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Flambée du prix des œufs : chaleur et hausse des charges en cause

Cuisiner une omelette pourrait bientôt coûter plus cher, à cause du prix des œufs. Les éleveurs, qui ne peuvent plus absorber le coût du transport, de l’énergie et de l’alimentation des poules, demandent au secteur de la grande distribution de répercuter ces hausses dans les rayons. Les clients de certains supermarchés ont déjà remarqué l’augmentation des prix d’œufs. Les 4 œufs sont vendus actuellement à 1d400 contre un dinar en juillet. Une situation qui suscite l’inquiétude des consommateurs.

Le premier élément à retenir, c’est simple. Les fortes chaleurs enregistrées ces dernières semaines, combinées aux coupures d’électricité, ont lourdement affecté les élevages de volailles. Les poules pondeuses, affectées par la chaleur, ont cessé de s’alimenter et ne consomment que de l’eau. Résultat : une chute significative de la production. Le marché reste tendu. Quand l’offre bouge plus lentement que la demande, les prix montent. À l’échelle d’un panier de courses, on la sent vite. Si la canicule en est partiellement responsable, les producteurs pointent surtout du doigt les spéculateurs qui sont accusés de profiter de la situation pour gonfler les prix et finissent par empocher des marges supérieures à celles des producteurs eux-mêmes. Cette spéculation aggrave la pression sur les consommateurs, mais aussi sur les éleveurs.

Des coûts de production toujours élevés

Au-delà de la baisse de la productivité, les professionnels sont confrontés à une hausse continue des coûts de production, en particulier pour l’alimentation animale, l’énergie et le transport. Beaucoup peinent à maintenir leur rentabilité. Environ 70% des charges seraient liées à des intrants importés, notamment l’alimentation animale et les vaccins, exposant fortement la filière aux fluctuations des marchés internationaux. Cette dépendance réduit, selon lui, la compétitivité du secteur face à d’autres pays producteurs de la région, mieux positionnés en termes de coûts. Les élevages doivent aussi faire face à des ajustements de cheptel. Résultat, la pression se fait sentir sur les prix en rayon.

On pourrait penser qu’une hausse de prix fait baisser la consommation. Ici, ce n’est pas le cas. Les volumes achetés par les ménages sont en hausse en cette période estivale avec les fêtes de mariage et l’afflux des touristes. C’est un point clé. Les œufs restent un produit de base. Un aliment simple, pratique et souvent indispensable dans la cuisine du quotidien. L’œuf reste un aliment de forte valeur nutritionnelle, et son accessibilité relative par rapport aux autres sources de protéines en fait un produit très sollicité. Ce déséquilibre entre offre réduite et demande élevée ne fait qu’amplifier la hausse.

À court terme, rien n’indique un retour rapide à des prix plus doux. Le marché dépend de l’équilibre entre production et demande en magasin. Tant que cet équilibre reste fragile, les prix peuvent rester élevés, voire bouger encore. Les œufs augmentent encore parce que le marché reste serré et que les ménages continuent d’en acheter beaucoup. Pour l’instant, la baisse ne semble pas pour demain. Et au rayon frais, cela se voit déjà très bien. Les autorités compétentes pourront intervenir pour réguler le marché et rétablir un équilibre juste entre les intérêts des producteurs et ceux des consommateurs. Un retour progressif à la normale est envisageable avec la baisse des températures attendue dans les prochains jours.

Kamel BOUAOUINA

 

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Allocation aux catégories pauvres : le montant mensuel relevé à 280 dinars 

Un arrêté conjoint du ministre des Affaires sociales et de la ministre des Finances, daté du 5 août 2026, portant modification de l’arrêté du 10 juillet 2024 relatif à l’augmentation de l’allocation monétaire accordée aux catégories pauvres, a été publié au Journal officiel de la République tunisienne (JORT) le 7 août 2026.

En vertu de ce nouveau texte, l’allocation monétaire mensuelle accordée aux catégories pauvres, fixée à 260 dinars, est désormais relevée à 280 dinars.

Le texte précise toutefois que le montant de cette allocation ne peut dépasser celui des transferts monétaires mensuels directs accordés dans le cadre du programme «Amen Social», désormais fixé à 280 dinars.

«Cette nouvelle mesure prend effet à compter du 1er janvier 2026», conformément aux dispositions de l’arrêté.

À ce titre, il convient de rappeler que l’article premier de l’arrêté conjoint du 10 juillet 2024, portant augmentation de l’allocation monétaire accordée aux catégories pauvres, prévoyait déjà une revalorisation de cette allocation, qui était alors fixée à 180 dinars et qui avait été portée à 240 dinars.

En outre, une nouvelle revalorisation était intervenue en 2025. En effet, un arrêté conjoint du ministre des Affaires sociales et de la ministre des Finances, daté du 29 août 2025 et modifiant l’arrêté du 10 juillet 2024, avait porté le montant de l’allocation monétaire mensuelle de 240 à 260 dinars.

Cette nouvelle augmentation des allocations accordées aux catégories pauvres s’inscrit dans le cadre du renforcement du rôle social de l’État, une orientation régulièrement mise en avant par le président de la République, Kaïs Saïed, et érigée en l’un des principaux axes de la politique sociale et économique du pays.

Cette orientation a notamment guidé l’élaboration de la loi de Finances pour 2026 et figure également parmi les grandes lignes du projet de loi de Finances pour 2027, récemment présentées par la Présidence du gouvernement.

Dans ce cadre, les orientations retenues prévoient notamment de poursuivre le renforcement du rôle social de l’État, à travers une meilleure prise en charge des catégories à revenus limités et des catégories vulnérables, l’amélioration de leur pouvoir d’achat ainsi que le renforcement de la qualité des services publics.

380.000 bénéficiaires en 2025, contre 263.000 en 2021

S’agissant des bénéficiaires des allocations sociales, lors des discussions du projet de loi de Finances pour 2026 à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), le ministre des Affaires sociales, Issam Lahmar, avait indiqué qu’en février 2025, le nombre total de bénéficiaires des allocations mensuelles avait atteint environ 380.000 personnes, soit près de 12% de la population, contre 263.000 personnes, représentant 8% de la population, en 2021.

«Une augmentation nette de 117.000 bénéficiaires, soit une progression d’environ 31% en quatre ans», avait-il précisé.

Dans ce contexte, le ministre avait rappelé que le programme «Amen Social» regroupe un ensemble de prestations destinées à soutenir les familles à faible revenu et à renforcer la cohésion sociale. «Le dispositif comprend notamment la gratuité des soins et l’accès aux soins à tarif réduit, dont bénéficient environ un million de familles», avait-il souligné.

Par ailleurs, le ministre avait indiqué que le dispositif comprend également un programme d’autonomisation économique destiné aux personnes inscrites au régime d’aide sociale. Celui-ci bénéficiait alors à 1.080 personnes, avec pour objectif de favoriser leur inclusion économique et leur autonomie financière.

En ce qui concerne le nombre de familles pauvres, selon les dernières données communiquées par le ministère des Affaires sociales en 2022, la Tunisie comptait environ 963.000 familles pauvres et à revenu limité.

Nouha MAINSI



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Le chanteur Lotfi Bouchnak galvanise son public au festival international de Nabeul

Comme à son accoutumée, le chanteur aux registres musicaux polyvalents Lotfi Bouchnak  promet une soirée estivale à la hauteur des attentes de ses fans au festival international de Nabeul.Sous les ovations d’un public très nombreux et avec son élégance coutumière en Jebba  traditionnelle, Lotfi Bouchnak s’est lancé dans l’interprétation d’un grand classique de la chanson arabe  sous forme de Mouwachat et de Dawer  avant d’enchaîner les plus beaux tubes de son vaste répertoire en commençant par  « Ya Nouar El Louz » et « Ritek Ma Na’raf Wein » . Avec sa voix de stentor, Lotfi Bouchnak a empli le vaste théâtre de plein air  par des mélodies merveilleuses berçant un public venu en masse partager des délices d’initiés avec un maître inégalé de la chanson arabe et qui fascine le public  par son art raffiné,  là où il passe à travers les plus grands festivals du monde. Il a excellé ce soir en interprétant « Enta Shamsi », « Nassaya » et « Kif Shabaht Khayalak », sous l’impulsion d’un public enthousiaste qui, loin de se contenter d’écouter, forma un chœur, chantant et mémorisant les mélodies.

Sur des sonorités mélodieuses, Lotfi  BouchnaK a ébloui l’assistance avec son tube  « Kif Shabaht Khayalak », une chanson attachante, pleine d’amour  qui démontre l’étendu et la grande diversité du répertoire de cet artiste hors pair.. Son immense sensibilité d’artiste compositeur, sa virtuosité  de luthiste et son charisme de chanteur ont fait de lui l’artiste le plus accompli de sa génération de la  lignée des grands maîtres de la chanson arabe contemporaine.  Bouchnak a enflammé l’hémicycle, interprétant une vingtaine de pièces, aux refrains repris en chœur par le public qui a occupé la piste de danse dans une ambiance euphorique. Les échanges entre l’artiste et son public ont donné à la soirée une chaleur particulière.

Entre deux morceaux, Lotfi glisse quelques vers poétiques, faisant voyager son public dans un univers de mots et de mélodies. Pendant près de deux heures, ce grand chanteur a maintenu une énergie constante, entraînant avec lui une assistance composée majoritairement de jeunes et des familles. L’événement est vécu comme un moment rare. «Je suis profondément ému et fier de chanter ici.. Je me sens parmi les miens mais ce soir, je tiens à remercier du fond du cœur ce public merveilleux», a-t-il déclaré à chaud à la fin de son spectacle.

                      Kamel Bouaouina

Photos Berrazagua  

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Jeux Méditerranéens Tarente 2026 : une délégation record de 181 athlètes tunisiens

La Tunisie participera à la 20ᵉ édition des Jeux Méditerranéens Tarente 2026 avec la plus importante délégation sportive de son histoire pour des Jeux disputés hors de ses frontières.

Dans un communiqué du 7 août 2026, le Comité National Olympique Tunisien (CNOT) a indiqué que la délégation tunisienne se compose de 272 personnes : 181 athlètes (69 femmes et 112 hommes) accompagnés de 10 médecins et 11 arbitres.

D’après la même source, les athlètes tunisiens s’aligneront dans 28 disciplines sportives :

1- Sports collectifs :

  • Basket-ball 3×3 (du 29 août au 2 septembre) : 4 femmes, 4 hommes
  • Football (du 22 août au 1ᵉʳ septembre) : 19 hommes
  • Handball (du 22 août au 1ᵉʳ septembre) : 16 femmes, 16 hommes
  • Volley-ball (du 22 au 31 août) : 12 hommes

2- Sports individuels :

  • Athlétisme (du 30 août au 3 septembre) : 2 femmes, 3 hommes
  • Aviron (du 31 août au 3 septembre) : 4 femmes, 4 hommes
  • Boxe(du 22 au 27 août) : 2 femmes, 3 hommes
  • Pétanque / Boules (du 22 au 25 août) : 5 femmes, 6 hommes
  • Canoë-kayak (du 21 au 23 août) : 1 femme, 4 hommes
  • Cyclisme (du 22 au 24 août) : 4 hommes
  • Équitation (du 30 août au 1ᵉʳ septembre) : 5 hommes
  • Escrime (du 22 au 24 août) : 4 femmes, 1 homme
  • Gymnastique (du 25 août au 2 septembre) : 2 femmes, 2 hommes
  • Haltérophilie (du 31 août au 2 septembre) : 3 femmes, 3 hommes
  • Judo (du 28 au 30 août) : 5 femmes, 1 homme
  • Karaté (1ᵉʳ et 2 septembre) : 2 femmes, 3 hommes
  • Natation (du 22 au 25 août) : 2 femmes, 3 hommes
  • Nage avec palmes (26 et 27 août) : 4 femmes, 3 hommes
  • Tir à l’arc (du 25 au 28 août) : 1 femme, 1 homme
  • Tir sportif (du 26 au 31 août) : 2 femmes, 2 hommes
  • Taekwondo (22 et 23 août) : 4 femmes, 4 hommes
  • Triathlon (du 29 août au 1ᵉʳ septembre) : 2 hommes
  • Tennis (du 25 au 31 août) : 2 hommes
  • Padel (du 22 au 28 août) : 2 femmes, 2 hommes
  • Planche à voile (Voile : du 27 août au 2 septembre) : 1 femme

Selon le CNOT, cette participation constitue un nouveau record pour la Tunisie en termes de nombre de participants et de disciplines représentées à l’étranger. Le record national historique reste celui des Jeux de Tunis en 2001 (309 participants).

Pour rappel, les Jeux Méditerranéens – Tarente 2026 se dérouleront du 21 août au 3 septembre 2026 en Italie. Cette édition accueillera plus de 5 000 athlètes de 26 nations, et les épreuves se tiendront sur 41 sites.

Mohamed Sahbi RAMMAH

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Gabès : Saïed dénonce les ravages de la pollution et pose des conditions strictes pour la reprise des activités

Le président de la République, Kais Saied a effectué lundi soir une visite de terrain dans le gouvernorat de Gabès (sud-est), où il a fustigé les ravages de la pollution et dénoncé ce qu’il a qualifié de « pollution politique », liant la dégradation de l’environnement à la corruption.

Lors de son déplacement à la plage Al-Salam « Shatt al-Salam », le chef de l’État a souligné que la question environnementale était devenue une « cause nationale ». Il a affirmé que les habitants de Gabès ont payé un « prix exorbitant » en raison des activités du Groupe Chimique Tunisien (GCT), tout en accusant certains cercles d’avoir comploté, depuis 2011, pour démanteler ce complexe industriel afin de le vendre à bas prix. « Nos institutions et entreprises publiques ne sont pas à vendre », a-t-il insisté, cité dans un communiqué de la présidence de la République.

Il a annoncé, à cet effet, que seules les unités de production ayant été réparées et mises aux normes seront autorisées à fonctionner, afin de garantir aux habitants de Gabès leur droit de vivre dans un milieu décent.

Dans son discours prononcé à cette occasion, Saied a également souligné que « le peuple souhaite démanteler la corruption et garantir une juste reddition de comptes », insistant sur le fait que la ville de Gabès, avec ses caractéristiques naturelles uniques, notamment ses montagnes, ses plages et ses oasis, est l’une des villes les plus touchées, « car elle est victime non seulement de la pollution environnementale, mais aussi de la pollution politique ».

Il a insisté sur le droit des citoyens à un environnement sain, libéré de toute forme de pollution, « au sens propre comme au sens figuré ». .

Le président de la République a également souligné que les habitants de Gabès ont fait obstacle à ceux qui voulaient « investir dans la misère » et ont déjoué les plans de ceux qui, non seulement souhaitaient abandonner ce complexe, mais aussi attiser les flammes de la sédition. « Ce que notre peuple de Gabès a accompli restera gravé dans l’histoire », a-t-il lancé.

Le chef de l’Etat s’est rendu, ensuite au siège du gouvernorat de Gabès, où il s’est entretenu avec le gouverneur de la région et des députés locaux, déclarant que le pays menait actuellement une « guerre sur tous les fronts » contre les complots visant la stabilité de l’État.

Toujours à Gabès, Saied s’est rendu à l’Hôpital universitaire, où il a constaté l’encombrement des services et le manque de moyens, tout en rendant hommage à la solidarité des citoyens qui ont fait des dons privés pour améliorer les conditions de soins. Il a ensuité inspecté un oued (cours d’eau) laissé à l’abandon depuis des décennies et qui fera l’objet, bientôt, de travaux de curage.

Pour le chef de l’Etat, « le diagnostic est clair » et « le temps est désormais à l’action ».Il a prévenu, ainsi, les responsables administratifs que « celui qui n’assume pas ses responsabilités comme il se doit devra laisser sa place à ceux qui les porteront avec honnêteté ». Invoquant le verset cora

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Exportation : nouvelles exigences pour les produits forestiers

L’exportation de produits forestiers est désormais soumise à la présentation d’une attestation d’origine et de stock délivrée par les services compétents de la Direction générale des forêts, ont indiqué lundi la Direction générale de la santé végétale et du contrôle des intrants agricoles et la Direction générale des forêts dans un communiqué conjoint adressé aux exportateurs.

L’attestation doit préciser la quantité concernée ainsi que le numéro de la facture d’exportation. Elle sera présentée aux contrôleurs de la santé végétale aux points de passage lors du contrôle documentaire des cargaisons de produits forestiers destinées à l’exportation.

Pour davantage d’informations, les exportateurs peuvent contacter les services compétents de la Direction générale de la santé végétale et du contrôle des intrants agricoles ainsi que ceux de la Direction générale des forêts.

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Police municipale : plus de 1.000 infractions constatées en deux jours

Les unités de police municipale ont mené des opérations de terrain du 7 au 9 août 2026 à travers tous le pays.

Ces opérations ont permis de dresser 448 procès-verbaux pour infractions économiques et 630 procès-verbaux pour infractions sanitaires.

Selon un communiqué publié lundi sur le site officiel du ministère de l’Intérieur, ces opérations ont également permis d’effectuer 327 saisies, d’émettre 130 procès-verbaux et d’appréhender 27 personnes recherchées par différentes unités de sécurité et instances judiciaires.

Les unités de police municipale ont également procédé au démantèlement de 1090 étalages anarchiques, à la saisie de 137 balances ainsi que 41 motos et 13 véhicules dont les papiers ne sont pas en règle.

 

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Mercato : Ronald Araujo quitte le FC Barcelone pour Liverpool en prêt

Le défenseur international uruguayen du FC Barcelone Ronald Araujo rejoint Liverpool pour un an en prêt, ont annoncé lundi soir les deux clubs.

« J’ai vraiment hâte de commencer, je suis très content », a réagi le défenseur central de 27 ans, cité dans le communiqué des Reds.

Il s’agit de la deuxième recrue à ce poste cet été à Liverpool, après l’arrivée du jeune Français Jérémy Jacquet, recruté à Rennes pour 63 millions d’euros.

Ces renforts viennent épauler l’expérimenté Virgil van Dijk en charnière centrale pour compenser les départs de l’Anglais Rhys Williams et du Français Ibrahima Konaté, désormais au Real Madrid.

Joueur de Barcelone depuis 2019, Ronald Araujo y a porté le brassard de capitaine à de nombreuses reprises la saison dernière, mais a aussi connu plusieurs blessures et a fait une pause d’un mois en décembre pour préserver sa santé mentale.

 Aussi capable de jouer au poste de latéral droit, l’Uruguayen aux 27 sélections faisait partie du groupe pour le Mondial-2026 mais n’a pas pu y disputer la moindre minute en raison d’une gêne musculaire.

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Gabès : Saïed examine la situation environnementale et les problèmes de pollution

Le président Kaïs Saïed a effectué lundi une visite non annoncée dans le gouvernorat de Gabès pour s’enquérir de la situation environnementale et des principales difficultés auxquelles est confrontée la région, appelant à des solutions urgentes, notamment au problème de la pollution.

Le président a souligné la nécessité de traiter la situation environnementale à Gabès en s’attaquant aux sources de pollution et en mettant fin à leurs conséquences, à travers des solutions urgentes et efficaces, tout en œuvrant à résoudre les problèmes structurels à long terme.

Cette visite intervient dans le cadre du suivi par la présidence de la République du dossier environnemental à Gabès, où la population réclame depuis plusieurs années la fin de la pollution industrielle, notamment autour des unités relevant du Groupe chimique tunisien.

Le président Saïed avait chargé une équipe de travail de proposer des solutions urgentes à la situation environnementale dans la région.

Il avait reçu, en janvier 2026, le rapport final de cette équipe et ses recommandations, affirmant alors sa volonté de prendre les mesures nécessaires, notamment sur les plans technique, financier et structurel, pour mettre fin aux sources de pollution dans la ville.

La pollution à Gabès est notamment liée aux activités industrielles de transformation du phosphate et de production d’engrais et de produits chimiques, qui ont généré pendant des décennies des émissions et des rejets de déchets industriels dans l’environnement marin.

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Météo : prévisions du mardi 11 août 2026

-Ciel dégagé à peu nuageux ce mardi, selon les prévisions de l’Institut National de la Météorologie (INM).

Le vent soufflera de secteur Est, faible à modéré puis se renforçant relativement, l’après-midi, près des côtes et au sud.

La mer sera houleuse dans la région de Cap Serrat et peu agitée dans le reste des côtes.

Les températures seront stationnaires et les maximales seront comprises entre 32 et 36 degrés dans les régions côtières et sur les hauteurs et oscilleront entre 37 et 42 degrés  ailleurs avec coups locaux de sirocco.

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Hôpital militaire de Bizerte : le ministre de la Défense appelle à renforcer ses capacités

Le ministre  de la Défense nationale, Khaled Sehili, a appelé à renforcer les capacités de l’hôpital militaire de Bizerte, notamment par l’extension de ses espaces, la rénovation de certains services et le renforcement de ses ressources humaines, a indiqué lundi son ministère.

Lors d’une visite effectuée jeudi dans cet établissement,  Sehili s’est informé de ses conditions de fonctionnement, de ses différents services et des préoccupations exprimées par les personnels médicaux, paramédicaux et administratifs.

Il a examiné avec les responsables concernés les moyens de remédier aux difficultés rencontrées et de développer les prestations médicales de l’hôpital.

Le ministre a également insisté sur la nécessité de renforcer les compétences du personnel à travers la formation continue, l’encouragement de la recherche scientifique et l’accompagnement des évolutions technologiques dans le secteur médical.

Ces mesures doivent permettre d’améliorer la qualité des soins et de rapprocher les services médicaux des bénéficiaires, notamment les militaires et leurs familles.

Le ministre a par ailleurs souligné l’importance du lancement, « dans les meilleurs délais », des travaux de construction du nouvel hôpital militaire de Bizerte, destiné à renforcer les capacités du système de santé militaire.

Il a salué les efforts du personnel civil et militaire de l’établissement et appelé à davantage d’engagement et de responsabilité pour améliorer la prise en charge sanitaire et contribuer à la préparation opérationnelle des militaires.

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Triathlon : la Tunisie décroche deux médailles d’or à la Coupe d’Afrique au Kenya

Le Tunisien Mohamed Aziz Hamdi a remporté la médaille d’or lors de la Coupe d’Afrique de triathlon, qui s’est tenue hier dimanche à Kilifi (Kenya), engrangeant ainsi un total de 125 points.

 De son coté, Youssef Salama a décroché également l’or dans la catégorie des jeunes (épreuve olympique africaine).

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Menaces numériques : nécessité de moderniser le Code de protection de l’enfant

Le président de l’Association tunisienne de défense des droits de l’enfant, Moez Cherif, a appelé, dimanche, à une révision périodique du Code de protection de l’enfant, promulgué en 1995, afin de l’adapter à l’évolution du tissu social et aux exigences des mutations technologiques et des menaces cybernétiques grandissantes.

Dans une déclaration à l’Agence TAP, Cherif a rappelé que depuis la promulgation du Code de protection de l’enfant par la loi n° 92 de l’année 1995, ce texte a été révisé et complété à quatre reprises, en vertu des lois n° 53 de 2000, n° 41 de 2002, n° 35 de 2006 et n° 41 de 2010.

Ces révisions, a-t-il expliqué, ont porté sur le développement des mécanismes de participation de l’enfant, la création d’un parlement de l’enfant, ainsi que la réorganisation de la justice spécialisée en matière d’enfance et la composition des tribunaux pour enfants.

Il a néanmoins estimé que ces révisions sont des avancées réelles mais datées et que la violence numérique n’est toujours pas explicitement incriminée par le droit tunisien, alors que les enfants s’y trouvent exposés quotidiennement.

Cyberharcèlement, contenus inappropriés, exploitation en ligne, sont autant de menaces qui prolifèrent dans un espace que la loi n’a pas encore investi, a-t-il soutenu.

L’expert a par ailleurs mis en garde contre le fossé numérique intergénérationnel qui sépare les enfants de leurs parents : les premiers naviguent dans le cyberespace sans supervision, leurs compétences dépassant largement celles de leurs tuteurs, ce qui les rend vulnérables au cyberharcèlement, à l’accès à des contenus inappropriés et à l’exploitation en ligne.

Ce déséquilibre des compétences, a souligné Moez Cherif, a privé les enfants de la protection la plus élémentaire au sein même de leur foyer.

Face à ce constat, il a préconisé que l’État cesse de s’en remettre à la seule famille, rappelant que la protection de l’enfant est une responsabilité partagée entre la famille, l’État et ses institutions.

D’où l’impératif de mettre sur pied un cadre législatif renforcé, adapté aux réalités du numérique.

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Sidi Alouane : une caravane médicale gratuite prend en charge près de 400 citoyens

Une caravane sanitaire multidisciplinaire gratuite a assuré, dimanche, des consultations au profit d’environ 400 citoyens dans la région de Sidi Alouane, relevant du gouvernorat de Mahdia.

Le directeur régional de la santé, Youssef Badoui, a indiqué à l’agence TAP que cette manifestation a été organisée à l’occasion de la 36e édition du Festival maghrébin du miel et de la valorisation du patrimoine de Sidi Alouane.

Il a précisé que le comité d’organisation du festival a contribué à la mise en place de cette caravane, aux côtés de la direction régionale de la santé, de l’hôpital Tahar Sfar, de la circonscription sanitaire de Sidi Alouane et de la section locale du Croissant-Rouge tunisien.

Au total, 140 personnes ont bénéficié de dépistages du diabète et de l’hypertension artérielle, tandis que 80 autres ont bénéficié de consultations en ophtalmologie et chirurgie oculaire, et 28 en néphrologie.

La consultation d’endocrinologie a assuré 50 examens, contre 30 en médecine dentaire, 46 en oto-rhino-laryngologie, 14 en gynécologie et 10 en médecine préventive et communautaire.

Selon Badoui, ces prestations médicales gratuites ont été assurées par un groupe de médecins spécialistes issus des secteurs public et privé.

Il a souligné que le gouvernorat de Mahdia a poursuivi, depuis le début de l’année 2026, l’organisation d’un nombre important de caravanes sanitaires ayant couvert la majorité des délégations, notamment les zones rurales.

Ces initiatives bénévoles ont permis aux personnes à revenus modestes de bénéficier de services de dépistage et de soins sans avoir à se déplacer et à moindre coût, a-t-il ajouté.

 

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Sidi Bouzid : une secousse tellurique de magnitude 3 enregistrée à Meknassy

Une secousse tellurique d’une magnitude de 3 degrés sur l’échelle de Richter a été enregistrée, dimanche, 9 août 2026, à 21h04min (heure locale), à Meknassy (gouvernorat de Sidi Bouzid), a annoncé l’Institut national de la météorologie (INM).

 Les analyses préliminaires des stations sismologiques de l’INM situent l’épicentre de la secousse à 34,52 degrés de latitude et 9,66 degrés de longitude au Sud-Est  de Meknassy.

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Météo : prévisions du lundi 10 août 2026

Temps peu nuageux, ce lundi, sur la plupart des régions et les nuages seront denses, l’après-midi, sur les hauteurs ouest du nord et du centre, selon les prévisions de l’Institut National de la Météorologie (INM).

Le vent soufflera de secteur Est, faible à modéré puis se renforçant relativement, l’après-midi, dans la région de Cap Serrat.

La mer sera peu agitée à agitée dans la région de Cap Serrat.

Les températures seront en légère hausse et les maximales seront comprises entre 32 et 36 degrés près des côtes Est et sur les hauteurs, oscilleront entre 37 et 41 degrés dans le reste des régions et atteignant 43 degrés au sud-ouest avec coups locaux de sirocco.

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Quand les mots changent de visage : la langue à l’épreuve de notre époque

Par Zouhaïr BEN AMOR (Universitaire)

Une langue qui ne change pas est une langue morte.  Cette idée, souvent rappelée par les linguistes, nous invite à regarder l’évolution du langage non comme une anomalie, mais comme un phénomène naturel. Pourtant, derrière cette transformation permanente se cache aujourd’hui une question essentielle : assistons-nous simplement à une adaptation de la langue aux réalités nouvelles ou sommes-nous en train d’assister à un appauvrissement progressif de notre manière de penser et de communiquer ?

La langue n’est jamais un simple outil de transmission. Elle porte une mémoire collective, une histoire, une vision du monde. Les mots que nous utilisons révèlent notre rapport aux autres, notre niveau de réflexion et notre manière d’interpréter la réalité. Lorsque les modes d’expression changent, c’est toute une culture qui évolue avec eux. Le phénomène que nous observons aujourd’hui est profond : la rapidité des échanges, la domination des écrans et la transformation des habitudes culturelles ont bouleversé notre rapport aux mots.

Il suffit d’observer une conversation quotidienne, notamment chez les jeunes générations, pour constater l’apparition d’un nouveau langage : phrases raccourcies, multiplication des abréviations, mélange des langues, utilisation massive d’images et de symboles. Certains y voient une créativité nouvelle, une capacité d’adaptation remarquable. D’autres y perçoivent le signe d’une perte progressive de richesse linguistique. Entre ces deux visions, une interrogation demeure : quelle place voulons-nous accorder à la langue dans une société où tout doit aller toujours plus vite ?

La révolution numérique, moteur principal de la transformation linguistique

La première cause de cette évolution est sans doute la révolution numérique. Les réseaux sociaux ont profondément modifié notre façon de communiquer. Autrefois, écrire nécessitait du temps, de la réflexion et une certaine organisation de la pensée. Aujourd’hui, un message doit être rapide, immédiat et facilement consommable. La logique du numérique privilégie souvent la brièveté : quelques mots, une image, un symbole ou une réaction remplacent parfois des phrases entières.

Cette transformation n’est pas sans conséquences. Lorsque l’expression devient essentiellement instantanée, la nuance risque de disparaître. Une idée complexe demande du temps pour être formulée et comprise. Or, les nouveaux espaces de communication favorisent souvent les réactions rapides au détriment de la réflexion approfondie.

Cependant, il serait injuste de considérer les nouvelles formes d’expression uniquement comme une menace. Les jeunes générations inventent aussi de nouveaux codes, développent une créativité linguistique et explorent des façons originales de transmettre des émotions. Les emojis, les détournements de mots ou les expressions issues d’Internet constituent une nouvelle forme de langage. La véritable question n’est donc pas de condamner cette évolution, mais de savoir si elle vient enrichir la langue ou remplacer progressivement ses formes les plus élaborées.

La mondialisation et le recul des frontières linguistiques

Une autre cause majeure de cette évolution est la mondialisation culturelle. Jamais les langues n’ont été autant en contact les unes avec les autres. L’anglais, notamment, occupe aujourd’hui une place dominante dans les domaines de la technologie, de l’économie, de la science et de la culture populaire. Cette influence transforme les pratiques quotidiennes dans de nombreux pays.

L’apparition de mélanges linguistiques est devenue courante. Dans de nombreuses sociétés, les conversations intègrent naturellement des mots étrangers, particulièrement ceux liés aux nouvelles technologies ou aux tendances internationales. Ce phénomène peut être vu comme une ouverture culturelle, car les langues ont toujours évolué par les échanges. Le français lui-même est constitué d’apports multiples venus de différentes périodes historiques.

Mais le danger apparaît lorsque l’emprunt devient une substitution systématique. Lorsqu’une société abandonne progressivement ses propres mots au profit de termes étrangers, elle risque de perdre une partie de son identité culturelle. Une langue ne disparaît pas uniquement lorsque ses locuteurs cessent de l’utiliser, elle s’affaiblit aussi lorsque ses propres ressources deviennent oubliées.

La crise de la lecture et la transformation de la pensée

L’évolution des modes d’expression est également liée à une transformation plus profonde : le changement de notre rapport à la lecture. Pendant longtemps, la lecture représentait un exercice central de formation intellectuelle. Elle développait la concentration, enrichissait le vocabulaire et permettait de construire une pensée structurée.

Aujourd’hui, la place du livre semble concurrencée par une multitude de contenus courts et rapides. Beaucoup de personnes passent davantage de temps à parcourir des informations fragmentées qu’à lire des textes longs. Cette nouvelle consommation culturelle modifie forcément notre manière d’écrire et de réfléchir.

Une société qui lit moins risque progressivement de disposer d’un vocabulaire plus limité. Or, la richesse des mots est aussi une richesse de la pensée. Plus une personne possède de mots pour exprimer une idée, plus elle est capable de comprendre les nuances du monde qui l’entoure. La pauvreté du langage peut alors devenir une pauvreté de la réflexion.

Il ne s’agit pas de regretter un passé idéalisé où la langue aurait été parfaite. Toutes les époques ont connu leurs transformations linguistiques. Mais chaque génération porte une responsabilité : transmettre un héritage tout en acceptant l’innovation.

Préserver la langue sans refuser l’évolution

Face à ces changements, deux attitudes extrêmes seraient à éviter. La première consiste à rejeter toute nouveauté et à considérer toute évolution comme une dégradation. Une langue vivante doit évoluer, accueillir de nouvelles expressions et accompagner les transformations de la société.

La seconde attitude, plus dangereuse encore, serait d’accepter sans réflexion la disparition progressive des formes riches d’expression. Une langue n’est pas seulement un moyen pratique de communication, elle est un patrimoine culturel. Elle mérite d’être protégée, enseignée et cultivée.

La solution ne consiste donc pas à opposer tradition et modernité. Il faut plutôt construire un équilibre. Les nouvelles technologies peuvent devenir des outils extraordinaires de diffusion culturelle si elles sont accompagnées d’une véritable éducation linguistique. Les écoles, les familles et les institutions culturelles ont un rôle essentiel à jouer pour maintenir le goût des mots, de la lecture et de l’expression élaborée.

Au fond, l’évolution de la langue reflète l’évolution de la société elle-même. Nos mots changent parce que nos vies changent. Mais une question reste ouverte : voulons-nous simplement communiquer plus vite ou voulons-nous encore communiquer mieux ? Car une société qui perd la richesse de ses mots risque un jour de perdre une partie de sa capacité à penser, à débattre et à imaginer son avenir.

 

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UGTT : les agents municipaux entament une grève de deux jours

La commission administrative du secteur municipal a décidé d’observer une grève générale sectorielle de deux jours, dont la date sera fixée ultérieurement par la Fédération générale des agents municipaux, en coordination avec le département de la fonction publique de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT).

Selon la motion professionnelle publiée, hier vendredi, par le département de la fonction publique, la commission administrative du secteur municipal, réunie le 1er août courant, a dénoncé le blocage des négociations et la non application des accords précédemment signés.

En effet, les agents municipaux revendiquent le lancement d’un programme national de renouvellement du parc automobile, des engins et des équipements des municipalités, la mise à disposition de moyens de protection individuelle et collective, ainsi que l’adoption d’un plan national de prévention des accidents du travail.

La motion appelle également à réviser et à actualiser l’application de la circulaire relative à la santé et à la sécurité au travail, afin de tenir compte des nouveaux risques au sein des municipalités et dans le secteur des déchets.

Elle réclame aussi la mise en œuvre des accords antérieurs, notamment la promulgation du statut général des agents municipaux, le versement de l’indemnité spécifique, l’instauration d’une Journée nationale de l’agent municipal et la révision du Code des collectivités locales.

Les revendications portent en outre sur l’accélération de la publication des textes d’application relatifs à la nouvelle loi interdisant la sous-traitance, la mise en place d’une stratégie nationale intégrée pour la réforme des secteurs municipal et des déchets, ainsi que la publication du décret organisant le statut des secrétaires généraux des municipalités.

La motion demande aussi l’octroi à ces derniers d’une indemnité pour charges supplémentaires, le versement de leurs arriérés, ainsi que la garantie d’une protection juridique dans l’exercice de leurs fonctions.

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Club Africain : Mohamed Ali Chouchane signe un contrat professionnel de cinq ans

– Le Club Africain a annoncé, samedi, sur sa page officielle, la signature d’un contrat professionnel de cinq ans avec le jeune joueur Mohamed Ali Chouchane.

Le club de Bab Jdid s’était imposé vendredi en amical face au PS Sakiet Eddaïer, nouvellement promu en Ligue 1, sur le score de 3-2.

Champion sortant, le Club Africain entamera la défense de son titre à l’extérieur face à l’ES Métlaoui, lors de la première journée prévue les 22 et 23 août courant.

De son côté, le PS Sakiet Eddaïer recevra la JS Omrane lors de cette même journée inaugurale.

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Réinventer l’instituteur tunisien : la première école commence par celui qui enseigne

Par Zouhaïr BEN AMOR (Universitaire)

L’école primaire est le premier grand rendez-vous entre l’enfant et le savoir. C’est à ce moment précis que se construisent les premières représentations de l’apprentissage, de l’effort, de la réussite et même de la confiance en soi. Avant les programmes, les manuels ou les équipements, il existe un élément humain qui demeure au cœur de toute réussite éducative : l’instituteur. Celui qui tient la main de l’enfant lors de ses premiers pas dans le monde de la connaissance n’est pas seulement un transmetteur de savoirs, il est un modèle, une référence et parfois une véritable source d’inspiration qui accompagne l’élève durant toute sa vie.

En Tunisie, la question de la formation et du recrutement des enseignants du primaire mérite aujourd’hui une réflexion profonde. L’enseignement primaire accueille des enseignants issus de parcours universitaires variés. Certains possèdent une formation scientifique, d’autres une formation littéraire ou dans différentes disciplines, mais beaucoup n’ont pas bénéficié d’une véritable préparation pédagogique adaptée aux exigences de cette profession particulière. Or, connaître une matière ne signifie pas automatiquement savoir l’enseigner. La maîtrise d’un contenu scientifique ou littéraire constitue une base importante, mais elle ne suffit pas pour comprendre l’enfant, construire une démarche pédagogique efficace et transmettre le savoir avec patience et passion.

Former un instituteur est une responsabilité qui dépasse largement l’acquisition de quelques techniques d’enseignement. Il s’agit de préparer une personne appelée à influencer les premières années intellectuelles et humaines de milliers d’enfants. Une erreur commise dans cette étape peut avoir des conséquences durables, tandis qu’un enseignant compétent et motivé peut révéler des talents, éveiller des vocations et changer le destin d’un élève.

L’enseignement primaire n’est pas un simple emploi, c’est une vocation

L’une des grandes questions que notre système éducatif doit affronter concerne la motivation réelle des candidats qui choisissent cette carrière. Devenir instituteur ne devrait jamais être considéré comme une solution provisoire face au chômage ou comme une simple opportunité administrative. Cette profession exige un engagement profond, car l’enseignant du primaire travaille avec des enfants qui découvrent encore leur personnalité, leurs capacités et leur rapport au monde.

Un recrutement efficace devrait donc commencer par une sélection qui prend en considération non seulement les diplômes universitaires, mais également la motivation, les aptitudes relationnelles et la volonté réelle d’exercer ce métier. La carrière d’instituteur doit être choisie par ceux qui désirent sincèrement accompagner les générations futures. Un candidat qui entre dans l’enseignement uniquement parce qu’il n’a pas trouvé d’autre possibilité risque de perdre progressivement son enthousiasme, et cette perte de motivation finit toujours par se ressentir dans la classe.

La société garde souvent dans sa mémoire l’image d’instituteurs exceptionnels qui ont marqué leur époque. Beaucoup d’adultes se souviennent encore d’un maître ou d’une maîtresse qui leur a donné confiance, qui a encouragé leur curiosité ou qui leur a transmis le goût des études. Ces enseignants n’étaient pas uniquement efficaces parce qu’ils connaissaient leurs programmes, ils étaient remarquables parce qu’ils croyaient profondément à leur mission.

Cette dimension humaine doit redevenir un élément central dans la formation des futurs instituteurs. L’enthousiasme d’un enseignant est contagieux. Un enfant qui voit devant lui un adulte passionné par ce qu’il fait comprend que le savoir est une aventure et non une obligation imposée.

Une formation pédagogique solide pour construire l’école de demain

La formation pédagogique initiale devrait occuper une place fondamentale dans le parcours de tout futur instituteur. Les quelques séances d’accompagnement proposées parfois par les inspecteurs, bien qu’utiles, ne peuvent pas remplacer une véritable formation de base. Le métier d’enseignant nécessite une préparation complète qui associe connaissances théoriques, stages pratiques et apprentissage des méthodes modernes d’éducation.

Un futur instituteur doit apprendre comment fonctionne le développement psychologique de l’enfant, comment gérer une classe, comment adapter son enseignement aux différences entre les élèves et comment encourager ceux qui rencontrent des difficultés. Il doit également comprendre que chaque enfant possède un rythme d’apprentissage particulier et que la mission de l’école n’est pas uniquement de transmettre des informations, mais aussi de construire une personnalité équilibrée.

La formation devrait également développer chez les enseignants la capacité d’utiliser des méthodes pédagogiques innovantes. Le monde change rapidement, les enfants grandissent dans un environnement numérique et les approches traditionnelles doivent évoluer sans perdre les valeurs fondamentales de l’éducation. Un bon enseignant doit être capable de s’adapter, de chercher constamment à progresser et de renouveler ses pratiques.

Cette formation initiale aurait aussi un autre avantage : elle permettrait de vérifier que les candidats sont réellement faits pour cette profession. Certains peuvent posséder d’excellents résultats universitaires mais ne pas avoir la patience, l’écoute ou la motivation nécessaires pour travailler avec de jeunes enfants. Une période de formation sérieuse permettrait d’identifier les véritables vocations avant l’entrée définitive dans la carrière.

La qualité de l’école commence par la qualité de ses enseignants

Toutes les réformes éducatives restent limitées si elles oublient l’acteur principal de l’école : l’enseignant. On peut modifier les programmes, construire de nouveaux établissements ou introduire de nouvelles technologies, mais aucun changement durable ne peut réussir sans des instituteurs compétents et engagés.

Investir dans la formation des enseignants du primaire est donc un investissement dans l’avenir du pays. Les premières années de scolarité déterminent en grande partie le rapport de l’enfant avec l’apprentissage. Un élève qui découvre l’école avec un enseignant motivé développera plus facilement la confiance, la curiosité et l’envie de réussir.

À l’inverse, un enseignement sans enthousiasme peut transformer l’école en un simple lieu d’obligations et de mémorisation. Or, l’objectif véritable de l’éducation est de former des citoyens capables de réfléchir, de créer et de participer au développement de leur société.

La Tunisie a toujours accordé une place importante à l’éducation, considérée comme un moteur essentiel du progrès social. Mais préserver cet héritage nécessite aujourd’hui de replacer l’instituteur au centre du système. Il ne faut plus voir cette profession comme un poste administratif parmi d’autres, mais comme une mission nationale qui mérite une sélection rigoureuse, une formation exigeante et une reconnaissance à la hauteur de son importance.

Redonner à l’instituteur sa place dans le projet national

L’avenir d’un pays se prépare souvent dans une salle de classe primaire. Derrière chaque médecin, ingénieur, chercheur, entrepreneur ou responsable politique, il existe un jour un enfant qui a découvert les premières lettres et les premiers chiffres avec un instituteur.

C’est pourquoi le choix de ceux qui auront la responsabilité d’enseigner aux enfants ne peut pas être laissé au hasard. L’instituteur doit être une personne choisie, préparée et accompagnée. Il doit posséder les connaissances nécessaires, mais aussi cette énergie intérieure qui transforme une simple leçon en expérience humaine.

Réformer le recrutement et la formation des enseignants du primaire n’est donc pas une question technique uniquement. C’est un choix de société. C’est décider quelle génération nous voulons préparer demain. Une nation qui respecte son avenir commence par respecter ceux qui construisent les premières bases de cet avenir.

Les grands instituteurs que nous avons connus ne sont pas seulement des souvenirs personnels, ils sont la preuve qu’un enseignant peut changer une vie. Donner aux nouvelles générations des enseignants aussi passionnés, formés et engagés est certainement l’un des plus grands défis, mais aussi l’un des plus beaux investissements que la Tunisie puisse réaliser.

 

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