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Les grandes orientations du projet de loi de finances 2027

La cheffe du gouvernement, Sarra Zaâfrani Zenzri, a présidé mardi 4 août 2026, au palais du gouvernement à la Kasbah, un conseil ministériel restreint consacré aux grandes orientations du projet de loi de finances pour 2027.

Elle a souligné que ce projet s’inscrit dans la mise en œuvre du plan de développement 2026-2030, fondé sur une approche progressive, participative et territoriale, associant l’État, les acteurs locaux et les citoyens. L’objectif est de promouvoir un développement plus équitable et mieux réparti entre les régions.

Le budget 2027 entend s’appuyer sur la valorisation des ressources nationales, le développement des secteurs à forte valeur ajoutée et le renforcement de l’autosuffisance, afin de soutenir une croissance inclusive et de rompre avec les anciennes méthodes de gestion des ressources publiques.

Le gouvernement souhaite également doter ce budget d’une meilleure capacité de résistance face aux crises internationales, aux tensions géopolitiques et aux défis climatiques. Il mise, pour cela, sur la diversification de l’économie, le soutien à la production, l’encouragement des initiatives collectives et la consolidation des acquis en matière de sécurité alimentaire, hydrique, énergétique et pharmaceutique.

La cheffe du gouvernement a insisté sur la nécessité de préserver les équilibres financiers de l’État tout en mobilisant les ressources nécessaires pour soutenir les priorités économiques et sociales. Cela passe par le renforcement du rôle social de l’État, l’amélioration du pouvoir d’achat, la qualité des services publics, l’investissement, la création d’emplois et le développement régional équilibré.

Parmi les priorités annoncées figurent aussi la réforme du système de santé et de la protection sociale, la restructuration des entreprises publiques, l’accélération de la transition numérique, la justice fiscale et l’intégration progressive de l’économie parallèle dans le circuit formel.

De son côté, la ministre des Finances, Michket Slama Khaldi, a présenté un bilan de l’exécution du budget 2026 ainsi que les hypothèses économiques retenues pour 2027. Elle a mis en avant la résilience de l’économie nationale malgré les pressions financières et l’incertitude internationale.

En clôture, la cheffe du gouvernement a réaffirmé que le projet de loi de finances 2027 doit répondre aux attentes des Tunisiens, tout en consolidant la justice sociale et les fondements de l’État social.

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Prêts d’honneur : promesse sociale ou mesure symbolique ?

Le décret n°148 de 2026 instaure des prêts d’honneur sans intérêts ni garanties, présentés comme une avancée sociale majeure. Mais plusieurs failles structurelles, contraintes bancaires, critères flous d’évaluation, enveloppe limitée et contrôle incertain, menacent de transformer cette initiative en geste symbolique plutôt qu’en solution effective pour le microfinancement. Quelle analyse peut-on faire? 

L’économiste Aram Belhadj a fait savoir, via sa page officielle, qu’à première vue, le décret n°148 de 2026 sur les prêts d’honneur apparaît comme une avancée sociale significative : un crédit sans intérêts, sans garanties ni caution, que l’imaginaire populaire qualifie d’une aubaine inespérée. Toutefois, derrière cette générosité affichée se dessinent des fragilités structurelles susceptibles d’entraver l’efficacité du dispositif dès son application.

Il constate qu’un premier obstacle tient à la contradiction imposée aux banques : elles doivent octroyer des crédits sans pouvoir ajuster la tarification du risque; ce qui heurte leur logique économique. Concrètement, cela risque d’engendrer une sélection implicite des dossiers les plus sûrs ou un traitement administratif détaché et laxiste, vidant la mesure de sa portée sociale.

 

Lire aussi: Bourse : les crédits sur l’honneur fragilisent le marché

 

En outre, il met l’accent sur le flou entourant des critères d’évaluation de la capacité de remboursement en l’absence de garanties. Cette zone grise crée une marge pour des pratiques discriminatoires informelles, malgré l’affirmation du principe d’égalité.

Troisièmement, l’enveloppe dédiée à environ 120 millions de dinars prélevés sur les bénéfices bancaires de 2025 paraît nettement insuffisante face aux besoins réels en microfinancement en Tunisie. La dimension financière limitée confère au dispositif davantage un rôle symbolique qu’opérationnel.

Enfin, le succès du mécanisme repose fortement sur la rigueur du contrôle de la Banque centrale. L’exemple de l’article 412, relatif à la baisse des taux des prêts immobiliers et demeuré lettre morte, montre que de bonnes intentions peuvent rester sans effet sans suivi sérieux.

Lire également : Faire de son honneur un levier : l’autre vision de la nouvelle catégorie de crédits bancaires en Tunisie

En somme, la mesure suscite des espoirs légitimes. Mais son impact dépendra des ajustements pratiques, de la transparence des critères et d’un contrôle strict pour éviter qu’elle ne reste qu’un symbole. Et pour finir chacun saura, à terme, si la promesse se traduit en réalité.

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CCIT : la Tunisie accueille son premier hub public d’accélération des entreprises

La Chambre de Commerce et d’Industrie de Tunis (CCIT) lance une initiative structurante pour l’écosystème entrepreneurial avec la création du SPEEDUP Tunisia Hub, premier hub public d’accélération d’entreprises en Tunisie.

Installé au sein de l’École Pratique de Commerce, ce space d’innovation s’inscrit dans le cadre du programme européen Interreg NEXT MED. Il vise à connecter la Tunisie à un réseau euro-méditerranéen regroupant sept pays partenaires. Le hub a pour mission d’offrir un accompagnement intégré aux PME et startups, à travers :

  • du mentorat et de l’encadrement personnalisé;
  • des programmes de formation adaptés aux besoins des jeunes entreprises;
  • un accès à un réseau d’affaires international;
  • l’intégration de pratiques responsables (critères ESG : environnementaux, sociaux et de gouvernance). 

Pour revenir aux chiffres clés, on note comme suit :

  • un budget alloué à la Tunisie de 315 300 €;
  • une durée du projet de 36 mois (2025–2028);
  • une capacité d’accueil de 15 à 25 bénéficiaires en présentiel, avec un accès virtuel élargi;
  • le lancement officiel qui aura lieu en automne prochain. 

Dans un environnement marqué par des défis structurels pour les PME, le SPEEDUP Tunisia Hub se positionne comme un levier concret pour améliorer leur compétitivité, soutenir leur croissance et faciliter leur ouverture sur les marchés internationaux

À travers cette initiative, la CCIT consolide son rôle de moteur de l’entrepreneuriat en Tunisie et réaffirme son engagement en faveur de la coopération euro-méditerranéenne.

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Yury Revich en concert à El Jem le 15 août 2026

On dit souvent que la culture est ce souffle vivant qui éclaire et transforme nos sociétés, notamment lorsqu’elle nous permet de découvrir des univers sonores renouvelés. C’est ce qui se produira à l’amphithéâtre romain d’El Jem, qui s’illuminera dans la soirée du 15 août 2026 au son du violon de Yury Revich.

En effet, le célèbre violoniste autrichien, salué par la critique comme le « nouveau Paganini », se produira avec son ensemble MY SOUNDS pour une soirée exceptionnelle mêlant virtuosité classique, compositions originales et arrangements audacieux.

Qui est Yury Revich ?

Violoniste et compositeur de renommée internationale, Yury Revich est lauréat du prestigieux prix ECHO Klassik et de plusieurs autres distinctions majeures. Soliste invité par les plus grands orchestres, il se produit dans des salles emblématiques telles que le Carnegie Hall, le Musikverein et le Wiener Konzerthaus, la Philharmonie de Berlin, le Tokyo Metropolitan Hall ou encore la Scala de Milan. Il a partagé la scène avec des figures légendaires comme Daniil Trifonov, Martha Argerich, Rudolf Buchbinder, Steven Isserlis et Andrea Bocelli.

En tant que compositeur, il signe des œuvres marquantes, notamment son premier concerto pour violon, « Awakening » (2022) et sa première symphonie « Kaléidoscope »  (2023), interprétés par des orchestres de renom à Berlin, Munich et Salzbourg, et programmés dans des festivals internationaux. Sa composition « Unity » , écrite pour le chœur Goeika, a été créée mondialement en 2023 dans la Golden Hall du Musikverein de Vienne. En 2017, il a également adapté pour orchestre l’intégralité des Caprices de Paganini.

Depuis plus de dix ans, Yury Revich organise son propre événement, le festival « Nights with Yury Revich » , à Vienne. Dans ce cadre, il a fondé l’ensemble MY SOUNDS. Celui-ci réunit de jeunes virtuoses internationaux, formés dans des institutions prestigieuses telles que l’Université de musique de Vienne et le Mozarteum de Salzbourg. L’ensemble se produit dans des lieux comme le Musikverein, la Philharmonie de Berlin, la Salle Pleyel, la Galerie Ropac à Paris ou encore l’Albertina Modern à Vienne.

Alliant tradition classique et créativité contemporaine, MY SOUNDS propose des spectacles interdisciplinaires mêlant musique, danse, arts visuels, théâtre et nouveaux médias. Sa formation est composée d’Evgenii Artemenkov, premier violon, de Felipe Bueno, Eva Lesage et Niko Zakradze aux violons, d’Alena Komarovskaia et de Raphael Joshua Masters aux altos, de Konstantin Zelenin au violoncelle, de Cristian Camilo Obando Fuentes à la contrebasse et d’Anastasiia Kliuchereva au piano.

En somme, ce concert offre une rencontre rare entre patrimoine et création contemporaine. L’acoustique et la grandeur de l’amphithéâtre d’El Jem serviront de cadre idéal à une proposition artistique ambitieuse, accessible aux mélomanes comme aux curieux. Une occasion unique de vivre la musique sous un jour nouveau.

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L’aéroport Tunis-Carthage absent du Top 5 stress

Vous l’avez deviné : ce n’est pas la Tunisie, l’aéroport le plus stressant au monde, mais ce sont  bel et bien d’autres aéroports qui sont les plus stressants pour décoller.

Du cœur des États-Unis jusqu’au nord de l’Angleterre, les cinq aéroports suivants ont la réputation peu enviable d’être les plus stressants pour voyager, selon l’indice iselect.

1- L’aéroport international Liberty de Newark

Ainsi classé premier aéroport le plus stressant, l’aéroport international Liberty de Newark obtient un score de 18,46 sur 100 dans notre indice. Il s’agit du principal aéroport de Jersey City, identifié comme un point chaud du stress en voyage. Il affiche le pire score d’enregistrement de notre liste, avec 77 % des évaluateurs jugeant favorablement le processus d’enregistrement, et le deuxième pire score pour la facilité d’accès à l’aéroport, avec 74 %.

Newark se classe également deuxième pire pour le contrôle de sécurité (70 %) et dernier pour le temps d’attente aux douanes et à l’immigration (66 %). Si vous atterrissez à l’aéroport Liberty de Newark, vous risquez d’attendre un certain temps pour vos bagages, car il obtient le troisième pire score pour ce critère (71 %). Enfin, Newark est pénalisé par les retards et annulations de vols, avec un délai moyen au départ de 21,40 minutes sur l’année écoulée et un taux d’annulation de 1,43 %. Ce qui signifie qu’il est possible d’arriver jusqu’à la porte d’embarquement pour découvrir que votre vol ne partira pas à l’heure.

2- L’aéroport de Lisbonne

En Europe, l’aéroport de Lisbonne, au Portugal, est classé deuxième aéroport le plus stressant de notre indice, avec un score de 22,51. Il enregistre le temps de retard au départ le plus élevé de tous les aéroports de notre indice. Soit 27,39 minutes en moyenne sur l’année écoulée. S’ajoute à cela un taux d’annulation de vols de 1,49 %, le troisième pire de l’indice.

Concernant les sources de stress internes à l’aéroport, l’enregistrement est un autre domaine où l’aéroport de Lisbonne est en retrait par rapport aux autres, avec un score de 79 %, de même que le contrôle de sécurité (77 %), deux scores évalués par les voyageurs.

Toutefois, l’aéroport de Lisbonne obtient le meilleur score pour la facilité d’accès parmi les cinq aéroports les plus stressants (84 %). Ce qui peut être un petit réconfort avant une expérience aéroportuaire potentiellement tendue.

3 – L’aéroport de Manchester

Classé troisième aéroport le plus stressant, l’aéroport de Manchester devance tous les aéroports du Royaume-Uni avec un score de 23,10 sur 100. Le sentiment lié à la récupération des bagages y est le plus faible de notre indice. Et ce, avec une note globale de 69 % de la part des voyageurs. Il en va de même pour le temps d’attente au contrôle de sécurité, également noté 69 %. Ce qui place Manchester dernier dans ce domaine, suivi d’un score de satisfaction de 77 % pour le temps d’attente à l’enregistrement.
En réalité, le seul point positif de Manchester est son taux d’annulation plus faible (1,18 %), inférieur à ceux de Newark et de Lisbonne. Cela qui lui permet de conserver la troisième place.

4. L’zéroport international John F. Kennedy (JFK)

De retour aux États-Unis, l’aéroport international John F. Kennedy se classe quatrième dans notre indice des aéroports les plus stressants, avec un score de 26,83 sur 100. Alternative à Newark pour de nombreux voyageurs souhaitant visiter New York, il affiche des taux d’annulation de vols relativement faibles (0,91 %) et un taux de satisfaction de 74 % pour la récupération des bagages selon les voyageurs utilisant JFK.
Cependant, comme tous les aéroports de notre top 5, JFK obtient de mauvais scores pour tous les autres facteurs de l’indice, notamment le pire score pour le temps passé aux douanes et à l’immigration (67 %), le troisième pire pour le contrôle de sécurité (71 %) et le cinquième pire pour la facilité d’accès à l’aéroport (76 %), autant d’éléments qui contribuent à une expérience aéroportuaire potentiellement stressante.

5. L’aéroport international O’Hare de Chicago

Cinquième aéroport américain de notre top 5, l’aéroport international O’Hare de Chicago obtient un score total de 31,01 sur 100. Il se classe troisième pire de notre indice pour l’immigration et les douanes, avec une note de 70 % attribuée par les voyageurs pour leur expérience.
Pour tous les autres critères de classement, O’Hare performe légèrement mieux que le reste du top 5, notamment en obtenant le meilleur score pour l’enregistrement (81 % de satisfaction), mais moins bien pour la récupération des bagages (72 %) et le temps d’attente au contrôle de sécurité (77 %).

Tableau généré par IA

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Crise de Ceuta et hubs migratoires hors UE

La crise migratoire de Ceuta s’est transformée en crise politique au sein de l’Union européenne, attisée par les critiques de la droite espagnole et par les déclarations de Donald Trump sur l’immigration en Europe. La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a tenté de refroidir les tensions en réaffirmant la solidarité de l’UE avec l’Espagne, mais les relations entre Rome et Madrid restent tendues, avec des attaques croisées entre gouvernements et partis.

Au niveau des diplomates des 27, un climat plus apaisé a permis de valider cinq priorités européennes sur la migration. A savoir, prévenir les arrivées irrégulières grâce à la coopération avec les pays tiers, renforcer les frontières extérieures, mettre en œuvre des systèmes d’alerte précoce, démanteler les réseaux de trafiquants et renforcer les retours.

Lire aussi: Rome demanderait des hubs pour les migrants en Afrique sur le “modèle Albanie”, selon Ansa.it

La présidente de la Commission européenne  a souligné que « la migration est un défi européen, qui requiert une réponse européenne. Et pour cela, la solidarité est fondamentale », traçant ainsi la feuille de route autour de ces cinq axes.

Entre-temps, selon l’agence de presse italienne Ansa.it, Rome pousse pour des hubs migratoires hors UE, un dossier clé pour l’automne. Lors de la réunion des ambassadeurs des 27, l’Italie a mis sur la table ce thème qui pourrait structurer les prochains mois : les hubs migratoires hors UE
La question sera certainement abordée lors de la réunion des ministres de l’Intérieur de l’UE, élargie aux pays Schengen et au Service européen pour l’action extérieure, et sera au cœur du sommet européen d’octobre. Les 21 pays qui soutiennent Rome et la pression du PPE rendent concrète l’hypothèse d’une externalisation de la gestion migratoire.

Reste le nœud des financements européens : un point qui pourrait diviser le front des pays “frugaux”, tiraillés entre une ligne dure sur les migrants et la volonté de réduire le montant total du prochain budget pluriannuel.

Il convient de noter que l’agence de presse italienne Ansa.it a dévoilé une liste préliminaire de pays susceptibles d’être concernés circulerait déjà : le Rwanda, le Ghana, le Sénégal, la Tunisie, la Libye, la Mauritanie, l’Égypte, l’Ouganda, l’Ouzbékistan, l’Arménie, le Monténégro et l’Éthiopie.

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Rome demanderait des hubs pour les migrants en Afrique sur le “modèle Albanie”, selon Ansa.it

L’Italie, avec le ministre de l’Intérieur italien Matteo Piantedosi, portera à la table du Conseil européen convoqué pour mardi la proposition de créer de nouveaux hubs pour le rapatriement de migrants en situation irrégulière sur le  « modèle Albanie », mais financés par des fonds européens et localisés presque tous en Afrique. C’est ce qu’a révélé l’agence de presse italienne Ansa.it.

Toujours selon la traduction italienne, l’information, avancée par le Corriere della Sera, la Repubblica et La Stampa.

Plus encore, Ansa.it a dévoilé une liste préliminaire de pays susceptibles d’être concernés circulerait déjà : le Rwanda, le Ghana, le Sénégal, la Tunisie, la Libye, la Mauritanie, l’Égypte, l’Ouganda, l’Ouzbékistan, l’Arménie, le Monténégro et l’Éthiopie.

Quant à l’autre demande italienne à l’ordre du jour devrait concerner l’application stricte du programme « GSP+ », approuvé cette année et entrant en vigueur le 1er janvier 2027, un système qui lie les avantages douaniers accordés aux pays en développement à leur collaboration effective dans la réadmission de leurs citoyens séjournant illégalement dans l’UE.

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Ennakl Automobiles clôture son emprunt obligataire de 60 MDT

Ennakl Automobiles annonce la clôture des souscriptions à son emprunt obligataire « ENNAKL 2026-1« .

Lancée le 20 juillet 2026, cette émission de l’emprunt d’Ennakl Automobiles, réalisée sans recours à l’Appel Public à l’Épargne (APE), a atteint son objectif de 60 millions de dinars et a été clôturée le 29 juillet 2026. C’est ce qu’a fait savoir le communiqué du CMF.

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Programmation des festivals : le cas Al Shami interroge les choix culturels

Le concert d’Al Shami, donné dans le cadre de la 43ᵉ édition du Festival international de Bizerte, a suscité de vives réactions et profondément divisé l’opinion publique.

D’un côté, ses admirateurs ont manifesté un enthousiasme débordant, transformant la soirée en véritable démonstration de ferveur. De l’autre, de nombreux internautes ont estimé que l’artiste ne correspondait pas au prestige d’un festival qui a accueilli, au fil des décennies, de grandes figures de la musique arabe et internationale.

Face à ces critiques, plusieurs voix se sont élevées pour  rejeter ces soi-disant artistes appréciés par les nouvelles générations, rappelant qu’un festival a aussi pour vocation de refléter l’évolution des sensibilités musicales et de toucher un public diversifié.

Au-delà du débat artistique, une autre polémique a retenu l’attention, notamment dans les milieux journalistiques. Plusieurs journalistes ont regretté qu’Al Shami n’ait accordé aucune interview ni répondu aux questions de la presse. Cette attitude relance une interrogation récurrente : lorsqu’un artiste est invité dans le cadre d’un événement largement financé par des fonds publics, ne devrait-il pas également faire preuve d’une certaine disponibilité envers les médias et le public ? Pour certains observateurs, le statut de vedette ne devrait jamais dispenser d’un minimum d’ouverture et de respect envers ceux qui contribuent à faire vivre la scène culturelle.

Enfin, cette controverse soulève une question plus large sur les choix de programmation. Si l’ouverture aux artistes étrangers enrichit sans aucun doute les festivals, elle ne devrait pas se faire au détriment des talents nationaux. La scène musicale tunisienne regorge d’artistes capables d’attirer le public et de représenter dignement la création locale. Valoriser davantage le « Made in Tunisia » ne signifie pas se fermer aux autres, mais trouver un équilibre entre rayonnement international et soutien à la production artistique nationale.

Au fond, le véritable enjeu dépasse le cas d’Al Shami. Il s’agit de concilier liberté de création, diversité culturelle, exigence artistique et respect du public. C’est à cette condition que les festivals tunisiens continueront de faire rayonner la culture tout en restant fidèles à leur mission.

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TotalEnergies restructure son portefeuille renouvelable en Europe

Le géant français TotalEnergies a annoncé l’acquisition des activités d’énergie renouvelable onshore du groupe britannique Shell en Europe, ainsi que la vente d’un portefeuille d’actifs dans le domaine des énergies renouvelables en France au fonds d’investissement américain KKR. C’est ce qu’a révélé l’agence de presse italienne Ansa.it

Le communiqué du groupe spécialisé dans le pétrole et le gaz précise que ces deux opérations européennes devraient être finalisées d’ici la fin de l’année 2026, sous réserve de l’approbation des autorités compétentes.

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Habib Bourguiba, l’homme qui a façonné la Tunisie moderne

Le 3 août 1903 ne marque pas seulement une date sur le calendrier : c’est le jour où est né un enfant au cœur simple, issu d’une famille modeste, destiné à devenir un penseur, un visionnaire et le bâtisseur de la Tunisie d’aujourd’hui. Une Tunisie résiliente, fière de son identité et de ses valeurs, qui continue de tenir bon face aux épreuves, aux difficultés et aux tensions.

Pour saisir toute la portée de l’héritage de Bourguiba, il suffit de revenir sur quelques-unes de ses réalisations majeures qui ont façonné le pays.

Habib Bourguiba a d’abord profondément réformé l’enseignement religieux en fermant l’Université Zitouna pour créer la Faculté de la Charia et des Fondements de la Religion. Cette mesure visait à moderniser et unifier les programmes, afin de les adapter aux besoins d’une Tunisie en mutation, à l’instar des réformes menées dans d’autres grandes institutions musulmanes. Son ambition première était de construire une nation unie, développée, capable de goûter au bonheur de vivre et de bénéficier des conditions d’une existence digne.

Il a également accordé une place centrale au travail, qu’il considérait comme une véritable forme de dévotion et le moteur essentiel du progrès et de la dignité nationale, sans renier la foi ni les traditions.

Sa lutte en faveur des droits des femmes a durablement marqué la société tunisienne. En interdisant la polygamie, il a ouvert la voie à plus d’égalité et de respect entre hommes et femmes.

Sur le plan sécuritaire, Bourguiba a consolidé l’unité nationale en intégrant les différentes forces armées naissantes, contribuant ainsi à forger un État fort et stable.

Symbole de la lutte pour la souveraineté, il a enduré 25 longues années de prison et d’exil, avant de soutenir activement les mouvements de libération, notamment en apportant son appui au combat fraternel en Algérie.

En 1961, face à la volonté française de maintenir une présence militaire, il a appelé le peuple tunisien à se lever pour défendre la patrie lors de la bataille de Bizerte, affirmant avec force l’indépendance pleine et entière de la Tunisie.

Enfin, convaincu que le développement devait bénéficier à tous, il a lutté contre les clivages régionaux en plaçant l’éducation et la santé au cœur des priorités nationales. Des écoles, mais aussi des hôpitaux ont été construites dans chaque village. A travers l’éducation, cela a permis à toutes les filles et à tous les garçons d’avoir une réelle chance de s’élever et de participer à la construction du pays.

Ces actions et principes illustrent l’engagement et la vision d’un homme dont le rôle a marqué l’histoire de la Tunisie contemporaine.

Plus encore, l’histoire retiendra que nous lui sommes redevables et nous ne l’oublierons jamais, de génération en génération. Et pour finir, comme le disait la chanson de Céline Dion : “Je ne vous oublie pas, non, jamais.”

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Dr Ines Elbini nommée Secrétaire régionale Afrique du Nord de la SONA

La recherche scientifique constitue un moteur fondamental de développement et de progrès des sociétés modernes. En stimulant l’innovation, la découverte et une meilleure compréhension des phénomènes naturels et sociaux, elle joue un rôle clé pour répondre aux enjeux économiques, sanitaires et environnementaux. 

Dr Ines Elbini vient d’être nommée Secrétaire régionale pour l’Afrique du Nord au sein de la Society of Neuroscientists of Africa (SONA). Professeure associée en physiologie animale à l’Institut Pasteur de Tunis, elle consacre ses recherches à des enjeux majeurs tels que le vieillissement, la neurodégénérescence, la maladie de Parkinson, la neuroprotection et l’exploration du potentiel thérapeutique des molécules issues des venins animaux.

Fervente défenseure du développement des neurosciences sur le continent, elle mise sur l’excellence scientifique, l’accompagnement des jeunes chercheurs, la coopération internationale, l’éthique de la recherche et le renforcement des capacités locales.

À travers son rôle au comité exécutif de la SONA, Dr Inès  Elbini ambitionne de renforcer les liens entre la recherche fondamentale et ses applications cliniques, afin d’accélérer l’impact concret des découvertes scientifiques sur la santé en Afrique.

Dans ce cadre, promouvoir une participation féminine active et équilibrée en recherche est indispensable pour diversifier les points de vue et renforcer la créativité au sein des institutions scientifiques, particulièrement en Tunisie, où ce secteur est en pleine expansion.

Interviewée à l’occasion du 13 août 2026, elle a lancé un message aux femmes tunisiennes et aux femmes chercheuses ? Elle a répondu: « À toutes les femmes qui font de la recherche je dis : osez, persévérez, et n’ayez jamais peur de prendre votre place. Votre voix et vos idées sont essentielles pour relever les grands défis scientifiques et sociétaux de notre époque. La science a besoin de diversité pour progresser, et chaque femme qui avance ouvre la voie à celles qui suivront. Que la journée du 13 août soit un rappel que l’égalité n’est pas une faveur, mais un droit, et que notre ambition collective
doit être de construire un monde où les femmes et les hommes participent à parts égales à la construction du savoir et de l’innovation. »

Il convient de noter qu’Inès Elbini a été interviewé dans le numéro de l’Economiste Maghrébin n 926

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Coupures, pertes, surcoût : la triple peine de la STEG

Coupures à répétition, pertes techniques et commerciales massives, surcoût pour l’économie : les données de la STEG en disent long. 

Alors que les délestages se multiplient cet été et que la demande électrique atteint des pics inédits, les chiffres publics de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) dessinent une crise structurelle.

La production d’électricité de la Société Tunisienne de l’Électricité et du Gaz (STEG) a connu une trajectoire en dents de scie entre 2022 et 2026, marquée par une légère hausse en 2023 suivie d’un recul marqué en 2026.

En 2022, la STEG avait produit 18 647 GWh, selon les données consolidées du secteur. L’année suivante, en 2023, ce niveau est monté à 19 092 GWh, soit une progression d’environ 2,4%. Cette hausse s’inscrit dans un contexte où la production nationale totale a légèrement reculé au niveau global, mais où la STEG a conservé sa part dominante, représentant près de 99 % de la production électrique nationale en 2023.

Ce léger rebond en 2023 traduit surtout la poursuite d’une demande électrique structurellement croissante, alimentée par la croissance économique, l’urbanisation et le développement des usages électriques, malgré les contraintes liées à l’approvisionnement en gaz et aux capacités de production.

Un recul net en 2026

En 2026, les chiffres disponibles indiquent une production de la STEG de 7 506 GWh. Soit une chute très importante par rapport aux exercices 2022 et 2023. Cette donnée doit être lue avec précaution : certains rapports de conjoncture énergétique se réfèrent à des périodes partielles (par exemple à fin février ou fin mars) et non à l’année entière. Pour autant, même ramenée à une période partielle, la baisse observée signale des tensions sur le système électrique 

Ce repli s’explique par plusieurs facteurs : contrainte d’approvisionnement en gaz naturel, dont une part importante est importée; sollicitation accrue des capacités de production et possibles déprogrammations de centrales pour maintenance ou manque de combustible; et montée en puissance, encore limitée, des énergies renouvelables et de l’autoproduction. Dans le même temps, la demande continue de progresser, avec des prévisions de consommation autour de 24 565 GWh en 2026, selon les projections de la STEG.

Enjeux pour le secteur électrique 

Cette évolution contrastée met en lumière la vulnérabilité du modèle électrique tunisien, encore très dépendant du gaz naturel et des importations. Elle souligne aussi l’urgence d’accélérer les projets d’énergies renouvelables, de renforcer l’efficacité énergétique et de diversifier les sources d’approvisionnement pour garantir la sécurité énergétique et accompagner la croissance économique.

 

 

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Crise à Ceuta : 49 000 migrants en 24 heures, Meloni menace de suspendre l’Espagne de Schengen

Pas moins de 49 000 migrants auraient réussi à franchir la frontière de Ceuta depuis le territoire marocain au cours des 24 dernières heures, bien que le ministère espagnol de l’Intérieur n’ait pas encore confirmé officiellement. C’st ce qu’a révélé l’agence de presse italienne Ansa.it 

Sur ces 49 000 personnes, un nombre qui représente plus de la moitié de la population de Ceuta, évaluée à environ 85 000 habitants, au moins 7 000 seraient des mineurs, placés de ce fait sous la tutelle des autorités de la ville autonome.

Ces données ont alarmé la première ministre italienne, Giorgia Meloni, qui a immédiatement réagi en se déclarant prête à prendre de “mesures exceptionnelles” à l’encontre de l’Espagne, allant jusqu’à évoquer une suspension de l’application de l’accord de Schengen entre les deux pays…

“Nous sommes en train de réunir les instances compétentes et, à l’issue de ces réunions, nous sommes prêts à agir, y compris par des mesures exceptionnelles… comme la suspension de l’accord de Schengen avec l’Espagne”, a-t-elle écrit via Twitter qui a dénoncé les “images choquantes” en provenance de Ceuta. “L’Italie ne restera pas les bras croisés” , a-t-elle ajouté, soulignant la nécessité de protéger les frontières et la sécurité des citoyens face à ce qu’elle qualifie de menace pour la stabilité européenne.

Le immagini che arrivano da Ceuta sono impressionanti e dimostrano, ancora una volta, che l’immigrazione clandestina fuori controllo rappresenta una minaccia concreta per la sicurezza dei confini europei.

Mi sono confrontata con il Ministro dell’Interno Matteo Piantedosi.…

— Giorgia Meloni (@GiorgiaMeloni) July 30, 2026

A noter que le Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, se rend ce vendredi 31 juillet dans l’enclave espagnole, où Il rencontrera les forces de l’ordre à la frontière puis les responsables régionaux, accompagné du ministre de l’intérieur, Fernando Grande-Marlaska, selon des médias espagnoles et français.

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Comment les coupures d’éléctricité plombent la production ? Foued Gueddich répond

Depuis plusieurs semaines, les  coupures d’électricité à répétition se multiplient à travers le pays, plongeant usines et ateliers dans l’incertitude. Pertes de production, surcoûts cachés, image ternie auprès des partenaires étrangers, investisseurs échaudés… la facture s’alourdit et menace la confiance déjà fragile des opérateurs économiques. Foued Gueddich, président de Taste Tunisia (Agrigold international), membre du bureau exécutif de la CONECT et ancien président de la CONECT International, livre à L’Economiste Maghrébin son analyse de cette question.

Foued Gueddish déclare en préambule que les coupures répétées ont des effets directs et lourds pour les entreprises exportatrices. Il illustre son propos par le cas d’une conserverie totalement exportatrice qui livre aujourd’hui vers 26 pays. « Une commande destinée à la France a dû être reportée de plusieurs semaines à cause d’une coupure d’électricité. Ce retard a ralenti les exportations et détérioré l’engagement de l’entreprise auprès de ses clients, notamment les grandes surfaces européennes, très exigeantes sur les délais de livraison ».

Foued Gueddich rappelle entre autres que, dans la chaîne de transformation des légumes, épluchage, lavage, préparation, broyage des poivrons et des tomates, puis leur mise en bocal et pasteurisation, l’électricité est indispensable. Tout en ajoutant : « Si la pasteurisation est interrompue (par exemple en fin de journée), le produit sort du circuit et, au bout d’une heure à une heure et demie, il devient impropre à la commercialisation et doit être détruit. La perte couvre non seulement les matières premières mais aussi la main-d’œuvre et tous les intrants (huile, ail, bouchons, etc.), entraînant des coûts cachés importants qui se chiffrent parfois en milliers de dinars. »

Autrement dit, un arrêt de l’électricité provoque un blocage complet et une perte de production (downtime). En revanche, pour y remédier, au titre des critères prioritaires pour un investisseur figurent la stabilité économique, la qualité de la main-d’œuvre et la fiabilité du réseau électrique. Si ce dernier fait défaut, l’investissement n’arrive pas.

Aujourd’hui, une question s’impose : quelle serait la ou les solution(s) face aux coupures ? A cette interrogation, le président de Taste Tunisia répond que de nombreuses entreprises ont dû recourir massivement aux générateurs et aux batteries. « Cette solution de secours alourdit les coûts de production. Ce qui modifie les comportements économiques, parfois au détriment de l’efficience ».

Compte tenu de cette situation, Foued Gueddich appelle à une réforme du cadre énergétique pour améliorer les relations avec les opérateurs, rendre le secteur attractif aux yeux des investisseurs et responsabiliser les consommateurs. Il estime qu’une énergie fiable est une condition essentielle du développement industriel et de la confiance des opérateurs économiques. Tant que la situation perdure, certains investisseurs pourraient changer de cap en allant vers d’autres marchés, freinant ainsi l’attractivité économique du pays. 

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Pourquoi voler coûte plus cher : carburant, tensions géopolitiques et capacité des compagnies

Les compagnies aériennes attribuent une part importante de la hausse des tarifs à l’augmentation du prix du kérosène, qui représente l’un des principaux postes de dépenses du secteur. Les estimations relayées par plusieurs transporteurs montrent que cette pression se traduit par une majoration de l’ordre de 30 à 50 euros sur un moyen-courrier, et de 50 à 70 euros (voire davantage) sur un long-courrier, selon la classe et la destination.

Lorsqu’un tour-opérateur propose un package, le prix final intègre plusieurs composantes : le transport aérien, le transport terrestre réceptif, l’hébergement, et, le cas échéant, le transport maritime (notamment pour les Tunisiens résidant à l’étranger qui arrivent par voie maritime).

Au-delà de la Tunisie, la situation internationale reste marquée par des tensions géopolitiques, en particulier au Moyen-Orient. Lesquelles ont provoqué une nouvelle flambée des prix du kérosène. En effet, plusieurs rapports indiquent que le prix du kérosène a plus que doublé entre fin février et mars 2026, passant d’environ 750–900 dollars la tonne à plus de 1 500, 1 650 dollars, avant de se stabiliser sous les 200 dollars le baril (soit une hausse d’environ 100 % sur la période).

Aussi, cette évolution a conduit certaines compagnies à ajuster leurs tarifs et, dans certains cas, à réduire temporairement l’offre sur des liaisons jugées moins rentables.

Tunisair : programmation, disponibilité de la flotte et retards

Pour Tunisair, la problématique principale porte sur la disponibilité effective de la flotte au moment de l’exploitation des programmes saisonniers, qui sont établis dès janvier-février sur la base d’une flotte théorique. En période de forte demande, la compagnie peut se trouver avec un nombre d’appareils opérationnels inférieur à celui initialement prévu, en raison de contraintes techniques, de disponibilité de pièces de rechange et de besoins en personnel qualifié. Dans le transport aérien, la sécurité impose l’immobilisation d’un avion présentant un problème technique jusqu’à sa mise en conformité. Ce qui peut réduire la capacité opérationnelle si la flotte de réserve est limitée.

Les retards observés ne sont pas spécifiques à Tunisair : ils résultent aussi de la saturation des aéroports et des routes aériennes, ainsi que des contraintes de gestion du trafic imposées par les contrôleurs aériens européens (Eurocontrol). En période de pic, les autorisations de décollage peuvent être différées, entraînant des temps d’attente au sol avant le décollage.

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Plan 2026-2030 : La Tunisie choisit la gouvernance comme premier chantier

Adopté définitivement en juillet 2026 par le Conseil national des régions et des districts (CNRD), le Plan de développement 2026-2030 se veut bien plus qu’un catalogue de projets. Habib Zitouna, président de l’Association des économistes tunisiens (Asectu) et professeur d’économie à l’FSEGT, nous en livre sa lecture.

Habib Zitouna

Habib Zitouna fait remarquer que ce document est d’abord un outil de restauration de la gouvernance des politiques économiques : il impose une coordination entre administrations, réduit l’arbitraire budgétaire et donne une visibilité nécessaire aux investisseurs et aux citoyens. Mais son succès dépendra de la crédibilité de son financement et de sa capacité à être réellement “approprié” par la société.

Un plan fait pour coordonner, pas seulement pour promettre

Le premier apport du plan est institutionnel. Dans un pays où la fragmentation des décisions et les changements de priorités ont souvent affaibli l’action publique, disposer d’un référentiel commun oblige les différents acteurs à travailler sur les mêmes objectifs et les mêmes projets. “Le meilleur ami de la gouvernance, c’est la coordination”, résume-t-il.

Le Plan met “sur la table” les politiques, les objectifs et surtout les projets, devant tout le monde : ministères, agences, collectivités, entreprises publiques.

Cette transparence forcée réduit les conflits de périmètre, limite les doubles emplois et permet de mieux articuler les interventions. Un projet d’infrastructure, par exemple, ne peut plus être pensé uniquement par un ministère technique : il doit s’inscrire dans une logique territoriale, budgétaire et sectorielle cohérente. Le Plan devient ainsi un langage commun, une boussole pour l’action publique.

Discipline budgétaire : moins de négociations annuelles, plus de prévisibilité

Deuxième élément majeur : la discipline budgétaire. Chaque année, les administrations soumettent au ministère des Finances des demandes de financement pour de nouveaux projets. En l’absence de cadre pluriannuel, ces demandes ouvrent la porte à des négociations opaques, à des arbitrages de dernière minute et à des comportements de « projet improvisé », souvent déconnectés des priorités nationales.

Le Plan 2026-2030 change la règle du jeu. En fixant une liste prédéfinie de projets à financer, il réduit l’espace de l’arbitraire et facilite la budgétisation de l’investissement public. Les administrations savent, avec plusieurs années d’avance, quels projets sont prioritaires et comment ils s’inscrivent dans la trajectoire macroéconomique. Cette prévisibilité est cruciale pour les entreprises, les banques et les partenaires extérieurs, qui cherchent avant tout de la stabilité et de la lisibilité.

Une innovation territoriale : conseils locaux, districts et projets par gouvernorat

Sur le plan méthodologique, ce cycle introduit une innovation importante : l’implication accrue des conseils locaux, des conseils régionaux et des districts dans l’élaboration des diagnostics, des visions et des propositions de projets. Le Plan se décline par gouvernorat, avec une attention particulière aux disparités territoriales. L’objectif est de sortir d’une logique trop centralisée et de mieux ancrer les investissements dans les réalités locales.

Les « entreprises communautaires » sont également intégrées, notamment pour la création d’entreprises. L’idée est de faire du Plan non seulement un instrument de l’État, mais aussi un levier pour les initiatives locales, les coopératives et les jeunes porteurs de projets. Cette approche participative vise à renforcer la légitimité du Plan et à améliorer son taux de réalisation sur le terrain.

Pour autant, le Plan reste quinquennal fixe (2026-2030), avec une évaluation à mi‑parcours prévue dans un an ou deux et un nouveau plan dans cinq ans. L’idée est celle d’un plan “glissant”, un plan qui serait renouvelé à la fin de chaque période (chaque année ou une fois tous les deux ou trois ans), sa durée restant constante pendant qu’il glisse dans le temps. Il assure l’adaptation des orientations du Plan à l’évolution de la conjoncture nationale et internationale. Trois documents publics structurent l’ensemble : les politiques de développement, le développement régional et les orientations générales.

Priorités : inclusion, modernisation, sécurité et efficacité de l’État

Le contenu du Plan s’articule autour de plusieurs axes prioritaires. En tête : l’inclusion sociale et régionale, avec une volonté affichée de réduire les disparités entre gouvernorats et de mieux intégrer les territoires marginalisés. Viennent ensuite la modernisation économique et le développement des infrastructures, considérés comme des conditions indispensables pour soutenir la croissance et la compétitivité.

Le Plan accorde également une place centrale à la sécurité énergétique, hydrique et alimentaire, dans un contexte de stress climatique et de volatilité des prix internationaux. L’environnement et la transition écologique sont intégrés comme des enjeux transversaux. Enfin, l’efficacité des services publics et la modernisation des institutions ferment la boucle : sans réforme de l’administration, les autres axes risquent de rester des intentions.

Financement : croissance d’abord, PPP marginaux, dette en filigrane

La grande question reste : comment financer tout cela ? À cette interrogation, Habib Zitouna a répondu que les chiffres officiels donnent une première réponse. Le budget de l’État prendra en charge 61 % des investissements (environ 61,8 milliards de dinars), les établissements et entreprises publics 30 % via l’autofinancement et le partenariat public‑privé (PPP) seulement 9 % (environ 8 milliards de dinars, avec 74 projets). Le PPP reste donc marginal, malgré les discours sur son potentiel.

Le modèle de financement repose avant tout sur la croissance économique : plus de croissance signifie plus de recettes fiscales, plus de revenus pour les entreprises et les citoyens, donc plus de ressources pour financer les projets. Les prévisions tablent sur une croissance moyenne d’environ 4,2 % à l’horizon 2030, supérieure à celle observée ces dernières années. Cette croissance est censée être tirée par l’investissement, avec un objectif de hausse de 9,8 % de l’investissement total (public et privé). Yandis que la consommation devrait croître en moyenne de seulement 3 %.

Les réformes institutionnelles, l’amélioration de l’efficacité des services publics et la discipline budgétaire sont présentées comme des leviers pour atteindre ces objectifs. En revanche, les scénarios d’endettement restent peu explicites dans la communication publique.

Appropriation citoyenne : la condition politique du succès

Pour Habib Zitouna, la réussite du Plan ne dépend pas seulement de sa qualité technique, mais aussi de son appropriation par les citoyens. Une communication claire, des indicateurs compréhensibles et des mécanismes de reddition des comptes sont essentiels pour créer une adhésion et éviter que le Plan ne reste un exercice administratif. La transparence et le suivi régulier sont tout aussi déterminants. Ainsi le texte prévoit un rapport annuel intégré au budget économique et un rapport d’évaluation à mi‑parcours, mais leur utilité réelle dépendra de la publication effective des données et de la capacité à ajuster les trajectoires.

Enfin, des scénarios de gouvernance explicites, identifiant les risques et les mécanismes de correction, renforceraient la crédibilité du Plan. À court terme, il conclut que son impact le plus tangible sera institutionnel : meilleure coordination, budgétisation plus prévisible, cadre de référence pour les administrations. L’impact économique dépendra de la capacité à déclencher l’investissement privé et à restaurer la confiance. Si la croissance atteint 4,2 % et que les réformes améliorent l’efficacité publique, le Plan peut servir de socle à une trajectoire de développement plus inclusive. Sinon, il risque de rester un document de plus, bien ficelé, mais peu traductible en résultats concrets.

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Quand le président du Parlement interdit le téléphone aux députés en séance plénière

Le président de l’ARP, Brahim Bouderbala, interdit aux députés l’usage du téléphone portable pendant les séances au sein de l’hémicycle ; tout contrevenant sera déféré devant le parquet.

Quelle magnifique leçon d’ironie que nous offre ce Parlement ! Ce sont ces mêmes députés qui avaient  soutenu le décret-loi 54, texte ayant conduit à des poursuites contre des citoyens pour des publications sur les réseaux sociaux.  Aujourd’hui, ils se retrouvent entre le marteau et l’enclume.

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Sadok Besbes : « La transition énergétique est devenue une condition essentielle de la souveraineté énergétique »

Face aux coupures d’électricité à répétition observées ces dernières semaines, le déséquilibre entre l’offre et la demande énergétique apparaît au grand jour. Il est amplifié par la canicule et la multiplication des usages électriques. Nous avons contacté Sadok Besbes, président du groupement professionnel des Énergies Renouvelables à CONECT Tunisie, qui a dressé un diagnostic de la situation, tout en proposant des pistes de solutions.

Sadok Besbes note que la demande d’électricité atteint cet été des sommets inédits, portée par le recours généralisé à la climatisation. Ce qui crée des pics de charge concentrés sur de courtes plages horaires. « Le gestionnaire du réseau doit réagir en temps réel face à ces pointes de consommation. Quand les marges de manœuvre s’amenuisent, il n’a d’autre choix que de procéder à des délestages localisés afin d’éviter un effondrement complet du système », précise-t-il.

Un système énergétique sous pression

Ces coupures répétées ne relèvent pas d’un simple aléa technique : elles mettent en cause un modèle énergétique encore trop dépendant des énergies fossiles. Le réchauffement climatique, conjugué à une demande électrique en constante progression, fragilise davantage le système et montre les limites d’une approche qui se contenterait d’augmenter ponctuellement les capacités de production.

Un coût économique et social important

En outre, Sadok Besbes insiste sur les répercussions concrètes de ces interruptions : « Les coupures pénalisent la productivité dans l’industrie, le commerce, l’agriculture et les services, avec des arrêts de production, des pertes de matières premières, des pannes d’équipements électroniques et des surcoûts pour les entreprises. Du côté des ménages, elles compliquent la conservation des denrées alimentaires, le travail à distance, les soins à domicile et pèsent sur le quotidien, particulièrement en période de forte chaleur. »

Le solaire, l’autoconsommation et le stockage comme leviers

Notre interlocuteur souligne encore que le photovoltaïque représente une solution particulièrement adaptée. Puisque la production solaire atteint son maximum précisément pendant les journées d’été, au moment même où la climatisation fait grimper la demande. Ce qui allège d’autant la pression sur le réseau aux heures les plus critiques. L’autoconsommation, qu’elle soit résidentielle, tertiaire ou industrielle, constitue également un axe important. Car chaque bâtiment produisant une partie de son électricité réduit d’autant sa dépendance au réseau national et gagne en autonomie. Quant au stockage par batteries, il permet de conserver l’énergie captée pendant les heures d’ensoleillement pour la restituer lors des pics, tout en contribuant à stabiliser le réseau.

Miser sur l’efficacité énergétique et accélérer les réformes

Des équipements plus performants, une meilleure isolation des bâtiments, des systèmes de climatisation optimisés et une gestion plus intelligente de la consommation permettraient, estime-t-il, de réduire significativement les pics de demande sans nuire au confort des usagers. Il appelle également à accélérer les réformes destinées à favoriser le déploiement des énergies renouvelables, à alléger les démarches administratives et à encourager l’innovation dans les domaines du stockage et des réseaux intelligents.

Une question de souveraineté énergétique

Par ailleurs, Sadok Besbes souligne qu’il serait erroné de considérer les coupures actuelles comme de simples incidents liés aux vagues de chaleur. En effet, elles révèlent que la sécurité énergétique est désormais un enjeu stratégique pour la Tunisie. Diversifier les sources d’approvisionnement, consolider la résilience du réseau et miser sur des solutions décentralisées sont autant de priorités qui relèvent aussi bien de l’économie que de l’énergie. « La transition énergétique n’est plus seulement une ambition environnementale. Elle est devenue une condition essentielle de la souveraineté énergétique et du développement économique du pays » conclut-il.

En définitive, au-delà de l’urgence dictée par la canicule, ces coupures d’électricité viennent rappeler que la transition énergétique n’est plus un projet à envisager sur le long terme. Mais c’est une exigence immédiate pour garantir la résilience économique et énergétique de la Tunisie.

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Le Parlement adopte un accord de garantie pour l’importation d’engrais

L’Assemblée des représentants du peuple (ARP) vient d’approuver à 68 voix pour, 16 voix contre et trois abstentions, le projet de loi portant ratification de l’accord de garantie signé le 2 décembre 2025 entre la République tunisienne et l’International Islamic Trade Finance Corporation.

Cet accord, entériné par l’ARP, est lié à une opération de murabaha conclue avec le Groupe chimique tunisien (GCT) afin de financer l’importation d’engrais (n° 51/2026).

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