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Antibiotiques : quand le remède devient un danger silencieux

Par Zouhaïr BEN AMOR (Universitaire)

Il fut un temps où l’antibiotique représentait l’une des plus grandes victoires de la médecine moderne. Il suffisait parfois de quelques comprimés pour faire reculer une infection, éviter une complication, sauver une vie. Dans l’imaginaire collectif, il a gardé cette image de médicament fort, rapide, presque miraculeux. Pourtant, ce qui fut hier un symbole de progrès risque aujourd’hui de devenir l’un des grands défis sanitaires de notre époque. Non pas parce que les antibiotiques auraient soudainement perdu toute valeur, mais parce que nous les avons trop souvent utilisés comme s’ils étaient des médicaments ordinaires, disponibles pour toutes les fièvres, toutes les douleurs, toutes les inquiétudes.

Dans beaucoup de foyers, le réflexe est devenu presque automatique. Un mal de gorge, une toux persistante, une fièvre qui inquiète, une douleur dentaire, et l’on cherche dans une armoire une ancienne boîte d’antibiotiques. On se souvient d’une ordonnance précédente, on demande conseil à un proche, on reprend le traitement qui «avait marché la dernière fois». Le geste paraît simple, économique, rassurant. Il donne l’impression d’agir vite, de ne pas perdre de temps, d’éviter une consultation. Mais cette apparente solution peut cacher un danger beaucoup plus vaste : rendre les bactéries plus fortes que les médicaments censés les combattre.

Le faux confort de l’automédication

L’automédication n’est pas seulement une affaire d’habitude individuelle, elle révèle aussi une relation parfois confuse à la maladie. Nous voulons aller mieux rapidement, reprendre le travail, éviter l’attente, réduire les dépenses, rassurer les enfants, calmer les parents. Dans cette urgence quotidienne, le médicament devient une réponse immédiate à l’angoisse. Or, la médecine ne fonctionne pas ainsi. Deux symptômes identiques peuvent avoir des causes très différentes. Une toux peut être virale, allergique, bactérienne ou liée à une irritation. Une fièvre peut accompagner une infection bénigne comme elle peut signaler une situation qui demande une vraie évaluation médicale.

Les antibiotiques ne servent pas à tout. Ils agissent contre certaines infections bactériennes, mais ils sont inutiles contre les virus, responsables de nombreuses infections courantes comme le rhume ou la grippe. Prendre un antibiotique dans ces cas ne guérit pas plus vite. Cela expose seulement le corps à des effets indésirables et contribue à sélectionner des bactéries résistantes. L’Organisation mondiale de la santé rappelle que la résistance antimicrobienne apparaît lorsque les microbes ne répondent plus aux médicaments, rendant les infections plus difficiles, parfois impossibles, à traiter.

Le danger est d’autant plus sérieux qu’il ne se voit pas immédiatement. Celui qui prend un antibiotique sans raison peut avoir l’impression que tout s’est bien passé. Il oublie que le problème ne se mesure pas toujours à l’échelle d’un seul malade ou d’un seul épisode. Chaque mauvais usage participe à un mouvement plus large, silencieux, lent, mais redoutable : l’affaiblissement progressif de l’efficacité des traitements.

Une crise sanitaire qui avance sans bruit

La résistance aux antibiotiques n’est plus une menace théorique réservée aux laboratoires ou aux grands rapports internationaux. Elle est déjà présente dans les hôpitaux, les cliniques, les cabinets médicaux, les services d’urgence et les pharmacies. Selon le rapport mondial de surveillance de l’OMS publié en 2025, environ une infection bactérienne confirmée en laboratoire sur six dans le monde était résistante aux antibiotiques en 2023. Le même rapport indique que la résistance a augmenté, entre 2018 et 2023, pour plus de 40% des antibiotiques suivis.

Ces chiffres doivent être lus avec gravité. Ils signifient qu’une infection autrefois simple à traiter peut devenir longue, coûteuse et dangereuse. Une infection urinaire banale peut résister au traitement habituel. Une plaie infectée peut nécessiter une hospitalisation. Une opération chirurgicale peut devenir plus risquée. Les patients fragiles, les personnes âgées, les enfants, les malades chroniques et les personnes immunodéprimées sont particulièrement exposés. Mais personne n’est totalement à l’abri.

Le paradoxe est cruel : plus nous utilisons mal les antibiotiques, plus nous réduisons nos chances de pouvoir compter sur eux lorsque nous en aurons vraiment besoin. L’antibiotique n’appartient donc pas seulement au patient qui le prend. Il appartient, d’une certaine manière, à la société tout entière. Son efficacité est un patrimoine commun, fragile, construit par la science, mais menacé par nos comportements.

Réapprendre la patience médicale

Il faut aussi réhabiliter une idée devenue presque impopulaire : toutes les maladies ne nécessitent pas un traitement fort. Dans de nombreux cas, le corps guérit avec du repos, de l’hydratation, une surveillance attentive et des médicaments adaptés aux symptômes. Le médecin qui ne prescrit pas d’antibiotique n’est pas un médecin qui néglige son patient. Il peut être, au contraire, un médecin responsable, soucieux de ne pas traiter inutilement.

Cette pédagogie est essentielle. Le patient doit comprendre pourquoi un antibiotique est prescrit, mais aussi pourquoi il ne l’est pas. Le pharmacien a un rôle important dans le conseil, l’orientation et la prévention des usages dangereux. Les familles doivent apprendre à ne pas partager les médicaments, à ne pas conserver les restes de traitement pour une prochaine fois, à ne pas interrompre une cure dès que les symptômes diminuent. Lorsqu’un antibiotique est nécessaire, il faut respecter la dose, les horaires et la durée indiqués. L’arrêt prématuré du traitement peut laisser survivre les bactéries les plus résistantes.

La lutte contre l’antibiorésistance ne se limite pas aux individus. Elle concerne aussi les politiques de santé, l’accès au diagnostic, la qualité des prescriptions, l’hygiène hospitalière, la surveillance des infections, l’usage des antibiotiques en élevage et la protection de l’environnement. L’OMS insiste d’ailleurs sur l’approche dite «Une seule santé», qui relie santé humaine, santé animale et environnement. Car les bactéries ne respectent pas les frontières entre l’hôpital, la ferme, l’eau, l’alimentation et la maison.

Il ne s’agit donc pas de diaboliser les antibiotiques. Ce serait absurde et dangereux. Ils restent indispensables, parfois vitaux. Le vrai problème n’est pas leur existence, mais leur banalisation. Nous devons sortir d’une culture du médicament automatique pour entrer dans une culture du soin raisonné. Cela demande du temps, de l’éducation, de la confiance et une responsabilité partagée.

Au fond, l’antibiotique nous oblige à réfléchir à notre rapport moderne à la santé. Nous voulons tout accélérer : le diagnostic, le traitement, la guérison, le retour à la normale. Mais le corps humain n’est pas une machine que l’on répare toujours avec la même pièce. La maladie exige parfois de la patience, de l’observation, de la nuance. C’est peut-être là la leçon la plus importante : préserver les antibiotiques, ce n’est pas refuser le progrès médical, c’est au contraire protéger l’une de ses plus grandes conquêtes.

Le danger silencieux n’est pas seulement dans les bactéries résistantes. Il est aussi dans notre impatience, dans nos certitudes, dans cette habitude de croire qu’un médicament puissant est forcément une bonne réponse. Or, en médecine comme dans la société, la force sans discernement finit souvent par produire l’inverse de ce qu’elle promettait. Les antibiotiques peuvent encore sauver des millions de vies. À condition que nous cessions de les traiter comme de simples comprimés de confort.

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Le métro met trop de temps pour arriver à destination : un moyen de transport public qu’on croyaitpourtant rapide

Prendre le métro léger à Tunis, en ces jours de canicule, est devenu un calvaire et même un vrai supplice pour ses voyageurs qui sont contraints del’utiliser, tout en étant encore et toujours harassés par ses retards successifs et devenus inévitables depuis près de deux années. Car il semble qu’il y ait un problème de manque de rames, étant donné que plusieurs d’entre elles ne fonctionnent plus et ont été mises au repos à cause de l’absence de pièces de rechange trop chères à importer. Donc, on continue de travailler avec les moyens du bord, en attendant des jours meilleurs et tout en omettant, peut-être, que le temps, si cher aux voyageurs, est perdu. Cela a provoqué un chambardement dans les plans de circulation de notre bon vieux métro qui arrivait toutes les six minutes, quand il avait commencé à fonctionner en 1984-85. Les voyageurs doivent doncattendre aujourd’hui au moins une demi-heure et même plus pour voir enfin le métro arriver à l’une ou l’autre de ses stations. Ce métro de la deuxième sérieest beau à voir, mais pas bon à prendre, malheureusement et tout en le disant amèrement. Il arrive souvent quasiment plein comme un œuf et suffocant, car la climatisation n’y fonctionne pas. Un os, et même plus. On le prend, tout de même, pas l’os, mais le métro, comme si on était devenu masochiste pour quelques minutes et parfois pour beaucoup plus de temps. Une mauvaise surprise inimaginable que chacun des voyageurs doit supporter avant d’arriver à sa station de descente. Et il n’y a pas que ce détail qui tracasse les malheureux usagers du métro qui, soit dit en passant, aurait dû être dénommé «Tramway» ou tout simplement «Tram», tout court, car il traverse une cité et n’est pas underground. Il aurait dû l’être comme dans les grandes capitales et autres villes européennes et du reste du monde et on aurait résolu, au moins, une grande part des problèmes de circulation au centre et dans la périphérie de Tunis. Et disons-le, franchement, le métro n’a pas du tout résolu les aléas, voire les multiples problèmes du transport en commun à Tunis.

Des désagréments à éviter

Et pour revenir à notre randonnée-voyage en métro,toutes les stations sont des espaces étrangement nus et inappropriés avec l’absence de toilettes, même dans les grandes stations. Un quai et quelques abris à banc à l’air libre, hiver comme été, accueillent les usagers du «lézard vert» rattrapé par un frangin moins vert que le premier après plus de vingt années d’existence. Le «nouveau» métro a, lui aussi, près de vingt années de circulation sous le ciel de Tunis. Les voyageurs doivent se prémunir contre un soleil tapant, en restant debout et rapprochés les uns contre les autres sous le toit de l’abri. Un spectacle désolantet humiliant. Faut-il réparer et peut-être reconstruire les stations ? L’espoir est-il permis ? Il est donc impératif et d’un autre côté, de réparer le système declimatisation du métro, du moins pour le plus récent, étant donné que la clim du premier était condamnée d’avance, car il faut absolument que les fenêtres soient toutes fermées pour que «ça marche» et fonctionne véritablement. Et on allait l’oublier. Les portes de notre vénérable métro vert et parfois mêmecelles du «nouveau» métro sont presque toutes ouvertes, ou presque toutes fermées ! Un record mondial que nous avons atteint et que personne ne pourra battre ailleurs, car on aura tout vu avec ce moyen de transport. Ce dernier fait descendre parfoisses voyageurs des dizaines de mètres du terminus, tout en leur annonçant à la dernière minute qu’il a changé de terminus ! En conclusion, et avec le métro, il faut penser avant d’agir. C’est-à-dire qu’en le prenant, on ne doit absolument pas être pressé. Il faudra penser qu’on ne sera pas surpris d’aucun retard, d’aucun contretemps et qu’on n’aura ainsi aucun désagrément.

Lotfi BEN KHELIFA

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Présidents des clubs :  pas de cartons verts qui tiennent ce coup-ci !  

L’humiliante casserole essuyée par la Tunisie sportive ou plutôt par la majorité du peuple Tunisien ne peut en aucun cas passer sous silence, avec pertes et profits. La pillule est tellement grosse qu’elle ne peut en aucun ne pas nous rester en travers de la gorge.
Epuration au karcher  
Les responsables de ce désastre sont connus de tous. Ils sont depuis la nuit des temps à l’origine de la débandade de notre sport roi et sont connus de tous sans la moindre vergogne. Aucune infrastructure sportive, un seul stade (Radès) homologué par les instances internationales, et encore ! Crise profonde de l’arbitrage. Magouilles tous azimuts, sombres tractations dans les obscurs arcanes, favoritisme, clientélisme, échanges de “bons” (?) procédés, renvois multi-mutuels de l’ascenseur, masses faramineuses de devises sonnantes et trébuchantes sans la moindre justification, etc. .
Le blang seing “intéressé” des présidents des clubs  
Forts du solide parapluie et de l’indéfectible soutien des présidents des clubs, les responsables fédéraux ont les coudées franches pour massacrer à loisir et en toute impunité notre Football.
Ils ont beau organiser des Assemblées Générales électives voire pour faire “gober” leurs amendements, ils sont assurés de l’issue de leurs manœuvres tablant sur les cartons verts immanquablement brandis par les clubs en contrepartie des coups de pouce de la part de l’instance fédérale à l’endroit de ces …soumis pour ne pas dire ces moutons de Panurge !
Dissolution, rien que la dissolution ! 
Dès le retour de la délégation de son “ safari touristique” les mesures draconiennes sont à prendre en extrême urgence. Contraindre toute la bande à mettre les clés sous la porte, et à vider les lieux quitte à encourir le courroux des instances internationales de Zurich. Il est désormais hors de question que des demi-mesures, des opérations de replâtrage, des solutions de pis-aller, nous soient avancées. La poudre aux yeux ? Le peuple en a tellement soupé qu’il les rejette en bloc. Que ces sieurs fédéraux aient la décence, de se démettre de leur propre chef ; de la sorte ils échapperaient peut-être à la vindicte populi voire aux poursuites judiciaires pour tout l’immense préjudice causé à notre Football et par ricochet au pauvre peuple meurtri, ulcéré, terrassé….trahi !
Mohamed Sahbi RAMMAH

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Classement FIFA : la Tunisie glisse à la 58e place mondiale

La sélection tunisienne de football poursuit sa régression au classement mondial de la FIFA pour se retrouver 58e, selon la dernière actualisation publiée ce lundi.

Le onze national, qui perd ainsi deux places supplémentaires cette semaine, doit cette chute au dernier revers essuyé face au Japon (0-4) hier, dimanche, pour le compte de la 2e journée (gourpe F) du premier tour de la coupe du monde 2026, co-organisée par les Etats-Unis, le Canada et le Mexique, jusqu’au 19 juillet prochain.

Les coéquipiers d’Elyes Sekhiri avait, rappelle-t-on, lourdement chuté lors de la 1re journée devant la Suède (1-5). Lors du dernier match du premier tour, ils donneront la réplique aux Pays-Bas, vendredi à partir de minuit, à Kansas City aux Etats-Unis.

En terminant derniers du groupe F avec zéro point, les Aigles de Carthage ont perdu tout espoir de qualification pour les huitièmes de finale. Les Pays-Bas et le Japon se partagent la tête du groupe avec 4 points, devant la Suède, troisième avec 3 points.

Les deux premiers de chaque groupe se qualifient pour les huitièmes de finale, accompagnés des huit meilleurs troisièmes issus des douze groupes.

Dans le Top 10 mondial, l’Argentine a conservé la première place du classement, tandis que la France a ravi la deuxième place à l’Espagne, qui recule au troisième rang. L’Angleterre est quatrième, suivie du Brésil (5e), du Maroc (6e), des Pays-Bas (7e), de l’Allemagne (8e), du Portugal (9e) et de la Belgique (10e).

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Le ministre des Affaires étrangères se rendra à Amman pour la réunion du Conseil de la Ligue arabe

Le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens de l’étranger, Mohamed Ali Nafti, participera, lundi, à Amman (en Jordanie), à la 165e session ordinaire du Conseil de la Ligue des États arabes au niveau ministériel.

Le département des Affaires étrangères a précisé, dans un communiqué, publié dimanche, que cette réunion sera consacrée à l’examen des différents axes de l’action arabe commune, ainsi que les moyens permettant de renforcer la coordination entre les États arabes face aux défis régionaux, notamment en ce qui concerne le soutien à la cause palestinienne.

Des rencontres seront organisées entre le ministre et ses homologues de plusieurs pays arabes, en marge de cette réunion, afin de passer en revue les perspectives de développement de la coopération bilatérale dans les différents domaines. L’accent sera mis aussi sur plusieurs problématiques arabes et régionales d’intérêt commun.

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Recrutement des diplômés chômeurs : vers l’application effective de la loi de 2025 ?

Le dossier des diplômés chômeurs, qui figure depuis plusieurs années parmi les principales préoccupations sociales en Tunisie, semble connaître une nouvelle évolution susceptible de relancer les espoirs de milliers de jeunes confrontés à un chômage de longue durée.

L’Union des diplômés chômeurs a annoncé, samedi 13 juin 2026, avoir reçu une proposition de rendez-vous avec la présidence de la République, quelques jours seulement après le mouvement de protestation organisé devant le palais du gouvernement à la Kasbah pour réclamer l’application de la loi n°18 de 2025 relative au recrutement exceptionnel des diplômés de l’enseignement supérieur sans emploi. Dans un communiqué publié à cette occasion, l’organisation a tenu à préciser que cette invitation ne saurait être interprétée comme une remise en question de sa revendication fondamentale, à savoir l’application intégrale de la loi entrée en vigueur le 23 décembre 2025 après sa publication au Journal officiel de la République tunisienne.

Chômage des diplômés, parmi les principaux défis sociaux

Pour les représentants des diplômés chômeurs, la rencontre proposée doit avant tout permettre d’examiner les modalités pratiques de mise en œuvre du texte législatif ainsi que le calendrier de son exécution effective. Ils insistent également sur la nécessité que cette réunion débouche sur des engagements précis, des mesures concrètes et un échéancier clairement défini afin de mettre fin à une attente qui dure depuis plusieurs mois. Cette évolution intervient dans un contexte où la question du chômage des diplômés constitue l’un des principaux défis sociaux auxquels les autorités tunisiennes sont confrontées. Malgré les réformes engagées ces dernières années et les différentes initiatives publiques destinées à favoriser l’insertion professionnelle, plusieurs milliers de diplômés continuent à attendre une opportunité leur permettant d’accéder à un emploi stable et conforme à leurs qualifications.

Principe d’équité et dignité humaine

Depuis son accession à la magistrature suprême, le Président de la République, Kaïs Saïed, a régulièrement évoqué la situation des diplômés de l’enseignement supérieur confrontés au chômage de longue durée. À plusieurs reprises, il a dénoncé ce qu’il considère comme une forme d’injustice sociale ayant privé une partie importante de la jeunesse tunisienne de son droit légitime au travail et à l’intégration économique. Pour le Chef de l’État, la question ne relève pas uniquement d’une problématique économique ou budgétaire, elle touche également aux principes d’équité, d’égalité des chances et de dignité humaine qui doivent, selon lui, guider l’action publique. C’est dans cette perspective qu’il a constamment appelé à la recherche de solutions concrètes capables de répondre aux attentes de cette catégorie sociale particulièrement touchée par la précarité. La loi n°18 de 2025 constitue justement l’une des traductions législatives de cette orientation. Adoptée afin d’apporter une réponse exceptionnelle à une situation exceptionnelle, elle prévoit un mécanisme spécifique de recrutement dans les structures publiques au profit des diplômés de l’enseignement supérieur ayant subi de longues années de chômage.

Plateforme numérique pour l’enregistrement des candidatures

Le texte repose sur plusieurs critères destinés à garantir une certaine équité dans la sélection des bénéficiaires. Une plateforme numérique dédiée doit permettre l’enregistrement des candidatures et la constitution d’une base de données nationale. Les dossiers sont ensuite classés selon différents paramètres, notamment l’âge du candidat, l’ancienneté du diplôme, ainsi que la situation familiale.

La loi accorde notamment une priorité aux diplômés âgés de plus de quarante ans, ainsi qu’à ceux dont l’obtention du diplôme remonte à plus de dix ans. Elle prévoit également qu’un seul membre d’une même famille puisse bénéficier du dispositif, afin de permettre une répartition plus équilibrée des opportunités offertes. Par ailleurs, plusieurs conditions d’éligibilité ont été fixées afin de réserver ce recrutement exceptionnel aux personnes se trouvant réellement dans une situation de chômage durable. Les candidats doivent notamment être inscrits auprès des bureaux de l’emploi, ne pas avoir bénéficié auparavant de mécanismes de régularisation professionnelle, ne pas être affiliés de manière continue à un régime de sécurité sociale ou de retraite et ne pas disposer d’un identifiant fiscal actif durant l’année précédant leur inscription. Malgré l’entrée en vigueur du texte, les bénéficiaires potentiels attendent toujours le lancement effectif des opérations de recrutement. Cette situation explique la poursuite des mobilisations et des mouvements de protestation observés ces derniers mois dans plusieurs régions du pays.

Lever les obstacles administratifs et corriger les situations d’exclusion

Pour de nombreux observateurs, le défi ne réside plus aujourd’hui dans l’adoption de nouvelles dispositions législatives mais dans leur mise en œuvre concrète. Car la crédibilité de toute réforme sociale dépend avant tout de sa capacité à produire des résultats tangibles sur le terrain et à répondre aux attentes des citoyens concernés. Le dossier des diplômés chômeurs constitue à cet égard un véritable test pour les institutions publiques. Il met en jeu non seulement des considérations économiques et administratives, mais également la confiance des citoyens dans la capacité de l’État à honorer ses engagements et à traduire les textes législatifs en mesures effectives.La rencontre annoncée avec la Présidence de la République pourrait ainsi marquer une étape importante dans ce processus. Elle offre l’opportunité d’ouvrir un dialogue direct autour des modalités d’application de la loi et de lever les obstacles administratifs susceptibles d’en retarder davantage l’exécution. Au-delà des revendications immédiates, cette question s’inscrit dans une vision plus large de justice sociale et de réhabilitation du rôle de l’État comme garant des droits économiques et sociaux. Le recrutement exceptionnel des diplômés chômeurs apparaît ainsi comme l’un des instruments destinés à corriger des situations d’exclusion qui se sont accumulées au fil des années.

Egalité des chances et restauration des droits économiques

En définitive, les attentes demeurent fortes parmi les diplômés concernés. Ceux-ci espèrent désormais que la phase des annonces et des promesses cédera la place à celle de l’application effective. Car si la loi existe aujourd’hui sur le plan juridique, sa véritable portée ne pourra être appréciée qu’à travers sa mise en œuvre concrète.

C’est précisément dans cette perspective que s’inscrivent les orientations du Président Kaïs Saïed, qui a fait de la justice sociale, de l’égalité des chances et de la restauration des droits économiques des citoyens l’un des axes majeurs de son action. Dès lors, l’application de la loi n°18 de 2025 apparaît non seulement comme une exigence légale, mais également comme la traduction concrète des engagements pris en faveur des diplômés chômeurs et de leur droit à une insertion professionnelle digne et durable.

Ahmed NEMLAGHI

 

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Mondial 2026 : match nul prolifique entre l’Uruguay et le Cap-Vert (2-2)

Le Cap-Vert et l’Uruguay se sont neutralisés (2-2), en match disputé dans la nuit de dimanche à lundi à Miami (Etats-Unis) comptant pour la deuxième journée du Groupe H du Mondial-2026.

Les Cap-verdiens ont ouvert le score à la 21e grâce à Kevin Pina, avant que les Uruguayens n’égalisent sur un but de Maximiliano Araujo (44) suivi juste avant la pause d’une autre réalisation d’Agustin Canobbio (45+6).

Menés à la pause, les Requins bleus ont joué leur carte à fond en 2e période et ont profité d’une erreur défensive pour égaliser grâce à un but de Helio Varela (61). En face, la Celeste, bien trop maladroite offensivement, n’est jamais parvenue à reprendre l’avantage.

Après son nul inaugural contre l’Espagne, le Cap-Vert signe un nouvel exploit et jouera sa qualification contre l’Arabie Saoudite lors du dernier match. L’Uruguay devra battre l’Espagne pour poursuivre l’aventure.

L’autre match du groupe, disputé samedi, a vu l’Espagne dominer l’Arabie Saoudite (4-0).

A l’issue de cette journée, l’Espagne s’empare de la première place du Groupe H avec 4 points, devant l’Uruguay et le Cap-Vert. De son côté, l’Arabie Saoudite glisse à la quatrième et dernière place de la poule avec un seul point.

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La lecture pendant les vacances d’été : sale temps pour le livre

Généralement, nos élèves ne lisent jamais dans le cadre des loisirs et leur rapport avec le livre se limite aux seules lectures concernant leurs études ou leur travail scolaire. Voilà qu’ils sont en vacances depuis le début du mois de juin, sauf pour ceux qui ont des examens nationaux à passer, et depuis, ils n’ont plus foulé le sol des écoles. En effet, dès la fin de l’année scolaire, une majorité écrasante de ces élèves n’ouvrent plus de livre ni de cahier. S’ils ne lisent pas au cours de l’année scolaire, faute de temps, ils ne profitent pas des vacances d’été pour s’adonner à la lecture. Il semble qu’ils ont d’autres chats à fouetter.

S’il est un fait de notoriété publique, c’est bien que les jeunes d’aujourd’hui lisent de moins en moins chez nous : la lecture, surtout des œuvres littéraires, en tant qu’activité scolaire et extrascolaire, a perdu de sa valeur d’antan. La pratique de la lecture en cette période de vacances compte pour eux parmi les efforts les plus pénibles qu’ils puissent consentir après cette rupture prolongée, les vacances d’été étant très longues ! La priorité est plutôt accordée aux veillées interminables et aux grasses matinées, aux baignades et aux promenades. Une rupture totale avec le monde scolaire.

La lecture, quelle corvée !

On ne peut certes pas généraliser, mais ceux qui, pendant le très long congé estival, maintiennent le contact avec les études, la lecture et l’écriture, le savoir et la culture, ne représentent qu’une très faible minorité d’élèves. Les parents ont beau crier après leur progéniture afin d’imposer quelques heures de révision par semaine, rien n’y fait. Les enfants font semblant de s’y mettre, puis abandonnent très rapidement livres et cahiers pour reprendre jeux et sorties. C’est donc la majorité écrasante de nos élèves qui renonce au livre et à la lecture pendant les vacances d’été. En effet, collégiens, lycéens ou étudiants lisent souvent moins au sens «classique» du terme, (c’est-à-dire des livres de fiction comprenant plusieurs chapitres qu’on lit du début jusqu’à la fin, sur plusieurs jours, dont on peut parler entre amis ou à ses parents ou à son prof, après les avoir lus…), mais leurs lectures sont plutôt documentaires, informatives, spécifiques et pragmatiques, donc plus courtes. Il n’y a qu’une petite fraction d’étudiants qui parcourent les journaux quotidiens à la recherche d’une information sportive ou une nouvelle sur les stars de la chanson ou du cinéma, en jetant un coup d’œil sur l’horoscope du jour ; mais les œuvres littéraires classiques ou modernes n’ont souvent aucun sens pour eux ! Ce qui est peut-être plus grave, c’est qu’il y a aussi ceux qui ne veulent pas lire carrément, ni pendant les vacances ni au cours de l’année, mais aussi ceux qui ne peuvent pas le faire tout simplement. Manque d’intérêt pour les uns, faute de temps, pour les autres. Alors qu’en réalité, il ne s’agit ni de «vouloir» ni de «pouvoir» mais plutôt de «devoir» lire.

La lecture, question d’habitude

Dans son livre «Qui lit petit lit toute sa vie», Rolande Causse, auteure française, montre que la lecture est une habitude qui s’acquiert dès la prime enfance où se développe chez l’enfant le goût du livre. On ne naît pas liseur. Ce sont donc les parents qui font découvrir le goût et le plaisir de la lecture à leur enfant. Aussi peut-on dire que les jeunes assument les conséquences dues essentiellement au manque de sensibilisation aux bienfaits du livre et de la lecture de la part de leurs parents, mais aussi des enseignants et du système éducatif en général où la part accordée à la lecture est négligeable.

Dans un pays comme le nôtre où le taux de scolarisation a atteint 98% et l’analphabétisme a été sensiblement réduit, la lecture doit être une obligation, une nécessité tout comme l’air qu’on respire. On doit lire pour se cultiver, s’enrichir, acquérir des expériences, approfondir ses connaissances ; on doit lire pour se faire plaisir, pour s’évader, se reposer, se divertir, pour s’ouvrir sur l’autre, etc. Les vertus de la lecture sont innombrables. Sans les livres, l’ignorance règnera dans le monde. Sans les livres, on ne trouvera jamais de réponses à nos problèmes et à nos ressentiments (stress, violence, haine, guerres, barbarie, peur et toutes les absurdités de la vie). Il est dommage que la majorité de nos élèves, à tous les niveaux scolaires, accordent de moins en moins d’importance à la lecture, que ce soit comme activité de classe ou comme loisir. La lecture est avant tout une tradition qui se transmet de génération en génération dans la famille.

Sensibiliser davantage à la lecture

Il est à noter que le renoncement à la lecture est l’une des causes de la baisse du niveau linguistique et peut-être de l’échec scolaire chez les élèves. L’apprentissage de la lecture est sans doute un travail de longue haleine qui commence même avant l’école primaire. Une fois familiarisé au monde du livre, il en deviendra aussitôt un grand passionné. Petit à petit, il commence alors à faire ses choix : il préfère se plonger dans une B.D. ? Il a plutôt une prédilection pour les magazines ? Qu’à cela ne tienne ! L’essentiel est de lire. Il est toujours bien de le laisser choisir ses lectures. L’expérience lui fera découvrir progressivement les merveilles du livre. Il faudrait aussi penser à installer une bibliothèque personnelle à la maison, dans sa chambre même, où il apprendra à bien prendre soin de ses bouquins, à trouver du plaisir à les ranger, à les consulter, à les feuilleter à sa guise. C’est en effet la lecture qui le pousse à se poser des questions, à réfléchir, à découvrir d’autres modèles de vie, d’autres points de vue. C’est grâce à la lecture qu’il parvient à comprendre les enjeux de l’histoire et la complexité de la nature humaine.

Malheureusement, cet outil à la fois riche et utile risque de perdre du terrain chez les jeunes d’aujourd’hui qui se tournent de plus en plus vers le domaine électronique… C’est une réalité incontournable : l’ordinateur et Internet sont les nouveaux outils de l’information et du savoir mais ils ne sont pas souvent utilisés à bon escient.

Hechmi KHALLADI

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Mondial 2026 : l’Égypte signe sa première victoire en phase finale

L’Égypte a signé une victoire historique face à la Nouvelle-Zélande (3-1), dimanche, lors de la deuxième journée du groupe G de la Coupe du monde 2026, disputée à Vancouver.

Les Néo-Zélandais ont pourtant frappé les premiers grâce à Surman, auteur de l’ouverture du score à la 15e minute. Bien organisés, les Océaniens ont longtemps cru tenir un résultat positif avant de céder face à la montée en puissance égyptienne.

Au retour des vestiaires, l’Égypte a trouvé les ressources nécessaires pour inverser la tendance. Ziko a remis les deux équipes à égalité à la 58e minute avant que Mohamed Salah ne donne l’avantage aux siens neuf minutes plus tard (67e). En fin de rencontre, Mahmoud Hassan « Trezeguet » a définitivement scellé le sort du match en inscrivant le troisième but égyptien à la 82e minute.

Grâce à cette victoire, l’Égypte s’empare seule des commandes du groupe G avec quatre points. L’Iran et la Belgique suivent avec deux points chacun après leur match nul (0-0), tandis que la Nouvelle-Zélande ferme la marche avec un seul point.

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Météo : prévisions du lundi 22 juin 2026

Le ciel sera passagèrement nuageux, lundi, au nord et au centre, et peu nuageux au sud, d’après un bulletin, publié par l’Institut National de la Météorologie (INM).

Les températures maximales seront comprises entre 30 et 35 degrés, près de côtes Est et sur les hauteurs, et entre 35 et 40 degrés, ailleurs, avec l’apparition de coups de sirroco.

Le vent soufflera du secteur Est, faible à modéré, et la mer sera généralement assez calme à peu agitée.

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