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6,7 millions de dinars d’investissements agricoles validés: l’APIA finance trois nouveaux projets en Tunisie

L’Agence de promotion des investissements agricoles (APIA) a validé trois nouveaux projets d’investissement dans les secteurs agricole et de la pêche, pour un montant global de 6,7 millions de dinars. Les opérations concernent des projets de création, d’extension et de renouvellement implantés dans les gouvernorats de La Manouba, Béja et Gabès.

La décision a été prise lors de la 7ᵉ réunion de la Commission d’octroi des avantages au titre de l’année 2026, tenue jeudi 30 juillet sous la présidence de la directrice générale de l’APIA.

Au-delà du volume financier engagé, ces nouveaux dossiers traduisent une orientation vers le soutien des porteurs de projets souhaitant développer des activités productives dans les régions. Les investissements retenus couvrent plusieurs étapes du cycle de vie des entreprises agricoles, allant du lancement de nouvelles unités à la modernisation ou à l’élargissement de projets existants.

Par ailleurs, la commission a également approuvé l’octroi de trois crédits fonciers destinés à de jeunes promoteurs agricoles pour l’acquisition de terrains. Ces financements, d’une valeur totale de 410 mille dinars, permettront l’achat de 27,3 hectares de terres agricoles répartis entre les gouvernorats de Kasserine, du Kef et de Tataouine.

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46.000 ingénieurs ont quitté la Tunisie: l’Utica refuse toute remise en cause du diplôme national

L’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (Utica) monte au créneau dans le dossier des écoles d’ingénieurs privées. Dans un communiqué publié ce 30 juillet, l’organisation patronale affirme que la reconnaissance du diplôme national d’ingénieur relève exclusivement du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Une prise de position qui intervient après la publication par l’Ordre des ingénieurs tunisiens de listes d’établissements privés dont les diplômés sont seuls éligibles à l’inscription au tableau de l’Ordre.

Pour l’Utica, cette initiative risque de créer une confusion chez les étudiants, les familles et les employeurs, alors même que la Tunisie fait face à une fuite continue de ses compétences. Selon les chiffres avancés par l’organisation, près de 46.000 ingénieurs ont quitté le pays au cours des dix dernières années, tandis qu’environ 6.000 nouveaux départs sont enregistrés chaque année.

L’organisation patronale estime que le véritable défi consiste aujourd’hui à renforcer l’attractivité du métier d’ingénieur, améliorer l’employabilité des jeunes diplômés et valoriser les compétences nationales, plutôt que de multiplier les obstacles à l’accès à la profession.

L’Utica rappelle que, d’un point de vue juridique, seul le ministère de l’Enseignement supérieur est habilité à autoriser les établissements d’enseignement supérieur, à valider leurs programmes et à reconnaître les diplômes qu’ils délivrent. Elle souligne également que les textes régissant l’Ordre des ingénieurs n’imposent pas une accréditation spécifique des formations, mais exigent uniquement que le diplôme soit reconnu par l’État. L’organisation s’interroge aussi sur les critères ayant conduit à la publication des listes d’établissements retenus par l’Ordre. Elle demande davantage de transparence sur la base juridique de cette démarche, les méthodes d’évaluation utilisées ainsi que les conséquences légales qui en découlent.

Autre point soulevé: l’Utica rappelle que plusieurs écoles privées concernées disposent déjà d’accréditations internationales reconnues, notamment CTI, ABET et ASIIN, considérées parmi les références les plus exigeantes en matière d’évaluation des formations d’ingénieurs. Elle s’interroge ainsi sur la valeur ajoutée des nouvelles procédures mises en place. Le patronat demande également des explications sur le fondement juridique d’un montant de 10.000 dinars qui aurait été réclamé à certains établissements pour l’examen et l’évaluation de leurs dossiers, ainsi que sur les prestations couvertes par cette somme, au nom des principes de transparence et de bonne gouvernance.

L’Utica rappelle par ailleurs le poids des écoles d’ingénieurs privées dans l’écosystème national. Selon ses données, elles forment chaque année près de 6.500 ingénieurs et affichent un taux d’insertion professionnelle supérieur à 75% dans les six mois suivant l’obtention du diplôme. 

En conclusion, l’organisation appelle les étudiants, les futurs bacheliers et leurs familles à se référer uniquement aux décisions officielles du ministère de l’Enseignement supérieur concernant la reconnaissance des diplômes. Elle invite également l’Ordre des ingénieurs à publier les fondements juridiques, les critères et la méthodologie de ses procédures afin de lever toute ambiguïté.

 

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La baisse du marché n’inquiète pas, «c’est une opportunité»

La suspension temporaire de la cotation à la Bourse de Tunis après la baisse de plus de 3% du Tunindex ne doit pas être interprétée comme un signe de crise, mais comme une correction normale du marché. C’est l’analyse de Talel Ayed, directeur général de MCP, qui estime, dans un entretien accordé à Managers, que ce mouvement offre même des opportunités d’achat à certains investisseurs.

Selon lui, le marché tunisien sort d’une longue période de forte progression. «En un an et demi, la Bourse a gagné près de 100%. Cette année, le rendement était d’environ 30% avant d’atteindre près de 60%. Il est donc normal que des investisseurs prennent leurs bénéfices», explique-t-il. Il rappelle que cette période coïncide également avec la publication des résultats financiers des sociétés cotées et les détachements de dividendes, des événements qui donnent souvent lieu à des ajustements de cours.

Concernant la suspension de la cotation, Talel Ayed insiste sur le fait qu’il ne s’agit pas d’une décision prise par la Bourse. Le mécanisme est prévu par le Règlement de parquet: dès que le Tunindex recule de plus de 3% au cours d’une séance, la cotation est automatiquement interrompue pendant une heure. Si la baisse atteint ensuite 5%, la séance est suspendue. «Ce n’est pas une intervention humaine. Le déclenchement est entièrement automatique et prévu par la réglementation», précise-t-il.

Le directeur général de MCP écarte également le lien établi par certains entre la baisse du marché et la publication au Journal officiel de l’arrêté relatif aux bons du Trésor. D’après lui, cette information n’était pas nouvelle puisque le montant de 20 milliards de dinars était déjà prévu dans la loi de finances. L’arrêté ne fait, selon lui, que fixer les modalités d’application.

Pour Talel Ayed, l’évolution du marché montre d’ailleurs qu’il ne s’agissait pas d’un mouvement de panique. Il rappelle qu’après la reprise des échanges, la baisse s’est réduite et que la séance suivante s’est ouverte en hausse. Les volumes sont également restés importants, avec plus de 30 millions de dinars échangés en moins de deux heures.

«S’il y avait une véritable crise, il n’y aurait plus d’acheteurs et les titres tomberaient en chute libre. Ce n’est pas le cas», affirme-t-il. Au contraire, il considère que cette correction peut représenter une opportunité pour les investisseurs. Certaines actions, notamment dans le secteur bancaire, ont reculé de plusieurs dinars par rapport à leurs niveaux récents tout en continuant d’enregistrer d’importants volumes de transactions. «Pour ceux qui n’avaient pas pu acheter lorsque les cours étaient plus élevés, c’est une occasion d’entrer à des prix plus bas», estime-t-il.

Enfin, Talel Ayed invite les investisseurs à se référer aux informations publiées par les sources officielles, notamment la Bourse de Tunis et le Conseil du marché financier, plutôt qu’aux rumeurs circulant sur les réseaux sociaux.

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Ce pays africain supprime la carte d’embarquement papier dans ses aéroports

Le smartphone devient désormais le seul sésame nécessaire pour embarquer dans les aéroports marocains. Airports of Morocco a lancé Pax Check, un dispositif qui permet aux voyageurs d’utiliser une carte d’embarquement entièrement numérique, sans avoir à présenter de document imprimé lors des différents contrôles.

Concrètement, après avoir effectué leur enregistrement en ligne auprès de leur compagnie aérienne, les passagers reçoivent un QR code sécurisé sur leur téléphone. Ce code est ensuite utilisé pour franchir les postes de contrôle et les sas automatisés jusqu’à l’embarquement. Les vérifications des documents de voyage sont réalisées en amont par les compagnies aériennes, conformément aux exigences réglementaires, ce qui limite les contrôles manuels au sein des terminaux.

Cette évolution marque une nouvelle étape dans la transformation numérique des infrastructures aéroportuaires marocaines. Après la réservation en ligne, le check-in mobile et le suivi des vols, la dématérialisation couvre désormais l’ensemble du parcours du voyageur à l’aéroport. Pour les exploitants aéroportuaires, les bénéfices vont bien au-delà de la réduction du papier. La digitalisation vise à fluidifier les flux de passagers, diminuer les temps d’attente, faciliter l’utilisation des équipements automatisés et améliorer la capacité des terminaux à absorber une hausse du trafic aérien, tout en maintenant les standards internationaux de sûreté et de sécurité.

Le déploiement ne sera toutefois pas immédiat pour toutes les compagnies aériennes. Airports of Morocco précise que le système sera progressivement étendu aux transporteurs ayant adapté leurs infrastructures techniques et satisfait aux exigences opérationnelles et réglementaires nécessaires à son intégration.

 

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Après la chute du Tunindex, le CMF rassure…

La chute du Tunindex observée le 28 juillet n’a pas déclenché de crise sur le marché financier tunisien. Au lendemain de cette séance marquée par l’activation du mécanisme de suspension automatique des échanges, le Conseil du marché financier (CMF) a réuni l’ensemble des principaux acteurs de la place financière afin d’évaluer la situation et de réaffirmer la solidité du marché.

La réunion, organisée mercredi 29 juillet au siège du CMF, a rassemblé des représentants du ministère des Finances, de la Banque centrale de Tunisie (BCT), des banques et institutions financières cotées, de la Bourse de Tunis, du Conseil bancaire et financier, de l’Association professionnelle des intermédiaires en Bourse ainsi que des sociétés de courtage.

Les discussions ont porté sur le recul enregistré par l’indice de référence de la Bourse lors de la séance du 28 juillet, suivi d’un retour à un fonctionnement normal des échanges dès le lendemain. Pour le régulateur, le déclenchement de la suspension automatique des cotations constitue un mécanisme de sécurité prévu pour faire face aux fortes variations de marché. L’objectif est de ralentir les mouvements de panique, de laisser aux investisseurs le temps d’analyser la situation et de préserver le bon déroulement des transactions.

Le CMF insiste également sur le fait que ce type de dispositif est utilisé sur les principales places financières internationales et qu’il relève d’une pratique prudentielle destinée à protéger les investisseurs plutôt qu’à signaler une défaillance du marché.

Au cours de la réunion, les participants ont estimé que le marché financier tunisien dispose d’un cadre réglementaire et institutionnel suffisamment robuste pour absorber les épisodes de volatilité. Ils ont souligné la nécessité de maintenir une coordination étroite entre les autorités, la Bourse et les différents intervenants afin d’assurer la transparence, l’intégrité du marché et la continuité des échanges.

Le régulateur affirme par ailleurs que ses équipes poursuivent un suivi permanent de l’évolution du marché. Il appelle les investisseurs à baser leurs décisions sur les données économiques et financières disponibles plutôt que sur les rumeurs ou les réactions émotionnelles susceptibles d’amplifier les mouvements de marché.

À travers ce message, le CMF cherche avant tout à rassurer les investisseurs après la baisse du Tunindex et à rappeler que les mécanismes de protection ont fonctionné comme prévu. 

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La Tunisie obtient un nouveau prêt de 500 millions de dollars d’Afreximbank

L’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a approuvé, mercredi 29 juillet, un nouveau prêt de 500 millions de dollars (environ 1,46 milliard de dinars) accordé par la Banque africaine d’import-export (Afreximbank) afin de contribuer au financement du budget de l’État pour 2026.

Adopté par 65 voix pour, 20 contre et 11 abstentions, le projet de loi valide le deuxième avenant au contrat de prêt conclu entre la Banque centrale de Tunisie (BCT), agissant pour le compte de l’État, et Afreximbank.

Avec cette nouvelle enveloppe, le montant total des financements mobilisés auprès d’Afreximbank atteint désormais 1,7 milliard de dollars. Ce total comprend le prêt initial de 700 millions de dollars signé en 2022, un premier financement additionnel de 500 millions de dollars obtenu en 2024, puis cette nouvelle tranche de 500 millions de dollars.

L’opération marque également une amélioration des conditions de financement. Initialement proposé à un taux variable pouvant atteindre 9,45%, le prêt a finalement été négocié à un taux fixe de 5,86% par an. Son remboursement s’étalera sur sept ans, dont deux années de grâce, avec des frais administratifs limités à 0,25% du montant emprunté.

Les fonds seront décaissés dans un délai maximal de douze mois après la signature de l’avenant, en deux versements de 427 millions puis 73 millions de dollars.

La négociation de ce financement avait été confiée par le ministère des Finances à la Banque centrale en mars 2026. L’opération a ensuite été approuvée par le conseil d’administration de la BCT avant d’être autorisée par décret, puis validée définitivement par le Parlement.

 
 

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La BCT maintient son taux directeur à 7%… Détails

La Banque centrale de Tunisie (BCT) a choisi de ne pas modifier sa politique monétaire. Réuni le 29 juillet 2026, son conseil d’administration a décidé de maintenir le taux directeur à 7%, estimant que les risques inflationnistes restent suffisamment élevés pour justifier une approche prudente.

Cette décision intervient alors que l’inflation poursuit son ralentissement, mais que plusieurs facteurs, notamment la hausse des coûts de l’énergie et les déséquilibres extérieurs, continuent de peser sur les perspectives économiques du pays.

En juin 2026, le taux d’inflation est revenu à 5,3%, contre un niveau plus élevé les mois précédents. Cette baisse est principalement liée au ralentissement de la hausse des prix des produits alimentaires frais, dont l’inflation est passée de 13,2 à 11,2%. En revanche, l’inflation sous-jacente – qui exclut les produits alimentaires frais et les produits administrés – est restée stable à 5% pour le troisième mois consécutif, signe que les pressions sur les prix demeurent bien présentes dans l’économie.

Sur le front extérieur, la Banque centrale alerte sur une dégradation des équilibres. Le déficit courant s’est creusé à 4,241 milliards de dinars, soit 2,3% du PIB, au premier semestre 2026, contre 2,844 milliards de dinars un an auparavant. En cause, la forte progression de la facture énergétique, qui a atteint un niveau record de 8,502 milliards de dinars, contre 6,370 milliards à fin juin 2025. La BCT souligne d’ailleurs que, sans le poids des importations d’énergie, la balance courante aurait affiché un excédent de 2,538 milliards de dinars, illustrant l’impact déterminant de la dépendance énergétique sur les finances extérieures du pays.

L’institution met également en avant le remboursement, en juillet, de l’eurobond de 700 millions d’euros arrivé à échéance. Malgré cette importante sortie de devises, les réserves de change se sont établies à 23,4 milliards de dinars, représentant 92 jours d’importation au 28 juillet 2026.

À l’international, la Banque centrale estime que le contexte reste marqué par une forte incertitude. Les tensions géopolitiques, notamment au Moyen-Orient, continuent d’alimenter la volatilité des prix du pétrole. Même si les cours de l’énergie ont récemment reculé, ils demeurent supérieurs à leurs niveaux d’avant le conflit, ce qui entretient les risques inflationnistes, en particulier pour les pays importateurs d’énergie comme la Tunisie.

Dans ce contexte, la BCT considère qu’il est nécessaire de poursuivre le processus de désinflation tout en préservant la stabilité macroéconomique. Elle insiste également sur la nécessité d’accélérer les réformes destinées à renforcer la production, stimuler l’investissement, réduire la dépendance énergétique et améliorer la résilience de l’économie face aux chocs extérieurs.

 

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