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Aigles de Carthage | Quels joueurs tunisiens vont briller cette saison ?

Il y a des saisons qui confirment les talents. Et puis il y a celles qui changent une carrière. Pour plusieurs internationaux tunisiens, l’exercice qui débute pourrait bien appartenir à la seconde catégorie. Entre la Coupe du Monde 2026, où ils ont largement déçu avec trois défaites et une amère élimination, et les ambitions affichées par leurs clubs respectifs, les Aigles de Carthage ont plusieurs raisons de continuer d’espérer et de repartir de bon pied.

Tous les regards seront notamment tournés vers Hannibal Mejbri, Montassar Talbi et Ismael Gharbi. Trois profils différents. Trois trajectoires distinctes. Mais un même objectif : franchir un nouveau cap et s’imposer comme des cadres incontournables de la sélection tunisienne.

Pour les observateurs et les spécialistes des paris sportifs, la saison qui débute pourrait marquer un véritable tournant pour plusieurs internationaux tunisiens. Varieur Montague, expert en paris sportifs avec plus de quatre ans d’expérience dans l’industrie, estime que les jeunes talents capables d’enchaîner les performances au plus haut niveau attirent rapidement l’attention des recruteurs comme des parieurs.

Certains supporters suivent également ces évolutions à travers des comparatifs de classement des applis ou en consultant les meilleurs sites de paris sportifs hors ARJEL sur https://mightytips.net/bookmakers/sites-de-paris-sportifs-hors-arjel/ afin d’analyser les cotes et les tendances de la saison.

Les trois Aigles de Carthage à suivre absolument cette saison

La Tunisie a toujours produit des joueurs capables de briller dans les plus grands championnats européens. Cette année encore, plusieurs internationaux semblent prêts à franchir un nouveau cap. Certains doivent confirmer. D’autres cherchent encore à exploser. Une chose est sûre : ces trois noms risquent de faire parler d’eux dans les prochains mois.

  1. Hannibal Mejbri

Pendant longtemps, Hannibal Mejbri a été considéré comme l’un des plus grands espoirs du football tunisien. La saison passée pourrait bien avoir marqué un tournant. Le milieu offensif a participé à la montée de Burnley en Premier League lors de la saison écoulée et semble enfin avoir trouvé la stabilité dont il avait besoin. Dans un entretien accordé à L’Équipe, Hannibal Mejbri n’a d’ailleurs pas caché sa satisfaction, qualifiant l’exercice 2025 de «saison la plus aboutie» de sa carrière (source : L’Équipe). 2026 n’a pas été aussi souriante pour Mejbri dans son équipe comme en équipe nationale, mais il aura encore l’occasion de se mesurer aux meilleurs joueurs du monde chaque semaine.

  1. Montassar Talbi

Si la Tunisie possède aujourd’hui un patron défensif, son nom est Montassar Talbi. Le défenseur central s’est imposé comme l’un des cadres incontournables des Aigles de Carthage au fil des années. Avec plus de 60 sélections internationales, Montassar Talbi apporte une expérience précieuse à un groupe en pleine transition.

Avec le FC Lorient, Talbi a disputé 29 rencontres et été titularisé à 29 reprises (source : FC Lorient). Et malgré une Coupe du Monde 2026 en demi-teinte, il reste une valeur sûre de la défense tunisienne.

  1. Ismael Gharbi

Le cas Ismael Gharbi intrigue beaucoup d’observateurs. Formé au Paris Saint-Germain, le milieu offensif poursuit sa progression au Portugal sous les couleurs de Braga. Son profil technique et sa créativité séduisent déjà plusieurs clubs européens.

Après une saison réussie au Portugal, Ismael Gharbi attire de plus en plus l’attention sur le marché des transferts (source : L’Équipe). À seulement 21 ans, il possède encore une importante marge de progression. Et cette saison pourrait bien être celle de la confirmation. Il n’a certes pas brillé lors de la Coupe du Monde 2026, laissant passer sa chance, mais il n’a pas encore démontré toute sa classe technique. Un joueur qui promet encore…

Pourquoi cette saison peut changer leur carrière

Dans le football moderne, quelques mois suffisent parfois à faire basculer une carrière. Pour Hannibal Mejbri, Montassar Talbi et Ismael Gharbi, la saison qui débute pourrait bien être celle de la consécration.

La Coupe du Monde 2026 fait partie du passé. Ils vont revenir à leurs clubs respectifs avec de nouvelles ambitions. Chaque performance en club sera scrutée avec attention par les staffs techniques. Une bonne saison pourrait permettre à ces joueurs d’aborder la compétition avec un statut renforcé.

La visibilité offerte par les grands championnats européens représente une opportunité considérable. Chaque week-end, recruteurs et directeurs sportifs analysent les performances des internationaux susceptibles d’animer le prochain mercato. Une série de bons matchs peut rapidement faire grimper la cote d’un joueur.

Mais cette exposition s’accompagne aussi d’une pression supplémentaire. Les attentes sont élevées, en club comme en sélection. Pelé résumait parfaitement ce défi lorsqu’il déclarait : «Le succès n’est pas le fruit du hasard. C’est le fruit d’un travail acharné, de la persévérance, de l’apprentissage, des études, du sacrifice et, surtout, de l’amour de ce que l’on fait ou de ce que l’on apprend à faire». Pour les Aigles de Carthage, le moment est venu de passer un cap. Ils en ont les moyens, ils doivent juste le prouver.

Les Aigles de Carthage peuvent-ils surprendre à nouveau ?

La Tunisie n’a jamais été une sélection facile à lire. Elle peut décevoir dans un match abordable, puis tenir tête à une grande nation quelques jours plus tard. C’est ce qui rend les Aigles de Carthage aussi difficiles à prévoir.

La nouvelle génération apporte plus de vitesse, plus de créativité et davantage d’audace. Mais elle aura besoin de cadres pour l’encadrer. C’est là que l’équilibre entre jeunesse et expérience devient essentiel. Sans cette stabilité, le talent seul ne suffit pas.

La Fédération tunisienne de football, qui est sous les feux de la critique, travaille justement à maintenir cette continuité autour de la sélection, tandis que les performances des internationaux restent suivies de près par les médias sportifs français comme L’Équipe. Johan Cruyff rappelait souvent que «Jouer au foot, c’est très simple mais jouer un football simple est la chose la plus difficile qui soit». Cette saison dira si les Tunisiens sont prêts pour de nouveaux grands rendez-vous, après leur échec en Coupe du Monde.

Ces joueurs représentent-ils une opportunité pour les parieurs ?

Ces trois profils peuvent aussi intéresser les parieurs les plus attentifs. Pas seulement sur les résultats de la Tunisie. Mais aussi sur les marchés liés aux buteurs, aux passes décisives ou aux performances individuelles.

Tout dépendra de leur forme du moment. Hannibal Mejbri peut devenir un joueur important dans l’animation offensive. Ismael Gharbi possède le profil idéal pour faire bouger une cote avec une entrée décisive. Montassar Talbi, lui, peut peser sur les paris liés aux clean sheets ou aux performances défensives.

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Une génération tunisienne prête à franchir un cap

La Tunisie possède aujourd’hui une génération capable de regarder vers l’avenir avec ambition. Entre l’expérience de Montassar Talbi, la progression constante de Hannibal Mejbri et le potentiel encore largement inexploité d’Ismael Gharbi, les Aigles de Carthage disposent d’atouts sérieux pour les années à venir.

Bien sûr, le talent ne garantit rien. Il faudra confirmer, enchaîner les performances et répondre présent dans les grands rendez-vous. Mais les bases sont là.

Si cette nouvelle génération poursuit son développement au même rythme, la Tunisie pourrait bien redevenir l’une des sélections les plus redoutées du continent africain. Et ce n’est peut-être que le début.

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Lourdes peines de prison pour Bensedrine, Korchid, Krichi, Chiboub et Bouden

Le verdict a été annoncé tard dans la soirée de jeudi 25 juin 2026 : la chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière près le Tribunal de première instance de Tunis a condamné Sihem Bensedrine — ancienne présidente de l’Instance Vérité et Dignité (IVD), aujourd’hui dissoute — à 25 ans de prison. Cette condamnation fait suite à des accusations de «dépassements et violations» liés au fonctionnement de ladite Instance, et notamment dans la gestion du dossier de la Banque franco-tunisienne (BFT), aujourd’hui disparue.

Le tribunal avait examiné hier deux affaires impliquant Mme Bensedrine et d’autres prévenus, notamment l’ancien ministre des Domaines de l’État et des Affaires foncières Mabrouk Korchid, l’ancien membre de l’IVD Khaled Krichi et l’homme d’affaires Slim Chiboub.

Concernant la première affaire (relative à l’IVD) — qui impliquait Bensedrine, Krichi, Korchid et Chiboub, et portait sur des irrégularités et des violations liées aux travaux de l’Instance sur l’accord de règlement arbitral avec Chiboub, ainsi que sur la conformité de cet accord avec la législation en vigueur et la protection des deniers publics — le tribunal a reconnu Bensedrine, Krichi et Korchid coupables du délit consistant, pour un agent public, à exploiter intentionnellement sa fonction pour causer un préjudice financier à l’administration afin de procurer un avantage indu à une tierce partie.

Le tribunal a condamné Bensedrine et Krichi à une peine de cinq ans de prison chacun, et Korchid à six ans de prison, avec exécution immédiate des peines.

La cour a également confirmé la condamnation de Chiboub pour complicité dans cette affaire, le condamnant à cinq ans de prison et une amende de 1 776 170 dinars à chacun des accusés, tout en ordonnant le remboursement solidaire de cette même somme.

L’affaire de la BFT

La seconde affaire — impliquant les accusés Bensedrine, Krichi, Korchid et Abdelmajid Bouden — concernait la BFT. Les accusés étaient poursuivis pour abus de fonction par un agent public visant à procurer un avantage injustifié à soi-même ou à autrui, causant ainsi un préjudice à l’administration et enfreignant les réglementations en vigueur, ainsi que pour complicité dans ces faits. Mme Bensedrine faisait l’objet d’un chef d’accusation supplémentaire pour faux et usage de faux.

Le tribunal a reconnu les prévenus — Bensedrine, Krichi et Korchid — coupables et condamné Bensedrine et Krichi à cinq ans de prison chacun, et Korchid à six ans de prison, avec exécution immédiate des peines.

Le tribunal a également reconnu le prévenu Bouden coupable de complicité dans cette infraction et l’a condamné à six ans de prison, avec exécution immédiate.

Le tribunal a également condamné chacun des prévenus à une amende de 16 985 003 dinars et a ordonné qu’ils soient solidairement tenus de restituer cette même somme de 16 985 003 dinars.

En outre, le tribunal a reconnu la prévenue Bensedrine coupable des infractions de faux ainsi que de détention et usage de faux — qualifiant ces faits d’infractions concomitantes au sens de l’article 55 du Code pénal — et l’a condamnée à une peine de quinze ans d’emprisonnement pour l’infraction la plus grave.

 Rappelons que la plupart des prévenus, notamment Bensedrine, Korchid et Bouden sont à l’étranger au moment de la proclamation de ce verdict.

I. B.

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La Tunisie quitte la Coupe du monde | De la défaite à l’apprentissage collectif

Éliminée après trois matchs, la Tunisie quitte la Coupe du monde 2026 sur une dernière défaite face aux Pays-Bas (1-3). Mais au-delà, cette compétition raconte une histoire plus profonde : celle d’une équipe confrontée à ses limites, d’une organisation appelée à apprendre, et d’un pays qui peine parfois à regarder l’échec sans se condamner lui-même. Le plus grand défi qui attend aujourd’hui la Tunisie : transformer ses blessures en expérience, ses frustrations en lucidité et ses échecs en succès à avenir. (Photo : A l’image des joueurs de l’équipe de Tunisie après les matches, les supporters sont perplexes et abattus. Comment a-t-on pu descendre aussi bas ?).

Manel Albouchi *

Il y a des moments où une équipe nationale cesse d’être seulement une équipe de football. Elle devient un miroir dans lequel une nation regarde ses forces, ses fragilités, ses espoirs, mais aussi la manière dont elle se parle à elle-même.

Les trois matchs de la Tunisie ont raconté bien davantage qu’un simple parcours sportif. La lourde défaite contre la Suède (1-5) a d’abord créé un choc. Celle contre le Japon (0-4) l’a transformé en blessure. Face aux Pays-Bas, malgré une nouvelle défaite (1-3), quelque chose était différent. L’équipe a marqué, s’est procuré des occasions et a montré davantage d’engagement, malgré une très nette domination néerlandaise (70% de possession de balle).

Ce constat n’est pas celui d’un manque de volonté. Il révèle surtout l’écart entre deux organisations qui n’ont pas bénéficié de la même continuité, de la même qualité de formation ni du même investissement stratégique.

Un système peut être performant dans son environnement habituel tout en découvrant ses limites lorsqu’il change d’écosystème.

La Tunisie possède de vraies qualités : résilience, engagement, discipline collective. Ces ressources lui ont permis de se qualifier à plusieurs reprises pour la Coupe du monde. Mais une telle compétition confronte une équipe à une autre vitesse, une autre intensité et une autre exigence. Ce qui suffisait hier ne suffit plus aujourd’hui.

Pourtant, ce qui m’interpelle le plus n’est pas le niveau de jeu. C’est notre manière de vivre la défaite.

Le clivage : entre fierté et dénigrement

Depuis son indépendance, la Tunisie porte une tension identitaire singulière : petit pays par sa taille, immense par son histoire, sa culture et ses ambitions. Cette contradiction nourrit une oscillation permanente entre fierté et doute.

Lorsque nous gagnons, nous nous découvrons capables de rivaliser avec les plus grandes nations. Lorsque nous perdons, nous avons parfois le sentiment que tout est à reconstruire, comme si une défaite sportive confirmait une insuffisance plus profonde.

Ce fonctionnement psychique porte un nom : le clivage. Tout devient excellent ou médiocre, héros ou coupable, réussite ou humiliation. Pourtant, ni les êtres humains, ni les organisations ne grandissent dans les extrêmes.

Ce qui me touche le plus depuis le début de cette Coupe du monde, ce sont certaines réactions des Tunisiens envers leur propre équipe. Nous aimons profondément notre pays, mais nous savons aussi nous parler avec une dureté extraordinaire. Comme dans certaines familles, plus l’amour est fort, plus la déception devient violente.

Le football parle de nos blessures

Ici, le football n’est jamais seulement du football. Il devient le réceptacle d’autres frustrations : les difficultés économiques, le sentiment d’injustice, la défiance envers les institutions, l’épuisement quotidien.

On croit commenter un match. Mais, souvent, on parle de notre rapport à nous-mêmes.

Une équipe nationale est à la fois un système sportif, psychologique, social et culturel. Elle porte une histoire, une mémoire et un imaginaire collectif.

C’est pourquoi une Coupe du monde agit comme un véritable audit à ciel ouvert. Elle révèle moins la valeur intrinsèque d’une équipe que la manière dont un système réagit lorsqu’il rencontre ses propres limites. Cherche-t-il un coupable ? Attend-il un sauveur ? Ou accepte-t-il de transformer l’échec en apprentissage ?

Transformer l’échec en intelligence

C’est peut-être là que commence la véritable maturité. Une équipe grandit lorsqu’elle apprend de ses défaites. Une nation grandit lorsqu’elle cesse de faire de chaque échec une condamnation.

Critiquer est nécessaire. Se dénigrer est destructeur. Et l’exigence n’a de sens que lorsqu’elle reste accompagnée de confiance.

La Tunisie quitte cette Coupe du monde avec une élimination honteuse par l’ampleur des défaites essuyées. C’est un fait. Mais elle peut aussi en sortir avec une question infiniment plus importante : sommes-nous capables de regarder nos limites sans perdre l’estime de nous-mêmes ?

Car aucune organisation ne se transforme dans le mépris de soi. Aucun peuple ne construit son avenir en faisant de chaque défaite la preuve de sa propre faiblesse.

Les victoires nourrissent la confiance. Les défaites, lorsqu’elles sont pensées, nourrissent l’intelligence.

C’est peut-être le plus grand défi qui attend aujourd’hui la Tunisie : transformer ses blessures en expérience, ses frustrations en lucidité et ses échecs en succès à avenir.

Au fond, le véritable match ne se jouait peut-être pas seulement sur la pelouse. Il se joue désormais dans notre capacité collective à continuer de croire en nous.

* Psychothérapeute.

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Djerba célèbre le couscous comme expression de l’identité

L’île de Djerba consacre une initiative de tourisme culinaire aux variantes locales du couscous tunisien, transformant l’un des plats les plus emblématiques du Maghreb en un levier de promotion régionale et culturelle. Le couscous est un patrimoine vivant, un atout touristique et un récit de l’identité tunisienne.

Le Festival du couscous maghrébin, organisé du 24 au 28 juin 2026 sous l’égide de l’association Saveurs de mon pays et de l’Académie du couscous, s’inscrit dans l’intérêt croissant pour le tourisme expérientiel. Dans ce contexte, la découverte d’une région ne se limite pas aux sites archéologiques, à la mer ou à l’artisanat, mais englobe également les pratiques culinaires, les recettes familiales et les produits du terroir.

À Djerba — île façonnée par des influences berbères, arabes, africaines et méditerranéennes — le couscous devient un élément de narration collective : il ne s’agit pas d’une recette unique, mais d’un ensemble de variantes liées aux saisons, à la pêche, à l’agriculture et aux traditions domestiques.

Le couscous tunisien occupe une place centrale dans la culture gastronomique nationale. Dans les régions côtières, il est souvent accompagné de poisson et de fruits de mer, tandis que dans les zones intérieures et le sud, prédominent les préparations à base de viande, de légumes, d’épices, d’herbes sauvages ou d’ingrédients conservés.

Cette diversité reflète la géographie du pays et la capacité de la cuisine tunisienne à s’adapter à des écosystèmes variés, allant de la côte méditerranéenne aux zones agricoles et au Sahara.

L’initiative de Djerba revêt également une dimension économique. Le tourisme gastronomique est de plus en plus perçu comme un moyen de diversifier l’offre touristique, de prolonger la durée des séjours et de créer des opportunités pour les restaurateurs, les productrices locales, les artisans, les guides et les professionnels de l’hôtellerie.

Pour l’île — déjà reconnue par l’Unesco pour son modèle historique d’habitat et de coexistence — la cuisine peut renforcer un positionnement touristique moins dépendant du seul tourisme balnéaire et plus étroitement lié au patrimoine immatériel.

Par ailleurs, la promotion du couscous — inscrit par l’Unesco sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité dans le cadre d’un dossier conjoint soumis par la Tunisie, l’Algérie, le Maroc et la Mauritanie — offre à la Tunisie une plateforme régionale de coopération culturelle.

Pour Djerba, l’enjeu consiste désormais à transformer cette célébration culinaire en une offre pérenne : à travers des itinéraires gastronomiques, des ateliers de cuisine, des visites de marchés, des rencontres avec des productrices et des cuisinières traditionnelles, la valorisation des produits du terroir et une intégration au patrimoine architectural et religieux de l’île.

Dans une Méditerranée où la concurrence touristique repose de plus en plus sur l’authenticité des expériences, le couscous de Djerba devient ainsi bien plus qu’un simple plat : il incarne une histoire faite de terroir, de mémoire et d’hospitalité.

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Focus à Tunis sur l’avenir de la Méditerranée

Tunis a accueilli la 4e réunion annuelle d’examen du Programme pour la mer Méditerranée (MedProgramme), une initiative régionale dédiée à la sécurité environnementale de la Méditerranée et à la réduction des pressions transfrontalières sur les écosystèmes marins et côtiers, qui s’est tenue du 23 au 25 juin 2026 à Gammarth, au nord de Tunis.

La réunion a rassemblé des représentants de gouvernements, d’organisations régionales et internationales, d’institutions financières, de partenaires scientifiques, de la société civile ainsi que des délégués de la jeunesse.

Parmi les points clés débattus figurent l’évaluation des résultats obtenus par le programme, la reproductibilité des actions mises en œuvre dans les pays bénéficiaires et les perspectives d’une nouvelle phase de coopération environnementale en Méditerranée.

Le sommet s’est déroulé sous le thème «Une mer, une vision : renforcer les partenariats pour la transformation et l’impact en Méditerranée», avec pour objectif de consolider les partenariats, les investissements et les outils communs pour la protection du bassin.

Selon les organisateurs, cette réunion a marqué également la conclusion du cycle 2020-2026 du MedProgramme et une transition vers de nouvelles initiatives régionales.

Financé par le Fonds pour l’environnement mondial (FEM) et piloté par le Programme des Nations Unies pour l’environnement (Pnue) via le Plan d’action pour la Méditerranée, le MedProgramme implique l’Albanie, l’Algérie, la Bosnie-Herzégovine, l’Égypte, le Liban, la Libye, le Monténégro, le Maroc, la Tunisie et la Turquie. Parmi les partenaires figurent la Banque européenne pour la reconstruction et le développement Berd), la Banque européenne d’investissement (BEI), l’Unesco, l’UICN, le WWF, le Plan Bleu et des centres régionaux relevant du système de la Convention de Barcelone, tels que le SPA/RAC basé à Tunis.

Le programme vise à réduire les principales sources de pollution d’origine terrestre, à améliorer la gestion des zones côtières, à renforcer la résilience climatique et la sécurité hydrique, à protéger la biodiversité marine et à soutenir une gestion plus durable des ressources naturelles.

La Tunisie participe à cette initiative à la fois en tant que pays bénéficiaire et en tant que pôle régional d’expertise, notamment grâce à la présence à Tunis du Centre d’activités régionales pour les aires spécialement protégées.

Cette réunion s’est tenue alors que la Méditerranée demeure l’une des régions les plus exposées aux effets conjugués du réchauffement climatique, de l’érosion côtière, de la pression urbaine, de la pénurie d’eau, de la pollution et de l’érosion de la biodiversité. D’où l’accent mis par les organisateurs sur des solutions intégrées : une moindre fragmentation entre les politiques environnementales, hydriques et côtières, une meilleure coordination entre les États riverains et une mobilisation accrue des financements publics et privés.

Pour la Tunisie, cet événement réaffirme le rôle du pays au sein des mécanismes multilatéraux de protection de la Méditerranée et offre une plateforme diplomatique pour aborder des enjeux environnementaux de plus en plus liés à la sécurité économique, alimentaire et climatique de la région.

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Rencontres de l’Atuge | Bâtir l’avenir à l’ère de l’IA

L’Association tunisienne des grandes écoles (Atuge) organise une nouvelle édition du «Diaspora Month» du 15 juillet au 15 août 2026, une campagne de mobilisation qui se fixe la mission de tisser des liens durables entre les forces vives tunisiennes établies à l’étranger et les perspectives de développement national.

Pendant un mois, cet élan global multipliera les espaces de dialogue, d’innovation et de cocréation pour placer l’expertise de la diaspora au centre du progrès économique du pays.

Le Tunisia Global Forum dédié à l’IA

Le point culminant de ce programme sera le Tunisia Global Forum (TGF 2026), prévu le 21 juillet au Radisson Blu Tunis, autour du thème «Bâtir l’avenir à l’ère de l’IA», qui rassemblera 2 500 participants, 150 entreprises et startups exposantes, ainsi que 80 speakers nationaux et internationaux.

Dans un contexte de transformation mondiale fortement accélérée par l’intelligence artificielle, le forum réunira décideurs, chercheurs, entrepreneurs, investisseurs, institutions et membres de la diaspora. Ensemble, ils auront à décrypter les mutations en cours, identifier les priorités stratégiques de la Tunisie et mobiliser les compétences ainsi que les réseaux nécessaires à sa transformation.

L’événement a été préparé en collaboration avec un comité composé d’experts et de dirigeants internationaux issus des secteurs technologiques, industriels et académiques. Leurs travaux permettront d’aborder en profondeur des enjeux capitaux tels que la souveraineté, les infrastructures, les talents, la recherche, l’innovation et l’entrepreneuriat.

Recommandations, distinctions et mémoire

Les réflexions approfondies menées par ce comité d’experts donneront lieu à la présentation officielle d’un Livre Blanc, un document de référence regroupant des recommandations concrètes pour le pays. La journée sera également l’occasion de célébrer l’excellence à travers la remise de quatre distinctions : le TGF Award AI Research, le TGF Award AI Startups, le TGF Award AI Business Initiatives et le TGF Award AI Hackathon (lien pour candidater: Tunisia Global Forum 2026 – Awards [STARTUPS – Research – Business]).

Par ailleurs, cette édition 2026 revêtira une dimension symbolique et historique puisqu’elle célèbrera le centenaire de Mokhtar Latiri. En rendant un hommage appuyé à cette figure emblématique de la génération des «bâtisseurs», l’Atuge souhaite mettre en lumière un esprit d’engagement, de transmission et d’innovation qui demeure une source d’inspiration pour les générations actuelles.

Le rayonnement du «Diaspora Month» s’étendra bien au-delà de cette journée grâce à un ensemble d’événements complémentaires pensés pour favoriser l’intelligence collective et la synergie. Les festivités technologiques débuteront avec l’AI Hack4Change, organisé du 17 au 19 juillet à Tunis. Ce hackathon immersif réunira des étudiants locaux et issus de la diaspora autour de défis concrets proposés directement par des entreprises (lien de candidature : New form vrC8R.)

Enfin, l’inclusion territoriale sera assurée tout au long de la période par une série de rencontres baptisées «Diaspora Regional Networking»,à Sfax, Sousse, Hammamet, Djerba, Béja, Bizerte…Ces événements décentralisés seront déployés dans plusieurs régions de Tunisie afin de multiplier les opportunités de collaboration à l’échelle locale et de renforcer le tissu économique régional.

Lien d’inscription au TGF : Tunisia Global Forum 2026 – Awards [STARTUPS – Research – Business].

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La haine raciale s’affiche au grand jour en France

Les images sont d’une violence glaçante. Filmés en pleine rue, plusieurs individus scandent sans détour : «Marine au pouvoir, les Arabes à l’abattoir.» Un slogan qui ne relève ni de la provocation politique ni de la liberté d’expression, mais d’une haine raciale et d’un appel à la violence visant une population en raison de son origine.

Djamal Guettala 

Une seconde vidéo, diffusée sur les réseaux sociaux, semble confirmer que ces faits ne sont pas isolés. Pourtant, malgré la gravité apparente des propos, le traitement médiatique de cette affaire est jugé par certains particulièrement discret, notamment sur plusieurs chaînes d’information en continu. Un contraste qui nourrit les interrogations et alimente le sentiment d’un traitement inégal des discours de haine selon leurs auteurs ou leurs cibles.

Face à ces images, le député insoumis de l’Aveyron, Laurent Alexandre, a annoncé avoir saisi le procureur de la République par un signalement fondé sur l’article 40 du Code de procédure pénale, afin que la justice se prononce sur des faits susceptibles de constituer une provocation à la haine raciale et à la violence.

Au-delà de la réponse judiciaire, cette affaire pose une question fondamentale : jusqu’où la société est-elle prête à tolérer la banalisation de slogans qui rappellent les heures les plus sombres de l’histoire européenne ? Les mots ne sont jamais anodins. Avant les violences, il y a souvent la désignation d’un ennemi, la stigmatisation d’une communauté, puis la normalisation d’un discours de haine.

La crainte est d’autant plus grande au sein de la communauté ainsi ciblée que Marine Le Pen et son parti le Rassemblement National ont aujourd’hui le vent en poupe et sont aux portes du pouvoir en France.

Lorsque des individus appellent publiquement à envoyer «les Arabes à l’abattoir», ce ne sont pas seulement les citoyens d’origine maghrébine qui sont visés. C’est l’ensemble des principes républicains, de l’égalité devant la loi et de la dignité humaine qui sont frontalement attaqués.

La justice devra désormais établir les responsabilités pénales de chacun. Mais une autre responsabilité est engagée : celle de l’ensemble des acteurs politiques, médiatiques et institutionnels. Face à un appel aussi explicite à la haine, le silence ou la minimisation ne peuvent qu’alimenter le sentiment d’impunité.

Dans un État de droit, aucune complaisance ne devrait être tolérée lorsqu’un groupe de citoyens est désigné comme une cible en raison de ses origines.

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La Tunisie au Mondial Fifa | Le renard s’évade à 3 heures

Dans le célèbre film de Peter Sellers dont cet article reprend le titre, un gang dirigé par un évadé de prison débarque de vraies barres d’or volées avec la collaboration de la population d’un village croyant participer au tournage d’un film. C’est un peu le scénario de la participation de l’équipe de Tunisie à la Coupe du monde de football qui s’est achevée ce vendredi 25 juin 2026 à l’aube, heure tunisienne, par une troisième défaite consécutive face aux Pays-Bas (1-3).

Dr Mounir Hanablia *

On a débarqué en Amérique un ensemble hétéroclite qualifié d’équipe nationale et on a convaincu une opinion se gavant d’espoir qu’il s’agissait de se mesurer au gotha mondial en défendant crânement ses chances.  Le bilan sportif est éloquent : 3 rencontres en étant mené au score dans les 5 premières minutes, 3 défaites, 2 buts marqués, 12 encaissés. 70% de possession de balle pour les Néerlandais lors de la dernière rencontre où on s’est retrouvé à 0-2 dès les sept premières minutes, dont un but contre son camp du capitaine Ellyes Skhiri.

Évidemment on ne jettera pas la pierre à Hervé Renard, qui n’avait matériellement pas le temps de changer une situation dont la responsabilité ne lui incombait pas, et dont le tort n’aura été que de permettre à d’autres de se laver les mains en s’essuyant sur sa belle chemise blanche.

Il incombe aux membres de la fédération de tirer les conclusions nécessaires afin de permettre au football dans ce pays de repartir sur de nouvelles bases et de retrouver le standing international honorable qui fut le sien.  

* Médecin de libre pratique.

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