droit au développement et à la réforme du système financier international, la Tunisie élargit le cadre de sa revendication.

La prochaine étape sera de faire correspondre cette ambition politique à des avancées vérifiables. La récupération des fonds du peuple tunisien ne peut reposer uniquement sur la force des déclarations. Elle exige une mobilisation institutionnelle continue, une coopération internationale effective et des mécanismes de suivi capables de transformer les engagements en résultats.

Le véritable enjeu n’est donc pas seulement de réclamer la restitution des avoirs, mais de réunir les conditions juridiques, diplomatiques et institutionnelles permettant de les récupérer et de les mettre au service du développement national.

 

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Météo : prévisions du jeudi 24 septembre 2026

Le temps sera partiellement nuageux ce jeudi

puis parfois densément nuageux sur les régions côtières avec des pluies éparses, temporairement orageuses et parfois abondantes l’après-midi sur l’extrême Sud, avant de s’étendre localement au Centre au cours de la nuit, selon la prévisions de l’Institut National de la Météorologie (INM).

Le vent soufflera du secteur Nord au Nord et au Centre, et du secteur Est au Sud, relativement fort près des côtes Nord et dans le golfe de Hammamet, et faible à modéré ailleurs.

La mer sera houleuse à agitée dans le Nord et le golfe de Hammamet, et peu agitée dans les autres côtes. Les températures maximales oscilleront généralement entre 28 et 32 degrés, avoisineront 23 degrés sur les hauteurs de l’Ouest, et atteignant 34 degrés dans le Sud- Ouest.

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