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Les pharmacies n’attendent plus: voici ce que le syndicat vient de décider

Les pharmacies d’officine tunisiennes menacent de suspendre le système du tiers payant à partir du 1er août 2026, faute de solution sur les impayés qui pèsent sur leur trésorerie. Le Syndicat des pharmaciens d’officine de Tunisie (SPOT) estime que la situation financière de plusieurs officines est devenue critique et risque désormais d’affecter la continuité de l’approvisionnement en médicaments.

Le syndicat explique que les retards accumulés dans le règlement des montants dus aux pharmaciens ont fortement réduit leurs capacités financières. Certaines pharmacies rencontreraient aujourd’hui des difficultés à maintenir leurs stocks et à régler leurs fournisseurs, notamment les grossistes-répartiteurs.

Voici ce qu’a décidé le syndicat: en l’absence d’une solution concrète avant cette échéance, le SPOT prévoit de suspendre le système du tiers payant à compter du 1er août. Ce dispositif permet aux assurés sociaux d’obtenir leurs médicaments en pharmacie sans avancer l’intégralité des frais, ceux-ci étant ensuite pris en charge par les organismes concernés.

Pour le syndicat, cette mesure ne vise pas les patients, mais constitue un moyen de pression pour alerter sur une situation financière jugée insoutenable pour les officines. Le SPOT affirme avoir déjà engagé plusieurs démarches auprès des autorités, notamment du ministère des Affaires sociales et de la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM), afin d’obtenir un règlement progressif des sommes en attente.

Au-delà des pharmacies, le syndicat met en garde contre un possible effet domino sur l’ensemble du circuit du médicament. La fragilisation des officines pourrait affecter les relations avec les grossistes-répartiteurs et les laboratoires pharmaceutiques, avec un risque de tensions sur l’approvisionnement.

Le SPOT appelle également les industriels du médicament à accorder davantage de souplesse aux distributeurs dans leurs conditions de paiement, afin d’éviter une pression supplémentaire sur la chaîne d’approvisionnement.

 

 

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Le marché de la piscine plonge en Bourse: un avertissement pour les entreprises du confort à domicile

La chaleur frappe fort, mais le marché de la piscine, lui, plonge. Les actions des entreprises spécialisées dans les équipements de piscine ont fortement reculé mercredi 15 juillet, révélant un problème plus profond: les consommateurs réduisent leurs dépenses sur les projets jugés non prioritaires, même lorsque les températures atteignent des niveaux record.

Le signal est venu de Pentair, entreprise spécialisée dans les technologies de traitement de l’eau et les équipements pour piscines. Son action a chuté d’environ 17% en Bourse après l’annonce d’une baisse de ses prévisions annuelles, en raison d’une demande plus faible que prévu dans son activité piscine.

Pour les investisseurs, cette alerte dépasse le cas d’une seule entreprise. Elle met en lumière un ralentissement qui touche toute une chaîne de valeur: fabricants d’équipements, distributeurs et installateurs de piscines. Parmi les acteurs concernés figurent notamment Pool Corp, un important distributeur du secteur, et Hayward Holdings, fabricant d’équipements pour piscines.

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Serons-nous la dernière génération à manger du parmesan?

Le parmesan pourrait-il devenir un produit rare à l’avenir? Dans le berceau du Parmigiano Reggiano, au nord de l’Italie, la hausse record des températures commence à fragiliser une industrie qui repose sur un équilibre très précis entre climat, élevage et savoir-faire. Selon Reuters, les épisodes de chaleur extrême augmentent fortement les coûts de production et mettent sous pression toute la chaîne de valeur du célèbre fromage italien.

Le problème commence dans les fermes. Lorsque les températures dépassent régulièrement les 35 à 40°C, les vaches souffrent du stress thermique: elles consomment moins d’aliments et produisent moins de lait. Or, le Parmigiano Reggiano dépend exclusivement d’un lait local répondant à un cahier des charges strict. Une baisse de la production laitière se traduit donc directement par une diminution potentielle du nombre de meules produites.

Mais le changement climatique ne menace pas seulement les volumes. Il bouleverse aussi les coûts. Les éleveurs doivent désormais investir davantage dans des équipements de refroidissement, notamment des ventilateurs et des systèmes de brumisation pour protéger les animaux pendant les périodes de forte chaleur. Une facture énergétique supplémentaire qui réduit les marges des exploitations.

La chaleur frappe également les étapes suivantes de fabrication. Le parmesan doit vieillir pendant plusieurs mois, voire plusieurs années, dans des entrepôts où la température et l’humidité doivent rester parfaitement contrôlées. Selon les informations rapportées par Reuters, certains sites d’affinage ont enregistré une hausse importante de leur consommation énergétique pendant les vagues de chaleur. Magazzini Generali delle Tagliate (MGT), qui conserve plus de 500 000 meules de Parmigiano Reggiano représentant une valeur supérieure à 300 millions d’euros, a indiqué que ses besoins énergétiques avaient augmenté d’environ 30% lors des périodes de températures extrêmes.

Pour les producteurs, le défi est désormais économique autant qu’environnemental: maintenir la qualité d’un produit premium tout en absorbant une hausse continue des coûts. Face à cette nouvelle réalité climatique, les acteurs de la filière accélèrent leurs investissements: bâtiments mieux isolés, solutions énergétiques plus efficaces, équipements de refroidissement modernes et recours accru aux énergies renouvelables.

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Barrage de Mellègue: la vanne est de nouveau opérationnelle, un mois après l’incident qui a libéré 21 millions de m³ d’eau

Près d’un mois après la panne qui avait entraîné un déversement exceptionnel de plus de 21 millions de mètres cubes d’eau, le barrage de Mellègue, dans le gouvernorat du Kef, est de nouveau pleinement opérationnel. Le ministère de l’Agriculture a annoncé que les équipes techniques ont achevé la remise en place de la vanne défectueuse, désormais remise en service et fonctionnant dans des conditions de sécurité conformes.

Selon la Direction générale des barrages et des grands travaux hydrauliques, l’intervention a mobilisé plusieurs équipes techniques qui ont travaillé de manière coordonnée pour replacer la vanne dans sa position normale. L’équipement est désormais entièrement pris en charge par son propre mécanisme, avec des tests de fonctionnement et de sécurité jugés concluants.

L’incident remonte à la nuit du 17 au 18 juin, lorsqu’une défaillance sur l’une des vannes du barrage a provoqué un écoulement massif des eaux stockées et une hausse rapide du niveau de l’oued Mellègue.

À l’origine, les autorités prévoyaient, selon l’agence TAP, un lâcher contrôlé d’environ 100.000 mètres cubes d’eau destiné à alimenter les périmètres irrigués du gouvernorat de Jendouba pour les cultures saisonnières. La panne a toutefois entraîné un débit beaucoup plus important vers les zones situées en aval de l’ouvrage.

Malgré l’ampleur de l’incident, la TAP indique que les services du ministère avaient rapidement souligné que les plus de 21 millions de mètres cubes d’eau écoulés n’étaient pas perdus. Les volumes ont transité par l’oued Medjerda avant d’être récupérés dans le barrage de Sidi Salem, limitant ainsi l’impact sur les ressources hydriques du pays.

La remise en service de cette infrastructure stratégique met fin à une opération technique particulièrement délicate. Pour les secteurs agricole et de la gestion de l’eau, le rétablissement du fonctionnement normal du barrage de Mellègue est essentiel afin de sécuriser les futures opérations d’irrigation et la régulation des ressources hydriques, dans un contexte où chaque réserve d’eau reste un enjeu majeur pour la Tunisie.

 

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