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Aide militaire américaine : Une partie des financements destinés à la Tunisie réaffectée

Les États-Unis réorientent une partie de leur aide militaire vers l’Amérique latine. Le département d’État américain a informé mardi 15 septembre le Congrès de la réaffectation de 52 millions de dollars de financement militaire étranger, provenant notamment de programmes destinés à la Tunisie, à l’Irak, à la Slovaquie et à la Macédoine du Nord. Le montant prélevé sur la part tunisienne n’a pas encore été précisé.

Une enveloppe réorientée vers l’Amérique latine

Selon l’Associated Press, les fonds seront désormais affectés au Panama, au Pérou, à l’Équateur et à la Colombie. Washington justifie cette réorientation par la nouvelle priorité accordée à l’hémisphère occidental, notamment à la lutte contre le narcotrafic et au renforcement de la sécurité autour du canal de Panama.

Le financement militaire étranger américain permet notamment aux pays bénéficiaires d’acquérir des équipements auprès d’entreprises américaines de défense. La décision s’inscrit donc dans une réallocation des ressources américaines en fonction des priorités stratégiques de l’administration Trump.

Quels programmes tunisiens concernés ?

Le département d’État n’a pas encore détaillé la répartition des fonds entre les quatre pays concernés. Il reste donc à déterminer quelle part de l’enveloppe était destinée à la Tunisie et quels programmes pourraient subir cette réaffectation.

L’enjeu est notamment de savoir si elle concerne des acquisitions d’équipements, des programmes de formation ou d’autres volets de l’assistance militaire américaine.

Cette clarification est d’autant plus importante que la coopération entre Tunis et Washington repose sur une feuille de route de long terme et couvre plusieurs domaines, de la modernisation des capacités à la formation et aux exercices conjoints.

Un partenariat qui reste très dense

Le signal envoyé par cette réaffectation contraste avec la dynamique observée ces derniers mois dans les relations militaires tuniso-américaines.

En juin dernier, Washington a livré 48 véhicules HMMWV à l’armée tunisienne, une dotation présentée comme un renforcement des capacités opérationnelles et de la mobilité des forces tunisiennes.

Un mois plus tôt, les deux pays avaient également affiché leur volonté d’élargir leur coopération dans le domaine aérien. Les discussions portaient notamment sur la formation, l’enseignement militaire, l’échange d’expertises, les exercices conjoints et le développement des capacités aériennes.

Cette dynamique s’inscrit dans une relation plus structurée encore. En janvier, Tunis et Washington avaient réaffirmé leur volonté d’approfondir leur partenariat militaire dans le cadre d’une feuille de route à l’horizon 2030, avec des priorités allant de la modernisation des équipements au soutien logistique, à la formation et au développement des capacités opérationnelles.

Le paradoxe est donc réel : Washington réduit aujourd’hui une partie des financements militaires qui bénéficiaient à plusieurs partenaires, dont la Tunisie, alors même que la coopération militaire tuniso-américaine continue de se développer sur le terrain.

La réaffectation annoncée constitue ainsi un signal à surveiller, mais elle ne traduit pas, à ce stade, une rupture du partenariat de défense entre les deux pays. Reste désormais à connaître le montant exact retiré à la Tunisie et les programmes concernés pour mesurer la portée réelle de cette décision.

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Industrie électronique : Eurostat Group renforce son implantation en Tunisie

Le groupe français Eurostat Group a inauguré une nouvelle implantation à Tunis, destinée à renforcer ses activités dans l’industrie électronique et à servir de plateforme commerciale vers les marchés du Moyen-Orient et de l’Afrique. Le site, opérationnel depuis le 14 septembre 2026, s’inscrit dans la progression des investissements à participation française en Tunisie.

Un site dédié aux équipements ESD

Spécialisé dans la fabrication d’équipements de protection contre les décharges électrostatiques, ou ESD (Electrostatic Discharge), Eurostat Group fournit notamment des solutions destinées à l’industrie des composants électroniques.

Sa nouvelle unité tunisienne s’étend sur 1500 m². Elle est consacrée au thermoformage, à l’usinage de moules et à l’assemblage de produits ESD. Le site doit également accompagner le développement commercial du groupe sur les marchés du Moyen-Orient et de l’Afrique.

À terme, cette implantation pourrait représenter 20% de la valeur globale du groupe.

28 collaborateurs, avec des effectifs appelés à augmenter

L’unité compte actuellement 28 collaborateurs, un effectif appelé à grandir. L’ouverture de ce site traduit ainsi une volonté de faire de la Tunisie non seulement une base de production, mais également un point d’appui pour le développement régional du groupe.

Le choix du pays intervient dans un environnement où les entreprises à participation française occupent déjà une place importante dans le tissu industriel tunisien.

Selon l’ambassade de France en Tunisie, quelque 1700 entreprises à participation française sont actuellement présentes dans le pays, employant plus de 170.000 salariés.

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Devises : Tourisme et transferts des TRE ont rapporté 12,22 milliards de dinars

Le tourisme et les transferts des Tunisiens résidant à l’étranger continuent de soutenir les entrées de devises en Tunisie. Au 10 septembre 2026, ces deux sources ont généré ensemble 12,22 milliards de dinars, selon les données de la Banque centrale de Tunisie.

Les transferts de la diaspora en tête

Les transferts des Tunisiens résidant à l’étranger atteignent 6,41 milliards de dinars au 10 septembre, en hausse de 5,4% sur un an. Ils représentent ainsi un peu plus de la moitié du montant cumulé avec les recettes touristiques.

De leur côté, les recettes touristiques s’élèvent à 5,81 milliards de dinars, affichant une progression de 4,9% sur la même période.

À eux deux, ces flux constituent donc un apport important de ressources en devises pour l’économie tunisienne. Ils ne doivent toutefois pas être assimilés à des recettes d’exportation : les transferts de la diaspora et les revenus du tourisme constituent des flux extérieurs distincts des exportations de biens et de services.

Un soutien aux comptes extérieurs

L’évolution de ces deux sources revêt une importance particulière pour les équilibres extérieurs du pays. Les entrées de devises contribuent notamment à alimenter les disponibilités en monnaies étrangères et à soutenir la capacité de la Tunisie à couvrir ses besoins extérieurs.

Cette contribution intervient alors que le niveau des réserves en devises et leur capacité à couvrir les importations restent des indicateurs essentiels de la situation extérieure du pays.

La progression enregistrée au 10 septembre montre ainsi le rôle complémentaire de deux moteurs traditionnels de l’économie tunisienne : les dépenses des visiteurs étrangers et les transferts effectués par les Tunisiens établis à l’étranger.

Reste à voir si cette dynamique se maintiendra jusqu’à la fin de l’année.

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Bourse de Tunis : 20 sociétés en retard, le CMF saisit la justice

Le retard dans la publication des comptes semestriels prend une nouvelle dimension sur le marché financier tunisien. Le Conseil du marché financier (CMF) indique, ce mardi 15 septembre, que 20 des 75 sociétés cotées n’ont pas respecté les délais légaux pour publier leurs états financiers intermédiaires du premier semestre 2026, soit près de 27% de la cote.

Des retards jugés excessifs

Dans son communiqué, le CMF dénonce des délais qu’il considère, pour certaines sociétés, comme « largement excessifs ». Il estime également que certaines justifications avancées pour expliquer ces retards ne sont pas sérieuses et ne peuvent être retenues.

Le régulateur rappelle ainsi l’obligation faite aux sociétés cotées de mettre à la disposition du marché leurs informations financières dans les délais prévus par la réglementation.

Pour les investisseurs, cette obligation ne relève pas d’une simple formalité administrative. La publication des états financiers permet de disposer d’informations actualisées sur la situation des entreprises et d’évaluer leurs résultats, leurs risques et leurs perspectives.

Le CMF passe au volet judiciaire

Face à ces manquements, le CMF indique avoir engagé des procédures judiciaires en référé contre plusieurs sociétés en infraction.

Les 20 sociétés recensées comme n’ayant pas respecté les délais ne sont pas présentées comme faisant toutes l’objet d’une procédure judiciaire. Le communiqué établit une distinction entre le nombre total de retardataires et les entreprises contre lesquelles le régulateur a décidé de saisir la justice.

Le CMF n’a pas, dans ce communiqué, détaillé la liste des 20 sociétés concernées ni identifié celles visées par les procédures en référé.

Une information financière sous surveillance

L’affaire pose surtout la question du respect du droit des investisseurs à accéder à une information financière régulière et dans les délais. Sur un marché coté, les retards de publication peuvent limiter la capacité des actionnaires et des autres intervenants à apprécier la situation réelle des entreprises.

Il reste désormais à connaître l’identité des 20 retardataires, celle des sociétés concernées par les référés ainsi que les suites judiciaires et les éventuelles sanctions encourues.

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CNAM : Une révision des maladies et médicaments pris en charge se prépare

Le dispositif de prise en charge des maladies, médicaments et produits médicaux en Tunisie pourrait prochainement évoluer. Le ministère de la Santé indique qu’une révision globale est actuellement menée avec le ministère des Affaires sociales, sous la supervision de la présidence du gouvernement, avec un enjeu direct pour les assurés sociaux.

Un dispositif en cours de réexamen

Dans une réponse officielle à une question parlementaire en date du 10 septembre, le ministère de la Santé fait état de travaux portant notamment sur la classification des maladies ainsi que sur les listes des médicaments, produits et équipements médicaux pris en charge.

Cette démarche concerne donc plusieurs composantes du dispositif actuel de couverture, sans pour autant modifier, à ce stade, les règles appliquées aux assurés de la CNAM.

Le ministère précise que les travaux sont conduits en coordination avec le ministère des Affaires sociales. La supervision de la présidence du gouvernement souligne par ailleurs que le dossier dépasse le seul cadre sanitaire et touche directement au fonctionnement de la couverture sociale.

Pas encore de nouvelles règles pour les assurés

L’annonce ne signifie toutefois pas qu’une nouvelle liste de maladies ou de médicaments est déjà arrêtée. Aucun nouveau plafond de prise en charge ni aucune date d’entrée en vigueur d’un dispositif révisé n’ont été annoncés dans la réponse ministérielle.

Pour les assurés, l’enjeu sera surtout de connaître les critères retenus pour cette révision et ses conséquences concrètes sur les soins et produits actuellement couverts.

À ce stade, plusieurs questions restent donc ouvertes : quelles pathologies seront concernées par la nouvelle classification ? Quels médicaments, produits ou équipements feront l’objet d’un réexamen ? Les niveaux de prise en charge seront-ils modifiés ? Et surtout, quand ces éventuelles évolutions pourraient-elles entrer en vigueur ?

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Intempéries à Métlaoui : Le père et son fils retrouvés morts après les crues

Les recherches engagées depuis les crues de samedi à Métlaoui ont pris fin ce mardi 15 septembre avec la découverte des corps des deux personnes portées disparues. Le père a été retrouvé dans la matinée à Oued Thelja, avant que le corps de son fils ne soit découvert à proximité d’Oued S’hili.

Deux corps retrouvés dans la journée

La première découverte a eu lieu dans la matinée à Oued Thelja, où les secours ont retrouvé le corps du père, porté disparu depuis les intempéries de samedi.

Quelques heures plus tard, les recherches ont permis de retrouver le corps de son fils près d’Oued S’hili. La découverte a été confirmée par le directeur régional de la Protection civile à Gafsa, le colonel Bilal Ousaifi, dans une déclaration à Diwan FM.

Ces deux découvertes mettent ainsi fin aux recherches engagées pour retrouver les deux disparus après les importantes crues qui ont touché la région de Métlaoui.

Les conséquences des crues toujours suivies

Au-delà du bilan humain, les intempéries ont également provoqué des dégâts dans plusieurs secteurs de la région, notamment sur le réseau ferroviaire. La situation des infrastructures demeure donc au centre du suivi engagé après les crues.

Sur le terrain, des appels locaux demandent également que soient examinées les conditions d’entretien des oueds et les facteurs ayant pu contribuer à l’ampleur des écoulements. Ces interrogations interviennent alors que les habitants restent confrontés aux conséquences des intempéries et aux dommages enregistrés dans la région.

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Automobile : 13 entreprises coréennes attendues en Tunisie, un test pour la filière locale

La Tunisie prépare une nouvelle étape dans sa coopération automobile avec la Corée du Sud. Après une réunion avec Hyundai Mobis le 15 septembre, une délégation de 13 entreprises coréennes spécialisées dans les composants automobiles est attendue en Tunisie à la mi-octobre 2026. L’enjeu dépasse la simple visite : il s’agit désormais de voir si les contacts peuvent déboucher sur des commandes locales ou de nouveaux investissements.

De la prospection aux commandes locales

La réunion tenue à Séoul entre l’ambassade de Tunisie et Hyundai Mobis a porté sur les possibilités de renforcer les partenariats industriels, mais aussi sur l’identification d’opportunités d’approvisionnement auprès de fabricants tunisiens. Les deux parties doivent également poursuivre l’étude de projets d’investissement direct.

C’est précisément sur ce terrain que la visite d’octobre peut devenir intéressante pour l’industrie tunisienne. Les 13 entreprises doivent pouvoir rencontrer directement des acteurs locaux, évaluer leurs capacités de production et examiner les possibilités d’intégration dans leurs chaînes d’approvisionnement.

La mission sera organisée avec la Tunisian Automotive Association, la FIPA-Tunisia et la Chambre de commerce tuniso-coréenne. Elle s’inscrit dans le cadre du « Tunisian Automotive Partnership Roadshow », lancé pour multiplier les contacts avec les équipementiers coréens.

L’investissement reste à confirmer

Pour l’instant, aucune implantation industrielle n’est annoncée. Le potentiel existe néanmoins. Hyundai Mobis figure parmi les grands équipementiers mondiaux et développe notamment des composants pour véhicules électriques, des systèmes électroniques, des technologies de sécurité et des solutions liées à la conduite avancée.

Pour la Tunisie, attirer des entreprises de ce profil pourrait permettre de renforcer progressivement une filière déjà orientée vers l’exportation et de favoriser une montée en gamme des fournisseurs locaux.

La visite de la mi-octobre constituera donc un premier test. Les indicateurs à surveiller seront concrets : quelles entreprises participeront, quels fabricants tunisiens seront rencontrés, quels composants seront recherchés et quels engagements éventuels suivront les rencontres.

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Pétrole à plus de 100 dollars : La Tunisie face à un nouveau risque énergétique

Le retour du Brent au-dessus de 100 dollars intervient à un moment particulièrement sensible pour la Tunisie. Alors que les tensions au Moyen-Orient perturbent les perspectives d’approvisionnement, la facture énergétique tunisienne s’est déjà fortement alourdie en 2026.

Un marché pétrolier sous tension

Le Brent évoluait autour de 107 dollars le baril mardi 15 septembre, après de nouvelles attaques visant des infrastructures énergétiques saoudiennes et la mise hors service du pipeline Est-Ouest, une voie stratégique permettant à l’Arabie saoudite d’acheminer une partie de son pétrole sans passer par le détroit d’Ormuz. Selon Reuters, ces perturbations font peser un risque sur une partie significative de l’offre mondiale.

Pour la Tunisie, l’enjeu ne réside donc pas seulement dans la hausse ponctuelle du prix du brut. Si les perturbations devaient durer, le renchérissement du pétrole pourrait progressivement se transmettre à la facture d’importation, au transport et aux coûts de production.

Une facture énergétique déjà sous pression

Les derniers chiffres de l’Institut national de la statistique montrent que la situation est déjà tendue. Durant les huit premiers mois de 2026, les importations tunisiennes de produits énergétiques ont augmenté de 28,5%. Le déficit de la balance énergétique a atteint 8,93 milliards de dinars, contre 7,15 milliards sur la même période de 2025.

L’énergie représente ainsi environ la moitié du déficit commercial tunisien, qui s’est établi à 17,85 milliards de dinars à fin août. Cette progression intervient alors même que les exportations ont augmenté de 8%, tandis que les importations globales ont progressé de 11,6%.

Autrement dit, une nouvelle flambée durable des hydrocarbures arriverait dans une balance extérieure déjà fragilisée.

Un écart important avec les prévisions budgétaires

Le risque concerne également les finances publiques. La Loi de finances 2026 a été construite sur une hypothèse de Brent à 63,3 dollars le baril, très loin des niveaux actuellement observés.

Cet écart ne signifie pas mécaniquement que le prix à la pompe augmentera dans les mêmes proportions. Il dépend notamment de la politique de compensation, du taux de change, des mécanismes de fixation des prix et de la durée du choc. Mais plus le pétrole reste élevé, plus la pression sur les subventions et sur les équilibres budgétaires devient importante.

Le risque est également inflationniste. L’inflation tunisienne a déjà atteint 5,4% en août 2026. Une hausse durable des carburants ou des coûts de transport pourrait alimenter indirectement les prix d’autres biens et services.

La Tunisie n’est donc pas seulement exposée au niveau du baril, mais surtout à la persistance du choc. Une poussée temporaire peut rester absorbable. En revanche, un pétrole durablement installé au-dessus de 100 dollars compliquerait davantage la facture énergétique, le déficit commercial et les finances publiques.

Dans un pays où le déficit énergétique atteint déjà près de 9 milliards de dinars en huit mois, une nouvelle envolée prolongée des cours constituerait ainsi un risque supplémentaire pour les équilibres économiques de 2026.

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Golf : 19 pays réunis à Hammamet pour une édition historique du Championnat d’Afrique

La Tunisie s’apprête à accueillir un rendez-vous inédit du golf africain. Le Golf Citrus Hammamet abritera du 14 au 17 octobre 2026 le Championnat d’Afrique de golf, une première depuis la création de la Fédération tunisienne de golf en 1992. Dix-neuf pays participeront à cette édition présentée comme la plus importante jamais organisée sur le continent.

Une participation record à Hammamet

La compétition réunira les représentants de 19 nations africaines, avec la Tunisie en tant que pays hôte. L’Algérie, le Botswana, le Cameroun, l’Égypte, le Gabon, le Ghana, le Kenya, la Libye, l’île Maurice, le Maroc, La Réunion, l’Afrique du Sud, les Seychelles, la Sierra Leone, la Tanzanie, l’Ouganda, la Zambie et le Zimbabwe seront également au rendez-vous.

Cette participation donne à l’événement une dimension particulière pour le golf tunisien, qui accueillera pour la première fois une telle concentration de joueurs africains sur son sol.

Au-delà de la compétition, le championnat constitue un rendez-vous important pour les jeunes joueurs amateurs du continent, dont certains ambitionnent de poursuivre leur parcours vers le circuit professionnel.

Une échéance pour la gouvernance du golf africain

Le rendez-vous de Hammamet aura également une dimension institutionnelle. L’Assemblée générale de la Confédération africaine de golf se tiendra le vendredi 16 octobre dans la ville et doit notamment permettre l’élection du nouveau bureau exécutif de l’instance pour le mandat 2026-2030.

Les dirigeants des fédérations africaines seront réunis à cette occasion, aux côtés de plusieurs invités issus des instances internationales du golf et de la R&A.

Quatre Tunisiens en préparation

La sélection tunisienne poursuit de son côté sa préparation pour cette échéance à domicile. Rabeh Bedoui, Baha Boulakmine et Aziz Dardouri s’entraînent quotidiennement au Golf Citrus Hammamet sous la direction du sélectionneur national Hatem Nasr.

Mehdi Ben Youssef, également retenu pour représenter la Tunisie, poursuit sa préparation aux États-Unis afin d’arriver dans les meilleures conditions pour le championnat.

Une conférence de presse est programmée le 14 octobre au Golf Citrus Hammamet, avant la cérémonie d’ouverture, pour présenter les dernières informations relatives à la compétition et à son organisation.

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Énergie primaire : Le déficit grimpe à 3,8 millions de tonnes équivalent pétrole

La situation énergétique de la Tunisie continue de se dégrader malgré la progression des énergies renouvelables. À fin juillet 2026, le déficit du bilan d’énergie primaire a atteint 3,8 millions de tonnes équivalent pétrole (Mtep), en hausse de 9 % sur un an, selon le rapport sur la conjoncture énergétique de l’Observatoire national de l’énergie et des mines.

L’indépendance énergétique recule

Le taux d’indépendance énergétique s’est établi à 34% à fin juillet 2026, contre 37% un an auparavant. Cet indicateur tient compte de la redevance perçue au titre du transit du gaz algérien.

Sans cette redevance, le taux d’indépendance énergétique aurait été limité à 27%, contre 28% à fin juillet 2025. La différence illustre le poids de cette recette dans le bilan énergétique national.

Les ressources d’énergie primaire ont, pour leur part, diminué de 6%, pour s’établir à 1,9 Mtep. L’Observatoire attribue principalement cette baisse au recul de la production nationale de pétrole brut et de GPL.

Le pétrole et le gaz restent dominants

Malgré la progression des renouvelables, la structure des ressources énergétiques demeure largement dominée par les hydrocarbures. La production nationale de pétrole et de gaz représente à elle seule 71% des ressources d’énergie primaire.

La contribution de l’électricité produite à partir des sources renouvelables reste limitée à 5% des ressources primaires, même si sa production a progressé de 61 % au cours des sept premiers mois de l’année.

Cette progression ne suffit donc pas encore à modifier profondément la structure globale du bilan énergétique tunisien.

Une demande qui continue de progresser

La demande d’énergie primaire a augmenté de 3% entre fin juillet 2025 et fin juillet 2026. Cette évolution est principalement portée par les produits pétroliers, dont la demande a progressé de 6%, tandis que celle du gaz naturel est restée quasiment stable.

La structure de la demande s’est légèrement modifiée. La part des produits pétroliers est passée de 48% à 49%, alors que celle du gaz naturel a reculé de 51% à 49%. Dans le même temps, l’électricité primaire a doublé sa contribution, de 1% à 2%.

Le transit gazier rapporte moins

Autre élément du bilan : la redevance sur le transit du gaz algérien a diminué de 21% sur un an à fin juillet.

La Tunisie fait ainsi face à une équation énergétique toujours tendue : des ressources nationales en recul, une demande en hausse et un déficit primaire qui se creuse, tandis que les énergies renouvelables progressent encore à partir d’une base limitée.

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Électricité : Le solaire progresse, mais la dépendance au gaz reste forte

La Tunisie a produit davantage d’électricité au cours des sept premiers mois de 2026, mais cette progression masque une équation énergétique toujours fragile. La production nationale a augmenté de 6%, à 12.333 GWh, tandis que les énergies renouvelables ont progressé beaucoup plus rapidement, avec une hausse de 61%. Malgré cette accélération, le gaz naturel reste largement dominant dans le mix électrique.

Le solaire accélère

La part des énergies renouvelables dans la production nationale d’électricité a atteint 9% à fin juillet, contre une part nettement plus élevée pour le gaz naturel, qui représente encore 90,8% de la production.

Cette progression des renouvelables est notamment portée par le développement des projets solaires, en particulier ceux destinés à l’autoconsommation et à la production indépendante.

Les installations photovoltaïques atteignent désormais environ 515 MW dans le secteur résidentiel raccordé au réseau basse tension, auxquels s’ajoutent 130 MW dans les secteurs industriel, tertiaire et agricole, raccordés aux réseaux moyenne et haute tension.

La production des projets solaires indépendants illustre cette accélération : elle est passée de 39 GWh durant les sept premiers mois de 2025 à 359 GWh sur la même période de 2026. Cette progression s’explique notamment par l’entrée en exploitation de nouvelles centrales, dont celle de Kairouan, d’une capacité de 100 MW, en décembre 2025, puis celles de Sidi Bouzid et de Tozeur, de 50 MW chacune, en avril 2026.

Une demande toujours soutenue

La consommation d’électricité continue toutefois de peser sur le système. La pointe de demande enregistrée en juillet a atteint 4924 MW, soit une hausse de 2% par rapport aux 4837 MW enregistrés un an auparavant.

Dans le même temps, la consommation spécifique des centrales électriques s’est améliorée de 3%, atteignant 206 tonnes équivalent pétrole par GWh. La STEG a assuré 91% de la production nationale, tandis que les importations d’électricité ont reculé de 2% et ont couvert environ 10% des besoins du marché local.

Les ventes d’électricité ont, pour leur part, progressé de 1%, à 9455 GWh. Le secteur industriel représente 58% des ventes d’électricité à moyenne et haute tension.

Le déficit énergétique se creuse

L’accélération des renouvelables ne suffit toutefois pas à réduire la dépendance énergétique du pays. La production nationale d’hydrocarbures a continué de reculer sur les sept premiers mois de l’année.

La production de pétrole brut a diminué de 11%, à environ 0,78 million de tonnes équivalent pétrole, tandis que la production de gaz naturel a baissé de 14%, à environ 0,84 million de tonnes équivalent pétrole.

Dans ce contexte, le déficit commercial énergétique s’est aggravé de 8%, alors que le taux d’indépendance énergétique est passé de 46% à 42% en un an.

Le secteur électrique tunisien avance donc sur deux trajectoires simultanées : le solaire gagne rapidement du terrain, mais le système reste très fortement dépendant du gaz naturel et des ressources énergétiques importées.

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Facturation électronique : La TTN lance un nouveau portail pour les entreprises

Tunisie TradeNet (TTN) met en service, ce mardi 15 septembre 2026, une nouvelle plateforme dédiée à la facturation électronique. Le portail (portail.elfatoora.tn), accessible en ligne, vise principalement les entreprises et professionnels ayant un faible volume de facturation.

Un portail pour établir et transmettre les factures

La nouvelle plateforme permet aux utilisateurs de réaliser les différentes étapes de la facturation électronique depuis une même interface.

Les entreprises et professionnels pourront notamment établir leurs factures, les signer électroniquement et les transmettre directement, sans avoir recours à des solutions d’intégration spécifiques.

L’objectif est de proposer un dispositif plus accessible aux structures qui ne disposent pas d’un volume de facturation suffisamment important pour justifier la mise en place de solutions techniques plus complexes.

Une inscription en ligne

Les entreprises et professionnels souhaitant bénéficier de ce service doivent effectuer les démarches d’adhésion en ligne via la plateforme dédiée.

La TTN invite également les entreprises et professionnels ayant déjà déposé une demande d’adhésion sur support papier à s’inscrire de nouveau en ligne, afin d’accélérer leur intégration au service.

La mise en service de ce portail s’inscrit, selon la TTN, dans le cadre de la stratégie de digitalisation des services administratifs et du développement des démarches à distance.

Pour les demandes d’information et l’assistance, la TTN met à disposition les adresses commercial@elfatoora.tn et support@elfatoora.tn.

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Tunisie – Météo : Un ciel chargé et des pluies attendues dans plusieurs régions

Le temps sera marqué ce mardi par une alternance de nuages et de passages pluvieux dans plusieurs régions. Les températures resteront toutefois relativement élevées, avec des maximales pouvant atteindre 35 °C dans le Sud-Ouest, selon les prévisions de l’Institut national de la météorologie (INM).

Des pluies éparses sur le Nord et le Centre

Des passages nuageux concerneront l’ensemble du pays. Ils seront parfois abondants sur les régions côtières du Nord et du Centre, avec des pluies éparses attendues localement.

Cette situation devrait s’accompagner d’un ciel plus chargé par moments sur les zones concernées, sans changement majeur attendu sur le reste du territoire.

Jusqu’à 35°C dans le Sud-Ouest

Les vents souffleront de secteur Nord. Ils seront relativement forts près des côtes Est, tandis qu’ils resteront faibles à modérés dans les autres régions. La mer sera agitée sur les côtes Est et peu agitée sur le reste du littoral.

Les températures maximales varieront généralement entre 28 et 33°C. Elles seront plus fraîches sur les hauteurs de l’Ouest, où elles se situeront autour de 25°C. Dans le Sud-Ouest, le mercure pourra en revanche atteindre 35 °C.

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Composants automobiles : 3 millions d’euros et jusqu’à 50 emplois envisagés par une entreprise chinoise

Une entreprise chinoise spécialisée dans les composants automobiles étudie la possibilité de s’implanter en Tunisie. Kunshan Chemitec Automotive Components Co., Ltd. a présenté, lundi 14 septembre, à l’Agence de promotion de l’industrie et de l’innovation (APII), les grandes lignes d’un projet industriel encore en phase de prospection.

Le projet porte sur la création d’une unité de production sur une superficie d’environ 4000 m². Selon les premières données présentées par l’entreprise, l’investissement pourrait atteindre 3 millions d’euros dans une première phase, avec la création envisagée de 30 à 50 emplois directs. L’effectif pourrait ensuite évoluer en fonction du développement de l’activité.

Des composants destinés notamment à l’automobile

La délégation chinoise, conduite par son CEO Liu Yichao, a présenté les activités de Kunshan Chemitec et ses perspectives de développement en Tunisie. Fondée en 2005, l’entreprise est spécialisée dans la fabrication et l’exportation de faisceaux de câbles (wiring harness) et de solutions destinées à leur protection.

Son offre comprend notamment des rubans adhésifs, des gaines, des tubes tressés et des mousses utilisés dans différentes applications, notamment dans l’industrie automobile.

La société, qui indique être présente dans six pays et travailler avec plusieurs acteurs internationaux du secteur automobile, mène actuellement une démarche de prospection en vue d’une éventuelle implantation en Tunisie.

L’APII présente les conditions d’implantation

La rencontre tenue au siège de l’APII a permis aux représentants de l’entreprise chinoise d’échanger sur les possibilités offertes par le tissu industriel tunisien et sur les étapes nécessaires à la concrétisation du projet.

Les responsables de l’Agence ont présenté les procédures liées à la création et à l’implantation d’une entreprise en Tunisie, ainsi que les mécanismes d’accompagnement et les avantages et incitations prévus par la législation en vigueur.

L’APII a également orienté la délégation vers ses outils consacrés aux secteurs automobile et aéronautique, notamment son tableau de bord sectoriel et son annuaire des entreprises industrielles. Ces ressources doivent notamment permettre à l’investisseur potentiel d’identifier les acteurs présents en Tunisie et les possibilités de partenariat.

À ce stade, aucune implantation définitive n’est annoncée. Le projet demeure soumis à la poursuite des études et des démarches engagées par l’entreprise chinoise. La rencontre illustre néanmoins l’intérêt porté au secteur tunisien des composants automobiles, déjà intégré dans les chaînes de production internationales.

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