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Grombalia à l’heure du festival de la vigne 16 au 28 août 2026

Grombalia met les bouchées doubles en vue d’organiser du 16 au 28 août 2026   la 64éme édition du festival de la vigne qui  représente une importante opportunité de business pour les producteurs de la région. Le coup d’envoi de cette manifestation sera  donné le 16 août et permettra ainsi de mettre en valeur le potentiel viticole de ce territoire, étant donné que la viticulture est l’une des principales activités agricoles de la région. Attendue par tous, cette parade est un spectacle haut en couleur où les costumes traditionnels et les musiques  se rencontrent pour créer un moment de pure féérie urbaine. Les visiteurs pourront aussi découvrir les domaines de vignes en toute quiétude lors de la tenue du festival des vignes . Ils profiteront des animations et activités proposées afin de se ressourcer au cœur de la nature et reconnecter leurs sens à l’occasion du festival des vignes .

Ils peuvent déambuler librement au milieu des vignes et des espaces boisés et, ainsi, (re)découvrir l’histoire de ce domaine, ses particularités viticoles et les différents crus (bio) que l’on peut retrouver dans des hôtels et restaurants étoilés. Sans oublier de faire un petit détour dans la tour viticole et déguster les crus de la maison. .  Ce festival est un moment fort pour les Grombaliens. C’ est l’occasion rêvée de faire la fête directeur du festival qui vient de concocter  un programme agricole et culturel varié en accueillant une constellation d’artistes de renom pour partager leur passion et leur talent.. Musicalement, le public sera servi : de  Mortadha Fetiti et Najla Tounssia, en passant par Young ,Kaso, Lejmi , sans oublier  la star Amina Fakhet  . Il y en aura pour tous les goûts. Le Tarab et le classique feront rêver les plus mélomanes. Le 4éme art sera aussi présent avec plus de trois spectacles dont Yassine Salhi, Bassam Hamraoui et Jaafar Guesmi

 

                                                 Kamel Bouaouina

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Écoles privées de formation d’ingénieurs : la polémique reprend de plus belle sur le rôle de l’OIT 

La polémique, de plus en plus présente ces dernières années, reprend. La question de l’accréditation des établissements privés de formation d’ingénieurs en Tunisie continue de susciter une vive controverse à plus d’un niveau et l’Ordre des ingénieurs tient à «se faire respecter» face à l’«armada» d’écoles privées de formation d’ingénieurs qui tiennent à imposer leur loi et leurs méthodes de formation et à défier l’OIT, légalement chargé de préserver et de défendre les règles du métier, y compris la formation, et ceux qui l’exercent. 

À l’origine de la polémique, l’Ordre des ingénieurs tunisiens (OIT) a publié une première liste de onze établissements qu’il considère conformes à ses critères d’accréditation. Parallèlement, il a annoncé l’ouverture de l’examen des dossiers des autres établissements moyennant des frais de 10.000 dinars, une décision qui a rapidement suscité des interrogations sur son fondement juridique et sur l’étendue des compétences de l’Ordre.

Le débat a pris une nouvelle dimension lorsque le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a rappelé que l’autorisation, l’évaluation et la reconnaissance des établissements privés d’enseignement supérieur ainsi que de leurs diplômes relèvent exclusivement de ses attributions, conformément à la législation en vigueur. Le ministère a ainsi estimé que l’évaluation des établissements privés ne faisait pas partie des missions confiées à l’Ordre des ingénieurs. Des propos très discutables pour un métier qui nécessite une solide formation et une sélection basée sur la compétence et sur le niveau du futur ingénieur à l’examen du baccalauréat.

Pour sa part, et comme attendu, la Chambre syndicale des établissements privés de l’enseignement supérieur, relevant de l’UTICA, est également intervenue dans le débat. Dans un communiqué, elle a dénoncé une initiative susceptible de créer la confusion auprès des étudiants, des familles et des employeurs, tout en rappelant que la reconnaissance des diplômes est une prérogative exclusive de l’État, à travers le ministère de l’Enseignement supérieur.

Ainsi, pour les détracteurs de l’Ordre, cette démarche constitue un dépassement de son rôle naturel, qui consiste à représenter la profession d’ingénieur et à défendre ses intérêts, sans pouvoir se substituer aux autorités publiques en matière d’accréditation des établissements d’enseignement supérieur. Ils s’interrogent notamment sur la légitimité de l’exigence de 10.000 dinars pour l’étude des dossiers et sur les conséquences que pourrait avoir la publication de listes d’établissements «reconnus» ou non sur la réputation des institutions concernées et sur l’avenir de leurs étudiants.

L’OIT tient à ses droits et s’oppose à la publicité mensongère

De son côté, l’Ordre des ingénieurs défend son initiative en affirmant qu’elle vise à promouvoir la qualité de la formation d’ingénieur en Tunisie et à encourager les établissements à se conformer aux standards internationaux. 

Nous avons contacté Mohsen Gharsi, le président de l’Ordre des ingénieurs, et ses propos sont on ne peut plus clairs : «Comme c’est le cas pour d’autres métiers (médecins, pharmaciens, avocats, journalistes…), tout passe par leur représentant légal, une structure liée directement au métier qui est la seule à évaluer la compétence des diplômés et le degré de leur formation. Elle ne peut le faire qu’en ayant une idée claire et détaillée sur les cycles de formation et leur conformité avec ce qui se fait dans les écoles publiques de formation d’ingénieurs. Aujourd’hui, nous sommes opposés à un véritable lobby qui fait tout pour dévaloriser l’école publique et qui veut imposer sa loi et écarter l’OIT pour évoluer en cavalier seul et continuer à profiter de gains énormes à travers l’implantation de telles écoles privées de formation d’ingénieurs. Aujourd’hui, on constate même que dans certains concours pour le recrutement d’ingénieurs, on exige la présentation de bulletins de notes pour départager les postulants, et c’est tout à fait normal que les notes des écoles privées, qu’on distribue très généreusement, soient supérieures à celles des étudiants issus des écoles publiques d’ingénieurs, là où la rigueur demeure de mise».

 

Seules 5 écoles se rebellent contre l’OIT

Quant à l’exigence, pour ces écoles privées, de payer 10.000 dinars pour l’examen de leurs dossiers, le Doyen des ingénieurs la trouve plus que logique : «Comme je l’ai dit, nous sommes opposés à la publicité mensongère de certaines de ces écoles. Ainsi, on a décidé, au sein de l’OIT, d’organiser une rencontre en portes ouvertes, durant deux jours, en présence du public, pour permettre à ces écoles de faire connaître leurs programmes et d’en discuter directement avec les personnes concernées, moyennant une cotisation, d’autant plus que l’OIT ne dispose pas d’importantes sources de financement puisqu’il ne profite que des frais d’inscription des ingénieurs qui est fixée à 40 dinars annuellement. Cette initiative a été vite acceptée par onze écoles sur les 28 actuellement reconnues et leurs responsables ont été plus que satisfaits des résultats de cette rencontre à portes ouvertes qui les a rapprochés encore plus des élèves désireux de suivre une telle formation. D’ailleurs, le lendemain, sept autres écoles ont exprimé leur intention de rejoindre les onze de départ et seules cinq écoles n’ont pas répondu à cet appel et ce sont les mêmes établissements qui s’opposent, aujourd’hui, au paiement de ces frais comme si l’OIT devait les servir gratuitement ou laisser passer passivement leurs publicités trompeuses».

Le différend met ainsi en lumière un débat de fond sur les perspectives de formation d’ingénieurs et surtout sur les limites, toujours contestées, des prérogatives de chaque institution et sur la gouvernance de l’enseignement supérieur en Tunisie.

Kamel ZAIEM



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Météo : temps peu nuageux et températures nocturnes entre 25 et 35°C

Temps peu nuageux et les nuages seront parfois denses sur les régions côtières, selon les prévisions de l’Institut National de la Météorologie (INM).

Le vent soufflera de secteur nord-ouest et de secteur Est au centre et au sud, relativement fort près des côtes et au sud et faible à modéré sur le reste des régions.

 La mer sera très agitée au golfe de Gabès et agitée ailleurs.

Les températures nocturnes seront comprises entre 25 et 30 degrés dans le nord, les régions côtières et sur les hauteurs et oscilleront entre 31 et 35 degrés dans le reste des régions, selon la même source.

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Sécurité routière : les accidents reculent de 19,4 %, mais la mortalité augmente de plus de 10 %

– Le nombre d’accidents de la route en Tunisie a reculé de 19,41% depuis le début de l’année jusqu’au 5 août, tandis que le nombre de décès a augmenté de plus de 10% sur un an, selon les statistiques publiées mercredi par l’Observatoire national de la sécurité routière.

Au total, 2.712 accidents ont été enregistrés, contre 3.365 à la même période de 2025. En revanche, le nombre de personnes tuées est passé de 708 à 781.

Le nombre de blessés a également diminué de 19,43%, s’établissant à 3.554 contre 4.411 un an plus tôt.

L’inattention constitue la première cause des accidents (28,36%), devant l’excès de vitesse (22,68%), puis le non-respect de la priorité.

S’agissant des accidents mortels, l’excès de vitesse reste la principale cause (37,39%), suivi de l’inattention (15,75%) et du non-respect de l’obligation de circuler à droite (10,24%).

Le mois d’avril a enregistré le plus grand nombre d’accidents (426), tandis que le mois de mai a été le plus meurtrier avec 124 décès.

Le gouvernorat de Tunis arrive en tête pour le nombre d’accidents, devant Mahdia et Nabeul.

La Tunisie a lancé en juillet la Stratégie nationale multisectorielle de sécurité routière 2025-2034, qui vise à réduire de 50% le nombre d’accidents mortels d’ici à 2034 grâce à un ensemble de mesures portant notamment sur les infrastructures, le renforcement de l’application de la loi.

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Mercato : le Guinéen Aboubacar Sidiki renforce les rangs du CS Hammam-Lif

Le Club sportif de Hammam-Lif a annoncé jeudi l’arrivée du milieu de terrain guinéen Aboubacar Sidiki (24 ans), en provenance du Milo FC.

Le joueur s’est engagé jusqu’en juin 2028 et devient la sixième recrue de l’équipe de Bougarnine pour la nouvelle saison.

Plus tôt dans la journée, le club phare de la banlieue sud de Tunis avait annoncé le recrutement du défenseur central Aziz Koudhai et du latéral droit Firas Ben Ammar, tous deux liés jusqu’en juin 2027.

Le promu en Ligue 1 avait également enrôlé le défenseur central Bahaeddine Sellami, l’attaquant Mohamed Ali Mejri et le latéral gauche Haythem Mhamdi, avec des contrats courant jusqu’en juin 2027 pour chacun d’eux.

Par ailleurs, le CSH Lif ont prolongé le contrat de leur gardien de but Iyed Abed jusqu’en juin 2030.

Les protégés de l’entraîneur Chamseddine Dhaouadi débuteront le championnat de Ligue 1 (22 ou 23 août), par un déplacement chez l’US Ben Guerdane.

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Ligue des champions : l’Espérance ST affrontera le vainqueur de Sweehly SC – KVC FC au 2e tour préliminaire

L’Espérance sportive de Tunis, exemptée du premier tour préliminaire de la Ligue des champions, connaît son adversaire pour le deuxième tour préliminaire de la Ligue des champions d’Afrique de footbball.

Le club sang et or sera opposé au vainqueur de la double confrontation entre les Libyens de Swehly SC et les Zanzibaris du KVZ FC.

Le match aller est programmé entre le 16 et le 18 octobre, tandis que la manche retour se tiendra entre le 23 et le 25 du même mois.

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Kébili : des résultats prometteurs pour la récolte des dattes à la ferme pilote « Smida »

La campagne de récolte des dattes à la ferme pilote « Smida » située dans la région de Zaafrane à Douz-sud, relevant du Centre Technique des Dattes (CTD) de Kébili, avance à un rythme soutenu.

Dans une déclaration à l’Agence TAP, Dr. Refki Taieb, spécialiste de l’écosystème oasien au CTD, a indiqué que l’activité de cette ferme pilote repose sur l’application des résultats de recherches scientifiques et l’utilisation de la technologie agricole intelligente pour optimiser le rendement du palmier dattier.

Il a, dans ce cadre, ajouté que les opérations de fertilisation des terres et de pollinisation de régimes de dattes avaient été assurés, au terme de la saison agricole précédente, avant d’entamer la campagne de traitement préventif contre l’acarien du palmier dattier.

Également, des mesures ont été prises pour protéger les dattes consistant, notamment, en la pose de pièges à phéromones et l’utilisation de moustiquaires, a-t-il précisé.

Par ailleurs, la mise en œuvre des résultats de la recherche scientifique à la ferme « Smida » a permis, aussi, de promouvoir la qualité des dattes, la pollinisation mécanique, l’irrigation moderne et la culture étagée, ainsi que les activités d’élevage spécialisé (aquaculture et d’apiculture), d’après la même source.

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Mercato : Aziz Koudhai et Firas Ben Ammar s’engagent avec le CS Hammam-Lif

Le Club Sportif de Hammam-Lif a renforcé son effectif avec les arrivées d’Aziz Koudhai et de Firas Ben Ammar, a annoncé le club de la banlieue sud sur sa page officielle Facebook.

Le défenseur central Aziz Koudhai (21 ans) rejoint le CS Hammam-Lif sous forme de prêt en provenance de l’Espérance Sportive de Tunis.

De son côté, le latéral droit Firas Ben Ammar (28 ans) s’est engagé avec le CS Hammam-Lif en provenance de l’Avenir Sportif de Gabès, avec un contrat courant jusqu’en juin 2027.

Le Club Sportif de Hammam-Lif avait déjà annoncé le recrutement du défenseur central Bahaeddine Sellami, de l’attaquant Mohamed Ali Mejri ainsi que du latéral gauche Haïthem Mhamedi, tous trois liés au club jusqu’en juin 2027.

Par ailleurs, le Club Sportif de Hammam-Lif a également officialisé la prolongation du contrat de son gardien de but Iyed El Abed jusqu’en juin 2030.

A noter que le Club Sportif de Hammam-Lif, promu cette saison en Ligue Professionnelle 1, entamera son parcours en championnat, dont la première journée se d

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Hammamet : saisie de 5.670 bouteilles d’eau minérale à Nabeul

es brigades de contrôle économique relevant de la direction régionale du commerce à Nabeul ont procédé, mercredi, à la saisie de 670 bouteilles d’eau minérale, auprès d’un grossiste à Hammamet.

La directrice régionale du commerce, Sihem Mabrouk, a indiqué à l’Agence TAP que la marchandise a été saisie pour pratiques spéculatives.

En effet, le contrevenant a délibérément commercialisé cette quantité de bouteilles d’eau minérale aux consommateurs alors qu’il était interdit de vente au détail, a-t-elle expliqué.

Par ailleurs, 46 infractions économiques ont été relevées, les 4 et 5 août, à Hammamet. Il s’agit d’irrégularités enregistrées dans les secteurs des fruits et légumes, l’agroalimentaire et d’eau minérale liées au non-affichage des prix, à l’absence de factures, à la dissimulation des marchandises et à la majoration illégale des prix.

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Tunisie–Oman : un nouvel élan pour la coopération culturelle et la restauration du patrimoine

La ministre des Affaires culturelles, Amina Srarfi, a reçu mercredi, l’ambassadeur du Sultanat d’Oman en Tunisie, Hilal bin Abdullah Al-Sinani, pour examiner le renforcement de la coopération bilatérale dans les secteurs de la culture et du patrimoine.

Selon un communiqué du ministère publié dans la soirée, les discussions ont principalement porté sur la restauration des monuments historiques.

Les deux parties ont notamment abordé le versement de la deuxième tranche du don omanais destiné à la restauration des monuments de la ville de Kairouan.

Initié en 2016, ce programme vise à consolider les remparts historiques de la médina, inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO, dans le cadre de la coopération bilatérale pour la préservation du patrimoine islamique.

Un plan conjoint a également été évoqué pour restaurer la mosquée historique de Welhi, située sur l’île de Djerba et datant du XIIIe siècle.

Figurant parmi la liste des monuments de Djerba inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO, la mosquée Welhi témoigne de l’architecture traditionnelle de l’île, bâtie avec des matériaux locaux et parfaitement adaptée à son climat.

Par ailleurs, la rencontre a permis d’étudier l’intensification des échanges d’expertises en matière de formation et de restauration, ainsi que la participation croissante des deux pays à leurs manifestations culturelles respectives.

Les deux responsables ont notamment proposé de développer la coopération musicale et artistique entre le Théâtre de l’Opéra de Tunis et le Royal Opera House de Mascate.

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Pommes de terre : plus de 12.000 tonnes mobilisées pour le stock régulateur de la campagne 2026

Le stock régulateur de pommes de terre de consommation pour la campagne 2026 s’élève à 12.392 tonnes, dont 7.516 tonnes sont stockées dans le gouvernorat de Nabeul, soit 61 % du stock national, a annoncé, mercredi, le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche.

Cette annonce a été faite à l’occasion d’une visite de terrain effectuée par le ministre de l’Agriculture, Ezzeddine Ben Cheikh, dans le gouvernorat de Nabeul, afin de suivre la mise en œuvre du programme de constitution du stock régulateur de pommes de terre de consommation et la poursuite du programme national de multiplication des semences de pommes de terre.

Au début de sa visite, le ministre s’est enquis du déroulement des opérations de stockage au centre frigorifique relevant du Groupement interprofessionnel des légumes (GIL) à Soliman, où il a inspecté les conditions de stockage ainsi que le respect des normes techniques et sanitaires garantissant la qualité du produit.

Il a également visité plusieurs entrepôts frigorifiques privés sous contrat dans le cadre du programme de constitution du stock régulateur.

Il  a examiné les quantités stockées, les procédures mises en œuvre pour préserver la qualité des pommes de terre, ainsi que l’état du stock de semences nationales produites dans le cadre du programme national de multiplication.

Selon les données du ministère, le stock régulateur est réparti sur 21 centres de stockage, dont 10 dans le gouvernorat de Nabeul. Le GIL a assuré directement le stockage de 3.338 tonnes, tandis que 9.054 tonnes ont été stockées par des opérateurs privés dans le cadre des conventions de stockage et de commercialisation conclues avec le Groupement.

La visite a également conduit le ministre au centre de stockage frigorifique et à la station expérimentale de Korba, relevant du GIL, où il s’est informé des travaux de recherche consacrés à la multiplication des semences ainsi qu’à l’évaluation agronomique et technologique des variétés et espèces maraîchères.

Le ministre de l’Agriculture a souligné que le programme de constitution du stock régulateur constitue l’un des principaux mécanismes garantissant la régularité de l’approvisionnement du marché en pommes de terre et le maintien de l’équilibre des prix.

Il a également insisté sur l’importance du soutien à la production nationale de semences de pommes de terre, considérée comme un pilier du renforcement de la souveraineté alimentaire et de la réduction de la dépendance aux importations.

(D’après Tap)

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Le président Saïed réaffirme que la récupération des fonds publics ne se prescrit pas

Le président de la République Kaïs Saïed, a appelé mercredi à accélérer l’examen des dossiers de réconciliation pénale, lors d’un entretien au palais de Carthage avec le président de la Commission nationale de réconciliation pénale, Ali Abbès.

Le chef de l’État a passé en revue l’activité de la commission et les dossiers qui lui ont été soumis, rappelant avoir proposé dès 2012 le principe de la réconciliation pénale, avant, selon lui, la conclusion de « marchés suspects » menés, dans la plupart des cas, à l’abri des regards.

Le président Saïed a insisté sur la nécessité d’accélérer le traitement des dossiers, loin des « méandres des procédures » qui, selon lui, sont utilisés par certains non pas pour parvenir à des solutions équitables, mais pour prolonger les affaires ou exercer un « chantage déguisé ».

Il a également affirmé que le droit de l’État à récupérer les fonds du peuple tunisien « ne se prescrit pas », dénonçant l’influence persistante de « vestiges de l’ancien système » au sein de plusieurs institutions.

Le président de la République a enfin souligné que l’objectif de l’État n’était ni de se venger des personnes concernées ni de les maintenir en prison ou en fuite à l’étranger, mais de recouvrer les fonds et les droits légitimes du peuple tunisien, estimant que « ni la fuite ni les financements provenant de cercles connus ne permettront d’échapper à cette responsabilité ».

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Sfax : lancement des travaux de 35 logements sociaux par le ministre de l’Équipement

Le ministre de l’équipement et de l’habitat, Salah Zouari, a donné, mercredi, le coup d’envoi de la résidence « Malek » à Sakiet Ezzit.

Le gouverneur de Sfax, Mohamed Hajri, des députés et des cadres locaux ont également assisté à inauguration de ce chantier.

Le projet cible les bénéficiaires du Fonds de promotion du logement pour les salariés (FOPROLOS). La formule retenue ? La location-vente. L’objectif est clair : offrir un toit décent aux ménages à revenus limités et ancrer le rôle social de l’État.

Le ministre a souligné que ce programme est un levier essentiel, soulignant que le ministère s’attache, à travers la digitalisation des procédures et l’accélération du rythme de réalisation, à garantir la transparence et l’égalité des chances.

 Comment ? En digitalisant les procédures et en accélérant le rythme des chantiers, a fait savoir le ministre, pressant les entreprises de respecter les délais et les normes.

Ce projet de 35 unités n’est pas qu’une simple opération immobilière, a-t-il précisé, affirmant qu’il vient répondre à une urgence sociale, celle de renforcer l’offre de logements dans la région, et partant, améliorer le quotidien des familles, en adéquation avec les orientations nationales visant à soutenir le développement social et à fournir un logement à ses ayants droit.

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Plus d’un million de m² de capteurs solaires déployés : le programme «PROSOL» prend son envol 

«La superficie totale des capteurs solaires installés en Tunisie a désormais dépassé le million de mètres carrés. Cette avancée a permis à près de 20% des familles tunisiennes de recourir aux chauffe-eau solaires pour la production d’eau chaude, faisant du programme national «PROSOL Collectif» l’une des expériences les plus abouties du pays en matière de promotion et de valorisation des énergies renouvelables», a révélé Tarek Barkati, directeur du programme de promotion des chauffe-eau solaires à l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME).

Dans une déclaration accordée à l’agence Tunis Afrique Presse (TAP), le responsable a précisé que plus de 400.000 familles tunisiennes ont bénéficié de ce programme depuis son lancement jusqu’à la fin de l’année 2025.

S’agissant de la qualité des équipements et des prestations, Tarek Barkati a indiqué que l’ANME s’appuie sur un dispositif de contrôle rigoureux, reposant sur des cahiers des charges spécifiques encadrant les équipements, les fournisseurs ainsi que les entreprises d’installation. Ce dispositif inclut également le suivi des services après-vente.

«Les réclamations demeurent par ailleurs très limitées et représentent moins de 1% des installations réalisées chaque année», a-t-il souligné. Selon lui, l’ANME enregistre ainsi entre 100 et 150 plaintes, alors qu’environ 12.000 chauffe-eau solaires sont installés annuellement.

 

Un programme dédié à la création d’un marché durable du solaire thermique 

En effet, ces résultats s’inscrivent dans la continuité d’un programme lancé en 2009 dans le cadre d’un partenariat entre l’ANME et la coopération italienne, à travers le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE). Baptisé «PROSOL Collectif», ce dispositif ambitionne de créer un marché durable des applications solaires thermiques, avec pour objectif l’installation de 200.000 m² de capteurs solaires thermiques à l’horizon 2030.

Selon les données publiées par l’ANME, 42.000 m² de capteurs solaires ont déjà été installés dans le secteur tertiaire depuis le lancement du programme en 2009. Ces installations ont généré des économies d’énergie estimées à 52,5 ktep sur l’ensemble de leur durée de vie.

«Les premières réalisations ont d’ailleurs concerné le secteur hôtelier, avec l’installation de 4.460 m² de capteurs solaires thermiques dans plusieurs établissements, ouvrant ainsi la voie au développement du solaire thermique collectif dans d’autres secteurs économiques», a indiqué l’ANME.

Au-delà de ces chiffres, «PROSOL Collectif85» vise à exploiter le potentiel du solaire thermique dans les bâtiments à forte consommation d’eau chaude et de vapeur, notamment les hôtels, les établissements de santé, les industries ainsi que d’autres activités du secteur tertiaire. L’objectif est de réduire durablement leur consommation énergétique tout en encourageant le recours aux énergies propres.

Pour concrétiser cette ambition, le programme met à la disposition des porteurs de projets une assistance technique intégrée, les accompagnant à chaque étape, depuis l’évaluation des besoins jusqu’à la conception et l’installation d’équipements solaires thermiques adaptés. Cette démarche vise à garantir la qualité des installations et à accélérer le déploiement de cette technologie à l’échelle nationale.

 

Des subventions allant jusqu’à 700 dinars 

Revenant sur le mécanisme de financement du programme PROSOL, le responsable a souligné qu’un chauffe-eau solaire d’une capacité de 200 litres, dont le coût avoisine 2.100 dinars, ouvre le droit à une subvention de 400 dinars accordée par le Fonds de la transition énergétique. Pour les équipements d’une capacité de 300 litres et plus, cette aide est portée à 700 dinars.

«Le montant restant est financé sous forme de crédit remboursable sur une période pouvant aller jusqu’à cinq ans, directement intégré à la facture de consommation d’électricité, permettant ainsi aux ménages d’acquérir ces équipements sans supporter un investissement initial important», a-t-il affirmé.

Selon le responsable, un chauffe-eau solaire de 200 litres répond aux besoins d’un foyer composé de quatre à cinq personnes, tandis que les modèles d’une capacité de 300 litres sont davantage adaptés aux familles nombreuses.

Dans cette continuité, le directeur du programme de promotion des chauffe-eau solaires a expliqué qu’avec près de 3.000 heures d’ensoleillement par an, la Tunisie dispose d’atouts naturels particulièrement favorables au développement de l’énergie solaire. «Ce potentiel a conduit l’ANME à intensifier, dès les années 1990, ses campagnes de sensibilisation afin de promouvoir l’utilisation de l’énergie solaire auprès des citoyens», a-t-il ajouté.

En matière de numérisation, le directeur a révélé que l’ANME a engagé la digitalisation du programme PROSOL. «Cette transformation permettra d’assurer un suivi électronique des installations, des visites de contrôle sur le terrain ainsi que le traitement des dossiers de subvention», a-t-il précisé.

Selon lui, cette évolution contribuera à renforcer la gouvernance du programme, améliorer la qualité des services proposés aux bénéficiaires et mieux identifier les régions où le taux d’équipement demeure encore faible, notamment dans les gouvernorats de l’intérieur du pays.

Nouha MAINSI



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Foot/ Premier League : Newcastle nomme l’Allemand Matthias Jaissle au poste d’entraîneur

Le club anglais de Newcastle United a annoncé mercredi la nomination de l’Allemand Matthias Jaissle au poste d’entraîneur principal, en remplacement d’Eddie Howe, démissionnaire. Agé de 38 ans, Jaissle arrive en provenance d’Al-Ahli Saudi FC, qu’il dirigeait depuis 2023. Dans un communiqué,

Newcastle a indiqué que cette nomination est intervenue  » à l’issue d’un processus de recrutement approfondi, rigoureux et confidentiel », estimant que Jaissle était  » le candidat idéal pour mener le club vers un nouveau chapitre ».

 » C’est un immense honneur de devenir l’entraîneur principal de Newcastle United. C’est l’un des plus grands clubs du football européen, avec une histoire, une identité et des supporters uniques.

Je suis impatient de vivre cette passion et ce lien de près « , a déclaré le nouvel entraîneur. Ancien défenseur, Matthias Jaissle a disputé 65 matchs sous les couleurs d’TSG Hoffenheim avant de mettre un terme à sa carrière de joueur en 2014, à seulement 26 ans. Il s’est ensuite reconverti dans le métier d’entraîneur, occupant un poste d’adjoint au sein de Brondby IF entre 2017 et 2019, avant de rejoindre FC Red Bull Salzburg, où il a dirigé les équipes de jeunes puis intégré la structure technique du club, avant son départ vers Al-Ahli en 2023 avec lequel il a remporté deux ligues des champions d’Asie.

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Football : Messi prend seul la tête du classement des buteurs en Leagues Cup

Lionel Messi est devenu le meilleur buteur de l’histoire de la Leagues Cup mercredi, en inscrivant un doublé lors de la victoire à domicile 4-2 de l’Inter Miami face au club mexicain de San Luis. La star argentine a atteint la barre des 14 buts en douze matchs de Leagues Cup, dépassant ainsi Denis Bouanga, l’attaquant gabonais du Los Angeles FC, qui compte 13 buts dans la compétition. Les buts de l’Inter Miami ont été inscrits par Lionel Messi (11e, 44e), Telasco Segovia (26e) et Micael (45+7e), tandis que les deux réalisations de l’Atlético San Luis ont été l’œuvre de David Rodríguez (4e) et Rafa Llorente (51e). « La Pulga » avait retrouvé les terrains de la MLS samedi en entrant en jeu en seconde période lors du match nul (2-2) de l’Inter Miami face au Columbus Crew. La semaine dernière, l’attaquant star de 39 ans avait repris l’entraînement avec son club, dix jours après la défaite en finale de Coupe du monde de l’Argentine face à l’Espagne.

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Quel regard sur les jeunes d’aujourd’hui ? Préjugés quand vous nous tenez… 

Dans les médias, sur les réseaux sociaux, quand on parle des jeunes, c’est souvent pour véhiculer une image négative de cette tranche d’âge taxée souvent de violence, de passivité, d’indifférence et d’inconscience. Des émissions radiophoniques ou même des reportages à la télévision ne cessent d’attirer l’attention sur les multiples maux dont on accable la jeunesse : délinquance, tabagisme, alcoolisme, drogue, incivilité, violence… Pourquoi donc s’intéresse-t-on surtout aux côtés négatifs, quand bien même la jeunesse serait synonyme de force, d’énergie, de dynamisme, de créativité et d’initiative ?

Les jeunes ne sont vraiment plus ce qu’ils étaient. L’image portée par la société (surtout par les adultes et les personnes appartenant à l’ancienne génération) a elle-même changé. Qu’est-ce que signifie être jeune aujourd’hui ? Y a-t-il une spécificité aux jeunes contemporains ? Que connaît-on d’eux au juste ?  Les préjugés que la société porte sur eux sont-ils bien fondés ?

Une vision étriquée de la jeunesse actuelle

Cette question n’est pas propre à la Tunisie, la jeunesse partout dans le monde a mauvaise presse. Il suffit de parcourir les différents titres de certains journaux ou magazines ou de suivre les commentaires diffusés sur les réseaux sociaux, pour voir que la majorité des points de vue sont défavorables aux jeunes. La plupart des médias ont tendance à ne rapporter que des histoires négatives concernant les jeunes : violence dans les écoles, rackets, braquages, actes criminels, drogues, banditisme… Tout cela fournit des sujets sensationnels qui nourrissent des milliers de forums sur Internet. 

Pourtant, la plupart des jeunes interrogés sur ce sujet ne l’entendent pas de cette oreille et voient qu’une telle vision de la jeunesse actuelle est soit étriquée soit déformée. Voici le témoignage d’un jeune de 22 ans : «Cette image négative de la jeunesse d’aujourd’hui est propagée par les médias qui, trop souvent, perpétuent une vision stéréotypée des jeunes, les présentant comme marginaux et irresponsables. Ce n’est pas toujours vrai, il y a actuellement pas mal de jeunes Tunisiens qui sont très positifs, s’intègrent bien à la société et sont conscients de leur responsabilité, en tant que force vive qui a son pesant d’or dans la société. Il ne faut pas mettre tous les jeunes dans le même sac !»

D’autres jeunes interrogés sont allés plus loin pour dire que l’image des jeunes véhiculée par certains médias est déplorable, tant que ces derniers, se basant sur des études sociologiques ou psychologiques, se contentent de dresser un bilan négatif sur les jeunes d’aujourd’hui sans pour autant chercher les véritables causes des maux dont souffre cette jeunesse : «On ne cesse de faire étalage des points négatifs des jeunes, nous a confié un élève de quatrième année secondaire, que ce soit dans les journaux ou dans les émissions de radio ou de télévision. En tant que jeune, je suis humilié par cette vision de la jeunesse. On se demande pourquoi ne pas promouvoir la participation des jeunes dans les médias, au lieu de les accabler de tous les maux de la société».

 

Faire entendre sa voix

La question qui s’impose est comment faire pour que la jeunesse fasse entendre sa voix et se prévale d’une couverture médiatique positive. Il est impératif aujourd’hui d’engager un débat à l’échelle nationale autour de la participation positive des jeunes dans la vie sociale, associative, culturelle et politique. Ce débat doit réunir des sociologues, des psychologues, des journalistes et d’autres spécialistes de domaines différents. Il aura comme tâche de répondre à moult questions relatives à la représentation de cette tranche d’âge (enfants, adolescents, jeunes) dans les médias, de savoir de quelle façon on parle des jeunes dans les médias, pourquoi les jeunes ont souvent mauvaise presse, comment les faire participer dans les différents médias et leur permettre de s’exprimer sur leurs maux… 

Il y a lieu aussi de débattre sur les raisons pour lesquelles une majorité de jeunes Tunisiens manifestent un certain désintérêt à participer aux activités de la société civile et sur la quasi-absence d’initiatives personnelles ou collectives ayant trait au développement du pays. 

Pour une meilleure représentation des jeunes dans les médias

Partout dans le monde -et ce n’est pas propre à notre pays- les médias ont tendance à rendre la jeunesse responsable des problèmes de violence, de vols, de viols, de délinquance, d’incivilités et aussi à les «victimiser», à les «fragiliser», étant considérés comme les cibles de l’insécurité, des stupéfiants et d’autres manipulations dangereuses. Pourquoi les médias parlent-ils souvent des jeunes en tant que problème à résoudre et non en tant que ressource pour l’avenir ?

«Ce ne sont en vérité que des préjugés et des jugements de valeur portés sur les jeunes, nous a affirmé un autre jeune de 25 ans. Au moindre fait divers violent, la première réaction des gens est de dire «ce sont des jeunes !», même si on s’aperçoit plus tard qu’il s’agit d’un homme adulte. Il ne faut pas mettre tout le monde dans le même sac, car il y a de jeunes Tunisiens qui ont réalisé des prouesses, battu des records dans plusieurs domaines et qui peuvent être d’un grand intérêt pour la patrie».

En Tunisie, la situation des jeunes n’est pas enviable. La frustration est grande chez pas mal de nos jeunes, ce qui demande un peu plus de discernement de la part de leurs aînés qui devraient séparer le bon grain de l’ivraie, car les jeunes de bonne volonté existent. Une meilleure représentation de nos jeunes dans les médias est donc indispensable.

Puissent l’année 2026 et celles qui viendront être une occasion pour tous les jeunes de prendre conscience de leur rôle déterminant dans la société et faire en sorte que tous les préjugés portés sur la jeunesse soient balayés d’un revers de main!

Hechmi KHALLADI 



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L’action, vecteur agissant de la parole publique : Kaïs Saïed redéfinit la mission des médias nationaux

Par Ahmed NEMLAGHI

À chaque étape importante de la vie institutionnelle du pays, la question des médias revient au premier plan. Non seulement parce qu’ils constituent le principal vecteur d’information des citoyens, mais parce qu’ils participent également à la formation de l’opinion publique, à l’accompagnement des réformes et au renforcement du lien entre l’État et la société. La réunion tenue lundi au palais de Carthage entre le Président de la République, Kaïs Saïed, et les responsables des principaux médias nationaux s’inscrit précisément dans cette réflexion plus globale sur la place de l’information publique dans une période de profondes mutations institutionnelles.

Autour du Chef de l’État étaient réunis les responsables de la Télévision tunisienne, de la Radio tunisienne, de l’agence Tunis Afrique Presse (TAP), de la Société Nouvelle d’Impression, de Presse et d’Édition (La Presse) ainsi que de Dar Assabah. Au-delà de son aspect protocolaire, cette rencontre revêt une portée particulière puisqu’elle intervient dans un contexte où les autorités poursuivent plusieurs chantiers de réforme touchant aussi bien à l’organisation de l’État qu’à la modernisation des services publics, à la numérisation de l’administration ou encore au renforcement de l’État social.

Au cours de cette réunion, Kaïs Saïed a rappelé que les médias nationaux occupent une place essentielle dans cette phase de l’histoire de la Tunisie. Selon le communiqué de la Présidence de la République, il les a appelés à être «une voix libre exprimant la parole courageuse» et à développer un discours responsable, fidèle aux faits et orienté vers l’intérêt supérieur du pays.

Cette déclaration résume une conception particulière du rôle des médias publics. Dans la vision exprimée par le Président de la République, ceux-ci ne sont pas uniquement des instruments de diffusion de l’information institutionnelle. Ils constituent également un service public appelé à accompagner les grandes politiques nationales, à informer les citoyens avec responsabilité et à contribuer au renforcement de la cohésion nationale.

Dans toutes les démocraties modernes, les médias publics occupent une place spécifique.

Leur vocation première consiste à garantir à l’ensemble des citoyens une information fiable, pluraliste et accessible, indépendamment des contraintes commerciales qui peuvent peser sur les médias privés. Cette mission dépasse largement la simple couverture de l’actualité quotidienne.

Elle englobe l’explication des réformes, la vulgarisation des politiques publiques, la diffusion de la culture, la promotion de la citoyenneté ainsi que la sensibilisation aux grands enjeux économiques, sociaux et environnementaux.

C’est précisément cette dimension que le Président de la République semble avoir voulu mettre en avant lors de cette rencontre. À travers ses propos, il invite les médias nationaux à jouer pleinement leur rôle de service public en privilégiant les préoccupations concrètes des citoyens plutôt que les polémiques stériles. Dans cette perspective, l’information devient un outil de compréhension et non un simple espace de confrontation. Elle permet aux citoyens de mieux saisir les enjeux des réformes engagées tout en offrant aux institutions un retour permanent sur les attentes exprimées dans les différentes régions du pays.

La parole ne suffit plus

L’une des phrases les plus commentées de cette réunion demeure sans doute celle par laquelle Kaïs Saïed affirme que «le dernier mot ne sera pas un communiqué. Ce sera un acte». Au-delà de sa portée symbolique, cette formule traduit une idée qui revient régulièrement dans les interventions du Chef de l’État : les institutions sont appelées à être jugées moins sur leurs déclarations que sur leur capacité à produire des résultats tangibles. Cette approche repose sur une distinction claire entre communication et action. La communication institutionnelle demeure nécessaire. Elle informe, explique, éclaire les décisions publiques et favorise la transparence. Mais elle ne saurait constituer une finalité. Elle doit accompagner une action concrète, susceptible d’améliorer effectivement les conditions de vie des citoyens. Cette philosophie irrigue bon nombre de réformes entreprises ces dernières années.

Qu’il s’agisse de la réforme du droit du travail, du renforcement de la protection sociale, de la numérisation des services administratifs, de la modernisation des procédures ou du développement régional, les autorités présentent ces chantiers comme devant produire des effets mesurables sur la vie quotidienne des Tunisiens.

Dans cette logique, les médias publics apparaissent comme des partenaires institutionnels chargés non seulement d’informer, mais également d’expliquer les objectifs poursuivis, de rendre compte de leur mise en œuvre et de relayer les attentes exprimées par les citoyens.

L’information ne circule pas dans un seul sens. Si les médias rendent compte des décisions des pouvoirs publics, ils constituent également un canal privilégié par lequel remontent les difficultés rencontrées sur le terrain. Cette fonction apparaît d’autant plus importante que Kaïs Saïed multiplie, depuis plusieurs années, les déplacements inopinés dans les différentes régions du pays. Ces visites témoignent d’une volonté affichée de confronter les rapports administratifs aux réalités vécues par les citoyens. Dans cette démarche, les médias publics peuvent jouer un rôle complémentaire. Par leurs reportages, leurs enquêtes et leurs émissions de proximité, ils mettent en lumière les attentes de la population, les difficultés liées aux services publics, les problèmes environnementaux, les besoins en infrastructures ou encore les préoccupations économiques des différentes régions.

Ils deviennent ainsi des intermédiaires entre les citoyens et les institutions. Cette fonction de médiation contribue à enrichir la décision publique. Elle permet également de mieux identifier les priorités et d’assurer un suivi des réponses apportées par les administrations. Loin de se limiter à la diffusion des communiqués officiels, les médias participent alors à une dynamique de gouvernance fondée sur l’écoute du terrain.

Une communication au service de la cohésion sociale

Le Président de la République a également appelé les médias à intensifier les campagnes de sensibilisation contre plusieurs fléaux sociaux, notamment le trafic de stupéfiants.

Cet aspect rappelle que les médias publics remplissent aussi une mission d’intérêt général en matière de prévention. La lutte contre les addictions, la violence, la délinquance, les accidents de la route ou encore la dégradation de l’environnement nécessite une mobilisation de l’ensemble des institutions.

Par leur capacité de diffusion, la radio, la télévision et les agences de presse disposent d’un levier important pour sensibiliser les citoyens, promouvoir les comportements responsables et renforcer la culture civique. Cette dimension éducative du service public de l’information constitue l’un des fondements historiques des médias nationaux. Elle demeure pleinement d’actualité dans une société confrontée aux profondes mutations induites par les réseaux sociaux, la circulation instantanée de l’information et la prolifération des contenus non vérifiés.

L’évolution des technologies de l’information a profondément transformé le paysage médiatique. L’apparition des réseaux sociaux, des plateformes numériques et des nouveaux modes de diffusion a démultiplié la circulation de l’information. Mais cette rapidité s’accompagne également d’un risque grandissant, celui de la désinformation, de la manipulation et de la propagation de rumeurs susceptibles de fragiliser la cohésion sociale. Dans ce contexte, les médias nationaux se voient confier une responsabilité particulière. Leur crédibilité repose avant tout sur leur capacité à vérifier les faits, à hiérarchiser l’information et à distinguer clairement les données objectives des commentaires ou des interprétations. Cette exigence rejoint les propos du Président de la République lorsqu’il appelle les médias à développer «une parole courageuse» fondée sur la vérité. Une telle conception ne signifie pas que les médias doivent renoncer à leur esprit critique. Bien au contraire, leur mission consiste à éclairer le débat public par une information exacte, documentée et équilibrée, permettant au citoyen de comprendre les enjeux qui concernent son quotidien. L’information devient alors un véritable service rendu à la collectivité. Elle participe à la consolidation de la confiance dans les institutions, non par le silence ou l’occultation des difficultés, mais par leur exposition rigoureuse, accompagnée d’une mise en perspective des solutions envisagées.

Une administration appelée à rendre des comptes

Au fil de ses interventions publiques, Kaïs Saïed insiste régulièrement sur un principe qui irrigue l’ensemble de son approche institutionnelle : chaque responsable public doit assumer pleinement les missions qui lui sont confiées. Cette exigence concerne naturellement les administrations, les établissements publics, les collectivités locales, mais également l’ensemble des structures appelées à assurer un service au citoyen.

Dans cette perspective, les médias nationaux peuvent jouer un rôle de suivi particulièrement utile. Ils ne se limitent pas à annoncer les décisions ou les projets, ils peuvent également accompagner leur mise en œuvre, informer sur leur état d’avancement, recueillir les réactions des citoyens et donner la parole aux différents acteurs concernés. Une telle démarche contribue à instaurer une culture de l’évaluation de l’action publique. Les politiques publiques ne sont plus appréciées uniquement à travers les textes qui les instituent, mais aussi au regard de leurs effets concrets sur la vie quotidienne. Cette approche rejoint l’idée, exprimée par le Chef de l’État, selon laquelle les institutions doivent être jugées à l’aune des résultats qu’elles produisent.

L’une des caractéristiques des interventions présidentielles réside dans la place accordée au citoyen.

Qu’il s’agisse de ses visites de terrain, de ses rencontres avec les habitants des différentes régions ou de ses échanges avec les responsables administratifs, Kaïs Saïed rappelle régulièrement que l’action publique trouve sa légitimité dans sa capacité à répondre aux préoccupations de la population.

Dans cette logique, les médias nationaux apparaissent comme un trait d’union entre les citoyens et les institutions.

Ils permettent d’identifier les difficultés rencontrées sur le terrain, de porter les attentes des populations à la connaissance des décideurs et d’assurer un suivi des réponses apportées.

Cette fonction de proximité est d’autant plus importante que les disparités régionales demeurent l’un des principaux défis du développement. Les médias de service public disposent d’un réseau couvrant l’ensemble du territoire national. Ils sont donc en mesure de refléter la diversité des réalités locales et de contribuer à une meilleure prise en compte des besoins spécifiques des différentes régions. Cette mission rejoint la conception d’un État social dans lequel l’action publique est appelée à bénéficier à tous les citoyens, quels que soient leur région, leur situation économique ou leur environnement social.

 

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Météo : prévisions du jeudi 6 août 2026

Selon l’INM, le temps sera partiellement nuageux dans la plupart des régions, avec des passages parfois denses l’après-midi sur les zones occidentales du centre et du sud, où des cellules orageuses accompagnées de pluies sont attendues. Le vent de secteur est soufflera de faible à modéré et se renforcera sous les orages. La mer sera calme à peu agitée. Les températures seront en légère hausse, avec des maximales comprises entre 34 et 38 °C sur les régions côtières et les hauteurs, et entre 39 et 42 °C ailleurs, avec l’apparition locale du sirocco.

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