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Prêt sur honneur : un signal social, mais un impact limité sur le financement

Le “prêt sur honneur”  prévu par les textes d’application de la loi sur les chèques commence à entrer en vigueur, mais son effet sur le terrain devrait rester modeste. Pour l’expert bancaire Sofiène Lourimi, ce mécanisme sans garantie supplémentaire relève davantage d’un signal social que d’une solution capable de combler le manque de financement des PME et des particuliers.

L’expert en questions bancaires, Sofiène Lourimi, a estimé dans une déclaration exclusive à L’Économiste Maghrébin que le « prêt sur honneur » prévu par les textes d’application de la loi sur les chèques ne constituera qu’une réponse partielle aux besoins de financement du tissu économique. Selon lui, ce dispositif, présenté comme un mécanisme d’accompagnement sans garantie supplémentaire, aura un impact limité sur les PME et les particuliers.

Inspiré d’expériences déjà existantes en France et au Maroc, le prêt sur honneur s’en distingue toutefois par son mode de gestion, puisque ce sont les banques tunisiennes qui en assurent directement l’application, et non des fonds ou des programmes dédiés.

Inscrit dans la réforme engagée en 2024 autour de la loi sur les chèques, ce mécanisme vise à atténuer les effets des restrictions introduites sur le financement, dans un contexte où les chèques jouaient, dans la pratique, un rôle d’instrument de financement. Cette mesure s’inscrit dans un ensemble plus large comprenant aussi un abattement de 50% sur les crédits à taux fixe, déjà en vigueur, ainsi qu’un plafonnement des commissions bancaires, encore en attente de son texte d’application.

Sur le plan financier, l’enveloppe mobilisée restera limitée. Elle correspond à 8% des résultats de l’ensemble des banques tunisiennes, soit environ 120 millions de dinars. Un montant jugé insuffisant pour répondre aux besoins de financement des PME et des particuliers.

Des critères encore imprécis

L’un des points de fragilité du dispositif réside, selon Sofiène Lourimi, dans le manque de clarté des critères d’éligibilité. Les textes évoquent des principes généraux comme l’ancienneté et l’égalité, sans préciser de manière détaillée les règles d’examen des dossiers.

La mise en œuvre ne nécessiterait pas de texte supplémentaire : la loi et le décret suffiraient, en principe, à rendre le mécanisme immédiatement applicable. Certaines banques ont d’ailleurs commencé à recevoir des demandes. Elles disposent ensuite d’un délai de 10 jours pour examiner chaque dossier et notifier leur décision, qui doit être motivée en cas de refus.

Le dispositif concerne l’ensemble des banques, publiques comme privées. Celles-ci sont tenues d’épuiser l’enveloppe dans un délai d’un an à compter de l’assemblée générale, sans pouvoir invoquer l’absence de dossiers solvables pour conserver les fonds. L’exercice 2025 est également concerné, sans nécessité de refaire les assemblées générales.

Un crédit, pas une subvention

Le prêt sur honneur ne prend pas la forme d’une subvention. Les fonds doivent être remboursés. La banque conserve donc un droit d’examen sur la solvabilité du demandeur, qu’il s’agisse d’une personne physique ou d’une société.

En revanche, elle ne peut pas exiger de garanties supplémentaires, telles qu’une hypothèque ou des cautions personnelles. Pour un particulier, l’analyse portera sur le revenu mensuel et les engagements déjà en cours. Pour une entreprise, le dossier devra notamment s’appuyer sur un business plan et sur la capacité de remboursement. Sofiène Lourimi souligne enfin que ce mécanisme relève davantage d’un message politique et social que d’une solution structurelle. 

Selon lui, les 120 millions de dinars annoncés restent très en deçà des besoins engendrés par la contraction du financement liée à la réforme du régime des chèques.

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Office Plast annonce une recapitalisation en deux phases

Office Plast a tenu, mercredi 5 août 2026 aux Berges du Lac, une communication financière consacrée à son opération d’augmentation de capital et à ses perspectives de développement. La rencontre, animée par le directeur général Yassine Abid, a permis de présenter les modalités de l’opération, les derniers indicateurs d’activité ainsi que les axes de croissance de la société.

Le Conseil du marché financier (CMF) a accordé son visa au prospectus d’émission, autorisant Office Plast à porter son capital de 14,66 millions de dinars à 21,99 millions de dinars, soit une augmentation globale de 7,33 millions de dinars.

Une opération en deux phases

L’opération se déroule en deux étapes successives.
La première consiste en une augmentation de capital en numéraire de 3,665 millions de dinars, par l’émission de 3.665.541 actions nouvelles au prix de 1,640 dinar l’unité, dont 1 dinar de valeur nominale et 0,640 dinar de prime d’émission.

La souscription est ouverte du 5 au 19 août 2026 et réservée en priorité aux anciens actionnaires, à raison d’une action nouvelle pour quatre actions anciennes. En cas de souscription incomplète, une seconde période de répartition est prévue du 28 août au 1er septembre 2026. L’opération est pilotée par Maxula Bourse.

La deuxième phase portera, sous réserve de la réussite de la première, sur une augmentation de capital par incorporation de réserves du même montant, avec attribution gratuite de 3.665.541 actions nouvelles à raison d’une action gratuite pour cinq actions anciennes et/ou nouvellement souscrites. Cette phase débutera le 10 septembre 2026.

Un contexte encore fragile

Office Plast explique que cette recapitalisation vise à renforcer ses fonds propres, améliorer sa trésorerie, réduire son endettement et restaurer sa capacité de production. L’opération intervient après une année 2025 difficile, marquée par un incendie ayant affecté le stock de produits finis et par une perte nette de 1,41 million de dinars.

La direction rappelle également que les cinq dernières années ont été perturbées par plusieurs chocs, notamment la crise sanitaire, la guerre en Ukraine et l’inflation, qui ont pesé sur la rentabilité et freiné la croissance de l’entreprise.

Un plan de développement plus large

Cette augmentation de capital s’inscrit dans un plan de développement global estimé à 20 millions de dinars. Celui-ci repose sur plusieurs sources de financement : un financement étranger, la recherche d’un partenaire stratégique et, à défaut, le recours à un emprunt obligataire de 10 millions de dinars.

La société indique avoir déjà obtenu une ligne de crédit d’un million d’euros auprès de la BH Bank, destinée à financer l’achat de matières premières importées. Elle poursuit également ses discussions avec plusieurs fonds étrangers dans le cadre d’un éventuel partenariat stratégique.

Deux scénarios de développement ont été présentés, l’un plus prudent et l’autre plus ambitieux, avec des investissements renforcés dans la logistique, le stockage, l’automatisation et la diversification des produits. Cette diversification concernerait notamment l’emballage, les films plastiques et agricoles, ainsi que les fournitures scolaires et bureautiques, avec une extension progressive vers le papier et le carton.

Des indicateurs en amélioration

Au 30 juin 2026, Office Plast affiche des संकेतaux positifs. Le chiffre d’affaires atteint 18 millions de dinars, en hausse de 5% sur un an. Les ventes à l’export progressent de 3%, tandis que le marché local enregistre une croissance de 9%.

La production en valeur s’est établie à 19 millions de dinars, pour 37 millions de pièces. Dans le même temps, l’endettement a reculé de 3%.

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Tunisie–Palestine à Amman : solidarité renouvelée et appel pour Al-Qods

Le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’Étranger, Mohamed Ali Nafti, s’est entretenu avec son homologue palestinienne, Varsen Aghabekian Shahin, en marge de la réunion du Comité ministériel arabe chargé de l’action internationale concernant Al‑Qods Al‑Charif, qui se tient ce 5 août 2026 à Amman.

Les deux responsables ont réitéré l’urgence d’intensifier la mobilisation arabe et internationale pour protéger les civils et défendre le statut historique et juridique d’Al‑Qods.

Mohamed Nafti a rappelé la position constante de la Tunisie en faveur de la « juste cause palestinienne » et de la reconnaissance du droit du peuple palestinien à l’autodétermination et à l’établissement d’un État indépendant et souverain avec Al‑Qods pour capitale. Il a souligné le rôle de la Tunisie au sein des instances régionales et internationales pour faire respecter les droits du peuple palestinien et défendre les lieux saints islamiques et chrétiens de la ville.

Le ministre des Affaires étrangères  a également mentionné les démarches juridiques entreprises par la Tunisie, y compris les deux plaidoiries orales présentées devant la Cour internationale de Justice, visant à rappeler les obligations de l’entité occupante et à garantir l’acheminement de l’aide humanitaire vers les populations palestiniennes. Il a exprimé la volonté de Tunis d’intensifier la coopération bilatérale avec l’Autorité palestinienne, notamment dans les domaines technique, éducatif et estudiantin.

De son côté, Varsen Aghabekian Shahin a exprimé sa gratitude pour le soutien constant de la Tunisie, saluant la position affichée par la présidence tunisienne et l’engagement du peuple tunisien envers la cause palestinienne.

Les deux ministres ont évoqué les récents développements dans les territoires palestiniens occupés, en particulier à Gaza et en Cisjordanie, et ont condamné les violations et l’escalade qui affectent les civils. Ils ont convenu de la nécessité de conjuguer les efforts arabes et internationaux pour parvenir à une solution qui permette au peuple palestinien de récupérer ses droits légitimes.

Enfin, les deux délégations ont souligné l’importance de poursuivre la coordination au sein du Comité ministériel arabe pour Al‑Qods et d’intensifier l’action commune afin de mobiliser un soutien international accru en faveur de la cause palestinienne et de préserver le statut d’Al‑Qods Al‑Charif.

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Samir Abid au secours du pouvoir d’achat du consommateur

Le ministre du Commerce et du Développement des Exportations, Samir Abid, a présidé dans la journée du mardi 4 août 2026, à distance, la réunion périodique des directeurs régionaux. Il a rappelé que la conjoncture actuelle exige une vigilance renforcée sur le terrain et un suivi rigoureux des systèmes de production, des industries, des circuits de distribution et des stocks.

Samir Abid a insisté sur la nécessité de surveiller les indicateurs de marché afin de prendre des mesures proactives, fondées sur des données fiables et actualisées; avant que les tensions ne se répercutent sur l’approvisionnement et les prix.

Samir Abid a précisé que l’action du ministère ne se limite pas à corriger les perturbations ponctuelles, mais comprend aussi la capacité d’anticiper et d’éviter leur transformation en crise susceptible d’affecter les citoyens ou d’ébranler la confiance dans le marché. Les priorités du ministère, a-t-il ajouté, sont la régularité de l’approvisionnement, le maintien du pouvoir d’achat et la consolidation du rôle social de l’État.

A cet égard, il a appelé à renforcer la coordination entre les services centraux et régionaux, d’une part, et les autorités locales, régionales ainsi que les structures administratives des autres ministères, d’autre part. Et ce, afin d’adapter efficacement les interventions aux spécificités de chaque région.

Le ministre a par ailleurs souligné l’état de préparation des services pour les grandes périodes de l’année, notamment le Mouled, la rentrée scolaire et les périodes de faible production.

De même, il a mis l’accent sur l’importance du stockage comme mécanisme essentiel de régulation des marchés et de garantie d’approvisionnement, en particulier pour certains produits agricoles et pour répondre aux besoins de secteurs tels que le tourisme.

La réunion a aussi examiné la situation de l’approvisionnement dans l’ensemble des gouvernorats, en portant une attention particulière aux stocks d’eau minérale, de volaille, de pommes de terre et des produits de première nécessité gérés par l’Office du commerce, Tout en confirmant le suivi quotidien et la prise des mesures nécessaires lorsqu’il y a lieu.

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Les grandes orientations du projet de loi de finances 2027

La cheffe du gouvernement, Sarra Zaâfrani Zenzri, a présidé mardi 4 août 2026, au palais du gouvernement à la Kasbah, un conseil ministériel restreint consacré aux grandes orientations du projet de loi de finances pour 2027.

Elle a souligné que ce projet s’inscrit dans la mise en œuvre du plan de développement 2026-2030, fondé sur une approche progressive, participative et territoriale, associant l’État, les acteurs locaux et les citoyens. L’objectif est de promouvoir un développement plus équitable et mieux réparti entre les régions.

Le budget 2027 entend s’appuyer sur la valorisation des ressources nationales, le développement des secteurs à forte valeur ajoutée et le renforcement de l’autosuffisance, afin de soutenir une croissance inclusive et de rompre avec les anciennes méthodes de gestion des ressources publiques.

Le gouvernement souhaite également doter ce budget d’une meilleure capacité de résistance face aux crises internationales, aux tensions géopolitiques et aux défis climatiques. Il mise, pour cela, sur la diversification de l’économie, le soutien à la production, l’encouragement des initiatives collectives et la consolidation des acquis en matière de sécurité alimentaire, hydrique, énergétique et pharmaceutique.

La cheffe du gouvernement a insisté sur la nécessité de préserver les équilibres financiers de l’État tout en mobilisant les ressources nécessaires pour soutenir les priorités économiques et sociales. Cela passe par le renforcement du rôle social de l’État, l’amélioration du pouvoir d’achat, la qualité des services publics, l’investissement, la création d’emplois et le développement régional équilibré.

Parmi les priorités annoncées figurent aussi la réforme du système de santé et de la protection sociale, la restructuration des entreprises publiques, l’accélération de la transition numérique, la justice fiscale et l’intégration progressive de l’économie parallèle dans le circuit formel.

De son côté, la ministre des Finances, Michket Slama Khaldi, a présenté un bilan de l’exécution du budget 2026 ainsi que les hypothèses économiques retenues pour 2027. Elle a mis en avant la résilience de l’économie nationale malgré les pressions financières et l’incertitude internationale.

En clôture, la cheffe du gouvernement a réaffirmé que le projet de loi de finances 2027 doit répondre aux attentes des Tunisiens, tout en consolidant la justice sociale et les fondements de l’État social.

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Prêts d’honneur : promesse sociale ou mesure symbolique ?

Le décret n°148 de 2026 instaure des prêts d’honneur sans intérêts ni garanties, présentés comme une avancée sociale majeure. Mais plusieurs failles structurelles, contraintes bancaires, critères flous d’évaluation, enveloppe limitée et contrôle incertain, menacent de transformer cette initiative en geste symbolique plutôt qu’en solution effective pour le microfinancement. Quelle analyse peut-on faire? 

L’économiste Aram Belhadj a fait savoir, via sa page officielle, qu’à première vue, le décret n°148 de 2026 sur les prêts d’honneur apparaît comme une avancée sociale significative : un crédit sans intérêts, sans garanties ni caution, que l’imaginaire populaire qualifie d’une aubaine inespérée. Toutefois, derrière cette générosité affichée se dessinent des fragilités structurelles susceptibles d’entraver l’efficacité du dispositif dès son application.

Il constate qu’un premier obstacle tient à la contradiction imposée aux banques : elles doivent octroyer des crédits sans pouvoir ajuster la tarification du risque; ce qui heurte leur logique économique. Concrètement, cela risque d’engendrer une sélection implicite des dossiers les plus sûrs ou un traitement administratif détaché et laxiste, vidant la mesure de sa portée sociale.

 

Lire aussi: Bourse : les crédits sur l’honneur fragilisent le marché

 

En outre, il met l’accent sur le flou entourant des critères d’évaluation de la capacité de remboursement en l’absence de garanties. Cette zone grise crée une marge pour des pratiques discriminatoires informelles, malgré l’affirmation du principe d’égalité.

Troisièmement, l’enveloppe dédiée à environ 120 millions de dinars prélevés sur les bénéfices bancaires de 2025 paraît nettement insuffisante face aux besoins réels en microfinancement en Tunisie. La dimension financière limitée confère au dispositif davantage un rôle symbolique qu’opérationnel.

Enfin, le succès du mécanisme repose fortement sur la rigueur du contrôle de la Banque centrale. L’exemple de l’article 412, relatif à la baisse des taux des prêts immobiliers et demeuré lettre morte, montre que de bonnes intentions peuvent rester sans effet sans suivi sérieux.

Lire également : Faire de son honneur un levier : l’autre vision de la nouvelle catégorie de crédits bancaires en Tunisie

En somme, la mesure suscite des espoirs légitimes. Mais son impact dépendra des ajustements pratiques, de la transparence des critères et d’un contrôle strict pour éviter qu’elle ne reste qu’un symbole. Et pour finir chacun saura, à terme, si la promesse se traduit en réalité.

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CCIT : la Tunisie accueille son premier hub public d’accélération des entreprises

La Chambre de Commerce et d’Industrie de Tunis (CCIT) lance une initiative structurante pour l’écosystème entrepreneurial avec la création du SPEEDUP Tunisia Hub, premier hub public d’accélération d’entreprises en Tunisie.

Installé au sein de l’École Pratique de Commerce, ce space d’innovation s’inscrit dans le cadre du programme européen Interreg NEXT MED. Il vise à connecter la Tunisie à un réseau euro-méditerranéen regroupant sept pays partenaires. Le hub a pour mission d’offrir un accompagnement intégré aux PME et startups, à travers :

  • du mentorat et de l’encadrement personnalisé;
  • des programmes de formation adaptés aux besoins des jeunes entreprises;
  • un accès à un réseau d’affaires international;
  • l’intégration de pratiques responsables (critères ESG : environnementaux, sociaux et de gouvernance). 

Pour revenir aux chiffres clés, on note comme suit :

  • un budget alloué à la Tunisie de 315 300 €;
  • une durée du projet de 36 mois (2025–2028);
  • une capacité d’accueil de 15 à 25 bénéficiaires en présentiel, avec un accès virtuel élargi;
  • le lancement officiel qui aura lieu en automne prochain. 

Dans un environnement marqué par des défis structurels pour les PME, le SPEEDUP Tunisia Hub se positionne comme un levier concret pour améliorer leur compétitivité, soutenir leur croissance et faciliter leur ouverture sur les marchés internationaux

À travers cette initiative, la CCIT consolide son rôle de moteur de l’entrepreneuriat en Tunisie et réaffirme son engagement en faveur de la coopération euro-méditerranéenne.

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Yury Revich en concert à El Jem le 15 août 2026

On dit souvent que la culture est ce souffle vivant qui éclaire et transforme nos sociétés, notamment lorsqu’elle nous permet de découvrir des univers sonores renouvelés. C’est ce qui se produira à l’amphithéâtre romain d’El Jem, qui s’illuminera dans la soirée du 15 août 2026 au son du violon de Yury Revich.

En effet, le célèbre violoniste autrichien, salué par la critique comme le « nouveau Paganini », se produira avec son ensemble MY SOUNDS pour une soirée exceptionnelle mêlant virtuosité classique, compositions originales et arrangements audacieux.

Qui est Yury Revich ?

Violoniste et compositeur de renommée internationale, Yury Revich est lauréat du prestigieux prix ECHO Klassik et de plusieurs autres distinctions majeures. Soliste invité par les plus grands orchestres, il se produit dans des salles emblématiques telles que le Carnegie Hall, le Musikverein et le Wiener Konzerthaus, la Philharmonie de Berlin, le Tokyo Metropolitan Hall ou encore la Scala de Milan. Il a partagé la scène avec des figures légendaires comme Daniil Trifonov, Martha Argerich, Rudolf Buchbinder, Steven Isserlis et Andrea Bocelli.

En tant que compositeur, il signe des œuvres marquantes, notamment son premier concerto pour violon, « Awakening » (2022) et sa première symphonie « Kaléidoscope »  (2023), interprétés par des orchestres de renom à Berlin, Munich et Salzbourg, et programmés dans des festivals internationaux. Sa composition « Unity » , écrite pour le chœur Goeika, a été créée mondialement en 2023 dans la Golden Hall du Musikverein de Vienne. En 2017, il a également adapté pour orchestre l’intégralité des Caprices de Paganini.

Depuis plus de dix ans, Yury Revich organise son propre événement, le festival « Nights with Yury Revich » , à Vienne. Dans ce cadre, il a fondé l’ensemble MY SOUNDS. Celui-ci réunit de jeunes virtuoses internationaux, formés dans des institutions prestigieuses telles que l’Université de musique de Vienne et le Mozarteum de Salzbourg. L’ensemble se produit dans des lieux comme le Musikverein, la Philharmonie de Berlin, la Salle Pleyel, la Galerie Ropac à Paris ou encore l’Albertina Modern à Vienne.

Alliant tradition classique et créativité contemporaine, MY SOUNDS propose des spectacles interdisciplinaires mêlant musique, danse, arts visuels, théâtre et nouveaux médias. Sa formation est composée d’Evgenii Artemenkov, premier violon, de Felipe Bueno, Eva Lesage et Niko Zakradze aux violons, d’Alena Komarovskaia et de Raphael Joshua Masters aux altos, de Konstantin Zelenin au violoncelle, de Cristian Camilo Obando Fuentes à la contrebasse et d’Anastasiia Kliuchereva au piano.

En somme, ce concert offre une rencontre rare entre patrimoine et création contemporaine. L’acoustique et la grandeur de l’amphithéâtre d’El Jem serviront de cadre idéal à une proposition artistique ambitieuse, accessible aux mélomanes comme aux curieux. Une occasion unique de vivre la musique sous un jour nouveau.

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L’aéroport Tunis-Carthage absent du Top 5 stress

Vous l’avez deviné : ce n’est pas la Tunisie, l’aéroport le plus stressant au monde, mais ce sont  bel et bien d’autres aéroports qui sont les plus stressants pour décoller.

Du cœur des États-Unis jusqu’au nord de l’Angleterre, les cinq aéroports suivants ont la réputation peu enviable d’être les plus stressants pour voyager, selon l’indice iselect.

1- L’aéroport international Liberty de Newark

Ainsi classé premier aéroport le plus stressant, l’aéroport international Liberty de Newark obtient un score de 18,46 sur 100 dans notre indice. Il s’agit du principal aéroport de Jersey City, identifié comme un point chaud du stress en voyage. Il affiche le pire score d’enregistrement de notre liste, avec 77 % des évaluateurs jugeant favorablement le processus d’enregistrement, et le deuxième pire score pour la facilité d’accès à l’aéroport, avec 74 %.

Newark se classe également deuxième pire pour le contrôle de sécurité (70 %) et dernier pour le temps d’attente aux douanes et à l’immigration (66 %). Si vous atterrissez à l’aéroport Liberty de Newark, vous risquez d’attendre un certain temps pour vos bagages, car il obtient le troisième pire score pour ce critère (71 %). Enfin, Newark est pénalisé par les retards et annulations de vols, avec un délai moyen au départ de 21,40 minutes sur l’année écoulée et un taux d’annulation de 1,43 %. Ce qui signifie qu’il est possible d’arriver jusqu’à la porte d’embarquement pour découvrir que votre vol ne partira pas à l’heure.

2- L’aéroport de Lisbonne

En Europe, l’aéroport de Lisbonne, au Portugal, est classé deuxième aéroport le plus stressant de notre indice, avec un score de 22,51. Il enregistre le temps de retard au départ le plus élevé de tous les aéroports de notre indice. Soit 27,39 minutes en moyenne sur l’année écoulée. S’ajoute à cela un taux d’annulation de vols de 1,49 %, le troisième pire de l’indice.

Concernant les sources de stress internes à l’aéroport, l’enregistrement est un autre domaine où l’aéroport de Lisbonne est en retrait par rapport aux autres, avec un score de 79 %, de même que le contrôle de sécurité (77 %), deux scores évalués par les voyageurs.

Toutefois, l’aéroport de Lisbonne obtient le meilleur score pour la facilité d’accès parmi les cinq aéroports les plus stressants (84 %). Ce qui peut être un petit réconfort avant une expérience aéroportuaire potentiellement tendue.

3 – L’aéroport de Manchester

Classé troisième aéroport le plus stressant, l’aéroport de Manchester devance tous les aéroports du Royaume-Uni avec un score de 23,10 sur 100. Le sentiment lié à la récupération des bagages y est le plus faible de notre indice. Et ce, avec une note globale de 69 % de la part des voyageurs. Il en va de même pour le temps d’attente au contrôle de sécurité, également noté 69 %. Ce qui place Manchester dernier dans ce domaine, suivi d’un score de satisfaction de 77 % pour le temps d’attente à l’enregistrement.
En réalité, le seul point positif de Manchester est son taux d’annulation plus faible (1,18 %), inférieur à ceux de Newark et de Lisbonne. Cela qui lui permet de conserver la troisième place.

4. L’zéroport international John F. Kennedy (JFK)

De retour aux États-Unis, l’aéroport international John F. Kennedy se classe quatrième dans notre indice des aéroports les plus stressants, avec un score de 26,83 sur 100. Alternative à Newark pour de nombreux voyageurs souhaitant visiter New York, il affiche des taux d’annulation de vols relativement faibles (0,91 %) et un taux de satisfaction de 74 % pour la récupération des bagages selon les voyageurs utilisant JFK.
Cependant, comme tous les aéroports de notre top 5, JFK obtient de mauvais scores pour tous les autres facteurs de l’indice, notamment le pire score pour le temps passé aux douanes et à l’immigration (67 %), le troisième pire pour le contrôle de sécurité (71 %) et le cinquième pire pour la facilité d’accès à l’aéroport (76 %), autant d’éléments qui contribuent à une expérience aéroportuaire potentiellement stressante.

5. L’aéroport international O’Hare de Chicago

Cinquième aéroport américain de notre top 5, l’aéroport international O’Hare de Chicago obtient un score total de 31,01 sur 100. Il se classe troisième pire de notre indice pour l’immigration et les douanes, avec une note de 70 % attribuée par les voyageurs pour leur expérience.
Pour tous les autres critères de classement, O’Hare performe légèrement mieux que le reste du top 5, notamment en obtenant le meilleur score pour l’enregistrement (81 % de satisfaction), mais moins bien pour la récupération des bagages (72 %) et le temps d’attente au contrôle de sécurité (77 %).

Tableau généré par IA

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Crise de Ceuta et hubs migratoires hors UE

La crise migratoire de Ceuta s’est transformée en crise politique au sein de l’Union européenne, attisée par les critiques de la droite espagnole et par les déclarations de Donald Trump sur l’immigration en Europe. La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a tenté de refroidir les tensions en réaffirmant la solidarité de l’UE avec l’Espagne, mais les relations entre Rome et Madrid restent tendues, avec des attaques croisées entre gouvernements et partis.

Au niveau des diplomates des 27, un climat plus apaisé a permis de valider cinq priorités européennes sur la migration. A savoir, prévenir les arrivées irrégulières grâce à la coopération avec les pays tiers, renforcer les frontières extérieures, mettre en œuvre des systèmes d’alerte précoce, démanteler les réseaux de trafiquants et renforcer les retours.

Lire aussi: Rome demanderait des hubs pour les migrants en Afrique sur le “modèle Albanie”, selon Ansa.it

La présidente de la Commission européenne  a souligné que « la migration est un défi européen, qui requiert une réponse européenne. Et pour cela, la solidarité est fondamentale », traçant ainsi la feuille de route autour de ces cinq axes.

Entre-temps, selon l’agence de presse italienne Ansa.it, Rome pousse pour des hubs migratoires hors UE, un dossier clé pour l’automne. Lors de la réunion des ambassadeurs des 27, l’Italie a mis sur la table ce thème qui pourrait structurer les prochains mois : les hubs migratoires hors UE
La question sera certainement abordée lors de la réunion des ministres de l’Intérieur de l’UE, élargie aux pays Schengen et au Service européen pour l’action extérieure, et sera au cœur du sommet européen d’octobre. Les 21 pays qui soutiennent Rome et la pression du PPE rendent concrète l’hypothèse d’une externalisation de la gestion migratoire.

Reste le nœud des financements européens : un point qui pourrait diviser le front des pays “frugaux”, tiraillés entre une ligne dure sur les migrants et la volonté de réduire le montant total du prochain budget pluriannuel.

Il convient de noter que l’agence de presse italienne Ansa.it a dévoilé une liste préliminaire de pays susceptibles d’être concernés circulerait déjà : le Rwanda, le Ghana, le Sénégal, la Tunisie, la Libye, la Mauritanie, l’Égypte, l’Ouganda, l’Ouzbékistan, l’Arménie, le Monténégro et l’Éthiopie.

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Rome demanderait des hubs pour les migrants en Afrique sur le “modèle Albanie”, selon Ansa.it

L’Italie, avec le ministre de l’Intérieur italien Matteo Piantedosi, portera à la table du Conseil européen convoqué pour mardi la proposition de créer de nouveaux hubs pour le rapatriement de migrants en situation irrégulière sur le  « modèle Albanie », mais financés par des fonds européens et localisés presque tous en Afrique. C’est ce qu’a révélé l’agence de presse italienne Ansa.it.

Toujours selon la traduction italienne, l’information, avancée par le Corriere della Sera, la Repubblica et La Stampa.

Plus encore, Ansa.it a dévoilé une liste préliminaire de pays susceptibles d’être concernés circulerait déjà : le Rwanda, le Ghana, le Sénégal, la Tunisie, la Libye, la Mauritanie, l’Égypte, l’Ouganda, l’Ouzbékistan, l’Arménie, le Monténégro et l’Éthiopie.

Quant à l’autre demande italienne à l’ordre du jour devrait concerner l’application stricte du programme « GSP+ », approuvé cette année et entrant en vigueur le 1er janvier 2027, un système qui lie les avantages douaniers accordés aux pays en développement à leur collaboration effective dans la réadmission de leurs citoyens séjournant illégalement dans l’UE.

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Ennakl Automobiles clôture son emprunt obligataire de 60 MDT

Ennakl Automobiles annonce la clôture des souscriptions à son emprunt obligataire « ENNAKL 2026-1« .

Lancée le 20 juillet 2026, cette émission de l’emprunt d’Ennakl Automobiles, réalisée sans recours à l’Appel Public à l’Épargne (APE), a atteint son objectif de 60 millions de dinars et a été clôturée le 29 juillet 2026. C’est ce qu’a fait savoir le communiqué du CMF.

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Programmation des festivals : le cas Al Shami interroge les choix culturels

Le concert d’Al Shami, donné dans le cadre de la 43ᵉ édition du Festival international de Bizerte, a suscité de vives réactions et profondément divisé l’opinion publique.

D’un côté, ses admirateurs ont manifesté un enthousiasme débordant, transformant la soirée en véritable démonstration de ferveur. De l’autre, de nombreux internautes ont estimé que l’artiste ne correspondait pas au prestige d’un festival qui a accueilli, au fil des décennies, de grandes figures de la musique arabe et internationale.

Face à ces critiques, plusieurs voix se sont élevées pour  rejeter ces soi-disant artistes appréciés par les nouvelles générations, rappelant qu’un festival a aussi pour vocation de refléter l’évolution des sensibilités musicales et de toucher un public diversifié.

Au-delà du débat artistique, une autre polémique a retenu l’attention, notamment dans les milieux journalistiques. Plusieurs journalistes ont regretté qu’Al Shami n’ait accordé aucune interview ni répondu aux questions de la presse. Cette attitude relance une interrogation récurrente : lorsqu’un artiste est invité dans le cadre d’un événement largement financé par des fonds publics, ne devrait-il pas également faire preuve d’une certaine disponibilité envers les médias et le public ? Pour certains observateurs, le statut de vedette ne devrait jamais dispenser d’un minimum d’ouverture et de respect envers ceux qui contribuent à faire vivre la scène culturelle.

Enfin, cette controverse soulève une question plus large sur les choix de programmation. Si l’ouverture aux artistes étrangers enrichit sans aucun doute les festivals, elle ne devrait pas se faire au détriment des talents nationaux. La scène musicale tunisienne regorge d’artistes capables d’attirer le public et de représenter dignement la création locale. Valoriser davantage le « Made in Tunisia » ne signifie pas se fermer aux autres, mais trouver un équilibre entre rayonnement international et soutien à la production artistique nationale.

Au fond, le véritable enjeu dépasse le cas d’Al Shami. Il s’agit de concilier liberté de création, diversité culturelle, exigence artistique et respect du public. C’est à cette condition que les festivals tunisiens continueront de faire rayonner la culture tout en restant fidèles à leur mission.

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TotalEnergies restructure son portefeuille renouvelable en Europe

Le géant français TotalEnergies a annoncé l’acquisition des activités d’énergie renouvelable onshore du groupe britannique Shell en Europe, ainsi que la vente d’un portefeuille d’actifs dans le domaine des énergies renouvelables en France au fonds d’investissement américain KKR. C’est ce qu’a révélé l’agence de presse italienne Ansa.it

Le communiqué du groupe spécialisé dans le pétrole et le gaz précise que ces deux opérations européennes devraient être finalisées d’ici la fin de l’année 2026, sous réserve de l’approbation des autorités compétentes.

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Habib Bourguiba, l’homme qui a façonné la Tunisie moderne

Le 3 août 1903 ne marque pas seulement une date sur le calendrier : c’est le jour où est né un enfant au cœur simple, issu d’une famille modeste, destiné à devenir un penseur, un visionnaire et le bâtisseur de la Tunisie d’aujourd’hui. Une Tunisie résiliente, fière de son identité et de ses valeurs, qui continue de tenir bon face aux épreuves, aux difficultés et aux tensions.

Pour saisir toute la portée de l’héritage de Bourguiba, il suffit de revenir sur quelques-unes de ses réalisations majeures qui ont façonné le pays.

Habib Bourguiba a d’abord profondément réformé l’enseignement religieux en fermant l’Université Zitouna pour créer la Faculté de la Charia et des Fondements de la Religion. Cette mesure visait à moderniser et unifier les programmes, afin de les adapter aux besoins d’une Tunisie en mutation, à l’instar des réformes menées dans d’autres grandes institutions musulmanes. Son ambition première était de construire une nation unie, développée, capable de goûter au bonheur de vivre et de bénéficier des conditions d’une existence digne.

Il a également accordé une place centrale au travail, qu’il considérait comme une véritable forme de dévotion et le moteur essentiel du progrès et de la dignité nationale, sans renier la foi ni les traditions.

Sa lutte en faveur des droits des femmes a durablement marqué la société tunisienne. En interdisant la polygamie, il a ouvert la voie à plus d’égalité et de respect entre hommes et femmes.

Sur le plan sécuritaire, Bourguiba a consolidé l’unité nationale en intégrant les différentes forces armées naissantes, contribuant ainsi à forger un État fort et stable.

Symbole de la lutte pour la souveraineté, il a enduré 25 longues années de prison et d’exil, avant de soutenir activement les mouvements de libération, notamment en apportant son appui au combat fraternel en Algérie.

En 1961, face à la volonté française de maintenir une présence militaire, il a appelé le peuple tunisien à se lever pour défendre la patrie lors de la bataille de Bizerte, affirmant avec force l’indépendance pleine et entière de la Tunisie.

Enfin, convaincu que le développement devait bénéficier à tous, il a lutté contre les clivages régionaux en plaçant l’éducation et la santé au cœur des priorités nationales. Des écoles, mais aussi des hôpitaux ont été construites dans chaque village. A travers l’éducation, cela a permis à toutes les filles et à tous les garçons d’avoir une réelle chance de s’élever et de participer à la construction du pays.

Ces actions et principes illustrent l’engagement et la vision d’un homme dont le rôle a marqué l’histoire de la Tunisie contemporaine.

Plus encore, l’histoire retiendra que nous lui sommes redevables et nous ne l’oublierons jamais, de génération en génération. Et pour finir, comme le disait la chanson de Céline Dion : “Je ne vous oublie pas, non, jamais.”

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Dr Ines Elbini nommée Secrétaire régionale Afrique du Nord de la SONA

La recherche scientifique constitue un moteur fondamental de développement et de progrès des sociétés modernes. En stimulant l’innovation, la découverte et une meilleure compréhension des phénomènes naturels et sociaux, elle joue un rôle clé pour répondre aux enjeux économiques, sanitaires et environnementaux. 

Dr Ines Elbini vient d’être nommée Secrétaire régionale pour l’Afrique du Nord au sein de la Society of Neuroscientists of Africa (SONA). Professeure associée en physiologie animale à l’Institut Pasteur de Tunis, elle consacre ses recherches à des enjeux majeurs tels que le vieillissement, la neurodégénérescence, la maladie de Parkinson, la neuroprotection et l’exploration du potentiel thérapeutique des molécules issues des venins animaux.

Fervente défenseure du développement des neurosciences sur le continent, elle mise sur l’excellence scientifique, l’accompagnement des jeunes chercheurs, la coopération internationale, l’éthique de la recherche et le renforcement des capacités locales.

À travers son rôle au comité exécutif de la SONA, Dr Inès  Elbini ambitionne de renforcer les liens entre la recherche fondamentale et ses applications cliniques, afin d’accélérer l’impact concret des découvertes scientifiques sur la santé en Afrique.

Dans ce cadre, promouvoir une participation féminine active et équilibrée en recherche est indispensable pour diversifier les points de vue et renforcer la créativité au sein des institutions scientifiques, particulièrement en Tunisie, où ce secteur est en pleine expansion.

Interviewée à l’occasion du 13 août 2026, elle a lancé un message aux femmes tunisiennes et aux femmes chercheuses ? Elle a répondu: « À toutes les femmes qui font de la recherche je dis : osez, persévérez, et n’ayez jamais peur de prendre votre place. Votre voix et vos idées sont essentielles pour relever les grands défis scientifiques et sociétaux de notre époque. La science a besoin de diversité pour progresser, et chaque femme qui avance ouvre la voie à celles qui suivront. Que la journée du 13 août soit un rappel que l’égalité n’est pas une faveur, mais un droit, et que notre ambition collective
doit être de construire un monde où les femmes et les hommes participent à parts égales à la construction du savoir et de l’innovation. »

Il convient de noter qu’Inès Elbini a été interviewé dans le numéro de l’Economiste Maghrébin n 926

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Coupures, pertes, surcoût : la triple peine de la STEG

Coupures à répétition, pertes techniques et commerciales massives, surcoût pour l’économie : les données de la STEG en disent long. 

Alors que les délestages se multiplient cet été et que la demande électrique atteint des pics inédits, les chiffres publics de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) dessinent une crise structurelle.

La production d’électricité de la Société Tunisienne de l’Électricité et du Gaz (STEG) a connu une trajectoire en dents de scie entre 2022 et 2026, marquée par une légère hausse en 2023 suivie d’un recul marqué en 2026.

En 2022, la STEG avait produit 18 647 GWh, selon les données consolidées du secteur. L’année suivante, en 2023, ce niveau est monté à 19 092 GWh, soit une progression d’environ 2,4%. Cette hausse s’inscrit dans un contexte où la production nationale totale a légèrement reculé au niveau global, mais où la STEG a conservé sa part dominante, représentant près de 99 % de la production électrique nationale en 2023.

Ce léger rebond en 2023 traduit surtout la poursuite d’une demande électrique structurellement croissante, alimentée par la croissance économique, l’urbanisation et le développement des usages électriques, malgré les contraintes liées à l’approvisionnement en gaz et aux capacités de production.

Un recul net en 2026

En 2026, les chiffres disponibles indiquent une production de la STEG de 7 506 GWh. Soit une chute très importante par rapport aux exercices 2022 et 2023. Cette donnée doit être lue avec précaution : certains rapports de conjoncture énergétique se réfèrent à des périodes partielles (par exemple à fin février ou fin mars) et non à l’année entière. Pour autant, même ramenée à une période partielle, la baisse observée signale des tensions sur le système électrique 

Ce repli s’explique par plusieurs facteurs : contrainte d’approvisionnement en gaz naturel, dont une part importante est importée; sollicitation accrue des capacités de production et possibles déprogrammations de centrales pour maintenance ou manque de combustible; et montée en puissance, encore limitée, des énergies renouvelables et de l’autoproduction. Dans le même temps, la demande continue de progresser, avec des prévisions de consommation autour de 24 565 GWh en 2026, selon les projections de la STEG.

Enjeux pour le secteur électrique 

Cette évolution contrastée met en lumière la vulnérabilité du modèle électrique tunisien, encore très dépendant du gaz naturel et des importations. Elle souligne aussi l’urgence d’accélérer les projets d’énergies renouvelables, de renforcer l’efficacité énergétique et de diversifier les sources d’approvisionnement pour garantir la sécurité énergétique et accompagner la croissance économique.

 

 

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Crise à Ceuta : 49 000 migrants en 24 heures, Meloni menace de suspendre l’Espagne de Schengen

Pas moins de 49 000 migrants auraient réussi à franchir la frontière de Ceuta depuis le territoire marocain au cours des 24 dernières heures, bien que le ministère espagnol de l’Intérieur n’ait pas encore confirmé officiellement. C’st ce qu’a révélé l’agence de presse italienne Ansa.it 

Sur ces 49 000 personnes, un nombre qui représente plus de la moitié de la population de Ceuta, évaluée à environ 85 000 habitants, au moins 7 000 seraient des mineurs, placés de ce fait sous la tutelle des autorités de la ville autonome.

Ces données ont alarmé la première ministre italienne, Giorgia Meloni, qui a immédiatement réagi en se déclarant prête à prendre de “mesures exceptionnelles” à l’encontre de l’Espagne, allant jusqu’à évoquer une suspension de l’application de l’accord de Schengen entre les deux pays…

“Nous sommes en train de réunir les instances compétentes et, à l’issue de ces réunions, nous sommes prêts à agir, y compris par des mesures exceptionnelles… comme la suspension de l’accord de Schengen avec l’Espagne”, a-t-elle écrit via Twitter qui a dénoncé les “images choquantes” en provenance de Ceuta. “L’Italie ne restera pas les bras croisés” , a-t-elle ajouté, soulignant la nécessité de protéger les frontières et la sécurité des citoyens face à ce qu’elle qualifie de menace pour la stabilité européenne.

Le immagini che arrivano da Ceuta sono impressionanti e dimostrano, ancora una volta, che l’immigrazione clandestina fuori controllo rappresenta una minaccia concreta per la sicurezza dei confini europei.

Mi sono confrontata con il Ministro dell’Interno Matteo Piantedosi.…

— Giorgia Meloni (@GiorgiaMeloni) July 30, 2026

A noter que le Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, se rend ce vendredi 31 juillet dans l’enclave espagnole, où Il rencontrera les forces de l’ordre à la frontière puis les responsables régionaux, accompagné du ministre de l’intérieur, Fernando Grande-Marlaska, selon des médias espagnoles et français.

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Comment les coupures d’éléctricité plombent la production ? Foued Gueddich répond

Depuis plusieurs semaines, les  coupures d’électricité à répétition se multiplient à travers le pays, plongeant usines et ateliers dans l’incertitude. Pertes de production, surcoûts cachés, image ternie auprès des partenaires étrangers, investisseurs échaudés… la facture s’alourdit et menace la confiance déjà fragile des opérateurs économiques. Foued Gueddich, président de Taste Tunisia (Agrigold international), membre du bureau exécutif de la CONECT et ancien président de la CONECT International, livre à L’Economiste Maghrébin son analyse de cette question.

Foued Gueddish déclare en préambule que les coupures répétées ont des effets directs et lourds pour les entreprises exportatrices. Il illustre son propos par le cas d’une conserverie totalement exportatrice qui livre aujourd’hui vers 26 pays. « Une commande destinée à la France a dû être reportée de plusieurs semaines à cause d’une coupure d’électricité. Ce retard a ralenti les exportations et détérioré l’engagement de l’entreprise auprès de ses clients, notamment les grandes surfaces européennes, très exigeantes sur les délais de livraison ».

Foued Gueddich rappelle entre autres que, dans la chaîne de transformation des légumes, épluchage, lavage, préparation, broyage des poivrons et des tomates, puis leur mise en bocal et pasteurisation, l’électricité est indispensable. Tout en ajoutant : « Si la pasteurisation est interrompue (par exemple en fin de journée), le produit sort du circuit et, au bout d’une heure à une heure et demie, il devient impropre à la commercialisation et doit être détruit. La perte couvre non seulement les matières premières mais aussi la main-d’œuvre et tous les intrants (huile, ail, bouchons, etc.), entraînant des coûts cachés importants qui se chiffrent parfois en milliers de dinars. »

Autrement dit, un arrêt de l’électricité provoque un blocage complet et une perte de production (downtime). En revanche, pour y remédier, au titre des critères prioritaires pour un investisseur figurent la stabilité économique, la qualité de la main-d’œuvre et la fiabilité du réseau électrique. Si ce dernier fait défaut, l’investissement n’arrive pas.

Aujourd’hui, une question s’impose : quelle serait la ou les solution(s) face aux coupures ? A cette interrogation, le président de Taste Tunisia répond que de nombreuses entreprises ont dû recourir massivement aux générateurs et aux batteries. « Cette solution de secours alourdit les coûts de production. Ce qui modifie les comportements économiques, parfois au détriment de l’efficience ».

Compte tenu de cette situation, Foued Gueddich appelle à une réforme du cadre énergétique pour améliorer les relations avec les opérateurs, rendre le secteur attractif aux yeux des investisseurs et responsabiliser les consommateurs. Il estime qu’une énergie fiable est une condition essentielle du développement industriel et de la confiance des opérateurs économiques. Tant que la situation perdure, certains investisseurs pourraient changer de cap en allant vers d’autres marchés, freinant ainsi l’attractivité économique du pays. 

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Pourquoi voler coûte plus cher : carburant, tensions géopolitiques et capacité des compagnies

Les compagnies aériennes attribuent une part importante de la hausse des tarifs à l’augmentation du prix du kérosène, qui représente l’un des principaux postes de dépenses du secteur. Les estimations relayées par plusieurs transporteurs montrent que cette pression se traduit par une majoration de l’ordre de 30 à 50 euros sur un moyen-courrier, et de 50 à 70 euros (voire davantage) sur un long-courrier, selon la classe et la destination.

Lorsqu’un tour-opérateur propose un package, le prix final intègre plusieurs composantes : le transport aérien, le transport terrestre réceptif, l’hébergement, et, le cas échéant, le transport maritime (notamment pour les Tunisiens résidant à l’étranger qui arrivent par voie maritime).

Au-delà de la Tunisie, la situation internationale reste marquée par des tensions géopolitiques, en particulier au Moyen-Orient. Lesquelles ont provoqué une nouvelle flambée des prix du kérosène. En effet, plusieurs rapports indiquent que le prix du kérosène a plus que doublé entre fin février et mars 2026, passant d’environ 750–900 dollars la tonne à plus de 1 500, 1 650 dollars, avant de se stabiliser sous les 200 dollars le baril (soit une hausse d’environ 100 % sur la période).

Aussi, cette évolution a conduit certaines compagnies à ajuster leurs tarifs et, dans certains cas, à réduire temporairement l’offre sur des liaisons jugées moins rentables.

Tunisair : programmation, disponibilité de la flotte et retards

Pour Tunisair, la problématique principale porte sur la disponibilité effective de la flotte au moment de l’exploitation des programmes saisonniers, qui sont établis dès janvier-février sur la base d’une flotte théorique. En période de forte demande, la compagnie peut se trouver avec un nombre d’appareils opérationnels inférieur à celui initialement prévu, en raison de contraintes techniques, de disponibilité de pièces de rechange et de besoins en personnel qualifié. Dans le transport aérien, la sécurité impose l’immobilisation d’un avion présentant un problème technique jusqu’à sa mise en conformité. Ce qui peut réduire la capacité opérationnelle si la flotte de réserve est limitée.

Les retards observés ne sont pas spécifiques à Tunisair : ils résultent aussi de la saturation des aéroports et des routes aériennes, ainsi que des contraintes de gestion du trafic imposées par les contrôleurs aériens européens (Eurocontrol). En période de pic, les autorisations de décollage peuvent être différées, entraînant des temps d’attente au sol avant le décollage.

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