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Gaza : Le Hamas prêt à céder les armes, mais exige un calendrier strict

Le mouvement palestinien Hamas a annoncé, vendredi, avoir approuvé un accord portant sur la deuxième phase du cessez-le-feu dans la bande de Gaza.

Le texte prévoit notamment un mécanisme de désarmement progressif des groupes armés, en contrepartie d’un retrait progressif des forces israéliennes, ainsi que la mise en place d’une nouvelle administration palestinienne chargée de gérer l’enclave.

Cette nouvelle étape s’inscrit dans le prolongement de l’accord de cessez-le-feu conclu en octobre 2025, après deux années de guerre dans la bande de Gaza. La première phase, achevée en janvier dernier, avait permis la libération des derniers otages israéliens détenus par le Hamas en échange de la libération de prisonniers palestiniens par Israël.

Selon le Hamas, le dossier des armes demeure étroitement lié au retrait israélien, à l’installation du Comité national pour l’administration de Gaza et au lancement du processus de reconstruction. Le mouvement affirme qu’Israël ne jouera aucun rôle dans les modalités du désarmement, qui relèveront exclusivement du Comité national.

Le président américain Donald Trump, qui a revendiqué un rôle de médiation dans les négociations, a pour sa part déclaré que l’accord prévoyait le désarmement complet du Hamas et des autres groupes armés présents dans l’enclave.

La mise en œuvre de cette deuxième phase reposera sur le « Conseil de la paix », créé en janvier dernier à l’initiative de Donald Trump. Selon le Hamas, le contrôle des armes sera confié au Comité national pour l’administration de Gaza, composé de technocrates palestiniens et mis en place sous l’égide de cette instance.

Donald Trump a indiqué qu’à mesure que progressera le processus de désarmement, les forces israéliennes se retireront progressivement de la bande de Gaza, tandis qu’une force internationale de stabilisation coopérera avec une nouvelle force de police palestinienne afin d’assurer la sécurité du territoire.

Ghazi Hamad, membre du bureau politique du Hamas et de sa délégation de négociateurs, a précisé que la collecte et le stockage des armes ne débuteraient qu’après l’achèvement de la première phase de l’accord et le retrait israélien de la bande de Gaza. Il a également indiqué que le Comité national prendra progressivement en charge l’ensemble des responsabilités administratives dans l’enclave.

Le Hamas a annoncé qu’il poursuivrait les discussions avec les médiateurs, à savoir l’Égypte, les États-Unis, le Qatar et la Turquie, afin de définir les modalités d’application de l’accord et d’établir un calendrier de mise en œuvre. Selon le mouvement, ce processus nécessitera au moins deux semaines. Une réunion des médiateurs est prévue prochainement au Caire.

D’après Ghazi Hamad, l’accord constitue un ensemble indissociable associant l’arrêt des hostilités, le retrait israélien, l’installation du Comité national, la reconstruction de Gaza et le déploiement d’une force internationale. Il a souligné que le Hamas appliquerait les dispositions prévues uniquement si Israël respectait ses propres engagements.

À ce stade, Israël n’a pas officiellement réagi aux annonces du Hamas ni aux déclarations du président américain.

Malgré le cessez-le-feu entré en vigueur en octobre 2025, les opérations militaires israéliennes se poursuivent dans plusieurs secteurs de la bande de Gaza. Selon le ministère de la Santé de Gaza, au moins 1 214 Palestiniens ont été tués depuis l’entrée en vigueur de la trêve. Les Nations unies considèrent généralement les données publiées par ce ministère comme une référence pour le suivi des pertes civiles. De son côté, l’armée israélienne a annoncé la mort de cinq soldats et d’un sous-traitant civil au cours de la même période.

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Vivre sans courant ni eau : comment la Tunisie apprend à s’adapter

La Tunisie a connu des coupures tournantes d’électricité et des délestages du 12 au 26 juillet. Une vague de chaleur intense faisant peser une menace sur le réseau électrique. Face à ces perturbations, qui touchent également l’approvisionnement en eau, les ménages tunisiens modifient leurs comportements d’achat et de consommation. Si certains citoyens développent des stratégies d’anticipation autonomes, les petites et moyennes entreprises décrivent une situation devenue, déclarent-elles, une menace pour l’activité économique.

Lotfi Riahi, président de l’Organisation tunisienne pour informer le consommateur constate que le Tunisien commence à intégrer ces contraintes dans son quotidien et s’adapte de manière autonome. Il cite l’exemple de la difficulté actuelle à se procurer de petits générateurs électriques sur le marché. Un signe, précise-t-il, que les citoyens anticipent désormais les interruptions de courant et cherchent eux-mêmes des solutions.

Il évoque toutefois une forme de manipulation subie par le consommateur, dont les décisions d’achat seraient désormais dictées par l’influence des réseaux sociaux et des mécanismes d’ingénierie sociale. Ce qui relevait à l’origine d’un simple manque de ressources en eau et en électricité aurait ainsi été transformé en une crise profonde par la puissance des images circulant sur internet, poussant les consommateurs à stocker des quantités de produits largement supérieures à leurs besoins réels.

M. Riahi pointe par ailleurs une absence de vision proactive et de planification de la part des autorités, qui affecterait directement la stabilité du marché : le spectacle de rayons vides dans les grandes surfaces génèrerait une anxiété immédiate chez les consommateurs. Il déplore également un déficit de communication autour des coupures de services. L’absence d’explications claires, de préavis et d’accompagnement empêcherait ainsi les ménages comme les acteurs économiques, à l’image des chefs d’usines, d’anticiper l’impact sur leur activité. Cette instabilité dans la diffusion de l’information venant, selon lui, perturber l’acte d’achat et le comportement général du consommateur.

Pour réguler sainement les habitudes de consommation de la population, M. Riahi estime que seule une stratégie globale fondée sur la transparence et la diffusion d’une information fiable serait efficace.

Les entreprises, premières victimes de l’instabilité énergétique

Ces perturbations ont également des répercussions sur l’activité économique, qui rejaillissent sur le quotidien des ménages. Abderrazek Houas, porte-parole de l’Association nationale des petites et moyennes entreprises, estime que la situation ne relève plus d’un simple aléa technique mais constitue, à ses yeux, une menace existentielle pour l’économie nationale, les entreprises tunisiennes étant devenues otages d’une instabilité énergétique qu’elles ne peuvent plus absorber.

Si l’énergie solaire représente, pour lui, la solution de fond, elle demeure inaccessible faute de moyens d’investissement. Les groupes électrogènes ne seraient ainsi que des palliatifs précaires : au-delà d’une heure et demie de coupure, ces équipements risqueraient la surchauffe, voire l’incendie, mettant en péril l’intégrité des locaux.

M. Houas souligne que l’ouverture d’une entreprise génère des charges fixes immédiates, telles que le loyer et les salaires, pouvant atteindre par exemple 800 dinars par jour. Lorsque le courant fait défaut, cette somme se transforme instantanément en dette cumulée pour le lendemain, l’entrepreneur n’étant pas, affirme-t-il, en échec par manque de productivité mais par l’hostilité de son environnement.

Cette précarité est particulièrement visible dans le secteur de la pêche, où les usines de glace, dont les machines valent selon lui des milliards, préfèrent stopper toute activité et placer leurs employés en congé technique afin d’éviter des réparations coûteuses liées aux variations de tension. Privés de glace pour conserver leurs prises, les pêcheurs sont alors contraints de brader leurs produits à n’importe quel prix pour éviter qu’ils ne pourrissent.

L’impact s’étend également aux professions libérales, à l’image des cabinets dentaires, où l’absence d’électricité paralyse non seulement l’outillage de soin mais aussi la gestion informatique, rendant impossible l’accès aux dossiers des patients. Certains industriels parviennent à déplacer leur production la nuit pour honorer leurs commandes, mais cette flexibilité reste impossible pour les menuisiers ou les réparateurs de pneus, dont l’activité est liée aux horaires diurnes.

Une transition solaire réclamée face à l’inertie politique

Sur le plan politique, M. Houas constate une inertie chronique : les discours sur la transition énergétique se succèdent depuis les gouvernements de Mehdi Jomaa et de Habib Essid, sans qu’aucune réalisation concrète ne soit visible dans les administrations publiques ou les habitations. Il regrette que la Tunisie n’ait pas suivi l’exemple de pays comme l’Italie, où le gouvernement de Giorgia Meloni a choisi de subventionner le carburant pour protéger la production et le transport des fluctuations mondiales.

Pour l’association, qui a mené des visites de terrain afin de constater ces dommages, la solution réside dans une accélération massive du recours au solaire. Une telle transition permettrait, souligne M. Houas, de soulager le réseau de la STEGSTEG, notamment lors des pics de consommation de fin juillet et du mois d’août, et de garantir la continuité économique nécessaire à la survie des petites et moyennes entreprises.

Au final, Lotfi Riahi noté sur seule une information transparente et fiable permettrait de canaliser durablement ces comportements. Tandis qu’Abderrazek Houas estime que c’est une accélération du recours au solaire qui garantirait la continuité de l’activité des entreprises. Deux réponses distinctes à une même réalité : celle de foyers et d’entreprises contraints de composer, au jour le jour, avec les coupures d’électricité et d’eau.

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City Cars : 22,5 MDT de dividendes distribués au titre de l’exercice 2025

City Cars distribuera 22,5 MDT de dividendes au titre de 2025, soit 1,250 dinar par action, sur un résultat net de 32,6 MDT validé le 2 juin 2026 par ses actionnaires.

Réunie en Assemblée générale ordinaire, la société a approuvé à l’unanimité ses états financiers de l’exercice clos le 31 décembre 2025, qui affichent un total bilan de 275,7 MDT et un résultat net de 32,6 MDT. Ce résultat a ensuite été affecté. 5 MDT ont été placés en réserves pour réinvestissement exonéré et 28,1 MDT sont venus grossir les résultats reportés, portant le bénéfice distribuable à 55,6 MDT. Sur cette enveloppe, 22,5 MDT reviennent aux actionnaires sous forme de dividende, à raison de 1,250 dinar par action. Le reliquat, soit 33,1 MDT, reste en résultats reportés. Le versement du dividende interviendra le 9 juillet 2026.

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Fuite des cerveaux : pour l’UTICA, l’Ordre des ingénieurs aggrave la crise

Alors que 46 000 ingénieurs tunisiens ont déjà quitté le pays en dix ans et que 6 000 autres envisagent de faire de même chaque année, l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA) estime que la priorité nationale devrait être de retenir les compétences et non de dresser de nouveaux obstacles à l’exercice de la profession.

Dans un communiqué publié ce 30 juillet, l’UTICA réagit vivement aux récentes publications de l’Ordre des ingénieurs tunisiens, qui a diffusé une liste d’établissements privés dont seuls les diplômés seraient habilités à s’inscrire à son tableau. L’organisation patronale dénonce une initiative source de confusion pour les étudiants, les familles et les entreprises, et qui risque d’accroître le sentiment de frustration chez les jeunes diplômés déjà tentés par l’exil.

L’Union rappelle avec force que la reconnaissance du diplôme national d’ingénieur relève de la seule compétence du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, qui est l’autorité légale habilitée à autoriser les établissements, accréditer leurs programmes et en assurer le contrôle. Elle souligne que les textes régissant l’Ordre n’exigent pas une accréditation spécifique, mais uniquement une reconnaissance par l’État.

Dès lors, l’UTICA s’interroge sur le fondement juridique de ces listes successives, sur les critères et la méthodologie employés, ainsi que sur la portée légale de telles démarches. L’organisation demande également des éclaircissements sur la somme de 10 000 dinars réclamée à certains établissements pour l’étude de leurs dossiers, exigeant transparence et bonne gouvernance.

L’Union tient à souligner le rôle central des écoles privées, qui forment chaque année près de 6 500 ingénieurs, dont plus de 75 % trouvent un emploi dans les six mois suivant leur sortie. Elle considère que la confiance dans le diplôme national est un enjeu stratégique pour la compétitivité du pays. Aussi appelle-t-elle les étudiants et leurs familles à ne s’en remettre qu’aux décisions officielles du ministère pour toute question de reconnaissance, et invite l’Ordre des ingénieurs à publier clairement les bases juridiques, les critères d’évaluation et la méthodologie de ses procédures.

Pour l’UTICA, la qualité de la formation doit être un atout pour la Tunisie, non un motif de suspicion. L’organisation conclut en réaffirmant son attachement à un dialogue institutionnel constructif, dans le respect des prérogatives légales de chaque instance, au service des étudiants, de la profession et du rayonnement du diplôme tunisien d’ingénieur.

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Le CMF appelle les investisseurs à la vigilance face aux rumeurs

 Le Conseil du Marché Financier (CMF) a annoncé que ses services assurent un suivi régulier de l’évolution du marché et invite les investisseurs à baser leurs décisions sur des indicateurs économiques et financiers objectifs, sans céder aux rumeurs ou aux réactions intempestives. Tout en réaffirmant sa confiance dans la stabilité de la place financière.

Cette prise de position fait suite à une réunion organisée le 29 juillet 2026 au siège du CMF, réunissant des représentants du Ministère des Finances, de la Banque centrale de Tunisie, ainsi que les responsables des banques cotées, de la Bourse de Tunis et des intermédiaires en bourse.

La rencontre a été consacrée à l’examen de la situation après le repli enregistré par l’indice de référence le 28 juillet 2026, suivi d’une reprise normale des négociations dès le lendemain. Il a été rappelé que la suspension automatique des séances est un mécanisme préventivement utilisé à l’échelle internationale pour limiter la volatilité et préserver le bon fonctionnement des échanges.

Les participants ont souligné que la solidité du cadre réglementaire et institutionnel tunisien permet d’absorber les variations conjoncturelles et d’assurer le financement de l’économie. Tout en convenant d’une coordination renforcée pour garantir la transparence des transactions.

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Simpar affiche 28,5 MD de promesses de vente

La Société immobilière et de participations (Simpar) a déclaré un chiffre d’affaires cumulé de 12,48 millions de dinars (MD)  pour les six premiers mois de 2026; contre 696 599 dinars sur la même période en 2025.

Cette variation s’explique par l’enregistrement comptable de plusieurs opérations dont la validation avait été différée en raison de procédures administratives. Au deuxième trimestre 2026, les ventes se sont établies à 9,59 MD, contre 324 500 dinars au deuxième trimestre 2025. La délivrance du procès-verbal du projet Galaxie, intervenue en juin 2026, a permis à la société Simpar de comptabiliser 5,8 millions de dinars de revenus pour cette opération.

Sur l’ensemble du semestre, les ventes de logements ont totalisé 11,59 millions de dinars. Les revenus issus des participations se sont élevés à 740 381 dinars, contre 258 917 dinars un an plus tôt. 

Lors de l’assemblée générale ordinaire du 25 juin 2026, la direction de Simpar a indiqué que le faible niveau d’activité enregistré en 2025 résultait d’un décalage dans la reconnaissance comptable de certaines ventes. Des promesses de vente avaient été signées, mais leur enregistrement était subordonné à l’achèvement de démarches administratives. Une autorisation, initialement attendue en octobre 2025, n’a été obtenue qu’en juin 2026.

Objectif annuel révisé

Au 30 juin 2026, les avances reçues des clients s’élèvent à 10,83 millions de dinars, contre 5,89 millions de dinars au 30 juin 2025. Selon les données publiées par la société, ces avances correspondent à un chiffre d’affaires potentiel estimé à 18 millions de dinars.

Lors de l’assemblée générale du 25 juin, la direction avait indiqué que les promesses de vente enregistrées au 20 juin représentaient plus de 28,5 millions de dinars, répartis entre le projet Galaxy 2 (57 %), la résidence Agate aux Jardins de Carthage (35 %) et Green Valley (8 %).

L’estimation du chiffre d’affaires annuel, initialement fixée à 30,7 millions de dinars, a été portée à près de 31 millions de dinars dans les indicateurs arrêtés au 30 juin.

Projets en cours

Simpar poursuit le développement de plusieurs programmes immobiliers. La société a obtenu le procès-verbal de récolement du projet Raoued, dont le chiffre d’affaires prévisionnel est évalué à environ 36 millions de dinars.

À Choutrana I-La Soukra, le projet HSC 8, mené en partenariat avec la SPI El Madina, est en cours. La part de chiffre d’affaires attendue pour Simpar est estimée à 9 millions de dinars.

Les travaux du projet Jardins d’El Menzah, également réalisé avec la SPI El Madina, ont débuté. La quote-part de revenus prévisionnels revenant à Simpar est évaluée à environ 23 millions de dinars.

Données bilancielles

Au 30 juin 2026, les stocks de produits finis s’établissent à 56,88 millions de dinars, contre 12,78 millions de dinars un an plus tôt. Les stocks en cours s’élèvent à 9 millions de dinars, contre 46,31 millions de dinars à fin juin 2025. Les terrains à bâtir représentent 24,57 millions de dinars.

La valeur ajoutée brute est passée de 2,25 millions de dinars au premier semestre 2025 à 3,93 millions de dinars au premier semestre 2026. L’excédent brut d’exploitation a évolué de 1,62 million de dinars à 2,61 millions de dinars sur la même période.

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Aslan Ben Rejeb : Orientez les fonds de la diaspora vers des investissements productifs

Le président de la CONECT, Aslan Ben Rejeb, a insisté sur la nécessité de ne pas considérer les transferts financiers des Tunisiens à l’étranger comme des financements orientés vers du « capital mort ».

Il appelle à les diriger vers des investissements créateurs de richesse. Cette déclaration a été faite mercredi 29 juillet 2026 lors de la conférence régionale des Tunisiens à l’étranger, organisée par l’Office des Tunisiens à l’Étranger dans le gouvernorat de Tunis, dans le cadre d’une série de rencontres régionales.

La déléguée régionale de l’Office, Amira Sahbi, a indiqué que cette conférence porte sur les moyens d’encourager les membres de la communauté tunisienne à l’étranger à renforcer leurs investissements en Tunisie.

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New Body Line distribuera un dividende de 0,050 dinar par action au titre de 2025

La société New Body Line versera un dividende de 0,050 dinar par action au titre de l’exercice 2025. Le détachement du dividende interviendra le 24 septembre 2026. Tandis que sa mise en paiement est prévue pour le 28 septembre 2026.

La société New Body Line a annoncé que cette distribution a été approuvée par son Assemblée générale ordinaire réunie le 29 juin 2026. Le dividende, fixé à 0,050 dinar par action d’une valeur nominale de 1 dinar, sera détaché le 24 septembre 2026 avant d’être mis en paiement quatre jours plus tard, le 28 septembre 2026.

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Bourse de Tunis : le Tunindex franchit le seuil d’alerte, la cotation interrompue pendant une heure

La Bourse de Tunis a interrompu temporairement les échanges mardi 28 juillet 2026 après que son principal indice, le Tunindex, a enregistré un recul supérieur à 3% en cours de séance. Cette suspension, d’une durée d’une heure, correspond à l’activation automatique d’un dispositif de protection prévu par le règlement de marché en cas de forte correction.

La décision intervient après le franchissement du seuil de baisse fixé à -3% pour l’indice de référence. Dans un avis communiqué aux intermédiaires en bourse ainsi qu’aux investisseurs, la place financière tunisienne a indiqué avoir appliqué les dispositions de l’article 3.7 de son Règlement de parquet.

« Suite à la baisse de plus de 3% de l’indice Tunindex, la Bourse a déclenché le mécanisme d’interruption de la cotation, conformément aux dispositions de l’article 3.7 du Règlement de parquet », précise le communiqué.

Ce dispositif, assimilé à un mécanisme de « coupe-circuit », prévoit plusieurs niveaux d’intervention lorsque les mouvements du marché dépassent certains seuils. Une première interruption est déclenchée dès que le Tunindex franchit à la baisse la limite de 3%. Elle entraîne un arrêt des transactions pendant une heure, tout en maintenant la possibilité d’annuler les ordres introduits sur le marché.

À la reprise des échanges, les titres ayant fait l’objet d’une réservation au moment de l’arrêt doivent ouvrir selon une procédure spécifique, avec une ouverture programmée cinq minutes après le redémarrage de la cotation.

Le règlement de la Bourse de Tunis prévoit également une mesure plus restrictive en cas d’aggravation de la baisse. Si le Tunindex venait à dépasser le seuil de recul de 5%, la séance serait interrompue définitivement pour la journée. Dans ce cas, le dernier cours enregistré avant l’arrêt serait retenu comme cours de clôture.

La Bourse de Tunis n’a pas communiqué, dans son avis publié mardi, les éléments ayant provoqué cette forte baisse de l’indice au moment du déclenchement de la procédure.

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Tunisie : des crédits jusqu’à 25.000 dinars, sans intérêt ni garantie

Emprunter jusqu’à 25.000 dinars sans payer le moindre intérêt et sans avoir à fournir de garantie : c’est ce que permet désormais un texte réglementaire fraîchement publié.

Le décret n°148 de l’année 2026, paru au Journal officiel de la République tunisienne (JORT) le 23 juillet 2026, encadre l’octroi de ces financements de faible montant, qualifiés « d’honneur », en application de l’article 412 ter du Code de commerce. La particularité de ce nouveau mécanisme tient à ses conditions d’octroi, nettement allégées par rapport aux crédits classiques. Les établissements bancaires n’ont pas le droit de réclamer aux emprunteurs une garantie ou une assurance en contrepartie du financement. Aucune commission, ni aucun frais lié à l’instruction du dossier, ne peut non plus leur être facturé. Les banques disposent d’un délai de 10 jours ouvrables bancaires pour statuer sur chaque demande, et doivent motiver toute décision de refus.

Le montant accordé varie selon la catégorie à laquelle appartient le demandeur. Les petites et moyennes entreprises économiques ainsi que les sociétés communautaires peuvent prétendre à un financement allant jusqu’à 25.000 dinars. Les porteurs de petits projets, pour leur part, sont plafonnés à 10.000 dinars. Quant aux particuliers souhaitant financer des besoins de consommation, le montant accordé ne peut dépasser 5.000 dinars.

Une fois le crédit débloqué, l’emprunteur dispose d’un délai de remboursement maximal de deux ans. Le texte prévoit en outre la possibilité d’un différé de paiement, appelé période de grâce, pouvant s’étendre jusqu’à six mois.

En instaurant ce cadre, les autorités tunisiennes entendent élargir l’accès au financement pour des publics jusque-là moins bien servis par les circuits bancaires classiques, qu’il s’agisse de petites structures économiques, de sociétés communautaires ou de porteurs de projets individuels.

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Acide phosphorique : ALKIMIA contrainte de stopper une ligne de production, ses ventes plongent

Le renchérissement de ses intrants pénalise durablement ALKIMIA. Depuis octobre 2025, l’unité fabriquant du MAP cristallisé tourne à l’arrêt : les tarifs pratiqués sur l’acide phosphorique et l’ammoniac rendent toute reprise économiquement intenable pour l’industriel.

Conséquence directe, aucun tonnage n’en est sorti durant le premier semestre 2026, alors que 5 692 tonnes avaient été fabriquées sur la même période l’an dernier. L’autre grand produit du groupe, le STPP, n’échappe pas non plus aux difficultés. Sa fabrication s’est limitée à 6 450 tonnes entre janvier et juin 2026, contre 8 790 tonnes un an auparavant, soit un repli dépassant 55 %.

En cause : le prix demandé par le Groupe Chimique Tunisien pour l’acide phosphorique, matière première essentielle de ce procédé, qui prive désormais ALKIMIA de toute marge de compétitivité face à la concurrence.

Cette dégradation de l’appareil productif se répercute mécaniquement sur les comptes commerciaux. En effet, le chiffre d’affaires du semestre affiche un repli de 39 % par rapport à la même période de 2025. La société explique cette contre-performance par la contraction des volumes écoulés, elle-même consécutive à des charges de production devenues excessives.

Malgré ce contexte tendu, ALKIMIA a maintenu certains investissements sur la période. Figure notamment l’installation d’un moteur à gaz de cogénération d’une puissance de 4 MW, mis en service dès janvier 2026. Cet équipement a été remplacé par Clarke Energy, dans le cadre d’un contrat d’exploitation couvrant 60 000 heures de fonctionnement.

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Office Plast lance une augmentation de capital de 7,3 MD

Office Plast SA lancera, à partir du 5 août 2026, une augmentation de capital de 7,3 millions de dinars (MD). L’opération portera le capital social de 14,7 millions à 22 MD. Elle comprend une levée de fonds en numéraire de 3,7 millions de dinars et une incorporation de réserves du même montant.

L’Assemblée Générale Extraordinaire d’Office Plast SA, réunie le 29 avril 2026, avait validé cette augmentation de capital. Elle avait également donné au Conseil d’administration les pouvoirs nécessaires pour réaliser l’opération, fixer ses modalités et constater sa finalisation.

L’opération se déroulera donc en deux phases. D’abord, Office Plast procédera à une augmentation de capital en numéraire de 3,7 millions de dinars. La société émettra 3 665 541 actions nouvelles à cette occasion. Les actionnaires actuels et les acquéreurs de droits de souscription en Bourse pourront y participer en priorité. Le ratio de souscription est fixé à une action nouvelle pour quatre actions anciennes.

Le prix d’émission s’établit à 1,640 dinar par action. Il comprend une valeur nominale de 1 dinar et une prime d’émission de 0,640 dinar. Les souscripteurs devront libérer intégralement les actions nouvelles au moment de la souscription.

Ensuite, Office Plast réalisera une augmentation de capital par incorporation de réserves de 3,7 millions de dinars. Cette opération permettra l’attribution gratuite de 3 665 541 actions nouvelles aux détenteurs des 18 327 705 actions composant le capital après l’augmentation en numéraire. La société appliquera un ratio d’une action nouvelle pour cinq actions anciennes et nouvelles souscrites.

Par ailleurs, toutes les actions émises seront nominatives et de catégorie ordinaire. Elles donneront droit aux dividendes à compter du 1er janvier 2026.

La période de souscription aux actions nouvelles en numéraire s’étendra du 5 au 19 août 2026 inclus. Les actionnaires pourront exercer leur droit préférentiel de souscription à titre irréductible et à titre réductible. Si l’opération n’atteint pas la totalité du montant prévu, Office Plast redistribuera les actions restantes entre les actionnaires du 28 août au 1er septembre 2026 inclus.

Puis, un avis sera publié à cet effet au Bulletin Officiel du Conseil du Marché Financier.

Au final, Office Plast souligne que cette augmentation de capital doit renforcer les fonds propres, améliorer la trésorerie, réduire l’endettement, accroître la capacité d’autofinancement et restaurer pleinement sa capacité de production.

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