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La diaspora rapporte près d’un dinar sur sept du budget de l’État

Les transferts des Tunisiens résidant à l’étranger (TRE) continuent de s’imposer comme l’un des principaux soutiens de l’économie nationale. Après avoir atteint 8,8 milliards de dinars en 2025, en hausse de 6 % sur un an, ils devraient dépasser le seuil des 9 milliards de dinars en 2026, selon les prévisions évoquées par le président de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA), Samir Majoul.

À titre de comparaison, un tel montant représente près de 14,5 % du budget de l’État prévu pour 2026, estimé à environ 62 milliards de dinars. Autrement dit, les transferts des Tunisiens de l’étranger équivalent à près d’un dinar sur sept des dépenses publiques de l’année.

Ces déclarations ont été faites à l’occasion de la conférence régionale des Tunisiens à l’étranger consacrée à la deuxième région, organisée à Tunis sous le thème « Nos compétences à l’étranger, une force motrice pour le développement national », en présence notamment du gouverneur de Tunis, Imed Boukhris, de la directrice générale chargée de la gestion de l’Office des Tunisiens à l’étranger, Naïla Bali, ainsi que d’experts et d’acteurs de la migration.

Près de deux millions de Tunisiens établis à l’étranger

Selon Samir Majoul, la communauté tunisienne à l’étranger, estimée à près de deux millions de personnes, constitue un capital humain et économique stratégique. Au-delà des transferts financiers, elle représente un réservoir de compétences, de savoir-faire et de réseaux internationaux susceptibles de renforcer l’attractivité économique du pays.

Le président de l’UTICA a ainsi plaidé pour que les transferts ne servent pas uniquement à la consommation des ménages, mais qu’une part plus importante soit orientée vers l’investissement productif, la création d’entreprises et les projets à forte valeur ajoutée.

Créer un environnement favorable à l’investissement

Pour atteindre cet objectif, Samir Majoul estime nécessaire d’améliorer le climat des affaires, de renforcer les mécanismes d’accompagnement des investisseurs et de faciliter les liens entre les entrepreneurs tunisiens établis à l’étranger et le tissu économique national.

Il considère que les transferts des expatriés demeurent un indicateur fort de leur attachement à la Tunisie, mais qu’ils pourraient générer un impact économique beaucoup plus important s’ils étaient davantage mobilisés pour financer des activités productives.

Des indicateurs économiques en amélioration

Le président de l’UTICA a également mis en avant plusieurs indicateurs jugés encourageants. Les investissements étrangers ont atteint 839 millions de dinars au cours du premier trimestre 2026, dont 825 millions sous forme d’investissements directs étrangers (IDE), le secteur industriel restant le principal bénéficiaire de ces flux.

Il a par ailleurs souligné le potentiel économique de la deuxième région, qui regroupe les gouvernorats de Tunis, Ariana, Ben Arous, La Manouba, Zaghouan et Nabeul. Le plan de développement 2026-2030 prévoit plus de 4 400 projets dans cette région pour un coût global estimé à 28,6 milliards de dinars.

Lire aussi : La Tunisie veut mieux orienter l’épargne de la diaspora vers l’investissement productif

Si les transferts des Tunisiens à l’étranger constituent déjà l’une des principales sources de devises du pays, leur poids croissant pose également la question de leur valorisation. Aujourd’hui, une grande partie de ces fonds alimente les dépenses courantes des familles ou le marché immobilier.

Pour de nombreux économistes, l’enjeu consiste désormais à transformer cette ressource en véritable moteur de croissance. Cela passe par des instruments financiers dédiés, des incitations fiscales, des procédures administratives simplifiées et un accompagnement ciblé afin d’encourager les Tunisiens de l’étranger à investir davantage dans les secteurs créateurs d’emplois.

En clôture de son intervention, Samir Majoul a appelé les entrepreneurs et les compétences tunisiennes établis à l’étranger à contribuer davantage à l’attractivité de la Tunisie, estimant qu’ils constituent les meilleurs ambassadeurs du pays auprès des investisseurs internationaux.

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Ponctualité aérienne : Tunisair parmi les compagnies les plus en retard au départ de France

La ponctualité reste l’un des principaux points faibles de Tunisair. La compagnie nationale tunisienne figure parmi les transporteurs enregistrant les plus importantes perturbations sur les vols au départ de France, selon une analyse publiée par la plateforme spécialisée Flightright à l’occasion de la période des grands départs estivaux.

Cette étude, qui porte sur les performances des compagnies opérant depuis les aéroports français, place Tunisair parmi les compagnies les plus affectées par les retards. La compagnie tunisienne se distingue notamment par une proportion élevée de vols accusant des retards importants, notamment ceux dépassant plusieurs heures.

Une situation particulièrement sensible pour Tunisair, alors que la période estivale représente un moment stratégique pour la compagnie. Les liaisons entre la France et la Tunisie concentrent une grande partie de son activité, avec un trafic important lié aux touristes et aux Tunisiens résidant à l’étranger.

Au-delà des chiffres, les retards répétés ont un impact direct sur l’image de la compagnie. Dans un secteur où les voyageurs comparent désormais facilement les performances des transporteurs, la ponctualité est devenue un critère déterminant dans le choix d’une compagnie aérienne.

Une difficulté qui s’inscrit dans un contexte structurel

Les problèmes de régularité de Tunisair ne sont pas nouveaux. Depuis plusieurs années, la compagnie fait face à des contraintes opérationnelles qui affectent son fonctionnement quotidien : disponibilité limitée de certains appareils, opérations de maintenance, gestion des rotations et difficultés organisationnelles.

Lire aussi : 1,07 milliard de dinars de pertes en un an : Tunisair et les ports parmi les plus touchés

Dans le transport aérien, un retard sur un premier vol peut rapidement provoquer un effet domino sur toute une journée d’exploitation. Lorsqu’un avion accumule du retard, les rotations suivantes peuvent être affectées, entraînant une multiplication des perturbations pour les passagers.

Cette situation intervient alors que Tunisair cherche à améliorer ses performances après plusieurs années marquées par des difficultés financières et opérationnelles.

Comment Tunisair peut-elle dépasser cette image ternie ?

Pour reconquérir la confiance des voyageurs, l’amélioration de la ponctualité devra devenir un objectif stratégique au même titre que la restructuration financière ou le renouvellement de la flotte.

La première priorité concerne la fiabilité opérationnelle. Une meilleure planification des rotations, une gestion plus efficace des équipages et une anticipation renforcée des opérations de maintenance pourraient réduire les retards en chaîne.

La flotte constitue également un enjeu majeur. Une compagnie disposant d’un nombre suffisant d’appareils disponibles bénéficie d’une plus grande marge de manœuvre pour absorber les imprévus techniques ou opérationnels. La modernisation progressive de la flotte pourrait donc contribuer directement à améliorer la régularité des vols.

La communication avec les passagers représente un autre levier important. En cas de retard, les voyageurs attendent aujourd’hui une information rapide, précise et transparente. Une politique de communication proactive pourrait limiter la frustration et améliorer la perception du service.

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Tunisie : La révolte des livreurs

Le secteur de la livraison rapide connaît une nouvelle zone de turbulences en Tunisie. Plusieurs livreurs affiliés à Glovo, leader du marché de la livraison à domicile dans le pays, ont annoncé ce samedi une grève générale, après plusieurs semaines de tensions avec l’administration de la plateforme.

Le mouvement marque une escalade dans un bras de fer qui oppose les coursiers à leur employeur numérique autour principalement des tarifs de livraison, des revenus générés et des conditions de travail.

Selon plusieurs témoignages de livreurs, la rémunération par course aurait fortement diminué ces dernières semaines. Certains affirment que plusieurs livraisons ne rapporteraient désormais que quelques millimes, rendant difficile la couverture des frais liés à l’activité, notamment le carburant, l’entretien des véhicules et les charges quotidiennes.

Les protestataires réclament notamment une révision à la hausse des tarifs de livraison ainsi qu’une amélioration de plusieurs services liés à l’utilisation de la plateforme.

Une plateforme perturbée, des commandes bloquées

Sur l’application Glovo, plusieurs utilisateurs ont constaté samedi des perturbations importantes. La plateforme affichait une situation de « forte demande » et un trafic élevé, alors que les délais de livraison devenaient très longs, voire que certaines commandes ne pouvaient pas être exécutées.

Cette situation traduit l’importance stratégique des livreurs dans le fonctionnement du modèle économique des plateformes numériques : sans leur disponibilité sur le terrain, l’application perd rapidement sa capacité opérationnelle.

Glovo dispose en Tunisie d’un système dédié aux coursiers permettant notamment le suivi des revenus, la gestion des comptes et l’accès à des services d’assistance.

Présente depuis plusieurs années sur le marché tunisien, Glovo s’est imposée comme l’un des acteurs majeurs de la livraison rapide dans le pays. La plateforme, qui met en relation consommateurs, restaurants, commerces et livreurs indépendants, a profondément transformé les habitudes d’achat en développant le concept de livraison à la demande via une application mobile.

Son réseau de coursiers constitue aujourd’hui un maillon essentiel de l’économie numérique urbaine, notamment dans les grandes villes tunisiennes, où des milliers de commandes transitent quotidiennement par son application. Cette position dominante explique l’impact immédiat de toute perturbation affectant ses livreurs, comme l’a illustré la grève annoncée ce samedi.

Au-delà des tarifs, une question sociale

Le conflit ne porte pas uniquement sur le montant des courses. Il révèle aussi une problématique plus large liée au statut des travailleurs des plateformes numériques.

En Tunisie, les revendications des livreurs se sont progressivement élargies à des questions de protection sociale, d’assurance, de sécurité professionnelle et de transparence dans la relation avec les plateformes. Des organisations syndicales ont également exprimé leur soutien aux coursiers, estimant que cette mobilisation dépasse le simple cadre salarial et pose la question des droits dans l’économie numérique.

Lire aussi : Q-Commerce en Tunisie : Glovo appelle l’industrie du retail à accélérer, lors des Tunisia Retail Days 2026

Une dynamique syndicale autour des livreurs a d’ailleurs commencé à émerger avec l’annonce d’un processus de création d’une structure syndicale dédiée aux travailleurs de Glovo.

Un phénomène mondial : les « riders » face aux plateformes

La mobilisation tunisienne s’inscrit dans une tendance internationale. Depuis plusieurs années, les livreurs des grandes plateformes numériques contestent un modèle basé sur la flexibilité, mais qu’ils jugent parfois précaire.

En Europe et ailleurs, des mouvements similaires ont concerné des plateformes comme Glovo, Uber Eats ou DoorDash, avec des revendications portant sur les rémunérations minimales, la transparence des algorithmes de distribution des courses et la reconnaissance d’un statut professionnel plus protecteur.

Aux États-Unis, certains livreurs de plateformes ont notamment développé des formes d’action collective consistant à refuser certaines commandes jugées insuffisamment rémunérées, afin de faire pression sur les plateformes.

Le débat dépasse désormais la question du prix d’une livraison : il concerne le fonctionnement même de l’économie dite « à la tâche », où des milliers de travailleurs dépendent d’algorithmes pour recevoir des missions et générer leurs revenus.

Quel avenir pour la livraison numérique en Tunisie ?

Le bras de fer entre les livreurs tunisiens et Glovo intervient alors que les plateformes numériques occupent une place croissante dans les habitudes de consommation. La livraison rapide est devenue un service incontournable pour de nombreux restaurants, commerces et consommateurs.

Mais la pérennité de ce modèle dépend largement de l’équilibre trouvé entre trois acteurs : les plateformes, les clients et les livreurs. Une hausse des coûts pourrait affecter les consommateurs, tandis qu’une pression excessive sur les revenus des coursiers risque d’alimenter davantage les conflits sociaux.

La grève ouverte de samedi pourrait donc constituer un tournant dans la structuration du secteur de la livraison en Tunisie, en posant une question centrale : comment encadrer un travail créé par le numérique mais exercé dans des conditions encore largement inspirées de l’économie informelle ?

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Algérie : trois jours de deuil national après la mort de 25 personnes dans un accident de bus

Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a décrété trois jours de deuil national à partir de ce vendredi, avec mise en berne des drapeaux, après le grave accident de la circulation qui a coûté la vie à 25 personnes et fait 44 blessés dans la wilaya de Boumerdès.

Selon les premières informations, le drame s’est produit vendredi dans la zone de Berahmoun El Karma, lorsqu’un bus de transport de voyageurs s’est renversé, provoquant un lourd bilan humain. Les opérations de secours ont mobilisé les services de la Protection civile et les équipes médicales locales afin de prendre en charge les victimes.

Instauration d’un deuil national

À la suite de cet accident, le chef de l’État algérien a ordonné l’instauration d’un deuil national de trois jours, une mesure généralement décidée lors de catastrophes ayant provoqué un nombre important de victimes.

Lire aussi : Bus algérien renversé à Medjez el-Bab : Un mort et une cinquantaine de blessés

Ce nouveau drame relance les inquiétudes autour de la sécurité routière en Algérie, un pays régulièrement confronté à des accidents meurtriers impliquant notamment des véhicules de transport collectif. Les autorités ont engagé ces dernières années plusieurs campagnes de prévention et de contrôle, mais les accidents de la route continuent de faire plusieurs milliers de victimes chaque année.

Les causes toujours inconnues

Les causes exactes de l’accident de Boumerdès n’ont pas encore été officiellement déterminées. Une enquête devra établir les circonstances précises du renversement du bus et identifier d’éventuelles responsabilités.

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“Une voiture pour chaque famille tunisienne”… Le programme cale au démarrage

Le projet gouvernemental « Une voiture pour chaque famille », présenté comme un dispositif destiné à faciliter l’accès des ménages à l’automobile, se heurte à des difficultés de mise en œuvre. La ministre des Finances, Mechket Slama, l’a reconnu lors d’une séance plénière à l’Assemblée des représentants du peuple.

Selon la ministre, plusieurs obstacles concernent notamment les mécanismes de financement prévus par le texte. Elle a expliqué que l’application du programme nécessite la mise en place d’un système permettant d’enregistrer les demandes, de définir des critères de priorité et de fixer les taux de bénéfice accordés aux candidats.

Expérience du programme de la « voiture populaire »

Pour élaborer ce dispositif, le ministère des Finances entend s’inspirer de l’expérience du programme de la « voiture populaire », qui repose sur des critères d’éligibilité et un mécanisme de sélection des bénéficiaires.

Lire aussi : Voiture pour chaque famille : Le grand mirage !

« Il faut réfléchir sérieusement à une méthode d’enregistrement des bénéficiaires », a déclaré la ministre, ajoutant que son département travaille, en coordination avec le ministère du Commerce, à trouver des solutions malgré les difficultés d’application du texte.

Une mesure visant à améliorer l’accès à un véhicule

Le projet « Une voiture pour chaque famille » avait été annoncé comme une mesure visant à améliorer l’accès à un véhicule pour les familles tunisiennes, dans un contexte où le prix des automobiles neuves reste élevé et où les solutions de financement demeurent limitées. Son lancement avait suscité un vif intérêt, mais également des interrogations sur les critères d’éligibilité, les modalités de financement, les plafonds de revenus et l’impact budgétaire du dispositif.

Les déclarations de la ministre montrent que ces aspects techniques ne sont pas encore totalement finalisés, retardant ainsi l’entrée en vigueur effective du programme. Le gouvernement affirme toutefois poursuivre ses travaux afin d’aboutir à une formule opérationnelle permettant son déploiement.

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La Plaza à La Marsa : Une affaire de spoliation présumée impliquant le clan Ben Ali devant la justice

La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de justice transitionnelle auprès du tribunal de première instance de Tunis a repris l’examen du dossier relatif à l’hôtel La Plaza à La Marsa, une affaire dans laquelle l’ancien régime de Zine El Abidine Ben Ali et le clan Trabelsi sont accusés par le plaignant d’avoir facilité une opération de confiscation présumée d’un bien immobilier.

Selon le journal Assabah, qui a rapporté les derniers développements de cette affaire, la chambre a examiné le dossier en présence du plaignant Adel Ayachi, avant de décider le report de l’audience au 25 avril afin de joindre cette affaire à un autre dossier lié aux mêmes faits.

Une affaire qui remonte aux années 1980

D’après le témoignage d’Adel Ayachi, l’origine du litige remonte à 1981. Le plaignant affirme que son oncle aurait profité de l’état de santé très dégradé de son père pour lui faire signer des documents de vente concernant l’hôtel La Plaza à La Marsa ainsi que d’autres biens familiaux.

Ayachi soutient que ces transactions étaient illégales et qu’il aurait engagé plusieurs procédures judiciaires pour récupérer les biens considérés comme appartenant à sa famille. Il affirme notamment avoir obtenu des décisions favorables dans les années 1980 concernant l’annulation de certains actes de vente, sans toutefois parvenir à faire exécuter pleinement ces jugements.

Le rôle présumé du régime Ben Ali

Toujours selon le récit rapporté par Assabah, le plaignant affirme que la situation aurait changé après l’arrivée de Zine El Abidine Ben Ali au pouvoir en 1987, en raison des liens personnels qu’entretenait son oncle avec l’ancien président.

Il accuse des interventions politiques d’avoir influencé l’évolution judiciaire du dossier, notamment après des décisions rendues par la Cour de cassation dans les années 1990 favorables à son oncle.

Lire aussi : La municipalité de La Marsa ordonne l’évacuation en urgence de Kobbet el-Haoua

Ces accusations restent toutefois celles formulées par le plaignant dans le cadre de la procédure et doivent être distinguées des faits établis par une décision judiciaire définitive.

Imed Trabelsi entre dans le dossier

Le dossier prend une nouvelle dimension à partir de 2010, lorsque l’hôtel aurait été vendu à Imed Trabelsi, neveu de l’ancienne première dame Leïla Trabelsi.

Selon Adel Ayachi, cette opération aurait été réalisée sous l’influence du cercle présidentiel de l’époque. Il affirme que le prix payé, estimé à environ 1,3 million de dinars, était largement inférieur à la valeur réelle du bien, qu’il évalue à plusieurs milliards de dinars.

Imed Trabelsi, figure emblématique du clan présidentiel avant la révolution, a déjà été poursuivi dans plusieurs affaires de corruption financière. La justice tunisienne a notamment prononcé à son encontre plusieurs condamnations dans des dossiers distincts.

Un dossier inscrit dans le processus de justice transitionnelle

Après la révolution de 2011, Adel Ayachi affirme avoir présenté son dossier aux structures chargées d’examiner les abus de l’ancien régime, avant son orientation vers la justice transitionnelle.

Cette juridiction spécialisée a pour mission d’examiner les violations graves liées notamment à la corruption, à l’abus de pouvoir et aux atteintes aux droits économiques durant la période précédant la révolution.

L’affaire de l’hôtel La Plaza intervient dans un contexte plus large de traitement judiciaire des dossiers impliquant des membres de l’ancien cercle dirigeant. Plusieurs procédures ont concerné Imed Trabelsi, y compris des mécanismes de conciliation liés à la justice transitionnelle avec l’État tunisien.

À ce stade, la chambre spécialisée poursuit l’examen du dossier afin de déterminer les responsabilités éventuelles dans cette affaire complexe mêlant conflit familial, propriété immobilière et accusations d’utilisation de l’influence politique sous l’ancien régime.

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Énergie : Le pari de milliers de milliards d’euros de l’Europe, une opportunité stratégique pour la Tunisie

L’Europe prépare une transformation énergétique sans précédent. Selon une analyse publiée par Reuters, le continent mise sur un programme d’investissement de plusieurs milliers de milliards d’euros afin de réduire ses coûts énergétiques, retrouver une compétitivité industrielle face à la Chine et aux États-Unis et sortir définitivement de sa dépendance aux énergies fossiles importées.

Cette nouvelle stratégie européenne constitue un enjeu direct pour la Tunisie, partenaire économique privilégié de l’Union européenne et pays disposant d’un potentiel important dans les énergies renouvelables.

Après le choc énergétique provoqué par la guerre en Ukraine en 2022, l’Europe a constaté les limites d’un modèle reposant largement sur le gaz russe. Les prix de l’électricité européens restent aujourd’hui environ 50 % supérieurs à ceux de la Chine et deux fois plus élevés que ceux des États-Unis, selon les données citées par Reuters.

Cette situation a lourdement affecté l’industrie européenne, notamment les secteurs de la chimie, de l’acier, de l’aluminium, des engrais et du ciment. Bruxelles considère désormais l’énergie non seulement comme une question climatique, mais comme un facteur de souveraineté économique.

L’objectif européen est de devenir un « continent électrique » en augmentant fortement la part des énergies renouvelables et en développant les infrastructures nécessaires : production solaire et éolienne, réseaux électriques, batteries, véhicules électriques et électrification de l’industrie.

La Commission européenne estime que cette transition nécessitera plus de 660 milliards d’euros d’investissements annuels jusqu’en 2040. En contrepartie, elle espère réduire la facture liée aux importations d’énergies fossiles, qui a atteint plusieurs centaines de milliards d’euros par an depuis la crise de 2022.

La Tunisie face à une opportunité stratégique

Pour la Tunisie, cette accélération européenne représente une opportunité à saisir. Le pays dispose d’un avantage géographique majeur : un fort potentiel solaire, une proximité avec le marché européen et une position de passerelle entre l’Afrique du Nord et l’Europe.

Le projet Elmed constitue l’un des principaux symboles de cette nouvelle coopération énergétique. Cette interconnexion électrique entre la Tunisie et l’Italie prévoit la construction d’un câble sous-marin d’environ 200 kilomètres avec une capacité de 600 mégawatts. Il doit relier le réseau tunisien au réseau européen et faciliter les échanges d’électricité, notamment à partir des énergies renouvelables.

Lire aussi : Énergie : Sous pression, la Tunisie accélère enfin sa transition vers le solaire

Le projet est soutenu par l’Union européenne et plusieurs institutions financières internationales. L’initiative « Team Europe » prévoit notamment une mobilisation de 472,6 millions d’euros, dont 334,6 millions sous forme de subventions européennes, pour accompagner Elmed et son écosystème. Le coût global du projet est estimé autour de 850 millions à plus d’un milliard d’euros selon les estimations retenues.

Au-delà de l’interconnexion électrique, la Tunisie ambitionne également de se positionner sur le marché de l’hydrogène vert destiné à l’Europe. Plusieurs projets ont été annoncés avec des partenaires internationaux afin de produire de l’hydrogène à partir de l’énergie solaire et éolienne tunisienne.

Un défi : passer des annonces aux investissements

Mais cette opportunité impose aussi des exigences. La Tunisie doit accélérer le développement de ses capacités de production renouvelable, moderniser son réseau électrique et améliorer son cadre d’investissement.

Le pays reste confronté à une forte dépendance énergétique et à un déficit structurel. L’enjeu n’est donc pas uniquement d’exporter de l’électricité verte vers l’Europe, mais aussi de garantir sa propre sécurité énergétique et de réduire le coût de l’énergie pour ses entreprises.

La compétition régionale est également forte. Le Maroc, l’Égypte et d’autres pays méditerranéens cherchent eux aussi à attirer une partie des futurs investissements européens dans les énergies propres.

Le pari européen de mille milliards d’euros peut donc constituer une fenêtre historique pour la Tunisie. Mais pour en bénéficier, le pays devra transformer son potentiel naturel en projets industriels concrets.

Dans la nouvelle bataille mondiale de l’énergie, la question n’est plus seulement de disposer du soleil et du vent : elle est de savoir qui saura construire les infrastructures capables de les transformer en croissance économique.

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Délestages : Le mercure repart à la hausse, l’inquiétude monte chez les Tunisiens

Après une relative accalmie météorologique, la Tunisie s’apprête à renouer avec des températures élevées dès le début de la semaine prochaine. Une remontée du mercure qui suscite déjà l’inquiétude de nombreux citoyens, encore marqués par les épisodes de coupures d’électricité enregistrés lors de la récente vague de chaleur exceptionnelle.

Pour beaucoup de Tunisiens, la crainte ne vient plus uniquement des fortes températures, mais de la possibilité de revivre des journées étouffantes sans climatisation ni ventilation. Durant les dernières semaines, les délestages électriques ont alimenté un sentiment d’inquiétude, notamment dans les régions où les interruptions de courant sont intervenues en pleine période de canicule.

Forte pression exercée sur le réseau national

La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) avait expliqué que ces coupures tournantes étaient liées à la forte pression exercée sur le réseau national, provoquée notamment par la hausse exceptionnelle de la consommation électrique, en particulier avec l’utilisation massive des climatiseurs. L’entreprise avait précisé que ces interruptions visaient à préserver la stabilité du système électrique et éviter une rupture généralisée de l’approvisionnement.

Lire aussi : Tunisie – Délestage : Cet expert explique pourquoi la baisse des températures ne changera rien !

Mais alors que les températures avaient commencé à baisser après le pic de chaleur, les coupures n’ont pas totalement disparu, alimentant les interrogations des citoyens sur la capacité du réseau à répondre à la demande estivale. Plusieurs régions ont continué à connaître des interruptions ponctuelles annoncées par la STEG dans le cadre du maintien de l’équilibre du réseau.

Un été sous haute tension énergétique

Le prochain épisode de hausse des températures sera donc suivi avec attention. Le retour des fortes chaleurs pourrait entraîner une nouvelle augmentation de la consommation électrique, notamment durant les heures de pointe, lorsque les climatiseurs et équipements de refroidissement fonctionnent simultanément.

Au-delà de la météo, cette situation relance le débat sur la résilience du système énergétique tunisien face aux épisodes climatiques extrêmes, devenus plus fréquents et plus intenses. Pour les citoyens, chaque nouvelle alerte de chaleur est désormais accompagnée d’une autre question : le réseau électrique pourra-t-il tenir face au retour du mercure ?

La prochaine vague de chaleur constituera ainsi un nouveau test pour les capacités d’approvisionnement électrique du pays, après un mois de juillet particulièrement éprouvant marqué par des températures proches de 50 degrés dans certaines régions et une forte sollicitation des infrastructures.

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Tunisie – Algérie : Des acteurs politiques saluent les déclarations de Tebboune sur la sécurité nationale

Plusieurs acteurs politiques et représentants de la société civile tunisienne ont exprimé leur soutien aux récentes déclarations du président algérien Abdelmadjid Tebboune, dans lesquelles il a affirmé que la sécurité de la Tunisie constitue une composante de la sécurité nationale de l’Algérie.

Dans un communiqué commun signé par des personnalités politiques, parlementaires, militants associatifs et intellectuels, les signataires ont salué une position qu’ils considèrent comme une illustration de la profondeur des relations historiques et stratégiques entre Tunis et Alger.

Les liens dépassent le cadre de la simple relation de voisinage

Selon le document, les liens entre les deux pays dépassent le cadre de la simple relation de voisinage pour s’inscrire dans une logique de partenariat fondé sur une histoire commune, une proximité géographique et des intérêts partagés.

Les signataires ont également souligné que la Tunisie et l’Algérie font face à des défis sécuritaires similaires, notamment le terrorisme, la criminalité organisée, la contrebande et les risques liés aux tensions régionales. Ils estiment que le renforcement de la coordination bilatérale constitue une nécessité stratégique pour faire face à ces menaces.

Le communiqué insiste par ailleurs sur le fait que la coopération entre pays voisins ne remet pas en cause le principe de souveraineté nationale. Au contraire, elle représente, selon les signataires, un facteur permettant de renforcer la capacité des États à protéger leurs intérêts et à préserver leur stabilité.

Instrumentalisation politique

Les auteurs du texte ont toutefois mis en garde contre toute instrumentalisation politique des relations tuniso-algériennes, appelant à éviter que ces liens ne deviennent un sujet de confrontation dans les débats internes ou ne soient utilisés à des fins partisanes.

Ils ont réaffirmé leur attachement à la souveraineté de la Tunisie et à l’indépendance de sa décision nationale, tout en considérant que le développement du partenariat avec l’Algérie constitue un choix stratégique au service de la sécurité des deux peuples et de la stabilité régionale.

Lire aussi : L’Algérie durcit le ton : Tebboune met en garde contre toute déstabilisation de la Tunisie

Cette prise de position intervient dans un contexte régional marqué par une multiplication des défis sécuritaires et géopolitiques, qui pousse Tunis et Alger à maintenir un niveau élevé de coopération dans plusieurs domaines, notamment la sécurité, l’énergie et la gestion des frontières.

Liste des signataires :

  • Badreddine Gammoudi — député
  • Olfa Tabbane — militante politique, présidente de l’Organisation de la jeunesse arabe
  • Kamel Keraâni — député
  • Mohamed Ziad El Maher — député
  • Abdelkader Ammar — député
  • Bilal Mechri — député
  • Adnane Allouch — député
  • Sami Maâli — porte-parole de l’Organisation de la jeunesse arabe
  • Salah Daoudi — universitaire
  • Souheib Mezriqui — journaliste et analyste politique
  • Fathi Maâli — membre du Conseil national des régions et des districts
  • Ahlem Msar — comédienne et militante de la société civile
  • Hadhami Trabelsi — journaliste
  • Abdelkrim Ghabri — militant nationaliste unioniste
  • Zeïna Jaballah — députée
  • Nabil Hamdi — député
  • Youssef Belkacem — militant politique
  • Haïthem Zarrouk — militant politique
  • Wissam Abdelli — militant politique
  • Aymen Marzougui — député
  • Abdelatif Sghairi — militant nationaliste
  • Mohamed Bouziri Akremi — secrétaire général du Mouvement du Baas arabe socialiste
  • Mohamed Dhaw — député
  • Doha Salmi — députée
  • Mohamed Chaâbani — député
  • Mokhtar Abdelmaoula — député
  • Ibrahim Hussein — député
  • Ali Bouzouzia — député
  • Khaled Mabrouki — député
  • Aouatif Chniti — députée
  • Adel Boussalmi — député
  • Fatma Mseddi — députée
  • Mounem Rtibi — militant politique
  • Intissar Sliti — membre d’un conseil local
  • Mokhtar Khelil — militant politique et enseignant retraité
  • Othman Haj Amor — universitaire, secrétaire général du Parti du Baas arabe socialiste – Tunisie
  • Boubaker Yahia — député
  • Manal Bdida — députée
  • Thamer Mzoughi — député
  • Mohamed Kahlawi — secrétaire général du Parti national démocratique socialiste
  • Mohamed Chafroud — enseignant et militant politique
  • Siham Boughanmi — membre d’un conseil local
  • Nafti Houala — syndicaliste et militant nationaliste
  • Ahmed Dheib — membre d’un conseil local
  • Fatma Ben Hussein — membre d’un conseil local
  • Mounir Ferjallah — membre d’un conseil local
  • Rim Maâchaoui — députée
  • Aymen Zolfani — membre d’un conseil local
  • Walid Zarrougui — membre d’un conseil local
  • Kamel Sakri — écrivain
  • Fakhri Smaïti — syndicaliste et chercheur en pensée politique
  • Olfa Marouani — députée
  • Ahmed Koki — membre d’un conseil local
  • Mohamed Amine Mbareki — député
  • Rim Saâd — militante politique
  • Monder Marzouki — professeur universitaire
  • Sassi Alibi — journaliste et militant politique
  • Abdelhamid Mahfoudhi — expert militaire et conférencier en affaires internationales
  • Faouzi Aïchou — membre d’un conseil local
  • Zine El Abidine Trabelsi — membre d’un conseil local
  • Jalal Khadmi — député
  • Issam Chouchane — député
  • Sirine Bou Sandel — députée
  • Ezzeddine Taieb — député
  • Nazem Abdelli — militant politique
  • Hafez Nasri — cadre éducatif
  • Salem Ben Hamad — militant politique et défenseur des droits humains
  • Olfa Tissaoui — militante politique
  • Moez Troudi — artiste
  • Kheireddine Chebbi — poète
  • Beya Khmaissia — militante politique
  • Fathi Dassi — universitaire et militant nationaliste
  • Ahmed Aouri — militant politique
  • Ahmed Mahmoudi — expert géologue
  • Mohamed Chouikhi — membre d’un conseil local
  • Salah Salmi — député
  • Boutheina Ghanmi — députée
  • Abdel Salam Hamrouni — député
  • Habib Tissaoui — ancien secrétaire général régional de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT)
  • Monir Kachoukh — représentant du Parti populaire pour la liberté et le progrès
  • Abdelmalek Bouazizi — ingénieur et militant politique
  • Ramzi Asoudi — militant politique
  • Adel Cherni — militant politique
  • Moncef Bouzazi — militant politique
  • Rahal Jallali — avocat et militant politique et civil
  • Salah Ben Saïd — militant politique
  • Fayçal Abouda — expert judiciaire, militant politique et journaliste
  • Khamis Faleh — enseignant retraité et syndicaliste
  • Abderrahmane Ben Chaâbane — enseignant et militant politique
  • Khaled Nawes — syndicaliste et militant politique en France
  • Mohamed Hédi Hamda — journaliste
  • Mohamed Taha Akremi — réalisateur et scénariste
  • Mbarka Brahmi — Centre Mohamed Brahmi pour la justice et la paix
  • Saïda Chqair — membre du Conseil national des régions et des districts
  • Abdelmajid Cherad — Association tunisienne de la culture arabe – section de Zarzis
  • Tarek Saïdi — militant nationaliste arabe unioniste
  • Aymen Kallel — technicien comptable et formateur en développement personnel et compétences
  • Kamel Ben Latif — ancien syndicaliste et membre du mouvement Echaâb
  • Helmi Dkhil — membre d’un conseil local
  • Hassan Kassar — professeur universitaire
  • Abdelrazak Salmi — membre d’un conseil local
  • Seifeddine Jouadi — membre d’un conseil local
  • Adnane Brahmi — citoyen, militant politique indépendant
  • Abderrahmane Mustapha Brahmi — écrivain et militant politique

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Gaza : Le Hamas prêt à déposer les armes après un accord annoncé par Trump

Le Hamas a annoncé vendredi avoir accepté un accord de principe prévoyant un processus de désarmement progressif dans la bande de Gaza, dans le cadre d’un plan plus large visant à mettre fin à la guerre avec Israël. Cette évolution intervient après l’annonce du président américain Donald Trump, qui a présenté cet accord comme une étape majeure vers un règlement du conflit.

Selon les premiers éléments rendus publics, le plan prévoit un désarmement échelonné du mouvement palestinien et des autres groupes armés, parallèlement à un retrait progressif de l’armée israélienne de la bande de Gaza. Il comprend également le démantèlement des tunnels, la mise en place d’une administration palestinienne technocratique et le déploiement d’un mécanisme international chargé de superviser la transition et la reconstruction du territoire.

Accord assorti de plusieurs conditions

Toutefois, le Hamas a tenu à préciser que son accord est assorti de plusieurs conditions. Le mouvement affirme que le désarmement ne pourra intervenir qu’en contrepartie d’un retrait israélien effectif, d’un cessez-le-feu durable et d’une augmentation de l’aide humanitaire destinée à Gaza. Il souligne également que le processus devra être mis en œuvre de manière progressive et vérifiable.

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De son côté, Israël n’a pas encore officiellement validé le plan. Les autorités israéliennes restent prudentes et continuent d’exiger le désarmement complet du Hamas avant toute avancée décisive vers un règlement politique.

De nombreuses incertitudes subsistent

Malgré cette annonce, de nombreuses incertitudes subsistent quant à la mise en œuvre de l’accord. Les modalités du désarmement, son calendrier précis ainsi que les mécanismes internationaux de contrôle devront encore faire l’objet de négociations, alors que les combats et les tensions persistent sur le terrain.

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Tunisie : Face au tapage nocturne, une municipalité prend une décision inédite contre les motos bruyantes

Face aux plaintes des habitants liées aux nuisances sonores et aux comportements dangereux de certains conducteurs, la municipalité de Menzel Jemil à Bizerte a décidé de renforcer les restrictions de circulation pendant la période estivale. Une interdiction nocturne vise notamment les quads et les motos non conformes sur deux grandes avenues de la ville.

La municipalité de Menzel Jemil, dans le gouvernorat de Bizerte, a adopté une nouvelle mesure destinée à lutter contre le tapage nocturne et à améliorer la sécurité routière durant la saison estivale.

Dans un arrêté municipal portant le numéro 175/2026, signé le 29 juillet 2026 par le chargé de la gestion des affaires de la commune, Mohamed Guesmi, les autorités locales ont annoncé l’interdiction de circulation de certains engins motorisés pendant la nuit.

Quads et motos sans silencieux dans le viseur

La décision concerne principalement les quads ainsi que les motos à deux roues qui ne disposent pas d’un pot d’échappement homologué ou dont le système de réduction du bruit est absent ou défectueux.

La municipalité justifie cette mesure par la multiplication des réclamations des citoyens dénonçant les nuisances sonores provoquées par certains véhicules, particulièrement durant les soirées d’été, ainsi que par les risques liés aux comportements dangereux sur la voie publique.

Deux grandes avenues concernées

L’interdiction porte sur deux axes majeurs de Menzel Jemil : l’avenue Habib Bourguiba et l’avenue du 17 Décembre. Le périmètre concerné s’étend notamment du rond-point de l’Horloge jusqu’au rond-point du Monument des agents de la propreté.

La circulation des véhicules ciblés y est interdite chaque nuit de 20h00 à 04h00 du matin.

Selon l’arrêté municipal, ces restrictions sont appliquées depuis le 1er juillet 2026 et resteront en vigueur jusqu’au 15 septembre prochain. Le contrôle de l’application de cette décision sera assuré en coordination avec les services municipaux, la brigade de la circulation de Bizerte ainsi que le chef du poste de sécurité nationale de Menzel Jemil.

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Les contrevenants s’exposent à des sanctions conformément à la réglementation en vigueur.

À travers cette décision, la municipalité entend préserver la tranquillité des habitants, notamment durant les nuits d’été, tout en limitant les risques d’accidents liés à l’usage de véhicules motorisés non conformes dans les zones urbaines très fréquentées.

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Franco Baresi, légende éternelle de l’AC Milan et du football italien, est décédé

Le football mondial est en deuil. Franco Baresi, figure emblématique de l’AC Milan et l’un des plus grands défenseurs de l’histoire, est décédé ce vendredi 31 juillet 2026 à l’âge de 66 ans. L’annonce a été faite par l’AC Milan, mettant fin à plusieurs jours d’inquiétude autour de l’état de santé de son ancien capitaine.

Quelques heures après avoir demandé le respect de la vie privée de l’ancien international italien en raison d’une situation médicale jugée « délicate », le club lombard a confirmé la disparition de celui qui restera à jamais l’un de ses plus grands symboles.

« L’histoire de l’AC Milan est en larmes pour la disparition de Franco Baresi. Son exemple restera à jamais, comme son numéro 6, partie intégrante et fondamentale de l’histoire et de l’ADN du club », a écrit le club dans un communiqué empreint d’émotion.

Une carrière entièrement dédiée à l’AC Milan

Né le 8 mai 1960 à Travagliato, près de Brescia, Franco Baresi a consacré toute sa carrière professionnelle à l’AC Milan. Arrivé au club dès son adolescence, il fait ses débuts en équipe première en 1977 et ne quittera jamais les Rossoneri jusqu’à sa retraite en 1997.

En vingt saisons sous le même maillot, il dispute 719 rencontres officielles, devenant l’un des joueurs les plus emblématiques de l’histoire du club. Capitaine pendant près de quinze ans, il incarne le renouveau du Milan qui domine le football européen à la fin des années 1980 et au début des années 1990 sous la direction d’Arrigo Sacchi puis de Fabio Capello.

Son palmarès est exceptionnel : six titres de champion d’Italie, trois Coupes d’Europe des clubs champions (1989, 1990 et 1994), deux Coupes intercontinentales, trois Supercoupes d’Europe et quatre Supercoupes d’Italie.

Un défenseur qui a révolutionné son poste

Considéré comme l’un des meilleurs libéros de tous les temps, Franco Baresi a marqué l’histoire par son intelligence tactique, son anticipation, sa qualité de relance et son leadership. Plus qu’un simple défenseur, il était le véritable chef d’orchestre de l’arrière-garde milanaise.

Son influence dépasse largement les trophées remportés. Son style de jeu a inspiré plusieurs générations de défenseurs, dont Paolo Maldini, Alessandro Nesta ou encore Fabio Cannavaro, qui ont souvent cité Baresi parmi leurs principales références.

Une légende de la Squadra Azzurra

Avec la sélection italienne, Franco Baresi compte 81 sélections entre 1982 et 1994. Il remporte la Coupe du monde en Espagne en 1982, même s’il joue peu durant le tournoi.

Douze ans plus tard, il conduit l’Italie jusqu’à la finale de la Coupe du monde 1994 aux États-Unis. Blessé dès le début de la compétition, il revient de manière spectaculaire pour disputer la finale face au Brésil, livrant une prestation saluée comme l’une des plus courageuses de sa carrière. Les Italiens s’inclinent finalement lors de la séance de tirs au but.

Un numéro 6 retiré pour l’éternité

Après sa retraite sportive, l’AC Milan prend une décision rarissime : retirer définitivement son numéro 6 en hommage à son immense carrière. Ce numéro devait uniquement être réattribué à un membre de la famille Baresi si l’un de ses descendants venait un jour à porter les couleurs du club.

Resté très proche de l’institution milanaise, Franco Baresi occupait ces dernières années des fonctions de dirigeant et d’ambassadeur du club, continuant de représenter les valeurs qui ont fait sa réputation : humilité, fidélité, discipline et élégance.

Un héritage qui dépasse les générations

La disparition de Franco Baresi marque la fin d’une époque pour le football italien. Figure incontournable de la grande génération du Milan des années 1980 et 1990, il restera comme l’un des plus grands défenseurs de tous les temps et l’incarnation d’une fidélité devenue rare dans le football moderne.

Son nom demeure indissociable de l’histoire de l’AC Milan, dont il restera à jamais l’un des plus prestigieux capitaines, et de celle du football mondial, où son héritage continuera d’inspirer les générations futures.

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Ceuta fait vaciller Schengen : Meloni menace l’Espagne

Face à l’afflux massif de migrants à Ceuta, Giorgia Meloni menace de rétablir les contrôles aux frontières avec l’Espagne. Retour sur une crise migratoire qui ravive les tensions au sein de l’Union européenne.

La crise migratoire qui secoue l’enclave espagnole de Ceuta a franchi un nouveau cap politique. Alors que des milliers de migrants sont arrivés en quelques jours dans cette enclave espagnole située sur la côte marocaine, la présidente du Conseil italien, Giorgia Meloni, a menacé de suspendre l’application de l’espace Schengen avec l’Espagne, estimant que la situation constitue un risque pour la sécurité européenne.

Cette prise de position a immédiatement provoqué une vive réaction de Madrid, ouvrant une nouvelle crise diplomatique entre deux États membres de l’Union européenne.

Une arrivée massive de migrants en quelques jours

Depuis plusieurs jours, Ceuta fait face à un afflux inédit de migrants en provenance du Maroc. Selon les autorités locales, plus de 1.500 personnes sont parvenues à rejoindre l’enclave espagnole, principalement à la nage ou en contournant les dispositifs de sécurité. Les centres d’accueil sont désormais saturés et les autorités locales parlent d’une situation d’urgence absolue. Au moins neuf personnes auraient perdu la vie lors des tentatives de traversée.

Face à cette pression migratoire, le gouvernement espagnol a décidé de déployer l’armée en renfort de la Garde civile afin de sécuriser la frontière et de rétablir le contrôle de la situation. Le ministre espagnol de l’Intérieur s’est rendu sur place pour coordonner les opérations.

Meloni hausse le ton

Estimant que cette crise pourrait avoir des répercussions sur l’ensemble de l’espace européen, Giorgia Meloni a évoqué la possibilité de rétablir les contrôles aux frontières entre l’Italie et l’Espagne, voire de suspendre les règles de libre circulation de Schengen à l’égard de Madrid.

La cheffe du gouvernement italien considère que l’immigration irrégulière constitue une menace pour la sécurité de l’Union européenne et reproche à l’Espagne une politique migratoire jugée trop permissive. Son ministre des Affaires étrangères, Antonio Tajani, ainsi que Matteo Salvini, ont soutenu cette ligne dure.

Lire aussi : Ceuta : Des milliers de migrants franchissent la frontière depuis le Maroc, l’Espagne en état d’alerte

Même si une telle suspension ne peut être décidée unilatéralement par Rome, cette déclaration traduit l’extrême tension qui entoure désormais la gestion des frontières extérieures de l’Union.

Madrid dénonce un manque de solidarité

La réaction espagnole n’a pas tardé. Le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares, a convoqué l’ambassadeur d’Italie pour protester contre des déclarations qualifiées de « démagogie partisane ».

Le gouvernement espagnol affirme que la crise est exploitée par les réseaux de passeurs et rappelle que les autorités marocaines et espagnoles travaillent conjointement à accélérer les retours des migrants en situation irrégulière. Madrid rejette également les accusations selon lesquelles une récente régularisation d’étrangers serait à l’origine de cette vague migratoire.

Le Maroc au cœur de l’équation

Comme lors de la crise de Ceuta en 2021, plusieurs observateurs s’interrogent sur le rôle joué par Rabat. Des analystes estiment que les autorités marocaines auraient relâché les contrôles frontaliers, tandis que d’autres privilégient l’hypothèse d’un appel d’air créé par une récente décision de justice espagnole limitant certains renvois automatiques de migrants arrivés par voie maritime.

Aucune preuve officielle ne permet toutefois, à ce stade, d’attribuer directement cette nouvelle vague migratoire à une décision des autorités marocaines.

Une crise qui rappelle le précédent de 2021

Les images diffusées ces derniers jours rappellent fortement celles de mai 2021, lorsque près de 8.000 personnes avaient franchi la frontière de Ceuta en moins de 48 heures dans un contexte de fortes tensions diplomatiques entre Rabat et Madrid.

Cinq ans plus tard, cette nouvelle crise montre que Ceuta demeure l’un des principaux points de pression migratoire entre l’Afrique et l’Union européenne. Au-delà de la gestion humanitaire immédiate, elle ravive les divisions européennes sur la politique migratoire, le contrôle des frontières extérieures et la solidarité entre États membres.

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Tunisie : Attention aux faux SMS de contraventions, une nouvelle vague d’arnaques numériques

Une nouvelle campagne d’escroquerie numérique vise les utilisateurs de téléphones mobiles en Tunisie. L’Agence nationale de la sécurité cybernétique (ANCS) a lancé, jeudi 30 juillet, une alerte concernant la propagation de messages courts frauduleux envoyés depuis des numéros étrangers, prétendant informer les destinataires de l’existence d’amendes ou de contraventions routières impayées.

Selon l’agence, ces messages utilisent un procédé classique de « phishing » (hameçonnage), une technique qui consiste à usurper l’identité d’une administration ou d’un organisme reconnu afin de pousser la victime à communiquer des informations sensibles.

Les SMS en question contiennent généralement un lien électronique invitant l’utilisateur à consulter une prétendue plateforme officielle pour régler une infraction ou vérifier une situation administrative. En réalité, ces liens redirigent vers des sites frauduleux conçus pour récupérer les données personnelles, les informations bancaires ou les identifiants des utilisateurs.

Une méthode d’escroquerie de plus en plus sophistiquée

Cette nouvelle alerte illustre l’évolution des cybermenaces visant le grand public. Les fraudeurs ne se contentent plus d’envoyer des messages manifestement suspects : ils exploitent désormais des sujets liés aux démarches administratives, aux services publics ou aux obligations financières pour créer un sentiment d’urgence chez les victimes.

L’utilisation des contraventions routières comme prétexte répond à une stratégie bien connue des cybercriminels. En évoquant une dette ou une sanction à régler rapidement, ils cherchent à pousser l’utilisateur à agir sans prendre le temps de vérifier l’authenticité du message.

L’ANCS rappelle que les citoyens doivent éviter de cliquer sur des liens reçus par SMS provenant de sources inconnues, particulièrement lorsqu’ils sont envoyés depuis des numéros étrangers. Aucun renseignement personnel ou bancaire ne doit être communiqué via des plateformes dont l’origine n’est pas clairement identifiée.

Comment reconnaître un faux site administratif ?

L’agence souligne un élément essentiel pour distinguer les plateformes officielles des sites frauduleux : les sites institutionnels tunisiens utilisent exclusivement le domaine national « .tn ».

Lire aussi : Phishing bancaire : Après walletedinar.com, une nouvelle alerte de l’ANCS en Tunisie

Avant de saisir une quelconque donnée personnelle, les utilisateurs sont invités à vérifier attentivement l’adresse du site consulté, son nom de domaine et les éventuelles anomalies dans son apparence ou son contenu.

Les administrations publiques ne demandent généralement pas aux citoyens de fournir des informations bancaires sensibles par SMS ou via des liens reçus spontanément.

Une menace qui accompagne la généralisation des services numériques

Avec la multiplication des services administratifs en ligne, le risque d’usurpation numérique devient un enjeu majeur de cybersécurité. Les citoyens sont de plus en plus exposés à des tentatives visant à exploiter leurs habitudes numériques et leur confiance envers les institutions.

En Tunisie, comme dans plusieurs pays, les campagnes de sensibilisation se multiplient pour rappeler que la sécurité numérique repose autant sur les dispositifs techniques que sur la vigilance des utilisateurs.

Face à cette nouvelle vague de phishing, l’ANCS recommande de ne pas répondre aux messages suspects, de supprimer les SMS douteux et de signaler toute tentative d’escroquerie aux autorités compétentes.

Le réflexe essentiel reste simple : un message inattendu demandant une action urgente, un paiement ou des informations personnelles doit toujours être considéré avec prudence et vérifié auprès des canaux officiels.

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Tunisie : Plus de 100 climatiseurs saisis à Bizerte, la lutte contre les appareils illégaux s’intensifie en pleine crise énergétique

Alors que la Tunisie fait face à une pression sans précédent sur son réseau électrique en raison des fortes chaleurs estivales, les autorités intensifient les contrôles contre les équipements électroménagers commercialisés en dehors des circuits légaux. Une vaste opération menée ce jeudi 30 juillet dans le gouvernorat de Bizerte s’est soldée par la saisie de plus de 100 climatiseurs destinés à un usage domestique.

Cette campagne régionale, organisée dans l’ensemble des délégations du gouvernorat, s’inscrit dans le cadre de la campagne nationale de protection du consommateur et de maîtrise de la consommation énergétique, alors que les climatiseurs figurent parmi les principaux facteurs de hausse de la demande d’électricité durant l’été.

Saisie de plus d’une centaine de climatiseurs

Selon le directeur régional du Commerce à Bizerte, Sadok Laham, plus de quinze équipes de contrôle ont été mobilisées dans cette opération conjointe. Les agents ont procédé à la saisie de plus d’une centaine de climatiseurs, tout en dressant plusieurs procès-verbaux pour infractions économiques et douanières, ainsi que des avertissements à l’encontre de commerçants en infraction.

Les autorités expliquent que les appareils concernés proviennent des circuits parallèles et ne répondent pas aux exigences techniques et réglementaires en vigueur. Outre leur caractère illégal, ils sont accusés de présenter une faible efficacité énergétique et de contribuer à une consommation excessive d’électricité, aggravant ainsi les contraintes qui pèsent sur le réseau national.

Lire aussi : Réseau électrique : Les compteurs intelligents, une réponse aux coupures de courant ?

Cette opération intervient dans un contexte particulièrement sensible. Depuis plusieurs semaines, la Tunisie connaît des températures exceptionnellement élevées, entraînant des pics historiques de consommation électrique. La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) a récemment indiqué que la demande avait atteint des niveaux record, dépassant pour la première fois le seuil des 6.000 MW, tout en appelant les citoyens à rationaliser leur consommation, notamment pendant les heures de pointe.

Face à cette situation, les pouvoirs publics multiplient les mesures visant à réduire les consommations inutiles. En parallèle des campagnes de sensibilisation, les services de contrôle renforcent la surveillance du marché afin d’écarter les équipements les plus énergivores ou ne respectant pas les normes d’efficacité énergétique.

Un enjeu économique

La lutte contre le commerce parallèle constitue également un enjeu économique. Les appareils introduits illégalement échappent aux contrôles de conformité, aux taxes et aux garanties imposées aux produits distribués dans les circuits officiels, créant une concurrence déloyale pour les importateurs et distributeurs agréés tout en exposant les consommateurs à des risques techniques.

Les autorités de Bizerte ont précisé que ces opérations de contrôle se poursuivront dans l’ensemble des délégations du gouvernorat et s’inscrivent dans une stratégie nationale visant à protéger les consommateurs, lutter contre le commerce informel et préserver la stabilité du réseau électrique durant la période de forte consommation estivale.

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La Tunisie veut mieux orienter l’épargne de la diaspora vers l’investissement productif

Les transferts des Tunisiens résidant à l’étranger (TRE) constituent l’une des principales sources de devises du pays. Mais au-delà de leur rôle dans le soutien à la consommation des ménages, les autorités souhaitent désormais en faire un véritable levier de développement économique. C’est dans cette optique que la directrice générale de la Caisse des dépôts et consignations (CDC), Najia Gharbi, a plaidé pour la mise en place de mécanismes financiers innovants permettant d’orienter davantage ces flux vers des investissements à forte valeur ajoutée.

Intervenant mercredi à Tunis lors des Journées régionales des Tunisiens résidant à l’étranger, organisées par l’Office des Tunisiens à l’étranger (OTE), la responsable a estimé qu’il était essentiel de transformer ces transferts financiers en moteurs de développement durable, capables de créer des emplois et de générer un impact économique dans les différentes régions du pays.

Mise en place d’une offre financière plus adaptée

Selon elle, cette évolution passe par la mise en place d’une offre financière plus adaptée aux attentes de la diaspora, reposant sur des solutions d’investissement transparentes, sécurisées et accessibles, ainsi que sur une meilleure coordination entre les acteurs publics et privés.

La directrice générale de la CDC a rappelé que l’institution joue un rôle d’investisseur public chargé de mobiliser les ressources au service du développement durable et de la réduction des disparités régionales. Elle a notamment mis en avant le programme « Watani », développé en partenariat avec l’Agence française de développement (AFD) et Expertise France.

Lire aussi : Études à l’étranger : Les transferts des Tunisiens bondissent de près de 30% en un an

Ce programme vise à renforcer la contribution des Tunisiens établis à l’étranger au développement local en facilitant leur accès à l’information, en accompagnant les porteurs de projets et en soutenant des initiatives entrepreneuriales à fort impact.

Cette orientation s’inscrit dans une stratégie plus large visant à mieux valoriser le potentiel économique de la diaspora tunisienne. Chaque année, les transferts des TRE représentent plusieurs milliards de dinars et constituent l’une des premières sources de recettes en devises du pays, devant plusieurs secteurs exportateurs. Les autorités cherchent désormais à accroître la part de ces ressources consacrée à l’investissement productif, notamment dans les régions de l’intérieur, afin de soutenir la création d’entreprises et le développement territorial.

Quatre rencontres régionales

Les déclarations de Najia Gharbi sont intervenues dans le cadre d’une série de quatre rencontres régionales consacrées à l’investissement des Tunisiens résidant à l’étranger. Après une première étape à Tataouine le 23 juillet, puis une rencontre organisée à Tunis le 29 juillet, le programme se poursuivra à Bizerte le 4 août avant de s’achever à Kairouan le 6 août 2026.

À travers ces rencontres, l’Office des Tunisiens à l’étranger entend encourager les membres de la diaspora à concrétiser leurs projets d’investissement dans les différentes régions du pays, avec l’objectif de favoriser une croissance plus équilibrée et un développement économique durable.

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Ceuta : Des milliers de migrants franchissent la frontière depuis le Maroc, l’Espagne en état d’alerte

Une nouvelle vague migratoire d’une ampleur exceptionnelle a frappé, ce jeudi 30 juillet, l’enclave espagnole de Ceuta (Sebta), où plusieurs milliers de personnes sont parvenues à franchir la frontière depuis le Maroc en quelques heures. Les autorités locales parlent d’une situation de « chaos » et réclament des moyens d’urgence, tandis que Madrid tente de contenir la crise en coordination avec Rabat.

Selon les premiers bilans rapportés par les médias espagnols et les agences de presse, entre 2.000 et 3.000 migrants auraient pénétré dans l’enclave, principalement en contournant les digues de Tarajal à la nage ou en franchissant les dispositifs frontaliers. Les centres d’accueil de Ceuta sont désormais saturés, poussant les autorités de la ville autonome à demander un renfort immédiat des forces de sécurité et des moyens supplémentaires.

Appel au gouvernement espagnol à réagir

Le président de Ceuta, Juan Jesús Vivas, a appelé le gouvernement espagnol à réagir rapidement face à ce qu’il qualifie de crise sans précédent depuis les événements de mai 2021, lorsque près de 10.000 personnes avaient rejoint l’enclave en deux jours dans un contexte de fortes tensions diplomatiques entre Madrid et Rabat.

Le ministère espagnol de l’Intérieur a indiqué travailler en étroite coordination avec les autorités marocaines afin de contenir les nouveaux départs et de procéder au retour des personnes entrées irrégulièrement. Madrid affirme que des réseaux de passeurs exploitent les récentes évolutions judiciaires en Espagne pour encourager ces traversées clandestines.

Lire aussi : Sánchez à Alger : Pourquoi cette visite concerne aussi la Tunisie

Cette fois, le contexte diplomatique est pourtant différent. Les relations entre le Maroc et l’Espagne sont officiellement au beau fixe depuis le rapprochement engagé en 2022 et les deux pays affirment coopérer étroitement dans la lutte contre l’immigration irrégulière. Le ministère espagnol de l’Intérieur a d’ailleurs indiqué travailler avec les autorités marocaines afin de stopper les nouveaux passages et d’organiser le retour des migrants en situation irrégulière.

Visite officielle du président du gouvernement espagnol à Alger

Cette poussée migratoire intervient toutefois quelques jours seulement après la visite officielle du président du gouvernement espagnol Pedro Sánchez à Alger, le 20 juillet, qui a marqué la relance des relations entre l’Espagne et l’Algérie après plusieurs années de crise diplomatique. À cette occasion, les deux pays ont annoncé l’ouverture d’une nouvelle phase de coopération et la tenue d’un sommet bilatéral de haut niveau à l’automne.

Plusieurs observateurs espagnols soulignent la concomitance entre cette visite et l’accélération des arrivées à Ceuta, rappelant que les questions migratoires sont souvent étroitement liées aux équilibres diplomatiques en Méditerranée occidentale. Toutefois, aucune autorité espagnole ou marocaine n’a établi, à ce stade, un lien entre le rapprochement Madrid-Alger et les événements de Ceuta. Les causes exactes de cette vague migratoire demeurent donc inconnues.

Parallèlement, plusieurs responsables espagnols évoquent d’autres facteurs susceptibles d’avoir favorisé cette hausse des traversées, notamment une récente décision de la Cour suprême espagnole limitant les refoulements immédiats en mer ainsi que l’action des réseaux de passeurs qui auraient exploité cette évolution juridique pour encourager les départs. Cette analyse est toutefois contestée par certaines organisations humanitaires, qui estiment qu’aucun élément ne permet encore d’expliquer l’ampleur du phénomène.

Cette nouvelle crise rappelle que Ceuta et Melilla, seules frontières terrestres entre l’Union européenne et l’Afrique, demeurent particulièrement sensibles aux évolutions géopolitiques et migratoires de la région. Malgré l’amélioration affichée des relations entre Rabat et Madrid, les événements de ce jeudi montrent que la pression migratoire reste un enjeu majeur pour les deux pays.

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Tunisie : Le lourd remboursement qui pesait sur les finances extérieures est soldé

La Tunisie a honoré une nouvelle échéance majeure de sa dette extérieure. La Banque centrale de Tunisie (BCT) a confirmé que l’État a procédé, en juillet 2026, au remboursement d’un emprunt obligataire international d’un montant de 700 millions d’euros, arrivé à échéance dans les délais prévus.

À la suite de cette opération, les avoirs nets en devises se sont établis à 23,4 milliards de dinars, représentant une couverture de 92 jours d’importation au 28 juillet 2026, selon les données communiquées par l’institution d’émission.

Ce remboursement était largement anticipé. Quelques semaines auparavant, des analystes avaient indiqué que cette échéance concernait un emprunt contracté sur les marchés internationaux en 2019 et que son remboursement constituait une étape importante dans la gestion de la dette extérieure tunisienne.

Un remboursement préparé depuis plusieurs mois

L’échéance de 700 millions d’euros figurait parmi les principales sorties en devises prévues pour l’année 2026. Avant son règlement, les réserves de change tunisiennes s’élevaient à environ 24,5 milliards de dinars, soit 97 jours d’importation au début du mois de juillet.

Le paiement a entraîné une baisse mécanique des réserves en devises. Selon des données publiées après l’opération, les avoirs extérieurs ont diminué d’environ 2,5 milliards de dinars, faisant passer la couverture des importations de 101 à 92 jours. Cette évolution est principalement liée au règlement du principal de l’emprunt et des charges associées.

Lire aussi : Moody’s confirme la note de la Tunisie tout en pointant une dette et des finances publiques sous pression

Pour la Banque centrale, cette opération démontre toutefois la capacité de la Tunisie à respecter ses engagements financiers internationaux, malgré un contexte marqué par des pressions importantes sur les équilibres extérieurs.

La dette extérieure au centre des enjeux économiques

Le remboursement de cet emprunt intervient dans une période où la Tunisie cherche à réduire sa dépendance aux financements extérieurs et à préserver ses réserves en devises. La Banque centrale insiste désormais sur plusieurs priorités : renforcer les entrées de devises, réduire durablement le déficit énergétique et mobiliser des ressources extérieures dans des conditions favorables.

La question énergétique constitue notamment un facteur déterminant pour les finances extérieures du pays. La facture énergétique représente une importante sortie de devises, notamment en raison des importations d’hydrocarbures, ce qui explique l’accent mis par les autorités monétaires sur la nécessité d’une réduction structurelle du déficit énergétique.

La Tunisie continue également de compter sur ses principales sources de devises, notamment les recettes touristiques, les transferts des Tunisiens résidant à l’étranger et les exportations. Au 3 juillet 2026, les transferts des Tunisiens à l’étranger avaient atteint 4,4 milliards de dinars, tandis que les recettes touristiques s’établissaient à 3,35 milliards de dinars à fin juin.

Pas de nouvelle annonce sur un emprunt international similaire

Contrairement aux années précédentes, aucune annonce officielle récente ne fait état d’une nouvelle émission obligataire internationale comparable à celle remboursée en juillet 2026. La stratégie affichée semble davantage orientée vers la gestion des engagements existants, l’amélioration des ressources propres en devises et la recherche de financements extérieurs dans des conditions jugées soutenables.

La Tunisie dispose encore d’un historique d’émissions sur les marchés financiers internationaux, suivies par le ministère des Finances dans le cadre de la gestion de la dette publique extérieure.

Si le remboursement de cette échéance constitue un signal positif sur la capacité du pays à honorer ses engagements, le maintien d’un niveau confortable de réserves demeure un défi majeur, dans un contexte où les besoins en devises restent élevés et où l’économie tunisienne doit financer ses importations tout en maîtrisant ses équilibres financiers.

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Pourquoi le moment serait-il opportun pour acheter de l’or en Tunisie ?

Après plusieurs années de hausse des prix, le marché de l’or en Tunisie semble connaître une phase de stabilisation qui pourrait représenter une opportunité pour les consommateurs. Le président de la Chambre syndicale nationale des commerçants de l’or, Hatem Ben Youssef, estime que la période actuelle constitue « le moment le plus opportun » pour acheter de l’or, les prix ayant enregistré une baisse significative par rapport aux niveaux atteints auparavant.

Invité sur les ondes de Diwan FM, le responsable professionnel a indiqué que les cours actuels se sont stabilisés et qu’une nouvelle baisse importante n’est pas attendue à court terme. Selon lui, le marché a atteint un niveau qui pourrait inciter les particuliers à passer à l’achat, notamment ceux qui préparent un mariage ou souhaitent placer leur épargne dans une valeur considérée comme refuge.

Des prix en baisse par rapport aux années précédentes

Hatem Ben Youssef a précisé que le prix de référence de l’or 18 carats, reconnu par la Banque centrale de Tunisie, s’établit actuellement autour de 285 dinars le gramme. Dans les commerces, le consommateur peut acquérir de l’or à des prix oscillant généralement entre 340 et 370 dinars le gramme.

Ces niveaux restent toutefois nettement inférieurs à ceux observés lors des périodes de forte tension sur le marché, lorsque le prix du gramme avait dépassé les 500 dinars, selon le président de la Chambre syndicale.

Cette évolution s’explique notamment par les fluctuations internationales du cours de l’or, mais aussi par les conditions spécifiques du marché tunisien, marqué par la demande, les coûts de fabrication et la présence d’un important circuit parallèle.

Un marché partagé entre trois catégories d’or

Le secteur de l’or en Tunisie fonctionne actuellement autour de trois catégories principales de produits, selon Hatem Ben Youssef.

La première concerne l’or portant le poinçon officiel, c’est-à-dire les bijoux conformes aux normes réglementaires et contrôlés par les autorités compétentes. Il s’agit de l’or destiné principalement à la vente dans les bijouteries officielles.

La deuxième catégorie est celle de l’or ne portant pas de poinçon, appelé communément « or cassé ». Ce métal précieux provient notamment du recyclage de bijoux anciens appartenant aux particuliers, mais aussi de certaines acquisitions réalisées auprès de Tunisiens résidant à l’étranger, de visiteurs algériens ou libyens, ainsi que de pèlerins revenant de La Mecque.

La troisième catégorie, qui constitue une source de préoccupation majeure pour les professionnels, est l’or issu de la contrebande. Ce commerce parallèle échappe au contrôle officiel et prive l’État de recettes fiscales tout en favorisant une concurrence déloyale pour les commerçants respectant les règles.

La réouverture du Bureau de garantie au cœur des revendications

Face à ces difficultés, le président de la Chambre syndicale a appelé les autorités, notamment le ministère des Finances, à accélérer la réouverture du « Bureau de garantie » (Dar Ettabaa), actuellement fermé.

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Selon lui, la remise en activité de ce laboratoire de contrôle permettrait de mieux encadrer le marché, de lutter contre les circuits illégaux et de renforcer les recettes publiques issues des taxes. Elle pourrait également contribuer à une meilleure régulation des prix et à une baisse des coûts pour les consommateurs.

Pour les professionnels, la réorganisation du secteur passe donc par un retour à un contrôle institutionnel efficace, capable de distinguer clairement l’or conforme aux normes des produits provenant de circuits non réglementés.

L’or, toujours considéré comme une valeur refuge

Malgré les fluctuations du marché, Hatem Ben Youssef rappelle que l’or conserve son statut de valeur refuge, particulièrement dans les périodes d’incertitude économique. Contrairement à d’autres placements, il garde une valeur intrinsèque sur le long terme et reste fortement ancré dans les habitudes d’épargne des Tunisiens.

Il conseille ainsi aux personnes qui envisagent un achat, notamment les futurs mariés, de profiter de la période actuelle. Selon lui, il est possible d’acquérir des pièces de bijouterie avec des budgets débutant autour de 5 000 dinars.

Une opportunité qui dépendra toutefois de l’évolution du marché international de l’or et de la capacité des autorités tunisiennes à mieux organiser un secteur confronté depuis plusieurs années au poids de l’économie parallèle.

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Les tickets restaurant passent au numérique en Tunisie : Ce qui va changer dans les grandes surfaces

Les tickets restaurant en Tunisie amorcent une nouvelle étape de leur évolution avec l’introduction de cartes numériques destinées à remplacer progressivement les traditionnels carnets de tickets en papier. Une transition qui vise à simplifier les paiements tout en préservant les avantages accordés aux bénéficiaires.

Lors de son intervention sur les ondes de Jawhara FM, Hédi Bekour, président de la Chambre des propriétaires des grandes surfaces commerciales, a annoncé le lancement de ce nouveau dispositif, qui devrait être progressivement adopté par les enseignes et les commerces partenaires.

Une carte numérique en remplacement des tickets papier

Selon Hédi Bekour, les tickets restaurant seront désormais disponibles sous forme de cartes électroniques, fonctionnant sur un principe similaire aux cartes de paiement prépayées. Cette solution permettra aux salariés de régler leurs achats ou leurs repas sans avoir à utiliser les traditionnels coupons papier.

Cette dématérialisation s’inscrit dans une tendance déjà observée dans plusieurs pays, où les émetteurs de tickets restaurant ont progressivement remplacé les carnets papier par des cartes ou des applications mobiles. Ce système facilite la gestion des soldes, réduit les coûts d’impression et limite les risques de perte ou de fraude.

Une valeur conservée à 100 %

Le principal changement annoncé concerne le montant effectivement utilisé par le bénéficiaire. Hédi Bekour a précisé que les nouvelles cartes numériques seront créditées de leur valeur intégrale, sans application de la retenue de 10 % actuellement pratiquée. Les détenteurs pourront ainsi utiliser la totalité du montant chargé sur leur carte.

Le responsable a indiqué que ce principe sera identique à celui actuellement appliqué aux tickets restaurant papier, dont la valeur faciale reste entièrement utilisable par le salarié.

À quoi correspond la retenue de 10 % ?

Le président de la Chambre des grandes surfaces a également apporté des précisions sur la commission de 10 % souvent évoquée dans le fonctionnement des tickets restaurant.

Selon lui, cette retenue est principalement destinée aux restaurants partenaires, tandis que les grandes surfaces commerciales ne perçoivent qu’environ 1 % de cette commission. Le reste couvre notamment les différentes charges et taxes liées au système ainsi que les coûts supportés par les sociétés émettrices.

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Ces précisions interviennent alors que plusieurs consommateurs s’interrogent sur le fonctionnement financier de ce dispositif et sur la répartition des commissions entre les différents intervenants.

Une évolution vers la digitalisation des moyens de paiement

L’arrivée des cartes numériques s’inscrit dans un mouvement plus large de digitalisation des moyens de paiement en Tunisie. Les solutions de paiement électronique connaissent un développement progressif, encouragé par la modernisation des services financiers et commerciaux.

Pour les commerçants, cette évolution devrait également simplifier la gestion des encaissements, réduire les manipulations de tickets papier et accélérer les opérations de remboursement auprès des organismes émetteurs.

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