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Ministère de l’Éducation : publication du calendrier des épreuves des trois trimestres du primaire

e ministère de l’Éducation a publié ce jeudi le calendrier des épreuves trimestrielles du primaire pour l’année scolaire 2026/2027, fixant les dates des évaluations continues, des épreuves écrites et de leur correction, ainsi que celles de la publication des notes, de la distribution des bulletins scolaires et de la tenue des conseils de classe.

Le premier trimestre comprend une évaluation continue des élèves du primaire, de la première à la sixième année, portant sur les activités orales et pratiques, du 2 au 21 novembre 2026, parallèlement au déroulement normal des cours.

Les épreuves d’évaluation écrites porteront sur les différentes matières et activités prévues dans les programmes officiels et se dérouleront du 23 novembre au 5 décembre 2026, parallèlement au déroulement normal des cours.

Les enseignants consacreront la période du 7 au 12 décembre 2026 à la correction des épreuves en une seule journée et à leur remise aux élèves, tout en menant à bien les activités de soutien et de rattrapage pendant le reste de cette période.

Quant au deuxième trimestre, l’évaluation continue se poursuivra dans le cadre des activités orales et pratiques du 28 décembre 2026 au 20 février 2027, parallèlement aux cours.

Les épreuves d’évaluation écrites dans les différentes matières et activités prévues par les programmes officiels se dérouleront du 22 février au 6 mars 2027 parallèlement aux cours.

En ce qui concerne le troisième trimestre, l’évaluation continue des activités orales et pratiques s’étend du 29 mars au 22 mai 2027, parallèlement au déroulement normal des cours.

Les épreuves d’évaluation écrites portant sur les différentes matières et activités prévues dans les programmes officiels se dérouleront du 24 au 29 mai 2027, marquant l’arrêt des cours.

 

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New York : Nafti s’entretient avec le SG adjoint de l’ONU chargé de l’Alliance des civilisations

Le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, s’est entretenu mercredi, à New York, avec le secrétaire général adjoint des Nations Unies et haut-représentant pour l’Alliance des civilisations de l’ONU, Miguel Ángel Moratinos.

Cette rencontre intervient en marge de la participation de la Tunisie aux travaux de la 81e session de l’Assemblée Générale de l’ONU, à New York.

Selon un communiqué publié jeudi par le ministère des Affaires étrangères, le ministre a salué les efforts déployés par le haut-représentant onusien pour la promotion du dialogue entre les civilisations, la compréhension mutuelle et la coexistence pacifique, dans un contexte international marqué par l’escalade des conflits, l’intolérance et la recrudescence des discours de la haine, y compris dans l’espace numérique.

De son côté, le responsable onusien s’est félicité du déroulement de la Conférence internationale, organisée en novembre 2025, à Tunis, sur « le renforcement du rôle de l’Alliance des civilisations des Nations unies dans le soutien à la paix et à la sécurité internationales », qui a constitué une occasion de réaffirmer l’attachement de la Tunisie au dialogue entre les civilisations et les cultures face aux défis qui menacent la paix et la sécurité.

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Ministère de l’Emploi : signature d’un accord pour renforcer la formation, l’employabilité et l’entrepreneuriat

Un accord de coopération spécifique a été signé hier, mercredi, au siège du ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle entre l’Agence tunisienne de la formation professionnelle, l’Agence nationale pour l’emploi et le travail indépendant (ANETI) et l’Association tunisienne pour la gestion et la stabilité sociale (TAMSS), dans le cadre de la mise en œuvre du projet visant à consolider la formation en double cursus (double diplome), à renforcer l’employabilité et à moderniser le système national d’insertion professionnelle, réalisé en collaboration avec la principauté de Monaco.

Selon un communiqué publié par le ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle, cet accord vise notamment à contribuer à la mise en œuvre des priorités nationales dans les domaines de la formation professionnelle, de l’emploi et de l’entrepreneuriat, en améliorant l’employabilité des demandeurs d’emploi et en renforçant l’adéquation entre les offres de formation professionnelle et les besoins du marché du travail.

À cette occasion, le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Riadh Chaoud, a souligné l’importance d’inscrire tous les projets et programmes mis en œuvre dans le cadre des programmes de coopération internationale, dans les orientations de l’État en matière de formation et de qualification des ressources humaines afin de parvenir à l’intégration sociale et économique, en mettant l’accent sur les axes de la gouvernance, de l’évaluation et de la mesure de l’impact.

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Nabeul : recul de la récolte des figues de barbarie

La récolte des figues de Barbarie inerme (sans épine) dans la délégation de Bou Argoub (gouvernorat de Nabeul) ne devrait pas dépasser, cette année, 1500 tonnes contre une production de 8 mille tonnes en 2025, a indiqué à l’Agence TAP, Sami Houidi, président de l’Union locale de l’agriculture.

Il a souligné que cette baisse est causée par la propagation de la cochenille, notamment, dans les localités de Khrabsha, Borj Hefaidh, Bou Sham et Béni Wael, ajoutant que la superficie consacrée à la culture de la figue de barbarie lisse est passée de 900 à 200 ha.

La même source a rappelé que la filière de figues de barbarie lisse, qui compte 5 mille ouvriers, réalise un volume d’exportation annuel de 800 tonnes, évoquant le risque de perte de cette culture en raison de la prolifération de la cochenille dans les zones de production.

A noter que la région d

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Automédication : quand le remède peut devenir pire que le mal 

Prise d’anti-inflammatoires à la moindre douleur, usage détourné de corticoïdes, surconsommation de paracétamol, antibiotiques pour des infections virales, tisanes traditionnelles toxiques… Le recours aux médicaments sans prescription est devenu la norme pour une majorité de Tunisiens. Chaque jour, des milliers de citoyens franchissent la porte d’une pharmacie ou ouvrent l’armoire à pharmacie familiale pour y puiser un traitement de leur propre initiative.

 Près de 61% des Tunisiens achètent leurs médicaments directement en pharmacie sans prescription médicale préalable, selon une enquête de l’Institut National de la Consommation (INC). Une étude régionale menée dans le gouvernorat de Béjà a également révélé que 96% d’un échantillon de patients atteints de maladies cardiovasculaires pratiquent l’automédication, avec une prise d’antibiotiques dans 56,9% des cas.

Le coût global annuel du marché de l’automédication en Tunisie est évalué à environ 730 millions de dinars. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a, quant à elle, souligné récemment que 40% des dépenses de santé globales en Tunisie sont directement financées de la poche des ménages (Out-of-Pocket), notamment pour l’achat direct de médicaments. 

Favorisé par le coût perçu des consultations médicales, l’engorgement des structures de santé publiques et la facilité d’accès aux officines de quartier, ce comportement est perçu à tort comme une alternative inoffensive et économique. Pourtant, le médicament n’est pas une marchandise ordinaire. Derrière la promesse d’un soulagement immédiat se cache une réalité médicale complexe, car toute substance pharmacologiquement active possède un profil d’effets indésirables, de contre-indications et de toxicités potentielles.

La fausse sécurité des médicaments en vente libre

L’une des idées reçues les plus tenaces consiste à croire qu’un médicament disponible sans ordonnance est totalement sans danger. L’exemple du paracétamol, pilier incontournable de la pharmacie familiale, illustre parfaitement ce piège. Largement utilisé contre la fièvre et les douleurs du quotidien, le paracétamol est un produit très sûr lorsqu’il est consommé aux doses recommandées. En revanche, en cas de surdosage -parfois involontaire lorsque le patient cumule plusieurs spécialités commerciales contenant la même molécule sans le savoir-, il devient extrêmement toxique pour le foie, pouvant entraîner des lésions hépatiques irréversibles, voire mortelles. Il en va de même pour les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) tels que l’ibuprofène ou l’acide méfénamique. Très prisés pour calmer une rage de dents, un mal de dos ou une douleur articulaire, ces médicaments pris de manière incontrôlée peuvent provoquer de graves ulcères gastriques, des hémorragies digestives ou une détérioration brutale de la fonction rénale. De plus, pris lors d’une infection bactérienne non identifiée, les anti-inflammatoires peuvent masquer les signes d’aggravation et favoriser la propagation de l’infection dans l’organisme, avec des conséquences parfois très dramatiques. 

L’un des dangers les plus pernicieux de l’automédication réside dans l’affaiblissement ou la disparition temporaire des symptômes. En étouffant la douleur, la toux ou la fièvre sans en traiter la cause profonde, le patient s’accorde une fausse sensation de guérison. Ce répit artificiel peut retarder de plusieurs jours, voire de plusieurs semaines, le diagnostic d’une pathologie sous-jacente grave : infection profonde, trouble cardiaque, affection métabolique ou lésion tumorale. Lorsque le malade finit par consulter un médecin en raison de la réapparition ou de l’aggravation de ses souffrances, la maladie a parfois évolué vers un stade avancé, compliquant considérablement la prise en charge du patient et les chances de guérison.

Une extension abusive aux médicaments sous prescription

Sous nos latitudes, l’automédication ne se limite malheureusement pas aux antalgiques ou aux sirops légers. Elle dérive très fréquemment vers la réutilisation d’anciennes ordonnances ou l’achat direct de produits soumis en principe à une prescription stricte. C’est notamment le cas des antibiotiques, consommés de manière anarchique dès l’apparition d’un état grippal ou d’un mal de gorge. Destinés exclusivement à combattre les infections bactériennes, les antibiotiques n’ont aucune efficacité contre les virus responsables de la grippe ou d’un rhume banal. 

L’ingestion inappropriée de ces traitements expose le patient à des effets secondaires immédiats : troubles digestifs (nausées, diarrhées, douleurs abdominales), réactions allergiques parfois sévères (éruptions cutanées, difficultés respiratoires, chocs anaphylactiques) et interactions dangereuses avec d’autres traitements. À long terme, cette surconsommation incontrôlée alimente le phénomène mondial de la résistance bactérienne, rendant les antibiotiques inefficaces lorsque le patient en aura réellement besoin.

La Tunisie occupe d’ailleurs le 12e rang mondial en matière de consommation d’antibiotiques, selon une étude publiée fin 2025 par la revue scientifique Our World in Data en collaboration avec One Health Trust, un cabinet de recherche spécialisé dans la lutte contre les maladies infectieuses et la résistance aux médicaments.

Les Tunisiens consomment en moyenne 28 doses quotidiennes pour chaque 1.000 habitants, soit une quantité beaucoup plus élevée que la moyenne mondiale de 18 doses quotidiennes.

Dans le monde arabe, les Tunisiens ne sont ainsi devancés que par les Égyptiens (50 doses quotidiennes pour 1.000 habitants).

 

Interactions médicamenteuses et risques d’accoutumance

Pour les personnes souffrant de maladies chroniques (hypertension artérielle, diabète, insuffisance rénale ou cardiaque), l’automédication s’apparente à un véritable jeu de roulette russe. La prise spontanée d’un simple décongestionnant nasal à base de vasoconstricteurs peut provoquer des poussées hypertensives graves. De même, l’association de certains antalgiques ou anti-acides avec des traitements anticoagulants ou antidiabétiques peut annuler leur effet thérapeutique ou, au contraire, en démultiplier la toxicité.

Par ailleurs, le recours chronique à certains médicaments en vente libre ou détournés de leur usage comme les laxatifs, les sprays nasaux, les antihistaminiques sédatifs ou les anxiolytiques crée un phénomène d’accoutumance et de dépendance physique et psychologique, installant le patient dans un cercle vicieux dont il est difficile de sortir sans accompagnement médical.

Face à ce défi de santé publique, la réponse ne réside pas dans l’interdiction absolue ou la culpabilisation du patient, mais dans la sensibilisation et la responsabilisation de tous les acteurs. Le citoyen doit réapprendre à considérer le médicament pour ce qu’il est : un produit de santé puissant qui nécessite le respect strict des doses, des durées et des indications.

Le pharmacien, premier professionnel de santé de proximité, joue à ce titre un rôle déterminant de verrou sécuritaire. En renforçant son devoir de conseil, en refusant la délivrance injustifiée de médicaments à risque et en orientant systématiquement vers une consultation médicale au moindre doute, il constitue le meilleur rempart contre les dérives de l’automédication. 

Walid KHEFIFI

 

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Saïed appelle à faire de l’État social une réalité concrète

Le président de la République, Kais Saïed, a reçu, mercredi, 23 septembre courant, au palais de Carthage, la cheffe du gouvernement Sarra Zaafrani Zenzri et le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Fethi Zouhair Nouri, selon un communiqué de la présidence.

Lors de cette réunion, le chef de l’État a rappelé le rôle de la BCT dans le soutien à l’économie nationale et la recherche des équilibres financiers, soulignant que le devoir national exige   l’instauration de la justice, un préalable nécessaire et indispensable à la création et de la distribution équitable de la richesse.

Il a précisé que les banques publiques ont vocation à appuyer les efforts de l’État, tandis que toutes les banques doivent faciliter l’accès au crédit et se conformer aux circulaires émises par la Banque centrale.

Le chef de l’Etat a rappelé la disposition constitutionnelle garantissant la coexistence et la complémentarité des secteurs public et privé sur la base de la justice sociale, ajoutant que « l’État social doit être une réalité vécue par le citoyen dans les différentes régions du pays et pas un simple slogan constitutionnel ».

Evoquant le dossier de la flambée des prix, le président Saïed a plaidé pour une rationalisation des importations et une lutte sans merci contre la corruption.

Il a dans ce contexte souligné que ce phénomène ne se réduit pas à la malversation mais plutôt englobe d’autres formes telles que la fraude, l’entrave à la marche des services publics et le mauvais traitement infligé aux usagers de l’administration, autant de phénomènes « auxquels il faut mettre rapidement et définitivement fin ».

Le président de la République a par ailleurs affirmé que ces pratiques visent à « faire avorter le processus révolutionnaire du peuple », assurant que ces manœuvres, aussi planifiées soient-elles, sont vouées à l’échec cuisant « tant que les citoyens demeurent conscients de ces visées ».

S’adressant aux tenants d’un retour à l’ordre d’avant le 17 décembre, qui ne cessent de faire croire que la réalisation des aspirations populaires n’est que pure illusion, le chef de l’Etat a répliqué : « Un peuple qui a payé le prix du sang pour se libérer ne sera plus jamais découragé, quelle que soit la source de ces manœuvres. »

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Kaïs Saïed reçoit l’ambassadeur suisse à l’occasion de la fin de sa mission en Tunisie

Le président de la République, Kais Saïed, a reçu, mercredi, 23 septembre courant, au palais de Carthage, l’ambassadeur de la Confédération suisse en Tunisie, Josef Renggli.

Selon un communiqué de la présidence de la République, le diplomate helvétique a effectué une visite d’adieu auprès du chef de l’Etat à l’occasion de la fin de sa mission dans notre pays.

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Pluies et inondations : jusqu’à quand les mêmes défaillances ?

La saison des intempéries commence à peine et, avec elle, revient une inquiétude devenue presque habituelle : combien de temps faudra-t-il cette année pour que les premières pluies transforment certaines rues en torrents ? En Tunisie, il n’est désormais plus nécessaire qu’un épisode pluvieux exceptionnel dure plusieurs heures pour provoquer des perturbations importantes. Parfois, quinze ou vingt minutes de pluie soutenue suffisent pour que l’eau s’accumule, que la circulation devienne difficile, que des voitures se retrouvent bloquées et que des habitations ou des commerces commencent à craindre le pire.

Le phénomène n’est ni nouveau ni limité aux quartiers les plus fragiles. Même dans des zones résidentielles considérées comme bien entretenues, dotées de routes relativement récentes et où les prix de l’immobilier sont parfois élevés, les mêmes images reviennent : chaussées transformées en bassins, trottoirs impraticables, avaloirs incapables d’absorber l’eau et automobilistes cherchant désespérément un passage. Si de telles situations se produisent dans les quartiers supposés les mieux équipés, que dire alors des quartiers populaires, des zones périphériques ou des secteurs où les infrastructures sont anciennes, insuffisantes ou mal entretenues ?

La pluie ne peut plus tout expliquer

Pendant longtemps, chaque épisode d’inondation a été accompagné de la même explication : des précipitations importantes seraient tombées en très peu de temps. Il est évident que l’intensité de la pluie joue un rôle majeur et que certains épisodes météorologiques peuvent dépasser les capacités normales des réseaux d’évacuation. Le changement climatique complique également la situation, avec des phénomènes qui peuvent devenir plus brutaux et plus difficiles à anticiper. Mais cette explication ne peut pas suffire lorsque le problème se répète année après année et parfois aux mêmes endroits. Une pluie automnale n’est pas un événement imprévisible en Tunisie. Elle appartient au cycle normal des saisons. Les épisodes intenses non plus ne peuvent plus être considérés comme totalement exceptionnels lorsqu’ils se reproduisent régulièrement. La question est donc simple : pourquoi, après tant d’années, suffit-il encore de quelques dizaines de minutes de pluie pour que certains axes deviennent pratiquement impraticables ?

Les causes sont multiples. Elles concernent la capacité des réseaux d’évacuation des eaux pluviales, leur vieillissement, leur entretien, mais également l’urbanisation rapide de certaines zones. Plus une ville se couvre de béton, de routes, de parkings et de constructions, moins les sols peuvent absorber naturellement l’eau. Celle-ci ruisselle alors beaucoup plus rapidement et se concentre vers des réseaux qui n’ont pas toujours été dimensionnés pour recevoir de tels volumes. À cela s’ajoute un problème beaucoup plus visible, celui des avaloirs obstrués par les déchets, la terre, les feuilles ou différents débris. Il suffit parfois d’observer une rue pendant une forte pluie pour constater que l’eau passe au-dessus d’un avaloir sans pouvoir y pénétrer correctement. Le problème n’est donc pas seulement de construire de nouvelles infrastructures, encore faut-il entretenir régulièrement celles qui existent.

Des conséquences qui dépassent largement les embouteillages

Réduire les inondations urbaines à quelques heures de circulation difficile serait une erreur. Pour certains habitants, chaque épisode pluvieux devient une véritable source d’angoisse. Ceux qui vivent dans des logements situés en contrebas, au rez-de-chaussée ou dans des zones régulièrement touchées savent qu’une forte pluie peut signifier une maison envahie par l’eau, des meubles endommagés, un véhicule détérioré et parfois des pertes financières considérables. Les commerçants ne sont pas davantage épargnés. Quelques centimètres d’eau peuvent suffire à endommager des marchandises, des équipements ou des installations électriques. Quant aux automobilistes, ils se retrouvent parfois confrontés à une décision dangereuse : traverser une zone inondée sans connaître la profondeur de l’eau ou rebrousser chemin dans une circulation déjà paralysée.

Il existe aussi une profonde inégalité face aux intempéries. Dans les quartiers disposant de davantage de moyens et d’infrastructures, les dégâts peuvent parfois être limités ou réparés rapidement. Dans les zones plus vulnérables, une inondation peut avoir des conséquences beaucoup plus lourdes pour des familles qui n’ont pas nécessairement les moyens de remplacer des équipements, de réparer leur logement ou leur voiture. C’est précisément pour cette raison que la question des eaux pluviales ne peut plus être traitée uniquement dans l’urgence, lorsque les premières fortes pluies arrivent. Les opérations de curage réalisées à la dernière minute ou après les premières inondations donnent le sentiment d’une gestion saisonnière d’un problème qui, lui, est structurel.

Anticiper au lieu de réparer chaque année

Une ville ne peut évidemment pas être protégée contre toutes les pluies, notamment face à un événement météorologique d’une intensité réellement exceptionnelle. Aucun réseau d’évacuation n’offre une garantie absolue. Mais entre l’impossibilité d’empêcher toutes les inondations et le fait d’accepter que quinze ou vingt minutes de pluie perturbent régulièrement des quartiers entiers, il existe une marge considérable d’action. L’entretien des réseaux doit commencer bien avant les premières pluies. Les points noirs sont généralement connus des habitants comme des autorités locales. Certaines routes sont inondées presque systématiquement. Certains carrefours deviennent impraticables dès que les précipitations s’intensifient. Il devrait donc être possible de cartographier précisément ces zones, d’en identifier les causes et d’intervenir progressivement plutôt que de redécouvrir les mêmes problèmes à chaque automne. Mais il faut également penser à plus long terme. Les infrastructures conçues il y a plusieurs décennies correspondent-elles encore à la densité urbaine actuelle ? Les réseaux peuvent-ils absorber l’eau provenant de quartiers qui se sont considérablement urbanisés ? Les nouveaux projets immobiliers prennent-ils suffisamment en compte l’écoulement des eaux pluviales ? Et surtout, les villes tunisiennes sont-elles préparées à des épisodes de pluie potentiellement plus intenses dans les prochaines années ?

Ces questions deviennent incontournables. Car la pluie, elle, continuera de tomber. On ne peut ni l’empêcher ni lui demander de s’adapter à nos villes. Ce sont donc les villes qui doivent s’adapter. À chaque épisode d’intempéries, les mêmes images circulent, les mêmes habitants protestent et les mêmes interrogations reviennent. Puis le soleil réapparaît, l’eau finit par se retirer et le problème disparaît progressivement du débat jusqu’à la prochaine pluie. C’est précisément ce cycle qu’il faut rompre. Une forte averse peut être un phénomène naturel. Voir, année après année, les mêmes rues se transformer en rivières après quelques minutes de pluie ne devrait plus être considéré comme normal. À l’heure où commence une nouvelle saison d’intempéries, l’enjeu n’est donc plus seulement de savoir où et quand il pleuvra. Il est surtout de savoir si, cette fois, nos villes seront capables d’y faire face.

Leila SELMI

 

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Fonds spoliés : la restitution au cœur de la doctrine de Kaïs Saïed

Par Ahmed NEMLAGHI

De Genève à Tunis, la question des avoirs détournés à l’étranger s’inscrit dans l’une des revendications régulièrement mises en avant par le Président de la République, Kaïs Saïed. La mission tunisienne auprès des Nations unies réaffirme cette orientation, en la reliant à la justice économique, à la souveraineté des États et à la réforme du système financier international.

La récupération des fonds détournés et transférés illégalement à l’étranger constitue un dossier à la fois judiciaire, diplomatique et économique.

Pour la Tunisie, cette question revêt une dimension particulière depuis l’accession de Kaïs Saïed à la présidence de la République. Le Chef de l’État a régulièrement placé la lutte contre la corruption, la responsabilisation des personnes impliquées dans la gestion des deniers publics et la récupération des avoirs spoliés parmi les thèmes de son discours politique.

La déclaration faite à Genève par Ramzi Louati, chargé d’affaires par intérim de la mission permanente de la Tunisie auprès de l’Office des Nations unies, s’inscrit dans cette orientation. Elle ne se limite pas à réclamer la restitution de fonds détenus à l’étranger, elle établit également un lien entre cette restitution, les besoins de développement des pays concernés et les déséquilibres du système financier international.

Pour comprendre la portée de cette position, il convient d’examiner à la fois les ambitions affichées par la présidence tunisienne, les obstacles à la récupération des avoirs et les conditions nécessaires pour transformer une revendication politique en résultats concrets.

Depuis son arrivée à la tête de l’État, Kaïs Saïed a régulièrement présenté la récupération des fonds spoliés comme une question relevant des droits du peuple tunisien. Cette orientation s’est notamment traduite par la création, en octobre 2020, d’une commission spéciale rattachée à la présidence de la République, chargée d’évaluer les démarches engagées et de proposer des mécanismes susceptibles d’accélérer le rapatriement des avoirs détournés à l’étranger.

Cette initiative témoigne de la volonté de placer le dossier au niveau de la présidence et de lui donner une dimension qui dépasse la seule gestion administrative des procédures judiciaires. Le discours présidentiel associe la restitution des fonds à la défense des intérêts collectifs, à la lutte contre l’impunité et à la récupération de ressources considérées comme appartenant à la collectivité nationale.

En août 2026, Kaïs Saïed a de nouveau insisté sur le caractère imprescriptible du droit de l’État à récupérer les fonds du peuple tunisien. Il a également appelé à accélérer l’examen des dossiers de réconciliation pénale, en soulignant que l’objectif devait être le recouvrement des avoirs et des droits légitimes du peuple, plutôt que la vengeance.

Cette continuité dans les déclarations présidentielles permet de considérer la restitution des avoirs comme une priorité durable de son agenda politique. Elle soulève néanmoins une question essentielle : comment passer d’une volonté affirmée au plus haut niveau de l’État à des résultats tangibles sur les plans judiciaire et financier ?

Un dossier qui ne date pas du 25-Juillet

Il importe de rappeler que les démarches tunisiennes visant à récupérer les avoirs détournés à l’étranger ont commencé après la révolution de 2011. La création de la commission présidentielle en 2020 s’inscrit donc dans une succession d’initiatives institutionnelles et judiciaires qui lui sont antérieures.

Les données de l’initiative StAR de la Banque mondiale font état de procédures concernant les avoirs de Zine El Abidine Ben Ali et de ses proches dans plusieurs juridictions, notamment en France et en Suisse. Elles illustrent la complexité et la durée des mécanismes de recouvrement international.

Cette réalité est importante pour éviter une lecture réductrice du dossier. La récupération des fonds ne dépend pas uniquement de la détermination politique du pays demandeur. Elle repose sur des procédures de coopération judiciaire, des décisions de justice, des règles de preuve et des mécanismes de confiscation qui varient d’un pays à l’autre.

La Tunisie a donc intérêt à inscrire ses démarches dans une stratégie coordonnée, associant les institutions judiciaires, les services diplomatiques et les organismes chargés du suivi financier. La mobilisation politique doit s’accompagner d’une expertise technique capable de répondre aux exigences des juridictions étrangères.

À Genève, la mission tunisienne a insisté sur la nécessité d’une coopération plus efficace entre les États concernés. Elle a également appelé les pays détenant les fonds à ne pas utiliser les obstacles procéduraux, judiciaires ou juridiques pour retarder leur restitution.

Cette revendication renvoie à une difficulté structurelle de la récupération des avoirs : les États demandeurs et les États détenteurs ne disposent pas toujours des mêmes priorités, des mêmes procédures ou des mêmes exigences en matière de preuve.

La base de données StAR recense, dans le dossier tunisien en Suisse, plusieurs difficultés liées notamment à l’exécution des demandes d’entraide judiciaire, à la reconnaissance des décisions rendues par défaut et au respect des droits de la défense.

Ces éléments montrent que la récupération des fonds exige une approche juridiquement solide. La défense des intérêts de la Tunisie doit pouvoir s’appuyer sur des dossiers documentés, des demandes précises et un suivi continu auprès des autorités étrangères.

La dénonciation des lenteurs procédurales peut contribuer à attirer l’attention sur le problème. Mais elle doit être complétée par une capacité à répondre aux exigences légales des pays concernés. C’est à cette condition que la pression diplomatique peut se traduire par des avancées concrètes.

Réformer le système financier international

La position tunisienne à Genève ne se limite pas à la récupération des avoirs. Elle comprend également un appel à la réforme du système financier international afin, notamment, d’alléger le poids de la dette qui pèse sur de nombreux pays en développement.

Ce rapprochement entre restitution des fonds et réforme financière repose sur une logique économique : les ressources détournées représentent des moyens qui ne peuvent plus être mobilisés au profit des populations et des politiques de développement.

Le chargé d’affaires Ramzi Louati a souligné que les fonds récupérés pourraient être consacrés à des projets de développement, notamment à la lutte contre la pauvreté, sans accroître le recours à l’endettement.

Cette position rejoint les débats plus larges sur l’accès au financement, les conditions de la dette et les inégalités de capacité entre les économies. Elle permet à la Tunisie de présenter la restitution des avoirs comme une question qui ne relève pas exclusivement des relations bilatérales, mais qui concerne également les principes de justice économique et de coopération internationale.

Il convient cependant de distinguer les deux dossiers. La restitution d’avoirs détournés dépend de procédures judiciaires et de mécanismes de coopération spécifiques. La réforme du système financier international relève, quant à elle, de négociations multilatérales impliquant de nombreux États et institutions. Leur articulation politique est possible, mais leurs mécanismes et leurs délais demeurent différents.

L’un des arguments avancés par la Tunisie consiste à considérer les fonds détournés comme des ressources dont les populations ont été privées. Cette approche met en avant la dimension sociale de la restitution.

Lorsque des avoirs sont effectivement récupérés, leur utilisation soulève toutefois une question supplémentaire : comment garantir qu’ils soient affectés à des objectifs transparents et conformes à l’intérêt public ?

La restitution ne constitue donc pas le terme ultime du processus. Elle doit être suivie d’une gestion rigoureuse des ressources, de mécanismes de contrôle et d’une information accessible sur leur utilisation. La confiance des citoyens dépend également de la capacité des institutions à démontrer que les fonds récupérés contribuent réellement au financement de projets collectifs.

Dans cette perspective, une stratégie tunisienne de récupération pourrait être renforcée par un dispositif public de suivi des dossiers, précisant les procédures engagées, les juridictions concernées et les résultats obtenus, dans le respect des obligations de confidentialité et des exigences judiciaires.

Une telle démarche permettrait de distinguer les avoirs gelés, les sommes faisant l’objet de procédures, les montants effectivement restitués et les ressources dont l’affectation a été décidée. Elle offrirait une lecture plus précise de l’état d’avancement du dossier.

Une diplomatie qui doit produire des résultats

La réaffirmation de la position tunisienne à Genève s’inscrit dans la politique de Kaïs Saïed, qui fait de la récupération des fonds spoliés un objectif récurrent de l’action de l’État. Elle traduit également la volonté de relier cette question aux enjeux de développement et de réforme de la coopération internationale.

Mais la crédibilité de cette politique se mesurera à ses résultats. Les déclarations officielles, les réunions diplomatiques et les appels à la coopération sont nécessaires pour maintenir le dossier à l’ordre du jour. Ils ne suffisent pas à garantir le rapatriement des fonds.

L’expérience des procédures engagées depuis 2011 montre que le processus peut être long et soumis à des obstacles juridiques complexes. La commission spéciale créée en 2020 constitue un mécanisme institutionnel destiné à renforcer le suivi de ce dossier, mais son efficacité doit être appréciée à travers les avancées concrètes qu’elle permet de produire.

L’enjeu consiste ainsi à consolider une stratégie durable, reposant sur la coopération judiciaire, la coordination diplomatique, l’expertise financière et la transparence institutionnelle.

Une priorité qui appelle une efficacité à la hauteur des ambitions

La restitution des fonds spoliés demeure une priorité affichée de Kaïs Saïed depuis son accession à la présidence de la République. La position réaffirmée à Genève confirme la volonté de maintenir cette question au centre de l’action diplomatique tunisienne.

En reliant la récupération des avoirs à la lutte contre la pauvreté, au droit au développement et à la réforme du système financier international, la Tunisie élargit le cadre de sa revendication.

La prochaine étape sera de faire correspondre cette ambition politique à des avancées vérifiables. La récupération des fonds du peuple tunisien ne peut reposer uniquement sur la force des déclarations. Elle exige une mobilisation institutionnelle continue, une coopération internationale effective et des mécanismes de suivi capables de transformer les engagements en résultats.

Le véritable enjeu n’est donc pas seulement de réclamer la restitution des avoirs, mais de réunir les conditions juridiques, diplomatiques et institutionnelles permettant de les récupérer et de les mettre au service du développement national.

 

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Météo : prévisions du jeudi 24 septembre 2026

Le temps sera partiellement nuageux ce jeudi

puis parfois densément nuageux sur les régions côtières avec des pluies éparses, temporairement orageuses et parfois abondantes l’après-midi sur l’extrême Sud, avant de s’étendre localement au Centre au cours de la nuit, selon la prévisions de l’Institut National de la Météorologie (INM).

Le vent soufflera du secteur Nord au Nord et au Centre, et du secteur Est au Sud, relativement fort près des côtes Nord et dans le golfe de Hammamet, et faible à modéré ailleurs.

La mer sera houleuse à agitée dans le Nord et le golfe de Hammamet, et peu agitée dans les autres côtes. Les températures maximales oscilleront généralement entre 28 et 32 degrés, avoisineront 23 degrés sur les hauteurs de l’Ouest, et atteignant 34 degrés dans le Sud- Ouest.

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Retour volontaire : Nafti s’entretient avec la directrice générale de l’OIM

Le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, s’est entretenu mardi, à New York, avec la directrice générale de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), Amy Pope

Les relations de coopération entre la Tunisie et l’OIM ont été au centre de cet entretien tenu en marge de la session de haut niveau de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies, indique un communiqué publié mercredi par le département des Affaires étrangères.

A cet égard, les deux parties ont examiné les résultats du mécanisme de retour volontaire et de réintégration qui a abouti au retour volontaire de 5 077 migrants en situation irrégulière depuis le 1er janvier 2026, portant ainsi à 25 351 le nombre total des migrants en situation irrégulière ayant bénéficié de ce mécanisme depuis sa mise en place.

Ils ont souligné l’importance de poursuivre la coordination entre toutes les parties, afin d’accélérer le rythme des opérations de retour volontaire et d’assurer une réintégration durable des bénéficiaires dans leurs pays d’origine, saluant les efforts déployés par l’OIM dans ce sens.

Le ministre a réaffirmé la position de la Tunisie, qui refuse que son territoire soit une terre d’installation ou de transit, appelant à l’adoption d’une approche globale des questions migratoires, fondée sur la responsabilité partagée, le respect de la souveraineté des États, de la dignité humaine, des droits de l’Homme et la lutte contre les réseaux de traite des êtres humains.

Nafti a, en outre, plaidé pour une action internationale visant à se pencher sur les causes profondes de la migration irrégulière, en vue de mettre en place des solutions plus efficaces permettant d’assurer un équilibre entre la lutte contre la migration irrégulière et le renforcement des voies de migration régulière, conformément au Programme de développement durable à l’horizon 2030.

De son côté, Amy Pope s’est félicitée du niveau de coopération entre l’Organisation Internationale pour les Migrations et la Tunisie, soulignant l’importance, d’une part, des programmes de développement et, d’autre part, du démantèlement des réseaux de traite des êtres humains en vue de s’attaquer aux causes profondes du phénomène de la migration irrégulière.

Par ailleurs, les deux parties ont passé en revue plusieurs programmes mis en œuvre par l’OIM et destinés aux compétences résidant à l’étranger, afin de leur permettre de contribuer aux efforts de développement dans leurs pays d’origine.

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Quand la CNSS et la CNRPS siphonnent les finances de la CNAM : les créanciers et le système de santé trinquent

Les dettes de la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) envers les hôpitaux publics ont dépassé 2,2 milliards à fin juin 2026, selon un bilan arrêté à fin juin 2026 par le Syndicat général des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes hospitalo-universitaires.

Ces dettes ont enregistré une forte hausse par rapport à fin 2025 (environ 1,95 milliard de dinars) et fin 2024 (près de 1,5 milliard de dinars).

Les structures sanitaires publiques dont les créances auprès de la CNAM étaient particulièrement élevées en juin dernier sont, entre autres, l’hôpital universitaire Fattouma Bourguiba de Monastir (plus de 135 millions de dinars) et les hôpitaux Farhat Hached et Sahloul à Sousse, ainsi que Charles Nicolle à Tunis (entre 130 et 135 millions de dinars).

L’origine du mal remonte à 2015, lorsque le gouvernement avait fait le choix de réorienter une grande partie des cotisations sociales perçues par la CNAM vers la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) et la Caisse nationale de retraite et de prévoyance sociale (CNRPS) pour pallier leurs déficits et garantir le versement des pensions de retraite et autres prestations sociales, causant une grave crise de liquidités au niveau de la caisse chargée d’administrer le régime national d’assurance-maladie.

Selon le dernier rapport du ministère des Finances sur les établissements publics, publié début 2024, les dettes cumulées de la CNSS et de la CNRPS envers la CNAM atteignaient la somme colossale de 8,787 milliards de dinars à la fin de l’année 2022. Cette somme aurait augmenté considérablement au cours des dernières années. Mais l’impact de la crise de liquidités de la CNAM ne s’arrête pas au niveau des établissements publics de santé. Privés de ces fonds importants, ceux-ci rencontrent de grandes difficultés financières pour assurer leurs charges de fonctionnement, entretenir leur matériel ou régler leurs propres fournisseurs. Ainsi, une boucle de non-paiement s’est formée menaçant l’ensemble des intervenants, tels que la Pharmacie centrale de Tunisie (PCT), les fournisseurs d’équipements et de consommables médicaux ou encore les laboratoires pharmaceutiques locaux et étrangers. Le système de santé fonctionne comme une chaîne, dont les différents maillons sont interdépendants financièrement.

Début septembre, la Chambre syndicale nationale des entreprises de dispositifs et équipements médicaux a pressé les autorités de tutelle d’accélérer le règlement des créances accumulées par ces entreprises auprès des établissements publics de santé.

Cet appel a été lancé à l’issue d’une Assemblée générale de la Chambre syndicale consacrée au suivi des derniers développements des travaux de la commission mixte entre le ministère de la Santé et la Chambre, ainsi qu’à l’évaluation de la situation actuelle du secteur.

Lors de cette réunion, les acteurs du secteur ont fait état de tensions de trésorerie asphyxiantes liées au retard de paiement de leurs créances accumulées auprès des structures sanitaires publiques. Ils ont également indiqué que ces difficultés financières ont franchi un cap critique et commencent à se répercuter directement sur les stocks disponibles, faisant planer le spectre d’une pénurie généralisée de matériel médical au sein des établissements publics. 

Une réforme globale est plus que jamais nécessaire 

Face à ces difficultés croissantes, le gouvernement avait annoncé, fin 2025, l’octroi d’un financement exceptionnel de 290 millions de dinars destiné à soulager la trésorerie des hôpitaux publics. Cette enveloppe devait notamment leur permettre d’apurer une partie des impayés envers la Pharmacie centrale de Tunisie, afin de garantir la continuité de l’approvisionnement en médicaments.

Le manque de liquidités de la CNAM donne, par ailleurs, du fil à retorde aux prestataires de soins privés. Début juillet dernier, le Syndicat tunisien des médecins libéraux (STML) a tiré la sonnette d’alarme sur un allongement inquiétant des délais de paiement de ses adhérents par la caisse dans le cadre du système du tiers payant. 

«La crise relative au système du tiers payant n’est pas nouvelle, mais elle s’aggrave jour après jour du fait de l’accumulation des créances des médecins du secteur privé auprès de la CNAM, lesquelles ont atteint environ 80 millions de dinars», ont précisé les représentants du syndicat lors d’une séance d’audition par la Commission de la santé, des affaires de la femme, de la famille, des affaires sociales et des personnes handicapées relevant de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP).

Les représentants du STML ont également indiqué que cette situation «a provoqué une crise de liquidité aiguë pour les médecins du secteur privé, en particulier les médecins de première ligne, tout en ayant un impact négatif sur la relation entre le médecin et le patient». Auparavant, le Syndicat tunisien des biologistes privés a également interpellé récemment la caisse pour le règlement immédiat de ses arriérés de paiement, enregistrant des retards similaires de 5 à 6 mois. Ces impayés récurrents constituent, selon le syndicat, «une violation flagrante de la convention sectorielle et placent les laboratoires d’analyses dans l’incapacité d’honorer leurs engagements envers leurs fournisseurs, l’administration fiscale et les caisses de sécurité sociale, mettant en péril la qualité des soins et la sécurité des patients». 

Même constat du côté des pharmaciens d’officine, qui ont menacé à maintes reprises de suspendre le système du tiers payant, avant de trouver un accord de dernière minute avec la CNAM.  

Pour sortir de cette impasse, les prestataires de soins réclament une réforme en profondeur du régime d’assurance maladie, qui doit passer en premier lieu par le transfert direct et intégral des cotisations salariales vers la CNAM, afin de garantir une couverture sanitaire universelle effective et pérenne pour l’ensemble des citoyens.

Walid KHEFIFI

 

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Livres parascolaires : est-ce nécessaire ? 

Depuis plusieurs années, les livres parascolaires accompagnent les élèves dès la première année de leur scolarité. Ces livres n’ont jamais été prescrits dans les programmes officiels et pourtant, ils sont très sollicités par les parents qui les considèrent comme un outil pédagogique supplémentaire et presque nécessaire à la révision des différentes matières étudiées à l’école. D’où la prolifération des maisons d’édition de ce genre de manuels parascolaires qui couvrent presque toutes les disciplines et tous les niveaux scolaires.

Dès la rentrée scolaire, les élèves s’approvisionnent des manuels scolaires, mais au fur et à mesure que les cours avancent, on recourt aux livres parascolaires qui sont d’ailleurs conçus selon les besoins de l’élève et en conformité avec les programmes officiels pendant toute l’année scolaire. C’est que les élèves se les procurent souvent, soit à la demande de l’enseignant, soit à l’initiative des parents.

Les manuels scolaires sont-ils insuffisants ?

Pour la plupart des parents qui aspirent à l’excellence de leurs enfants, les cours donnés à l’école (primaire ou secondaire) ne semblent pas assez suffisants pour obtenir de bons résultats. Les élèves, eux-mêmes, trouvent du plaisir à consulter les livres parascolaires, considérés comme un additif aux manuels scolaires utilisés à l’école et où souvent, les exercices proposés sont accompagnés de leurs corrigés. Et puis, ces parascolaires sont généralement des livres très attractifs pour la qualité de leur papier, la répartition des révisions et surtout pour les images et les photos en couleur qui s’y trouvent. 

De même, le manuel scolaire reste un outil essentiel pour l’enseignant et l’élève à la fois. On l’exige à chaque rentrée scolaire, à chaque cours, surtout pour faire ses devoirs de maison. Il est l’expression des programmes officiels aux yeux des élèves, des parents et des enseignants puisque les devoirs proposés dans les livres parascolaires doivent refléter exclusivement le contenu des manuels scolaires utilisés en classe.  En dispensant leurs cours en classe, il est évident que l’enseignant est appelé à utiliser scrupuleusement les manuels scolaires officiels car il va sans dire que les premières acquisitions se font à partir de ces mêmes manuels scolaires. Toutefois, il arrive que ces mêmes manuels ne suffisent pas, vu la plage horaire limitée accordée à l’enseignant dans l’accomplissement de son cours.

Pourquoi cet engouement pour le parascolaire ?

L’enseignement en Tunisie a connu plusieurs réformes depuis l’indépendance jusqu’à nos jours ; ces réformes ont supprimé des contenus et en ont ajouté d’autres en changeant parfois les méthodes adoptées par le processus des différents apprentissages, selon la matière enseignée. Cela a énormément influé sur la capacité des parents, même les plus instruits, à suivre et à encadrer leurs enfants, étant complètement déphasés ou dépassés par les nouveaux contenus et procédés adoptés. D’où la prolifération des livres parascolaires qui semblent apporter les solutions adéquates aux parents et à leurs enfants en leur offrant des méthodes plus faciles à assimiler les nouveaux programmes officiels.

 Les apprenants se dirigent alors vers les parascolaires pour combler certaines lacunes ou se rattraper à travers les exercices qui y sont proposés. «On n’a jamais fait la totalité des exercices figurant dans le manuel des mathématiques, nous a confié un élève de 2e année secondaire, le professeur ne choisit que quelques-uns, faute de temps, et il nous demande de terminer le travail à la maison. Je me dirige alors vers le manuel parascolaire où je trouve un grand nombre d’exercices avec leurs corrigés.»

Ces parascolaires sont très appréciés par les élèves, car ils collent au plus près aux besoins des programmes officiels et des épreuves des différents examens trimestriels. «Il n’y a qu’un seul manuel pour chaque discipline, nous a annoncé Hajer, élève en 3e année Sciences expérimentales, alors que c’est l’embarras du choix pour les parascolaires ; on y trouve toute une gamme de titres pour une seule matière, une infinité d’exercices corrigés. On est libre d’acheter ce qu’on veut, tout en choisissant minutieusement les bons titres qui nous aident vraiment dans nos études…»

Le parascolaire, fortement prisé

Les librairies regorgent de ces livres parascolaires, considérés par les parents et même certains enseignants comme un outil didactique important pour la révision. On y trouve dans leur devanture plus de manuels parascolaires que de livres scolaires. En effet, l’offre des éditeurs de ces parascolaires est riche, le meilleur moyen reste donc de comparer. D’autres avantages que les élèves trouvent dans ces parascolaires se rapportent à la mise en page qui est généralement claire et gaie ainsi qu’aux contenus qui sont aérés ; il existe des commentaires, des analyses, des tests et des devoirs corrigés et même des synthèses des différents cours qui ont pour but de faciliter les révisions.  Une parente d’élève nous a d’ailleurs confirmé cette prédilection pour les manuels scolaires : «Mes enfants sont encore en cycle primaire, c’est grâce à ces parascolaires que j’arrive à suivre leur progression scolaire ; cela leur permet de faire le maximum d’exercices à la maison, surtout pendant les périodes de révision…»

Hechmi KHALLADI 

 

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La Tunisie à l’ONU : entre affirmation diplomatique et défense des intérêts nationaux

Par Ahmed NEMLAGHI

À l’occasion de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies, et sur instructions du Président de la République, Kaïs Saïed, le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, conduira la délégation tunisienne à New York. Au-delà des interventions officielles et des rencontres bilatérales, cette participation constitue une occasion d’examiner les priorités de la diplomatie tunisienne, ses marges de manœuvre et les enjeux auxquels elle est confrontée dans un environnement international en recomposition.

La présence tunisienne à New York intervient dans un contexte marqué par la multiplication des crises internationales, l’affaiblissement des mécanismes de coopération multilatérale et la persistance de conflits dont les répercussions dépassent largement les frontières des pays concernés. La 81e session de l’Assemblée générale s’inscrit ainsi dans une période où la capacité des organisations internationales à produire des réponses collectives est soumise à des pressions politiques, sécuritaires et financières.

Le thème retenu pour cette session, «Restaurer la confiance, gérer la transformation : une ONU au service de tous», traduit les préoccupations de l’Organisation face à ces évolutions. Le président de l’Assemblée générale, Khalilur Rahman, a notamment placé le renouvellement du multilatéralisme, la paix, le développement durable, la résilience climatique et la gouvernance numérique parmi les priorités de son mandat.

Pour la Tunisie, cette séquence diplomatique offre un cadre permettant de réaffirmer ses positions sur les grandes questions internationales, tout en participant aux discussions consacrées aux enjeux qui touchent directement les pays en développement. La portée de cette participation dépendra toutefois autant des déclarations prononcées que des possibilités de coopération et de suivi qui pourront en découler.

La confiance dans le multilatéralisme, un enjeu central

Le choix du thème de la 81e session intervient alors que le système multilatéral est confronté à une difficulté majeure : concilier les principes de la Charte des Nations unies avec les rapports de force qui structurent les relations internationales.

L’Assemblée générale réunit les 193 États membres de l’ONU, chacun disposant d’une voix. Elle constitue un espace de représentation universelle, mais ses résolutions ne disposent pas toutes de la même portée juridique que les décisions contraignantes adoptées par le Conseil de sécurité dans le cadre de ses compétences. Cette distinction rappelle les possibilités et les limites de l’institution : elle permet aux États de présenter leurs positions, de négocier et de construire des convergences, sans pouvoir à elle seule garantir l’application de toutes les décisions adoptées.

Dans ce contexte, la question de la confiance ne se limite pas au fonctionnement administratif des Nations unies. Elle renvoie également à la perception de l’équité du système international, à la capacité des institutions à répondre aux crises et à la cohérence de l’application des principes du droit international.

La guerre en Ukraine, les tensions au Moyen-Orient, les crises humanitaires et les difficultés rencontrées dans la lutte contre le changement climatique illustrent la complexité de cet environnement. Les dirigeants réunis à New York doivent notamment aborder les conflits en cours, les questions de sécurité alimentaire et énergétique ainsi que les conséquences des perturbations géopolitiques sur les échanges internationaux.

La participation tunisienne se déroulera donc dans un espace où la défense des principes multilatéraux s’accompagne d’un enjeu pratique : faire en sorte que les engagements internationaux se traduisent par des mécanismes de coopération concrets.

Le droit au développement : au-delà des déclarations de principe

Parmi les dossiers inscrits au programme de Mohamed Ali Nafti figure le droit au développement. Ce choix prend place dans le cadre d’une réunion de haut niveau consacrée au 40e anniversaire de la Déclaration des Nations unies sur le droit au développement, adoptée en 1986.

Le sujet revêt une importance particulière pour les pays qui cherchent à concilier leurs objectifs de croissance, leurs contraintes financières et les exigences liées à la transition écologique. Le droit au développement pose notamment la question de la participation des populations aux décisions qui les concernent et de la répartition équitable des ressources et des opportunités.

Pour les pays à revenu intermédiaire, l’enjeu ne se résume pas à l’accès à une aide extérieure. Il concerne également les conditions de financement, l’accès aux technologies, les possibilités d’investissement et la capacité à construire des politiques publiques durables.

La Tunisie pourra, dans ce cadre, faire valoir ses préoccupations relatives au développement et à la coopération internationale, conformément aux convictions du Président Kaïs Saïed, même si le communiqué du ministère ne précise pas les propositions concrètes que la délégation tunisienne entend défendre lors de cette réunion. Il conviendra donc de distinguer les orientations annoncées des engagements qui pourraient être formulés au cours des travaux.

La réunion de haut niveau prévue le 24 septembre s’inscrit dans l’agenda de l’ONU consacré aux menaces existentielles liées à l’élévation du niveau de la mer. Elle doit permettre d’examiner les réponses internationales face aux risques qui pèsent sur les territoires et les populations concernés.

Pour la Tunisie, la question présente plusieurs dimensions : la protection des espaces côtiers, la préservation des activités économiques liées au littoral et la mobilisation de ressources pour l’adaptation. Une approche diplomatique de ce dossier peut également favoriser les échanges d’expertise et la coopération avec les pays confrontés à des problématiques comparables.

Toutefois, la participation à une réunion internationale ne constitue pas, en elle-même, une réponse aux vulnérabilités nationales. L’efficacité des engagements dépendra de leur traduction dans les politiques publiques, des moyens mobilisés et de la continuité des programmes de coopération.

Cette articulation entre les négociations internationales et les politiques nationales constitue l’un des enjeux récurrents des discussions climatiques. Les États cherchent à obtenir des engagements collectifs, tout en devant adapter leurs propres infrastructures et leurs dispositifs de prévention.

Le débat porte ainsi sur plusieurs dimensions : la capacité des systèmes de santé à détecter les menaces, l’accès aux moyens de prévention et de traitement, le partage des informations scientifiques et la coordination entre les États.

Pour la Tunisie, ce cadre offre une possibilité de renforcer les échanges avec les partenaires internationaux dans le domaine sanitaire. Il soulève également la question de la résilience des systèmes de santé et de la capacité à faire face à des crises dont les conséquences peuvent être à la fois sanitaires, économiques et sociales.

La portée de la réunion dépendra notamment des engagements financiers, des mécanismes de coopération et des dispositifs de suivi adoptés. L’expérience de la Covid-19 a montré que la prévention des crises sanitaires ne relève pas uniquement de la responsabilité des autorités médicales. Elle implique également les politiques de financement, la coordination institutionnelle et la confiance du public dans les mesures de santé publique.

Une coordination arabe à l’épreuve des divergences régionales

Le programme du ministre prévoit par ailleurs la présidence de la réunion de coordination des ministres arabes des Affaires étrangères. Cette responsabilité s’inscrit dans un contexte régional marqué par des crises persistantes et des positions parfois divergentes entre les États.

La coordination arabe constitue un espace de concertation destiné à favoriser les échanges sur les questions inscrites à l’ordre du jour international. Sa portée dépend toutefois de la capacité des pays participants à identifier des positions communes et à dépasser leurs différences de priorités.

Les tensions au Moyen-Orient, la situation humanitaire dans les zones de conflit et les débats relatifs au respect du droit international figurent parmi les questions qui structurent l’environnement diplomatique régional. Les discussions de l’Assemblée générale doivent se dérouler dans un contexte où les crises au Moyen-Orient et les difficultés de règlement des conflits occupent une place importante dans l’agenda international.

La présidence tunisienne de la réunion de coordination arabe représente, sur le plan institutionnel, une occasion de contribuer aux échanges entre les délégations. Elle ne préjuge cependant pas du contenu des positions qui seront adoptées collectivement ni du degré de convergence entre les différents participants.

L’intérêt de ces rencontres réside aussi dans leur articulation avec les réunions ministérielles régionales et celles des groupes d’appartenance de la Tunisie. Ces différents cadres permettent aux États de coordonner leurs interventions selon les dossiers et les espaces de négociation concernés.

Les entretiens bilatéraux : la dimension opérationnelle de la visite

Au-delà du débat général et des réunions thématiques, la diplomatie bilatérale occupera une place importante dans le déplacement de Mohamed Ali Nafti. Le ministre doit tenir une série d’entretiens avec ses homologues de pays partenaires ainsi qu’avec des responsables d’organisations internationales.

Selon le communiqué du ministère des Affaires étrangères, ces rencontres porteront sur le renforcement de la coopération dans différents domaines et sur l’échange de points de vue concernant les questions régionales et internationales d’intérêt commun.

Ces entretiens constituent un outil habituel de la diplomatie multilatérale. Ils permettent de maintenir des contacts politiques, d’examiner des dossiers de coopération et de préparer d’éventuelles initiatives communes. Leur portée réelle dépend néanmoins des sujets abordés, du niveau des engagements et des suites qui leur sont données.

Pour la Tunisie, les rencontres bilatérales peuvent également servir à faire avancer des dossiers liés aux relations économiques, à la coopération technique et aux questions migratoires, sous réserve des accords et des priorités effectivement discutés. Le communiqué officiel ne fournit pas, à ce stade, la liste des interlocuteurs ni le détail des dossiers qui seront abordés au cours de ces réunions.

 

L’enjeu est donc de transformer les échanges diplomatiques en résultats mesurables : accords, programmes de coopération, mobilisation de financements ou coordination sur des dossiers précis. Cette dimension de suivi permet d’apprécier la continuité entre la représentation internationale et l’action diplomatique au quotidien.

Une présence internationale dont la portée reste à concrétiser

La participation tunisienne à la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies s’inscrit dans un programme couvrant plusieurs dimensions de la diplomatie contemporaine : développement, environnement, santé, coopération arabe et relations bilatérales.

Les thèmes retenus pour les réunions de haut niveau correspondent à des enjeux qui dépassent les frontières nationales et nécessitent des réponses coordonnées. Ils offrent également aux États l’occasion de présenter leurs préoccupations et de participer aux négociations internationales.

Pour la Tunisie, la portée de cette participation devra être appréciée à travers les positions effectivement exprimées, les initiatives défendues et les résultats des échanges avec les partenaires. Les annonces du ministère définissent un cadre de participation, mais ne permettent pas encore de tirer des conclusions sur les engagements qui seront pris ou sur leurs effets futurs.

Dans un système international où la confiance dans les institutions multilatérales est au centre des débats, la question essentielle demeure celle de la traduction des principes en actions. Les travaux de New York permettront aux États de confronter leurs priorités, de rechercher des compromis et d’examiner les moyens de répondre aux crises communes.

La participation de Mohamed Ali Nafti à cette session s’inscrit dans la continuité de la politique étrangère du Président de la République, Kaïs Saïed, fondée notamment sur le renforcement de la coopération internationale et le développement de relations équilibrées avec les différents partenaires de la Tunisie. À travers sa présence à New York, la diplomatie tunisienne réaffirme ainsi son attachement au multilatéralisme et à la coopération comme leviers de dialogue et de défense des intérêts nationaux.

 

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Le ministre de la Défense appelle à développer la production militaire nationale

La Tunisie doit mobiliser l’ensemble de ses ressources humaines, matérielles, scientifiques et technologiques afin de soutenir sa transition économique et renforcer ses capacités industrielles nationales, a déclaré mardi le ministre de la Défense, Khaled Sehili.

« La période que traverse la Tunisie nécessite la mobilisation de toutes les ressources et la conjugaison des efforts des institutions publiques et privées », a affirmé Sehili à l’ouverture, au Centre national de cartographie et de télédétection, de la première conférence organisée par le Centre de recherches militaires sur le thème du développement technologique et de l’industrie de défense au service de la sécurité nationale.

Le ministre a notamment souligné l’importance du partenariat public-privé dans la recherche scientifique et le développement technologique, ainsi que de l’ouverture sur les centres de recherche et les pôles technologiques nationaux, selon un communiqué du ministère de la Défense.

Cette démarche doit contribuer à l’élaboration d’une stratégie nationale d’industrie militaire visant à réduire la dépendance aux importations d’équipements de défense et à promouvoir leur fabrication localement, en s’appuyant sur les compétences tunisiennes et le tissu industriel national.

 Sehili a estimé que les entreprises tunisiennes avaient démontré leurs capacités en matière de conception, de développement, de fabrication et d’intégration, avec des niveaux avancés de qualité et de spécialisation.

Il a également appelé à dépasser les projets individuels pour construire une « souveraineté industrielle de défense » durable, fondée sur l’accumulation technologique et un partenariat stratégique entre l’armée, l’université, les centres de recherche et l’industrie nationale.

Des industriels, experts militaires et civils et compétences tunisiennes ont participé à la rencontre, qui a été suivie d’une exposition présentant des produits industriels et des projets d’innovation technologique tunisiens.

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Météo : prévisions du mercredi 23 septembre 2026

Le temps sera partiellement nuageux ce mercredi , puis parfois densément nuageux sur les régions côtières avec des pluies éparses, temporairement orageuses et parfois abondantes l’après-midi sur l’extrême Sud, avant de s’étendre localement au Centre au cours de la nuit, selon la prévisions de l’Institut National de la Météorologie (INM).

Le vent soufflera du secteur Nord au Nord et au Centre, et du secteur Est au Sud, relativement fort près des côtes Nord et dans le golfe de Hammamet, et faible à modéré ailleurs.

La mer sera houleuse à agitée dans le Nord et le golfe de Hammamet, et peu agitée dans les autres côtes. Les températures maximales oscilleront généralement entre 28 et 32 degrés, avoisineront 23 degrés sur les hauteurs de l’Ouest, et atteignant 34 degrés dans le Sud- Ouest.

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Le ministre de la Santé participe à la Conférence mondiale de la FAO sur l’approche « Une seule santé »

Le ministre de la Santé, Moustapha Ferjani, a mené hier lundi, en marge de sa participation à la Conférence mondiale de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) sur « l’action pour une seule santé dans les systèmes agroalimentaires», une série de rencontres bilatérales avec plusieurs hauts responsables.

Selon un communiqué publié par le ministère, Ces rencontres, qui ont réuni le ministre de la Santé avec le Directeur général de la FAO, la ministre française de l’Agriculture, de l’Alimentation et de la Souveraineté alimentaire, le Directeur général de l’Administration nationale pour la prévention et le contrôle des maladies de la République populaire de Chine, ainsi que la Directrice du Bureau interafricain des ressources animales de l’Union africaine, ont notamment porté sur les moyens de renforcer la coopération dans les domaines de la santé d’intérêt commun.

Elles ont également permis d’aborder les perspectives de la mise en œuvre de partenariats bilatéraux, particulièrement dans les domaines de la prévention, de la sécurité sanitaire et de l’approche « One Health » , notamment en matière de surveillance épidémiologique intégrée, de résistance aux antimicrobiens et de maladies zoonotiques.

Les opportunités de coopération dans le domaine de la santé numérique avec les institutions et structures sanitaires spécialisées ont également été évoquées, à travers l’établissement d’accords de partenariat bilatéraux et de programmes opérationnels.

Ferjani participe aux travaux de la Conférence mondiale de la FAO à Rome, en Italie, en tant que représentant de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA). Les travaux de cette conférence se poursuivent jusqu’au 23 septembre courant.

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Nafti appelle à renforcer l’action arabe commune face aux crises

e ministre des Affaires étrangères, Mohamed Ali Nafti, a appelé les pays arabes à retrouver « l’esprit d’initiative » face aux questions régionales et internationales et à privilégier les solutions pacifiques, dans le respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale des Etats.

Dans une allocution prononcée lundi à New York lors de la réunion annuelle de coordination des ministres arabes des Affaires étrangères, organisée sous la présidence tunisienne du Conseil de la Ligue arabe,  Nafti a plaidé pour le renforcement de la concertation et de la coordination entre les pays arabes, notamment sur la question palestinienne.

Il a appelé à consolider l’engagement collectif en faveur de la mise en œuvre des décisions, stratégies et initiatives arabes et à développer des mécanismes permettant leur traduction en programmes et projets concrets, selon un communiqué publié mardi par le ministère tunisien.

Le chef de la diplomatie tunisienne a réaffirmé le soutien « constant » de Tunis aux droits légitimes du peuple palestinien, notamment à l’établissement d’un Etat indépendant et pleinement souverain sur l’ensemble de son territoire, avec Al-Qods pour capitale.

Il a également appelé à privilégier le dialogue et la diplomatie pour régler les différends et rejeté toute agression visant les pays arabes ou menaçant leur sécurité.

Nafti a par ailleurs souligné la nécessité de renforcer le rôle de l’ONU comme cadre de la légalité internationale et de la paix.

La réunion a porté sur plusieurs dossiers régionaux et internationaux ainsi que sur les moyens de renforcer la sécurité et la stabilité dans le monde arabe.

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Ouverture du 26e Festival arabe de la radio et de la télévision à Carthage

La cérémonie d’ouverture de la 26e édition du Festival arabe de la radio et de la télévision, placée sous le thème « Le pouls de l’image, l’écho du futur », s’est déroulée lundi soir à l’amphithéâtre romain de Carthage.

Programmée sur quatre jours, du 21 au 24 septembre, cette édition est organisée par l’Union des radiodiffusions des États arabes (ASBU), en partenariat avec le ministère des Affaires culturelles, la Télévision tunisienne et la Radio tunisienne. Elle répartit ses activités entre Tunis et Hammamet, où se tient le volet professionnel.

Animée par la Tunisienne Farah Ben Rejeb et l’Égyptienne Yasmine Taha Zaki, la soirée inaugurale a été l’occasion de rendre hommage à douze personnalités artistiques et médiatiques issues de neuf pays arabes. Les trophées leur ont été remis par le président de l’Union des radiodiffusions des États arabes (ASBU), Mohamed bin Fahd Al-Harthi, et le directeur général de l’ASBU, Abdelrahim Suleiman.

Les personnalités honorées sont : Latifa Al-Qasmi (Tunisie), Wafaa Amer, Bushra et Mohamed Tharwat (Égypte), Bassem Moughnieh (Liban), Abeer Shams Al-Deen et Mohamed Khawandi (Syrie), Samira Al-Wahibi (Sultanat d’Oman), Alaa Hussein (Irak), Mohamed Al-Mansour (Koweït), Mohamed Salem Ould Dindou (Mauritanie) et Houssam El Dine Ahmed (Comores).

Le volet artistique de la soirée a été marqué, pour la première fois dans l’histoire du festival, par un concert réunissant deux figures de la pop arabe : la chanteuse irakienne Rahma Riad et le chanteur syrien Nassif Zeytoun, qui se sont succédé sur scène. Dans le cadre de leur performance, les deux artistes ont interprété en duo leur succès « Ma Fi Leil », une chanson qui les a réunis en 2024.

S’exprimant sur sa participation à la soirée, Rahma Riad a déclaré que se produire sur la scène de Carthage constitue « le rêve de tout artiste ».

Nassif Zeytoun a notamment interprété « Asl Ezzine fel Aïnine, wel Aïnine fes-Samra », chanson du chanteur et compositeur tunisien disparu Mohamed Jamoussi. Il a également interprété « Ya Sidi Ensa », son duo avec l’artiste tunisien Mortadha Ftiti.

Le spectacle d’ouverture était accessible gratuitement sur invitation. La cérémonie, retransmise en direct par la Télévision tunisienne, s’est déroulée devant des gradins bien remplis.

Outre les dirigeants de l’ASBU, la cérémonie s’est déroulée en présence de la ministre des Affaires culturelles, Amina Srarfi, du président-directeur général de la Télévision tunisienne, Chokri Ben Nessir, de la présidente-directrice générale de la Radio tunisienne, Henda Ben Alaya El Ghribi, ainsi que de plusieurs ambassadeurs et représentants de missions diplomatiques accréditées en Tunisie.

Les compétitions de cette 26e édition s’articulent autour de trois axes : la télévision, la radio et les nouveaux médias. Les compétitions télévisuelle et radiophonique comprennent chacune une compétition principale destinée aux organismes publics membres de l’Union et une compétition parallèle ouverte aux chaînes privées, aux agences de presse et aux producteurs indépendants. La compétition des nouveaux médias est réservée aux contenus numériques des organismes membres de l’ASBU.

Le festival se poursuit à partir de mardi 22 septembre à Yasmine Hammamet avec l’inauguration de l’exposition technologique de l’ASBU, qui s’étend sur une superficie de 2.500 m² avec 85 exposants et 110 stands, ainsi que le lancement du marché des productions.

Plusieurs tables rondes sont également prévues autour de thèmes liés notamment au podcast, à l’intelligence artificielle dans l’audiovisuel, au journalisme touristique et à la relation entre le public et la création de contenu.

La cérémonie de clôture, prévue jeudi 24 septembre au Théâtre de l’Opéra de la Cité de la Culture, sera marquée par l’annonce du palmarès de la compétition officielle et la remise des prix.

Après avoir déjà marqué la clôture de la précédente édition du festival, le compositeur tunisien Karim Thlibi revient cette année avec une nouvelle œuvre intitulée « Voyage vers toi et chante » (Safar Ilayka Wa Ghanni). Ce spectacle musical de clôture sera dirigé par le maestro Rassem Dammak, avec la participation de plusieurs artistes arabes.

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CAN-2027 : les Aigles de Carthage veulent rebondir après le Mondial

Les joueurs de la sélection tunisienne de football ont affiché leur détermination à tourner la page du Mondial-2026 pour ouvrir une nouvelle ère avec un état d’esprit positif, à l’occasion du match face à l’Ouganda, prévu jeudi à Radès (20h00), pour le compte de la première journée des qualifications de la Coupe d’Afrique des nations (CAN-2027).

Dans une déclaration à la presse, faite avant le coup d’envoi de la séance d’entraînement des Aigles de Carthage, lundi soir, au stade annexe de Radès, le milieu de terrain Issa Laïdouni a reconnu que « la participation tunisienne au Mondial-2026 avait été décevante et suscité une grande déception auprès du public tunisien », estimant qu’elle avait également contribué à accroître la pression sur les joueurs ».

« Toutes les parties entourant la sélection sont désormais appelées à réduire cette pression et à soutenir les joueurs durant cette période délicate, afin de permettre à l’équipe nationale de repartir sur des bases solides », a-t-il affirmé.

Laïdouni a également insisté sur l’importance de remporter le match face à l’Ouganda afin de « restaurer le moral, redorer le blason du football tunisien et permettre à la sélection de retrouver son rayonnement sur la scène continentale ».

Le joueur tunisien, qui avait manqué le dernier Mondial, s’est par ailleurs dit heureux de retrouver la sélection. « Je suis de retour pour apporter la contribution attendue. Je ressens une immense fierté chaque fois que je porte le maillot national et je ferai tout mon possible pour donner le meilleur de moi-même », a-t-il déclaré.

De son côté, le défenseur Montassar Talbi a relevé que les effets de la participation au Mondial-2026 « se font encore sentir chez les joueurs », appelant à « ouvrir une nouvelle page » et à se concentrer sur les qualifications africaines.

« Nous devons nous relancer et tenter de briller afin d’oublier les résultats décevants du passé. Nous sommes déterminés à bien entamer les qualifications de la CAN-2027 », a-t-il affirmé.

L’attaquant Sadok Ghdida a, pour sa part, qualifié la convocation en sélection de « grand honneur », soulignant que « l’équipe nationale dispose d’un groupe alliant expérience et ambition ». Il a fait état d »une grande détermination » au sein du groupe pour tourner la page du dernier Mondial et entamer victorieusement les qualifications continentales.

Sur le plan de la préparation, la séance de lundi s’est déroulée avec la participation initiale de 20 joueurs. Ismaël Gharbi, Sami Chouchane, Yan Valery et Amine Cherni ont rejoint directement le groupe au stade annexe de Radès en provenance de l’aéroport.

Elias Achouri et Sebastian Tounekti sont attendus mardi au lieu de résidence de la sélection afin de rejoindre leurs coéquipiers dans la préparation du match face à l’Ouganda, jeudi, puis celui contre le Botswana, pévu lundi prochain à 20h00 à Radès, pour le compte de la deuxième journée des qualifications de la CAN-2027 (groupe H).

D’après Taqp

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