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Mondial 2026 : le Roumain István Kovács au sifflet pour Tunisie-Japon

La Fédération internationale de football (FIFA) a désigné l’arbitre roumain István Kovács pour diriger la rencontre entre la Tunisie et le Japon, prévue ce dimanche 21 juin à 05h00 du matin (heure tunisienne) pour le compte pour la 2e journée du groupe F du Mondial-2026 organisé aux Etats-Unis, au Canada et au Mexique.
Kovács sera assisté de ses compatriotes Mihai Marica et Ferencz Tunyogi.

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Le ministère de la Défense annonce la publication prochaine du guide de la formation militaire supérieure

Le ministère de la Défense nationale publiera prochainement le guide de la formation militaire supérieure, un document d’information destiné aux élèves titulaires du baccalauréat pour l’année scolaire 2025-2026 et souhaitant intégrer les établissements d’enseignement supérieur militaire.
Ce guide de la formation militaire supérieure a pour objectif de présenter les différents parcours de formation disponibles au sein des établissements du ministère de la Défense nationale, d’en expliquer les conditions d’admission, les spécialisations proposées ainsi que les perspectives professionnelles, selon les informations recueillies par l’agence Tap en marge d’une journée de formation et d’information sur les nouveautés en matière d’orientation universitaire, les parcours d’orientation et leurs différentes étapes, organisée ce mercredi à Tunis à l’intention des spécialistes de l’orientation universitaire, dans le cadre de la préparation de la campagne d’orientation universitaire pour l’année 2026-2027.
Le système d’enseignement supérieur militaire s’inscrit dans le cadre du système national d’enseignement supérieur et regroupe des établissements universitaires militaires qui proposent des programmes d’enseignement reconnus au niveau national et délivrent des diplômes universitaires conformes aux normes en vigueur dans les établissements d’enseignement supérieur tunisiens. Ces établissements proposent également une formation alliant qualification académique et formation militaire, garantissant ainsi la préparation de cadres militaires dotés de compétences scientifiques et professionnelles de haut niveau.
Les établissements d’enseignement supérieur militaire ouverts aux titulaires du baccalauréat comprennent notamment l’Académie militaire de fondok jdid, l’Académie navale, l’École d’aviation de Borj El Amri, ainsi que l’École militaire de santé. Ces établissements dispensent une formation dans diverses spécialités répondant aux besoins des forces armées et aux exigences du progrès scientifique et technologique.
Les études à l’Académie militaire, à l’Académie navale et à l’École d’aviation durent cinq ans, à l’issue desquelles l’étudiant obtient le grade de premier lieutenant, ainsi qu’un diplôme national d’ingénieur ou un master selon la spécialité. Quant aux études à l’École militaire de santé, elles durent trois ans.
L’admission dans ces établissements se fait par le biais de concours de recrutement organisés chaque année à l’intention des titulaires du baccalauréat. Après leur inscription, les candidats sont convoqués pour passer les épreuves requises, puis classés en fonction de leurs résultats et de leurs aptitudes scientifiques, physiques et psychologiques. Ces concours constituent une opportunité supplémentaire, parallèlement au système national d’orientation universitaire, permettant aux candidats de choisir un parcours universitaire et militaire d’excellence qui leur ouvre des perspectives professionnelles prometteuses.

(D’après TAP)

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Orientation universitaire : le ministère de l’Enseignement supérieur organise une journée d’information sur les nouveautés

Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a organisé ce mercredi, à la Cité des Sciences de Tunis, une journée de formation et d’information sur les nouveautés en matière d’orientation universitaire, ainsi que sur les parcours et les étapes de l’orientation.
Cette journée s’adressait aux professionnels de l’orientation universitaire, notamment aux conseillers en information et orientation du ministère de l’Éducation et aux représentants des universités de différentes régions de la République, dans le cadre de la préparation de la campagne d’orientation universitaire pour l’année 2026-2027.
La directrice générale des affaires estudiantines, Ahlem Chater, a précisé que cette journée, organisée en coordination entre les ministères de l’Enseignement supérieur, de l’Éducation et de la Défense nationale, vise à soutenir le système d’orientation universitaire en fournissant aux différents acteurs des informations précises et actualisées sur les nouveautés en matière d’orientation, notamment en ce qui concerne les offres de formation, les parcours d’études et leurs perspectives universitaires et professionnelles, ainsi que de leur permettre d’interagir directement avec la direction générale et les experts, et de répondre à leurs diverses questions, ce qui contribue à améliorer la qualité de l’accompagnement des nouveaux bacheliers.
Elle a ajouté, dans une déclaration à l’Agence (TAP), que le programme comprend une série de conférences de formation portant sur les offres de formation et leurs conditions d’admission, ainsi que sur les moyens d’accompagner les élèves dans le choix de leurs parcours universitaires en fonction de leurs capacités et de leurs ambitions, ainsi que la présentation des services universitaires et des activités culturelles et sportives proposés par les établissements d’enseignement supérieur et de recherche scientifique.
Elle a également évoqué la question des bourses à l’étranger, tant au niveau national que dans le cadre de la coopération internationale, ainsi que la reconnaissance des diplômes étrangers pour les élèves titulaires d’un baccalauréat étranger et souhaitant poursuivre leurs études en Tunisie, précisant que les procédures sont adaptées au calendrier de l’orientation universitaire afin de garantir le bon déroulement des différentes étapes dans les meilleures conditions.
En ce qui concerne les nouvelles filières et formations, elle a précisé qu’elles seraient annoncées dans la première version du guide d’orientation universitaire, dont la publication est prévue le 23 juin 2026, avant d’être mises à jour après la publication des résultats du baccalauréat, tant pour la session principale que pour la session de contrôle. Elle a précisé que le guide comporterait plus de 1 200 offres de formation nouvelles ou renouvelées, en mettant l’accent sur les filières prometteuses qui répondent aux besoins du marché du travail aux niveaux national et international.
La directrice générale des affaires étudiantes a appelé les nouveaux bacheliers à rationaliser leurs choix universitaires en trouvant un équilibre entre leurs aspirations personnelles et leurs aptitudes académiques, en tenant compte des capacités d’accueil disponibles dans les différentes filières, tout en s’appuyant sur les informations officielles et précises fournies par le guide d’orientation, les conseillers d’orientation et les experts du domaine.

(D’après TAP)

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À Tripoli, la ministre de la Famille réaffirme l’engagement de la Tunisie pour la protection de l’enfance

La ministre de la famille, de la femme, de l’enfance et des personnes âgées Asma Jebri, a participé mardi aux travaux d’une rencontre africaine de haut niveau sur les droits de l’enfant qui s’est tenue dans la capitale libyenne Tripoli, à l’occasion de la célébration de la Journée de l’enfant africain, sous le slogan « Garantir l’accès universel à l’eau, à l’assainissement et à l’hygiène pour chaque enfant en Afrique ».
Cette manifestation a été organisée par le ministère des affaires sociales du gouvernement d’unité nationale libyen en collaboration avec l’Union africaine, avec la participation de délégations arabes et africaines ainsi que de représentants d’organisations concernées par les questions de l’enfance.
La ministre de la famille a souligné dans son allocution, que la Tunisie place l’intérêt supérieur de l’enfant au sommet de ses politiques publiques, en application des directives du président de la République Kais Saïed, à travers l’adoption d’une approche basée sur la prévention et la protection, qui s’appuie sur la constitution nationale et les conventions internationales, notamment la convention internationale des droits de l’enfant et le code de protection de l’enfant.
Jebri a indiqué que l’état tunisien mise sur le soutien des familles et le renforcement de leurs rôles éducatifs et de prévention, en tant que partenaires essentiels dans la protection et l’éducation des enfants.
Elle a également exprimé la volonté de la Tunisie de partager son expérience et son expertise en matière de promotion de l’enfance avec les dives pays africains.
La ministre de la famille a passé en revue les principales réalisations de la Tunisie dans ce domaine, notamment la création d’établissements publics spécialisés dans l’enfance et un réseau national de clubs pour enfants, permanents et mobiles ainsi que des centres informatiques pour enfants, afin de garantir leur droit à l’éducation et aux activités sociales et récréatives conformément au principe d’égalité des chances.
La ministre a relevé la poursuite du développement du cadre législatif et institutionnel relatif à l’enfance, ainsi que la préparation d’une stratégie nationale visant à réduire les comportements à risque chez les enfants, basée sur la sensibilisation, le renforcement des capacités des familles et des professionnels à prévenir les phénomènes sociaux émergents.
Concernant la protection des enfants dans l’espace numérique, Jebri a affirmé que la Tunisie accorde un intérêt particulier à ce dossier à travers l’élaboration d’un plan national de protection des enfants contre la violence dans le cyberespace pour la période 2024-2028, qui inclut le développement des cadres juridiques et réglementaires, ainsi que le lancement de programmes de sensibilisation et d’accompagnement des familles, rappelant la signature en 2025, d’une charte nationale visant à renforcer les capacités des familles à protéger les enfants dans l’espace numérique.
La ministre a signalé l’importance d’investir dans la petite enfance, soulignant que la Tunisie s’emploie à élaborer une stratégie nationale multisectorielle sur le développement de la petite enfance pour la période 2026-2036, visant à promouvoir l’investissement dans les premières années de la vie de l’enfant et à enraciner le principe d’égalité des chances.
En marge de cette manifestation, la ministre de la famille a participé à une réunion de travail ministérielle regroupant les représentants des pays participants et les membres de la commission africaine des droits de l’enfant.
A cette occasion, elle a réaffirmé l’engagement de la Tunisie à renforcer la coopération et le partenariat entre les pays africains pour promouvoir la situation des enfants et les protéger contre les risques.
Par ailleurs, Jebri s’est entretenue avec la ministre de la famille, de l’enfance et de la promotion de la femme en République Centrafricaine Marthe Kirimat, qui a exprimé le souhait de son pays de bénéficier de l’expérience tunisienne en matière de protection de l’enfance.
Les deux parties ont convenu d’examiner les moyens susceptibles d’élaborer un programme conjoint de coopération dans ce domaine.
Au terme de cette rencontre de haut niveau, un hommage a été rendu à la ministre de la famille, de la femme, de l’enfance et des personnes âgées, en présence de l’ambassadeur de Tunisie à Tripoli, en reconnaissance de la contribution du ministère à la promotion de l’échange d’expériences et d’expertises africaines dans le domaine de la protection de l’enfance.

(D’après TAP)

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Tunisie-Malaisie : cap sur une coopération renforcée dans les secteurs technologique et industriel

Le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, a reçu mercredi le nouvel ambassadeur de Malaisie en Tunisie, Rizany Irwan Muhamad Mazalan, qui lui a remis une copie de ses Lettres de créance. Le diplomate malaisien exercera ses fonctions depuis Alger, où il réside.
L’entretien a permis de passer en revue les relations de coopération entre la Tunisie et la Malaisie et d’examiner les moyens de les renforcer dans plusieurs secteurs d’intérêt commun.
A cette occasion, le ministre a salué la solidité des liens historiques unissant les deux pays frères depuis l’établissement de leurs relations diplomatiques en 1957. Il a souligné la nécessité d’œuvrer au renforcement des relations bilatérales, notamment dans les domaines de l’éducation, de l’enseignement supérieur, des industries technologiques, du secteur automobile et des composants électroniques.
Il s’est félicité des programmes de coopération technique et de renforcement des capacités mis en œuvre par le gouvernement malaisien au profit des cadres tunisiens dans les domaines de la technologie, de la numérisation, de la recherche scientifique et de la formation professionnelle.
Le ministre a également insisté sur l’importance d’activer les mécanismes conjoints de coopération, de développer les échanges commerciaux, l’investissement et la coopération financière entre les deux pays, tout en renforçant les exportations tunisiennes vers le marché malaisien, notamment l’huile d’olive, les dattes et les produits halal.
Selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères, cette démarche est d’autant plus importante que le label « Halal » délivré par l’Institut national de la normalisation et de la propriété industrielle (INNORPI) bénéficie depuis 2019 de la reconnaissance et de l’accréditation de l’Organisme malaisien de certification halal (JAKIM).

(D’après TAP)

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Le Président Kaïs Saïed reçoit le ministre des Affaires étrangères de Mauritanie

Le Président de la République, Kaïs Saïed, a reçu mercredi au palais de Carthage le ministre mauritanien des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Mauritaniens de l’étranger, Mohamed Salem Ould Merzoug, qui lui a remis un message écrit du Président de la République islamique de Mauritanie, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani.
Cette rencontre a été l’occasion d’évoquer plusieurs étapes historiques illustrant la profondeur des relations de fraternité et de coopération entre la Tunisie et la Mauritanie, lit-on dans un communiqué publié par le Département.
Les deux parties ont souligné que ces liens, profondément enracinés dans l’histoire, reposent également sur un héritage culturel et religieux commun remontant à l’époque sanhadjienne, qui a notamment contribué à rapprocher Kairouan et le pays de Chinguetti, l’actuelle Mauritanie.
Le chef de l’État a réaffirmé la volonté de la Tunisie de renforcer davantage sa coopération avec la Mauritanie dans les domaines économique, commercial, culturel et scientifique.
Il a rappelé que la Tunisie était parmi les premiers pays à avoir reconnu l’indépendance de la Mauritanie et à avoir soutenu son adhésion aux différentes organisations régionales et internationales ainsi que ses positions dans les forums internationaux.
L’entretien a également porté sur les profondes mutations que connaît actuellement le monde. À cette occasion, le Président de la République a insisté sur la nécessité d’unifier les positions et les visions afin de faire face aux différents défis contemporains à travers de nouvelles approches, permettant aux pays africains et arabes de jouer un rôle actif dans la construction d’un ordre international plus juste et plus équitable.

(D’après TAP)

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Ouverture du festival labo théâtre de Korba : une approche novatrice

Chaque mois de juin depuis 2021, le festival labo théâtre transforme Korba  et ses environs en un vaste terrain d’expérimentation où la culture ne se contente pas d’occuper des salles, mais s’infiltre partout, jusque dans les lieux les plus inattendus.Le coup d’envoi du Festival  du théâtre  laboratoire de Korba , qui s’étalera jusqu’au 19 juin, a été donné, lundi soir, au  Centre Culturel Hassan Zegouli de Korba, en présence de comédiens, d’artistes, d’auteurs, ainsi que d’une foule nombreuse venue assister à cet évènement culturel.

Organisé en partenariat avec le Centre Culturel Hassan Zegouli de Korba et le Centre des Arts Dramatiques et du Spectacle de Nabeul, sous l’égide de la Délégation Régionale aux Affaires Culturelles de Nabeul, le festival qui  a pour thème « Théâtre et Espaces Alternatifs propose une série d’ateliers et de représentations théâtrales et offre également aux jeunes des laboratoires de théâtre participants l’opportunité de se rencontrer et d’échanger.  Décentraliser, explorer, faire dialoguer les disciplines et les publics, le festival agit comme un révélateur. Théâtre, musique, danse,  performance, arts visuels, tout cohabite, se croise, se répond. Korba refuse les frontières, qu’elles soient disciplinaires ou géographiques. Le festival  rassemble des publics qui ne se croisent pas forcément le reste de l’année.

Le festival, dédié aux laboratoires de théâtre au sein des institutions culturelles, s’est ouvert avec une représentation de « Rawdat Al-Ushaaq » (Le Jardin des Amoureux) de l’artiste Moez Achouri. Le festival de cette année s’adresse à 32 jeunes stagiaires issus de sept institutions de formation théâtrale : les Centres des arts dramatiques et du spectacle de Nabeul, Sfax, Zaghouan et Béja, ainsi que l’espace privé « Small Theatre Space » à Medenine, l’Espace Artu à Médenine et le Laboratoire de recherche à Korba. Au programme plusieurs ateliers de formation présentés au café Sidi Maaouia à Korba., répartis en quatre laboratoires : un atelier de mise en scène dans des espaces municipaux avec le comédien et metteur en scène Houssem Sahli ; un atelier de diction corporelle pour acteurs avec le professeur Moez Hamza ; un atelier de voix et de diction rythmique avec le chanteur d’opéra Montasser Bazaz  et un atelier de scénographie numérique avec le professeur Abdelkrim Dhaifallah.

Pourquoi le nom de « Laboratoire théâtrale» ? 

Parce que le Laboratoire est un lieu d’expérimentation.Un espace où l’acteur peut tenter, analyser, se tromper, recommencer, et ainsi révéler tout son potentiel.Un lieu où l’échec devient une étape nécessaire de la création.Le théâtre  Laboratoire de  propose différents « LAB », conçus pour accompagner chaque comédienne et comédien dans son parcours artistique. Sa pédagogie allie exigence et liberté, rigueur et créativité, pour permettre à chacun de trouver sa singularité

Monji Lamloumi, directeur artistique du Festival de Théâtre Laboratoire, a déclaré que le thème de la cinquième édition, « Le théâtre  de laboratoire dans les espaces alternatifs », englobe diverses dimensions, notamment le rapport de l’acteur au rythme, à la scénographie et à l’aménagement de l’espace non théâtral. Il a expliqué que travailler avec le concept d’espace alternatif peut constituer une solution au problème auquel est confronté le secteur en Tunisie : la reconstruction ou la restauration des espaces culturels (centres culturels, théâtres de plein air).

Houssem Sahli, animateur de l’atelier de mise en scène du Festival de théâtre Laboratoire, a souligné que les laboratoires représentent une approche novatrice, servant de centres de recherche pour tous les aspects du métier d’acteur et de professionnel du théâtre en transition entre le statut d’amateur et de professionnel. Il a ajouté que le festival s’adresse à un public de jeunes issus de centres d’art dramatique et de spectacle vivant, ainsi que de certains centres privés. Il a insisté sur l’importance de ce festival pour l’exploration des enjeux théâtraux à travers un dialogue participatif et interactif, et a précisé que la sélection de cette édition privilégie le travail avec des espaces alternatifs, dépassant les limites des salles de théâtre classiques comme la loge, et allant à la rencontre du public dans son intimité.

                       Kamel Bouaouina

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Le ministère de l’Éducation lance la distribution des sujets d’examen de la 9e année aux commissariats régionaux

Les opérations de remise des boîtes de sujets d’examen du diplôme de fin d’études de l’enseignement de base général et technique (concours d la 9ème année) aux commissariats régionaux de l’éducation ont démarré mardi, en préparation des épreuves écrites qui auront lieu les 18, 19 et 20 juin courant, a annoncé le ministère de l’éducation.
Le nombre des candidats à l’examen du diplôme de fin d’études de l’enseignement de base général s’élève à 32.004 élèves, soit 18 pc de l’ensemble des élèves inscrits en neuvième année (175 024 ), alors que 203 candidats sur un total de 5 381 élèves passeront l’examen du diplôme de fin d’études de l’enseignement de base technique pour l’année 2026, selon les données statistiques du ministère.
Les résultats de l’examen du diplôme de fin d’études de l’enseignement de base seront annoncés le 6 juillet 2026.

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Les examens de fin d’études de l’enseignement de base débutent demain jeudi

Les épreuves des examens des diplômes de fin d’études de l’enseignement de base général et technique (Neuvième année de base), démarreront demain jeudi et se poursuivront jusqu’au 20 juin courant.
Quelque 32.004 candidats passeront l’examen du diplôme de fin d’études de l’enseignement de base général ce qui représente près de 18 % de l’ensemble des élèves de neuvième année de l’enseignement de base général, dont le nombre total s’élève à 175.024 élèves.
En effet, ce taux a enregistré une baisse de 1.163 candidats par rapport à l’année dernière, soit une diminution de 3,5 %.
Pour ce qui est de l’examen du diplôme de fin de l’enseignement de base technique, sur un total de 5381 élèves en 9ème année technique, 203 candidats seulement (4%) passeront les épreuves enregistrant une baisse de 106 candidats par rapport à 2025 (309 candidats).
Selon le ministère de l’éducation, plusieurs mesures exceptionnelles ont été prises en faveur des candidats à besoins spécifiques. Ainsi, 14 élèves auront des sujets avec une écriture agrandie, un candidat recevra les épreuves en écriture braille et 67 candidats disposeront d’un tiers-temps supplémentaire pour chaque séance d’examen.
Les résultats seront annoncés le 6 juillet prochain.
Selon le ministère de l’éducation, la capacité d’accueil des lycées pilotes pour l’année scolaire 2026-2027 est estimée à 3.750 places réparties sur 26 régions du pays. Le lycée pilote Bourguiba à Tunis accueillera le plus grand nombre de candidats (300 postes ouverts) contre une cinquantaine de postes dans chacun des lycées pilotes de Zaghouan, Kébili et Tataouine.
En 2025, 33183 élèves se sont inscrits à l’examen du diplôme de fin de l’enseignement de base général, 25827 ont passé les épreuves dont 16290 ont été admis (63,07%) et 4287 ont été affectés aux lycées pilotes.
En revanche, 308 élèves se sont inscrits à l’examen du diplôme de fin de l’enseignement de base technique dont 263 ont passé les épreuves et 148 ont été admis (56,27%).

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Pronostic Quinté : Prix de l’Agglomeration à Agen La Garenne

Pour cette 3ème course à Agen La Garenne, découvrez notre pronostic du  Temps/ Temps News.  Nous avons analysé les forces en présence pour vous livrer une sélection optimisée :
15-13-5-12-3-9-14
​Le cheval 15– Kiki  s’impose comme notre base solide pour ce Spécial Quinté, tandis que le 5– Keepsake  sera notre outsider préféré, capable de créer la surprise à belle cote. Une combinaison équilibrée pour viser les sommets sur l’hippodrome de Agen La Garenne.

Retrouvez ici l’Analyse du Temps, notre étude approfondie des 16 partants du Prix de l’Agglomeration. Nous décryptons pour vous la forme, les statistiques et les meilleures chances de ce rendez-vous à Agen La Garenne:

1. Kahors de la Piece : Effectue une grande rentrée après un repos profitable. Déferré des quatre pieds d’emblée et s’élançant en tête, il visera la cinquième place.

2. Koala du Dropt : Raccourci avec profit récemment et affûté lundi matin. Idéalement engagé au premier échelon et pieds nus postérieurs, sa place est à l’arrivée.

3. Kir de Kacy : Gros cheval auteur d’une rentrée nécessaire. Présenté en « mode course » (déchaussé et œillères plates), il est capable d’animer les débats.

4. Klant d’Oliverie : Auteur d’une rentrée en demi-teinte et affichant un net besoin de courir. Confronté à une tâche ingrate, il peut être totalement écarté.

5. Keepsake : Brillant lauréat pour ses débuts dans sa nouvelle écurie. Très performant le matin et bien engagé en tête, il détient une première chance.

6. Kerdyna Match : Malchanceuse récemment alors qu’elle possédait des ressources. Revenue en forme, elle visera un accessit à l’issue d’un parcours au millimètre.

7. Katanga de Blary : Effectue une rentrée après un break hivernal. Allégée dans sa ferrure et menée sagement le long du rail, elle visera une petite allocation.

8. Kifill Choisi : Reste sur une performance honorable à Grenade. Appréciant la piste d’Agen mais dénué de marge, il briguera une place en bout de combinaison.

9. Keeping Jyl : À reprendre impérativement après un échec sur une piste inadaptée. Soigné et préparé activement pour cet objectif au premier échelon, podium attendu.

10. Kirella : Pouliche au top de sa condition physique venant de briller à Écommoy. Idéalement engagée pieds nus avec un bonnet fermé, la confiance est de mise.

11. Kolorado : Manquait cruellement de rythme pour sa réapparition officielle. Restant ferré dans un engagement peu favorable, il est à revoir cet été.

12. Kasgagnat : Déclaré non-partant récemment et affichant une santé fragile. Déferré pour ce test de confiance, son comportement aura valeur d’apprentissage.

13. Karouzo : Doté d’une bonne pointe finale et déferré des quatre pieds pour l’occasion. Rendre la distance sur cet anneau compliquera sa tâche pour le podium.

14. Kerlaz d’Ave : Modèle de régularité qui fait toutes ses courses. Déferré des quatre pieds pour franchir un palier, il jouera un rôle actif au second échelon.

15. Kiki : Chic trotteur sérieux et régulier. Préservé le matin et dépendant d’un bon dos, il constitue une base solide pour la bonne combinaison du Quinté+.

16. Kaiser Chance : Compliqué au départ derrière la voiture mais en grande forme. Idéalement situé au plafond des gains, sa tenue compensera son handicap initial.

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Pronostic Quarté : Prix de l’Ackerland à Strasbourg

Pour cette 8ème course à Strasbourg, découvrez notre pronostic du  Temps/ Temps News.  Nous avons analysé les forces en présence pour vous livrer une sélection optimisée :
16-11-14-9-6-12-10
​Le cheval 16– Tharpe s’impose comme notre base solide pour ce Spécial Quarté, tandis que le 14– Antinea sera notre outsider préféré, capable de créer la surprise à belle cote. Une combinaison équilibrée pour viser les sommets sur l’hippodrome de Strasbourg.

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La Tunisie et le Togo concluent un mémorandum d’entente, annonce le ministère des Affaires étrangères

Le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, et son homologue togolais Robert Dussey, ont signé, lundi à Tunis un mémorandum d’entente instituant des consultations bilatérales entre les deux départements.

Le document a pour but de développer et de diversifier la coopération tuniso-togolaise, lit-on dans un communiqué du département.

Les deux ministres sont convenus, à cette occasion, d’élaborer un programme de travail pour la période 2026-2027 associant les secteurs public et privé et couvrant plusieurs domaines de coopération prioritaires pour les deux parties.

Il s’agit notamment de la santé numérique, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, de la formation des jeunes diplomates, de l’échange d’expériences dans le domaine diplomatique, ainsi que de la coopération militaire et sécuritaire, de la cybersécurité, du tourisme médical, des technologies de l’information et de la communication, des infrastructures et des réseaux d’interconnexion électrique et hydraulique. Ils ont souligné que ce programme fera l’objet d’un suivi particulier sous leur supervision directe.

Lors d’une séance de travail élargie réunissant les délégations des deux pays et consacrée à l’examen de l’état de la coopération bilatérale et des moyens de la renforcer, les deux ministres ont salué la solidité des relations de fraternité et de coopération entre la Tunisie et le Togo, établies depuis 1965. Ils ont, par ailleurs, souligné la nécessité de renforcer la dynamique de ces relations, notamment à travers la mise en place de canaux de communication directs entre les hauts responsables et les acteurs économiques afin d’explorer les opportunités disponibles et de stimuler les échanges économiques et commerciaux, apprend-on de même source.

Les deux parties ont également évoqué les moyens de tirer pleinement profit de leur appartenance à la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) afin de développer les échanges commerciaux de produits emblématiques des deux pays, tels que l’huile d’olive et les dattes tunisiennes, ainsi que le cacao togolais.

Les ministres ont réaffirmé leur volonté d’achever l’examen et la mise à jour des accords bilatéraux encore en cours de négociation, en préparation des prochaines échéances communes. À cette occasion, le chef de la diplomatie togolaise a invité son homologue tunisien à effectuer une visite de travail au Togo afin de suivre l’avancement des projets de coopération engagés.

Au niveau multilatéral, les deux responsables ont exprimé leur satisfaction quant à la convergence des positions de leurs pays sur les principales questions africaines et internationales, notamment celles relatives à la réforme de l’Union africaine, à sa gouvernance et au renforcement de l’action africaine commune. Ils ont également souligné l’importance de la coordination entre les deux pays au sein du Conseil de sécurité des Nations unies et de l’Organisation internationale de la Francophonie.

En conclusion, les deux ministres ont réaffirmé leur engagement à poursuivre les consultations régulières dans les forums régionaux et internationaux et à se soutenir mutuellement pour les candidatures aux postes de responsabilité au sein des organisations régionales et internationales.

(D’après TAP)

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Le conseil des ministres examine le projet de loi sur le plan de développement 2026-2030

L’examen du projet de loi relatif à l’adoption du plan de développement 2026-2030 a été au centre d’un conseil des ministres, tenue lundi 15 juin 2026, au Palais du Gouvernement à la Kasbah, sous la présidence de la Cheffe du gouvernement Sarra Zaafrani Zenzri.

 Cette réunion du conseil des ministres, tenue sur instructions du président de la République, Kaïs Saïed, a été consacrée également à l’approbation de plusieurs projets de loi et décrets réglementaires, dont le principal concerne l’approbation du Plan de développement 2026-2030, selon un communiqué publié par la Présidence du gouvernement.

 La Cheffe du gouvernement a souligné que le plan de développement pour la période 2026-2030 marque un tournant national décisif, rompant avec les politiques précédentes qui ont engendré des dysfonctionnements socio-économiques, environnementaux et institutionnels.

Ce plan de développement définit les contours de la prochaine étape en fonction des choix nationaux de l’État, garantissant ainsi une répartition équilibrée et équitable des richesses entre tous les Tunisiens, conformément aux orientations du président de la République, Kaïs Saïed.

Elle a rappelé que ce projet de  plan de développement 2026-2030 a fait l’objet d’un suivi rigoureux et continu de la part du Chef de l’Etat, tout au long de différentes étapes de son élaboration, rappelant qu’il s’agit, pour la première fois en Tunisie, d’une approche ascendante, partant du niveau local vers le niveau  régional, puis au niveau des districts, pour aboutir au plan national.

Ainsi, les rapports élaborés par les conseils locaux, régionaux et des districts ont été synthétisés, en harmonie avec la politique sociale et économique de l’État dans le cadre de l’unité de l’Etat.

L’objectif, a-t-elle dit, est d’instaurer un nouveau modèle de développement garantissant la justice sociale et un développement inclusif, juste et équilibré, conformément à la vision du Président de la République, et en réponse aux aspirations et aux attentes légitimes des citoyens.

La cheffe du gouvernement a souligné que le Plan de développement 2026-2030 consacre la dimension sociale comme un choix stratégique constant de l’État.

Il vise à réaliser une intégration économique et sociale globale et équitable, garantissant l’équilibre entre les régions et les districts, ainsi, que la mise en place des fondements d’une économie forte, résiliente et capable de faire face en dépit des changements géopolitiques ascendantes et aux mutations profondes que connaît le monde.

Le projet de loi relatif au Plan a été examiné, lors de ce conseil. Le document du Plan de développement est composé de trois parties principales à savoir : les orientations générales et les objectifs de développement, le développement territorial et les politiques de développement.

Les rapports des conseils élus ont mis en évidence un ensemble de défis structurels accumulés ainsi que des disparités entre les indicateurs de développement des différentes régions, dans un contexte mondial marqué par des mutations géostratégiques multidimensionnelles liées à l’accélération du progrès technologique, à l’intensification de la concurrence, à la volatilité des prix de l’énergie, des denrées alimentaires et des matières premières, ainsi qu’aux transformations des marchés du travail.

Ces évolutions ont exigé l’adoption de choix stratégiques fondés sur des orientations capables de transformer les défis en opportunités, afin de garantir une plus grande équité du développement, d’intégrer l’ensemble des catégories sociales et des régions dans le cycle économique, de moderniser la structure de l’économie et de renforcer sa résilience.

Partant de ces défis, le Plan de développement 2026-2030 prévoit une série de réformes et de programmes d’investissement reposant sur de grandes orientations visant à assurer la cohérence des politiques de développement, à renforcer l’équilibre entre les exigences de la croissance économique et celles de la justice sociale et territoriale, tout en consolidant la dimension sociale comme choix stratégique permanent de l’État.

Parmi les principales orientations du Plan figurent :

– Garantir un développement social juste et inclusif à travers la réduction des taux de pauvreté et de vulnérabilité, le renforcement des systèmes de protection sociale et l’égalité des chances dans l’accès à l’éducation, à la santé, à l’emploi et à un logement décent.

-Réaliser un développement territorial équilibré ainsi qu’une intégration économique et sociale globale et équitable entre les régions, grâce à la réduction des disparités territoriales et au renforcement de l’attractivité des régions.

Renforcement du tissu économique et développement des infrastructures grâce à l’appui aux secteurs à forte valeur ajoutée, à la promotion de l’innovation et de la recherche, à la stimulation de l’investissement, ainsi qu’au développement et à la construction de ports, de routes et d’autres infrastructures de base.

Réalisation de la sécurité alimentaire, hydrique et énergétique, et préservation d’un environnement sain à travers la bonne exploitation et la durabilité des ressources en eau, le renforcement de l’indépendance énergétique, la réduction de la pollution, la préservation de l’environnement et de la biodiversité, ainsi que la promotion des filières agricoles.

Modernisation du cadre institutionnel et consécration de l’efficacité du service public par l’amélioration des performances de l’administration, le développement du cadre législatif et réglementaire, et la réforme des structures et des entreprises publiques.

Afin d’assurer la concrétisation des objectifd du plan et de tenir compte des évolutions futures, le texte prévoit la mise en place d’un mécanisme périodique de suivi et d’évaluation pour la mise en œuvre des politiques, programmes et projets de développement, à travers l’élaboration d’un rapport annuel dans le cadre du budget économique et d’un rapport d’évaluation à mi-parcours sur l’exécution du plan.

Le Conseil des ministres a également été l’occasion de discuter de plusieurs autres projets de lois et décrets réglementaires inscrits à l’ordre du jour, avant de délibérer sur l’ensemble des textes soumis, notamment, le projet de loi portant approbation du plan de développementr 2026/2030.

(D’après TAP)

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Laurentiu Reghecampf nommé officiellement à la tête de l’Espérance de Tunis

L’Espérance de Tunis a annoncé lundi la nomination de l’entraîneur roumain Laurentiu Reghecampf à la tête de son équipe première de football.

Le club Sang et Or a indiqué, sur sa page officielle, avoir finalisé l’ensemble des procédures liées à la signature du technicien de 50 ans, sans préciser la durée de son contrat.

Reghecampf effectue ainsi son retour sur le banc de l’Espérance, qu’il avait déjà dirigée lors de la saison 2024-2025.

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La Fondation Fidaa accueille 21 pèlerins issus de familles de martyrs

Des responsables de la Fondation Fidaa, accompagnés de représentants des corps sécuritaires et militaires, ont accueilli, dimanche, à l’aéroport de Tunis-Carthage, 21 pèlerins issus des familles des martyrs de la Révolution et des victimes des attaques terroristes, parmi les militaires et les différents corps sécuritaires.

Dans un communiqué publié lundi, la Fondation Fidaa a indiqué avoir assuré un accompagnement continu des pèlerins, depuis les préparatifs du voyage vers les Lieux saints jusqu’à leur retour, en veillant aux conditions de séjour et au bon déroulement des rites du pèlerinage dans les meilleures conditions.

De leur côté, les pèlerins ont exprimé leur profonde reconnaissance envers la Fondation Fidaa, saluant les efforts déployés et le suivi constant dont ils ont bénéficié tout au long du pèlerinage. Ils ont notamment mis en avant la prise en charge de leurs besoins à chaque étape du voyage ainsi que les conditions ayant permis leur retour au pays en toute sécurité.

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Impôt sur la fortune : dispositif, champ d’application et exonérations

La Direction générale des études et de la législation fiscales (DGELF) a publié une note commune apportant des précisions sur les modalités d’application de l’impôt sur la fortune, institué par les dispositions de l’article 88 de la loi n°2025-17 du 12 décembre 2025 portant loi de finances pour l’année 2026.
Cette note précise les personnes assujetties à cet impôt, les biens entrant dans son champ d’application, ainsi que les exonérations prévues.

«L’impôt sur la fortune s’applique à la fortune nette lorsque sa valeur est égale ou supérieure à 3 millions de dinars. Il est liquidé au taux de 0,5 lorsque la valeur de la fortune est comprise entre 3 et 5 millions de dinars, et au taux de 1% lorsqu’elle dépasse 5 millions de dinars», rappelle le document.
Sur le plan procédural, la note indique que la déclaration de l’impôt sur la fortune doit être déposée au plus tard à la fin du mois de juin de chaque année, selon un modèle établi par l’administration fiscale. La déclaration ainsi que le paiement des montants dus peuvent être effectués par voie électronique, au moyen de plateformes sécurisées.
«L’impôt est exigible dès lors que la valeur du patrimoine atteint ou dépasse 3 millions de dinars au 1er janvier 2026», précise la DGELF.

Règles de déclaration des biens des enfants mineurs et majeurs à charge
S’agissant des personnes concernées par l’impôt sur la fortune, la note commune précise que cette taxe s’applique aux personnes physiques dont la valeur totale des actifs nets détenus au 1er janvier 2026 est égale ou supérieure à 3 millions de dinars.
«Chaque contribuable est tenu d’intégrer dans sa déclaration annuelle les biens appartenant à ses enfants mineurs sous leur tutelle. En revanche, les biens détenus par les enfants majeurs, même lorsqu’ils demeurent sous la gestion ou la disposition de leurs parents, ne sont pas pris en compte dans le patrimoine imposable. Ils doivent faire l’objet d’une déclaration distincte par chaque enfant majeur, à hauteur des biens lui appartenant», explique le document.
La note précise également que, lorsque des biens sont détenus en indivision ou dans le cadre d’une copropriété, chaque contribuable doit déclarer, dans le formulaire dédié à l’impôt sur la fortune, la quote-part ou les droits réels immobiliers lui revenant au titre de ces biens. Cette règle s’applique également aux biens mobiliers lorsque leur propriété est partagée entre plusieurs personnes.

Les biens soumis à l’impôt sur la fortune
S’agissant en premier lieu des biens immobiliers, la note indique qu’ils englobent l’ensemble des immeubles, ainsi que les droits réels immobiliers tels que définis par le Code des droits réels.
Dans cette perspective, la notion d’immeuble est entendue dans son acception la plus large. Elle recouvre ainsi aussi bien les biens bâtis, tels que les appartements, maisons, bureaux ou locaux professionnels, que les immeubles en cours de construction. Elle inclut également les terrains non bâtis, notamment les terrains nus et les espaces verts. Par ailleurs, les droits réels portant sur ces biens sont également intégrés dans l’assiette de l’impôt.
La note apporte également des précisions importantes concernant les biens mobiliers, qu’elle distingue en deux catégories principales.
D’une part, elle vise les biens meubles par nature, définis par l’article 14 du Code des droits réels comme l’ensemble des corps qui peuvent se transporter d’un lieu à un autre, soit par eux-mêmes, soit par l’effet d’une force étrangère.
D’autre part, elle inclut les biens meubles par détermination de la loi, visés à l’article 15 du même code, à savoir les créances, les droits réels et les actions portant sur des meubles, ainsi que les parts sociales, les actions et les obligations émises par toute société, même lorsqu’elle est propriétaire d’immeubles.

Les biens exonérés de l’impôt sur la fortune
En contrepartie, la note commune précise que plusieurs catégories de biens sont exclues de l’assiette de l’impôt sur la fortune.
En premier lieu, le logement principal du contribuable bénéficie d’une exonération totale, indépendamment de sa valeur ou de sa superficie. Cette exonération constitue ainsi un élément central du dispositif.
Dans le même esprit, sont également exonérés les biens affectés à un usage professionnel, qu’il s’agisse de biens immobiliers, mobiliers ou de titres, sous réserve qu’ils soient inscrits à l’actif du bilan ou rattachés à l’activité professionnelle déclarée. Sont notamment concernés les immeubles utilisés dans le cadre d’une activité professionnelle, artisanale, industrielle, commerciale ou agricole, ainsi que les terres agricoles exploitées directement, à condition que les revenus correspondants soient déclarés. En revanche, les biens immobiliers donnés en location ne bénéficient de l’exonération que si les revenus fonciers sont déclarés.
Par ailleurs, cette exonération s’étend également aux biens mobiliers professionnels, notamment les équipements, matériels, outils, animaux et autres biens corporels utilisés dans le cadre de l’activité.
Dans la continuité de ce dispositif, les participations et titres sont également exonérés lorsqu’ils sont liés à une activité professionnelle, notamment en cas de détention d’au moins 50% du capital dans les sociétés par actions ou les sociétés à responsabilité limitée (SARL), y compris lorsque ces participations sont détenues par les enfants mineurs à charge.
Par ailleurs, certaines formes d’épargne et de placements financiers sont expressément exclues de l’impôt sur la fortune, notamment les comptes d’épargne sous toutes leurs formes, les comptes d’épargne en actions, les comptes d’épargne pour l’investissement, ainsi que les contrats d’assurance-vie.
S’agissant des véhicules, seuls les véhicules non utilitaires d’une puissance fiscale supérieure à douze chevaux sont pris en compte dans l’assiette de l’impôt. En revanche, ceux affectés à un usage professionnel et inscrits à l’actif du bilan du contribuable demeurent exonérés.

Nouha MAINSI

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Les ventes de voitures électriques patinent : on met la charrue avant les bœufs 

La part des voitures électriques sur le marché automobile tunisien reste très marginale. Les ventes de ces voitures sobres en carbone se sont limitées à environ 540 unités en 2025 sur un total de plus de 93.000 voitures écoulées, selon les données de la Chambre nationale des concessionnaires automobiles. Un léger mieux a été enregistré durant les quatre premiers mois de 2026, avec 1.100 véhicules commercialisés. Les projections les plus optimistes des concessionnaires s’accordent à dire que plus de 2.000 voitures électriques devraient être vendues d’ici la fin de l’année 2026.

Même à ce rythme, ce segment du marché automobile demeurera cantonné au rang de curiosité technologique ou de privilège exclusif pour une élite ultra aisée. L’objectif de 50.000 véhicules électriques vendus par an en 2030, fixé par les autorités, reste difficile à atteindre alors que le secteur des transports représente environ 30% de la consommation finale d’énergie du pays et plus d’un quart de ses émissions de gaz à effet de serre. Un coup d’accélérateur a été pourtant donné par l’État pour stimuler les ventes des véhicules électriques. Un arsenal de mesures incitatives a été déployé de manière agressive par l’État à travers les récentes lois de finances. Afin de réduire la dépendance énergétique du pays et de diminuer le déficit de la balance commerciale, lourdement grevée par la subvention aux carburants fossiles, les autorités ont drastiquement sabré dans la fiscalité. Aujourd’hui, les droits de douane sur les véhicules électriques sont fixés à 0%, la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) a été ramenée à un taux préférentiel de 7% contre 19 % auparavant. Les frais d’immatriculation, ainsi que la taxe de circulation (vignette) ont été, quant à eux, réduits de 50%. Ce coup de pouce fiscal vise à rendre l’acquisition d’un véhicule propre particulièrement compétitive face aux motorisations thermiques traditionnelles et à inciter les entreprises et les particuliers à franchir le pas. Mais il y a loin de la coupe aux lèvres, car les prix des véhicules électriques restent globalement prohibitifs, même si certains constructeurs chinois s’efforcent de casser les prix avec des modèles plus ou moins abordables.
Outre le coût d’acquisition initial élevé, les experts du marché automobile et les observateurs de la transition énergétique estiment que la Tunisie est en train de mettre la charrue avant les bœufs. Promouvoir activement la commercialisation de masse de véhicules de haute technologie sans avoir préalablement développé l’écosystème périphérique constitue un risque industriel, logistique, commercial et environnemental de taille.
Trois angles morts majeurs obscurcissent aujourd’hui le tableau de l’électromobilité sous nos cieux. D’abord, le réseau national de bornes demeure embryonnaire et profondément inégalitaire. La grande majorité des stations fonctionnelles se concentre dans le Grand Tunis et les grandes villes situées sur le littoral. Pour un conducteur tunisien, s’aventurer vers les régions de l’intérieur ou le Sud du pays au volant d’une voiture électrique relève encore d’une véritable gageure. Le manque de bornes de recharge rapides (courant continu) sur les axes autoroutiers majeurs paralyse l’essor d’une mobilité sereine au-delà des trajets pendulaires quotidiens.

Rectifier le tir
Le deuxième frein qui empêche les ventes des véhicules électriques à passer à la vitesse supérieure est l’absence d’un service après-vente et le déficit de compétences spécialisées dans la maintenance. Passer du moteur thermique au bloc électrique exige une transformation radicale des compétences. La mécanique traditionnelle cède ici la place à la mécatronique de haute tension, à la gestion électronique avancée et à la manipulation de systèmes de stockage d’énergie complexes. Actuellement, en dehors des ateliers officiels de quelques concessionnaires pionniers, les mécaniciens indépendants et les centres d’entretien de quartier sont totalement dépourvus des formations et des outillages de sécurité requis. En cas de panne complexe ou de sinistre sur le circuit électrique du véhicule, le consommateur se retrouve face à un vide technique inquiétant.
Le dernier angle mort concerne l’absence d’une filière de recyclage des batteries. Une batterie au lithium-ion a une durée de vie utile estimée entre sept et dix ans. Or, il n’existe actuellement aucun projet dédié au traitement des tonnes de déchets chimiques hautement toxiques que ces batteries généreront demain. Sans un protocole rigoureux de collecte, de démantèlement et de traitement industriel, l’argument écologique de la voiture électrique s’effondrera face à une crise de gestion des déchets dangereux.
Pour libérer le potentiel du marché des voitures électriques, la Tunisie doit impérativement remettre de façon ordonnée, les bœufs avant la charrue en actionnant des leviers concrets. Sur le plan des infrastructures, il est urgent d’accélérer les partenariats public-privé (PPP) pour inciter les grandes stations-services privées, les centres commerciaux et les parkings publics à installer des bornes de recharge rapide. Ces bornes devraient idéalement être adossées à des installations photovoltaïques locales pour garantir que l’énergie injectée soit réellement propre et n’alourdisse pas le bilan carbone de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG).
En matière de formation, le ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle gagnerait à concevoir dès aujourd’hui des cursus spécialisés en maintenance des véhicules électriques. Des programmes de reconversion professionnelle pour les garagistes traditionnels permettraient de créer un réseau de proximité sécurisé et compétitif.
Enfin, sur le volet environnemental, les autorités doivent anticiper la législation sur la Responsabilité Élargie du Producteur (REP). Ce cadre juridique obligerait les importateurs à prendre en charge le rapatriement ou le recyclage certifié des batteries usagées auprès de filières internationales spécialisées, en attendant la mise en place d’unités de recyclages locales.

Walid KHEFIFI

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Dr Hichem Azzouz (Médecin et écrivain-Comar d’Or 2026) : «Le Comar d’Or est un immense honneur, mais je le perçois surtout comme une responsabilité»

Notre invité de ce dimanche est Hichem Ben Azzouz. Le dernier Comar d’Or en date, celui de 2026, lui a été attribué. Et pourtant, «Sangoma le guérisseur», c’est son premier roman. Autant dire que c’est un coup de maître. Il est surpris de recevoir ce prix, mais il en est également fier. Avant d’être écrivain, il est médecin. Et pour exercer ce noble métier, il a choisi l’aventure. Il est allé à l’autre bout du continent pour se retrouver en Afrique du Sud. Au pays de Mandela, il a découvert un pays différent, avec des paysages et des gens extraordinaires, mais aussi des inégalités très profondes.

Comme il le dit si bien, c’est ce contraste qui a nourri son imagination pour écrire son premier roman. Dans la présente interview, il nous en parle…

– Le Temps : Pour commencer, une idée sur votre parcours…
– Je suis né à Nabeul. Mon père y travaillait. Mais j’ai surtout grandi à Sidi Bou Saïd, dans une famille où l’éducation occupait une place importante. Après mes études secondaires au lycée de Carthage présidence, c’est vers la médecine que je me suis orienté. J’ai intégré la Faculté de Médecine de Monastir où j’ai effectué l’ensemble de mes études médicales. Ce furent des années exigeantes mais passionnantes.

– Pourquoi la médecine ? Était-ce une vocation ou pour faire plaisir aux parents ?
– Je crois sincèrement que c’était une vocation. Bien sûr, comme beaucoup de familles tunisiennes, mes parents accordaient beaucoup d’importance aux études. Mais ils ne m’ont jamais forcé à devenir médecin. Ce qui m’attirait dans la médecine, ce n’était pas seulement la science, c’était surtout la rencontre avec l’autre. Depuis toujours, j’aimais observer les gens, écouter les récits des anciens, comprendre les comportements humains. La médecine m’offrait un accès privilégié à cette dimension-là.

– Qu’est-ce qu’un bon médecin ?
– Un bon médecin, ce n’est pas seulement quelqu’un qui connaît les traitements, les protocoles ou les dernières recommandations scientifiques. Pour moi, un bon médecin est d’abord quelqu’un qui sait écouter. Écouter vraiment. Pas seulement entendre les symptômes, mais comprendre ce qu’il y a derrière, l’inquiétude, la peur, la solitude, parfois la honte. Beaucoup de patients arrivent avec une plainte médicale, mais aussi avec une histoire qu’ils n’ont jamais vraiment racontée. La médecine commence souvent avant l’ordonnance. Elle commence dans le regard, dans la façon d’accueillir la personne, de lui laisser le temps de parler, de ne pas la réduire à un diagnostic ou à un résultat de laboratoire.

– Pourquoi l’Afrique du Sud ?
– Mon départ vers l’Afrique du Sud a été motivé par une combinaison de curiosité, d’aventure et de recherche de sens. Je ressentais le besoin de sortir de mon environnement habituel pour découvrir d’autres réalités. L’Afrique du Sud représentait alors quelque chose de fascinant. C’était un pays jeune sur le plan démocratique, encore marqué par les séquelles de l’apartheid mais animé par un immense espoir collectif. Pour quelqu’un intéressé par la santé publique et les questions sociales, c’était un terrain extraordinaire. Je suis arrivé dans un contexte où l’épidémie de VIH faisait encore des ravages. Les hôpitaux étaient débordés. Les besoins étaient immenses. J’ai travaillé dans des régions rurales où les ressources étaient limitées mais où les patients faisaient preuve d’une dignité incroyable. Je pensais rester quelques années. Puis les années sont devenues des décennies. J’ai construit une vie, une famille, une carrière.

– Qu’avez-vous trouvé là-bas ?
– J’ai trouvé un pays d’une richesse humaine extraordinaire. J’ai rencontré des patients dont le courage continue à m’inspirer aujourd’hui, des femmes parcourant des kilomètres à pied pour obtenir leurs traitements, des familles vivant dans des conditions extrêmement difficiles mais capables de générosité et d’humour. J’ai découvert des paysages magnifiques, la savane, les montagnes du Mpumalanga, les réserves naturelles, les immenses horizons africains. Cette nature a profondément nourri mon imaginaire. Mais j’ai aussi découvert un pays blessé. Les cicatrices de l’apartheid sont toujours visibles. Les inégalités restent immenses. Dans certaines zones, les conditions de vie sont extrêmement précaires. C’est ce contraste permanent entre beauté et souffrance, lumière et obscurité, qui a nourri l’univers de Sangoma.

– Pourquoi ne pas être revenu en Tunisie ?
– C’est une question que l’on me pose souvent, et la réponse n’est pas simple. Lorsque je suis parti en Afrique du Sud en 2008, je pensais sincèrement que ce serait une expérience temporaire. Quelques années tout au plus. Je voulais découvrir un autre système de santé, travailler dans un contexte différent et vivre une aventure humaine et professionnelle. Je n’imaginais pas que ce pays deviendrait une partie aussi importante de ma vie. J’y ai construit ma carrière, développé de nombreux projets dans la santé publique, travaillé dans des hôpitaux, des cliniques rurales, des programmes VIH et des organisations internationales. Peu à peu, l’Afrique du Sud a cessé d’être un simple pays d’accueil pour devenir un véritable foyer.
Mais cela ne signifie pas que j’ai quitté la Tunisie. En réalité, je ne suis jamais vraiment parti. La Tunisie est restée présente dans ma langue, dans ma mémoire, dans mes références culturelles et dans ma façon de voir le monde. Je continue de suivre ce qui s’y passe, d’y revenir régulièrement et d’entretenir des liens très forts avec mes amis, ma famille et mes lecteurs. La Tunisie m’a donné mes racines, ma langue et ma formation. L’Afrique du Sud m’a donné une partie de mon parcours professionnel, une ouverture sur le continent africain et une grande partie de mon imaginaire littéraire. Et finalement, «Sangoma» est né précisément de cet entre-deux.

– Comment est venue l’envie d’écrire ?
– L’écriture est arrivée progressivement. Pendant des années, je notais des phrases, des scènes observées, des impressions. Sans véritable projet littéraire. J’écrivais pour ne pas oublier. La médecine m’a donné accès à des histoires extraordinaires. Des histoires de courage, de perte, de survie. Certaines m’accompagnaient longtemps après la consultation. Je ressentais le besoin de leur donner une forme. Puis il y a eu aussi les épreuves personnelles. Le deuil, l’exil, certaines blessures que la vie impose sans prévenir. L’écriture est devenue une manière de traverser ces expériences. «Sangoma» n’est pas né d’une ambition de devenir écrivain. Il est né d’une nécessité intérieure. À un moment donné, je n’avais plus vraiment le choix. Il fallait écrire ce livre.

– Pour un premier roman, c’est directement le Comar d’Or. Vous devez en être fier…
– Bien sûr. Recevoir le Prix Comar d’Or a été un moment extrêmement émouvant. D’abord parce qu’il s’agit de la distinction littéraire la plus prestigieuse en Tunisie. Ensuite parce que je vis loin de mon pays depuis de nombreuses années. Recevoir cette reconnaissance de la part de lecteurs, de critiques et d’un jury tunisien brillant, a eu une signification particulière.
J’ai également été très touché par les mots du président du jury, Ridha Kéfi. Lorsqu’il a parlé d’un «souffle nouveau dans le roman tunisien» et d’un «coup de maître», j’ai ressenti à la fois une immense gratitude et une immense responsabilité. Mais au-delà du prix, ce sont les lecteurs qui m’ont le plus marqué. Les messages reçus. Les rencontres. Les discussions après les conférences. Certains lecteurs m’ont dit avoir retrouvé dans «Sangoma» leurs propres blessures, leurs propres questionnements. C’est probablement la plus belle récompense pour un écrivain.

– Existe-t-il un lien entre la médecine et la littérature ?
– Pour moi, le lien est profond. Les deux disciplines reposent sur l’écoute. Le médecin écoute une histoire afin de comprendre une souffrance. L’écrivain écoute le monde afin de lui donner une forme. Je me suis beaucoup intéressé à la médecine narrative développée par Rita Charon, médecin interniste américaine et titulaire d’un master en littérature. Cette approche considère que le récit du patient est une composante essentielle du soin. Elle rejoint quelque chose que j’ai toujours ressenti intuitivement; nous sommes des êtres de récit.
Les patients ne racontent pas seulement leurs symptômes. Ils racontent une vie. Une peur. Une perte. Un espoir. La littérature permet parfois de rendre audible ce qui restait silencieux. Elle complète ce que la médecine ne peut pas toujours exprimer.

– Pourquoi ce titre : «Sangoma, le guérisseur» ?
– Le choix du titre s’est imposé très tôt. En Afrique australe, un Sangoma est un guérisseur traditionnel, mais ce mot est beaucoup plus riche que sa traduction française. Il désigne une personne qui soigne, mais aussi quelqu’un qui écoute, qui interprète les rêves, qui travaille avec la mémoire, les ancêtres et les dimensions invisibles de l’existence. Lorsque j’ai découvert cet univers, j’ai été frappé par certaines ressemblances avec la médecine. Les méthodes sont différentes, les explications aussi mais au fond, les deux cherchent à soulager une souffrance humaine.
Je ne voulais pas écrire un livre qui oppose la médecine moderne aux savoirs traditionnels. Je voulais plutôt explorer la rencontre entre deux façons de comprendre le monde. Le personnage de Slim commence son voyage avec la certitude que la science peut tout expliquer. Peu à peu, il découvre que certaines blessures échappent aux protocoles et aux molécules. Le titre résume donc cette traversée.

– Où avez-vous écrit ce roman ?
– J’ai écrit «Sangoma» sur plusieurs années et dans plusieurs pays. Une partie a été écrite en Afrique du Sud, souvent très tôt le matin avant les consultations ou tard dans la nuit après le travail. D’autres passages ont été rédigés lors de voyages en Tunisie ou pendant des déplacements professionnels. Ce roman porte d’ailleurs cette géographie multiple. Il est né entre Tunis, Johannesburg, Mpumalanga et plusieurs autres lieux qui ont marqué mon parcours. Les personnages voyagent avec vous, même lorsque vous changez de ville ou de continent. Certaines scènes ont été écrites dans des cafés, d’autres dans des chambres d’hôtel ou des salles d’attente d’aéroport.

– Le personnage principal vous ressemble-t-il ?
– La réponse est non et oui à la fois. Non, parce que Slim est un personnage de fiction. Il prend des décisions que je n’ai jamais prises. Il emprunte des chemins qui ne sont pas les miens. Il vit des expériences inventées pour les besoins du récit. Mais il y a aussi une part de moi dans ses interrogations. Nous partageons certaines questions sur le soin et l’éthique, sur l’exil, sur la fatigue morale que peuvent ressentir les soignants confrontés à la souffrance quotidienne. Je dis parfois que Slim représente l’une des nombreuses vies que j’aurais pu vivre. Finalement, Slim est moins mon portrait qu’un miroir déformant qui amplifie certaines de mes préoccupations humaines et professionnelles.

– Quel message avez-vous voulu transmettre ?
– Je me méfie toujours un peu des romans qui veulent transmettre un message unique. La littérature est plus intéressante lorsqu’elle pose des questions davantage qu’elle n’apporte de réponses. Mais s’il fallait retenir une idée centrale, ce serait celle de la transformation. Nous vivons tous des fractures. Un deuil, une maladie, un échec, une perte ou une désillusion peuvent bouleverser une existence entière. La question n’est pas de savoir comment éviter ces fractures. Elles font partie de la condition humaine. La vraie question est : que faisons-nous de ces blessures ?
«Sangoma» raconte le parcours d’un homme qui doit accepter son propre effondrement avant de pouvoir se reconstruire. Je crois que beaucoup de lecteurs se reconnaissent dans cette expérience, même lorsqu’ils n’ont jamais mis les pieds en Afrique du Sud ou travaillé dans un hôpital.

– Vous considérez-vous davantage comme médecin ou guérisseur ?
– Je suis médecin et je suis fier de l’être. Mais les années m’ont appris que la médecine ne se limite pas à la prescription d’un traitement. Bien sûr, les médicaments sauvent des vies. Les avancées scientifiques ont transformé notre capacité à prévenir et à traiter de nombreuses maladies. Cependant, certains patients ont aussi besoin d’être écoutés, accompagnés, rassurés. Ils cherchent parfois du sens autant qu’un traitement.
Je crois que le véritable soin commence lorsque l’on accepte la complexité de l’être humain. Un patient n’est pas seulement un corps malade. C’est aussi une histoire, une famille, des peurs, des croyances et des espoirs.

– Vous faisiez du cinéma avant le roman ?
– Oui, et le cinéma continue d’habiter ma façon d’écrire. J’ai réalisé plusieurs documentaires au cours de ma vie. J’ai réalisé mon dernier film en 2013 près de Cape Town. Je voulais donner une voix à une vieille communauté de pêcheurs qui a survécu à l’effacement pendant l’apartheid. Cette expérience cinématographique m’a appris à observer le monde différemment. Un cinéaste apprend à regarder les détails, les silences, les gestes minuscules qui révèlent parfois davantage qu’un long discours. Lorsque j’écris, je visualise souvent les scènes comme si elles étaient filmées. Je vois les paysages, la lumière, les visages, les mouvements des personnages. J’écoute les sons aussi.
Je pense que c’est pour cette raison que certains lecteurs décrivent «Sangoma» comme un roman très visuel ou très cinématographique. Au fond, cinéma et littérature poursuivent le même objectif : raconter une histoire et créer une émotion.

– Pourquoi écrivez-vous ?
– J’écris pour comprendre le monde et pour me comprendre moi-même. La médecine m’a permis d’approcher certaines vérités humaines. Mais elle ne répond pas à toutes les questions. Il existe des expériences qui échappent aux statistiques, aux protocoles et aux examens biologiques. L’écriture me permet d’explorer ces zones plus ambiguës, les territoires du doute, de la mémoire, du deuil et de l’identité. J’écris aussi pour préserver certaines voix. Au cours de ma carrière, j’ai rencontré des milliers de personnes dont les histoires m’ont marqué. Certaines disparaissent, d’autres restent en nous très longtemps. L’écriture est une manière de leur rendre hommage.

– Quand et où écrivez-vous ?
– Je n’ai jamais eu de discipline militaire d’écrivain. J’écris souvent très tôt le matin, lorsque la maison est encore silencieuse. J’aime ces heures où le monde semble suspendu. D’autres fois, j’écris tard dans la nuit. Il m’arrive aussi de prendre des notes entre deux consultations ou pendant un voyage. Une phrase peut surgir n’importe où. Je ne crois pas beaucoup à l’inspiration romantique. L’écriture est surtout un travail de patience. Il faut revenir au texte encore et encore, corriger, supprimer, recommencer. Parfois une page prend quelques heures. Parfois un paragraphe demande plusieurs semaines.

– Le Comar d’Or vous donne-t-il envie d’écrire davantage ?
– Oui, sans aucun doute. Recevoir un prix aussi prestigieux constitue un encouragement immense. Mais je ne le considère pas comme une arrivée. Je le vois plutôt comme un point de départ. J’ai un nouveau projet de roman en cours, à un stade bien avancé. D’autres sont encore à l’état de notes ou de fragments. Tous explorent des thèmes qui me sont chers : l’exil, la mémoire, la transmission, les blessures individuelles et collectives. Le Comar m’a surtout donné confiance. Il m’a confirmé que certaines histoires méritent d’être racontées et qu’elles peuvent trouver leurs lecteurs.

– Que lisez-vous le plus ?
– Je lis énormément et de manière assez désordonnée. Je lis de la littérature africaine, arabe, européenne et américaine. J’aime découvrir des auteurs qui explorent les marges, les fractures et les zones d’incertitude de l’expérience humaine. Je lis aussi beaucoup d’essais, d’histoire, de philosophie et de sciences humaines. La médecine narrative m’intéresse particulièrement. Parmi les écrivains qui m’ont marqué, on trouve aussi bien Mahmoud Darwich que J.M. Coetzee, Toni Morrison, Ben Okri ou Frantz Fanon. Je crois qu’un écrivain reste toujours d’abord un lecteur.

– Quelle est votre principale source d’inspiration ?
– Les êtres humains. Les patients que j’ai rencontrés au cours de ma carrière. Les personnes croisées lors de voyages. Les conversations entendues par hasard. Les souvenirs familiaux. Les paysages. La réalité est souvent plus riche que l’imagination. Il suffit d’apprendre à regarder et à écouter. Je suis également inspiré par l’Afrique elle-même. Son histoire, ses blessures, sa beauté, ses contradictions. Le continent est une source inépuisable de récits.

– Pourquoi avoir publié un premier roman après soixante ans ?
– Parce que chaque livre a son propre calendrier. Je ne pense pas que j’aurais pu écrire «Sangoma» à trente ans ou même à quarante ans. Il fallait probablement vivre certaines expériences, traverser certaines épreuves et accumuler suffisamment de matière humaine. Avec l’âge, on gagne parfois une forme de liberté. On écrit moins pour impressionner et davantage pour être sincère. Je ne regrette absolument pas d’avoir attendu.

– Quel conseil donneriez-vous aux jeunes qui veulent écrire ?
– Je leur dirais d’abord de lire énormément. Ensuite, d’être patients. L’écriture est un marathon, pas un sprint. Il faut accepter les doutes, les échecs et les périodes de silence. Je leur conseillerais aussi de rester proches de la vie réelle. Les meilleures histoires viennent souvent de l’observation du monde. Et surtout, je leur dirais d’écrire avec honnêteté. Les lecteurs perçoivent très vite lorsqu’un texte est sincère.

– Avez-vous connu le syndrome de la page blanche ?
– Bien sûr. Tous les écrivains connaissent ce moment où les mots semblent disparaître. Avec le temps, j’ai appris à ne plus en avoir peur. La page blanche fait partie du processus. Elle nous oblige parfois à ralentir, à observer davantage, à laisser mûrir certaines idées. Souvent, ce qui ressemble à un blocage n’est qu’un temps de gestation.

– Comment occupez-vous votre temps libre ?
– Je lis beaucoup. Je vais au cinéma dès que possible. J’aime marcher et observer les gens. J’apprécie également les réserves naturelles sud-africaines. Elles offrent un silence devenu rare dans nos vies modernes. Ces moments de calme nourrissent souvent l’écriture.

– Vos ambitions pour le futur…
– Continuer à écrire. J’aimerais voir «Sangoma» voyager vers d’autres langues et d’autres lecteurs. J’espère également poursuivre mon travail de romancier et développer les autres projets qui m’accompagnent depuis plusieurs années. Mais au fond, mon ambition reste simple : continuer à raconter des histoires universelles qui parlent de ce qui nous relie les uns aux autres.

Propos recueillis par Mourad AYARI

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Mondial 2026 – Suède-Tunisie (Demain à 3h00) : à cœur vaillant, rien d’impossible

La sélection de Tunisie entame au Mexique sa nouvelle aventure mondialiste, à l’aube de demain, avec la rencontre qui va la mettre aux prises à la Suède, en premier lieu, avant de retrouver le Japon et enfin les Pays-Bas. Le principal objectif des «Aigles de Carthage» demeure celui de se faire une place parmi les trois premiers pour espérer décrocher une place au second tour. Un tour jamais atteint par les Tunisiens lors de ses 6 participations précédentes.
Sur la pelouse du stade de Monterrey au Mexique, les Tunisiens vont tenter de surprendre leurs adversaires du jour, les Suédois, qui ont atteint ce mondial après avoir disputé les barrages et qui ne sont pas très loin des Tunisiens au classement mondial de la FIFA.
Les deux équipes abordent cette compétition en traînant deux grosses déceptions. Les Scandinaves se sont fait piéger par leurs voisins du Norvège en match de préparation, alors que les Tunisiens se sont fait écraser par les Belges. Mais les deux équipes entretiennent également l’espoir de faire bonne figure et d’assurer leur présence au second tour.
Battus à plate couture par la Belgique pour leur dernier match de préparation, les Tunisiens ont une revanche à prendre sur eux-mêmes afin de reconquérir la confiance de leurs supporters qui ont été très déçus par leur prestation de Bruxelles. Sabri Lamouchi est lui aussi tenu de rectifier le tir et de présenter une formation compétitive, capable de relever le défi et de prouver que sa débâcle face à la Belgique n’était qu’un accident de parcours et que lui et ses joueurs sont capables de beaucoup mieux faire.

L’entrejeu, clé de la réussite
Pour ce rendez-vous, Sabri Lamouchi ne devrait pas prendre trop de risques et devrait donc compter sur l’équipe alignée face à l’Autriche, c’est-à-dire qu’il va opter pour la stabilité avec des joueurs généralement expérimentés à l’image de Montassar Talbi, Ali Abdi, Yan Valery, Elyès Skhiri et Hannibal Mejbri.
Mais les Tunisiens n’ont pas besoin seulement d’expérience, mais également de réussite au milieu du terrain et en attaque. Les Hannibal Mejbri, Rani Khedhira et Anis Ben Slimane doivent s’attendre à une forte opposition de la part des Suédois, physiquement très forts. La réussite de l’entrejeu peut aider les joueurs offensifs, Elias Achouri, Ismaël Gharbi et Firas Chaouat ou Hazem Mastouri a trouver la faille dans le dispositif défensif de leurs adversaires.
Sans être favoris, les Tunisiens sont capables de se transcender sur un match, de bousculer leurs adversaires et faire valoir leur force tactique. La rigidité défensive, le marquage de zone et l’anticipation vont être des atouts non négligeables pour forcer le destin et signer une première victoire dans ce mondial. Cela va dépendre de la forme des joueurs, des choix de leur entraîneur, qui est appelé à donner la priorité à l’expérience, comme pour le poste de gardien de but qui devrait revenir à Aymen Dahmen, sauf que Sabri Lamouchi semble avoir fait son choix en préférant Mouhib Chamakh. Pourvu qu’il soit le bon.

Deux styles différents
Ce match va mettre aux prises deux styles de jeu différents. Les Suédois se présentent sur le terrain avec leur football direct, rigoureux, s’appuyant sur de grands gabarits et une agressivité de tous les instants. Ils peuvent compter également sur leur potentiel offensif et l’impact athlétique de leurs joueurs qui restent leurs armes de prédilection.
L’équipe de Suède, dirigée par l’Anglais Graham Potter, possède une force de frappe offensive impressionnante pour ce Mondial 2026. Si le collectif a connu quelques doutes tactiques récents, les individualités de classe mondiale ne manquent pas. Deux joueurs retiennent particulièrement l’attention dans la formation suédoise. A commencer par Viktor Gyökeres, le joueur d’Arsenal et l’un des attaquants les plus prolifiques et terrifiants d’Europe. Puissant, rapide et très efficace devant le but, c’est lui qui a qualifié la Suède en inscrivant notamment un triplé salvateur en barrages contre l’Ukraine. Il sait tout faire, peser sur la défense, prendre de la profondeur et finir des deux pieds. C’est le danger numéro un de l’équipe suédoise.
Mais également Alexander Isak, le joueur de Liverpool, un attaquant longiligne, fin techniquement et extrêmement mobile. Son intelligence de jeu et sa capacité à éliminer ses vis-à-vis dans les petits espaces font de lui le parfait complément de Viktor Gyökeres.
Formation probable
Mouhib Chamakh – Yan Valery – Montassar Talbi – Dylan Bronn (Amor Rekik) – Ali Abdi – Elyès Skhiri – Hannibal Mejbri – Mohamed Haj Mahmoud – Ismaël Gharbi – Sebastian Tounakti (Elias Achouri) – Hazem Mastouri (Firas Chaouat)

Hédi RASSAÂ

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