Lese-Ansicht

Vers un protocole national de prise en charge des victimes de violences sexuelles : de l’accueil au suivi psychologique

L’Unité médico-judiciaire (Injed) de l’hôpital Charles Nicolle a organisé, les 18 et 19 juin 2026, un séminaire international placé sous le thème : «Vers une réponse médico-légale et psychologique harmonisée aux violences sexuelles : standards, coordination et approche intégrée».

Organisé sous l’égide du ministère de la Santé et en partenariat avec le projet «SILA», programme de lutte contre les violences basées sur le genre en Tunisie, cofinancé par l’Union européenne dans le cadre du Programme d’appui à l’inclusion sociale (PAIS), cet événement vise à établir les bases d’un protocole national de prise en charge médico-légale et psychologique des victimes de violences sexuelles, afin d’harmoniser les pratiques sur l’ensemble du territoire national.

À cette occasion, le ministre de la Santé, Mustapha Ferjani, a souligné que la protection des victimes de violences sexuelles dépasse le seul cadre sanitaire ou judiciaire. «La protection des victimes de violences sexuelles n’est pas seulement une exigence médicale ou judiciaire, c’est un devoir national et un indicateur de la maturité de nos institutions», a-t-il affirmé.

Dans son allocution d’ouverture, le ministre a insisté sur la portée stratégique de l’élaboration d’un protocole national harmonisé de prise en charge médico-légale et psychologique. «Il ne s’agit pas d’un simple document technique, mais d’un cadre national de référence destiné à harmoniser les pratiques, à renforcer la qualité des interventions, à assurer leur traçabilité et à garantir l’équité des prises en charge, quelle que soit la région où la victime se présente», a-t-il expliqué.

Poursuivant son intervention, il a estimé que la prise en charge des victimes de violences sexuelles requiert une approche scientifique, globale et multidisciplinaire. Selon lui, celle-ci ne peut se limiter ni à un acte médical isolé ni à une procédure judiciaire dissociée du parcours de soins. «Elle suppose, au contraire, une articulation rigoureuse entre plusieurs dimensions, l’accueil de la victime, l’examen médical, le soutien psychologique, le recueil des preuves, la traçabilité médico-légale, les mesures de protection immédiate, l’accompagnement social, ainsi que l’accès effectif à la justice», a-t-il souligné.

Le ministre a également rappelé que la Tunisie a fait le choix souverain de consolider son arsenal juridique et institutionnel dans ce domaine. Cette orientation s’est notamment traduite par l’adoption de la loi organique n°2016-61 du 3 août 2016 relative à la prévention et à la lutte contre la traite des personnes, ainsi que par le renforcement des dispositions prévues par le Code de la protection de l’enfant.

Par ailleurs, il a souligné que la Tunisie a consacré ses engagements internationaux à travers la ratification de plusieurs instruments majeurs, notamment la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDAW), la Convention relative aux droits de l’enfant, le Protocole de Palerme ainsi que la Convention de Lanzarote sur la protection des enfants contre l’exploitation et les abus sexuels.

Un protocole national attendu pour septembre 2026

De son côté, le chef du service de médecine légale de l’hôpital Charles Nicolle, le Dr Mohamed Allouche, a indiqué que, dans le cadre de l’élaboration du protocole national, une mission d’évaluation a été menée au sein de l’ensemble des services de médecine légale du pays.

«Une attention particulière a également été accordée aux six gouvernorats qui ne disposent pas de structures de médecine légale, afin d’identifier les modalités de prise en charge des victimes, notamment sur le plan psychologique», a-t-il précisé, soulignant que les constats issus de cette évaluation serviront de socle à la rédaction du protocole national.

Selon le Dr Allouche, ce futur référentiel a vocation à harmoniser les pratiques de prise en charge sur l’ensemble du territoire tunisien, afin de garantir aux victimes un niveau équivalent d’accompagnement médico-légal et psychologique, quel que soit le lieu où elles se présentent.

S’agissant de son contenu, il a expliqué que le protocole s’articule autour de plusieurs axes structurants. Le premier concerne les modalités d’accueil des victimes, l’information qui leur est délivrée ainsi que le recueil de leur consentement éclairé. Le deuxième axe, de nature plus technique, porte sur l’examen clinique, la recherche des traces de violences sexuelles et leur documentation. Le troisième volet est consacré aux prélèvements médico-légaux, notamment aux échantillons permettant le dépistage des infections sexuellement transmissibles, ainsi que la réalisation d’analyses génétiques.

Par ailleurs, un axe essentiel est dédié à l’accompagnement psychologique des victimes, considéré comme une composante indissociable du parcours de prise en charge.

«Cinq des huit axes prévus ont déjà été finalisés. L’achèvement du protocole est prévu pour septembre 2026, avant sa présentation au ministre de la Santé, qui donnera son aval à son lancement officiel», a-t-il révélé.

Les diplomates européens plaident pour une approche globale et coordonnée

Le séminaire international a réuni de hautes autorités tunisiennes ainsi que des représentants diplomatiques de l’Union européenne, du Royaume de Belgique et du Royaume d’Espagne.

À ce titre, l’ambassadeur de l’Union européenne en Tunisie, Giuseppe Perrone, a souligné que cette rencontre constitue «une étape fondamentale dans la lutte contre les violences sexuelles», dans la mesure où elle vise à promouvoir de nouveaux standards nationaux en matière de prise en charge des victimes.

«Ce qu’il faut, c’est une approche globale et intégrée pour faire en sorte que les victimes de violences ne soient ni isolées ni marginalisées, mais qu’elles puissent retrouver leur capacité d’agir et devenir, à leur tour, des actrices engagées dans la lutte contre les violences sexuelles», a-t-il déclaré.

L’ambassadeur a toutefois mis en garde contre l’ampleur préoccupante du phénomène chez les plus jeunes. «D’après les données qui m’ont été présentées, près des deux tiers des cas de violences concernent des mineurs. Ce sont des chiffres particulièrement alarmants», a-t-il relevé.

Dans ce contexte, il a plaidé pour le renforcement des actions de prévention et de sensibilisation au sein de la société, tout en insistant sur la nécessité d’assurer un suivi individualisé et centré sur les victimes.

De son côté, l’ambassadeur de Belgique en Tunisie, François Dumont, a rappelé que la Belgique, à travers son agence de coopération internationale et en partenariat avec la coopération espagnole, soutient depuis plusieurs années le projet «SILA», financé par l’Union européenne et consacré à la lutte contre les violences faites aux femmes.

Il a souligné que la Tunisie dispose déjà d’un important arsenal législatif en matière de lutte contre les violences, constituant une base solide pour renforcer davantage la protection des victimes. Cependant, il a souligné la nécessité de consolider la coopération et l’échange d’expériences entre l’ensemble des acteurs concernés afin d’améliorer la prise en charge des victimes à toutes les étapes de leur parcours.

Selon lui, l’un des principaux défis reste le silence entourant les violences, notamment celles faites aux femmes, souvent alimenté par la crainte de ne pas bénéficier d’un accompagnement suffisant ou d’une protection effective lors du dépôt de plainte. «Ces obstacles sont en partie liés à des pesanteurs culturelles observées dans de nombreux pays, et ne sont pas spécifiques à la Tunisie», a-t-il expliqué.

Nouha MAINSI

L’article Vers un protocole national de prise en charge des victimes de violences sexuelles : de l’accueil au suivi psychologique est apparu en premier sur Le Temps News.

  •  

Stress, anxiété et fatigue mentale : un mal silencieux qui touche de plus en plus de Tunisiens

Fatigue persistante, difficultés de concentration, irritabilité, troubles du sommeil ou sentiment permanent de pression. Ces manifestations sont devenues familières pour de nombreux Tunisiens. Longtemps relégués au second plan derrière les préoccupations économiques ou sociales, le stress et l’anxiété s’imposent aujourd’hui comme de véritables enjeux de santé publique.

Si ces troubles ont toujours existé, de nombreux spécialistes observent une augmentation des situations de mal-être psychologique au cours des dernières années. Les transformations rapides de la société, les incertitudes économiques, les exigences professionnelles croissantes et l’omniprésence des outils numériques contribuent à installer un climat de tension permanente qui affecte une partie grandissante de la population. Contrairement à certaines maladies visibles, le stress chronique et la fatigue mentale évoluent souvent dans la discrétion. Ils s’installent progressivement, parfois sans que les personnes concernées prennent immédiatement conscience de leur impact sur leur santé et leur qualité de vie.

Une société confrontée à de multiples sources de pression

Le quotidien de nombreux Tunisiens est aujourd’hui marqué par une accumulation de préoccupations. Les difficultés liées au coût de la vie, les responsabilités familiales, l’incertitude professionnelle ou encore les contraintes administratives créent un environnement propice au développement du stress. Les jeunes ne sont pas épargnés. Entre les études, la recherche d’emploi, les projets d’émigration ou les inquiétudes concernant leur avenir professionnel, beaucoup ressentent une pression importante dès le début de leur vie adulte.

Les parents, quant à eux, doivent souvent faire face à un équilibre difficile entre obligations professionnelles et responsabilités familiales. Les dépenses liées à l’éducation, au logement ou à la santé constituent autant de sources d’inquiétude qui peuvent alimenter un état de tension prolongé. Même les retraités ne sont pas totalement à l’abri. L’isolement, les problèmes de santé ou les préoccupations financières peuvent également affecter leur bien-être psychologique.

Quand le stress devient chronique

Le stress n’est pas nécessairement négatif. Dans certaines situations, il permet à l’organisme de mobiliser ses ressources pour faire face à un défi ou à une urgence. Le problème apparaît lorsque cet état d’alerte devient permanent. Un stress prolongé peut progressivement épuiser les capacités d’adaptation de l’organisme. Les premiers signes sont souvent banalisés : fatigue persistante, sommeil de mauvaise qualité, maux de tête fréquents ou difficultés de concentration.

Avec le temps, d’autres symptômes peuvent apparaître. Certaines personnes deviennent plus irritables, d’autres ressentent une inquiétude constante ou perdent progressivement leur motivation. Les médecins soulignent également les conséquences physiques du stress chronique. L’hypertension artérielle, les troubles digestifs, certaines douleurs musculaires ou encore l’affaiblissement des défenses immunitaires peuvent être favorisés par une exposition prolongée au stress.

L’impact des réseaux sociaux et de l’hyperconnexion

L’évolution des modes de vie joue également un rôle important. Les smartphones et les réseaux sociaux ont profondément modifié notre rapport au temps, à l’information et aux autres. Aujourd’hui, de nombreuses personnes restent connectées en permanence. Les notifications, les messages professionnels en dehors des horaires de travail et l’accès continu à l’actualité réduisent les moments de déconnexion nécessaires à l’équilibre psychologique.

Les réseaux sociaux peuvent également alimenter un sentiment de comparaison permanente. Face à des images de réussite, de voyages ou de vies idéalisées, certains utilisateurs développent un sentiment d’insatisfaction ou d’échec qui accentue leur anxiété.                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                       Chez les adolescents et les jeunes adultes, cette pression sociale numérique est devenue un sujet de préoccupation croissant pour les spécialistes de la santé mentale.

Un sujet encore entouré de tabous

Malgré une évolution progressive des mentalités, les troubles psychologiques restent parfois difficiles à évoquer ouvertement. De nombreuses personnes hésitent encore à consulter un psychologue ou un psychiatre, par crainte du regard des autres ou parce qu’elles considèrent leur souffrance comme un signe de faiblesse. Cette situation conduit certains individus à minimiser leurs symptômes pendant de longues périodes. Ils continuent à fonctionner normalement en apparence, tout en accumulant fatigue et détresse psychologique.                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                    Les spécialistes rappellent pourtant que la santé mentale fait partie intégrante de la santé globale. Consulter un professionnel lorsqu’on traverse une période difficile ne devrait pas être perçu différemment que consulter un médecin pour un problème physique.

Une fatigue mentale qui affecte la qualité de vie

L’une des conséquences les plus fréquentes du stress chronique est la fatigue mentale. Contrairement à la fatigue physique, celle-ci ne disparaît pas nécessairement après une nuit de sommeil. Les personnes concernées décrivent souvent une impression d’épuisement permanent, une difficulté à prendre des décisions ou à accomplir des tâches pourtant simples auparavant. La concentration diminue, la mémoire devient moins performante et la motivation s’effrite progressivement. Dans certains cas, cette situation peut affecter les relations familiales, les performances professionnelles ou les résultats scolaires.

Les entreprises et les institutions commencent d’ailleurs à prendre conscience de l’impact économique de ces troubles. L’absentéisme, la baisse de productivité ou le risque d’épuisement professionnel représentent aujourd’hui des enjeux importants dans de nombreux secteurs.

Mieux prévenir pour mieux protéger

Face à cette réalité, les spécialistes insistent sur l’importance de la prévention. L’activité physique régulière, un sommeil de qualité, une alimentation équilibrée et la limitation du temps passé devant les écrans figurent parmi les recommandations les plus fréquemment formulées. Le maintien d’une vie sociale active et la capacité à exprimer ses difficultés jouent également un rôle protecteur important. Mais la responsabilité ne repose pas uniquement sur les individus. Les experts estiment que les employeurs, les établissements scolaires et les institutions publiques ont également un rôle à jouer dans la promotion du bien-être psychologique.

Un défi de santé publique pour les années à venir

Le stress, l’anxiété et la fatigue mentale ne constituent plus des problématiques marginales. Ils concernent aujourd’hui toutes les catégories de la population et reflètent les transformations profondes que connaît la société moderne. Alors que les rythmes de vie s’accélèrent et que les incertitudes se multiplient, la santé mentale apparaît comme l’un des grands défis sanitaires des prochaines années. La reconnaissance de cette réalité constitue déjà une première étape essentielle.

Car derrière les statistiques et les études se trouvent des milliers de personnes qui, chaque jour, tentent de concilier obligations, responsabilités et aspirations personnelles dans un environnement souvent exigeant. Comprendre cette souffrance silencieuse et lui accorder l’attention qu’elle mérite est devenu une nécessité pour construire une société plus équilibrée et plus résiliente.

Leila SELMI

L’article Stress, anxiété et fatigue mentale : un mal silencieux qui touche de plus en plus de Tunisiens est apparu en premier sur Le Temps News.

  •  

 Célébration du 60e anniversaire de l’Association de jumelage Cologne -Tunis

La ville de Cologne, en Allemagne, vient d’accueillir la célébration du 60e anniversaire de la création de l’association Städtepartnerschaftsverein Köln–Tunis.

Cette association de jumelage entre Tunis et Cologne a été fondée le 12 juin 1966, soit deux ans jour pour jour après l’accord de jumelage entre les deux villes, signé le 12 juin 1964. Depuis sa création, elle est restée très active dans le rapprochement tuniso-allemand en organisant des événements culturels ainsi que des échanges entre les deux villes.

Belle brochette en présence

La célébration du 60e anniversaire de cette association a été fêtée en grandes pompes lors d’une cérémonie grandiose, qui s’est déroulée à la « Maison Belge de Köln », et qui a été rehaussée par la présence de l’ambassadeur de Tunisie à Berlin, Wacef Chiha, du consul général de Tunisie à Düsseldorf, Mustapha Ziri, du maire de Cologne, Torsten Burmester, du président de l’association Cologne-Tunis, Raouf Khammassi, ainsi que de plusieurs éminentes personnalités allemandes et tunisiennes, sans oublier des membres historiques du réseau d’échanges entre les deux villes.

Cette cérémonie a constitué une réelle opportunité pour les participants de discuter des perspectives de développement de la coopération entre Cologne et Tunis, lesquelles apparaissent particulièrement prometteuses.

Larges perspectives à renforcer 

Fortes d’une longue tradition d’amitié et d’échanges, les deux villes peuvent en effet renforcer leur partenariat dans des domaines stratégiques tels que la transition écologique, la numérisation des services publics, l’innovation urbaine, la gestion durable des ressources, ainsi que les échanges universitaires, culturels et associatifs.

La diplomatie de proximité en exemple 

Cette célébration de la création de l’association Städtepartnerschaftsverein Köln–Tunis a constitué ainsi un exemple concret de l’efficacité de la diplomatie de proximité, capable de contribuer au renforcement des relations entre la Tunisie et l’Allemagne et d’ouvrir de nouvelles perspectives de coopération au service du développement, du dialogue interculturel et de la prospérité partagée.

Mohamed Sahbi RAMMAH

 

L’article  Célébration du 60e anniversaire de l’Association de jumelage Cologne -Tunis est apparu en premier sur Le Temps News.

  •  

Mondial 2026 : le Maroc domine l’Écosse et se rapproche de la qualification

La sélection marocaine de football s’est imposée, vendredi au stade de Boston, face à son homologue écossaise sur le score de 1 but à 0, lors de la deuxième journée du groupe C de la Coupe du monde 2026.

Les Lions de l’Atlas ont inscrit l’unique but de la rencontre dès la 2e minute de jeu grâce à Ismael Saibari, auteur d’une frappe du pied droit logée en pleine lucarne après un service de Brahim Díaz.

Grâce à ce succès, le Maroc prend provisoirement les commandes du groupe C avec 4 points. L’autre rencontre de la poule opposera, plus tard dans la nuit, le Brésil à Haïti au stade de Philadelphie.

L’article Mondial 2026 : le Maroc domine l’Écosse et se rapproche de la qualification est apparu en premier sur Le Temps News.

  •  

Plan de Développement 2026-2030 : la voie ouverte à une nouvelle conception du développement ?

Par Mondher AFI

Le 15 juin 2026, lors du Conseil des ministres tenu au Palais du gouvernement à la Kasbah sous la présidence de la Cheffe du gouvernement SarraZaâfrani Zenzri, agissant au nom du Président de la République, Kaïs Saïed, le projet de loi relatif au Plan de Développement 2026-2030 a été examiné et débattu. Cet événement dépasse, en vérité, le cadre d’une simple étape administrative.

Il s’inscrit dans une démarche de réflexion relative aux modalités par lesquelles l’État peut accompagner les transformations économiques, sociales et territoriales dans un contexte international marqué par des évolutions rapides et des incertitudes croissantes.

La mondialisation contemporaine ne peut plus être appréhendée à travers les schémas interprétatifs qui ont prévalu durant la phase d’expansion et d’intensification des échanges mondiaux à la fin du XXᵉ siècle et au début du XXIᵉ siècle.

Loin de constituer un processus linéaire et homogène de convergence économique et d’intégration croissante des marchés, elle apparaît aujourd’hui comme un phénomène historique complexe, multidimensionnel et profondément contradictoire. Sa nature évolutive, la diversité de ses manifestations et l’enchevêtrement de ses dimensions économiques, politiques, technologiques, culturelles et géostratégiques rendent particulièrement difficile toute définition définitive ou univoque.

Les crises climatiques, les rivalités géopolitiques, les perturbations des chaînes logistiques mondiales, les révolutions technologiques successives ainsi que les vulnérabilités croissantes dans les domaines de l’énergie, de l’alimentation et des ressources stratégiques ont profondément ébranlé les certitudes qui ont longtemps accompagné le discours dominant sur la mondialisation. Celle-ci n’apparaît plus comme un processus linéaire conduisant mécaniquement vers davantage de prospérité, de stabilité et d’interdépendance harmonieuse. Au contraire, l’intensification des connexions mondiales a révélé une réalité plus paradoxale : à mesure que les flux s’accélèrent, les fragilités se propagent, à mesure que les réseaux s’étendent, les risques se systématisent et à mesure que les interdépendances se renforcent, les capacités de contrôle se réduisent.

Cette évolution met en lumière une caractéristique fondamentale de la mondialisation contemporaine : son caractère profondément conflictuel et controversé. Il ne s’agit pas d’un phénomène homogène mais d’un ensemble de dynamiques souvent contradictoires dont les effets varient selon les espaces, les acteurs et les rapports de force. Derrière l’apparente universalité des échanges se dissimulent des asymétries croissantes de pouvoir, de savoir et de capacité d’influence. Dès lors, le débat ne porte plus uniquement sur les conséquences de la mondialisation mais sur sa nature même, sur les mécanismes qui la structurent et sur les fondements idéologiques qui ont longtemps présenté l’ouverture des marchés comme un horizon indiscutable de l’histoire.

Dans ce contexte marqué par l’incertitude, la volatilité et l’imprévisibilité, la question centrale n’est plus seulement celle de l’intégration au monde, mais celle de la capacité des sociétés à maîtriser les effets de cette intégration.

Gouvernance dans un monde incertain

L’expérience récente a montré que la dépendance excessive à des chaînes de valeur mondialisées, à des technologies externes ou à des ressources stratégiques importées peut rapidement se transformer en facteur de vulnérabilité. La souveraineté ne disparaît donc pas sous l’effet de la mondialisation, elle se redéfinit à travers la capacité d’anticiper, d’adapter et de résister aux chocs systémiques.

C’est précisément dans cette perspective que l’État stratégique retrouve une centralité que plusieurs décennies de gouvernance néolibérale avaient cherché à relativiser. La planification ne réapparaît pas comme une nostalgie administrative ou comme le vestige d’une économie dirigée, elle s’impose comme une réponse rationnelle à un monde caractérisé par la complexité croissante des interactions, l’accélération des transformations et l’érosion des capacités traditionnelles de prévision. Là où le marché réagit aux signaux du présent, la planification cherche à construire des capacités d’action orientées vers le futur.

La célèbre affirmation selon laquelle gouverner consiste à prévoir acquiert ainsi une signification renouvelée. Dans un environnement marqué par des ruptures technologiques permanentes, des mutations écologiques profondes et des recompositions géopolitiques rapides, l’action publique ne peut plus se limiter à la gestion de l’urgence. L’absence de vision stratégique condamne les institutions à une logique réactive, où chaque crise en appelle une autre sans que soient traitées les causes structurelles des déséquilibres. À l’inverse, l’intégration de la prospective stratégique dans les processus de décision permet de dépasser l’horizon du court terme et de réintroduire le temps long dans la gouvernance.

Dès lors, l’anticipation n’est plus un exercice intellectuel périphérique réservé aux experts, elle devient une nécessité politique, économique et sociétale. Dans un monde où l’incertitude constitue désormais la norme plutôt que l’exception, la capacité à explorer les futurs possibles, à détecter les signaux faibles, à identifier les ruptures émergentes et à évaluer les conséquences à long terme des décisions présentes représente une ressource stratégique majeure. L’enjeu n’est plus de prédire l’avenir avec certitude, mais de construire les conditions permettant aux sociétés d’affronter l’imprévisible, de réduire leur vulnérabilité et de préserver leur capacité de choix. Ainsi, la prospective et la planification cessent d’être des instruments complémentaires de l’action publique pour devenir les fondements mêmes d’une gouvernance capable d’agir dans un monde de plus en plus complexe, interdépendant et incertain.

La planification comme instrument de cohérence collective

Depuis plusieurs décennies, les économistes du développement soulignent que la croissance économique ne résulte pas uniquement de l’accumulation du capital ou de l’ouverture des marchés, mais qu’elle dépend également de la capacité des institutions à coordonner les investissements, les infrastructures, l’éducation, la recherche et les politiques territoriales.

Dans cette perspective, le Plan de Développement 2026-2030 peut être interprété comme une tentative de réarticuler les différentes dimensions de l’action publique autour d’objectifs communs.

L’économiste français François Perroux affirmait que «le développement est la combinaison des changements mentaux et sociaux qui rendent une population apte à faire croître durablement son produit réel». Cette définition rappelle que le développement ne se réduit jamais à la seule croissance du PIB. Il implique une transformation globale des structures sociales, économiques et institutionnelles.

L’intérêt majeur du plan réside ainsi dans sa volonté affichée de relier les enjeux économiques aux questions sociales, territoriales et environnementales.

L’approche ascendante : une rupture méthodologique significative

L’un des apports les plus significatifs de la démarche proposée réside dans l’adoption d’une approche ascendante fondée sur la remontée des besoins, des propositions et des priorités depuis les territoires. Cette orientation marque une rupture avec les modèles traditionnels de planification centralisée en reconnaissant que le développement ne peut être durable que lorsqu’il est construit avec les populations et non uniquement pour elles. Dans cette perspective, les territoires ne sont plus considérés comme de simples espaces d’exécution des politiques publiques, mais comme des acteurs à part entière de leur conception. Cette vision rejoint les travaux d’Amartya Sen, pour qui le développement consiste avant tout à renforcer les capacités réelles des individus et des collectivités à agir sur leur propre destin. Elle s’inscrit également dans les analyses de Pierre Veltz, qui montre que la création de richesse repose de plus en plus sur les interactions entre acteurs locaux, institutions, infrastructures et réseaux de connaissances. Toutefois, une telle ambition exige des capacités administratives solides, une gouvernance efficace et une coordination permanente entre les différents niveaux de décision.

Cette logique conduit naturellement à placer la question des inégalités territoriales au cœur de la réflexion stratégique. Les disparités régionales ne constituent pas seulement un problème d’équité sociale, elles représentent également une contrainte majeure pour la compétitivité et la cohésion nationale. Comme le soulignait Yves Lacoste, l’espace est toujours le produit de rapports économiques, sociaux et politiques. Les écarts persistants entre les régions côtières et les régions de l’intérieur traduisent ainsi des trajectoires historiques inégales en matière d’investissements, d’infrastructures et d’accès aux services publics. Leur réduction constitue donc autant un impératif économique qu’un objectif de justice territoriale.

Dans ce contexte, la sécurité hydrique apparaît comme l’un des défis stratégiques majeurs de la Tunisie. Plus que la quantité d’eau disponible, c’est désormais la qualité de sa gouvernance qui déterminera les perspectives de développement. L’avenir dépendra de la capacité à articuler interconnexions hydrauliques, retenues collinaires, dessalement, réutilisation des eaux traitées, recharge des nappes et irrigation intelligente. La gestion de l’eau devient ainsi un enjeu transversal reliant agriculture, énergie, environnement et aménagement du territoire, au cœur même des conditions de la souveraineté et du développement durable.

Sécurité alimentaire et souveraineté productive

La question alimentaire occupe désormais une place centrale dans les stratégies nationales de développement.Les crises internationales récentes ont montré que l’intégration aux marchés mondiaux ne garantit pas nécessairement la sécurité d’approvisionnement. L’économiste Karl Polanyi soulignait déjà que les sociétés cherchent toujours à se protéger lorsque les mécanismes du marché deviennent insuffisants pour assurer leur stabilité.

Dans cette perspective, la sécurité alimentaire doit être comprise non comme une autarcie économique, mais comme une capacité nationale à réduire les vulnérabilités externes.

Cela suppose une meilleure articulation entre :

la politique céréalière,

la production fourragère,

la gestion de l’eau,

l’organisation des filières agricoles,

la recherche agronomique.

Modernisation institutionnelle et efficacité de l’action publique

Aucun projet de développement ne peut réussir durablement sans institutions performantes. Douglass North, prix Nobel d’économie, considérait les institutions comme «les règles du jeu» qui structurent les comportements économiques et sociaux.

La qualité des infrastructures, des investissements ou des politiques publiques dépend largement de la qualité des institutions chargées de les concevoir et de les mettre en œuvre. La modernisation administrative, la simplification réglementaire, l’évaluation des politiques publiques et la transparence constituent ainsi des facteurs décisifs de réussite. L’expérience internationale montre que les pays ayant connu les trajectoires de développement les plus durables sont ceux qui ont réussi à construire des administrations compétentes, stables et capables d’apprendre de leurs propres expériences. L’examen du Plan de Développement 2026-2030, présenté lors du Conseil des ministres du 15 juin 2026 et réuni sur décision du Président de la République, témoigne d’une volonté de penser le développement dans sa globalité. Cependant, comme le rappelait le philosophe Paul Ricœur, «entre la vision et l’action se trouve l’épreuve du réel». L’enjeu fondamental ne réside donc pas dans la seule cohérence des orientations stratégiques affichées, mais dans leur aptitude à résister à l’épreuve des faits et à produire des transformations réelles, vérifiables et durables. La valeur d’un plan de développement ne se juge ni à l’ambition de son discours ni à la richesse de ses formulations, mais à sa capacité effective à améliorer les conditions de vie, à réduire les fractures territoriales et sociales et à préserver les ressources collectives.

L’article Plan de Développement 2026-2030 : la voie ouverte à une nouvelle conception du développement ? est apparu en premier sur Le Temps News.

  •  

Mohamed Ali Nafti met l’accent sur une réforme partagée de l’Union africaine

« La Tunisie est pleinement engagée en faveur du processus de réforme institutionnelle de l’Union africaine, plaidant pour une nouvelle approche participative, transparente et respectueuse de la souveraineté nationale », a déclaré vendredi le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, lors d’un entretien avec la vice-présidente de la Commission de l’Union africaine, Selma Malika Haddadi, en visite officielle en Tunisie du 18 au 21 juin 2026.

Selon un communiqué du département des Affaires étrangères, les discussions ont porté sur les relations entre la Tunisie et l’organisation panafricaine, les perspectives de renforcement de leur coopération ainsi que les principaux défis auxquels fait face le continent africain, notamment la migration irrégulière.

Le chef de la diplomatie tunisienne a réaffirmé la volonté de la Tunisie de participer à la réforme institutionnelle de l’Union africaine, en s’appuyant sur une approche inclusive garantissant une participation effective de l’ensemble des États membres.

Le ministre a, par ailleurs, mis en avant la place de la Tunisie en tant que pays hôte de plusieurs institutions africaines de premier plan, dont l’Institut de statistique de l’Union africaine (STATAFRIC), le Centre africain d’excellence pour les marchés inclusifs (AIMEC) et l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (OAPI). Il a appelé à mobiliser les ressources humaines et financières nécessaires afin d’assurer le bon fonctionnement de ces structures et de renforcer leur contribution à la réalisation des objectifs de développement du continent.

Il a également plaidé pour une présence plus importante des compétences tunisiennes au sein des différentes instances de la Commission de l’Union africaine, mettant en avant l’expertise reconnue des cadres tunisiens dans plusieurs domaines stratégiques.

Sur la migration irrégulière, qualifiée de défi commun pour le continent, le chef de la diplomatie tunisienne a souligné la nécessité d’une coordination accrue entre les pays africains pour lutter contre les réseaux de traite des êtres humains. Il a appelé à l’adoption d’une approche globale conciliant les impératifs humanitaires, sécuritaires et de développement, tout en promouvant un partage équitable des responsabilités avec les partenaires régionaux et internationaux.

De son côté, Selma Malika Haddadi a salué le rôle actif et constructif de la Tunisie au sein de l’Union africaine ainsi que son attachement aux principes et aux objectifs de l’organisation continentale. Elle a réaffirmé la volonté du président de la Commission de l’Union africaine de renforcer la coopération avec les institutions de l’Union, tout en exprimant sa reconnaissance pour les efforts déployés par la Tunisie afin d’offrir un environnement favorable au fonctionnement des organismes africains établis sur son territoire.

 

L’article Mohamed Ali Nafti met l’accent sur une réforme partagée de l’Union africaine est apparu en premier sur Le Temps News.

  •  

Météo : prévisions du samedi 20 juin 2026

Ciel partiellement nuageux sur la plupart des régions à progressivement nuageux, l’après-midi, sur les régions ouest du nord et du centre avec apparition de cellules orageuses accompagnées de pluies parfois intenses et de chutes locales de grêles. Les pluies concerneront les régions est en fin de journée et au cours de la nuit.

Vent de secteur sud virant progressivement vers le secteur est, relativement fort près des côtes, dépassant 70 km/h sous orages et faible à modéré à l’intérieur du pays. Mer peu agitée à agitée.

Températures en baisse dans le nord et les hauteurs et en hausse ailleurs avec des maximales comprises entre 28 et 32 degrés dans les régions côtières et les hauteurs, entre 33 et 38 degrés dans le reste des régions et atteignant 41 degrés dans le sud-ouest.

L’article Météo : prévisions du samedi 20 juin 2026 est apparu en premier sur Le Temps News.

  •  

Mondial 2026 : le programme des rencontres de samedi

Programme des matchs comptant pour la deuxième

journée de la phase de groupes de la Coupe du monde 2026 de football,

prévus samedi (heures algériennes).

Groupe C :

(01h30) Brésil – Haïti

Groupe D :

(04h00) Turquie – Paraguay

Groupe F

(18h00) Pays-Bas – Suède

Groupe E :

(21h00) Allemagne – Côte d’Ivoire

NB : les deux premiers de chaque groupe ainsi que les huit meilleurs

troisièmes se qualifient pour les 1/16 de finale.

L’article Mondial 2026 : le programme des rencontres de samedi est apparu en premier sur Le Temps News.

  •  

Diplomatie tunisienne : les femmes occupent 39,3 % des postes selon le ministre des Affaires étrangères

Le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, a souligné que les femmes représentent actuellement 39,3 pc du corps diplomatique tunisien. Elles ont constitué 80 pc de la dernière promotion des secrétaires des Affaires étrangères, contre 74 pc en 2025 et 50 pc en 2024.

Le ministre s’exprimait à l’ouverture de la célébration de la Journée internationale des femmes dans la diplomatie, organisée vendredi, au siège de l’Académie diplomatique de Tunis, sous le thème « Les femmes dans la diplomatie : un engagement continu et un travail soutenu au service de la paix, de la sécurité et du développement global ».

Nafti a, à cette occasion, réitéré l’engagement ferme de la Tunisie en faveur de la promotion de la présence féminine dans l’action diplomatique, rappelant que la Tunisie avait intégré des femmes au sein de sa première délégation ayant participé à l’Assemblée générale des Nations unies après l’indépendance.

Selon lui, il s’agit d’une orientation qui s’inscrit dans la vision des bâtisseurs de l’État moderne, fondée sur l’égalité entre les citoyens et l’autonomisation des femmes.

Mohamed Ali Nafti a, en outre, rendu hommage aux diplomates tunisiennes qui, depuis l’indépendance, ont contribué à défendre la souveraineté nationale, les intérêts du pays et aux efforts du développement durable.

Aujourd’hui, a-t-il affirmé, elles jouent un rôle actif, dans le cadre du ministère ou des organisations internationales, dans les processus de dialogue, de pourparlers et d’établissement des consensus, tout en contribuant aux efforts en faveur de la paix, de la sécurité sur les scènes régionale et internationale.

Le ministre a, par ailleurs, rappelé que la Tunisie avait soutenu, en 2000, la résolution 1325 du Conseil de sécurité de l’ONU, étant convaincu du droit des femmes non seulement en matière de protection et de prévention, mais aussi quant à l’importance du rôle qu’elles peuvent jouer dans la construction de la paix, de la sécurité et du développement global.

Il, dans ce sens, a souligné que la Tunisie a été le premier pays d’Afrique du Nord à adopter un plan d’action national pour la mise en œuvre de cette résolution et le premier de la région à lancer un deuxième plan couvrant la période 2023-2027.

Pour sa part, la représentante du bureau d’ONU Femmes pour la Tunisie et la Libye, Florence Basty, estimé que la Tunisie a été et demeure l’un des pays pionniers en matière de promotion des droits des femmes, tant au niveau régional qu’international, ajoutant que son histoire, depuis l’indépendance, témoigne d’une présence remarquable et influente des femmes dans la diplomatie multilatérale et les efforts internationaux de paix.

Les jeunes diplomates tunisiennes continuent de porter cet héritage précieux, légué par les pionnières qui sont honorées aujourd’hui, et avancent avec confiance vers de nouveaux horizons d’influence et de leadership, a-t-elle ajouté.

Elle a précisé que la Tunisie, en plaçant la femme au cœur de ses priorités nationales et de l’action diplomatique, affirme que la participation égalitaire et effective des femmes est un choix stratégique et une responsabilité internationale.

Et de poursuivre : cet engagement puise ses fondements dans l’agenda “Femmes, paix et sécurité” et dans la résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations unies, qui constitue un cadre de référence pour renforcer le rôle des femmes dans la prévention des conflits, la consolidation de la paix et l’instauration d’une sécurité durable.

En marge de cette célébration, le ministère des Affaires étrangères a organisé à l’Académie diplomatique une exposition consacrée aux pionnières tunisiennes de la diplomatie, mettant en lumière leurs parcours et leur contribution dans la diplomatie nationale.

(D’après Tap)

L’article Diplomatie tunisienne : les femmes occupent 39,3 % des postes selon le ministre des Affaires étrangères est apparu en premier sur Le Temps News.

  •  

Jendouba : un feu détruit 10 hectares de cultures agricoles

Une superficie de 10 ha de céréales, de légumineuses et d’oliverais a été détruite par un incendie qui s’est déclaré, jeudi, dans la localité de Boulaâba relevant de la délégation de Balta Bou Aouane dans le gouvernorat de Jendouba.

Une source de la protection civile a indiqué, à l’Agence TAP, que des sapeurs-pompiers, gardes-forestiers et citoyens volontaires se sont mobilisés pour éteindre le feu et éviter sa propagation à d’autres champs.

L’article Jendouba : un feu détruit 10 hectares de cultures agricoles est apparu en premier sur Le Temps News.

  •  

Comment se protéger de la canicule ?

Face aux fortes chaleurs, adoptez les bons réflexes. Retrouvez toutes les conduites à tenir pour

se protéger, garder son logement au frais, en cas de danger lors d’un épisode de canicule.
On définit la canicule comme une période pendant laquelle on connaît un niveau de très fortes
chaleurs le jour et la nuit durant au moins trois jours consécutifs.

Quels sont les risques d’une canicule / d’un épisode de fortes chaleurs ?

Tout le monde n’est pas en capacité de tolérer ces conditions météorologiques extrêmes.

Il faut que les corps parviennent à s’habituer à ces températures importantes et réussissent

à faire face aux conditions météorologiques (humidité, absence de vent, pollution atmosphérique)

qui les accompagnent souvent.

Suivre en direct les prévisions météorologiques 

Pour les personnes les plus fragiles (personnes âgées, femmes enceintes,

bébés ou personnes en situation de handicap), l’exposition à des températures extérieures élevées,

pendant une période prolongée, sans période de fraîcheur suffisante pour permettre à l’organisme

de récupérer, est susceptible d’entraîner de graves complications.

  • Forte fatigue,
  • Accidents graves et même mortels, comme la déshydratation ou le coup de chaleur,
    Les nourrissons, les jeunes enfants et les adultes (notamment les travailleurs exposés à la chaleur)
  • s’exposent au risque de la déshydratation car ils transpirent beaucoup pour maintenir leur corps
  • à la bonne température.
  • Apparition de pathologies liées à la chaleur, aggravation de pathologies préexistantes
  • ou hyperthermie.

Plusieurs signaux peuvent être identifiés et doivent vous interpeller

  • Modification du comportement habituel, grande faiblesse, grande fatigue,
  • difficulté inhabituelle à se déplacer.
  • Maux de tête, étourdissements, vertiges, troubles de la conscience, voire convulsions.
  • Nausées, vomissements, diarrhée, soif.
  • Crampes musculaires.
    • Température corporelle élevée (supérieure à 38,5°C).
    • Agitation nocturne inhabituelle.

    En cas de vigilance rouge et de canicule extrême, toutes les populations sont concernées même

    en bonne santé.

L’article Comment se protéger de la canicule ? est apparu en premier sur Le Temps News.

  •  

Tunisie–Italie : les exportations de fruits et légumes progressent de 60 %

Les exportations tunisiennes de fruits et légumes frais vers l’Italie ont connu un rebond spectaculaire en 2025, atteignant 134 millions de dinars contre 85 millions en 2024, soit une croissance de 60 % en un an, selon des données publiées, vendredi, par le Centre de Promotion des Exportations (CEPEX).

Cette dynamique traduit la compétitivité retrouvée de l’offre agricole tunisienne sur ce marché historiquement stratégique, estime le centre.

C’est dans ce contexte que neuf entreprises tunisiennes spécialisées dans la production agricole participent au salon Mercato Agroalimentare di Milano (SogeMi) qui se tient du 18 au 19 juin courant à Milan, en Italie.

Cette mission est organisée par le CEPEX via son bureau de Milan et le Consulat général de Tunisie à Milan, en partenariat avec l’Agence de Promotion des Investissements Agricoles (APIA), le Groupement Interprofessionnel des Fruits (GIFruits) et le Groupement Interprofessionnel des Légumes (GIL).

La participation à ce salon qui accueille près de 25 000 vise à ancrer durablement les primeurs tunisiennes dans les circuits de la grande distribution italienne.

Un million de tonnes de fruits et légumes y transitent chaque année sur 80000 m2, répartis entre 130 grossistes dans deux structures emblématiques, dont une toute nouvelle inaugurée récemment, pour un chiffre d’affaires global de près de 20 millions d’euros en 2025.

Pour les opérateurs du SogeMi qui approvisionnent 15 marchés municipaux, les acteurs de la grande distribution et tout le tissu Horeca milanais, la Tunisie représente une opportunité concrète de rallonger les périodes d’approvisionnement au-delà des cycles de production européens.

La proximité géographique, les facilités logistiques du corridor maritime Tunisie-Italie, l’héritage culinaire commun et la qualité intrinsèque des primeurs tunisiennes constituent autant d’atouts structurels que cette mission entend transformer en contrats durables, souligne le centre.

(D’après Tap)

L’article Tunisie–Italie : les exportations de fruits et légumes progressent de 60 % est apparu en premier sur Le Temps News.

  •  

Groupe A : le Mexique domine la Corée du Sud et file au tour suivant

Le Mexique a validé son billet pour les sixièmes de finale de la Coupe du monde 2026 grâce à sa victoire face à la Corée du Sud (1-0) au Stade de Guadalajara, lors de la deuxième journée du groupe A.

Le but de la rencontre a été inscrit par Luis Romo à la 50e minute.

Après un premier succès lors de son entrée en lice face à l’Afrique du Sud, la sélection mexicaine a confirmé son excellent début de tournoi en décrochant une deuxième victoire consécutive.

Avec six points en deux matches, le Mexique s’empare seul de la tête du groupe A et assure sa qualification pour les sixièmes de finale avant même la dernière journée.

La Corée du Sud conserve la deuxième place avec trois unités et devra encore lutter pour obtenir son billet pour le tour suivant.

Dans l’autre rencontre du groupe, l’Afrique du Sud et la Tchéquie se sont quittées sur un match nul (1-1). Ce résultat laisse les deux sélections à un point chacune après deux journées.

L’article Groupe A : le Mexique domine la Corée du Sud et file au tour suivant est apparu en premier sur Le Temps News.

  •  

En faisant évoluer les normes : une gifle aux pratiques disciplinaires violentes

L’UNICEF a publié une analyse documentaire intitulée «Changing Behaviours, Shifting Norms to End Violent Discipline in the Middle East and North Africa) («Changer les comportements, faire évoluer les normes pour mettre fin aux pratiques disciplinaires violentes au Moyen-Orient et en Afrique du Nord»).

Mettre fin aux pratiques disciplinaires en changeant les comportements et en faisant évoluer les normes est l’un des objectifs d’une analyse documentaire de l’UNICEF se basant sur des données probantes.

Cette analyse se veut examiner l’ampleur, les facteurs et les conséquences des pratiques disciplinaires violentes au Moyen-Orient et en Afrique du Nord (MENA), en mettant l’accent sur la manière dont les approches de communication pour le changement social et comportemental peuvent contribuer à la prévention et à la prise en charge.

S’appuyant sur des enquêtes nationales, des publications scientifiques, des rapports de l’UNICEF et des données régionales, l’analyse montre que les pratiques disciplinaires violentes demeurent très répandues dans la région, affectant les enfants à la maison, à l’école et au sein de leur communauté. Elle souligne comment les châtiments corporels, les agressions psychologiques et les châtiments corporels sévères sont influencés par une interaction complexe de facteurs individuels, familiaux, communautaires, institutionnels et sociétaux, notamment le stress parental, les normes sociales et de genre, la pauvreté, les conflits, la faiblesse des protections juridiques et l’accès limité à un soutien à la parentalité positive.

Cette analyse sert d’appui à un guide des méthodes et des normes, ressource pratique pour les équipes, les partenaires et les praticiens de l’UNICEF œuvrant à la prévention et à la réduction des violences disciplinaires grâce à des approches de communication pour le changement social et comportemental.

Il définit des normes de qualité minimales, des étapes pratiques, des exemples, des indicateurs et des listes de contrôle adaptables aux différents contextes nationaux et aux différentes phases de programmation, mettant l’accent sur une action à plusieurs niveaux, s’inscrivant dans le Modèle socio-écologique, depuis les personnes s’occupant d’enfants et les familles jusqu’aux écoles, aux communautés, aux institutions, aux politiques publiques et aux normes sociales en général, et ce, pour renforcer la qualité, la cohérence et l’impact des programmes de communication pour le changement social et comportemental afin de mettre fin aux disciplines violentes et de garantir le droit de chaque enfant à grandir à l’abri de la violence.

L’analyse documentaire rappelle que, chez nous, une étude menée, en 2018, dans six écoles publiques d’une de nos villes, auprès du personnel et de la communauté scolaire, a révélé que 37% des enfants avaient déclaré avoir été victimes de violences physiques ou verbales.

Selon des données pour la même année, la prévalence de la violence chez nous était de 88%, l’agressivité psychologique de 84 %, les châtiments corporels de 72% et les châtiments corporels sévères de 23%.

Interdiction totale des châtiments corporels

Cependant, et c’est ce qui n’est pas mentionné dans l’analyse, en 2024, les résultats de la cinquième enquête par grappes à indicateurs multiples (MICS), mettant en lumière le bien-être des mères et des enfants dans le pays, a révélé une tendance positive en matière de protection de l’enfance, indiquant une réduction du recours aux pratiques disciplinaires violentes passant de 94% en 2012 à 81% en 2023. Malgré ces progrès, les données ont soulignent que 8 enfants sur 10 chez nous étaient toujours confrontés à des méthodes disciplinaires violentes.

L’analyse documentaire insiste sur le fait que des réformes juridiques globales ont été menées dans notre pays et que les cadres institutionnels solides existent bel et bien, comme l’interdiction des châtiments corporels en milieu scolaire.

D’ailleurs, le document mentionne qu’en novembre 2022, sur 64 pays du monde, le nôtre était le seul dans la région MENA à avoir adopté une interdiction totale des châtiments corporels.

Cependant, l’expérience de notre pays montre que même les cadres juridiques les plus solides doivent s’accompagner de stratégies de mise en œuvre exhaustives. Pour progresser, il faudra un engagement soutenu de la part des gouvernements, un financement adéquat et une collaboration continue avec les communautés, tout en restant attentif au contexte culturel propre à la région MENA.

Un ajustement régulier permet de garantir que les programmes restent fidèles à la culture locale tout en faisant progresser la protection de l’enfance. Lorsque les données de notre pays ont montré que le fait de se concentrer uniquement sur les mères ne réduisait pas le recours à la discipline violente, les programmes ont été élargis pour inclure les pères et les grands-parents, reconnaissant ainsi leur rôle crucial dans la prise de décision au sein des familles de la région MENA.

Zouhour HARBAOUI

L’article En faisant évoluer les normes : une gifle aux pratiques disciplinaires violentes est apparu en premier sur Le Temps News.

  •  

Instituts supérieurs des études technologiques : les enseignants du secondaire détachés refusentleur «retour» au ministère

Les enseignants du secondaire détachés auprès des 24Instituts supérieurs des études technologiques (ISET) ont exprimé, dans une pétition rendue publique, leur refus d’être réintégrés dans les établissements éducatifs placés sous la tutelle du ministère de l’Éducation, après de longues années de travail et de stabilité au sein des établissements denseignement supérieur.

«La décision de réintégrer les enseignants du secondaire détachés auprès des ISET au sein du ministère de l’Éducation risque de provoquer un profond bouleversement dans leur situation sociale, familiale et professionnelle. Elle porterait également atteinte à leur droit légitime à la stabilité d’emploi, forgée au cours de décennies de travail continu à l’université», souligne cette pétition. Et d’ajouter : «L’intégration des enseignants détachés auprès des ISET s’est faite dans le respect de procédures administratives et légales régulières. Une part importante d’entre eux a passé la majeure partie de sa carrière au sein de l’université, avec une durée de détachement qui dépasse les vingt-cinq ans pour certains, alors que d’autres se trouvent désormais aux portes de la retraite après avoir consacré le meilleur de leur vie au service de l’université tunisienne, contribuant à l’encadrement de générations d’étudiants et participant à diverses activités pédagogiques, scientifiques et administratives».

Les enseignants «technologues» ont également indiqué qu’ils se sont «pleinement intégrés dans ses spécificités pédagogiques, scientifiques et organisationnelles, contribuant avec dévouement et responsabilité à la continuité et au bon fonctionnement du service public universitaire», tout en notant que la fin de leur détachement pourrait avoir des répercussions négatives sur les établissements universitaires eux-mêmes, qui perdraient ainsi des compétences et des expériences accumulées faisant désormais partie de leur capital humain et pédagogique. Ils rappellent, d’autre part,qu’ils n’ont commis aucun manquement professionnel, faute grave ou dépassement administratif susceptible de justifier une mesure d’une telle gravité.

Soulignant la nécessité de préserver leur dignité professionnelle, les enseignants du secondaire détachés auprès des Instituts placés sous la tutelle de la Direction générale des études technologiques (DGET) du ministère de l’Enseignement supérieur ont appelé les autorités de tutelle à lancer un «dialogue sérieux et responsable avec les représentants de leur corps sur la révision des choix adoptés afin de garantir la reconnaissance de leur rôle et leur intégration dans une vision de réforme globalede l’enseignement supérieur».

Réduire le chômage des titulaires du doctorat

Selon des sources proches du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, la décision relative à la fin de détachement des enseignants du secondaire exerçant dans les établissements d’enseignement supérieur, notamment dans les ISET, et à leur réintégration au ministère de l’Éducation s’inscrit au cœur d’une équation socio-économique et administrative complexe.

Plusieurs facteurs clés expliquent cette orientation du gouvernement. Il s’agit, en premier lieu, de la hausse du chômage dans les rangs des titulaires du Doctorat. Les coordinations de docteurs chômeurs exercent une pression constante sur le ministère de l’Enseignement supérieur pour obtenir des postes de titulaires ou des contrats, expliquant que le maintien en poste d’enseignants issus du secondaire bloque des postes budgétaires et des heures de cours qui devraient, selon eux, revenir de droit à des profils purement universitaires et académiques.

Le ministère de l’Enseignement supérieur affiche une volonté politique d’élever les standards académiques au sein des universités et des instituts supérieurs des études technologiques. Il souhaite privilégier le recrutement de profils titulaires d’un doctorat pour dynamiser la recherche scientifique, ainsi que l’encadrement des thèses et des projets de fin d’études. De plus, le fait d’augmenter le ratio de docteurs au sein du corps enseignant des ISET permet de mieux s’aligner sur les normes d’accréditation internationales et d’améliorer le classement des établissements tunisiens.

D’autre part, le détachement est par définition une mesure temporaire. En prolongeant ces détachements sur des décennies, l’administration s’est retrouvée face à des anomalies statutaires.

La décision vise par ailleurs à récupérer des enseignants très expérimentés pour renforcer l’encadrement ou le corps d’inspection au sein des lycées et collèges, qui font parfois face à des manques d’effectifs et de compétences. En somme, cette mesure constitue une tentative de «faire d’une pierre deux coups» : réduire le chômage des docteurs et restructurer les ministères, mais cela pourrait se faire au détriment de la stabilité professionnelle et familiale d’enseignants qui ont dédié la majeure partie de leur carrière à bâtir le réseau des ISET.

Walid KHEFIFI

L’article Instituts supérieurs des études technologiques : les enseignants du secondaire détachés refusentleur «retour» au ministère est apparu en premier sur Le Temps News.

  •  

Violences sexuelles : vers une prise en charge plus humaine et mieux coordonnée des victimes

La prise en charge des victimes de violences sexuelles constitue aujourd’hui l’un des défis les plus complexes auxquels sont confrontés les systèmes de santé et de justice à travers le monde. Au-delà des blessures physiques, ces violences laissent souvent des séquelles psychologiques profondes qui peuvent accompagner les victimes durant de nombreuses années. En Tunisie, la réflexion autour de l’amélioration des mécanismes d’accompagnement franchit une nouvelle étape avec la volonté de mettre en place un cadre national permettant d’harmoniser les interventions médicales, psychologiques et judiciaires. Cette démarche intervient dans un contexte où les spécialistes soulignent l’importance d’une réponse rapide, coordonnée et adaptée aux besoins spécifiques des victimes. Car lorsqu’une personne subit une agression sexuelle, chaque heure compte, aussi bien pour préserver les preuves nécessaires aux enquêtes que pour offrir un soutien médical et psychologique immédiat.

Des parcours souvent difficiles pour les victimes

Pendant longtemps, les victimes de violences sexuelles ont dû faire face à des parcours particulièrement éprouvants. Entre les consultations médicales, les procédures judiciaires et les démarches administratives, certaines personnes se retrouvent confrontées à une succession d’intervenants sans réelle coordination entre les différents services. Cette fragmentation peut accentuer le traumatisme déjà subi. Les victimes sont parfois amenées à répéter plusieurs fois leur récit devant différents professionnels, revivant ainsi des événements douloureux à chaque étape de leur prise en charge. Les experts s’accordent aujourd’hui sur la nécessité d’adopter une approche globale qui place la victime au centre du dispositif. L’objectif n’est plus seulement de répondre à l’urgence médicale ou judiciaire, mais également d’assurer un accompagnement psychologique durable permettant de favoriser la reconstruction.

L’importance d’une réponse multidisciplinaire

Les violences sexuelles ne relèvent pas d’une seule spécialité. Elles impliquent l’intervention de médecins, psychologues, psychiatres, travailleurs sociaux, magistrats, forces de sécurité et associations spécialisées. L’un des principaux défis consiste donc à assurer une meilleure coordination entre ces différents acteurs afin d’éviter les ruptures dans l’accompagnement des victimes. Les expériences menées dans plusieurs pays montrent que les résultats sont plus efficaces lorsque les services concernés travaillent selon des procédures communes et des protocoles clairement définis.

Une telle organisation permet notamment d’améliorer la qualité des examens médicaux, de faciliter la collecte des éléments nécessaires aux investigations judiciaires et d’assurer une prise en charge psychologique plus rapide. Les spécialistes considèrent également qu’une approche coordonnée contribue à réduire les risques de revictimisation, c’est-à-dire les situations dans lesquelles les victimes subissent de nouvelles souffrances en raison de procédures mal adaptées.

Un enjeu majeur de santé publique

La question des violences sexuelles dépasse largement le cadre judiciaire, elle constitue également un enjeu de santé publique. Les conséquences peuvent être nombreuses : troubles anxieux, dépression, stress post-traumatique, isolement social, difficultés professionnelles ou encore problèmes relationnels. Chez certaines victimes, les effets psychologiques peuvent persister pendant des années lorsque le soutien n’est pas mis en place suffisamment tôt.

Les professionnels de santé insistent sur la nécessité d’intervenir dès les premières heures suivant les faits afin de proposer un accompagnement médical et psychologique adapté. Cette prise en charge précoce permet souvent de limiter les conséquences à long terme. Les enfants et les adolescents figurent parmi les populations les plus vulnérables. Leur accompagnement nécessite des compétences spécifiques et une attention particulière afin de préserver leur développement psychologique.

S’inspirer des meilleures pratiques internationales

La mise en place d’un cadre national harmonisé s’inscrit dans une dynamique observée dans plusieurs pays qui ont choisi de renforcer leurs dispositifs de protection des victimes. Les standards internationaux recommandent notamment une prise en charge intégrée, fondée sur le respect de la dignité, de la confidentialité et du consentement des personnes concernées. Ces recommandations visent à garantir que chaque victime bénéficie des mêmes niveaux de protection et d’accompagnement, quel que soit son lieu de résidence ou l’établissement auquel elle s’adresse.

L’échange d’expériences entre experts de différents pays permet également d’identifier les pratiques les plus efficaces et les solutions adaptées aux réalités locales. Cette coopération internationale joue un rôle important dans l’amélioration continue des dispositifs de protection et dans la diffusion des connaissances scientifiques relatives aux conséquences des violences fondées sur le genre.

Un changement de regard nécessaire

Au-delà des aspects médicaux et juridiques, les spécialistes rappellent que la lutte contre les violences sexuelles passe aussi par une évolution des mentalités. La peur du jugement, la honte ou les pressions sociales constituent encore des obstacles qui empêchent certaines victimes de signaler les faits ou de demander de l’aide. Le renforcement des mécanismes d’accompagnement doit donc être suivid’efforts de sensibilisation destinés à encourager la parole des victimes et à lutter contre les stéréotypes qui entourent encore ces violences. Les associations engagées dans ce domaine soulignent régulièrement l’importance de créer un environnement où les victimes se sentent écoutées, respectées et protégées.

Vers une meilleure protection des victimes

La volonté de construire un cadre national structuré marque une étape importante dans le renforcement de la prise en charge des victimes de violences sexuelles. L’enjeu consiste désormais à transformer cette ambition en mécanismes concrets capables d’améliorer le quotidien des personnes concernées. Une meilleure coordination entre les secteurs de la santé, de la justice et de l’accompagnement social pourrait permettre d’offrir des réponses plus rapides, plus cohérentes et plus efficaces.

Face à un phénomène dont les conséquences touchent aussi bien les individus que l’ensemble de la société, l’amélioration des dispositifs de prise en charge apparaît aujourd’hui comme une nécessité. Car protéger les victimes ne consiste pas seulement à sanctionner les auteurs des violences, mais également à accompagner celles et ceux qui tentent de reconstruire leur vie après un traumatisme.

Leila SELMI

L’article Violences sexuelles : vers une prise en charge plus humaine et mieux coordonnée des victimes est apparu en premier sur Le Temps News.

  •  

En attendant les résultats de la 1ère session du Bac : les candidats sur des charbons ardents

Le ministère de l’Éducation vient d’annoncer l’ouverture des inscriptions au service de diffusion des résultats de la session principale du baccalauréat 2026 par SMS, à partir du jeudi 18 juin à 10h00. Pour les candidats, c’est le compte à rebours et l’attente est anxieuse. En effet, les candidats attendent avec beaucoup d’espoir, mais aussi avec appréhension, le jour de la proclamation des résultats. Entretemps, les copies des épreuves sont déjà corrigées dans les centres de correction par des professeurs correcteurs qui ont été choisis par les inspecteurs de chaque matière selon des critères de compétence et de sérieux.

Nul doute que les candidats et leurs familles attendent avec beaucoup d’espoir une réussite à cet examen national qui ouvrirait les portes de l’avenir. Mais, comme toujours, le bac n’est pas à la portée de tous, si bien qu’on doit s’attendre, comme chaque année, à des échecs et à des déceptions. Cependant, ne pas avoir son baccalauréat ne serait pas un obstacle pour ceux qui veulent suivre une formation professionnelle. En effet, de nombreux cursus professionnalisants sont disponibles et accessibles sans ce précieux sésame.

Ce quen pensent les candidats

Le contenu des différentes épreuves anime encore les discussions dans les familles, entre les candidats et même entre professeurs. En effet, et comme chaque année, les opinions diffèrent : les uns trouvent que les épreuves étaient en général abordables ; pour d’autres, elles étaient jugées plutôt difficiles ; et d’autres encore voient qu’elles étaient faciles et à la portée de tout élève moyen. En attendant le résultat, certains ne cachent pas leur angoisse et ce laps de temps qui sépare l’examen du jour des résultats est difficile à supporter. On les voit alors un peu tendus, s’adonnant aux multiples spéculations et émettant toutes sortes d’hypothèses concernant le travail qu’ils ont remis : «Et si le correcteur est sévère, et si le barème est trop dur !», «Si seulement j’ai 10/20 en philo, le bac est en poche !», «Pourtant, j’ai bien travaillé l’anglais, j’aurai certainement une bonne note !», «J’ai peur des sciences, je n’ai pas terminé le dernier exercice !», «Je pense avoir la moyenne quand même !» De telles questions trottent dans les têtes de nos candidats.

Avis des professeurs

Côté professeurs, ce n’est pas le bac qui est difficile, les épreuves sont choisies en fonction du niveau d’un élève moyen et portent sur le contenu de tout le programme officiel ; le problème est que certains lycéens ne font pas assez d’efforts pour réviser tout le programme et font tomber quelques parties importantes du cours sous prétexte qu’elles ont fait l’objet du sujet de l’année précédente ; c’est que nos élèves sont souvent victimes de pronostics erronés. Pour un élève qui a travaillé régulièrement durant toute l’année et révisé tout le programme, le bac est tout à fait abordable. Quant à la correction, elle se fait selon des critères et des barèmes bien étudiés en tenant compte du niveau général des élèves. Que nos candidats se fassent des illusions en cette période d’attente est un phénomène naturel : cela est sans doute dû à la peur de l’échec. Mais, il faut noter que certains candidats sont trop optimistes, d’autres troppessimistes, c’est que les uns et les autres croient parfois avoir bien ou mal compris tel ou tel sujet et avec la proclamation des résultats, ils s’aperçoivent que ce n’était pas le cas. Telles sont les opinions recueillies parmi les professeurs.

Inquiétude des parents

Quant aux parents, eux qui ont beaucoup investi dans les études de leurs enfants durant leur scolarité, ils ne sont pas moins inquiets pour le résultat qu’ils attendent avec impatience. Ils ont peur que leur enfant ne puisse aller à une école supérieure ou à la faculté en raison d’un échec. Leur cœur se brise juste à l’idée de voir leur enfant échouer au bac, lui qui se réveillait à 6 heures du matin pour apprendre ses leçons et qui veillait jusqu’à une heure tardive pour réviser ses devoirs, sans se reposer du tout !

Pas mal de parents, en effet, placent beaucoup d’espoir dans leur enfant qu’ils veulent voir un jour parmi les lauréats. Ils ont certainement raison. Pourtant, les pressions parentales sur leur enfant pour exceller en classe et avoir son bac avec une très bonne moyenne peuvent tourner parfois au drame. En effet, un enfant, exténué, surmené, à force de travailler sans cesse et souvent sans méthode risque de lâcher prise. En attendant de bons résultats, souhaitons à tous nos candidats, bonne récolte.

Hechmi KHALLADI

L’article En attendant les résultats de la 1ère session du Bac : les candidats sur des charbons ardents est apparu en premier sur Le Temps News.

  •  

Kairouan entre patrimoine, mémoire collective et développement territorial : lecture analytique d’une visite présidentielle

Par Mondher AFI

 Le 16 juin 2026, le Président de la République, Kaïs Saïed, a effectué une visite à la ville de Kairouan à l’occasion du nouvel an de l’Hégire. Cette visite a notamment porté sur l’avancement des travaux de restauration des Bassins des Aghlabides, ainsi que sur la réhabilitation du rempart historique de la médina. Au-delà de sa dimension institutionnelle, cet événement invite à une réflexion plus large sur les rapports entre patrimoine, identité collective, mémoire historique et développement territorial.

L’analyse scientifique des politiques patrimoniales montre en effet que les monuments historiques ne constituent pas seulement des vestiges du passé, ils représentent également des ressources symboliques, culturelles et économiques participant à la construction du présent et à l’élaboration des projets d’avenir.

Fondée en 670 par Oqba Ibn Nafaâ, Kairouan occupe une place singulière dans l’histoire du Maghreb. Elle constitue l’un des premiers centres urbains de l’Islam en Afrique du Nord et fut pendant plusieurs siècles un foyer majeur de diffusion religieuse, linguistique, intellectuelle et culturelle.

L’historien français Fernand Braudel rappelait que «les civilisations sont des réalités de longue durée». Cette notion de «longue durée» permet de comprendre pourquoi Kairouan dépasse largement le cadre d’une simple ville historique. Elle représente un espace où se sont accumulées des couches successives de mémoire, de savoirs et de pratiques sociales qui continuent d’influencer la société contemporaine.

La Grande Mosquée de Kairouan, les Bassins des Aghlabides, les remparts de la médina ou encore la Mosquée des Trois Portes constituent autant de témoins matériels d’une histoire pluriséculaire qui a contribué à façonner l’identité culturelle tunisienne et maghrébine.

Le patrimoine entre construction sociale et continuité historique

Les sciences sociales contemporaines considèrent le patrimoine non comme une réalité naturelle ou immuable, mais comme le produit d’un processus collectif de sélection, de reconnaissance et de valorisation. Un bien matériel n’acquiert une dimension patrimoniale que lorsqu’une société lui attribue une signification historique, culturelle ou symbolique particulière. Dans cette perspective, la restauration des Bassins des Aghlabides dépasse largement le cadre d’une intervention technique destinée à préserver des structures anciennes, elle participe à la réactivation d’une mémoire collective et à la réaffirmation d’une continuité historique.

Les travaux de Pierre Bourdieu ont montré que la valeur des biens culturels résulte des mécanismes sociaux qui les légitiment et les inscrivent dans l’espace public. De même, Pierre Nora souligne que certains monuments deviennent de véritables «lieux de mémoire», c’est-à-dire des repères symboliques permettant aux sociétés de maintenir un lien durable avec leur passé. Les Bassins des Aghlabides constituent à cet égard un témoignage matériel où convergent héritage historique, identité culturelle et mémoire nationale.

Les monuments historiques représentent ainsi des archives de longue durée. Ils conservent les traces des savoirs techniques, des innovations scientifiques, des formes d’organisation sociale et des représentations culturelles élaborées au cours des siècles. Leur architecture témoigne des niveaux de maîtrise atteints dans les domaines de l’ingénierie, de l’urbanisme et de la gestion des ressources, tout en révélant les systèmes de valeurs qui structuraient les sociétés qui les ont édifiés.

La restauration patrimoniale contribue dès lors à la transmission intergénérationnelle des connaissances et des références culturelles. Elle préserve non seulement des édifices, mais également un capital de savoirs, de techniques et de représentations qui participe à la compréhension du passé et à l’enrichissement des ressources intellectuelles mobilisables pour l’avenir.

Les recherches contemporaines en économie de la culture, en géographie du développement et en sociologie du patrimoine convergent aujourd’hui vers une même conclusion : le patrimoine ne constitue plus uniquement un objet de conservation historique, mais représente également une ressource stratégique susceptible de contribuer aux dynamiques de développement territorial. Cette évolution conceptuelle marque une rupture avec les approches traditionnelles qui limitaient la valeur du patrimoine à sa dimension mémorielle ou esthétique. Désormais, celui-ci est appréhendé comme un capital culturel capable de générer des effets économiques, sociaux et symboliques durables.

Dans cette perspective, l’approche développée par Amartya Sen apparaît particulièrement éclairante. Selon lui, le développement ne saurait être réduit aux seuls indicateurs de croissance économique ou à l’accumulation des richesses matérielles. Il renvoie avant tout à l’élargissement des capacités humaines, à l’accès aux ressources culturelles, à l’amélioration de la qualité de vie et au renforcement des possibilités offertes aux individus et aux communautés. Le patrimoine s’inscrit pleinement dans cette logique puisqu’il contribue à enrichir l’environnement culturel des populations tout en participant à la valorisation des territoires.

Les travaux récents relatifs à l’économie créative soulignent également que les ressources patrimoniales constituent aujourd’hui des facteurs essentiels de diversification économique. Les éléments matériels et immatériels hérités des civilisations anciennes peuvent être mobilisés dans de nombreux secteurs, notamment le tourisme culturel, les industries créatives, l’artisanat, la production culturelle, la recherche scientifique, l’éducation patrimoniale et les activités liées à la valorisation des savoir-faire traditionnels. Ainsi, le patrimoine cesse d’être perçu comme une charge financière destinée à préserver le passé pour devenir un investissement susceptible de produire des retombées économiques et sociales à long terme.

Les Bassins des Aghlabides constituent à cet égard un cas d’étude particulièrement significatif. Au-delà de leur valeur architecturale, ils représentent l’un des témoignages les plus remarquables de l’ingénierie hydraulique médiévale dans l’espace méditerranéen. Leur conception révèle un niveau avancé de maîtrise technique dans la gestion de l’eau, ressource fondamentale pour le développement des sociétés urbaines préindustrielles. Ces infrastructures traduisent également la capacité des civilisations anciennes à articuler innovations techniques, organisation territoriale et adaptation aux contraintes environnementales.

La réhabilitation de cet ensemble patrimonial revêt ainsi une portée multiple. Elle vise certes à préserver un monument historique d’une valeur exceptionnelle, mais elle participe également à la valorisation d’un savoir scientifique et technique accumulé au cours des siècles. Les opérations de restauration permettent de réactiver la fonction culturelle du site tout en renforçant son rôle dans les dynamiques contemporaines de développement territorial. Elles contribuent également à consolider l’attractivité culturelle de Kairouan à l’échelle nationale et internationale en inscrivant davantage la ville dans les circuits du tourisme patrimonial et de la valorisation des ressources historiques.

Dans cette perspective, les opérations de restauration patrimoniale apparaissent comme des instruments majeurs des politiques d’aménagement territorial. Leur mise en œuvre repose sur une approche multidisciplinaire associant l’ingénierie, l’architecture, l’archéologie, l’histoire, l’urbanisme et les sciences de la conservation afin d’assurer la préservation durable des biens patrimoniaux.

La coopération entre l’Administration générale du Génie militaire et l’Institut national du patrimoine illustre précisément cette convergence des savoirs et des expertises. Les projets patrimoniaux contemporains exigent en effet l’articulation de connaissances techniques complexes avec des exigences scientifiques liées à l’authenticité historique, à la conservation des matériaux et à la préservation de l’intégrité culturelle des sites concernés.

Ainsi, l’étude des Bassins des Aghlabides montre que le patrimoine doit être appréhendé comme une réalité multidimensionnelle où se croisent mémoire collective, savoirs techniques, identité culturelle, développement territorial et économie de la culture. Loin d’être de simples vestiges hérités du passé, ces ensembles patrimoniaux apparaissent comme des ressources stratégiques capables de contribuer simultanément à la transmission des héritages civilisationnels, à la production de valeur culturelle et à la construction de modèles de développement plus durables et plus intégrés.

Mémoire urbaine et continuité historique

La visite effectuée à Kairouan à l’occasion du suivi des travaux de restauration des Bassins des Aghlabides et des remparts de la médina constitue une opportunité d’analyse des relations complexes qui unissent patrimoine, mémoire urbaine et continuité historique. En effet, les recherches contemporaines en histoire urbaine montrent que les monuments historiques ne se limitent pas à leur dimension architecturale, ils constituent également des supports matériels de la mémoire collective et des marqueurs essentiels de l’identité des territoires.

Dans le cas de Kairouan, ville fondatrice de l’histoire du Maghreb islamique, les remparts représentent bien davantage qu’une infrastructure défensive héritée du passé. Ils témoignent de plusieurs siècles d’évolution urbaine, de transformations sociales et de dynamiques culturelles qui ont contribué à façonner l’espace citadin. Leur restauration participe ainsi à la préservation de la profondeur historique de la ville et à la transmission de références culturelles indispensables à la compréhension de son évolution.

Les travaux de Kevin Lynch ont montré que l’identité d’une ville repose largement sur la permanence de repères physiques capables d’assurer la lisibilité de l’espace et la continuité de la mémoire collective. Les monuments historiques jouent précisément ce rôle en offrant aux générations successives des points d’ancrage qui permettent de maintenir un lien tangible avec le passé. Leur conservation contribue dès lors à préserver la cohérence du paysage urbain tout en garantissant la continuité des récits historiques associés aux lieux. 

Patrimoine et développement territorial

 La visite du Président s’inscrit également dans un contexte plus large marqué par l’intérêt croissant accordé au patrimoine comme ressource culturelle et territoriale. Les sciences sociales considèrent aujourd’hui les monuments historiques comme des éléments structurants capables de produire des effets qui dépassent largement le champ de la conservation patrimoniale.

Les Bassins des Aghlabides et les remparts restaurés constituent des témoins exceptionnels des savoir-faire techniques, architecturaux et hydrauliques développés au cours des siècles. Leur préservation permet non seulement de sauvegarder un héritage matériel, mais également de maintenir vivante une mémoire collective qui participe à la construction des identités locales et nationales.

Les recherches en sociologie du patrimoine soulignent par ailleurs que les espaces historiques favorisent le renforcement du sentiment d’appartenance en offrant aux communautés des références communes inscrites dans la durée. Comme l’a montré Paul Ricœur, la mémoire collective se nourrit de lieux capables d’incarner la continuité du temps historique. Les monuments patrimoniaux deviennent ainsi des médiateurs entre les expériences du passé et les réalités du présent.

Au-delà de leur valeur symbolique, ces ensembles historiques constituent également des ressources susceptibles de contribuer au développement territorial. Leur valorisation participe à l’attractivité culturelle des villes, à la préservation des spécificités locales et à la consolidation des dynamiques économiques associées à la culture et au tourisme patrimonial. Cette approche reflète une conception du patrimoine comme facteur de développement durable, où la conservation des héritages historiques s’articule avec les enjeux contemporains d’aménagement, de cohésion sociale et de valorisation des territoires.

Ainsi, l’étude des opérations de restauration engagées à Kairouan met en évidence la multiplicité des fonctions assumées par le patrimoine dans les sociétés contemporaines. Loin de constituer de simples vestiges du passé, les monuments historiques apparaissent comme des ressources stratégiques où convergent mémoire collective, identité culturelle, organisation urbaine et développement territorial.

L’article Kairouan entre patrimoine, mémoire collective et développement territorial : lecture analytique d’une visite présidentielle est apparu en premier sur Le Temps News.

  •  

Météo : prévisions du vendredi 19 juin 2026

Ciel partiellement nuageux sur la plupart des régions à progressivement nuageux, l’après-midi, sur les régions ouest du nord et du centre avec apparition de cellules orageuses accompagnées de pluies parfois intenses et de chutes locales de grêles. Les pluies concerneront les régions est en fin de journée et au cours de la nuit.

Vent de secteur sud virant progressivement vers le secteur est, relativement fort près des côtes, dépassant 70 km/h sous orages et faible à modéré à l’intérieur du pays. Mer peu agitée à agitée.

Températures en baisse dans le nord et les hauteurs et en hausse ailleurs avec des maximales comprises entre 28 et 32 degrés dans les régions côtières et les hauteurs, entre 33 et 38 degrés dans le reste des régions et atteignant 41 degrés dans le sud-ouest.

L’article Météo : prévisions du vendredi 19 juin 2026 est apparu en premier sur Le Temps News.

  •  

Le Rotary Club Nabeul Néapolis dote le service gastro-entérologie de l’hôpital de Tahar Maamouri d’un échographe

Présent dans presque tous les pays du monde, le Rotary agit à travers de très nombreuses initiatives conduites par les clubs. Celles-ci dépassent souvent le cadre national en mobilisant des clubs d’autres pays, ce qui amplifie la portée des projets et renforce la vocation de rapprocher les peuples. C’est dans ce cadre que la  coopération entre le Rotary Club Nabeul Néapolis et celui du Rotary Club Montélimar ne cesse de se consolider en témoigne la dernière visite de  Montélimariens ,  en Tunisie du 15 au 17 juin 2026.  La jeunesse  bénéficie  souvent de ces relations pérennes comme illustre la visite des rotariens montélimariens de  l’école pour déficients mentaux de Menzel Zelfa où ils ont été très bien accueillis par la directrice du centre, Samia, ainsi que son équipe et les enfants du centre qui  ont fait une démonstration de danse très émouvante. Après la visite du service gastro-entérologie de l’ hôpital universitaire Mohamed Tahar Mamouri , le club Rotary Nabeul Néapolis présidé par Dr. Slah Tabib   en collaboration avec celui de Montélimar a offert à ce service un échographe afin de leur permettre d’être plus précis dans leurs diagnostics. Un geste fort apprécié par le staff médical de l’hôpital

                                            Kamel Bouaouina. 

L’article Le Rotary Club Nabeul Néapolis dote le service gastro-entérologie de l’hôpital de Tahar Maamouri d’un échographe est apparu en premier sur Le Temps News.

  •  
❌