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La chaleur fait baisser la tension artérielle

«Docteur, j’ai 10 de tension artérielle sur mon tensiomètre. C’est la première fois que ma tension est aussi basse !» Je dis souvent qu’il existe une tension artérielle d’été et une tension artérielle d’hiver.

Dr Faouzi Addad *

En effet, durant les périodes de fortes chaleurs, la pression artérielle a naturellement tendance à diminuer. Cette baisse s’explique principalement par la vasodilatation des vaisseaux sanguins, mais également par les pertes en eau et en sel liées à une transpiration importante.

Les études montrent que la pression artérielle baisse en moyenne de 3 à 5 mmHg chez la population générale et de 8 à 10 mmHg chez les personnes hypertendues, soit l’équivalent de l’effet d’un médicament antihypertenseur.

Cette diminution peut être encore plus marquée chez les personnes âgées, les patients fragiles ou ceux recevant plusieurs traitements antihypertenseurs, en particulier un diurétique. Elle peut alors provoquer des vertiges, malaises, chutes, voire une perte de connaissance.

Que faire lorsqu’il fait très chaud ?

• Mesurer régulièrement sa tension artérielle à domicile, en position couchée puis debout, afin de rechercher une chute de plus de 20 mmHg (hypotension orthostatique).

• Bien s’hydrater en buvant au moins 1,5 à 2 litres d’eau par jour, sauf contre-indication médicale (notamment en cas d’insuffisance cardiaque ou rénale où les consignes d’hydratation doivent être individualisées).

• Éviter les expositions prolongées au soleil et les efforts physiques aux heures les plus chaudes.

• Porter des vêtements amples et légers et se rafraîchir régulièrement.

• Éviter l’alcool, qui favorise la déshydratation.

Quand faut-il consulter ?

Une pression artérielle inférieure à 110 mmHg (11/7), surtout si elle s’accompagne de symptômes (fatigue importante, vertiges, malaises), doit conduire à prendre contact avec son médecin traitant afin de vérifier si une adaptation du traitement est nécessaire.

Surtout ne modifiez jamais et n’arrêtez jamais votre traitement antihypertenseur sans avis médical.

En résumé : la baisse de la tension artérielle en été est un phénomène physiologique, mais elle peut devenir problématique chez les patients traités ou fragiles.

Durant les épisodes de forte chaleur, l’automesure tensionnelle régulière et un échange précoce avec le médecin traitant sont les meilleurs moyens de prévenir les complications.

* Professeur en cardiologie.

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L’Ontario recrute des professionnels tunisiens qualifiés  

L’Agence tunisienne de coopération technique (ATCT) a annoncé une campagne de recrutement de professionnels tunisiens qualifiés pour travailler dans la province canadienne de l’Ontario. Supervisé par le Centre de services d’emploi de Prescott-Russell, ce recrutement concerne les domaines de l’éducation spécialisée, de la physiothérapie et du massage thérapeutique.

L’offre porte sur le recrutement de 30 professionnels de l’éducation spécialisée. Leurs missions consisteront notamment à évaluer les besoins des élèves, à élaborer et mettre en œuvre des plans d’intervention, à suivre les progrès des élèves et à assurer la coordination avec les parents et les autres intervenants, ainsi qu’à tenir les dossiers à jour et à administrer les médicaments prescrits lorsque cela s’avère nécessaire.

Les candidats doivent être titulaires d’un diplôme reconnu en éducation spécialisée ou dans un domaine connexe, justifier d’au moins une année d’expérience professionnelle, faire preuve de maîtrise du français ainsi que d’une connaissance opérationnelle de l’anglais, et posséder des compétences en informatique.

La campagne de recrutement prévoit également un poste de kinésithérapeute chargé d’évaluer les patients, d’élaborer des plans de traitement personnalisés, d’en assurer le suivi, de rédiger des rapports et de coordonner les actions avec l’équipe pluridisciplinaire.

Les exigences comprennent au moins une année d’expérience, des compétences informatiques et un casier judiciaire vierge ; une maîtrise courante du français et de l’anglais constitue un atout supplémentaire.

L. B.

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A propos des affectations de stage pour les médecins résidents

Les modifications concernant les affectations de stage pour les médecins résidents inscrits au troisième cycle des études médicales entreront en vigueur à partir du 1er juillet 2026.

C4est ce qu’a annoncé le ministère de la Santé aujourd’hui, dimanche 28 juin 2026, dans un communiqué.  

Il convient de noter que le ministère avait préalablement fixé la période d’inscription sur la plateforme numérique dédiée aux choix du 19 au 21 juin.

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Tunisie | Recrutement de 6 médecins inspecteurs du travail

Le ministère des Affaires sociales a annoncé l’ouverture d’un concours externe sur dossier pour le recrutement de six médecins inspecteurs du travail au titre de l’année 2026. Cette annonce fait suite à un arrêté pris par le ministre le 26 juin 2026 et publié au Journal officiel de la République tunisienne (Jort).

Ce concours vise à renforcer le corps de l’inspection du travail par du personnel médical spécialisé, améliorant ainsi le contrôle des conditions de travail, de la santé et de la sécurité au travail, ainsi que la prévention des risques professionnels au sein des différents établissements.

Conformément à l’arrêté, la période de dépôt des candidatures débute le 31 août 2026, pour un total de six postes à pourvoir.

La décision stipule que la liste des candidats admis à participer au concours sera close le 30 juillet 2026, la finalisation des procédures de candidature étant soumise aux conditions et réglementations énoncées dans la décision régissant le concours.

Le lancement de ce concours s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du statut général des fonctionnaires (couvrant les agents de l’État, des collectivités locales et des établissements publics à caractère administratif), du statut particulier du corps de l’inspection du travail, ainsi que de la réglementation régissant l’organisation des concours externes sur dossier pour le recrutement de médecins inspecteurs du travail.

Ces recrutements visent à renforcer les ressources humaines spécialisées du ministère des Affaires sociales — notamment dans les domaines de l’inspection du travail et de la santé et sécurité au travail — consolidant ainsi le contrôle du respect de la législation du travail et la protection de la santé des travailleurs dans les différents secteurs économiques.

L. B.

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TIF 2026 | La Tunisie, porte d’entrée vers les marchés africains

Parmi les objectifs annoncés de la 22e édition du Tunisia Investment Forum (TIF), qui s’est tenue les 25 et 26 juin 2026, le renforcement du rôle de la Tunisie en tant que pont entre l’Europe et les marchés africains. Une session plénière intitulée «Tunisie : une porte d’entrée vers l’Afrique», a réuni des représentants d’institutions, du secteur privé ainsi que de grandes organisations économiques africaines et internationales.

Dns ce contexte, Wamkele Mene, secrétaire général de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf), a livré une vision ambitieuse d’une Afrique davantage intégrée, compétitive et tournée vers l’investissement. Son message a été clair : la prochaine frontière de la croissance mondiale se trouve en Afrique, à condition de lever les obstacles qui freinent encore les échanges intra-africains, à commencer par la réduction du coût du financement du commerce, qui atteint encore 18 à 20 % dans plusieurs pays africains. Il a également insisté sur la généralisation des paiements en monnaies locales afin de diminuer les coûts des transactions et de fluidifier les échanges sur un marché de 1,4 milliard d’habitants. Et sur la consolidation des corridors commerciaux reliant l’Afrique du Nord, le Sahel et le reste du continent.

L’un des temps forts a été le lancement officiel de la nouvelle plateforme numérique pour les investisseurs, développée par l’Instance tunisienne de l’investissement (TIA) afin de simplifier les procédures administratives, d’améliorer l’accès à l’information et de renforcer l’accompagnement des investisseurs tout au long du processus de réalisation de leurs projets dans le pays.

Par la même occasion, de nouveaux projets d’investissement majeurs et d’infrastructure stratégiques inscrits parmi les priorités du Plan national de développement 2026-2030 ont été présentés aux investisseurs présents. Parmi ces projets figurent la Cité médicale des Aghlabides à Kairouan. Ce projet, destiné à consolider le rôle de la Tunisie comme pôle régional de santé, d’innovation et de services à haute valeur ajoutée, est porté depuis plusieurs années par le président d la république Kaïs Saïed mais on peine encore à lui trouver des financements extérieurs. Il en va de même pour le projet Ben Ghayadha à Mahdia, présenté comme un futur pôle urbain, touristique et économique structurant, et qui attend, lui aussi, des investissements nationaux et internationaux.

On a également présenté les projets privés bénéficiant du soutien de la Société financière internationale (SFI/IFC), entre autres bailleurs internationaux.

Grâce au partenariat avec la Banque africaine de développement (BAD), l’édition 2026 du TIF a présenté une forte dimension africaine, le but étant de mettre en lumière les projets clés, les mécanismes de financement et les opportunités de partenariat offerts aux investisseurs, tant en Tunisie que sur le reste du continent.

Par ailleurs quatre nouveaux prix (TIF Awards) ont été décernés : du développement régional, du climat des affaires, du secteur textile-habillement et de l’entrepreneuriat féminin.

Enfin, quatre ateliers parallèles ont été consacrés à des secteurs à haute valeur ajoutée — tels que les composants automobiles, l’agroalimentaire et l’entrepreneuriat féminin — afin de favoriser le réseautage, les rencontres bilatérales et le développement de nouveaux partenariats entre investisseurs et opérateurs économiques.

I.B.

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«La Tunisie est une plateforme naturelle pour l’implantation des entreprises italiennes en Afrique» (Fratini)

La Tunisie représente aujourd’hui «un hub naturel pour les entreprises italiennes vers les marchés africains, tandis que l’Italie peut constituer le principal vecteur d’investissements, de compétences, de savoir-faire industriel et de formation du capital humain», a déclaré Sandro Fratini, président et fondateur du centre d’affaires italo-tunisien Delta Center, en marge du Tunisia Investment Forum (TIF), qui s’est tenu les 25 et 26 juin 2026 à Gammarth.

M. Fratini, qui parlait à l’Agenzia Nova, a réaffirmé le rôle stratégique de la Tunisie en tant que plateforme reliant l’Europe et l’Afrique, ainsi que le caractère central d’un modèle de coopération fondé sur le triangle économique Italie-Tunisie-Afrique.

«J’ai apprécié les propos tenus par le ministre du Commerce, Samir Abid, qui confirment ce qu’avait également déclaré le ministre Antonio Tajani ; lors de sa récente visite en Tunisie, ce dernier a souligné l’importance de la coopération régionale», a déclaré M. Fratini.

Selon le président du Delta Center, l’objectif est de «transformer les opportunités en partenariats concrets», en renforçant la dimension opérationnelle de la coopération économique entre les deux rives de la Méditerranée. Il s’agit, explique-t-il, d’un processus de longue haleine visant à connecter les entreprises, les institutions et les régions, tout en consolidant la position de la Tunisie comme pôle de production et de logistique pour le continent africain.

À cet égard, M. Fratini rappelle l’expérience de l’événement «Investment Africa» de septembre dernier, qui a contribué à renforcer la dynamique régionale d’interconnexion économique et commerciale.

«Outre l’édition d’Investment Africa prévue au Caire (Égypte) du 16 au 18 novembre, nous travaillons avec nos partenaires tunisiens et la Chambre de commerce et d’industrie de Misrata (Libye) sur une nouvelle édition du forum», annonce-t-il.

La triangulation Italie-Tunisie-Afrique, souligne M. Fratini, «ne représente pas seulement une orientation géographique, mais un modèle de développement intégré», capable de valoriser les chaînes de production, de faciliter les investissements et de soutenir l’internationalisation des entreprises italiennes et tunisiennes sur des marchés africains en pleine croissance.

I. B.

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Port de Radès | Un système américain de détection des rayonnements

Les États-Unis ont aidé à l’installation d’un système avancé de détection des rayonnements de nouvelle génération au port de Radès, au sud de Tunis, dans le but de renforcer la sécurité commerciale, économique et nationale de la Tunisie.

Cette nouvelle technologie permettra aux autorités portuaires tunisiennes de détecter plus rapidement et plus précisément toute tentative de trafic illicite de matières radioactives et nucléaires, tout en améliorant les capacités de contrôle aux frontières.

«Grâce à cette technologie, la Tunisie dispose de la rapidité et de la précision nécessaires pour dissuader, détecter et enquêter sur le trafic de matières radioactives et nucléaires, assurant ainsi la sécurité de nos deux nations», lit-on sur le site de l’ambassade des Etats-Unis à Tunis.

À l’occasion de l’installation du système, le 25 juin 2026, l’ambassadeur des États-Unis en Tunisie, Bill Bazzi, a remercié le Centre national des sciences et technologies nucléaires, la Douane tunisienne et l’Office de la marine marchande et des ports pour leur collaboration à ce projet. Le diplomate a souligné que «cette coopération soutiendra les efforts de la Tunisie visant à renforcer la sécurité aux frontières grâce à l’utilisation de technologies américaines de pointe». «Ensemble, nous renforçons les frontières de la Tunisie et protégeons nos citoyens grâce à une technologie américaine de pointe », a-t-il ajouté.

I. B.

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Sami Hadri | «Les investisseurs ont besoin de plus qu’un crédit»

Selon Sami Hadri, responsable du financement de projets à l’Union Bancaire pour le Commerce et l’Industrie (UBCI), «les investisseurs étrangers recherchent, aujourd’hui, bien plus qu’un simple financement. Ils attendent un partenaire bancaire capable de les accompagner à chaque étape de leur projet, de la structuration au développement».

Dans une déclaration à Agenzia Nova en marge du Forum économique et des affaires Tunisie-Italie qui s’est déroulé les 24 et 25 juin 2026 au siège de l’Utica à Tunis, le banquier tunisien a ajouté que «les principaux défis concernent notamment la sécurisation des opérations internationales, la gestion des flux de trésorerie, la couverture du risque de change et le financement du commerce international, ainsi que la mise à disposition d’outils efficaces de gestion de trésorerie et de banque à distance.»

Il s’agit donc de répondre à ces besoins grâce à une offre globale alliant conseil, accompagnement de proximité, expertise en financement du commerce international, solutions de salle des marchés, services numériques et financements sur mesure, l’objectif étant de faciliter l’implantation des investisseurs et de soutenir leur croissance à long terme.

Les projets dans les secteurs des énergies renouvelables, de l’industrie et des infrastructures figurent actuellement parmi les plus prometteurs. «Ils s’inscrivent dans les priorités de la Tunisie et cadrent parfaitement avec les orientations du plan de développement économique et social, partageant un objectif commun : renforcer la compétitivité du pays tout en favorisant le développement durable», a poursuivi Sami Hadri, expliquant que l’accompagnement des investisseurs dépasse le simple financement. La banque intervient dès la phase de structuration du projet et tout au long du processus de mise en œuvre, en mettant à leur disposition l’expertise des équipes en matière de financement, de commerce international, d’opérations de marché et de conseil. «Cette approche globale nous permet d’apporter des solutions adaptées aux besoins spécifiques de chaque projet et de créer une réelle valeur ajoutée pour nos partenaires», a-t-il dit.

Un «Italy Desk» pour accompagner les investisseurs

    Les institutions financières internationales soutiennent de plus en plus les investissements verts et durables en Tunisie par l’intermédiaire de banques locales. Récemment, lors du Forum économique et d’affaires Italie-Tunisie, l’UBCI a conclu un accord avec la Chambre de commerce et d’industrie tuniso-italienne (Ctici) pour mettre en place un «Italy Desk» à son siège social.

    Dans ce contexte, M. Hadri souligne que l’UBCI «entretient des relations solides avec de grandes institutions financières internationales et participe à divers programmes qu’elles ont lancés. La banque bénéficie notamment de plusieurs lignes de financement, telles que le programme GEFF avec la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd), ainsi que de financements de la Banque européenne d’investissement (BEI), du Groupe de la Banque mondiale et d’autres partenaires. Elle profite également de mécanismes de partage des risques qui facilitent le financement de projets.»

    Selon le responsable du financement de projets, ces partenariats renforcent les capacités du groupe «grâce à une collaboration étroite avec les institutions financières internationales, nous permettant d’offrir à nos clients une expertise sectorielle, une assistance technique, des solutions de financement compétitives et des mécanismes incitatifs favorisant le développement de projets durables.»

    En conclusion, Sami Hadri réaffirme que «la Tunisie possède de nombreux atouts pour attirer les investisseurs », citant « un capital humain de grande qualité, une expertise reconnue, un système de formation adapté aux besoins de nombreux secteurs, ainsi qu’une base industrielle diversifiée et une situation géographique privilégiée.» Selon le responsable bancaire, «les investisseurs accordent une grande importance à la transparence et à la stabilité de l’environnement des affaires, à l’efficacité des procédures ainsi qu’à la qualité des infrastructures et des services. L’intégration croissante des nouvelles technologies — notamment l’intelligence artificielle et la numérisation — est également devenue un facteur clé de compétitivité.»

    I. B.

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    Aux Etats-Unis, le football serait-il la guerre ?

    Comme pour répondre aux provocations de Washington, la communauté iranienne établie aux Etats-Unis, en règle générale hostile au régime des mollahs, a fait preuve de patriotisme en investissant massivement les stades pour soutenir l’équipe nationale de football de son pays. Et sans arborer le drapeau des Pahlavi…

    Dr Mounir Hanablia *

    On pensait que la rencontre se solderait par un nul de convenances qui qualifierait les deux équipes. Pourtant l’Algérie s’est qualifiée au terme d’un match tonitruant et à suspens contre l’Autriche. Au vu de leurs deux précédentes rencontres, on ne pensait pas l’équipe algérienne capable de hausser ainsi son niveau de jeu et son efficacité.

    Riad Mahrez a été au rendez-vous en inscrivant deux buts. Il reste à savoir si, contrairement à leurs habitudes, les joueurs pourront récupérer suffisamment pour le prochain rendez-vous contre la Suisse, une équipe certes solide mais nullement imbattable.

    C’est le malheureux onze iranien qui, après avoir joué de malchance contre l’Egypte, fera finalement les frais des qualifications algérienne et autrichienne.

    Les autorités américaines n’auront à vrai dire en rien facilité sa tâche, en interdisant l’entrée sur son sol d’une partie du staff sportif, chargé de la logistique, puis en obligeant la délégation à quitter le territoire américain vers le Mexique après chaque rencontre disputée.

    Malgré cela et à la surprise générale, la communauté iranienne établie aux Etats-Unis, en règle générale hostile au régime des mollahs, a fait preuve de patriotisme en investissant massivement les stades pour soutenir l’équipe nationale de son pays. Et sans arborer le drapeau des Pahlavi, pour rappeler que dans l’adversité, le peuple iranien oubliait ses différends politiques et demeurait uni. 

    Ainsi que l’avait dit Sir Alf Ramsey, le manager de l’équipe d’Angleterre en 1966, le football, c’est la guerre.   

    * Médecin de libre pratique.

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    Hedi Ghrib fait une radioscope du secteur du phosphate en Tunisie

    Hedi Ghrib vient de publier un essai intitulé ‘‘Le phosphate en Tunisie… cette manne qui nous échappe !’’ où il analyse les conditions de la décadence d’une industrie nationale en perte de vitesse (et le mot est faible) alors qu’il y a une quinzaine d’année seulement elle contribuait largement à la richesse nationale : l’extraction et la transformation de phosphate.

    Latif Belhedi

    En 1995-1996, deux fleurons de l’industrie tunisienne, la Compagnie des phosphates de Gafsa (CPG) et le Groupe chimique tunisien (GCT), fusionnent pour former un groupe prospère qui deviendra rapidement un géant mondial de la chimie industrielle lourde.

    Ce groupe industriel public se développera très rapidement et maîtrisera les différents process d’enrichissement et de valorisation du phosphate. Il se placera rapidement au 5e rang mondial de son secteur, avec des ambitions renouvelées. Avant que cet élan ne soit stoppé net par les crises sociales aggravées par la «révolution» de 2011.

    La production s’arrête. L’absence de l’Etat aggrave la situation. Le bassin minier de Gafsa va subir des actes de vandalisme, des sit-in à n’en plus finir et une paralysie totale de l’activité. Cette situation, que l’on croyait passagère, va perdurer enfonçant les deux fleurons de l’industrie tunisienne dans une crise où ils tardent encore de sortir. D’année n année, l’extraction, la transformation et l’exportation, les trois principales activités du groupe, reculent nettement. Conséquences : baisse de production, perte de marchés, chutes des recettes et endettement chronique, sur fond d’interminable crise financière, sociale et environnementale.

    Une mauvaise gouvernance chronique

    Pour Hedi Ghrib, les problèmes du secteur remontent aux années 1980. Mais ils ont été masqués par ses bons résultats momentanés. Les soubresauts sociaux de la «révolution» de 2011 n’ont fait qu’aggraver et accélérer un processus de dégradation déjà engagé par une mauvaise gouvernance chronique. Au lieu de continuer à développer un secteur vital pour le pays et suivre ses évolutions à travers le monde, les responsables ont préféré dormir sur leurs lauriers. Et le réveil a été brutal.  

    Dans cet ouvrage, Hedi Ghrib fait le diagnostic du mal profond qui gangrène le secteur du phosphate, notamment la dégradation et le vieillissement des outils de production, et propose des solutions pour le sauver et le relancer sur de nouvelles bases et dans un contexte plus concurrentiel.

    Pour lui, les violences sociales ne sont pas les seules à blâmer, pas plus que les mauvais choix politiques post-révolution, notamment l’achat de la paix sociale par le suremploi et les emplois fictifs dans le secteur du phosphate. Le secteur souffre aussi de problèmes endogènes pour n’avoir pas suivi le rythme d’évolution du secteur à travers le monde où la concurrence est devenue rude avec l’avènement de nouveaux acteurs. Une question sous-tend la réflexion de l’auteur : le secteur du phosphate a-t-il encore un avenir en Tunisie, eu égard surtout ses incidences catastrophiques sur l’environnement, comme en témoigne le désastre écologique provoqué par les usines du CPG à Gabès ?  

    Hédi Ghrib, ingénieur de son état, a passé 35 ans de sa vie professionnelle au sein de la CPG. Il aussi étudié, en autodidacte, la géologie et les travaux miniers. Sa connaissance du secteur est fine et ses propositions pour sa relance méritent d’être étudiées et, pourquoi pas, mises en œuvre.

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    Dougga, 50 ans | Le jubilé face aux défis du présent

    Sur le plateau de Dougga, alors que les pierres romaines s’apprêtent à vibrer pour la 50e fois, une question silencieuse flotte dans l’air, plus persistante que les chants des artistes programmés : le Festival de Dougga célèbre-t-il sa pérennité ou assistons-nous aux derniers feux d’une ambition que le pays n’a jamais su assumer ?

    Manel Albouchi

     Cette édition anniversaire, prévue du 10 au 25 juillet 2026, est portée à bout de bras. Dans une configuration budgétaire exsangue, où le soutien de la tutelle se fait rare, la survie du festival tient de l’exploit technique du comité directeur, dirigé par Mokhtar Belatek. Mais cet exploit, aussi méritoire soit-il, ne risque-t-il pas de masquer une réalité plus amère ? En faisant de la «résilience» notre seule boussole, ne sommes-nous pas en train de normaliser la stagnation ?

    ​Peut-on légitimement se satisfaire de maintenir en vie une telle institution quand on sait que son potentiel de rayonnement dépasse, de loin, les limites de ces dix soirées estivales ? Ce «petit succès» administratif ne serait-il pas, en fin de compte, le meilleur moyen d’éviter de poser les questions structurelles qui fâchent ?

    ​Un capital immatériel, une économie morte

    Psychologiquement, Dougga n’est pas un simple théâtre romain. C’est un lieu d’ancrage. Un réceptacle de notre inconscient collectif, là où le Tunisien vient, le temps d’une nuit, se réapproprier une identité longue, loin des angoisses du présent.

    ​Mais alors, comment expliquer ce divorce entre la charge symbolique immense du site et l’indigence de son exploitation économique ? Si Dougga est bien cet «or culturel» que tout le monde s’accorde à vénérer, pourquoi le visiteur qui y afflue se retrouve-t-il dans un désert de services ? À qui profite réellement ce flux de milliers de personnes si la région, au-delà de la scène, ne tire aucun bénéfice durable de cette manne ? Sommes-nous condamnés à ne gérer notre héritage que comme un décor, plutôt que comme un moteur ?

    L’accueil d’un artiste de renommée mondiale comme Bryan Adams n’était pas qu’un concert ; c’était la preuve tangible que Dougga possède un potentiel d’attractivité internationale. Pourtant, après l’éclat, le retour à la normale semble terne. Pourquoi cette incapacité récurrente à transformer l’essai ? Pourquoi, après cinquante ans, traitons-nous toujours ce site comme un théâtre occasionnel plutôt que comme une destination mondiale permanente ?

    ​L’épreuve à venir

    ​À l’heure où nous fêtons ce jubilé, nous sommes à la croisée des chemins. L’épreuve pour la Tunisie n’est plus de savoir si elle peut organiser une 50e édition, mais de savoir si elle est prête à cesser d’être une simple gardienne de ruines pour devenir une créatrice de valeur.

    ​Au-delà des applaudissements, il faudra bien se demander : que voulons-nous vraiment faire de Dougga ? Est-ce un musée à ciel ouvert où l’on s’amuse quelques nuits par an, ou un levier de transformation économique et sociale pour toute une région ? Qu’est-ce que ce festival nous dit, au fond, de notre propre rapport au futur et à notre héritage ?

    ​La 50e édition passera, les lumières s’éteindront, et Dougga restera. La question est de savoir si nous serons alors plus qu’un public passif, et si le pays aura enfin compris que le prestige ne se décrète pas, mais se construit à travers une vision qui, pour l’instant, se fait cruellement attendre sous le ciel de Téboursouk.

    ​Le véritable héritage de ces cinquante années ne sera pas ce que nous avons sauvé, mais ce que nous aurons enfin le courage de bâtir.

    Le programme de la 50e édition

    ​Malgré les contraintes, le festival propose une programmation qui tente de marier ambition et réalité :

    10 juillet : Ouverture avec un documentaire sur l’histoire du festival, suivi du concert de Shayma Helali.

    11-15 juillet : Variété : Saber Oueslati, Mortadha Ftiti, et le duo Tamsin Elliott & Tarek Elazhary.

    17-21 juillet : Raouf Maher, la star égyptienne Hakim, Nabil Ben Mesmia, et Lotfi Bouchnak.

    24-25 juillet : Marwa Nagy, et clôture avec le spectacle ‘‘Ziara’’ de Sami Lajmi.

    ​Avec ce programme, le festival remplit sa fonction première : offrir du beau. Mais la question demeure : est-ce l’aboutissement de notre vision culturelle, ou seulement le cache-misère d’une absence totale de stratégie de développement territorial ?

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    MedEvac | Evacuation sanitaire d’urgence entre la Tunisie et l’Italie

    L’entreprise italienne MedEvac assurera désormais des services d’évacuation sanitaire d’urgence grâce à un nouvel avion aux coûts d’exploitation considérablement réduits. Le projet Morvran Air Link s’inscrit dans le cadre de la collaboration sanitaire entre l’Europe et la Tunisie.

    Cet avion bimoteur, construit intégralement en Italie par Tecnam, peut transporter un patient et son équipement médical en 5 heures de vol, sur une distance de 1 500 à 1 700 km.

    A bord peuvent voyager le patient, l’équipe médicale et aussi ses proches, l’appareil pouvant accueillir jusqu’à 9 passagers. 

    La configuration MedEvac comprend un brancard pour le patient et quatre places pour l’assistance.

    Piloté par un seul commandant de bord, ses coûts d’exploitation sont inférieurs de 60 à 70 % à ceux de ses concurrents plus prestigieux. En réalité, le coût horaire est d’environ 600 euros.

    L’appareil est disponible en configuration Adac (à décollage et atterrissage courts), ce qui lui permet de décoller et d’atterrir sur des pistes très courtes, reliant ainsi même les villages les plus reculés, dotés de pistes courtes et parfois imparfaites, à l’hôpital principal.

    Le programme Morvan Air Link permettra de relier les localités les plus isolées de Tunisie à Tunis. Avec une autonomie de plus de 1 500 km, les patients tunisiens pourront être rapidement transférés vers les grands hôpitaux européens pour des interventions et des traitements trop complexes et spécialisés.

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    Le poème du dimanche | ‘‘Fleurs du ciel’’ de José Marti

    Né en 1853 à la Havane, dans une famille d’origine espagnole, José Marti est poète, philosophe et homme politique cubain.

    Fondateur en 1892 du Parti révolutionnaire cubain, il est considéré comme le héros national de la lutte pour l’indépendance. Exilé en Espagne, il réussit à faire des études supérieures et sillonne l’Europe pour des conférences sur son pays et toute l’Amérique latine où il reste de nos jours, une grande figure de son émancipation. La Révolution cubaine de 1959 se réclame de sa pensée.  Il décède à Cuba en 1895.

    Tahar Bekri

    Des fleurs ? Je n’en veux pas ! Celles du ciel

    Je cueillerai, quand, comme la racine

    D’un mont brisé, le vil, le corporel

    Vêtement qui me serre la poitrine,

    Où le cœur bat trop fort, sera fendu

    Par l’élan frénétique, et que les têtes

    Du serpent qui me mord – il a mordu

    Depuis toujours les âmes des poètes –

    Tomberont sous l’azur, sous les rayons

    De la foi, sous le bec de tourterelles :

    Quand je pourrai crier «Appareillons »

    Quand mes bras impuissants seront des ailes

    Par mes yeux descendra dans la poussière

    Un fleuve d’espérance et de lumière,

    Pendant qu’au fond de mes jardins humides

    Prendront des fleurs les troubadours timides/…

    Et moi, pâle d’amour debout sur l’ombre,

    Enveloppé de gigantesques voiles,

    Déroulant sans trembler le fil du Nombre

    Je formerai deux grands bouquets d’étoiles

    Pour le sein tiède de ma Dame obscure

    Et pour sa délirante chevelure.

    ‘‘Vers simples’’ (1891). Ed.  Bernard Grasset, 1937.

    Traduit de l’espagnol par Armand Godoy

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