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Eau minérale : Quand certains profitent de la pénurie pour augmenter les prix

Alors que l’approvisionnement du marché tunisien en eau minérale en bouteille commence à retrouver un rythme normal, les accusations de hausse « illégale » des prix se concentrent désormais sur certains distributeurs et commerçants.

Le président de la Chambre des producteurs de boissons non alcoolisées, Asaad Mezah, a affirmé ce samedi 8 août 2026 que les producteurs n’avaient procédé à aucune augmentation des prix de l’eau minérale conditionnée au niveau de la production.

Selon lui, les hausses constatées sur le marché seraient intervenues au niveau de la distribution, notamment chez certains grossistes et détaillants. Il a ainsi appelé les équipes de contrôle relevant du ministère du Commerce à prendre les mesures nécessaires afin de mettre fin aux augmentations jugées illégales.

Une période de tension sur l’approvisionnement

Cette situation intervient après une période de tension sur l’approvisionnement en eau minérale conditionnée, marquée notamment par des perturbations de la production liées aux fortes températures et aux coupures répétées d’électricité dans certaines unités de fabrication.

Mais selon Asaad Mezah, la situation s’améliore désormais. Le retour à des températures moins élevées, conjugué à une diminution des interruptions électriques dans les unités de production, a permis au marché de retrouver progressivement son rythme habituel d’approvisionnement.

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De son côté, le président de l’Organisation tunisienne pour informer le consommateur, Lotfi Riahi, a également dénoncé les pratiques de certains commerçants qui auraient profité de la pénurie enregistrée ces derniers jours pour relever les prix de l’eau minérale.

Pour le responsable de l’organisation de défense des consommateurs, aucune justification ne permet désormais de maintenir ces augmentations, d’autant que le rythme d’approvisionnement s’est nettement amélioré.

Contrôle des prix sur le terrain

L’enjeu est donc désormais celui du contrôle des prix sur le terrain. Alors que la tension sur l’offre semble se résorber, les autorités de contrôle sont appelées à vérifier si les hausses constatées correspondent à une augmentation réelle des coûts ou à des pratiques spéculatives de certains intermédiaires.

Après avoir subi les effets de la pénurie, les consommateurs pourraient ainsi être confrontés à une autre difficulté : voir les prix rester élevés alors même que l’approvisionnement revient progressivement à la normale.

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TGM : Les dépôts sauvages menacent la sécurité et freinent les travaux

La répétition des dépôts de déchets ménagers dans les stations et sur l’emprise ferroviaire continue de perturber les efforts de la Société des transports de Tunis (TRANSTU). Dans un communiqué publié ce samedi, l’entreprise alerte sur l’impact de ces pratiques sur son programme d’intervention et, plus largement, sur l’avancement des travaux du TGM.

Selon la TRANSTU, l’accumulation récurrente de déchets dans les stations et le long des voies « disperse les efforts » mobilisés par l’entreprise et entrave la mise en œuvre du programme consacré à la ligne Tunis–La Goulette–La Marsa.

Cette situation risque notamment de retarder l’avancement des travaux dans plusieurs stations, dont Tunis Marine, Hannibal, Carthage et Amilcar.

Des équipes mobilisées matin, soir et nuit

La TRANSTU affirme avoir mobilisé des moyens humains et logistiques importants dans le cadre de son programme environnemental, particulièrement sur cette ligne ferroviaire à forte dimension historique et touristique.

Le programme prévoit notamment le nettoyage des espaces de transport, l’amélioration de leur aspect environnemental et esthétique ainsi que l’élimination des mauvaises herbes tout au long du parcours.

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Des équipes de nettoyage interviennent ainsi en rotation le matin, le soir et durant la nuit afin d’assurer l’entretien des stations et des emprises ferroviaires.

Malgré cette mobilisation, l’entreprise affirme que les stations et les voies restent régulièrement exposées à des dépôts de déchets de la part de certains riverains et commerçants installés à proximité.

La TRANSTU appelle à la mobilisation des autorités

Face à la répétition de ces comportements, la société appelle les habitants à préserver les espaces dédiés au transport public. Elle sollicite également l’intervention de la société civile, des représentants des quartiers et des autorités locales afin de sensibiliser les riverains à la nécessité de maintenir propres les stations et les voies ferrées.

La TRANSTU rappelle par ailleurs qu’elle avait annoncé, mardi 4 août, son intention de prendre, en coordination avec les autorités sécuritaires et locales, toutes les mesures légales nécessaires contre les personnes impliquées dans la dégradation du domaine public ou susceptibles de mettre en danger la circulation des trains.

Cette annonce faisait notamment suite à des dépôts volontaires de déchets sur les voies au niveau de la station du Kram.

Des agents des équipes de nettoyage du soir et de nuit étaient alors intervenus pour débarrasser les rails des déchets accumulés et sécuriser l’exploitation de la ligne.

Au-delà de la question environnementale, la TRANSTU met ainsi en avant un enjeu de sécurité ferroviaire et d’efficacité des travaux : chaque dépôt sauvage sur les rails oblige les équipes à intervenir de nouveau et détourne des moyens qui pourraient être consacrés à l’entretien et à la modernisation du TGM.

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Coupures d’électricité : 18.294 interventions de la STEG, mais la colère ne retombe pas

La STEG a multiplié les interventions pour rétablir l’électricité durant la vague de chaleur qui a frappé la Tunisie. Mais malgré cette mobilisation exceptionnelle, la grogne des citoyens face aux coupures reste entière, particulièrement en pleine période estivale.

Les équipes techniques de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz ont effectué pas moins de 18.294 interventions à travers les différentes régions du pays entre le 18 et le 24 juillet 2026, selon les données communiquées par l’entreprise.

Un contexte particulièrement difficile

Cette mobilisation intervient dans un contexte particulièrement difficile pour le réseau électrique national. La forte hausse des températures a entraîné une explosion de la demande en électricité, notamment en raison du recours massif à la climatisation tout au long de la journée.

Face à la pression exercée sur le réseau, la STEG a été contrainte de procéder à des coupures volontaires dans plusieurs zones afin d’alléger les charges et d’éviter une déstabilisation plus importante du système électrique.

Sur le terrain, les équipes de la STEG ont ainsi été mobilisées pratiquement sans interruption pour intervenir sur les pannes, assurer la maintenance des équipements et rétablir l’alimentation électrique dans les zones touchées.

Ces chiffres témoignent de l’ampleur de la pression exercée sur la compagnie. Ils illustrent également les nouvelles difficultés auxquelles est confronté le système électrique tunisien sous l’effet des épisodes de chaleur extrême et de l’augmentation de la consommation.

Ces efforts ne suffisent pas

Mais pour les citoyens, ces efforts ne suffisent pas à effacer le mécontentement. Les coupures, intervenues à différents moments de la journée, ont été particulièrement mal vécues en pleine période de forte chaleur, alors que la climatisation est devenue pour de nombreux foyers une nécessité plutôt qu’un simple confort.

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La STEG a, de son côté, tenté d’expliquer ces interruptions par les contraintes exceptionnelles pesant sur le réseau, tout en présentant ses excuses aux usagers. La mobilisation de ses moyens humains et techniques a permis de limiter, autant que possible, la durée des interruptions et de maintenir la continuité de l’approvisionnement.

Reste que derrière les 18.294 interventions se dessine une équation de plus en plus difficile : une demande électrique qui explose lors des vagues de chaleur, un réseau soumis à une pression croissante et des usagers dont la tolérance aux coupures atteint ses limites.

L’enjeu dépasse donc désormais la seule capacité de la STEG à réparer rapidement les pannes. Il pose plus largement la question de la résilience du système électrique tunisien face à des épisodes climatiques extrêmes appelés à devenir plus fréquents et plus intenses.

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Arabie saoudite-Turquie-Pakistan : Vers un « OTAN islamique » ?

L’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan ont franchi une nouvelle étape dans leur coopération stratégique. Les trois pays ont signé, vendredi 7 août 2026 à La Mecque, un accord de défense commune prévoyant une assistance mutuelle en cas d’attaque contre l’un des signataires.

Baptisé « Accord de défense conjoint de La Mecque », ce pacte établit le principe selon lequel une agression armée visant l’un des trois États serait considérée comme une attaque contre l’ensemble du groupe. Les détails opérationnels de l’accord n’ont toutefois pas été rendus publics.

Un rapprochement entre trois puissances musulmanes

Cet accord réunit trois acteurs majeurs aux profils complémentaires. L’Arabie saoudite dispose d’un poids économique et énergétique considérable, la Turquie possède l’une des armées les plus importantes de l’Alliance atlantique et une industrie de défense en forte expansion, tandis que le Pakistan est la seule puissance nucléaire du monde musulman.

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Pour Riyad, Ankara et Islamabad, cette coopération vise officiellement à renforcer la sécurité régionale et la capacité de réponse face aux crises. Les trois pays insistent sur le caractère défensif du pacte et affirment qu’il ne cible aucun État en particulier.

Un signal géopolitique dans une région sous tension

La signature intervient dans un contexte marqué par une forte instabilité au Moyen-Orient et une multiplication des inquiétudes sécuritaires dans le Golfe. Le rapprochement entre ces trois puissances traduit la volonté de renforcer des mécanismes de sécurité régionaux et de diversifier les partenariats militaires.

La Turquie, membre de l’OTAN, entretient depuis plusieurs années une coopération militaire croissante avec les pays du Golfe, notamment dans le domaine des drones et de l’industrie de défense. L’Arabie saoudite cherche de son côté à développer ses capacités militaires et à élargir ses alliances stratégiques au-delà de ses partenaires traditionnels.

Vers un « OTAN islamique » ?

L’annonce a déjà suscité des comparaisons avec une possible organisation de défense inspirée de l’OTAN. Certains analystes y voient les prémices d’un nouveau bloc sécuritaire régional, même si les trois pays ne présentent pas officiellement cet accord comme une alliance militaire comparable.

Au-delà de l’aspect militaire, la dimension symbolique est forte : la signature à La Mecque donne à l’accord une portée politique particulière dans le monde musulman. Reste à voir si ce partenariat se traduira par des mécanismes concrets, comme des exercices conjoints réguliers, un partage accru du renseignement ou une coopération industrielle renforcée.

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Peines alternatives : A Djerba, des condamnés nettoient les plages

Ramasser des déchets plastiques au lieu de purger une peine classique : l’expérience menée à Djerba illustre une nouvelle approche de la sanction judiciaire, fondée sur la responsabilisation et la réinsertion. Une initiative qui soulève une question centrale : pourquoi ne pas généraliser davantage les peines alternatives en Tunisie ?

Sous la supervision du juge d’application des peines par intérim près le tribunal de première instance de Djerba et avec le suivi du ministère public, une campagne de terrain a été organisée avec la participation de plusieurs personnes bénéficiant de peines alternatives.

Encadrés par des accompagnateurs judiciaires, les participants ont pris part à une opération de collecte des déchets et des matières plastiques autour de la mosquée Sidi Zaïed ainsi que sur le littoral reliant la zone au fort Borj Ghazi Mustapha, à Houmt Souk.

Selon le Bureau d’accompagnement de Médenine, cette initiative vise à soutenir les efforts de préservation de l’environnement, à réduire la pollution plastique et à protéger le milieu marin. Elle s’inscrit également dans l’objectif principal des peines alternatives : favoriser la réintégration sociale des condamnés et développer leur sens de la responsabilité.

Une peine qui profite à la société

Les peines alternatives reposent sur un principe différent de la sanction traditionnelle : au lieu d’isoler systématiquement le condamné, elles cherchent à l’impliquer dans une démarche de réparation et de réhabilitation.

Les travaux d’intérêt général permettent ainsi au condamné de contribuer à une action utile pour la collectivité tout en prenant conscience des conséquences de son comportement. Cette approche est déjà développée dans plusieurs systèmes judiciaires à travers le monde, notamment pour certains délits ne nécessitant pas forcément une peine d’emprisonnement.

Dans le cas de Djerba, le choix d’une action environnementale apparaît particulièrement symbolique dans une région où la protection du littoral et la lutte contre les déchets plastiques constituent des enjeux majeurs.

Pourquoi ne pas étendre cette expérience à toute la Tunisie ?

L’expérience de Djerba pose une interrogation : pourquoi ce type d’actions reste-t-il encore limité alors qu’il pourrait répondre à plusieurs défis actuels ?

La Tunisie fait face à une pression importante sur son système carcéral, avec la question de la surpopulation des prisons et du coût social et économique de l’incarcération. Pour certaines infractions, les peines alternatives pourraient constituer une solution permettant d’éviter l’emprisonnement tout en maintenant une réponse judiciaire.

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Une généralisation des travaux d’intérêt général pourrait également créer un nouveau lien entre justice et citoyenneté. Les condamnés pourraient participer à des projets locaux : entretien des espaces publics, actions environnementales, soutien à des structures sociales ou missions au bénéfice des collectivités.

Au-delà de la sanction, l’objectif serait de transformer une condamnation en contribution concrète à la société.

Une généralisation qui doit rester encadrée

Toutefois, l’élargissement des peines alternatives nécessite des garanties. Elles ne peuvent pas être appliquées indistinctement à toutes les situations. La nature de l’infraction, le profil du condamné, le suivi judiciaire et l’accompagnement social restent des éléments essentiels.

Sans un encadrement solide, ces mesures risqueraient de perdre leur dimension éducative et de devenir de simples obligations administratives.

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Tunisie : Sihem Ben Sedrine auditionnée puis libérée

L’ancienne présidente de l’Instance Vérité et Dignité (IVD), Sihem Ben Sedrine, a été entendue pendant plus de deux heures, ce vendredi 7 août 2026, par la Brigade de recherche et de lutte contre l’évasion fiscale. À l’issue de cette audition, les autorités ont décidé de la laisser en liberté.

Cette audition s’inscrit dans le cadre d’une enquête ouverte par le parquet près le tribunal de première instance de Tunis. Les investigations portent sur des dossiers liés aux aspects financiers et fiscaux durant la période où Sihem Ben Sedrine dirigeait l’Instance Vérité et Dignité.

Gestion de certains dossiers administratifs

Selon les informations de Mosaique FM, les enquêteurs cherchent à vérifier la gestion de certains dossiers administratifs et financiers relevant de l’ancienne instance, sans qu’aucune mesure de détention n’ait été décidée à ce stade.

Cette nouvelle procédure intervient alors que Sihem Ben Sedrine fait déjà l’objet de poursuites judiciaires dans d’autres affaires. Elle a notamment été condamnée en première instance à un total de 25 ans de prison dans deux dossiers distincts relatifs aux conventions de réconciliation conclues avec l’homme d’affaires Slim Chiboub et Abdelmajid Bouden. L’ancienne responsable a fait appel de ces jugements, qui ne sont donc pas définitifs.

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Les investigations sur le volet financier et fiscal se poursuivent sous la supervision du parquet compétent.

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Entrée sud de Tunis : Zouari hausse le ton et exige une accélération des travaux

Le gouvernement hausse le ton concernant l’un des plus importants chantiers routiers du pays. En visite sur le terrain, vendredi 7 août 2026, le ministre de l’Équipement et de l’Habitat, également chargé de la gestion du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Salah Zouari, a exigé une accélération des travaux du projet d’aménagement de l’entrée sud de la capitale, tout en rappelant qu’« il n’y a plus de place à de nouveaux retards ».

Lors de cette visite, le ministre a inspecté l’état d’avancement des trois premiers lots du projet et pris connaissance des difficultés rencontrées sur le chantier. Une réunion de travail a ensuite été organisée sur place avec les différents intervenants.

À cette occasion, Salah Zouari a appelé à accélérer le rythme des travaux, à respecter les délais contractuels et à garantir une exécution conforme aux normes techniques et aux exigences de qualité.

Le ministre a également assuré que son département poursuivra un suivi rapproché du chantier afin de permettre son ouverture aux usagers dans les délais convenus. Il a insisté sur la nécessité d’une meilleure coordination entre l’administration, les entreprises de réalisation et les bureaux d’études afin de lever rapidement les obstacles qui ralentissent l’avancement du projet.

Un chantier stratégique pour désengorger Tunis

Le projet d’aménagement de l’entrée sud de Tunis figure parmi les plus importants projets d’infrastructure routière en Tunisie. Il vise à fluidifier la circulation sur l’un des axes les plus congestionnés du pays, emprunté quotidiennement par des dizaines de milliers d’automobilistes reliant les banlieues sud, les zones industrielles et les gouvernorats du Sahel à la capitale.

Le chantier comprend notamment la réalisation de nouveaux échangeurs, de ponts et de voies supplémentaires, ainsi que le réaménagement de plusieurs carrefours stratégiques. L’objectif est de supprimer plusieurs points noirs de circulation, de réduire les temps de trajet et d’améliorer la sécurité routière.

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À terme, cette infrastructure doit permettre de diminuer les embouteillages chroniques qui affectent l’entrée sud de Tunis, tout en accompagnant le développement économique et urbain du Grand Tunis.

Modernisation des infrastructures routières

Selon le ministre, ce projet s’inscrit dans le programme national de modernisation des infrastructures routières destiné à renforcer la mobilité et à améliorer la fluidité du réseau dans les principales agglomérations du pays.

La visite s’est déroulée en présence du directeur général des Ponts et Chaussées, de la directrice des Grands Travaux, ainsi que des représentants des bureaux d’études et des entreprises chargées de la réalisation du projet.

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Station de dessalement de Sousse : La direction dément les rumeurs sur une eau impropre à la consommation

La station de dessalement d’eau de mer de Sousse n’a pas encore entamé sa phase d’exploitation et n’a fourni aucune quantité d’eau destinée à la consommation, a affirmé vendredi le directeur du projet, Moncef Ammara.

Intervenant sur les ondes de Jawhara FM, Ammara a démenti les informations relayées récemment sur les réseaux sociaux faisant état d’une production d’eau non conforme aux normes sanitaires et contenant « des substances dangereuses ».

« Ces informations sont totalement infondées. La station n’est pas encore entrée en exploitation effective et n’a injecté aucune goutte d’eau dans les réseaux de distribution », a-t-il déclaré.

Des essais techniques avant la mise en service

Le responsable du projet a expliqué que la station se trouve actuellement dans la dernière phase des essais techniques, une étape indispensable avant son entrée en fonction officielle.

Ces tests visent à vérifier la qualité de l’eau produite et sa conformité avec les normes tunisiennes en vigueur, avant sa validation par les autorités compétentes, notamment le ministère de la Santé et les structures de contrôle concernées.

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Moncef Ammara a précisé que les opérations en cours comprennent notamment des traitements préliminaires de l’eau de mer ainsi que des essais liés à l’injection de produits chimiques, afin de garantir les niveaux de pureté requis avant le passage à travers les membranes d’osmose inverse, une technologie centrale dans le processus de dessalement.

Un projet de 130 millions de dinars

Le responsable a indiqué que le coût global du projet s’élève à environ 130 millions de dinars. Les différentes composantes de la station sont achevées, notamment l’unité de dessalement, les réseaux de conduites, les équipements électriques ainsi que les installations de raccordement.

Les équipes techniques travaillent actuellement en continu, 24 heures sur 24, afin d’achever les dernières opérations dans les meilleures conditions de sécurité et de qualité.

Une entrée en service prochaine

Tout en appelant les citoyens à faire preuve de patience, Moncef Ammara a souligné que ces étapes techniques sont nécessaires pour assurer la fiabilité et la durabilité de la station.

L’objectif, selon lui, est de garantir une infrastructure capable d’assurer l’approvisionnement en eau de la région sur le long terme. La mise en service pourrait intervenir prochainement, une fois les essais finaux achevés et les autorisations nécessaires obtenues.

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Offres en dessous des seuils fixés : L’Ordre des ingénieurs hausse le ton

L’Ordre des ingénieurs tunisiens (OIT) a lancé un rappel à l’ordre aux professionnels du secteur concernant le respect des tarifs minimums des prestations d’ingénierie. Dans un communiqué publié vendredi 7 août 2026, l’Ordre a affirmé que les dispositions de la décision n°83/2022 relative à la définition des services d’ingénierie minimums applicables aux travaux publics et au bâtiment sont « obligatoires » et doivent être respectées par l’ensemble des ingénieurs et bureaux d’études.

Selon l’OIT, l’instauration d’une tarification minimale vise à protéger la profession et à préserver la qualité des études, du suivi et de l’accompagnement technique réalisés par les ingénieurs. Elle constitue également un moyen de lutter contre les pratiques susceptibles de dévaloriser le travail d’ingénierie ou de fausser les règles d’une concurrence professionnelle équitable.

Des offres en dessous des seuils fixés considérées comme des infractions

L’Ordre a précisé que toute convention ou offre de services conclue en dehors des tarifs minimums prévus par la décision n°83/2022 constitue une violation des règles professionnelles. Les ingénieurs concernés s’exposent ainsi aux procédures disciplinaires prévues par la loi portant création de l’Ordre des ingénieurs tunisiens.

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L’institution a appelé les ingénieurs ainsi que les bureaux de services d’ingénierie à ne pas accepter d’honoraires inférieurs aux montants fixés par la réglementation en vigueur.

Un contrôle renforcé et des sanctions possibles

L’OIT a indiqué qu’il suivra « avec rigueur » l’application de cette décision et qu’il n’hésitera pas à saisir le conseil de discipline contre tout professionnel en infraction.

Les sanctions peuvent aller, selon la gravité des faits, jusqu’à la suspension de l’exercice de la profession ou la radiation du tableau de l’Ordre.

À travers ce rappel, l’Ordre des ingénieurs tunisiens affirme que le respect des tarifs minimums ne relève pas d’un simple choix professionnel, mais constitue une obligation légale destinée à protéger le statut de l’ingénieur tunisien et à améliorer la qualité des prestations fournies dans les secteurs du bâtiment et des travaux publics.

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Feux de forêt : 35 sorties aériennes de l’armée pour appuyer les secours

Les unités de la Protection civile poursuivent leurs efforts pour venir à bout de plusieurs incendies qui touchent différentes régions du pays, a indiqué vendredi le commandant Khalil Mechri, chef de la sous-direction des opérations et du suivi à l’Office national de la Protection civile.

Lors d’une intervention sur les ondes de Jawhara FM, le responsable a précisé que les opérations d’extinction se poursuivent notamment au niveau de la zone d’El Ouhaïbia, relevant de la délégation de Bou Salem dans le gouvernorat de Jendouba, un incendie qui s’est propagé jusqu’au mont Hammam Biadha, à Siliana.

Selon Khalil Mechri, la maîtrise totale du sinistre reste difficile en raison de la nature accidentée du terrain. Les équipes d’intervention rencontrent des difficultés pour atteindre certains foyers actifs, ce qui ralentit les opérations d’extinction.

35 interventions aériennes de l’armée

Face à l’ampleur de l’incendie, l’armée de l’air a apporté son soutien aux équipes sur le terrain. Depuis le déclenchement du feu, le 5 août, 35 sorties aériennes ont été effectuées afin de contribuer aux efforts de lutte contre les flammes.

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Le responsable de la Protection civile a indiqué que les équipes espèrent parvenir à une extinction complète du feu et entamer la phase de refroidissement dès vendredi soir, une étape nécessaire pour éviter une reprise des foyers.

Un incendie maîtrisé sur l’autoroute Tunis-Bizerte

Par ailleurs, l’incendie qui s’était déclaré au niveau de l’autoroute Tunis-Bizerte a été maîtrisé, a affirmé Khalil Mechri.

Le feu a ravagé environ 5 000 mètres carrés de végétation sèche, provoquant une importante propagation de fumée qui a réduit temporairement la visibilité des automobilistes. Cette situation a conduit les autorités à fermer brièvement la circulation sur l’axe concerné avant de procéder à sa réouverture.

Alors que les températures estivales restent élevées et favorisent la propagation rapide des feux de végétation, les autorités appellent à la vigilance et rappellent l’importance de signaler rapidement tout départ d’incendie afin de limiter les dégâts.

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Allocations sociales : L’Etat veut éviter qu’elles deviennent une « aide au chômage »

Le versement des aides destinées aux familles nécessiteuses a connu des retards ces derniers jours, mais le ministère des Affaires sociales assure qu’aucun bénéficiaire inscrit sur les listes n’a été privé de son allocation. Derrière cette opération de vérification, l’Etat cherche surtout à revoir le ciblage des aides sociales afin qu’elles restent destinées aux personnes réellement incapables de subvenir à leurs besoins.

Lors d’une visite effectuée jeudi à Kairouan, le ministre des Affaires sociales, Issam Lahmar, a expliqué que les perturbations observées étaient liées à une nouvelle opération de validation électronique des dossiers et à un contrôle des comptes financiers. Selon lui, ces procédures visent à garantir la régularité des versements et la fiabilité des données des bénéficiaires.

« Les aides sont destinées principalement à ceux qui sont incapables de gagner leur vie en raison de l’âge ou à ceux qui sont réellement incapables d’exercer une activité professionnelle », a indiqué le ministre, appelant à davantage de vérifications afin que ces dispositifs « ne deviennent pas une incitation au chômage ».

Une logique de ciblage plus strict

Le gouvernement semble vouloir renforcer la distinction entre assistance sociale et soutien temporaire aux personnes en difficulté. Le programme Amen Social, qui constitue le principal dispositif d’aide permanente aux familles démunies, prévoit des transferts financiers mensuels destinés aux personnes ou familles pauvres ou à faibles revenus. Les critères reposent notamment sur l’absence de revenus ou sur des ressources limitées, avec une étude administrative et sociale des dossiers.

Le ministère des Affaires sociales indique également que l’examen des demandes comprend une enquête documentaire, des vérifications sur le terrain et des croisements de données avant la décision finale d’attribution.

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Cette démarche intervient dans un contexte où les dépenses sociales représentent un enjeu important pour les finances publiques. Pour les autorités, l’objectif est d’éviter les situations où une allocation conçue comme un filet de protection devient une source de revenu permanente pour des personnes qui pourraient intégrer le marché du travail.

Entre protection sociale et risque de dépendance

La déclaration du ministre relance le débat sur l’équilibre entre deux objectifs : protéger les populations vulnérables et encourager l’activité économique.

Les associations de défense sociale rappellent régulièrement que les bénéficiaires des aides sont souvent confrontés à des difficultés structurelles : âge avancé, handicap, maladies chroniques, absence d’opportunités d’emploi ou précarité dans certaines régions. Le contrôle des listes doit donc éviter d’exclure des personnes qui restent réellement dans le besoin.

De son côté, l’administration cherche à mieux identifier les bénéficiaires qui ne relèvent pas d’une situation d’incapacité permanente, mais plutôt d’une situation de transition nécessitant un accompagnement vers l’emploi ou la création d’une source de revenus.

Vers une orientation vers l’autonomie économique ?

Cette approche rejoint les programmes d’« empowerment économique » destinés aux catégories défavorisées, qui visent à transformer certaines aides sociales en outils d’insertion économique à travers la création de sources de revenus.

L’enjeu pour l’Etat est donc de passer progressivement d’une logique uniquement basée sur le transfert financier à une politique combinant protection des plus fragiles et accompagnement vers l’autonomie lorsque cela est possible.

La révision des dossiers ne signifie pas une suppression générale des aides, assure le ministère, mais plutôt une volonté de vérifier que les allocations restent orientées vers leur objectif initial : soutenir ceux qui ne peuvent réellement pas travailler, tout en évitant qu’elles ne remplacent durablement l’accès à l’emploi.

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La Tunisie lance le projet « CHEMS » pour accélérer l’accès des PME à l’énergie solaire

La Tunisie poursuit ses efforts en matière de transition énergétique avec le lancement du projet d’énergie solaire photovoltaïque « CHEMS », une initiative destinée à accompagner les petites et moyennes entreprises (PME) dans le développement de l’autoproduction d’électricité solaire.

Lancé jeudi par l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME), avec le soutien financier de la Banque africaine de développement (BAD), ce projet vise à encourager l’investissement privé dans les énergies renouvelables et à faciliter l’accès des entreprises aux solutions photovoltaïques.

Plusieurs acteurs réunis

La cérémonie de lancement, organisée à Tunis, a réuni des représentants du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, du ministère de l’Économie et de la Planification, de la Banque africaine de développement, de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG), du Conseil bancaire et financier, de la Société tunisienne de garantie, ainsi que des institutions financières, des bureaux d’études et des entreprises spécialisées dans le domaine de l’énergie solaire.

Selon le directeur général de l’ANME, Nafeh Bakkari, le projet « CHEMS » a pour objectif de mettre en place un mécanisme de soutien au financement des projets de production d’électricité à partir de l’énergie solaire photovoltaïque destinés à l’autoconsommation des PME.

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L’enjeu est de permettre aux entreprises de produire une partie de leurs besoins énergétiques, de réduire leurs charges liées à l’électricité et d’améliorer leur efficacité énergétique. Cette démarche devrait également contribuer à renforcer la compétitivité du tissu économique tunisien, confronté à la hausse des coûts énergétiques.

Différentes composantes du projet présentées

Lors de l’atelier de lancement, les différentes composantes du projet ont été présentées, notamment les mécanismes de financement prévus, le rôle des différents intervenants ainsi que les modalités de coordination entre les structures publiques, les institutions financières et les entreprises bénéficiaires.

À travers « CHEMS », les autorités tunisiennes ambitionnent d’accélérer le développement de l’énergie solaire dans le secteur privé et de favoriser un modèle énergétique plus durable, en s’appuyant sur le potentiel solaire important dont dispose le pays.

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Accidents de la route : La vitesse n’est plus la première cause, mais reste la plus meurtrière

Alors que le nombre d’accidents de la route est en nette baisse en Tunisie depuis le début de l’année 2026, leur gravité, elle, s’aggrave. Les dernières statistiques de l’Observatoire national de la sécurité routière (ONSR) montrent une tendance paradoxale : moins d’accidents sont enregistrés, mais davantage de personnes perdent la vie sur les routes.

Autre évolution marquante : la vitesse n’est plus la première cause des accidents de la circulation. Elle est désormais dépassée par l’inattention et la distraction des conducteurs, même si elle reste de loin le principal facteur des accidents mortels.

2.712 accidents de la circulation

Selon les chiffres publiés par l’ONSR jusqu’au 5 août 2026, 2.712 accidents de la circulation ont été recensés depuis le début de l’année, contre 3.365 durant la même période en 2025, soit une baisse de 19,41 %. Le nombre de blessés suit la même tendance, passant de 4.411 à 3.554, ce qui représente une diminution de 19,43 %.

En revanche, le bilan humain s’alourdit. Les accidents ont fait 781 morts contre 708 un an plus tôt, soit une hausse de plus de 10 %. Cette évolution signifie que les accidents sont moins nombreux, mais qu’ils sont plus violents ou surviennent dans des circonstances où les chances de survie sont plus faibles.

Cette contradiction s’explique notamment par la nature des causes des accidents. L’inattention et le manque de vigilance arrivent désormais en tête des facteurs ayant provoqué des accidents, avec 28,36 % des cas. La vitesse arrive en deuxième position avec 22,68 %, devant le non-respect de la priorité et les erreurs liées au franchissement de la chaussée.

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La vitesse demeure le facteur décisif

En revanche, lorsqu’un accident entraîne un décès, la vitesse demeure le facteur dominant. Elle est à l’origine de 37,39 % des accidents mortels, loin devant l’inattention (15,75 %) et le non-respect de l’obligation de circuler à droite (10,24 %).

Cette différence illustre un phénomène bien connu des spécialistes de la sécurité routière : les distractions – téléphone au volant, fatigue, perte de concentration ou inattention – provoquent davantage de collisions, souvent à vitesse modérée. En revanche, lorsqu’un conducteur roule à une vitesse excessive, l’énergie dégagée lors du choc augmente considérablement, réduisant les possibilités d’éviter l’accident et aggravant fortement ses conséquences. La vitesse demeure ainsi le principal facteur de létalité sur les routes.

Les statistiques révèlent également des disparités selon les périodes et les régions. Le mois d’avril a enregistré le plus grand nombre d’accidents avec 426 sinistres, tandis que le mois de mai est celui qui a connu le plus de décès, avec 124 victimes.

Sur le plan géographique, le gouvernorat de Tunis concentre la plus forte proportion d’accidents (11,17 %), devant Mahdia (8,19 %) et Nabeul (7,89 %).

Ces chiffres rappellent que les efforts de prévention ne doivent plus cibler uniquement les excès de vitesse. La lutte contre les distractions au volant, l’utilisation du téléphone en conduisant, le manque de vigilance et le respect des règles de priorité apparaissent désormais comme des enjeux majeurs pour réduire le nombre d’accidents, tandis que la maîtrise de la vitesse reste essentielle pour limiter leur gravité et sauver des vies.

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Vers une refonte du Code du travail : La Tunisie prépare une législation adaptée au télétravail et à l’économie des plateformes

Le ministre des Affaires sociales, Issam Lahmar, a annoncé jeudi 6 août 2026 que la Tunisie s’oriente vers l’élaboration d’un nouveau Code du travail, une réforme de grande ampleur destinée à adapter la législation aux profondes mutations du monde professionnel.

Selon le ministre, cette nouvelle législation sera conçue selon une vision moderne tenant compte des transformations économiques, technologiques et sociales. Elle intégrera notamment des dispositions inédites relatives au télétravail, à l’économie des plateformes numériques, ainsi qu’à la santé et à la sécurité au travail. Elle visera également à harmoniser le droit tunisien avec les normes internationales et à réviser plusieurs textes devenus obsolètes.

Dispositions remontent à plusieurs décennies

Cette réforme marque un tournant important pour un Code du travail dont plusieurs dispositions remontent à plusieurs décennies et qui peine aujourd’hui à encadrer les nouvelles formes d’emploi apparues avec la digitalisation de l’économie.

Le développement du télétravail, accéléré à l’échelle mondiale depuis la pandémie de Covid-19, a profondément modifié l’organisation des entreprises. De nombreux pays ont adapté leur législation afin de définir les droits et obligations des employeurs et des salariés en matière de temps de travail, de protection des données, de prise en charge des équipements ou encore du droit à la déconnexion. En Tunisie, ces questions restent encore insuffisamment encadrées par la loi.

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Autre chantier majeur annoncé : l’intégration de l’économie des plateformes. Les travailleurs exerçant via des applications de livraison, de transport ou de prestations de services occupent une place grandissante sur le marché de l’emploi, mais leur statut juridique demeure souvent flou. La future réforme pourrait ainsi définir leurs droits sociaux, leur couverture en matière de protection sociale ainsi que les responsabilités des plateformes numériques, dans un contexte où plusieurs pays révisent également leur législation sur ce sujet.

Santé et sécurité au travail

Le ministre a également insisté sur la nécessité de renforcer les dispositions relatives à la santé et à la sécurité au travail, tout en mettant le droit du travail tunisien en conformité avec les standards internationaux, notamment ceux promus par l’Organisation internationale du travail (OIT).

Au-delà de l’actualisation juridique, cette réforme pourrait constituer l’une des plus importantes modernisations du droit social tunisien depuis plusieurs années. Elle intervient alors que le marché de l’emploi connaît de profondes mutations liées à la numérisation, à l’essor des nouvelles formes de travail indépendant et aux attentes croissantes en matière de protection des travailleurs et de flexibilité des entreprises.

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La date du Mouled connue, selon les calculs astronomiques

La Cité des Sciences à Tunis a annoncé que, selon les calculs astronomiques, la célébration du Mawlid Ennabaoui (naissance du Prophète Mohammed) devrait avoir lieu le mardi 25 août 2026, correspondant au 12 Rabia al-Awwal 1448 de l’Hégire.

Dans un communiqué, l’institution précise que cette date est établie sur la base des observations astronomiques, indiquant que le croissant lunaire marquant le début du mois de Rabia al-Awwal pourra être observé au télescope lors de la soirée du 13 août 2026.

Un caractère scientifique et prévisionnel

La Cité des Sciences rappelle toutefois que cette annonce revêt un caractère scientifique et prévisionnel. Elle souligne que le Diwan de l’Ifta de la République tunisienne demeure l’unique autorité officielle habilitée à annoncer le début des mois du calendrier hégirien ainsi que les dates des fêtes et célébrations religieuses en Tunisie.

La confirmation officielle de la date du Mawlid est donc attendue à l’issue de l’observation du croissant lunaire et de la décision qui sera rendue par le Diwan de l’Ifta.

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Ligue des champions – tour préliminaire : Le Club Africain face au Djoliba AC

Le football tunisien connaît désormais ses premiers adversaires en Ligue des champions africaine 2026-2027. Le tirage au sort du tour préliminaire de la compétition s’est déroulé ce jeudi au Caire, en Égypte, avec la participation de deux représentants tunisiens : le Club Africain et l’Espérance sportive de Tunis.

Le Club Africain a hérité du club malien du Djoliba AC au premier tour préliminaire. Les « Rouge et Blanc » disputeront la manche aller à domicile, avant de se déplacer au Mali pour la rencontre retour.

Entre le 4 et le 6 septembre 2026

Les matchs aller du premier tour préliminaire sont programmés entre le 4 et le 6 septembre 2026, tandis que les rencontres retour auront lieu du 11 au 13 septembre.

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En cas de qualification, le Club Africain disputera le deuxième tour préliminaire, dont les matchs aller sont prévus entre le 16 et le 18 octobre, et les matchs retour entre le 23 et le 25 octobre 2026.

L’Espérance sportive de Tunis bénéficie d’une exemption

De son côté, l’Espérance sportive de Tunis bénéficie d’une exemption au premier tour préliminaire. Le club « sang et or » rejoint directement le deuxième tour, à l’instar du club sud-africain Mamelodi Sundowns et du représentant marocain la Renaissance sportive de Berkane.

Cette édition de la Ligue des champions africaine représente un nouveau défi pour les clubs tunisiens, qui chercheront à retrouver une place de premier plan dans la compétition continentale après plusieurs saisons marquées par la domination de clubs d’Afrique du Nord et d’Afrique subsaharienne.

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La STEG annonce de nouvelles coupures tournantes ce jeudi dans plusieurs régions

La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) a annoncé qu’elle pourrait recourir à des coupures tournantes d’électricité ce jeudi 6 août 2026, entre 13h00 et 16h00, afin de préserver la sécurité et la stabilité du réseau électrique national.

L’entreprise précise que ces interruptions seront appliquées en fonction de l’état du réseau, par périodes intermittentes ne dépassant pas deux heures pour chaque zone concernée.

Les zones concernées

Dans le Grand Tunis, les coupures pourraient toucher les localités suivantes : Ghazala, Mohammedia, Le Kram, Mornag, Borj Cédria, Radès, La Goulette, Ben Arous, Mégrine, Aïn Zaghouan, Ennasr, La Soukra, Nouvelle Médina, Jardins d’El Menzah, Borj Ettouil, Sanhaja, La Jedida et La Manouba.

Dans les régions du Cap Bon, de Zaghouan et de Bizerte, les zones concernées sont : Somâa, Korba, Béni Khiar, Maâmoura, Kélibia, Hammam Ghezèze, Hammamet, Menzel Bouzelfa, Menzel Temime, Soliman, Takelsa, Nabeul, Béni Khalled, Tazarka,

Bouachir, Ez-Zriba, Jebel Oust, Bir Mcherga, En-Nadhour, Zaghouan Nord, El Fahs, Jarzouna, Mateur, Tinja, El Matline, Menzel Jemil, Menzel Abderrahmane, Ezzouaouine, Menzel Bourguiba, Sejnane, El Khitmine, Aousja, Ghar El Melh, Utique, Ghazala, Ghardimaou, Nefza, Gaâfour, Chemtou, Oued Meliz, Nebeur, Tajerouine, Jérissa, Medjez El Bab, Ouchtata, Rouhia, Bou Salem, Goubellat, Kalaat Khasba, Sidi Ismaïl et Makthar.

Centre du pays : Les zones susceptibles d’être touchées sont : Raqada, Bou Hajla, Nasrallah, Menzel Mhiri, Ouled Achour, Essouheilet, Sbiba, El Ala, Enfidha, Hergla, Bouficha, la zone industrielle d’Enfidha, Hammam Sousse, Akouda, le quartier universitaire, Kalaa Sghira, Jammel, Ksar Hellal, Sayada, Zaouiet Kontoch, Chtiouine, Bembla, M’saken, Bouhjar, Sahline, Menzel Kamel, Moknine, Chebba, Bekalta, Chorbane, Rejiche, Essouassi, Kerker, Sidi Bou Ali, Kalaa Kebira, Riadh, Khzama, Sahloul 3, Ouled Chamekh, la zone industrielle d’El Jem, Banan et Touza.

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Sfax : El Amra, Thyna, Sfax Ouest, Sfax Ville, Jebiniana, El Hencha, Menzel Chaker, Sfax Sud, Sakiet Ezzit, Sakiet Eddaïer, Bir Ali Ben Khalifa et El Mahres.

Gouvernorat de Gabès : Gabès Ville, El Menzel, Garaa, Hay El Amal, El Hamma, Ouedhref, Mareth, El Metouia.

Djerba : Midoun, Houmet Souk, Errihana, El Tlat, Guellala, Ajim, Sedouikech, El Jorf, El May.

Kébili : Jeneoura, Hay Route de Gabès, Ennazla, Kébili, Souk Lahad, Douz, El Faouar, El Kalaa, Zaafrane, Nouil.

Tataouine : Tataouine Nouvelle, Hay El Mahrajane, Hay Ennouzha, Hay Route de Médenine, Smar, Remada, Ghomrassen, Bir Lahmar, Dhehiba.

Zarzis – Ben Guerdane : El Mouwansa, Echemaekh, Hassi Jerbi, Souihel, El Hicham, Hay Mars, El Jmila, Jlal, Route de Ras Jedir, Chehbania.

Médenine : Médenine Ville, Dergoualia, Hassi Amor, Hay Ennour, Oued Sder, Béni Khedache, Harich, Boughrara.

Sud-Ouest : Nasrallah, Bir El Hafey, El Makarem, Deguech, Hazoua, Oum El Adham, El Hichria, El Hamma, Foussana, El Fej, Souk Jedid, Sbala, Lajred, Boudrias, El Haqna, Mezzouna, El Karma, Hassi Ferid, Bouzguem, Regueb et Gafsa Nord.

Faire preuve de compréhension

La STEG invite les citoyens à faire preuve de compréhension face à ces mesures exceptionnelles, rendues nécessaires par les fortes sollicitations du réseau électrique en cette période de forte chaleur. Elle rappelle que les horaires et les zones concernées restent susceptibles d’évoluer en fonction de la situation du réseau.

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Moknine : Une maison ravagée par les flammes, la propriétaire accuse la STEG et la SONEDE

Une maison a été entièrement ravagée par un incendie à Moknine, dans le gouvernorat de Monastir, après le rétablissement du courant électrique. Si les circonstances exactes restent à déterminer par les autorités, la propriétaire affirme que le sinistre a été provoqué par le retour de l’électricité et met directement en cause la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG).

Elle accuse également la Sonede d’avoir aggravé la situation en raison d’une coupure d’eau qui l’a empêchée de combattre les flammes.

L’incendie s’est déclaré au niveau du climatiseur

Intervenant ce jeudi sur Jawhara FM, la propriétaire a expliqué que l’incendie s’est déclaré au niveau du climatiseur quelques instants après le retour de l’alimentation électrique, à la suite d’une coupure de courant. Les flammes se sont propagées rapidement jusqu’à détruire l’ensemble de l’habitation et son contenu.

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La sinistrée affirme qu’elle n’a pas pu intervenir pour limiter les dégâts, faute d’eau au moment de l’incendie. Ce n’est qu’après l’arrivée des agents de la Protection civile que le feu a pu être maîtrisé, alors que la maison était déjà entièrement détruite.

Retour du courant et de l’absence d’eau

Très émue, elle a confié avoir passé la nuit dans la rue avec ses deux enfants après avoir perdu l’ensemble de ses biens. Estimant que ce drame est la conséquence directe du retour du courant et de l’absence d’eau, elle a déclaré tenir la STEG et la Sonede pour responsables.

À ce stade, aucune communication officielle de la STEG, de la Sonede ou des autorités compétentes n’a confirmé l’origine du sinistre. Une enquête devra établir les causes exactes de l’incendie et déterminer les éventuelles responsabilités.

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Inflation en baisse en Tunisie : Pourquoi les ménages ne ressentent pas l’amélioration annoncée ?

La baisse du taux d’inflation en Tunisie ne semble pas encore se traduire par un allègement concret du quotidien des ménages. Alors que les chiffres officiels font état d’un ralentissement de la hausse générale des prix, les consommateurs continuent de constater des augmentations sur plusieurs produits de base, notamment les viandes de volaille et certains médicaments.

Le président de l’Organisation tunisienne d’orientation du consommateur, Lotfi Riahi, a estimé jeudi que le recul statistique de l’inflation, ramenée à 5,1%, ne reflète pas pleinement la réalité vécue par les citoyens. Selon lui, plusieurs secteurs enregistrent encore des hausses importantes qui continuent de peser sur le pouvoir d’achat.

Evolution des prix de la volaille

Invité sur Jawhara FM, Lotfi Riahi a notamment cité l’évolution des prix de la volaille, qui ont connu une augmentation notable ces dernières semaines. Il a également évoqué des hausses jugées « soudaines et non annoncées » sur certains produits de consommation courante, comme les shampoings ou le thon.

La pression se fait également sentir sur le marché des médicaments. Le responsable de l’organisation a affirmé que certains médicaments importés dont le prix est inférieur à 5 000 dinars auraient enregistré des augmentations comprises entre 30% et 60%. Des hausses qui affectent particulièrement les patients ayant besoin de traitements réguliers et indispensables.

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Pour l’Organisation de défense du consommateur, la problématique actuelle ne réside donc pas uniquement dans l’évolution globale de l’inflation, mais dans la structure des dépenses des ménages. Les produits les plus fréquemment achetés ou nécessaires au quotidien continuent d’avoir un impact direct sur le budget familial.

L’eau minérale : une crise de distribution plus que de production

Concernant la pénurie d’eau minérale observée dans plusieurs régions, Lotfi Riahi a écarté l’hypothèse d’un problème lié aux ressources disponibles ou aux capacités nationales de production. Il a plutôt pointé une perturbation de la chaîne d’approvisionnement.

Selon lui, les difficultés seraient liées à plusieurs facteurs combinés : les problèmes rencontrés dans la fabrication des bouteilles en plastique, les coupures d’électricité, la hausse de la demande durant la période estivale ainsi que la baisse de confiance d’une partie des citoyens envers l’eau du robinet.

Le responsable a estimé que la perception d’une crise généralisée a contribué à accentuer les tensions, certaines familles ayant augmenté leurs stocks, ce qui a renforcé la pression sur le marché.

Aucune hausse officielle des prix de l’eau minérale

Il a par ailleurs assuré qu’aucune hausse officielle des prix de l’eau minérale n’avait été décidée. Les augmentations observées dans certains points de vente seraient, selon lui, liées notamment à la multiplication des intermédiaires et à des pratiques commerciales non conformes, avec des écarts pouvant atteindre entre 100 et 200 millimes par bouteille.

Face à cette situation, l’Organisation tunisienne d’orientation du consommateur appelle à un meilleur encadrement des marges bénéficiaires afin de limiter les effets sur le pouvoir d’achat. Lotfi Riahi prévoit toutefois un retour progressif à la normale de l’approvisionnement en eau minérale dans les prochains jours.

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Golfe de Gabès : Le plan du WWF pour sauver la mer et recycler les déchets marins

Le Fonds mondial pour la nature (WWF) en Afrique du Nord a lancé récemment le projet « Ecosyval WalD F », une initiative destinée à lutter contre la pollution marine, valoriser les déchets issus de la mer et renforcer les principes de l’économie bleue et circulaire dans le golfe de Gabès.

Présentant les objectifs du projet sur les ondes de la Radio nationale, la chargée du projet Sirine Bouafif a indiqué que l’initiative vise notamment à restaurer et renforcer les herbiers marins, en particulier la posidonie, une plante marine emblématique de la Méditerranée.

Véritables réservoirs de biodiversité

Véritables réservoirs de biodiversité, les herbiers de posidonie jouent un rôle essentiel dans la protection du littoral contre l’érosion, l’amélioration de la qualité des eaux et la création d’habitats favorables à la reproduction de nombreuses espèces marines. Leur préservation constitue ainsi un enjeu majeur pour la résilience des écosystèmes côtiers face aux pressions environnementales.

Le projet, mené en partenariat avec les ministères de l’Agriculture et de l’Environnement ainsi qu’avec des organisations de la société civile, prévoit également la mise en place d’actions en faveur d’une pêche durable à faible émission de carbone. Il ambitionne de développer les mécanismes liés au « carbone bleu », de réduire les sources de pollution marine et de lutter contre les pratiques de pêche non durables.

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Le golfe de Gabès, une zone particulièrement riche mais fragilisée par plusieurs décennies de pressions environnementales, représente une ressource économique importante pour les communautés locales. Selon Sirine Bouafif, environ 17 000 marins dépendent directement de cette zone pour leurs activités.

Identification des filets abandonnés

Dans ce cadre, le projet prévoit d’impliquer les pêcheurs et les petits marins dans l’identification des filets abandonnés ou perdus en mer. Ces équipements, souvent appelés « filets fantômes », peuvent continuer à capturer des espèces marines et contribuer à la dégradation des habitats. Leur localisation permettra leur retrait du milieu marin puis leur recyclage dans une logique d’économie circulaire.

À travers cette initiative, le WWF entend concilier protection de l’environnement marin, soutien aux communautés de pêcheurs et développement d’un modèle économique plus durable pour le golfe de Gabès, l’une des régions marines les plus stratégiques de Tunisie.

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