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Diplômés au chômage : appel à l’intégration dans la fonction publique à Sidi Bouzid

Des diplômés en chômage à Sidi Bouzid ont organisé, jeudi, à la place de Mohamed Bouazizi un sit-in pour exiger l’application de la loi n°18 de 2025 relative au recrutement exceptionnel des diplômés en chômage de longue durée dans la fonction publique.

La secrétaire générale adjointe de l’Union régionale des diplômés chômeurs à Sidi Bouzid, Souhir Friji a indiqué à l’Agence TAP que ce mouvement de protestation organisé, à l’occasion de la célébration de la fête nationale de la femme, a été décidé suite à la politique d’atermoiement concernant l’intégration dans le secteur public des diplômés de l’enseignement supérieur sans emplois.

Elle a ajouté que les sittineurs revendiquent de lancer le programme de recrutement dans le secteur public de la première promotion des diplômés universitaires au chômage depuis plusieurs années, conformément à l’article 57 de la loi de finances pour l’année 2026, et la publication des textes réglementaires nécessaires à sa la mise en œuvre.

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Ministère de l’Agriculture : renforcement des mesures de prévention contre les inondations

Le ministre de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, Ezzeddine Ben Cheikh, a présidé mercredi, avec le secrétaire d’Etat chargé de l’Eau, Hammadi Habib, une séance de travail consacrée aux préparatifs en prévision de la saison des pluies et au renforcement de la prévention des risques d’inondations.

La réunion a porté sur la disponibilité des barrages, des ouvrages hydrauliques et des structures d’intervention, ainsi que sur les moyens humains et matériels mobilisables.

Elle intervient alors que les prévisions météorologiques font état de la possibilité d’un automne chaud et pluvieux, nécessitant une vigilance accrue, notamment dans les zones exposées aux inondations.

Les responsables ont présenté un état des lieux des barrages, lacs et retenues collinaires, digues en terre et équipements hydrologiques et électriques. La poursuite des opérations de maintenance et d’inspection, le suivi des dégâts et l’intensification du curage et du nettoyage des cours d’eau, notamment l’oued Medjerda, ont été préconisés.

Ezzeddine Ben Cheikh a insisté sur la nécessité d’une préparation permanente, fondée sur l’anticipation, la planification et la coordination entre les différents intervenants, notamment les autorités régionales et locales.

Hammadi Habib a, pour sa part, appelé à multiplier les inspections des ouvrages et zones prioritaires et à vérifier la disponibilité des équipements afin de garantir une intervention rapide en cas de fortes précipitations.

Le ministère a par ailleurs décidé de faire du 5 août de chaque année une journée préparatoire à la saison des pluies, en hommage à feu Amer Horchani, surnommé « le père des barrages ». Cette journée servira à évaluer la préparation, réviser les plans d’urgence et remédier aux insuffisances.

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Kaïs Saïed : combattre la corruption pour réussir les réformes

Le président de la République, Kaïs Saïed, a reçu, mercredi, au palais de Carthage, le ministre de la santé, Mustapha Ferjani, le ministre de l’équipement et de l’habitat, chargé de la gestion du ministère de l’industrie et de l’énergie, Salah Zouari, et le ministre des affaires sociales, Issam Lahmar.

Selon un communiqué de la présidence de la République, le chef de l’État a affirmé que le démantèlement des réseaux de corruption est « un préalable incontournable » à la satisfaction des revendications populaires dans toutes les régions.

Il a à ce propos salué la conscience élevée du peuple tunisien, qui a su déjouer les tentatives de déstabilisation du pays,  qu’il s’agisse d’incendies criminels, de coupures d’eau et d’électricité, ou du mauvais traitement infligé aux citoyens lors de l’accès aux services rendus par l’administration.

Revenant sur sa visite à Gabès, région où « l’environnement a été assassiné », a estimé le chef de l’Etat, le président Saïed a assuré suivre au quotidien la situation dans les différentes régions du pays.

Il a rappelé que tous les dossiers, quelle que soit leur gravité, exigent une approche globale visant à éradiquer leurs causes et leurs effets.

« Nous sommes en course contre la montre », a-t-il martelé, précisant que la phase actuelle est celle de l’action et de l’accomplissement.

Il a annoncé que les unités concernées seront démantelées selon une stratégie claire, assurant que les établissements et les entreprises publics poursuivront leur mission.

« Le peuple tunisien réalisera ses aspirations et fera échec à tous les complots. Il n’y a pas de place pour ces réseaux ni pour ceux qu’ils ont enrôlés. Tel est le cours de l’histoire », a conclu le président de la République.

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Fête de la Femme : Tunisie Autoroutes offre un badge de télépéage gratuit

La société “Tunisie Autoroutes” a annoncé qu’elle offre, à l’occasion de la fête de la femme, le 13 août 2026, un badge de télépéage gratuit au profit des usagers de la route.

Pour bénéficier de la gratuité du boîtier, les usagers de la route devront simplement s’acquitter des frais de recharge initiale: prix du badge: 0 dinar (au lieu de 30 D) et des frais de recharge obligatoire à partir de 30 D (crédit entièrement utilisable pour les passages), a indiqué la société dans un communiqué publié, jeudi.

L’opération d’achat est disponible ainsi, du 13 au 16 août 2026, dans les 10 points de vente de Tunisie Autoroutes (Béja, El Féja, Sidi Thabet, Menzel Jemil, Morneg, Hergla, Msaken, Sidi Saleh, Agareb et Gabès Nord) ainsi que dans le point de vente du siège de la société (Centre urbain Nord).

L’objectif de cette action est d’assurer un passage rapide tout en gagnant de temps et de permettre aux usagers de la route de voyager avec plus de confort et de sécurité, indique la société.

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Santé publique : un nouveau centre entre en service à El Agba supérieur

Un nouveau centre intermédiaire de santé publique a été mis en service mercredi dans l’imada d’El Agba supérieur, relevant de la délégation d’El Hraïria (gouvernorat de Tunis), afin d’améliorer la couverture sanitaire locale et de rapprocher les soins des habitants.

Selon la Direction régionale de la santé de Tunis, cette infrastructure permettra d’offrir des prestations de proximité et de réduire les déplacements pénibles, en particulier pour les familles, les personnes âgées et les enfants.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre des efforts nationaux visant à renforcer les infrastructures de santé publique, à améliorer la qualité des soins et à optimiser la prise en charge des patients à travers le pays.

Structure intermédiaire située entre les dispensaires locaux et les hôpitaux régionaux, ce type de centre vise à fournir des soins améliorés tout en désengorgeant les structures hospitalières principales.

 

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Argentine : Messi ne se voit pas jouer encore longtemps avec la sélection

Le joueur vedette de l’équipe argentine de football, Lionel Messi, a estimé mercredi ne pas être certain de jouer « encore longtemps » au football, dans une lettre d’adieu à son père Jorge Messi, décédé samedi dernier.

      « Je ne sais pas ce que je vais faire sans toi, je ne sais pas comment continuer. Je ne faisais que jouer au football, et maintenant j’ai pas mal

de doutes sur le fait que je vais continuer encore longtemps », a écrit Messi (39 ans) dans ce message publié sur Instagram.

      Dans cette longue lettre, le champion du monde 2022 revient longuement sur l’absence de son père, déjà souffrant, durant la dernière Coupe du monde en Amérique du Nord, où l’Argentine s’est finalement inclinée en finale contre l’Espagne (1-0 après prolongation).

       » Je t’avais dit qu’on irait en finale comme ça tu pourrais venir… On est arrivé en finale et tu n’as pas pu être là. Je voulais la gagner pour

te l’apporter », mais « je n’ai pas pu, mes jambes ne suivaient plus. Cette fois, j’ai essayé d’aller contre mon corps, mais je n’ai pas pu », a raconté l’octuple vainqueur du Ballon d’Or.

      Après la finale du Mondial perdue contre l’Espagne le 19 juillet, Messi était d’ailleurs venu quelques jours en famille à Rosario au chevet de son père, et il a assisté aux obsèques tenues dimanche dernier dans

l’intimité.

      Le capitaine de l’Albiceleste avait aussi paru affecté durant la Coupe du monde. Après avoir fondu en larmes en début de compétition, il avait expliqué avoir vécu une période éprouvante pour « une situation extérieure

au sport », sans fournir de précisions à l’époque.

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Pénurie d’eau minérale : retour progressif à la normale, mais gare à la surconsommation

 Normalement, la pénurie d’eau embouteillée est sur le point d’être dépassée. Après plusieurs semaines de perturbations dans l’approvisionnement, la situation devrait progressivement revenir à la normale même si certaines pratiques de consommation pourraient fort bien la compliquer. 

Le président de la Chambre des producteurs de boissons non alcoolisées, Lassâad Mezzah, a annoncé, ces derniers jours, que la distribution a quasiment repris un rythme habituel à partir de la semaine passée. Il a précisé que cette pénurie était principalement due à deux facteurs : la vague de chaleur exceptionnelle qui a fortement stimulé la demande en eau embouteillée et les coupures d’électricité ayant affecté plusieurs unités de production, provoquant des arrêts temporaires des chaînes de fabrication.

Selon lui, les sites de production ont retrouvé progressivement leur capacité de fonctionnement, ce qui permettra un réapprovisionnement progressif des commerces en bouteilles d’eau minérale pour toutes les marques connues sur le marché.

Cette annonce, du reste rassurante, intervient après plusieurs semaines de tension sur le marché, durant lesquelles de nombreux consommateurs ont signalé des rayons vides et des difficultés à trouver certaines marques, aussi bien dans les grandes surfaces que dans les commerces de proximité. Une pénurie qui est tombée au mauvais moment, en pleine canicule et en période estivale avec une très forte hausse de la demande.

La canicule exceptionnelle enregistrée cet été a entraîné une hausse importante de la consommation d’eau minérale. Dans le même temps, les délestages électriques survenus dans plusieurs régions du pays ont perturbé l’activité des usines, réduisant les volumes de production et ralentissant les livraisons. Cette double pression sur l’offre et la demande a favorisé des achats de précaution et des comportements de stockage chez certains consommateurs, accentuant ainsi les difficultés d’approvisionnement. Il s’agit d’un réflexe bien connu chez le consommateur tunisien qui, à l’annonce d’une pénurie d’un quelconque produit de consommation, même s’il s’agit parfois de rumeur, se rue sur les points de vente pour faire son stock et changer sa demeure en dépôt.

Les citoyens, appelés à une consommation responsable

Face à cette situation, Lassâad Mezzah a invité les citoyens à adopter une consommation responsable et à éviter les achats excessifs. Selon lui, la reprise quasi normale de la production permettra de rétablir l’équilibre entre l’offre et la demande, rendant inutile le stockage de grandes quantités d’eau minérale.

A présent, tout va bien avec une reprise d’activité dans les usines de production parfois supérieure à ce qu’elle était il y a quelques semaines. C’est dire que si aucune nouvelle perturbation majeure ne vient affecter les unités de production, l’approvisionnement retrouvera son rythme normal dans les prochains jours, mettant progressivement fin aux tensions observées sur le marché.

Attention, les prix n’ont pas changé

D’autre part, Lassâad Mezzah a tenu à préciser que les producteurs d’eau minérale en bouteilles n’ont pas établi de nouveaux prix au niveau de la production. Ce sont les distributeurs et les commerçants de gros et de détail qui tiennent à profiter de cette pénurie pour enregistrer encore plus de gains de manière illicite en imposant une augmentation des prix que le consommateur est tenu à payer pour s’offrir ses besoins en eau minérale.

Pour sa part, Lotfi Riahi, le président de l’Organisation Tunisienne de Défense du Consommateur (ODC), est également intervenu pour dénoncer ces pratiques illégales, appelant les services de contrôle économique à sévir face à de tels actes de spéculation.

Dans ce même chapitre de prix, la vice-présidente de l’ODC, Thouraya Tebassi, a indiqué que l’organisation avait reçu plusieurs plaintes de citoyens faisant état d’une faible disponibilité de l’eau minérale dans les commerces, accompagnée, dans certains cas, d’une augmentation des prix. Elle a notamment dénoncé les pratiques de certains spéculateurs et intermédiaires qui pourraient profiter des tensions actuelles sur le marché pour augmenter les prix. Selon elle, les difficultés d’approvisionnement ne sauraient justifier des hausses infondées au détriment des consommateurs. Ainsi, l’ODC recommande aux citoyens de privilégier les points de vente légaux et organisés, tout en vérifiant attentivement les prix affichés et réellement appliqués. En cas de hausse jugée abusive, les consommateurs sont invités à signaler les faits auprès de l’ODC ou des services de contrôle économique.

La lutte contre les spéculateurs continue

A propos de spéculation, il y a lieu de rappeler que les équipes de contrôle économique s’activent depuis quelques semaines à déjouer les plans des spéculateurs qui continuent de stocker de l’eau minérale même après le retour annoncé à une production normale. La dernière opération a eu lieu dans la délégation d’El Mida, dans le gouvernorat de Nabeul, où elles ont saisi, samedi dernier, 8.832 bouteilles d’eau minérale lors d’opérations de contrôle menées avec la participation des unités de la Garde municipale. Parmi les quantités saisies, 5.928 bouteilles ont été découvertes dans un dépôt de vente de matériaux de construction, ce qui confirme les intentions malveillantes de ces spéculateurs, «prompts» à mettre ces stocks «à l’abri» pour les écouler en temps opportun avec le prix qu’ils imposent. D’ailleurs, la directrice régionale du commerce à Nabeul a tenu à préciser que les bouteilles découvertes dans le dépôt de matériaux de construction avaient été dissimulées dans le but de pratiquer la rétention de marchandises et la spéculation, et de provoquer une pénurie du produit sur le marché.

C’est dire qu’avec ce retour à la normale, les citoyens se doivent de consommer l’eau minérale de façon ordinaire car l’offre a quasiment retrouvé son niveau normal et il n’y a pas de raison pour s’approvisionner de manière abusive au risque de créer de nouvelles pénuries.

Kamel ZAIEM

 

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Incivisme sur nos routes : le trafic évolue, les mentalités ne suivent pas

En Tunisie, on remarque une croissance très forte du parc automobile ainsi qu’un accroissement du nombre de permis de conduire octroyés au cours de la dernière décennie. Le nombre de voitures a également doublé ou triplé. L’infrastructure routière, quoiqu’ayant connu de légères améliorations, ne répond pas souvent à une circulation automobile sans cesse galopante. D’où l’augmentation des accidents de circulation souvent mortels. En effet, le nombre de morts sur les routes tunisiennes demeure relativement très élevé, comparé à celui des pays européens.

Selon les dernières statistiques communiquées par l’Observatoire National de la Sécurité Routière (ONSR), on remarque que le bilan des accidents de la route en Tunisie en 2026 est très lourd, avec plus de 740 morts depuis le début de l’année. Ce chiffre est jugé alarmant par les autorités et acteurs de la sécurité routière. La circulation reste chargée sur plusieurs artères importantes, notamment dans le centre-ville de Tunis, avec des embouteillages signalés sur les grandes artères de la ville et d’autres axes majeurs. Malgré les campagnes de sensibilisation, le nombre d’accidents continue d’augmenter, surtout en période de vacances estivales où les routes sont très fréquentées.

Comportements bizarres et inadmissibles

 On veut bien savoir si le mauvais comportement des usagers de la route est inscrit dans les gènes des automobilistes tunisiens. En effet, un grand nombre de conducteurs, notamment des jeunes, se permettent tout, une fois au volant, parce qu’ils se sentent dotés d’une marge de liberté plus large, même en matière de conduite automobile, surtout en l’absence parfois des agents de circulation qui se montrent souvent passifs, voire indulgents, envers les auteurs des infractions routières qui ne cessent de se multiplier et dont plusieurs sont tragiques.

 Les violations de la circulation sont quotidiennes et nombreuses : limitations de vitesse bafouées, feux de signalisation non respectés, dépassements de véhicules non autorisés, arrêts et stationnements en lieux interdits et d’une manière anarchique, non-utilisation des casques pour les motards qui zigzaguent entre les voitures, excès de vitesse même en zones urbaines, manque de vigilance, non-respect des règles de priorité, usage du téléphone portable au volant, non-usage de la ceinture de sécurité, conduite sans permis de conduire et nous en passons… Ajoutons à cela, le manque de discipline de certains automobilistes qui, même fautifs, font entendre leur grogne de la manière la plus ignoble à l’encontre des usagers de la route. Bref, des comportements bizarres et des conduites incorrectes sont devenus des spectacles quotidiens sur nos routes, ce qui dénote que le niveau d’incivisme et d’impolitesse a monté d’un cran depuis ces dernières années. 

Et l’infrastructure routière ?

Certes, la faute n’incombe pas toujours aux usagers de la route. En fait, ces derniers ne cessent de rouspéter sur l’état de nos routes et de l’infrastructure routière. Des chaussées aux nids-de-poule qui restent parfois des mois sans réparation, des pannes successives des feux de signalisation, l’absence de marquage sur les routes, le manque ou l’insuffisance d’éclairage public pendant la nuit : plusieurs routes, aux environs de la capitale, pour ne donner qu’un seul exemple, sont souvent plongées dans l’obscurité pendant plusieurs semaines, notamment les routes allant de la banlieue-sud vers Tunis ou vers la banlieue-nord via le pont de Radès, un vrai calvaire pour les automobilistes qui conduisent de nuit ! Une telle situation pourrait provoquer des accidents mortels, surtout que ces artères sont très fréquentées. 

Les autorités sont donc appelées à remédier illico à ces carences en apportant les solutions adéquates et en adoptant des mesures plus efficaces de sensibilisation et d’application de la loi sur les infractions de circulation. L’accent doit être mis sur la nécessité de réparer les routes détériorées et de doter d’autres d’un éclairage public approprié. Toujours est-il que les usagers de la route demeurent les grands responsables de ce tohu-bohu dans la circulation routière : on déplore ces comportements anormaux et illégaux adoptés par certains chauffeurs qui font souvent fi des règles fondamentales de la conduite automobile et qui n’ont pas le sens de la responsabilité ni de la coopération envers leurs semblables sur la route. Faire preuve de civisme en conduisant sa voiture n’est pas un luxe, mais un impérieux impératif. 

 

Tout est affaire d’autodiscipline et de bonne conduite

Manifestement, le problème qui se pose au niveau de la prévention routière n’a pas seulement trait aux textes et aux institutions, censés sévir contre les abus et les infractions perpétrés sur nos routes. C’est plutôt une question de moralité et de mentalité : les comportements bizarres sont de plus en plus banalisés jusqu’à devenir une habitude et un motif de fierté pour certains automobilistes. Ils sont désormais rares, très rares, à s’en offusquer ! En effet, beaucoup d’automobilistes se croient tout permis en s’autorisant tous les dépassements, surtout quand les agents de circulation sont absents ou moins vigilants, illustrant bien le proverbe qui dit «quand le chat n’est pas là, la souris danse» ; oui, mais cela se termine parfois par une danse macabre.

Qu’on ne nous dise surtout pas que cela se produit même dans les pays les plus développés : c’est le pire des arguments qu’on puisse avancer pour justifier l’incivisme, l’immoralité et l’irresponsabilité ! La meilleure des polices est celle que nous avons en nous-mêmes : c’est ce sens moral, cette police des polices, qui freine nos pulsions égoïstes et nous impose de nous conformer aux règles civilisées de la vie en communauté ! Qui parmi nos automobilistes obéit aux ordres de cette police intérieure avant de craindre la police de l’Etat? Bref, en matière de circulation routière, tout est affaire d’autodiscipline et de bonne conduite.

Hechmi KHALLADI 



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De Radès à Gabès : Kaïs Saïed au plus près des réalités du terrain

 Par Ahmed NEMLAGHI

La visite surprise effectuée lundi 10 août 2026 par le Président de la République, Kaïs Saïed, à Gabès, s’inscrit dans une démarche qui semble désormais caractériser son mode d’intervention dans les régions : aller directement sur le terrain, écouter les citoyens, constater les difficultés et rappeler aux responsables publics la nécessité d’agir. Cette nouvelle visite prend d’autant plus de relief qu’elle intervient après d’autres déplacements présidentiels effectués de manière inopinée, notamment à Sbikha et à Radès. Dans ces régions, les dossiers abordés sont différents, mais une même préoccupation apparaît : confronter l’action administrative à la réalité vécue par les citoyens et faire en sorte que les problèmes signalés trouvent enfin des réponses concrètes.

De Radès à Sbikha puis à Gabès, le Chef de l’État entend ainsi donner une dimension territoriale à son action et rappeler que les préoccupations des citoyens ne peuvent rester enfermées dans les rapports administratifs ou dans les promesses de programmes à venir.

Les déplacements inopinés du Président de la République répondent à une logique de proximité.

En se rendant sans annonce préalable dans une région, Kaïs Saïed cherche à voir par lui-même les conditions dans lesquelles vivent les citoyens et à entendre directement leurs doléances.

Cette méthode vise notamment à réduire la distance qui peut exister entre les responsables administratifs et les populations.

Dans de nombreuses régions, les citoyens connaissent parfaitement les problèmes auxquels ils sont confrontés : routes dégradées, difficultés d’approvisionnement en eau, transports insuffisants, pollution, déchets, chômage ou retards dans la réalisation des projets.

Ces problèmes ont souvent été signalés depuis longtemps, d’autres le seront immanquablement. Mais la question n’est pas toujours celle de leur identification, mais celle de leur traitement.

C’est précisément sur ce point que les visites présidentielles prennent une dimension particulière. Elles viennent rappeler que l’administration ne peut se satisfaire du constat d’une difficulté et qu’elle doit être en mesure de proposer des solutions et de les mettre en œuvre.

Gabès : la pollution au cœur de l’intervention présidentielle

La visite de Gabès constitue, à cet égard, un précédent particulièrement significatif.

Cette région, confrontée depuis des années aux conséquences environnementales liées à l’activité industrielle, fait partie des dossiers sur lesquels le Président de la République a régulièrement insisté.

La situation environnementale de Gabès ne constitue pas seulement un problème écologique, elle touche directement à la santé des habitants, à leurs conditions de vie, à l’agriculture, à la mer et aux perspectives de développement de toute une région. La démarche présidentielle consiste à considérer la protection de l’environnement comme une obligation de l’État et non comme une question secondaire. Le même raisonnement était apparu lors de la visite à Radès, lorsque Kaïs Saïed s’était intéressé à l’état de l’oued Méliane, à la pollution et à la dégradation du littoral.

Dans ces différents cas, le Président de la République ne se limite pas à dénoncer les difficultés. Il demande aux structures publiques compétentes d’assumer leurs responsabilités et de transformer les orientations en interventions concrètes.

À Sbikha, les problèmes sont d’une autre nature, mais ils renvoient à la même question fondamentale, celle de l’équité territoriale.

La délégation fait face à des difficultés importantes dans plusieurs domaines : transport des ouvrières agricoles, approvisionnement en eau potable, retards dans certains projets d’infrastructure, développement industriel et gestion des déchets.

Ces dossiers concernent directement la vie quotidienne de la population.

La question du transport des ouvrières agricoles est notamment révélatrice des difficultés sociales persistantes dans les régions rurales.

Ces femmes participent à l’activité agricole et à la création de richesse, mais restent exposées à des conditions de déplacement qui soulèvent des préoccupations en matière de sécurité et de dignité.

Le développement régional ne peut donc être envisagé sans améliorer les conditions de travail et de déplacement des populations qui contribuent à l’économie locale.

L’eau, une urgence commune

Entre Gabès, Sbikha et d’autres régions du pays, la question de l’eau apparaît comme un fil conducteur.

La Tunisie est confrontée à une pression croissante sur ses ressources hydriques, aggravée par la sécheresse et les températures élevées.

Dans certaines zones, les citoyens doivent faire face à des coupures ou à des difficultés d’approvisionnement qui affectent aussi bien les ménages que les activités agricoles.

À Sbikha, comme ailleurs, l’accès à l’eau potable constitue une exigence fondamentale.

Le Président de la République a régulièrement insisté sur la nécessité de garantir ce service essentiel et de mettre fin aux situations où les citoyens subissent durablement les conséquences de dysfonctionnements administratifs ou techniques.

Cette question rejoint directement la conception de l’équité sociale défendue par Kaïs Saïed : le droit à un service public essentiel ne doit pas dépendre du lieu où vit le citoyen.

Des projets qui ne doivent plus rester bloqués

L’autre enseignement des visites présidentielles concerne les projets de développement.

À Sbikha, les retards enregistrés dans certains projets d’infrastructure, notamment ceux liés à l’autoroute Tunis-Jelma, constituent un sujet de préoccupation.

Un grand projet routier n’est pas seulement une infrastructure supplémentaire. Il peut modifier les conditions d’accès d’une région aux marchés, faciliter les déplacements, attirer des investisseurs et rapprocher les populations des principaux centres économiques.

Lorsqu’un tel projet prend du retard, ce sont donc plusieurs dimensions du développement régional qui sont affectées. La présence du Président de la République peut, dans ce contexte, avoir une fonction d’accélérateur. Elle rappelle aux responsables concernés que les décisions prises au niveau central doivent être suivies d’effets et que les blocages administratifs ou techniques doivent être levés.

Les visites à Radès, Gabès et Sbikha mettent également en évidence l’importance de la question environnementale.

À Gabès, il s’agit principalement de pollution industrielle et de ses conséquences. À Radès, la situation de l’oued Méliane et du littoral a attiré l’attention présidentielle. À Sbikha, la gestion des déchets constitue l’un des problèmes auxquels les autorités doivent apporter une réponse.

Ces situations ont cependant un point commun : elles nécessitent une responsabilité à la fois institutionnelle et citoyenne. L’État doit assurer ses missions de contrôle, de collecte, d’entretien et de protection de l’environnement. Mais les citoyens ont également un rôle à jouer dans la préservation de leur cadre de vie. La lutte contre la pollution ne peut être efficace si elle repose uniquement sur des opérations ponctuelles menées après l’apparition du problème. Elle doit devenir une politique permanente.

Une même philosophie : l’État doit être présent

À travers ses déplacements dans les régions, Kaïs Saïed cherche à donner corps à une conception de l’État dans laquelle les services publics doivent être présents là où les citoyens rencontrent des difficultés. Cette présence ne signifie pas seulement l’existence de structures administratives. Elle implique que ces structures fonctionnent, répondent aux demandes et rendent effectivement les services attendus. C’est ici que se situe l’un des principaux enjeux de la méthode présidentielle. Une administration peut disposer de compétences et de moyens, mais si ses décisions restent sans effet sur le terrain, la confiance des citoyens s’érode. Les visites présidentielles cherchent précisément à rappeler cette exigence de résultat. 

Une politique de proximité au service de l’équité territoriale                                            La succession de ces déplacements révèle ainsi une volonté de porter la question des disparités régionales au plus haut niveau de l’État.

Gabès possède un potentiel industriel, maritime et touristique considérable. Kairouan dispose d’importantes ressources agricoles, historiques et humaines. Radès occupe une position stratégique dans le Grand Tunis. Chacune de ces régions présente des caractéristiques propres.

Mais toutes partagent une même attente : bénéficier pleinement des services publics et des investissements nécessaires à leur développement.

L’équité territoriale ne signifie pas que chaque région doive recevoir exactement les mêmes projets. Elle signifie que chaque territoire doit pouvoir valoriser ses potentialités et offrir à ses habitants les conditions nécessaires à une vie digne.

Cette approche rejoint la conception de l’État social mise en avant par Kaïs Saïed, dans laquelle la réduction des disparités entre les régions constitue une condition de la justice sociale.

Le véritable test : ce qui se passe après la visite

Toutefois, la portée de ces visites ne pourra être véritablement mesurée qu’à travers leurs conséquences. Une visite présidentielle peut attirer l’attention sur un problème, provoquer une réunion, accélérer une décision ou pousser une administration à intervenir. Mais le véritable résultat doit être durable.

À Sbikha, les habitants attendent des améliorations dans l’approvisionnement en eau, les transports, les infrastructures, l’activité économique et la gestion des déchets.

À Gabès, les populations attendent des solutions durables à la pollution et une amélioration tangible de leur environnement. À Radès, les questions liées à l’oued Méliane et au littoral appellent également des réponses palpables.

Dans toutes ces situations, les citoyens ne demandent pas seulement des déclarations, ils attendent des résultats.

C’est finalement cette articulation entre la parole et l’action qui donne tout son sens à la démarche présidentielle. En se rendant directement auprès des populations, Kaïs Saïed rappelle que les problèmes du pays ne peuvent être résolus uniquement depuis les bureaux de l’administration centrale. Ils doivent être observés, compris et traités au plus près du terrain.

Mais cette méthode impose également une obligation aux administrations : traduire rapidement les orientations présidentielles en programmes, en interventions et en résultats mesurables.

De Radès à Sbikha, et désormais à Gabès, le message apparaît ainsi constant : aucun territoire ne doit être oublié et aucune difficulté affectant directement la vie des citoyens ne doit être considérée comme secondaire. La visite présidentielle n’est donc pas une fin en soi, elle constitue un signal adressé à l’ensemble de l’administration : les problèmes doivent être identifiés, les responsabilités assumées et les solutions mises en œuvre. C’est à cette capacité à transformer le constat en action que pourra véritablement se mesurer la politique d’équité territoriale et sociale voulue par le Président de la République.

 

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Météo : prévisions du jeudi 13 août 2026

Ciel dégagé à peu nuageux ce mercredi, selon les prévisions de l’Institut National de la Météorologie (INM).

Le vent soufflera de secteur Est, faible à modéré puis se renforçant relativement, l’après-midi, près des côtes et au sud.

La mer sera houleuse dans la région de Cap Serrat et peu agitée dans le reste des côtes.

Les températures seront stationnaires et les maximales seront comprises entre 32 et 36 degrés dans les régions côtières et sur les hauteurs et oscilleront entre 37 et 42 degrés  ailleurs avec coups locaux de sirocco.

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