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La Sotipapier voit son chiffre d’affaires chuter de 20% au premier semestre 2026

La Sotipapier a enregistré un recul de son activité au premier semestre 2026. Son chiffre d’affaires s’est établi à 44,19 millions de dinars, en baisse de 20% par rapport à la même période de 2025, dans un contexte marqué par une demande toujours faible pour le papier kraft et une pression persistante sur les coûts de production.

Les indicateurs d’activité publiés par la société montrent également un ralentissement de la production. Entre janvier et juin 2026, la Sotipapier a produit 23.947 tonnes de papier, contre 26.798 tonnes un an auparavant, soit une diminution de 11%. Cette baisse concerne aussi bien le papier pour ondulé, dont la production recule de 1.081 tonnes, que le papier kraft, en baisse de 1.770 tonnes.

Le repli du chiffre d’affaires est principalement attribué à la contre-performance du segment du papier kraft, dont les revenus ont chuté de 30%. Le papier pour ondulé résiste davantage avec une baisse limitée à 5%, mais les volumes commercialisés restent en retrait par rapport à l’année précédente.

La Sotipapier souligne que le marché tunisien du papier kraft peine toujours à retrouver son niveau d’avant 2025. Si la demande s’est stabilisée au cours des six premiers mois de l’année, elle demeure insuffisante pour soutenir la croissance de l’activité. En parallèle, la hausse continue des prix de la pâte à papier maintient une forte pression sur les coûts de fabrication.

À l’inverse, le marché du papier destiné à l’emballage reste mieux orienté grâce à une demande soutenue des industriels. La société prévient toutefois que l’évolution des prix des matières premières et l’intensification de la concurrence pourraient peser sur les prix de vente au second semestre 2026.

Sur le plan des investissements, la Sotipapier a engagé 3,14 millions de dinars au premier semestre, contre 4,9 millions de dinars un an plus tôt, soit une baisse de 36%, traduisant un rythme d’investissement plus prudent.

Côté financement, la société affiche une légère amélioration de sa structure financière. Sa dette nette ressort à 47,19 millions de dinars au 30 juin 2026, contre 48,44 millions de dinars un an auparavant, soit une réduction de 1,26 million de dinars. Cette évolution résulte principalement du remboursement d’une partie des crédits à moyen terme, malgré une hausse des crédits de gestion et un niveau de trésorerie plus faible.

 

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70 millions de dollars pour sécuriser les importations d’engrais: l’État garantit un nouveau financement stratégique pour le Groupe chimique tunisien

Le financement des importations d’engrais du Groupe chimique tunisien (GCT) bénéficie d’un nouveau soutien public. L’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a publié un projet de loi portant approbation d’un accord de garantie conclu entre la République tunisienne, l’Institution islamique internationale de financement du commerce (ITFC) et le Groupe chimique tunisien pour mobiliser jusqu’à 70 millions de dollars américains.

L’objectif: permettre au GCT de financer l’achat des matières premières nécessaires à la production d’engrais. Selon le document explicatif accompagnant le projet de loi, cet accord concerne une convention de financement à court terme, signée le 1er décembre 2025, entre l’ITFC et le GCT, avec la garantie de l’État tunisien.

Le mécanisme prévu doit permettre au Groupe chimique tunisien d’assurer l’approvisionnement en matières premières indispensables à son activité industrielle, notamment pour répondre aux besoins de production d’engrais destinés au marché local et à l’exportation.

Le financement s’inscrit dans le cadre de l’accord-cadre signé entre la Tunisie et l’Institution islamique internationale de financement du commerce le 28 avril 2024, couvrant la période 2024-2026. Cet accord vise principalement à accompagner le financement des besoins d’importation d’entreprises et d’organismes publics opérant dans des secteurs considérés comme prioritaires.

Un financement partagé entre plusieurs bailleurs

Le montage financier repose sur un mécanisme de cofinancement, avec l’ITFC qui fournit une partie du financement et coordonne un groupe de bailleurs afin d’assurer la mobilisation complète des ressources nécessaires.

Les principales conditions financières prévues dans le projet portent sur un financement pouvant atteindre 70 millions de dollars américains, accordé sous forme de mourabaha à court terme. Le taux appliqué est basé sur le taux SOFR augmenté d’une marge de 3,75%. Chaque opération de tirage devra être remboursée sur une période de 12 mois. Le financement prévoit également une commission d’exécution fixée à 0,4% du montant total mobilisé. Enfin, le dispositif repose sur une garantie de l’État tunisien.

 
 
 

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La Chine investit des milliards: voici les secteurs qui attirent ses capitaux

La Chine ne mise plus uniquement sur les grands projets d’infrastructures en Afrique. Sa stratégie évolue vers des secteurs considérés comme plus stratégiques pour renforcer ses chaînes de valeur mondiales: l’énergie, les ressources minières, les transports et les technologies.

Selon le rapport «China Belt and Road Initiative (BRI) Investment Report 2026 H1», publié par le Green Finance & Development Center de l’Université de Fudan en collaboration avec The Asia Pacific Centre for Industry Transitions de l’Université du Queensland, les engagements chinois dans le cadre des Nouvelles routes de la soie se concentrent principalement sur quatre secteurs clés. 

L’énergie arrive en première position avec 28,7% des engagements chinois mondiaux dans la BRI. Ce secteur reste prioritaire pour Pékin, notamment avec le développement des énergies renouvelables, des infrastructures électriques et des projets visant à sécuriser l’approvisionnement énergétique.

Les métaux et les mines représentent 17,2% des engagements, reflétant l’importance croissante des ressources stratégiques nécessaires aux nouvelles industries, notamment les batteries, les véhicules électriques et les technologies de transition énergétique.

Le secteur des transports concentre 14,4% des engagements, tandis que les technologies représentent 13,4%, confirmant la volonté chinoise de renforcer sa présence dans les infrastructures numériques, les télécommunications et les solutions technologiques.

Cette nouvelle orientation intervient dans un contexte marqué par les tensions commerciales entre la Chine, les États-Unis et l’Union européenne. Face aux restrictions douanières et aux politiques de relocalisation industrielle occidentales, Pékin cherche à développer de nouvelles bases de production dans des pays offrant un accès compétitif aux marchés internationaux.

Depuis le lancement de la BRI en 2013, les engagements chinois cumulés atteignent désormais 1 539 milliards de dollars dans 150 pays. Mais le modèle chinois évolue: il ne s’agit plus seulement de financer des routes, des ports ou des centrales, mais de construire des écosystèmes industriels capables de produire, de transformer et d’exporter.

 

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La Chine investit massivement en Afrique: voici les pays qui captent les plus grands projets

La Chine accélère son offensive économique en Afrique. Au premier semestre 2026, les investissements chinois directs sur le continent ont atteint 33,5 milliards de dollars, en hausse de 254% par rapport à la même période de 2025, faisant de l’Afrique la principale destination des capitaux chinois dans le cadre des Nouvelles routes de la soie (Belt and Road Initiative – BRI).

Cette progression traduit un changement de stratégie. Longtemps associée au financement de grands projets d’infrastructures comme les routes, les ports ou les chemins de fer, la présence chinoise en Afrique évolue désormais vers des investissements industriels, énergétiques et technologiques. En parallèle, les contrats de construction d’infrastructures continuent de reculer.

Selon le rapport «China Belt and Road Initiative Investment Report 2026 H1», publié par le Green Finance & Development Center de l’Université Fudan et The Asia Pacific Centre for Industry Transitions de l’Université du Queensland, l’Afrique a concentré 67,24% des investissements chinois réalisés dans les pays membres de la BRI au premier semestre 2026.

L’Éthiopie et l’Égypte figurent parmi les principaux bénéficiaires de ces d’investissements chinois. L’Éthiopie arrive en tête des pays africains en termes de progression des engagements chinois, avec 18,9 milliards de dollars d’engagements globaux. Le pays attire Pékin grâce à son potentiel industriel, ses zones économiques spéciales et son ambition de devenir une plateforme manufacturière régionale.

L’Égypte confirme également son importance stratégique avec 9,7 milliards de dollars d’engagements chinois. Sa position géographique entre l’Afrique, l’Europe et l’Asie, ainsi que le développement de grands projets industriels et énergétiques renforcent son attractivité auprès des investisseurs chinois.

En Afrique du Nord, le Maroc fait partie des pays qui bénéficient de cette évolution. Le royaume attire des investissements chinois notamment dans l’industrie automobile, les batteries électriques et les chaînes de valeur liées à la transition énergétique.

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La Bourse de Tunis suspend de nouveau la cotation…

La Bourse de Tunis vient d’annoncer, aujourd’hui 29 juillet 2026, une nouvelle suspension de la cotation après une baisse importante du marché. Cette interruption intervient après une baisse de plus de 3% de l’indice Tunindex.

Selon un avis publié par la Bourse de Tunis, cette interruption a été déclenchée automatiquement conformément aux dispositions de l’article 3.7 du Règlement de parquet, qui prévoit un mécanisme d’arrêt temporaire en cas de forte variation de l’indice. La suspension de la cotation est prévue pour une durée d’une heure. La reprise des échanges est annoncée à partir de 10h16.

Cette mesure concerne les intermédiaires en Bourse ainsi que l’ensemble des intervenants du marché. Elle vise à encadrer les mouvements brusques et à permettre aux opérateurs d’analyser l’évolution du marché avant la reprise des transactions.

 

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Ali Hanfi élu à l’unanimité pour présider la nouvelle Commission transport aérien de la FTAV

La Fédération tunisienne des agences de voyages et de tourisme (FTAV) renforce son organisation face aux enjeux du transport aérien. Réunie le 28 juillet, la fédération a officiellement créé une Commission transport aérien, une nouvelle structure chargée de défendre les intérêts des agences de voyages et de suivre les dossiers stratégiques liés au secteur.

À l’issue de cette réunion, Ali Hanfi a été élu à l’unanimité président de cette nouvelle commission. Salem Gaidi en assurera le rôle de rapporteur, aux côtés des membres permanents également désignés lors de cette séance.

Cette commission aura pour principale mission de porter la voix des agences de voyages sur toutes les questions relatives au transport aérien. Elle sera chargée d’identifier les difficultés rencontrées par les professionnels, d’analyser les évolutions du secteur et de soumettre des recommandations au bureau de la FTAV afin d’orienter les positions et les actions de la fédération.

 

 
 

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