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Pronostic Quarté : Prix de l’Ackerland à Strasbourg

Pour cette 8ème course à Strasbourg, découvrez notre pronostic du  Temps/ Temps News.  Nous avons analysé les forces en présence pour vous livrer une sélection optimisée :
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​Le cheval 16– Tharpe s’impose comme notre base solide pour ce Spécial Quarté, tandis que le 14– Antinea sera notre outsider préféré, capable de créer la surprise à belle cote. Une combinaison équilibrée pour viser les sommets sur l’hippodrome de Strasbourg.

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La Tunisie et le Togo concluent un mémorandum d’entente, annonce le ministère des Affaires étrangères

Le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, et son homologue togolais Robert Dussey, ont signé, lundi à Tunis un mémorandum d’entente instituant des consultations bilatérales entre les deux départements.

Le document a pour but de développer et de diversifier la coopération tuniso-togolaise, lit-on dans un communiqué du département.

Les deux ministres sont convenus, à cette occasion, d’élaborer un programme de travail pour la période 2026-2027 associant les secteurs public et privé et couvrant plusieurs domaines de coopération prioritaires pour les deux parties.

Il s’agit notamment de la santé numérique, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, de la formation des jeunes diplomates, de l’échange d’expériences dans le domaine diplomatique, ainsi que de la coopération militaire et sécuritaire, de la cybersécurité, du tourisme médical, des technologies de l’information et de la communication, des infrastructures et des réseaux d’interconnexion électrique et hydraulique. Ils ont souligné que ce programme fera l’objet d’un suivi particulier sous leur supervision directe.

Lors d’une séance de travail élargie réunissant les délégations des deux pays et consacrée à l’examen de l’état de la coopération bilatérale et des moyens de la renforcer, les deux ministres ont salué la solidité des relations de fraternité et de coopération entre la Tunisie et le Togo, établies depuis 1965. Ils ont, par ailleurs, souligné la nécessité de renforcer la dynamique de ces relations, notamment à travers la mise en place de canaux de communication directs entre les hauts responsables et les acteurs économiques afin d’explorer les opportunités disponibles et de stimuler les échanges économiques et commerciaux, apprend-on de même source.

Les deux parties ont également évoqué les moyens de tirer pleinement profit de leur appartenance à la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) afin de développer les échanges commerciaux de produits emblématiques des deux pays, tels que l’huile d’olive et les dattes tunisiennes, ainsi que le cacao togolais.

Les ministres ont réaffirmé leur volonté d’achever l’examen et la mise à jour des accords bilatéraux encore en cours de négociation, en préparation des prochaines échéances communes. À cette occasion, le chef de la diplomatie togolaise a invité son homologue tunisien à effectuer une visite de travail au Togo afin de suivre l’avancement des projets de coopération engagés.

Au niveau multilatéral, les deux responsables ont exprimé leur satisfaction quant à la convergence des positions de leurs pays sur les principales questions africaines et internationales, notamment celles relatives à la réforme de l’Union africaine, à sa gouvernance et au renforcement de l’action africaine commune. Ils ont également souligné l’importance de la coordination entre les deux pays au sein du Conseil de sécurité des Nations unies et de l’Organisation internationale de la Francophonie.

En conclusion, les deux ministres ont réaffirmé leur engagement à poursuivre les consultations régulières dans les forums régionaux et internationaux et à se soutenir mutuellement pour les candidatures aux postes de responsabilité au sein des organisations régionales et internationales.

(D’après TAP)

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Le conseil des ministres examine le projet de loi sur le plan de développement 2026-2030

L’examen du projet de loi relatif à l’adoption du plan de développement 2026-2030 a été au centre d’un conseil des ministres, tenue lundi 15 juin 2026, au Palais du Gouvernement à la Kasbah, sous la présidence de la Cheffe du gouvernement Sarra Zaafrani Zenzri.

 Cette réunion du conseil des ministres, tenue sur instructions du président de la République, Kaïs Saïed, a été consacrée également à l’approbation de plusieurs projets de loi et décrets réglementaires, dont le principal concerne l’approbation du Plan de développement 2026-2030, selon un communiqué publié par la Présidence du gouvernement.

 La Cheffe du gouvernement a souligné que le plan de développement pour la période 2026-2030 marque un tournant national décisif, rompant avec les politiques précédentes qui ont engendré des dysfonctionnements socio-économiques, environnementaux et institutionnels.

Ce plan de développement définit les contours de la prochaine étape en fonction des choix nationaux de l’État, garantissant ainsi une répartition équilibrée et équitable des richesses entre tous les Tunisiens, conformément aux orientations du président de la République, Kaïs Saïed.

Elle a rappelé que ce projet de  plan de développement 2026-2030 a fait l’objet d’un suivi rigoureux et continu de la part du Chef de l’Etat, tout au long de différentes étapes de son élaboration, rappelant qu’il s’agit, pour la première fois en Tunisie, d’une approche ascendante, partant du niveau local vers le niveau  régional, puis au niveau des districts, pour aboutir au plan national.

Ainsi, les rapports élaborés par les conseils locaux, régionaux et des districts ont été synthétisés, en harmonie avec la politique sociale et économique de l’État dans le cadre de l’unité de l’Etat.

L’objectif, a-t-elle dit, est d’instaurer un nouveau modèle de développement garantissant la justice sociale et un développement inclusif, juste et équilibré, conformément à la vision du Président de la République, et en réponse aux aspirations et aux attentes légitimes des citoyens.

La cheffe du gouvernement a souligné que le Plan de développement 2026-2030 consacre la dimension sociale comme un choix stratégique constant de l’État.

Il vise à réaliser une intégration économique et sociale globale et équitable, garantissant l’équilibre entre les régions et les districts, ainsi, que la mise en place des fondements d’une économie forte, résiliente et capable de faire face en dépit des changements géopolitiques ascendantes et aux mutations profondes que connaît le monde.

Le projet de loi relatif au Plan a été examiné, lors de ce conseil. Le document du Plan de développement est composé de trois parties principales à savoir : les orientations générales et les objectifs de développement, le développement territorial et les politiques de développement.

Les rapports des conseils élus ont mis en évidence un ensemble de défis structurels accumulés ainsi que des disparités entre les indicateurs de développement des différentes régions, dans un contexte mondial marqué par des mutations géostratégiques multidimensionnelles liées à l’accélération du progrès technologique, à l’intensification de la concurrence, à la volatilité des prix de l’énergie, des denrées alimentaires et des matières premières, ainsi qu’aux transformations des marchés du travail.

Ces évolutions ont exigé l’adoption de choix stratégiques fondés sur des orientations capables de transformer les défis en opportunités, afin de garantir une plus grande équité du développement, d’intégrer l’ensemble des catégories sociales et des régions dans le cycle économique, de moderniser la structure de l’économie et de renforcer sa résilience.

Partant de ces défis, le Plan de développement 2026-2030 prévoit une série de réformes et de programmes d’investissement reposant sur de grandes orientations visant à assurer la cohérence des politiques de développement, à renforcer l’équilibre entre les exigences de la croissance économique et celles de la justice sociale et territoriale, tout en consolidant la dimension sociale comme choix stratégique permanent de l’État.

Parmi les principales orientations du Plan figurent :

– Garantir un développement social juste et inclusif à travers la réduction des taux de pauvreté et de vulnérabilité, le renforcement des systèmes de protection sociale et l’égalité des chances dans l’accès à l’éducation, à la santé, à l’emploi et à un logement décent.

-Réaliser un développement territorial équilibré ainsi qu’une intégration économique et sociale globale et équitable entre les régions, grâce à la réduction des disparités territoriales et au renforcement de l’attractivité des régions.

Renforcement du tissu économique et développement des infrastructures grâce à l’appui aux secteurs à forte valeur ajoutée, à la promotion de l’innovation et de la recherche, à la stimulation de l’investissement, ainsi qu’au développement et à la construction de ports, de routes et d’autres infrastructures de base.

Réalisation de la sécurité alimentaire, hydrique et énergétique, et préservation d’un environnement sain à travers la bonne exploitation et la durabilité des ressources en eau, le renforcement de l’indépendance énergétique, la réduction de la pollution, la préservation de l’environnement et de la biodiversité, ainsi que la promotion des filières agricoles.

Modernisation du cadre institutionnel et consécration de l’efficacité du service public par l’amélioration des performances de l’administration, le développement du cadre législatif et réglementaire, et la réforme des structures et des entreprises publiques.

Afin d’assurer la concrétisation des objectifd du plan et de tenir compte des évolutions futures, le texte prévoit la mise en place d’un mécanisme périodique de suivi et d’évaluation pour la mise en œuvre des politiques, programmes et projets de développement, à travers l’élaboration d’un rapport annuel dans le cadre du budget économique et d’un rapport d’évaluation à mi-parcours sur l’exécution du plan.

Le Conseil des ministres a également été l’occasion de discuter de plusieurs autres projets de lois et décrets réglementaires inscrits à l’ordre du jour, avant de délibérer sur l’ensemble des textes soumis, notamment, le projet de loi portant approbation du plan de développementr 2026/2030.

(D’après TAP)

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Laurentiu Reghecampf nommé officiellement à la tête de l’Espérance de Tunis

L’Espérance de Tunis a annoncé lundi la nomination de l’entraîneur roumain Laurentiu Reghecampf à la tête de son équipe première de football.

Le club Sang et Or a indiqué, sur sa page officielle, avoir finalisé l’ensemble des procédures liées à la signature du technicien de 50 ans, sans préciser la durée de son contrat.

Reghecampf effectue ainsi son retour sur le banc de l’Espérance, qu’il avait déjà dirigée lors de la saison 2024-2025.

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La Fondation Fidaa accueille 21 pèlerins issus de familles de martyrs

Des responsables de la Fondation Fidaa, accompagnés de représentants des corps sécuritaires et militaires, ont accueilli, dimanche, à l’aéroport de Tunis-Carthage, 21 pèlerins issus des familles des martyrs de la Révolution et des victimes des attaques terroristes, parmi les militaires et les différents corps sécuritaires.

Dans un communiqué publié lundi, la Fondation Fidaa a indiqué avoir assuré un accompagnement continu des pèlerins, depuis les préparatifs du voyage vers les Lieux saints jusqu’à leur retour, en veillant aux conditions de séjour et au bon déroulement des rites du pèlerinage dans les meilleures conditions.

De leur côté, les pèlerins ont exprimé leur profonde reconnaissance envers la Fondation Fidaa, saluant les efforts déployés et le suivi constant dont ils ont bénéficié tout au long du pèlerinage. Ils ont notamment mis en avant la prise en charge de leurs besoins à chaque étape du voyage ainsi que les conditions ayant permis leur retour au pays en toute sécurité.

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Impôt sur la fortune : dispositif, champ d’application et exonérations

La Direction générale des études et de la législation fiscales (DGELF) a publié une note commune apportant des précisions sur les modalités d’application de l’impôt sur la fortune, institué par les dispositions de l’article 88 de la loi n°2025-17 du 12 décembre 2025 portant loi de finances pour l’année 2026.
Cette note précise les personnes assujetties à cet impôt, les biens entrant dans son champ d’application, ainsi que les exonérations prévues.

«L’impôt sur la fortune s’applique à la fortune nette lorsque sa valeur est égale ou supérieure à 3 millions de dinars. Il est liquidé au taux de 0,5 lorsque la valeur de la fortune est comprise entre 3 et 5 millions de dinars, et au taux de 1% lorsqu’elle dépasse 5 millions de dinars», rappelle le document.
Sur le plan procédural, la note indique que la déclaration de l’impôt sur la fortune doit être déposée au plus tard à la fin du mois de juin de chaque année, selon un modèle établi par l’administration fiscale. La déclaration ainsi que le paiement des montants dus peuvent être effectués par voie électronique, au moyen de plateformes sécurisées.
«L’impôt est exigible dès lors que la valeur du patrimoine atteint ou dépasse 3 millions de dinars au 1er janvier 2026», précise la DGELF.

Règles de déclaration des biens des enfants mineurs et majeurs à charge
S’agissant des personnes concernées par l’impôt sur la fortune, la note commune précise que cette taxe s’applique aux personnes physiques dont la valeur totale des actifs nets détenus au 1er janvier 2026 est égale ou supérieure à 3 millions de dinars.
«Chaque contribuable est tenu d’intégrer dans sa déclaration annuelle les biens appartenant à ses enfants mineurs sous leur tutelle. En revanche, les biens détenus par les enfants majeurs, même lorsqu’ils demeurent sous la gestion ou la disposition de leurs parents, ne sont pas pris en compte dans le patrimoine imposable. Ils doivent faire l’objet d’une déclaration distincte par chaque enfant majeur, à hauteur des biens lui appartenant», explique le document.
La note précise également que, lorsque des biens sont détenus en indivision ou dans le cadre d’une copropriété, chaque contribuable doit déclarer, dans le formulaire dédié à l’impôt sur la fortune, la quote-part ou les droits réels immobiliers lui revenant au titre de ces biens. Cette règle s’applique également aux biens mobiliers lorsque leur propriété est partagée entre plusieurs personnes.

Les biens soumis à l’impôt sur la fortune
S’agissant en premier lieu des biens immobiliers, la note indique qu’ils englobent l’ensemble des immeubles, ainsi que les droits réels immobiliers tels que définis par le Code des droits réels.
Dans cette perspective, la notion d’immeuble est entendue dans son acception la plus large. Elle recouvre ainsi aussi bien les biens bâtis, tels que les appartements, maisons, bureaux ou locaux professionnels, que les immeubles en cours de construction. Elle inclut également les terrains non bâtis, notamment les terrains nus et les espaces verts. Par ailleurs, les droits réels portant sur ces biens sont également intégrés dans l’assiette de l’impôt.
La note apporte également des précisions importantes concernant les biens mobiliers, qu’elle distingue en deux catégories principales.
D’une part, elle vise les biens meubles par nature, définis par l’article 14 du Code des droits réels comme l’ensemble des corps qui peuvent se transporter d’un lieu à un autre, soit par eux-mêmes, soit par l’effet d’une force étrangère.
D’autre part, elle inclut les biens meubles par détermination de la loi, visés à l’article 15 du même code, à savoir les créances, les droits réels et les actions portant sur des meubles, ainsi que les parts sociales, les actions et les obligations émises par toute société, même lorsqu’elle est propriétaire d’immeubles.

Les biens exonérés de l’impôt sur la fortune
En contrepartie, la note commune précise que plusieurs catégories de biens sont exclues de l’assiette de l’impôt sur la fortune.
En premier lieu, le logement principal du contribuable bénéficie d’une exonération totale, indépendamment de sa valeur ou de sa superficie. Cette exonération constitue ainsi un élément central du dispositif.
Dans le même esprit, sont également exonérés les biens affectés à un usage professionnel, qu’il s’agisse de biens immobiliers, mobiliers ou de titres, sous réserve qu’ils soient inscrits à l’actif du bilan ou rattachés à l’activité professionnelle déclarée. Sont notamment concernés les immeubles utilisés dans le cadre d’une activité professionnelle, artisanale, industrielle, commerciale ou agricole, ainsi que les terres agricoles exploitées directement, à condition que les revenus correspondants soient déclarés. En revanche, les biens immobiliers donnés en location ne bénéficient de l’exonération que si les revenus fonciers sont déclarés.
Par ailleurs, cette exonération s’étend également aux biens mobiliers professionnels, notamment les équipements, matériels, outils, animaux et autres biens corporels utilisés dans le cadre de l’activité.
Dans la continuité de ce dispositif, les participations et titres sont également exonérés lorsqu’ils sont liés à une activité professionnelle, notamment en cas de détention d’au moins 50% du capital dans les sociétés par actions ou les sociétés à responsabilité limitée (SARL), y compris lorsque ces participations sont détenues par les enfants mineurs à charge.
Par ailleurs, certaines formes d’épargne et de placements financiers sont expressément exclues de l’impôt sur la fortune, notamment les comptes d’épargne sous toutes leurs formes, les comptes d’épargne en actions, les comptes d’épargne pour l’investissement, ainsi que les contrats d’assurance-vie.
S’agissant des véhicules, seuls les véhicules non utilitaires d’une puissance fiscale supérieure à douze chevaux sont pris en compte dans l’assiette de l’impôt. En revanche, ceux affectés à un usage professionnel et inscrits à l’actif du bilan du contribuable demeurent exonérés.

Nouha MAINSI

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Les ventes de voitures électriques patinent : on met la charrue avant les bœufs 

La part des voitures électriques sur le marché automobile tunisien reste très marginale. Les ventes de ces voitures sobres en carbone se sont limitées à environ 540 unités en 2025 sur un total de plus de 93.000 voitures écoulées, selon les données de la Chambre nationale des concessionnaires automobiles. Un léger mieux a été enregistré durant les quatre premiers mois de 2026, avec 1.100 véhicules commercialisés. Les projections les plus optimistes des concessionnaires s’accordent à dire que plus de 2.000 voitures électriques devraient être vendues d’ici la fin de l’année 2026.

Même à ce rythme, ce segment du marché automobile demeurera cantonné au rang de curiosité technologique ou de privilège exclusif pour une élite ultra aisée. L’objectif de 50.000 véhicules électriques vendus par an en 2030, fixé par les autorités, reste difficile à atteindre alors que le secteur des transports représente environ 30% de la consommation finale d’énergie du pays et plus d’un quart de ses émissions de gaz à effet de serre. Un coup d’accélérateur a été pourtant donné par l’État pour stimuler les ventes des véhicules électriques. Un arsenal de mesures incitatives a été déployé de manière agressive par l’État à travers les récentes lois de finances. Afin de réduire la dépendance énergétique du pays et de diminuer le déficit de la balance commerciale, lourdement grevée par la subvention aux carburants fossiles, les autorités ont drastiquement sabré dans la fiscalité. Aujourd’hui, les droits de douane sur les véhicules électriques sont fixés à 0%, la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) a été ramenée à un taux préférentiel de 7% contre 19 % auparavant. Les frais d’immatriculation, ainsi que la taxe de circulation (vignette) ont été, quant à eux, réduits de 50%. Ce coup de pouce fiscal vise à rendre l’acquisition d’un véhicule propre particulièrement compétitive face aux motorisations thermiques traditionnelles et à inciter les entreprises et les particuliers à franchir le pas. Mais il y a loin de la coupe aux lèvres, car les prix des véhicules électriques restent globalement prohibitifs, même si certains constructeurs chinois s’efforcent de casser les prix avec des modèles plus ou moins abordables.
Outre le coût d’acquisition initial élevé, les experts du marché automobile et les observateurs de la transition énergétique estiment que la Tunisie est en train de mettre la charrue avant les bœufs. Promouvoir activement la commercialisation de masse de véhicules de haute technologie sans avoir préalablement développé l’écosystème périphérique constitue un risque industriel, logistique, commercial et environnemental de taille.
Trois angles morts majeurs obscurcissent aujourd’hui le tableau de l’électromobilité sous nos cieux. D’abord, le réseau national de bornes demeure embryonnaire et profondément inégalitaire. La grande majorité des stations fonctionnelles se concentre dans le Grand Tunis et les grandes villes situées sur le littoral. Pour un conducteur tunisien, s’aventurer vers les régions de l’intérieur ou le Sud du pays au volant d’une voiture électrique relève encore d’une véritable gageure. Le manque de bornes de recharge rapides (courant continu) sur les axes autoroutiers majeurs paralyse l’essor d’une mobilité sereine au-delà des trajets pendulaires quotidiens.

Rectifier le tir
Le deuxième frein qui empêche les ventes des véhicules électriques à passer à la vitesse supérieure est l’absence d’un service après-vente et le déficit de compétences spécialisées dans la maintenance. Passer du moteur thermique au bloc électrique exige une transformation radicale des compétences. La mécanique traditionnelle cède ici la place à la mécatronique de haute tension, à la gestion électronique avancée et à la manipulation de systèmes de stockage d’énergie complexes. Actuellement, en dehors des ateliers officiels de quelques concessionnaires pionniers, les mécaniciens indépendants et les centres d’entretien de quartier sont totalement dépourvus des formations et des outillages de sécurité requis. En cas de panne complexe ou de sinistre sur le circuit électrique du véhicule, le consommateur se retrouve face à un vide technique inquiétant.
Le dernier angle mort concerne l’absence d’une filière de recyclage des batteries. Une batterie au lithium-ion a une durée de vie utile estimée entre sept et dix ans. Or, il n’existe actuellement aucun projet dédié au traitement des tonnes de déchets chimiques hautement toxiques que ces batteries généreront demain. Sans un protocole rigoureux de collecte, de démantèlement et de traitement industriel, l’argument écologique de la voiture électrique s’effondrera face à une crise de gestion des déchets dangereux.
Pour libérer le potentiel du marché des voitures électriques, la Tunisie doit impérativement remettre de façon ordonnée, les bœufs avant la charrue en actionnant des leviers concrets. Sur le plan des infrastructures, il est urgent d’accélérer les partenariats public-privé (PPP) pour inciter les grandes stations-services privées, les centres commerciaux et les parkings publics à installer des bornes de recharge rapide. Ces bornes devraient idéalement être adossées à des installations photovoltaïques locales pour garantir que l’énergie injectée soit réellement propre et n’alourdisse pas le bilan carbone de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG).
En matière de formation, le ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle gagnerait à concevoir dès aujourd’hui des cursus spécialisés en maintenance des véhicules électriques. Des programmes de reconversion professionnelle pour les garagistes traditionnels permettraient de créer un réseau de proximité sécurisé et compétitif.
Enfin, sur le volet environnemental, les autorités doivent anticiper la législation sur la Responsabilité Élargie du Producteur (REP). Ce cadre juridique obligerait les importateurs à prendre en charge le rapatriement ou le recyclage certifié des batteries usagées auprès de filières internationales spécialisées, en attendant la mise en place d’unités de recyclages locales.

Walid KHEFIFI

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