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Prix à la consommation : Le ministère du Commerce va instaurer sur un système d’alerte précoce

Le ministère du Commerce et du Développement des exportations s’apprête à lancer une étude consacrée à la formation des prix des produits agricoles et des produits de la pêche, ainsi qu’à l’analyse de leurs circuits de distribution.

Présentée ce lundi lors d’une séance de travail présidée par le ministre du Commerce et du Développement des exportations, Samir Abid, cette étude sera réalisée par l’Institut national de la consommation. Elle vise notamment à identifier les dysfonctionnements qui affectent les circuits de distribution et à proposer des réformes structurelles permettant d’améliorer la transparence des prix.

L’étude portera sur les mécanismes de formation des prix des produits frais tout au long de la chaîne, depuis la production jusqu’au consommateur. Elle devra notamment analyser les écarts et les marges entre les prix à la production, les prix de gros et les prix à la consommation, afin d’identifier les facteurs à l’origine des déséquilibres constatés.

Un système d’alerte précoce pour anticiper les évolutions des prix

Parmi les principales pistes retenues figure également la mise en place d’un système d’alerte précoce. Celui-ci s’appuiera sur des modèles économétriques afin de suivre l’évolution des prix et des flux de produits et de détecter plus rapidement d’éventuelles tensions sur les marchés.

La méthodologie de l’étude reposera notamment sur le dialogue entre les secteurs public et privé, l’analyse de la chaîne de production ainsi que l’étude des chaînes de valeur.

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Selon le ministère, cet outil doit permettre de mieux comprendre, sur une base scientifique, les mécanismes de formation des prix et de localiser les principaux points de dysfonctionnement. L’objectif affiché est ainsi de passer d’une gestion ponctuelle des problèmes à des solutions plus structurelles et anticipatives.

Elargir la concertation aux différents acteurs concernés

Le ministre du Commerce a par ailleurs appelé à élargir la concertation aux différents acteurs concernés, notamment les structures publiques, les opérateurs privés et les professionnels du secteur. Il a insisté sur la nécessité de s’appuyer sur des données de terrain précises.

Des réunions de coordination seront organisées avec les différentes parties prenantes afin d’approfondir les discussions et de confronter les données et les points de vue. Une session de travail commune devra ensuite permettre d’aboutir à des résultats finaux prenant en compte les prérogatives des différentes structures concernées.

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Tragédie à El Mourouj : Un père interpellé après avoir jeté ses deux filles du 3e étage

Un drame familial s’est produit ce lundi à El Mourouj 1, dans le gouvernorat de Ben Arous. Selon une source informée citée par Jawhara FM, un père aurait délibérément jeté ses deux filles, âgées respectivement de six mois et de trois ans, depuis le balcon de leur appartement situé au troisième étage d’un immeuble résidentiel.

Les premières informations recueillies indiquent que le père, employé dans un établissement de microfinance, avait récemment subi une intervention chirurgicale. Selon les éléments actuellement disponibles, il aurait été excédé par les bruits liés aux jeux de ses deux filles avant de les précipiter dans le vide. Ces éléments restent toutefois à confirmer par l’enquête.

La mère se trouvait sur son lieu de travail

La mère se trouvait sur son lieu de travail au moment des faits. Elle aurait été informée par des voisins.

Alertées, les équipes de secours et d’intervention rapide de la Protection civile de Ben Arous sont intervenues afin de prendre en charge les deux enfants et de les transporter vers un établissement hospitalier de la région.

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Malgré les efforts des secours et du personnel médical, le nourrisson de six mois a succombé à ses blessures. Sa sœur de trois ans a, quant à elle, été admise en unité de soins intensifs. Son état de santé est actuellement jugé critique.

Le père a été interpellé

Le père a été interpellé et une enquête a été ouverte afin de déterminer avec précision les circonstances du drame ainsi que ses éventuels mobiles. Selon les premières informations rapportées, il n’aurait pas d’antécédents connus de troubles psychologiques.

Les investigations se poursuivent sous la supervision des autorités compétentes afin d’établir les responsabilités et de faire toute la lumière sur cette affaire.

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Raoued : Le nouveau monument à 65,5 mille dinars suscite la polémique

La municipalité de Roûad, dans le gouvernorat de l’Ariana, a installé ce dimanche un nouveau monument au niveau de l’intersection de Sidi Amor, dans le cadre d’un projet visant à améliorer l’esthétique des entrées de la ville.

D’un coût global estimé à 65,5 mille dinars, le projet comprend notamment l’aménagement du carrefour et de ses abords, la création d’espaces verts ainsi que l’aménagement des trottoirs.

Une entrée de ville surmontée d’une arche

Le nouveau monument prend la forme d’une entrée de ville surmontée d’une arche portant l’inscription « Ville de Raoûad » en lettres dorées, avec un dispositif d’éclairage nocturne.

Selon le délégué de Roûad, Dhia Haq Abidi, cité par l’agence Tunis Afrique Presse (TAP), le monument a été réalisé à l’issue d’un appel d’offres et financé par la municipalité. Sa conception s’inspire de l’ancien monument qui se trouvait auparavant sur la plage de Roûad, construit en pierres et qui s’était progressivement détérioré.

La municipalité ne compte d’ailleurs pas s’arrêter à cette première réalisation. Un deuxième monument décoratif est prévu à l’une des entrées de la ville donnant sur Jebel Jaffar. Il portera l’inscription « Roûad vous souhaite la bienvenue » et se trouve actuellement au stade de l’appel d’offres.

Un projet qui interroge sur les priorités municipales

L’annonce de ce nouvel aménagement a toutefois suscité plusieurs interrogations sur les réseaux sociaux, notamment autour de l’utilité et du coût de ce type de projet dans le contexte actuel.

Au-delà de l’aspect esthétique, certains internautes s’interrogent sur la pertinence de consacrer 65,5 mille dinars à un monument et à l’aménagement de son environnement, alors que les municipalités font face à de nombreux besoins en matière d’infrastructures, d’entretien des routes, d’éclairage public, de propreté ou encore d’aménagement des espaces publics.

Ces réactions soulèvent plus largement la question des priorités dans les dépenses municipales : quelle place accorder aux projets d’embellissement urbain, et quel niveau de dépenses leur consacrer lorsque d’autres besoins locaux restent importants ?

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La réalisation d’un monument à l’entrée d’une ville peut certes participer à son identité visuelle et à l’amélioration de son image. Mais son coût et son utilité constituent désormais un sujet de débat parmi les citoyens, particulièrement lorsque plusieurs projets similaires sont envisagés.

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Tunisie : 600 millions de dinars pour renforcer la production électrique à Borj El Amri

La cheffe du gouvernement, Sarra Zaafrani Zenzri, a présidé ce lundi 10 août 2026, au Palais du gouvernement à la Kasbah, la 12e réunion périodique de la Commission des grands projets. Trois dossiers majeurs étaient au centre des discussions : l’extension de la centrale électrique de Borj El Amri, l’achèvement de l’hôpital régional de catégorie « B » de Thala, dans le gouvernorat de Kasserine, et la finalisation de la Cité numérique d’Ennahli.

À l’ouverture de la réunion, la cheffe du gouvernement a insisté sur la nécessité d’accélérer la réalisation des projets publics, présentés comme un levier pour stimuler la croissance, renforcer les infrastructures, créer de la richesse et des emplois, mais également réduire les disparités régionales.

600 millions de dinars pour Borj El Amri

Le principal projet examiné concerne l’extension de la centrale de production d’électricité de Borj El Amri. D’après les données présentées lors de la réunion, la demande tunisienne d’électricité progresse actuellement de 4 à 5 % par an.

Cette pression s’est notamment traduite par un nouveau record de consommation en juillet 2026, avec une pointe de demande de 6 400 MW, contre 5 175 MW en 2025.

Face à cette progression, le projet prévoit l’installation et la mise en service d’une troisième turbine à gaz d’une puissance comprise entre 250 et 400 MW, ainsi que les infrastructures nécessaires à l’évacuation de l’électricité produite.

Le coût prévisionnel du projet est estimé à 600 millions de dinars. Sa mise en exploitation est prévue pour l’été 2027.

L’objectif est notamment de renforcer la capacité de production du système électrique national, d’améliorer l’équilibre entre l’offre et la demande et de réduire le recours aux délestages, particulièrement durant les périodes de forte consommation des étés 2027 et 2028.

La cheffe du gouvernement a ainsi demandé le lancement immédiat des procédures nécessaires, en classant l’extension de Borj El Amri parmi les projets majeurs à caractère stratégique.

Un hôpital de 105 lits à Thala

La Commission des grands projets a également examiné l’achèvement de l’hôpital régional de catégorie « B » de Thala, dans le gouvernorat de Kasserine.

L’établissement disposera d’une capacité de 105 lits et comprendra notamment des services de consultations externes, de laboratoire et de banque de sang, d’imagerie médicale, de pharmacie, de chirurgie, de stérilisation, de réanimation et d’urgences.

Le projet prévoit également une unité d’hospitalisation, un hôpital de jour ainsi que les services généraux.

Le coût de construction est estimé à environ 54 millions de dinars, auxquels s’ajoutent 15 millions de dinars consacrés aux équipements.

La cheffe du gouvernement a ordonné l’accélération de l’attribution et de la réalisation des lots restants, avec un suivi quotidien sur le terrain, afin de permettre l’achèvement du projet dans les délais prévus.

La Cité numérique d’Ennahli relancée

Le troisième dossier concerne la Cité numérique d’Ennahli, dans le gouvernorat de l’Ariana.

Le projet s’inscrit dans la stratégie nationale de transformation numérique et vise notamment à renforcer le pôle technologique « Tunis des pôles technologiques intelligents » à travers la création d’espaces technologiques modernes et équipés.

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La Cité numérique doit contribuer au développement de l’économie fondée sur la connaissance et l’innovation, à l’amélioration de l’environnement entrepreneurial et à l’accueil d’entreprises technologiques et innovantes.

La Commission a appelé les ministères de l’Équipement et des Technologies de la communication à accélérer l’achèvement des lots restants.

Électricité, santé et numérique : trois priorités

À travers ces trois projets, le gouvernement met en avant trois secteurs considérés comme stratégiques : la sécurité énergétique, les infrastructures sanitaires et la transformation numérique.

La priorité immédiate semble toutefois être donnée au renforcement de la production électrique, dans un contexte marqué par l’augmentation rapide de la demande et par des pics de consommation de plus en plus élevés.

La Commission a finalement décidé d’accélérer les procédures pour les trois projets et a appelé les structures publiques concernées à renforcer le suivi de leur réalisation.

Pour la cheffe du gouvernement, l’enjeu est désormais de passer de la décision à l’exécution, en levant rapidement les obstacles administratifs et techniques afin que les grands projets publics deviennent effectivement des moteurs de développement, d’emploi et d’amélioration des services dans les différentes régions du pays.

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Plus de 100 voitures de Tunisiens résidant au Qatar bloquées au port de Radès

Plus d’une centaine de voitures appartenant à des Tunisiens résidant au Qatar sont actuellement bloquées au port de Radès, alors que leurs propriétaires affirment avoir accompli toutes les procédures administratives et payé l’intégralité des frais liés à leur expédition.

Le blocage serait lié à un différend financier opposant une société de transport qatarie, détenue par un Tunisien, à une société saoudienne ayant participé à l’acheminement des véhicules. Les propriétaires des voitures dénoncent le fait d’être impliqués dans un litige commercial auquel ils affirment être totalement étrangers.

Intervenant ce lundi 10 août 2026 sur les ondes de Mosaique FM, Mohamed Hamza, propriétaire de l’un des véhicules concernés, a indiqué que le nombre de voitures bloquées dépasse les 100. Ces véhicules ont été importés dans le cadre du régime de privilège fiscal accordé aux Tunisiens résidant à l’étranger (FCR).

Selon son témoignage, les propriétaires avaient conclu des contrats avec une société de transport enregistrée au Qatar et lui avaient réglé la totalité des frais. Les véhicules ont ensuite été expédiés il y a environ quatre mois.

Un itinéraire perturbé par la situation dans le détroit d’Ormuz

Les voitures ont été acheminées depuis le Qatar, en passant notamment par l’Arabie saoudite, la Turquie et l’Italie, avant d’arriver au port de Radès. Le changement d’itinéraire serait intervenu en raison de la situation dans le détroit d’Ormuz.

Après environ quatre mois d’attente, les propriétaires ont pu suivre en ligne le parcours de leurs véhicules jusqu’à leur arrivée en Tunisie, il y a près de deux semaines. Les voitures ont alors été transférées vers les espaces de stockage du port de Radès.

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Mais au moment de récupérer leurs véhicules, les propriétaires ont découvert qu’ils étaient bloqués.

Mohamed Hamza affirme avoir tenté de contacter le responsable de la société qatarie afin d’obtenir la sortie des voitures, sans succès. Son téléphone était éteint et les employés de l’entreprise auraient également été dans l’impossibilité de le joindre.

En se rapprochant des services concernés au port, il aurait été informé de la présence de son véhicule, mais également de son blocage à la demande de la société saoudienne. Cette dernière réclamerait le paiement de sommes dues par la société qatarie au titre des opérations de transport.

Un conflit entre entreprises qui pénalise les clients

D’après les informations communiquées aux propriétaires, la société saoudienne aurait assuré une partie de l’opération de transport, en coordination avec l’entreprise propriétaire du navire, mais n’aurait pas reçu les montants qui lui seraient dus par son partenaire qatari.

Une situation que les propriétaires des véhicules contestent vivement, estimant avoir rempli toutes leurs obligations en payant les frais convenus avec la société qatarie.

« Pourquoi les clients devraient-ils supporter les conséquences d’un différend financier entre deux sociétés ? », s’interrogent les personnes concernées.

Les propriétaires demandent ainsi aux entreprises impliquées de régler leur différend commercial sans faire peser ses conséquences sur des clients qui affirment avoir payé leurs prestations et accompli les formalités nécessaires.

La situation serait également suivie au Qatar. Selon Mohamed Hamza, les autorités qataries auraient pris des mesures dans le cadre de cette affaire et plusieurs employés de la société auraient été interpellés. Le propriétaire de l’entreprise serait, selon son témoignage, toujours introuvable.

Les propriétaires des véhicules bloqués demandent désormais des clarifications aux parties concernées et aux autorités tunisiennes afin de connaître le statut juridique de leurs voitures et de pouvoir les récupérer.

Le dossier concerne potentiellement plus de 100 véhicules importés dans le cadre du FCR, dont les propriétaires se retrouvent aujourd’hui dans l’attente d’une solution, alors qu’ils affirment avoir déjà réglé l’ensemble des frais liés à leur expédition.

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« Mariage oral » : L’UNFT dénonce une « banalisation » en Tunisie

La présidente de l’Union nationale de la femme tunisienne (UNFT) et vice-présidente du Conseil international des femmes, Radia Jerbi, a alerté ce lundi 10 août 2026 sur ce qu’elle considère comme une volonté de « banaliser » le phénomène du mariage oral en Tunisie, ainsi que sur des tentatives visant, selon elle, à remettre en cause certains acquis du Code du statut personnel.

Invitée sur Jawhara FM, Radia Jerbi a estimé que le débat, autrefois ouvertement concentré sur la polygamie et le mariage coutumier au lendemain de la révolution, se manifeste désormais davantage à travers des pratiques qu’elle qualifie de « dissimulées », cherchant à présenter ces phénomènes comme des réalités normales de la société.

Lecture de la Fatiha et contrats non enregistrés

Selon la responsable de l’UNFT, le mariage coutumier local prend plusieurs formes. Elle cite notamment le mariage oral, qui consiste à se contenter de la lecture de la Fatiha, parfois présenté sous l’expression « faire le halal », sans établir de document officiel.

Une autre forme consiste, selon elle, à conclure un contrat écrit non officiel, parfois appelé « kitab khati », sans l’enregistrer auprès des autorités compétentes.

Radia Jerbi a également affirmé que certaines de ces pratiques auraient été introduites en Tunisie par des membres de la communauté tunisienne musulmane vivant à l’étranger. Elle a notamment évoqué le mariage coutumier dans certains pays du Moyen-Orient, qui peut être établi au moyen d’un document écrit mais non enregistré auprès des autorités.

Des difficultés pour les enfants et les familles

La présidente de l’UNFT affirme avoir reçu au siège de l’organisation plusieurs cas liés à des mariages oraux non officiels, notamment concernant des couples dont certains seraient étudiants.

Ces situations peuvent, selon elle, entraîner des difficultés importantes lorsqu’il s’agit d’établir la filiation des enfants, de les inscrire à l’état civil ou encore de déterminer les responsabilités juridiques des pères.

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Pour Radia Jerbi, l’enjeu dépasse ainsi la seule question de la forme du mariage et touche directement à la protection juridique des femmes et des enfants ainsi qu’à l’établissement de la filiation.

« Des pratiques qui menacent les acquis de la Tunisie »

La responsable associative a par ailleurs dénoncé le refus de certains acteurs et institutions de reconnaître l’existence du phénomène et d’agir avec fermeté.

Elle a appelé les notaires de droit musulman ainsi que les différents acteurs juridiques et sociaux à intervenir afin de lutter contre ces pratiques, qu’elle estime contraires à l’ordre public et susceptibles de porter atteinte aux acquis de l’État civil tunisien et du Code du statut personnel.

Cette prise de position intervient alors que le mariage en Tunisie est encadré par un cadre juridique formel, faisant de l’enregistrement officiel de l’union un élément central de la reconnaissance juridique du couple et de la protection des droits qui en découlent.

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Sfax : Une dizaine de voitures vandalisées et dépouillées sur le parking d’une plage

Plusieurs véhicules ont été vandalisés et cambriolés dans la nuit sur le parking de la plage de Chaffar, relevant de la délégation de Mahres, dans le gouvernorat de Sfax.

Selon Hassan Ghnay, conseiller local représentant la délégation de Chaffar, environ huit voitures ont été ciblées par les auteurs de ces actes. Les véhicules étaient stationnés dans une zone relativement éloignée du bord de mer et des commerces, qui ne disposent par ailleurs pas de caméras de surveillance.

Les vitres des véhicules avaient été brisées

Intervenant ce lundi 10 août 2026 sur les ondes de Jawhara FM, Hassan Ghnay a indiqué que les vitres des véhicules avaient été brisées, ce qui laisse penser, selon lui, que les auteurs recherchaient principalement des objets à voler.

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Les propriétaires des véhicules concernés ont déposé plainte auprès de la Garde nationale présente sur les lieux. Une enquête a été ouverte afin d’identifier les auteurs et de déterminer les circonstances exactes de ces actes de vandalisme et de vol.

Caractère isolé de l’incident

Le conseiller local a toutefois insisté sur le caractère isolé de l’incident, appelant à ne pas généraliser cette affaire à l’ensemble de la plage de Chaffar.

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La Karaka de La Goulette au cœur de nouveaux travaux de préservation

Les travaux de protection et de préservation de la Karaka de La Goulette se poursuivent. L’Agence de mise en valeur du patrimoine et de promotion culturelle poursuit actuellement l’aménagement du périmètre extérieur de ce monument historique, avec notamment l’installation d’une clôture de protection le long de son enceinte.

Selon l’Agence, cette intervention vise à mieux sécuriser le monument, préserver ses structures, organiser son environnement immédiat et renforcer la sécurité des passants.

Un monument emblématique de La Goulette

Située à l’entrée de La Goulette, la Karaka constitue l’un des principaux témoins de l’histoire militaire et maritime de la région de Tunis. Le monument est associé à une histoire qui remonte au XVIe siècle, lorsque La Goulette occupait une position stratégique pour contrôler l’accès maritime vers Tunis et le lac de Tunis.

Les sources historiques indiquent que le site a connu plusieurs transformations au fil des siècles. En 1534, le petit ouvrage est transformé en fort par le corsaire et chef militaire ottoman Khayreddine Barberousse. Après la prise de La Goulette par les Espagnols en 1535, le monument est restauré puis renforcé. Il connaîtra ensuite d’autres interventions, notamment sous les Ottomans.

Lire aussi : Petite histoire de la Karraka de La Goulette

Le monument est officiellement classé parmi les monuments historiques de Tunisie depuis le 25 janvier 1922, sous l’appellation de « Bagne dit El Karaka », selon la liste publiée par l’Institut national du patrimoine.

La Karaka a ainsi connu plusieurs fonctions au cours de son histoire. Initialement conçue dans une logique défensive, elle a notamment été associée par la suite à une fonction pénitentiaire, ce qui explique l’appellation de « Karaka » largement utilisée en Tunisie.

Vers une meilleure valorisation du site

La protection actuelle s’inscrit dans une démarche plus large de sauvegarde et de valorisation du patrimoine. En décembre 2021, un contrat de concession avait notamment été signé pour restaurer et valoriser la Karaka, avec un projet prévoyant notamment la création d’un musée consacré à la céramique artisanale.

La poursuite des travaux de sécurisation du périmètre constitue donc une nouvelle étape dans la préservation de cet édifice qui demeure l’un des marqueurs historiques de La Goulette et du patrimoine architectural de la banlieue nord de Tunis.

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Un « objet lumineux » aperçu dans le ciel tunisien : la Société d’astronomie explique le phénomène

Des images et vidéos largement partagées sur les réseaux sociaux samedi 8 août 2026, montrant un étrange « objet lumineux » dans le ciel tunisien, ont suscité de nombreuses interrogations parmi les internautes.

Face aux spéculations, la Société tunisienne des sciences astronomiques a apporté des précisions sur l’origine de ce phénomène. Selon l’association, les images diffusées correspondent à un nouveau groupe de satellites de la société américaine SpaceX, destinés aux télécommunications.

Il ne s’agissait donc pas d’un phénomène astronomique inhabituel ni d’un objet dont l’origine serait inconnue. Le phénomène observé est lié au déploiement de satellites dans le cadre du programme Starlink de SpaceX.

Des satellites temporairement regroupés

La Société tunisienne des sciences astronomiques explique que les lancements de satellites sont réalisés selon une procédure qui peut donner lieu à des observations particulièrement spectaculaires depuis le sol.

Après leur mise en orbite, les satellites restent pendant une certaine période regroupés en « essaims » ou en formations. Ils sont ensuite progressivement répartis sur différentes altitudes et positionnés selon les orbites programmées.

C’est notamment cette phase de déplacement groupé qui peut donner l’impression, depuis la Terre, d’observer un objet lumineux inhabituel ou une succession de points lumineux traversant le ciel.

Un projet visant des dizaines de milliers de satellites

La multiplication de ces observations s’explique également par l’ampleur du projet Starlink. SpaceX prévoit à terme de constituer une constellation composée de dizaines de milliers de satellites afin d’assurer une couverture mondiale pour ses services de télécommunications.

Lire aussi : Tunisie : Un mystérieux objet lumineux observé dans le ciel intrigue les internautes

La Société tunisienne des sciences astronomiques évoque un objectif d’environ 36.000 satellites destinés à couvrir la Terre.

Cette présence croissante de satellites en orbite basse rend donc plus fréquentes les observations de phénomènes lumineux artificiels dans le ciel, particulièrement peu après certains lancements.

« Pas de raison de paniquer »

L’association a ainsi appelé à ne pas céder à la panique face à ce type d’apparition. Ces phénomènes sont liés à l’activité humaine dans l’espace et ne présentent, dans ce contexte, aucun caractère mystérieux.

L’épisode observé samedi en Tunisie rappelle ainsi que le ciel nocturne est désormais de plus en plus marqué par l’activité spatiale commerciale, notamment avec le développement rapide des constellations de satellites.

Pour les observateurs au sol, les passages groupés de satellites peuvent néanmoins rester impressionnants et facilement prêter à confusion lorsqu’aucune explication scientifique n’est immédiatement disponible.

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Rached Ghannouchi observe une grève de la faim, selon ses avocats

La situation de santé de Rached Ghannouchi suscite de nouvelles interrogations. Dans un communiqué rendu public, son comité de défense affirme que l’ancien président de l’Assemblée des représentants du peuple, âgé de 85 ans, a été transféré à l’hôpital le 29 juillet dernier et qu’il est depuis soumis à un isolement total.

Selon ses avocats, ni sa famille ni son équipe de défense n’auraient été autorisées à lui rendre visite ou à communiquer avec lui depuis son hospitalisation. Ils affirment également ne disposer d’aucune information directe sur son état de santé, malgré plusieurs demandes adressées aux autorités concernées.

Une grève de la faim annoncée

Le comité de défense affirme avoir appris que Rached Ghannouchi aurait entamé, depuis le 6 août, une grève de la faim et des médicaments pour protester contre cet isolement et réclamer le respect de ses droits.

Cette nouvelle alerte intervient alors que l’état de santé de l’ancien dirigeant d’Ennahdha fait déjà l’objet de préoccupations depuis plusieurs semaines. Fin juillet, son équipe de défense avait déjà dénoncé l’absence de contact avec lui durant son séjour à l’hôpital. Des avocats avaient alors indiqué qu’il y avait passé plus de onze jours après une dégradation de son état de santé.

Lire aussi : Rached Ghannouchi : Le Premier ministre malaisien écrit à Kaïs Saïed

Le 27 juillet, la famille et la défense avaient également fait état de difficultés à obtenir des informations sur son état de santé. Les autorités pénitentiaires avaient, de leur côté, démenti les informations faisant état d’une dégradation de la santé de détenus liée à la canicule ou d’une interdiction générale des visites, affirmant que les détenus bénéficiaient d’une prise en charge médicale conformément aux procédures en vigueur.

« Une atteinte à ses droits fondamentaux »

Dans son nouveau communiqué, la défense considère que les conditions imposées à son client constituent une atteinte à ses droits fondamentaux et affirme que son âge et son état de santé rendent la situation particulièrement préoccupante.

Elle tient les autorités tunisiennes pour responsables de toute éventuelle complication liée à la situation et demande que ses avocats et les membres de sa famille puissent lui rendre visite et obtenir des informations sur son état de santé.

À ce stade, ces nouvelles accusations émanent du comité de défense de Rached Ghannouchi. Elles doivent donc être distinguées des informations officiellement communiquées par les autorités pénitentiaires, qui avaient précédemment assuré que les détenus bénéficiaient d’une prise en charge sanitaire et que les visites étaient organisées conformément aux règles en vigueur.

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Tunisie : Du nouveau dans le projet du Code des eaux

Le projet de Code des eaux avance, mais son passage devant l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) reste encore conditionné par son examen et son adoption en Conseil des ministres.

Dans une réponse à une question écrite de la députée du circonscription Teboursouk-Dougga-Tibar, Béja Sud, Aouatif Cheniti, le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche a indiqué que le projet de Code des eaux, dans sa version amendée, a intégré les observations formulées par les différents ministères et structures concernés.

Selon le ministère, cette nouvelle mouture est désormais en mesure de satisfaire aux conditions nécessaires à sa présentation au Conseil des ministres « dans les plus brefs délais », avant sa transmission à l’Assemblée pour examen et adoption.

La députée avait notamment interpellé le ministère sur le retard enregistré dans l’examen de ce texte et demandé des précisions sur le calendrier prévu pour sa présentation devant les députés.

Une version amendée transmise le 30 juin

Le ministère précise qu’à l’issue d’une série de réunions de coordination, une version amendée du projet de Code des eaux a été transmise aux services compétents le 30 juin 2026.

Cette version comprend, outre un tableau détaillé répondant aux différentes observations formulées sur le projet, une première mouture des projets de textes d’application qui devront accompagner le futur Code.

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Elle comporte également une note détaillée présentant les nouvelles dispositions du texte et mettant en avant sa dimension réformatrice et novatrice.

Le ministère ne fournit toutefois pas, dans sa réponse, de date précise pour la tenue du prochain Conseil des ministres consacré au projet, se contentant d’indiquer qu’il devrait être soumis « dans les plus brefs délais ».

Un texte en attente depuis plusieurs années

La question du calendrier du Code des eaux n’est pas nouvelle. La députée Aouatif Cheniti avait adressé sa question écrite au ministre de l’Agriculture le 13 avril 2026, précisément pour obtenir des informations sur les délais prévus pour la transmission du projet à l’Assemblée.

Le dossier remonte cependant à plusieurs années. Lors d’une séance plénière consacrée aux questions orales, le 11 mars 2025, le ministre de l’Agriculture avait rappelé que le projet avait été présenté à un Conseil des ministres restreint le 25 février 2025.

À l’issue de cette réunion, le ministère de l’Agriculture et les services du conseiller juridique auprès de la Présidence du gouvernement avaient été chargés de revoir le texte à la lumière des propositions formulées lors de la réunion ministérielle.

Il avait alors été insisté sur la nécessité d’accélérer la finalisation du projet, afin de le soumettre de nouveau au Conseil des ministres pour approbation, puis de le transmettre à l’Assemblée des représentants du peuple.

Avec la transmission de la nouvelle version le 30 juin dernier, le projet franchit ainsi une nouvelle étape. Reste désormais à savoir quand il sera effectivement inscrit à l’ordre du Conseil des ministres, puis transmis aux députés pour entamer son parcours législatif.

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Algérie : Deux enfants meurent après avoir été coincés dans le coffre d’une voiture

L’Algérie est de nouveau confrontée à un drame impliquant des enfants. Selon des informations relayées dimanche, deux enfants seraient morts après s’être retrouvés coincés avec un troisième dans le coffre arrière d’une voiture, alors qu’ils jouaient à proximité du véhicule.

D’après les premiers éléments rapportés par des médias locaux, les trois enfants seraient entrés dans le coffre d’une voiture appartenant à leur oncle avant que le hayon ne se referme derrière eux. Incapables de sortir, ils seraient restés enfermés pendant plusieurs heures, alors que les recherches se poursuivaient dans leur entourage.

Deux sont décédés

Deux d’entre eux auraient finalement été retrouvés sans vie. Le troisième enfant, qui se trouvait toujours dans le coffre au moment de la découverte, aurait survécu.

Les informations disponibles évoquent une durée d’enfermement d’environ sept heures et des températures élevées qui auraient aggravé les conditions à l’intérieur du véhicule. Ces éléments restent toutefois à confirmer par des sources officielles ou des médias algériens de référence.

Ce nouveau drame intervient alors que le pays avait été profondément secoué, quelques semaines plus tôt, par l’incendie meurtrier survenu dans un établissement de l’enfance assistée à Mohammadia, dans la banlieue d’Alger.

11 morts et 19 blessés, il y quelques semaines

Dans la nuit du 15 au 16 juillet, le sinistre avait fait 11 morts et 19 blessés, selon un bilan communiqué par la Protection civile algérienne. Le président Abdelmadjid Tebboune avait présenté ses condoléances aux familles des victimes.

Lire aussi : 11 enfants meurent dans l’incendie d’un établissement à Alger, l’émotion gagne le pays

La succession de ces drames impliquant des enfants ravive l’émotion en Algérie et pose, une nouvelle fois, la question de leur protection et de la prévention des accidents domestiques et du quotidien.

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Pénurie d’eau minérale : Après les 40 000 litres de Sousse, 8 832 bouteilles saisies à Nabeul

La pénurie d’eau minérale qui touche actuellement plusieurs régions de Tunisie continue de révéler des pratiques de stockage et de rétention qui alimentent les tensions sur le marché. Après la découverte de stocks importants à Sousse, de nouvelles quantités ont été saisies à Nabeul, faisant apparaître un phénomène qui dépasse désormais le simple problème d’approvisionnement.

À Sousse, les unités de la sécurité nationale ont découvert vendredi 7 août près de 40 000 litres d’eau minérale dissimulés dans un entrepôt anarchique situé dans la région de La Kalâa Sghira. Cette nouvelle saisie intervient à peine deux jours après la découverte de 23 600 litres d’eau minérale cachés chez deux grossistes de la région de Sousse.

En quelques jours, ce sont donc plus de 63 000 litres d’eau minérale qui ont été retrouvés dans la seule région de Sousse, dans des stocks qui n’étaient pas directement accessibles aux consommateurs alors que la demande reste particulièrement forte.

Le phénomène ne se limite toutefois pas au Sahel. À Nabeul, les équipes de contrôle économique relevant de la direction régionale du Commerce ont saisi, samedi, 8 832 bouteilles d’eau minérale lors d’opérations menées dans la délégation de Mida, avec la participation des unités de la garde municipale.

5 928 bouteilles ont été découvertes dans un dépôt

Parmi ces quantités, 5 928 bouteilles ont été découvertes dans un dépôt destiné à la vente de matériaux de construction. Selon la directrice régionale du Commerce à Nabeul, Sihem Mabrouk, les bouteilles auraient été dissimulées dans le but de provoquer une pénurie artificielle, de favoriser la spéculation et de tirer profit de la situation actuelle.

Les services de contrôle ont engagé les procédures nécessaires pour consigner la valeur financière des produits saisis auprès du Trésor public et dresser un procès-verbal économique à l’encontre du contrevenant pour des faits liés à l’accaparement et à la spéculation.

Ces nouvelles saisies interviennent dans un contexte particulièrement tendu. Depuis plusieurs jours, l’eau minérale fait l’objet de fortes pressions sur le marché tunisien, avec des difficultés d’approvisionnement signalées dans plusieurs régions et une demande accrue de la part des consommateurs, notamment en raison des fortes températures.

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La multiplication des stocks découverts dans des entrepôts ou chez des intermédiaires pose ainsi une question centrale : dans quelle mesure la pénurie constatée sur le terrain est-elle uniquement liée aux capacités de production et de distribution, et dans quelle mesure est-elle aggravée par la rétention de marchandises ?

Le phénomène est d’autant plus préoccupant que l’eau constitue un produit de première nécessité. Lorsque des milliers de bouteilles sont soustraites temporairement au circuit normal de distribution, la moindre perturbation de l’approvisionnement peut rapidement se transformer en pénurie locale et pousser les prix à la hausse.

Dizaines de milliers de litres

Entre les stocks de dizaines de milliers de litres découverts à Sousse et les milliers de bouteilles saisies à Nabeul, les opérations de contrôle mettent donc progressivement au jour une autre dimension de la crise : celle des produits disponibles, mais maintenus hors du marché.

Face à cette situation, le renforcement des contrôles sur l’ensemble de la chaîne, de la production à la distribution et à la vente au détail, apparaît comme un enjeu majeur pour éviter que la pénurie ne devienne un terrain favorable à la spéculation.

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Climat : Le renforcement d’El Niño inquiète, la Tunisie concernée

Le phénomène El Niño devrait rapidement se renforcer au cours des prochains mois et atteindre un niveau potentiellement fort, selon les dernières prévisions de l’Organisation météorologique mondiale (OMM). Un phénomène climatique mondial qui pourrait accentuer les températures élevées et modifier les régimes de précipitations dans plusieurs régions du monde, mais dont les effets sur la Tunisie doivent être interprétés avec prudence.

Dans son dernier bulletin climatique publié le 3 juillet 2026, l’OMM prévoit une évolution rapide vers un épisode de fort El Niño durant la période juillet-septembre. Les modèles utilisés par les principaux centres météorologiques mondiaux tablent sur une anomalie moyenne d’environ 2 °C de la température de surface de la mer dans les principales zones de référence du Pacifique tropical. La tendance devrait rester orientée à la hausse durant l’automne dans l’hémisphère Nord.

L’OMM souligne surtout une conséquence à l’échelle mondiale : une probabilité accrue de températures supérieures aux normales. Pour juillet-septembre, les modèles prévoient ainsi une forte probabilité de températures au-dessus des moyennes sur une grande partie des terres émergées, notamment en Afrique du Nord. La Tunisie se trouve donc bien dans une région susceptible de connaître un contexte thermique plus chaud que la normale.

La Tunisie est-elle directement menacée ?

La réponse est plus nuancée concernant les pluies. El Niño agit à travers des téléconnexions atmosphériques : une anomalie de température dans le Pacifique peut modifier la circulation atmosphérique à plusieurs milliers de kilomètres. Mais son influence n’est pas identique dans toutes les régions et varie notamment selon la saison.

Pour la Méditerranée et l’Afrique du Nord, les travaux scientifiques montrent justement que la relation entre El Niño et les précipitations est complexe. En Tunisie, la variabilité des pluies dépend notamment de la circulation atmosphérique méditerranéenne, de l’oscillation méditerranéenne et de l’oscillation nord-atlantique. Une étude récente consacrée à l’Afrique du Nord estime que l’oscillation méditerranéenne peut expliquer jusqu’à 39 % de la variabilité interannuelle des précipitations dans la région, notamment en Tunisie.

Autrement dit, El Niño ne permet pas, à lui seul, de prédire une saison sèche ou une saison particulièrement pluvieuse en Tunisie.

Les dernières projections de l’OMM montrent toutefois un signal intéressant pour l’Europe : une probabilité accrue de précipitations supérieures aux normales dans le sud du continent durant juillet-septembre, mais avec un niveau de confiance faible à modéré. La Tunisie, située au sud de la Méditerranée, ne peut donc pas être automatiquement assimilée à ce signal européen.

Un risque surtout lié à la chaleur

Pour la Tunisie, le signal le plus clair à ce stade concerne donc les températures. Le renforcement d’El Niño intervient dans un contexte de réchauffement climatique déjà marqué. L’OMM rappelle que le phénomène peut ajouter temporairement de la chaleur au système climatique mondial, amplifiant certains épisodes extrêmes. L’organisation recommande ainsi aux secteurs sensibles au climat — notamment l’agriculture, l’eau, l’énergie et la santé — de renforcer leur préparation et leurs systèmes d’alerte précoce.

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Cette situation est particulièrement importante pour la Tunisie, où les ressources en eau et l’agriculture sont déjà fortement exposées à la variabilité climatique.

Pourquoi les prochains mois seront décisifs

El Niño atteint généralement son intensité maximale entre novembre et février. Les prochains mois seront donc déterminants pour mesurer son intensification et surtout pour mieux identifier ses conséquences régionales.

En juin, l’OMM estimait déjà à 80 % la probabilité de voir El Niño se développer entre juin et août 2026, avec des probabilités proches de 90 % pour la poursuite du phénomène durant les mois suivants. Les modèles envisageaient alors un épisode au moins modéré, avec la possibilité qu’il devienne fort.

Les prévisions de juillet ont confirmé cette tendance, avec un scénario de développement rapide vers un El Niño fort et une moyenne saisonnière proche de 2 °C dans la zone Niño 3.4 pour juillet-septembre.

Pour la Tunisie, il serait donc prématuré de parler d’une « sécheresse El Niño » ou, à l’inverse, d’annoncer des pluies exceptionnelles. Le signal le plus solide actuellement est celui d’un risque de températures supérieures aux normales, tandis que l’évolution des précipitations devra être suivie à l’échelle méditerranéenne et nationale au fil des prochains bulletins.

El Niño constitue ainsi un facteur supplémentaire à surveiller, mais il ne doit pas être considéré comme l’unique explication des conditions météorologiques que connaîtra la Tunisie durant l’été et l’automne 2026.

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Eau minérale : L’ODC fustige les hausses de prix et dénonce les profiteurs de la pénurie

La pénurie d’eau minérale en bouteille continue de susciter des inquiétudes en Tunisie. Face aux difficultés d’approvisionnement signalées dans plusieurs régions et à la hausse des prix constatée par certains consommateurs, l’Organisation de défense du consommateur (ODC) monte au créneau.

La vice-présidente de l’ODC, Thouraya Tebassi, a indiqué que l’organisation avait reçu plusieurs plaintes de citoyens concernant la faible disponibilité de l’eau minérale dans les commerces, parallèlement à une augmentation de ses prix.

Pas de prétexte à des augmentations

Elle a dénoncé l’exploitation de cette situation par des spéculateurs et des intermédiaires, estimant que la crise d’approvisionnement ne doit pas servir de prétexte à des augmentations injustifiées pour les consommateurs.

L’ODC appelle ainsi les citoyens à privilégier les points de vente organisés et légaux, mais également à vérifier les prix affichés et pratiqués. En cas de hausse jugée abusive, les consommateurs sont invités à signaler les faits à l’ODC ou aux services de contrôle économique.

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Cette réaction intervient alors que le marché connaît depuis plusieurs jours des tensions sur la disponibilité de l’eau en bouteille, dans un contexte estival marqué par une forte demande.

Pas de hausse à la production

De son côté, le président de la Chambre syndicale des producteurs de boissons non alcoolisées, Lassad Mezah, avait précédemment démenti toute augmentation des prix de l’eau minérale au niveau de la production.

Selon lui, les éventuelles hausses observées sur le marché ne seraient donc pas imputables aux producteurs, ce qui renforce les interrogations sur les marges pratiquées par certains distributeurs et détaillants.

Pour Thouraya Tebassi, la situation devrait toutefois s’améliorer prochainement. Elle a assuré que le problème de disponibilité de l’eau minérale devrait être résorbé « bientôt ».

En attendant, l’ODC appelle à la vigilance : dans un contexte de pénurie, la hausse des prix ne doit pas devenir une nouvelle charge pour les ménages.

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Recrutement massif à la TRANSTU : Entre chômage et masse salariale, le difficile équilibre tunisien

La Société des transports de Tunis (TRANSTU) s’apprête à lancer une nouvelle campagne de recrutement. Au total, 580 agents seront recrutés à travers un concours externe sur dossiers, accompagné d’épreuves. Une opération qui intervient alors que la question des recrutements publics reste particulièrement sensible en Tunisie, entre maîtrise des dépenses de l’État, chômage des diplômés et nécessité de maintenir des services publics fonctionnels.

La TRANSTU prévoit notamment le recrutement de 336 conducteurs-receveurs de bus, 158 agents qualifiés, 18 agents techniques, 5 ingénieurs, 6 techniciens supérieurs, 37 agents de nettoyage et 20 agents de gardiennage.

Les inscriptions seront ouvertes exclusivement en ligne sur le site de la société du 12 août au 8 septembre 2026.

580 postes, mais surtout des besoins opérationnels

Au-delà du nombre de recrutements, leur répartition est révélatrice : la grande majorité des postes concerne directement l’exploitation du réseau. Les 336 postes de conducteurs-receveurs représentent à eux seuls plus de la moitié des recrutements annoncés.

Ce choix traduit une réalité propre aux entreprises de transport public : certaines fonctions ne peuvent pas être simplement supprimées ou remplacées par la numérisation. Il faut des conducteurs pour faire circuler les bus, des agents techniques pour assurer la maintenance et du personnel pour garantir la sécurité et la propreté des infrastructures.

La question n’est donc pas uniquement de savoir combien l’État et les entreprises publiques recrutent, mais aussi où elles recrutent et pour quels besoins.

La masse salariale, un poids considérable pour les finances publiques

Cette question doit toutefois être replacée dans le contexte plus large des finances publiques tunisiennes.

Selon les données du ministère des Finances, les rémunérations publiques ont atteint 23,276 milliards de dinars en 2025, contre 22,268 milliards en 2024. Pour 2026, les dépenses salariales de la fonction publique sont prévues à environ 25,267 milliards de dinars, soit une progression de 3,6 % par rapport à 2025.

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La masse salariale devrait ainsi représenter environ 13,4 % du PIB en 2026, contre 14,1 % prévus en 2025 et 13,9 % enregistrés en 2024.

Ces chiffres expliquent pourquoi chaque nouvelle campagne de recrutement est observée avec attention. Dans un contexte budgétaire contraint, l’enjeu consiste à éviter que les recrutements ne deviennent une simple augmentation mécanique des effectifs, tout en empêchant les départs à la retraite et les suppressions de postes de provoquer une dégradation des services.

Recruter moins, mais recruter là où c’est nécessaire ?

Le débat sur l’emploi public ne peut donc pas se limiter à l’opposition entre « recruter » et « ne pas recruter ».

L’État tunisien doit simultanément maîtriser une masse salariale qui dépasse désormais 25 milliards de dinars et répondre à des besoins croissants dans plusieurs secteurs : transport, santé, éducation, sécurité, maintenance des infrastructures ou encore métiers techniques.

Le budget de l’État pour 2026 s’élève à 79,624 milliards de dinars. Dans ce cadre, chaque recrutement représente une dépense durable, puisque le salaire n’est pas une dépense ponctuelle mais un engagement budgétaire qui s’inscrit dans le temps.

Mais l’absence de recrutement peut également avoir un coût : lignes de transport supprimées, délais plus importants, infrastructures moins bien entretenues ou services publics fonctionnant avec des effectifs insuffisants.

L’enjeu : faire correspondre l’emploi aux besoins

La campagne de la TRANSTU illustre ainsi une problématique plus large de l’employabilité dans le secteur public tunisien.

L’objectif ne devrait pas nécessairement être de réduire uniformément les effectifs, mais de mieux faire correspondre les recrutements aux besoins réels. Cela suppose d’identifier les métiers en tension, d’anticiper les départs à la retraite, de mesurer la charge de travail et d’évaluer régulièrement l’efficacité des services rendus.

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Pour les candidats, les 580 postes représentent une opportunité d’insertion professionnelle dans un marché de l’emploi difficile. Pour l’entreprise et, plus largement, pour les finances publiques, ils constituent en revanche un engagement qu’il faut pouvoir justifier par des besoins opérationnels clairement identifiés.

Le véritable défi est donc moins celui du nombre brut de fonctionnaires que celui de la composition des effectifs : une fonction publique trop importante dans certains domaines et insuffisante dans d’autres peut à la fois coûter cher et produire des services de qualité insuffisante.

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Eau minérale : Quand certains profitent de la pénurie pour augmenter les prix

Alors que l’approvisionnement du marché tunisien en eau minérale en bouteille commence à retrouver un rythme normal, les accusations de hausse « illégale » des prix se concentrent désormais sur certains distributeurs et commerçants.

Le président de la Chambre des producteurs de boissons non alcoolisées, Asaad Mezah, a affirmé ce samedi 8 août 2026 que les producteurs n’avaient procédé à aucune augmentation des prix de l’eau minérale conditionnée au niveau de la production.

Selon lui, les hausses constatées sur le marché seraient intervenues au niveau de la distribution, notamment chez certains grossistes et détaillants. Il a ainsi appelé les équipes de contrôle relevant du ministère du Commerce à prendre les mesures nécessaires afin de mettre fin aux augmentations jugées illégales.

Une période de tension sur l’approvisionnement

Cette situation intervient après une période de tension sur l’approvisionnement en eau minérale conditionnée, marquée notamment par des perturbations de la production liées aux fortes températures et aux coupures répétées d’électricité dans certaines unités de fabrication.

Mais selon Asaad Mezah, la situation s’améliore désormais. Le retour à des températures moins élevées, conjugué à une diminution des interruptions électriques dans les unités de production, a permis au marché de retrouver progressivement son rythme habituel d’approvisionnement.

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De son côté, le président de l’Organisation tunisienne pour informer le consommateur, Lotfi Riahi, a également dénoncé les pratiques de certains commerçants qui auraient profité de la pénurie enregistrée ces derniers jours pour relever les prix de l’eau minérale.

Pour le responsable de l’organisation de défense des consommateurs, aucune justification ne permet désormais de maintenir ces augmentations, d’autant que le rythme d’approvisionnement s’est nettement amélioré.

Contrôle des prix sur le terrain

L’enjeu est donc désormais celui du contrôle des prix sur le terrain. Alors que la tension sur l’offre semble se résorber, les autorités de contrôle sont appelées à vérifier si les hausses constatées correspondent à une augmentation réelle des coûts ou à des pratiques spéculatives de certains intermédiaires.

Après avoir subi les effets de la pénurie, les consommateurs pourraient ainsi être confrontés à une autre difficulté : voir les prix rester élevés alors même que l’approvisionnement revient progressivement à la normale.

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TGM : Les dépôts sauvages menacent la sécurité et freinent les travaux

La répétition des dépôts de déchets ménagers dans les stations et sur l’emprise ferroviaire continue de perturber les efforts de la Société des transports de Tunis (TRANSTU). Dans un communiqué publié ce samedi, l’entreprise alerte sur l’impact de ces pratiques sur son programme d’intervention et, plus largement, sur l’avancement des travaux du TGM.

Selon la TRANSTU, l’accumulation récurrente de déchets dans les stations et le long des voies « disperse les efforts » mobilisés par l’entreprise et entrave la mise en œuvre du programme consacré à la ligne Tunis–La Goulette–La Marsa.

Cette situation risque notamment de retarder l’avancement des travaux dans plusieurs stations, dont Tunis Marine, Hannibal, Carthage et Amilcar.

Des équipes mobilisées matin, soir et nuit

La TRANSTU affirme avoir mobilisé des moyens humains et logistiques importants dans le cadre de son programme environnemental, particulièrement sur cette ligne ferroviaire à forte dimension historique et touristique.

Le programme prévoit notamment le nettoyage des espaces de transport, l’amélioration de leur aspect environnemental et esthétique ainsi que l’élimination des mauvaises herbes tout au long du parcours.

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Des équipes de nettoyage interviennent ainsi en rotation le matin, le soir et durant la nuit afin d’assurer l’entretien des stations et des emprises ferroviaires.

Malgré cette mobilisation, l’entreprise affirme que les stations et les voies restent régulièrement exposées à des dépôts de déchets de la part de certains riverains et commerçants installés à proximité.

La TRANSTU appelle à la mobilisation des autorités

Face à la répétition de ces comportements, la société appelle les habitants à préserver les espaces dédiés au transport public. Elle sollicite également l’intervention de la société civile, des représentants des quartiers et des autorités locales afin de sensibiliser les riverains à la nécessité de maintenir propres les stations et les voies ferrées.

La TRANSTU rappelle par ailleurs qu’elle avait annoncé, mardi 4 août, son intention de prendre, en coordination avec les autorités sécuritaires et locales, toutes les mesures légales nécessaires contre les personnes impliquées dans la dégradation du domaine public ou susceptibles de mettre en danger la circulation des trains.

Cette annonce faisait notamment suite à des dépôts volontaires de déchets sur les voies au niveau de la station du Kram.

Des agents des équipes de nettoyage du soir et de nuit étaient alors intervenus pour débarrasser les rails des déchets accumulés et sécuriser l’exploitation de la ligne.

Au-delà de la question environnementale, la TRANSTU met ainsi en avant un enjeu de sécurité ferroviaire et d’efficacité des travaux : chaque dépôt sauvage sur les rails oblige les équipes à intervenir de nouveau et détourne des moyens qui pourraient être consacrés à l’entretien et à la modernisation du TGM.

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Coupures d’électricité : 18.294 interventions de la STEG, mais la colère ne retombe pas

La STEG a multiplié les interventions pour rétablir l’électricité durant la vague de chaleur qui a frappé la Tunisie. Mais malgré cette mobilisation exceptionnelle, la grogne des citoyens face aux coupures reste entière, particulièrement en pleine période estivale.

Les équipes techniques de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz ont effectué pas moins de 18.294 interventions à travers les différentes régions du pays entre le 18 et le 24 juillet 2026, selon les données communiquées par l’entreprise.

Un contexte particulièrement difficile

Cette mobilisation intervient dans un contexte particulièrement difficile pour le réseau électrique national. La forte hausse des températures a entraîné une explosion de la demande en électricité, notamment en raison du recours massif à la climatisation tout au long de la journée.

Face à la pression exercée sur le réseau, la STEG a été contrainte de procéder à des coupures volontaires dans plusieurs zones afin d’alléger les charges et d’éviter une déstabilisation plus importante du système électrique.

Sur le terrain, les équipes de la STEG ont ainsi été mobilisées pratiquement sans interruption pour intervenir sur les pannes, assurer la maintenance des équipements et rétablir l’alimentation électrique dans les zones touchées.

Ces chiffres témoignent de l’ampleur de la pression exercée sur la compagnie. Ils illustrent également les nouvelles difficultés auxquelles est confronté le système électrique tunisien sous l’effet des épisodes de chaleur extrême et de l’augmentation de la consommation.

Ces efforts ne suffisent pas

Mais pour les citoyens, ces efforts ne suffisent pas à effacer le mécontentement. Les coupures, intervenues à différents moments de la journée, ont été particulièrement mal vécues en pleine période de forte chaleur, alors que la climatisation est devenue pour de nombreux foyers une nécessité plutôt qu’un simple confort.

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La STEG a, de son côté, tenté d’expliquer ces interruptions par les contraintes exceptionnelles pesant sur le réseau, tout en présentant ses excuses aux usagers. La mobilisation de ses moyens humains et techniques a permis de limiter, autant que possible, la durée des interruptions et de maintenir la continuité de l’approvisionnement.

Reste que derrière les 18.294 interventions se dessine une équation de plus en plus difficile : une demande électrique qui explose lors des vagues de chaleur, un réseau soumis à une pression croissante et des usagers dont la tolérance aux coupures atteint ses limites.

L’enjeu dépasse donc désormais la seule capacité de la STEG à réparer rapidement les pannes. Il pose plus largement la question de la résilience du système électrique tunisien face à des épisodes climatiques extrêmes appelés à devenir plus fréquents et plus intenses.

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Arabie saoudite-Turquie-Pakistan : Vers un « OTAN islamique » ?

L’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan ont franchi une nouvelle étape dans leur coopération stratégique. Les trois pays ont signé, vendredi 7 août 2026 à La Mecque, un accord de défense commune prévoyant une assistance mutuelle en cas d’attaque contre l’un des signataires.

Baptisé « Accord de défense conjoint de La Mecque », ce pacte établit le principe selon lequel une agression armée visant l’un des trois États serait considérée comme une attaque contre l’ensemble du groupe. Les détails opérationnels de l’accord n’ont toutefois pas été rendus publics.

Un rapprochement entre trois puissances musulmanes

Cet accord réunit trois acteurs majeurs aux profils complémentaires. L’Arabie saoudite dispose d’un poids économique et énergétique considérable, la Turquie possède l’une des armées les plus importantes de l’Alliance atlantique et une industrie de défense en forte expansion, tandis que le Pakistan est la seule puissance nucléaire du monde musulman.

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Pour Riyad, Ankara et Islamabad, cette coopération vise officiellement à renforcer la sécurité régionale et la capacité de réponse face aux crises. Les trois pays insistent sur le caractère défensif du pacte et affirment qu’il ne cible aucun État en particulier.

Un signal géopolitique dans une région sous tension

La signature intervient dans un contexte marqué par une forte instabilité au Moyen-Orient et une multiplication des inquiétudes sécuritaires dans le Golfe. Le rapprochement entre ces trois puissances traduit la volonté de renforcer des mécanismes de sécurité régionaux et de diversifier les partenariats militaires.

La Turquie, membre de l’OTAN, entretient depuis plusieurs années une coopération militaire croissante avec les pays du Golfe, notamment dans le domaine des drones et de l’industrie de défense. L’Arabie saoudite cherche de son côté à développer ses capacités militaires et à élargir ses alliances stratégiques au-delà de ses partenaires traditionnels.

Vers un « OTAN islamique » ?

L’annonce a déjà suscité des comparaisons avec une possible organisation de défense inspirée de l’OTAN. Certains analystes y voient les prémices d’un nouveau bloc sécuritaire régional, même si les trois pays ne présentent pas officiellement cet accord comme une alliance militaire comparable.

Au-delà de l’aspect militaire, la dimension symbolique est forte : la signature à La Mecque donne à l’accord une portée politique particulière dans le monde musulman. Reste à voir si ce partenariat se traduira par des mécanismes concrets, comme des exercices conjoints réguliers, un partage accru du renseignement ou une coopération industrielle renforcée.

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