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Ennakl Automobiles clôture son emprunt obligataire de 60 MDT

Ennakl Automobiles annonce la clôture des souscriptions à son emprunt obligataire « ENNAKL 2026-1« .

Lancée le 20 juillet 2026, cette émission de l’emprunt d’Ennakl Automobiles, réalisée sans recours à l’Appel Public à l’Épargne (APE), a atteint son objectif de 60 millions de dinars et a été clôturée le 29 juillet 2026. C’est ce qu’a fait savoir le communiqué du CMF.

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Programmation des festivals : le cas Al Shami interroge les choix culturels

Le concert d’Al Shami, donné dans le cadre de la 43ᵉ édition du Festival international de Bizerte, a suscité de vives réactions et profondément divisé l’opinion publique.

D’un côté, ses admirateurs ont manifesté un enthousiasme débordant, transformant la soirée en véritable démonstration de ferveur. De l’autre, de nombreux internautes ont estimé que l’artiste ne correspondait pas au prestige d’un festival qui a accueilli, au fil des décennies, de grandes figures de la musique arabe et internationale.

Face à ces critiques, plusieurs voix se sont élevées pour  rejeter ces soi-disant artistes appréciés par les nouvelles générations, rappelant qu’un festival a aussi pour vocation de refléter l’évolution des sensibilités musicales et de toucher un public diversifié.

Au-delà du débat artistique, une autre polémique a retenu l’attention, notamment dans les milieux journalistiques. Plusieurs journalistes ont regretté qu’Al Shami n’ait accordé aucune interview ni répondu aux questions de la presse. Cette attitude relance une interrogation récurrente : lorsqu’un artiste est invité dans le cadre d’un événement largement financé par des fonds publics, ne devrait-il pas également faire preuve d’une certaine disponibilité envers les médias et le public ? Pour certains observateurs, le statut de vedette ne devrait jamais dispenser d’un minimum d’ouverture et de respect envers ceux qui contribuent à faire vivre la scène culturelle.

Enfin, cette controverse soulève une question plus large sur les choix de programmation. Si l’ouverture aux artistes étrangers enrichit sans aucun doute les festivals, elle ne devrait pas se faire au détriment des talents nationaux. La scène musicale tunisienne regorge d’artistes capables d’attirer le public et de représenter dignement la création locale. Valoriser davantage le « Made in Tunisia » ne signifie pas se fermer aux autres, mais trouver un équilibre entre rayonnement international et soutien à la production artistique nationale.

Au fond, le véritable enjeu dépasse le cas d’Al Shami. Il s’agit de concilier liberté de création, diversité culturelle, exigence artistique et respect du public. C’est à cette condition que les festivals tunisiens continueront de faire rayonner la culture tout en restant fidèles à leur mission.

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TotalEnergies restructure son portefeuille renouvelable en Europe

Le géant français TotalEnergies a annoncé l’acquisition des activités d’énergie renouvelable onshore du groupe britannique Shell en Europe, ainsi que la vente d’un portefeuille d’actifs dans le domaine des énergies renouvelables en France au fonds d’investissement américain KKR. C’est ce qu’a révélé l’agence de presse italienne Ansa.it

Le communiqué du groupe spécialisé dans le pétrole et le gaz précise que ces deux opérations européennes devraient être finalisées d’ici la fin de l’année 2026, sous réserve de l’approbation des autorités compétentes.

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Habib Bourguiba, l’homme qui a façonné la Tunisie moderne

Le 3 août 1903 ne marque pas seulement une date sur le calendrier : c’est le jour où est né un enfant au cœur simple, issu d’une famille modeste, destiné à devenir un penseur, un visionnaire et le bâtisseur de la Tunisie d’aujourd’hui. Une Tunisie résiliente, fière de son identité et de ses valeurs, qui continue de tenir bon face aux épreuves, aux difficultés et aux tensions.

Pour saisir toute la portée de l’héritage de Bourguiba, il suffit de revenir sur quelques-unes de ses réalisations majeures qui ont façonné le pays.

Habib Bourguiba a d’abord profondément réformé l’enseignement religieux en fermant l’Université Zitouna pour créer la Faculté de la Charia et des Fondements de la Religion. Cette mesure visait à moderniser et unifier les programmes, afin de les adapter aux besoins d’une Tunisie en mutation, à l’instar des réformes menées dans d’autres grandes institutions musulmanes. Son ambition première était de construire une nation unie, développée, capable de goûter au bonheur de vivre et de bénéficier des conditions d’une existence digne.

Il a également accordé une place centrale au travail, qu’il considérait comme une véritable forme de dévotion et le moteur essentiel du progrès et de la dignité nationale, sans renier la foi ni les traditions.

Sa lutte en faveur des droits des femmes a durablement marqué la société tunisienne. En interdisant la polygamie, il a ouvert la voie à plus d’égalité et de respect entre hommes et femmes.

Sur le plan sécuritaire, Bourguiba a consolidé l’unité nationale en intégrant les différentes forces armées naissantes, contribuant ainsi à forger un État fort et stable.

Symbole de la lutte pour la souveraineté, il a enduré 25 longues années de prison et d’exil, avant de soutenir activement les mouvements de libération, notamment en apportant son appui au combat fraternel en Algérie.

En 1961, face à la volonté française de maintenir une présence militaire, il a appelé le peuple tunisien à se lever pour défendre la patrie lors de la bataille de Bizerte, affirmant avec force l’indépendance pleine et entière de la Tunisie.

Enfin, convaincu que le développement devait bénéficier à tous, il a lutté contre les clivages régionaux en plaçant l’éducation et la santé au cœur des priorités nationales. Des écoles, mais aussi des hôpitaux ont été construites dans chaque village. A travers l’éducation, cela a permis à toutes les filles et à tous les garçons d’avoir une réelle chance de s’élever et de participer à la construction du pays.

Ces actions et principes illustrent l’engagement et la vision d’un homme dont le rôle a marqué l’histoire de la Tunisie contemporaine.

Plus encore, l’histoire retiendra que nous lui sommes redevables et nous ne l’oublierons jamais, de génération en génération. Et pour finir, comme le disait la chanson de Céline Dion : “Je ne vous oublie pas, non, jamais.”

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