Lese-Ansicht

Ministère de l’Agriculture : renforcement des mesures de prévention contre les inondations

Le ministre de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, Ezzeddine Ben Cheikh, a présidé mercredi, avec le secrétaire d’Etat chargé de l’Eau, Hammadi Habib, une séance de travail consacrée aux préparatifs en prévision de la saison des pluies et au renforcement de la prévention des risques d’inondations.

La réunion a porté sur la disponibilité des barrages, des ouvrages hydrauliques et des structures d’intervention, ainsi que sur les moyens humains et matériels mobilisables.

Elle intervient alors que les prévisions météorologiques font état de la possibilité d’un automne chaud et pluvieux, nécessitant une vigilance accrue, notamment dans les zones exposées aux inondations.

Les responsables ont présenté un état des lieux des barrages, lacs et retenues collinaires, digues en terre et équipements hydrologiques et électriques. La poursuite des opérations de maintenance et d’inspection, le suivi des dégâts et l’intensification du curage et du nettoyage des cours d’eau, notamment l’oued Medjerda, ont été préconisés.

Ezzeddine Ben Cheikh a insisté sur la nécessité d’une préparation permanente, fondée sur l’anticipation, la planification et la coordination entre les différents intervenants, notamment les autorités régionales et locales.

Hammadi Habib a, pour sa part, appelé à multiplier les inspections des ouvrages et zones prioritaires et à vérifier la disponibilité des équipements afin de garantir une intervention rapide en cas de fortes précipitations.

Le ministère a par ailleurs décidé de faire du 5 août de chaque année une journée préparatoire à la saison des pluies, en hommage à feu Amer Horchani, surnommé « le père des barrages ». Cette journée servira à évaluer la préparation, réviser les plans d’urgence et remédier aux insuffisances.

L’article Ministère de l’Agriculture : renforcement des mesures de prévention contre les inondations est apparu en premier sur Le Temps News.

  •  

Kaïs Saïed : combattre la corruption pour réussir les réformes

Le président de la République, Kaïs Saïed, a reçu, mercredi, au palais de Carthage, le ministre de la santé, Mustapha Ferjani, le ministre de l’équipement et de l’habitat, chargé de la gestion du ministère de l’industrie et de l’énergie, Salah Zouari, et le ministre des affaires sociales, Issam Lahmar.

Selon un communiqué de la présidence de la République, le chef de l’État a affirmé que le démantèlement des réseaux de corruption est « un préalable incontournable » à la satisfaction des revendications populaires dans toutes les régions.

Il a à ce propos salué la conscience élevée du peuple tunisien, qui a su déjouer les tentatives de déstabilisation du pays,  qu’il s’agisse d’incendies criminels, de coupures d’eau et d’électricité, ou du mauvais traitement infligé aux citoyens lors de l’accès aux services rendus par l’administration.

Revenant sur sa visite à Gabès, région où « l’environnement a été assassiné », a estimé le chef de l’Etat, le président Saïed a assuré suivre au quotidien la situation dans les différentes régions du pays.

Il a rappelé que tous les dossiers, quelle que soit leur gravité, exigent une approche globale visant à éradiquer leurs causes et leurs effets.

« Nous sommes en course contre la montre », a-t-il martelé, précisant que la phase actuelle est celle de l’action et de l’accomplissement.

Il a annoncé que les unités concernées seront démantelées selon une stratégie claire, assurant que les établissements et les entreprises publics poursuivront leur mission.

« Le peuple tunisien réalisera ses aspirations et fera échec à tous les complots. Il n’y a pas de place pour ces réseaux ni pour ceux qu’ils ont enrôlés. Tel est le cours de l’histoire », a conclu le président de la République.

L’article Kaïs Saïed : combattre la corruption pour réussir les réformes est apparu en premier sur Le Temps News.

  •  

Fête de la Femme : Tunisie Autoroutes offre un badge de télépéage gratuit

La société “Tunisie Autoroutes” a annoncé qu’elle offre, à l’occasion de la fête de la femme, le 13 août 2026, un badge de télépéage gratuit au profit des usagers de la route.

Pour bénéficier de la gratuité du boîtier, les usagers de la route devront simplement s’acquitter des frais de recharge initiale: prix du badge: 0 dinar (au lieu de 30 D) et des frais de recharge obligatoire à partir de 30 D (crédit entièrement utilisable pour les passages), a indiqué la société dans un communiqué publié, jeudi.

L’opération d’achat est disponible ainsi, du 13 au 16 août 2026, dans les 10 points de vente de Tunisie Autoroutes (Béja, El Féja, Sidi Thabet, Menzel Jemil, Morneg, Hergla, Msaken, Sidi Saleh, Agareb et Gabès Nord) ainsi que dans le point de vente du siège de la société (Centre urbain Nord).

L’objectif de cette action est d’assurer un passage rapide tout en gagnant de temps et de permettre aux usagers de la route de voyager avec plus de confort et de sécurité, indique la société.

L’article Fête de la Femme : Tunisie Autoroutes offre un badge de télépéage gratuit est apparu en premier sur Le Temps News.

  •  

Santé publique : un nouveau centre entre en service à El Agba supérieur

Un nouveau centre intermédiaire de santé publique a été mis en service mercredi dans l’imada d’El Agba supérieur, relevant de la délégation d’El Hraïria (gouvernorat de Tunis), afin d’améliorer la couverture sanitaire locale et de rapprocher les soins des habitants.

Selon la Direction régionale de la santé de Tunis, cette infrastructure permettra d’offrir des prestations de proximité et de réduire les déplacements pénibles, en particulier pour les familles, les personnes âgées et les enfants.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre des efforts nationaux visant à renforcer les infrastructures de santé publique, à améliorer la qualité des soins et à optimiser la prise en charge des patients à travers le pays.

Structure intermédiaire située entre les dispensaires locaux et les hôpitaux régionaux, ce type de centre vise à fournir des soins améliorés tout en désengorgeant les structures hospitalières principales.

 

L’article Santé publique : un nouveau centre entre en service à El Agba supérieur est apparu en premier sur Le Temps News.

  •  

Argentine : Messi ne se voit pas jouer encore longtemps avec la sélection

Le joueur vedette de l’équipe argentine de football, Lionel Messi, a estimé mercredi ne pas être certain de jouer « encore longtemps » au football, dans une lettre d’adieu à son père Jorge Messi, décédé samedi dernier.

      « Je ne sais pas ce que je vais faire sans toi, je ne sais pas comment continuer. Je ne faisais que jouer au football, et maintenant j’ai pas mal

de doutes sur le fait que je vais continuer encore longtemps », a écrit Messi (39 ans) dans ce message publié sur Instagram.

      Dans cette longue lettre, le champion du monde 2022 revient longuement sur l’absence de son père, déjà souffrant, durant la dernière Coupe du monde en Amérique du Nord, où l’Argentine s’est finalement inclinée en finale contre l’Espagne (1-0 après prolongation).

       » Je t’avais dit qu’on irait en finale comme ça tu pourrais venir… On est arrivé en finale et tu n’as pas pu être là. Je voulais la gagner pour

te l’apporter », mais « je n’ai pas pu, mes jambes ne suivaient plus. Cette fois, j’ai essayé d’aller contre mon corps, mais je n’ai pas pu », a raconté l’octuple vainqueur du Ballon d’Or.

      Après la finale du Mondial perdue contre l’Espagne le 19 juillet, Messi était d’ailleurs venu quelques jours en famille à Rosario au chevet de son père, et il a assisté aux obsèques tenues dimanche dernier dans

l’intimité.

      Le capitaine de l’Albiceleste avait aussi paru affecté durant la Coupe du monde. Après avoir fondu en larmes en début de compétition, il avait expliqué avoir vécu une période éprouvante pour « une situation extérieure

au sport », sans fournir de précisions à l’époque.

L’article Argentine : Messi ne se voit pas jouer encore longtemps avec la sélection est apparu en premier sur Le Temps News.

  •  

Pénurie d’eau minérale : retour progressif à la normale, mais gare à la surconsommation

 Normalement, la pénurie d’eau embouteillée est sur le point d’être dépassée. Après plusieurs semaines de perturbations dans l’approvisionnement, la situation devrait progressivement revenir à la normale même si certaines pratiques de consommation pourraient fort bien la compliquer. 

Le président de la Chambre des producteurs de boissons non alcoolisées, Lassâad Mezzah, a annoncé, ces derniers jours, que la distribution a quasiment repris un rythme habituel à partir de la semaine passée. Il a précisé que cette pénurie était principalement due à deux facteurs : la vague de chaleur exceptionnelle qui a fortement stimulé la demande en eau embouteillée et les coupures d’électricité ayant affecté plusieurs unités de production, provoquant des arrêts temporaires des chaînes de fabrication.

Selon lui, les sites de production ont retrouvé progressivement leur capacité de fonctionnement, ce qui permettra un réapprovisionnement progressif des commerces en bouteilles d’eau minérale pour toutes les marques connues sur le marché.

Cette annonce, du reste rassurante, intervient après plusieurs semaines de tension sur le marché, durant lesquelles de nombreux consommateurs ont signalé des rayons vides et des difficultés à trouver certaines marques, aussi bien dans les grandes surfaces que dans les commerces de proximité. Une pénurie qui est tombée au mauvais moment, en pleine canicule et en période estivale avec une très forte hausse de la demande.

La canicule exceptionnelle enregistrée cet été a entraîné une hausse importante de la consommation d’eau minérale. Dans le même temps, les délestages électriques survenus dans plusieurs régions du pays ont perturbé l’activité des usines, réduisant les volumes de production et ralentissant les livraisons. Cette double pression sur l’offre et la demande a favorisé des achats de précaution et des comportements de stockage chez certains consommateurs, accentuant ainsi les difficultés d’approvisionnement. Il s’agit d’un réflexe bien connu chez le consommateur tunisien qui, à l’annonce d’une pénurie d’un quelconque produit de consommation, même s’il s’agit parfois de rumeur, se rue sur les points de vente pour faire son stock et changer sa demeure en dépôt.

Les citoyens, appelés à une consommation responsable

Face à cette situation, Lassâad Mezzah a invité les citoyens à adopter une consommation responsable et à éviter les achats excessifs. Selon lui, la reprise quasi normale de la production permettra de rétablir l’équilibre entre l’offre et la demande, rendant inutile le stockage de grandes quantités d’eau minérale.

A présent, tout va bien avec une reprise d’activité dans les usines de production parfois supérieure à ce qu’elle était il y a quelques semaines. C’est dire que si aucune nouvelle perturbation majeure ne vient affecter les unités de production, l’approvisionnement retrouvera son rythme normal dans les prochains jours, mettant progressivement fin aux tensions observées sur le marché.

Attention, les prix n’ont pas changé

D’autre part, Lassâad Mezzah a tenu à préciser que les producteurs d’eau minérale en bouteilles n’ont pas établi de nouveaux prix au niveau de la production. Ce sont les distributeurs et les commerçants de gros et de détail qui tiennent à profiter de cette pénurie pour enregistrer encore plus de gains de manière illicite en imposant une augmentation des prix que le consommateur est tenu à payer pour s’offrir ses besoins en eau minérale.

Pour sa part, Lotfi Riahi, le président de l’Organisation Tunisienne de Défense du Consommateur (ODC), est également intervenu pour dénoncer ces pratiques illégales, appelant les services de contrôle économique à sévir face à de tels actes de spéculation.

Dans ce même chapitre de prix, la vice-présidente de l’ODC, Thouraya Tebassi, a indiqué que l’organisation avait reçu plusieurs plaintes de citoyens faisant état d’une faible disponibilité de l’eau minérale dans les commerces, accompagnée, dans certains cas, d’une augmentation des prix. Elle a notamment dénoncé les pratiques de certains spéculateurs et intermédiaires qui pourraient profiter des tensions actuelles sur le marché pour augmenter les prix. Selon elle, les difficultés d’approvisionnement ne sauraient justifier des hausses infondées au détriment des consommateurs. Ainsi, l’ODC recommande aux citoyens de privilégier les points de vente légaux et organisés, tout en vérifiant attentivement les prix affichés et réellement appliqués. En cas de hausse jugée abusive, les consommateurs sont invités à signaler les faits auprès de l’ODC ou des services de contrôle économique.

La lutte contre les spéculateurs continue

A propos de spéculation, il y a lieu de rappeler que les équipes de contrôle économique s’activent depuis quelques semaines à déjouer les plans des spéculateurs qui continuent de stocker de l’eau minérale même après le retour annoncé à une production normale. La dernière opération a eu lieu dans la délégation d’El Mida, dans le gouvernorat de Nabeul, où elles ont saisi, samedi dernier, 8.832 bouteilles d’eau minérale lors d’opérations de contrôle menées avec la participation des unités de la Garde municipale. Parmi les quantités saisies, 5.928 bouteilles ont été découvertes dans un dépôt de vente de matériaux de construction, ce qui confirme les intentions malveillantes de ces spéculateurs, «prompts» à mettre ces stocks «à l’abri» pour les écouler en temps opportun avec le prix qu’ils imposent. D’ailleurs, la directrice régionale du commerce à Nabeul a tenu à préciser que les bouteilles découvertes dans le dépôt de matériaux de construction avaient été dissimulées dans le but de pratiquer la rétention de marchandises et la spéculation, et de provoquer une pénurie du produit sur le marché.

C’est dire qu’avec ce retour à la normale, les citoyens se doivent de consommer l’eau minérale de façon ordinaire car l’offre a quasiment retrouvé son niveau normal et il n’y a pas de raison pour s’approvisionner de manière abusive au risque de créer de nouvelles pénuries.

Kamel ZAIEM

 

L’article Pénurie d’eau minérale : retour progressif à la normale, mais gare à la surconsommation est apparu en premier sur Le Temps News.

  •  

Incivisme sur nos routes : le trafic évolue, les mentalités ne suivent pas

En Tunisie, on remarque une croissance très forte du parc automobile ainsi qu’un accroissement du nombre de permis de conduire octroyés au cours de la dernière décennie. Le nombre de voitures a également doublé ou triplé. L’infrastructure routière, quoiqu’ayant connu de légères améliorations, ne répond pas souvent à une circulation automobile sans cesse galopante. D’où l’augmentation des accidents de circulation souvent mortels. En effet, le nombre de morts sur les routes tunisiennes demeure relativement très élevé, comparé à celui des pays européens.

Selon les dernières statistiques communiquées par l’Observatoire National de la Sécurité Routière (ONSR), on remarque que le bilan des accidents de la route en Tunisie en 2026 est très lourd, avec plus de 740 morts depuis le début de l’année. Ce chiffre est jugé alarmant par les autorités et acteurs de la sécurité routière. La circulation reste chargée sur plusieurs artères importantes, notamment dans le centre-ville de Tunis, avec des embouteillages signalés sur les grandes artères de la ville et d’autres axes majeurs. Malgré les campagnes de sensibilisation, le nombre d’accidents continue d’augmenter, surtout en période de vacances estivales où les routes sont très fréquentées.

Comportements bizarres et inadmissibles

 On veut bien savoir si le mauvais comportement des usagers de la route est inscrit dans les gènes des automobilistes tunisiens. En effet, un grand nombre de conducteurs, notamment des jeunes, se permettent tout, une fois au volant, parce qu’ils se sentent dotés d’une marge de liberté plus large, même en matière de conduite automobile, surtout en l’absence parfois des agents de circulation qui se montrent souvent passifs, voire indulgents, envers les auteurs des infractions routières qui ne cessent de se multiplier et dont plusieurs sont tragiques.

 Les violations de la circulation sont quotidiennes et nombreuses : limitations de vitesse bafouées, feux de signalisation non respectés, dépassements de véhicules non autorisés, arrêts et stationnements en lieux interdits et d’une manière anarchique, non-utilisation des casques pour les motards qui zigzaguent entre les voitures, excès de vitesse même en zones urbaines, manque de vigilance, non-respect des règles de priorité, usage du téléphone portable au volant, non-usage de la ceinture de sécurité, conduite sans permis de conduire et nous en passons… Ajoutons à cela, le manque de discipline de certains automobilistes qui, même fautifs, font entendre leur grogne de la manière la plus ignoble à l’encontre des usagers de la route. Bref, des comportements bizarres et des conduites incorrectes sont devenus des spectacles quotidiens sur nos routes, ce qui dénote que le niveau d’incivisme et d’impolitesse a monté d’un cran depuis ces dernières années. 

Et l’infrastructure routière ?

Certes, la faute n’incombe pas toujours aux usagers de la route. En fait, ces derniers ne cessent de rouspéter sur l’état de nos routes et de l’infrastructure routière. Des chaussées aux nids-de-poule qui restent parfois des mois sans réparation, des pannes successives des feux de signalisation, l’absence de marquage sur les routes, le manque ou l’insuffisance d’éclairage public pendant la nuit : plusieurs routes, aux environs de la capitale, pour ne donner qu’un seul exemple, sont souvent plongées dans l’obscurité pendant plusieurs semaines, notamment les routes allant de la banlieue-sud vers Tunis ou vers la banlieue-nord via le pont de Radès, un vrai calvaire pour les automobilistes qui conduisent de nuit ! Une telle situation pourrait provoquer des accidents mortels, surtout que ces artères sont très fréquentées. 

Les autorités sont donc appelées à remédier illico à ces carences en apportant les solutions adéquates et en adoptant des mesures plus efficaces de sensibilisation et d’application de la loi sur les infractions de circulation. L’accent doit être mis sur la nécessité de réparer les routes détériorées et de doter d’autres d’un éclairage public approprié. Toujours est-il que les usagers de la route demeurent les grands responsables de ce tohu-bohu dans la circulation routière : on déplore ces comportements anormaux et illégaux adoptés par certains chauffeurs qui font souvent fi des règles fondamentales de la conduite automobile et qui n’ont pas le sens de la responsabilité ni de la coopération envers leurs semblables sur la route. Faire preuve de civisme en conduisant sa voiture n’est pas un luxe, mais un impérieux impératif. 

 

Tout est affaire d’autodiscipline et de bonne conduite

Manifestement, le problème qui se pose au niveau de la prévention routière n’a pas seulement trait aux textes et aux institutions, censés sévir contre les abus et les infractions perpétrés sur nos routes. C’est plutôt une question de moralité et de mentalité : les comportements bizarres sont de plus en plus banalisés jusqu’à devenir une habitude et un motif de fierté pour certains automobilistes. Ils sont désormais rares, très rares, à s’en offusquer ! En effet, beaucoup d’automobilistes se croient tout permis en s’autorisant tous les dépassements, surtout quand les agents de circulation sont absents ou moins vigilants, illustrant bien le proverbe qui dit «quand le chat n’est pas là, la souris danse» ; oui, mais cela se termine parfois par une danse macabre.

Qu’on ne nous dise surtout pas que cela se produit même dans les pays les plus développés : c’est le pire des arguments qu’on puisse avancer pour justifier l’incivisme, l’immoralité et l’irresponsabilité ! La meilleure des polices est celle que nous avons en nous-mêmes : c’est ce sens moral, cette police des polices, qui freine nos pulsions égoïstes et nous impose de nous conformer aux règles civilisées de la vie en communauté ! Qui parmi nos automobilistes obéit aux ordres de cette police intérieure avant de craindre la police de l’Etat? Bref, en matière de circulation routière, tout est affaire d’autodiscipline et de bonne conduite.

Hechmi KHALLADI 



L’article Incivisme sur nos routes : le trafic évolue, les mentalités ne suivent pas est apparu en premier sur Le Temps News.

  •  

De Radès à Gabès : Kaïs Saïed au plus près des réalités du terrain

 Par Ahmed NEMLAGHI

La visite surprise effectuée lundi 10 août 2026 par le Président de la République, Kaïs Saïed, à Gabès, s’inscrit dans une démarche qui semble désormais caractériser son mode d’intervention dans les régions : aller directement sur le terrain, écouter les citoyens, constater les difficultés et rappeler aux responsables publics la nécessité d’agir. Cette nouvelle visite prend d’autant plus de relief qu’elle intervient après d’autres déplacements présidentiels effectués de manière inopinée, notamment à Sbikha et à Radès. Dans ces régions, les dossiers abordés sont différents, mais une même préoccupation apparaît : confronter l’action administrative à la réalité vécue par les citoyens et faire en sorte que les problèmes signalés trouvent enfin des réponses concrètes.

De Radès à Sbikha puis à Gabès, le Chef de l’État entend ainsi donner une dimension territoriale à son action et rappeler que les préoccupations des citoyens ne peuvent rester enfermées dans les rapports administratifs ou dans les promesses de programmes à venir.

Les déplacements inopinés du Président de la République répondent à une logique de proximité.

En se rendant sans annonce préalable dans une région, Kaïs Saïed cherche à voir par lui-même les conditions dans lesquelles vivent les citoyens et à entendre directement leurs doléances.

Cette méthode vise notamment à réduire la distance qui peut exister entre les responsables administratifs et les populations.

Dans de nombreuses régions, les citoyens connaissent parfaitement les problèmes auxquels ils sont confrontés : routes dégradées, difficultés d’approvisionnement en eau, transports insuffisants, pollution, déchets, chômage ou retards dans la réalisation des projets.

Ces problèmes ont souvent été signalés depuis longtemps, d’autres le seront immanquablement. Mais la question n’est pas toujours celle de leur identification, mais celle de leur traitement.

C’est précisément sur ce point que les visites présidentielles prennent une dimension particulière. Elles viennent rappeler que l’administration ne peut se satisfaire du constat d’une difficulté et qu’elle doit être en mesure de proposer des solutions et de les mettre en œuvre.

Gabès : la pollution au cœur de l’intervention présidentielle

La visite de Gabès constitue, à cet égard, un précédent particulièrement significatif.

Cette région, confrontée depuis des années aux conséquences environnementales liées à l’activité industrielle, fait partie des dossiers sur lesquels le Président de la République a régulièrement insisté.

La situation environnementale de Gabès ne constitue pas seulement un problème écologique, elle touche directement à la santé des habitants, à leurs conditions de vie, à l’agriculture, à la mer et aux perspectives de développement de toute une région. La démarche présidentielle consiste à considérer la protection de l’environnement comme une obligation de l’État et non comme une question secondaire. Le même raisonnement était apparu lors de la visite à Radès, lorsque Kaïs Saïed s’était intéressé à l’état de l’oued Méliane, à la pollution et à la dégradation du littoral.

Dans ces différents cas, le Président de la République ne se limite pas à dénoncer les difficultés. Il demande aux structures publiques compétentes d’assumer leurs responsabilités et de transformer les orientations en interventions concrètes.

À Sbikha, les problèmes sont d’une autre nature, mais ils renvoient à la même question fondamentale, celle de l’équité territoriale.

La délégation fait face à des difficultés importantes dans plusieurs domaines : transport des ouvrières agricoles, approvisionnement en eau potable, retards dans certains projets d’infrastructure, développement industriel et gestion des déchets.

Ces dossiers concernent directement la vie quotidienne de la population.

La question du transport des ouvrières agricoles est notamment révélatrice des difficultés sociales persistantes dans les régions rurales.

Ces femmes participent à l’activité agricole et à la création de richesse, mais restent exposées à des conditions de déplacement qui soulèvent des préoccupations en matière de sécurité et de dignité.

Le développement régional ne peut donc être envisagé sans améliorer les conditions de travail et de déplacement des populations qui contribuent à l’économie locale.

L’eau, une urgence commune

Entre Gabès, Sbikha et d’autres régions du pays, la question de l’eau apparaît comme un fil conducteur.

La Tunisie est confrontée à une pression croissante sur ses ressources hydriques, aggravée par la sécheresse et les températures élevées.

Dans certaines zones, les citoyens doivent faire face à des coupures ou à des difficultés d’approvisionnement qui affectent aussi bien les ménages que les activités agricoles.

À Sbikha, comme ailleurs, l’accès à l’eau potable constitue une exigence fondamentale.

Le Président de la République a régulièrement insisté sur la nécessité de garantir ce service essentiel et de mettre fin aux situations où les citoyens subissent durablement les conséquences de dysfonctionnements administratifs ou techniques.

Cette question rejoint directement la conception de l’équité sociale défendue par Kaïs Saïed : le droit à un service public essentiel ne doit pas dépendre du lieu où vit le citoyen.

Des projets qui ne doivent plus rester bloqués

L’autre enseignement des visites présidentielles concerne les projets de développement.

À Sbikha, les retards enregistrés dans certains projets d’infrastructure, notamment ceux liés à l’autoroute Tunis-Jelma, constituent un sujet de préoccupation.

Un grand projet routier n’est pas seulement une infrastructure supplémentaire. Il peut modifier les conditions d’accès d’une région aux marchés, faciliter les déplacements, attirer des investisseurs et rapprocher les populations des principaux centres économiques.

Lorsqu’un tel projet prend du retard, ce sont donc plusieurs dimensions du développement régional qui sont affectées. La présence du Président de la République peut, dans ce contexte, avoir une fonction d’accélérateur. Elle rappelle aux responsables concernés que les décisions prises au niveau central doivent être suivies d’effets et que les blocages administratifs ou techniques doivent être levés.

Les visites à Radès, Gabès et Sbikha mettent également en évidence l’importance de la question environnementale.

À Gabès, il s’agit principalement de pollution industrielle et de ses conséquences. À Radès, la situation de l’oued Méliane et du littoral a attiré l’attention présidentielle. À Sbikha, la gestion des déchets constitue l’un des problèmes auxquels les autorités doivent apporter une réponse.

Ces situations ont cependant un point commun : elles nécessitent une responsabilité à la fois institutionnelle et citoyenne. L’État doit assurer ses missions de contrôle, de collecte, d’entretien et de protection de l’environnement. Mais les citoyens ont également un rôle à jouer dans la préservation de leur cadre de vie. La lutte contre la pollution ne peut être efficace si elle repose uniquement sur des opérations ponctuelles menées après l’apparition du problème. Elle doit devenir une politique permanente.

Une même philosophie : l’État doit être présent

À travers ses déplacements dans les régions, Kaïs Saïed cherche à donner corps à une conception de l’État dans laquelle les services publics doivent être présents là où les citoyens rencontrent des difficultés. Cette présence ne signifie pas seulement l’existence de structures administratives. Elle implique que ces structures fonctionnent, répondent aux demandes et rendent effectivement les services attendus. C’est ici que se situe l’un des principaux enjeux de la méthode présidentielle. Une administration peut disposer de compétences et de moyens, mais si ses décisions restent sans effet sur le terrain, la confiance des citoyens s’érode. Les visites présidentielles cherchent précisément à rappeler cette exigence de résultat. 

Une politique de proximité au service de l’équité territoriale                                            La succession de ces déplacements révèle ainsi une volonté de porter la question des disparités régionales au plus haut niveau de l’État.

Gabès possède un potentiel industriel, maritime et touristique considérable. Kairouan dispose d’importantes ressources agricoles, historiques et humaines. Radès occupe une position stratégique dans le Grand Tunis. Chacune de ces régions présente des caractéristiques propres.

Mais toutes partagent une même attente : bénéficier pleinement des services publics et des investissements nécessaires à leur développement.

L’équité territoriale ne signifie pas que chaque région doive recevoir exactement les mêmes projets. Elle signifie que chaque territoire doit pouvoir valoriser ses potentialités et offrir à ses habitants les conditions nécessaires à une vie digne.

Cette approche rejoint la conception de l’État social mise en avant par Kaïs Saïed, dans laquelle la réduction des disparités entre les régions constitue une condition de la justice sociale.

Le véritable test : ce qui se passe après la visite

Toutefois, la portée de ces visites ne pourra être véritablement mesurée qu’à travers leurs conséquences. Une visite présidentielle peut attirer l’attention sur un problème, provoquer une réunion, accélérer une décision ou pousser une administration à intervenir. Mais le véritable résultat doit être durable.

À Sbikha, les habitants attendent des améliorations dans l’approvisionnement en eau, les transports, les infrastructures, l’activité économique et la gestion des déchets.

À Gabès, les populations attendent des solutions durables à la pollution et une amélioration tangible de leur environnement. À Radès, les questions liées à l’oued Méliane et au littoral appellent également des réponses palpables.

Dans toutes ces situations, les citoyens ne demandent pas seulement des déclarations, ils attendent des résultats.

C’est finalement cette articulation entre la parole et l’action qui donne tout son sens à la démarche présidentielle. En se rendant directement auprès des populations, Kaïs Saïed rappelle que les problèmes du pays ne peuvent être résolus uniquement depuis les bureaux de l’administration centrale. Ils doivent être observés, compris et traités au plus près du terrain.

Mais cette méthode impose également une obligation aux administrations : traduire rapidement les orientations présidentielles en programmes, en interventions et en résultats mesurables.

De Radès à Sbikha, et désormais à Gabès, le message apparaît ainsi constant : aucun territoire ne doit être oublié et aucune difficulté affectant directement la vie des citoyens ne doit être considérée comme secondaire. La visite présidentielle n’est donc pas une fin en soi, elle constitue un signal adressé à l’ensemble de l’administration : les problèmes doivent être identifiés, les responsabilités assumées et les solutions mises en œuvre. C’est à cette capacité à transformer le constat en action que pourra véritablement se mesurer la politique d’équité territoriale et sociale voulue par le Président de la République.

 

L’article De Radès à Gabès : Kaïs Saïed au plus près des réalités du terrain est apparu en premier sur Le Temps News.

  •  

Météo : prévisions du jeudi 13 août 2026

Ciel dégagé à peu nuageux ce mercredi, selon les prévisions de l’Institut National de la Météorologie (INM).

Le vent soufflera de secteur Est, faible à modéré puis se renforçant relativement, l’après-midi, près des côtes et au sud.

La mer sera houleuse dans la région de Cap Serrat et peu agitée dans le reste des côtes.

Les températures seront stationnaires et les maximales seront comprises entre 32 et 36 degrés dans les régions côtières et sur les hauteurs et oscilleront entre 37 et 42 degrés  ailleurs avec coups locaux de sirocco.

L’article Météo : prévisions du jeudi 13 août 2026 est apparu en premier sur Le Temps News.

  •  

IA et métiers de demain : un camp d’été virtuel à Mahdia pour initier les jeunes

Où envoyer ses enfants durant la saison estivale ? Au-delà des séjours «farniente», les camps d’été séduisent de plus en plus les jeunes Tunisiens et les parents. Sport, langues, arts, sciences : l’offre s’enrichit. Alors que l’Intelligence artificielle transforme déjà les métiers, l’éducation et la vie quotidienne, un programme inédit entend offrir aux jeunes Tunisiens une longueur d’avance. À Rejiche, un camp d’été pédagogique propose bien plus qu’un simple moment de détente : un véritable projet éducatif centré sur l’épanouissement et la responsabilisation des jeunes. Il se tiendra du 11 au 14 août 2026 au Village des Langues de Rejiche (gouvernorat de Mahdia), consacré au numérique et à l’IA, destiné aux enfants et adolescents. Une initiative qui ambitionne de transformer les vacances scolaires en véritable laboratoire d’innovation.

Loin d’être un simple atelier d’initiation à l’informatique, ce camp de Rejiche propose une expérience pratique où les participants apprendront à utiliser les outils d’intelligence artificielle pour créer des images, produire des vidéos, concevoir des présentations et développer des projets collaboratifs. Encadrés par des formateurs spécialisés, les jeunes découvriront comment l’IA peut devenir un véritable assistant de travail et un levier de créativité plutôt qu’un simple gadget technologique. Aucune compétence préalable n’est exigée. La formation est ouverte à tous les jeunes, animés par la curiosité et l’envie d’apprendre. 

Une immersion dans l’univers de l’Intelligence artificielle

Placé sous le thème «Les parcours de l’intelligence artificielle dans l’apprentissage : de zéro à l’autonomie», cet événement est organisé à la demande de l’Association Tunisienne des Initiatives Éducatives (ATIE), en partenariat avec l’Agence Nationale de la Sécurité Cybernétique (ANSC) et le Village des Langues. Selon un communiqué de l’ATIE, cette manifestation vise à familiariser les participants avec les applications les plus récentes de l’intelligence artificielle dans le domaine éducatif. Le programme combinera des ateliers de formation pratique avec un volet culturel et récréatif diversifié.

L’association précise que ce rassemblement s’inscrit dans le cadre de la promotion de l’innovation pédagogique et de la démocratisation de la culture numérique au sein du système éducatif, afin d’accompagner la transformation digitale en cours dans le secteur de l’enseignement. Ce camp essaie de renforcer les compétences des participants dans l’utilisation des applications d’intelligence artificielle dans le processus éducatif, grâce à un programme de formation alliant théorie, pratique et développement des compétences. Il vise à transformer des enfants, de simples utilisateurs passifs de technologies, en véritables créateurs, innovateurs et entrepreneurs technologiques. Une ambition concrétisée à travers des activités où les enfants ne se contentent pas de manipuler des outils ou de suivre des instructions toutes faites, mais où ils développent de véritables projets. Les enfants apprennent concrètement en résolvant des défis réels, en développant des projets innovants du début à la fin, en construisant et en présentant des solutions technologiques tangibles.

 

Pourquoi un tel programme est-il bénéfique pendant les vacances ?

Les vacances représentent une période idéale pour développer des compétences complémentaires à celles acquises à l’école. Au-delà de l’occupation du temps libre, ce type de camp permet aux enfants de découvrir des technologies qui façonneront les métiers de demain. Ils apprennent à utiliser l’intelligence artificielle de manière responsable, à produire plutôt qu’à simplement consommer des contenus numériques et à collaborer autour de projets innovants. Cette approche favorise également l’autonomie, la curiosité intellectuelle et l’esprit d’initiative, des qualités de plus en plus recherchées dans les études supérieures comme sur le marché de l’emploi.

Pour les parents, il s’agit d’un investissement dans le capital humain de leurs enfants, en leur offrant des compétences qui pourront leur servir tout au long de leur parcours académique et professionnel. C’estpourquoi le programme met l’accent sur des compétences désormais essentielles dans un monde en pleine mutation numérique. Au cours des quatre journées, les participants apprendront notamment à créer des contenus visuels grâce à l’IA générative, produire des vidéos créatives, communiquer efficacement avec les assistants intelligents (prompt engineering), développer leur esprit d’équipe à travers des projets collaboratifs, participer à un hackathon créatif et présenter leurs réalisations. L’objectif est également de renforcer la pensée critique, la créativité, la résolution de problèmes et la confiance en soi.

Kamel BOUAOUINA

 

L’article IA et métiers de demain : un camp d’été virtuel à Mahdia pour initier les jeunes est apparu en premier sur Le Temps News.

  •  

INS : légère hausse des prix de l’immobilier bâti au quatrième trimestre 2025

L’indice des prix de l’immobilier bâti a augmenté de 0,3%, au quatrième trimestre 2025, par rapport au troisième trimestre 2025, selon de récentes données publiées par l’Institut National de la Statistique (INS). Cette hausse est expliquée par l’augmentation des prix des maisons de 1,8% contre une baisse des prix des appartements de 0,3%.

Hausse de 5,6 %, en glissement annuel des prix de l’immobilier bâti

En glissement annuel, l’indice des prix de l’ensemble de l’immobilier bâti a enregistré une hausse de 5,6 %, au quatrième trimestre 2025, par rapport à la même période de 2024.

 Cette progression s’explique, notamment, par une augmentation de 5,7 % de l’indice des prix des appartements et de celui des maisons de 5,6 %.

Selon les résultats de l’indice des prix de l’immobilier bâti par région, les prix ont augmenté de 2,9 % dans le Grand Tunis, tandis que la région du Sahel (Nabeul, Sousse, Mahdia et Monastir) a enregistré une hausse de 6,9 %.

Pour les prix des terrains constructibles, ils ont enregistré, en glissement annuel, une hausse de 3,9%.

Cette augmentation a atteint 4,8 % dans le Grand Tunis, 5,3 % dans la région du Sahel (Nabeul, Sousse, Mahdia et Monastir) et 3,6 % dans la région de Sfax et du Sud.

 En revanche, les prix de l’immobilier bâti dans la région du Nord-Ouest ont enregistré une baisse de 1,1 %.

En variation trimestrielle, l’indice des prix des terrains constructibles a enregistré, au niveau national, une hausse de 1,9 %, au quatrième trimestre 2025.

Les prix ont augmenté de 2,4 % dans le Grand Tunis et de 2,6 % dans la région du Sahel (Nabeul, Sousse, Mahdia et Monastir).

Baisse du volume des transactions

Le volume des transactions, corrigé des effets saisonniers, a enregistré au quatrième trimestre 2025, par rapport au troisième trimestre de la même année, une baisse de 2,9 % pour les terrains résidentiels, de 2,4 % pour les maisons et de 4,9 % pour les appartements.

(D’après Tap)

L’article INS : légère hausse des prix de l’immobilier bâti au quatrième trimestre 2025 est apparu en premier sur Le Temps News.

  •  

Logements sociaux : 16 familles de martyrs et de blessés de la Révolution relogées à Manouba

Seize familles de martyrs et de blessés de la Révolution, affiliées à la Fondation « Fidaa », ont reçu mardi les clés de logements individuels dans le lotissement social « Riadh » à El Fejja (gouvernorat de La Manouba). La cérémonie s’est déroulée sous la présidence du ministre de l’Équipement et de l’Habitat, Slah Zouari, en présence de la région, Mahmoud Chouaïb.

L’attribution concerne 5 familles de martyrs d’attaques terroristes et 11 blessés de la Révolution, bénéficiaires de la 5ᵉ tranche de ce projet. Ces logements, dont certains dépassent 250 m², ont été cédés sous forme de contrats de location-vente, moyennant des mensualités symboliques ne dépassant pas 70 dinars.

Le président de la Fondation « Fidaa », Ahmed Jaâfar, a précisé à l’agence TAP que 28 ressortissants de l’établissement figurent sur la liste finale de ce projet résidentiel. Dans les prochaines semaines, 16 autres blessés de la Révolution recevront leurs logements au fil des livraisons, ce qui portera à 240 le nombre total de familles bénéficiaires ayants droit à l’échelle nationale à travers le programme spécifique de logement social.

Jaâfar a souligné que cette mesure concrétise le droit de priorité garanti par la loi aux familles de martyrs et blessés de la Révolution, ainsi qu’aux victimes d’opérations terroristes parmi les forces armées, de sécurité, de la garde présidentielle et de la douane.

Présente à la cérémonie, Salha Jendoubi, mère d’un martyr tombé lors d’une opération terroriste à Tataouine en mai 2016, a exprimé sa joie et salué le rôle de la Fondation Fidaa, estimant que cette remise, coïncidant avec le dixième anniversaire du martyre de son fils,constitue une reconnaissance symbolique et un hommage aux familles des victimes.

(D’après Tap)

L’article Logements sociaux : 16 familles de martyrs et de blessés de la Révolution relogées à Manouba est apparu en premier sur Le Temps News.

  •  

Monastir : une secousse tellurique de 2,8 degrés enregistrée au large des côtes

Les stations de surveillance sismique de l’Institut national de météorologie (INM) ont enregistré une secousse tellurique de magnitude 2,8 sur l’échelle de Richter à minuit et 7 minutes (00h07), mercredi, au large des côtes du gouvernorat de Monastir. L’épicentre de la secousse a été localisé à 35,68 degrés de latitude et 11,13 degrés de longitude, selon une première analyse.

 

L’article Monastir : une secousse tellurique de 2,8 degrés enregistrée au large des côtes est apparu en premier sur Le Temps News.

  •  

Manouba : 13 femmes pionnières distinguées à l’occasion de la Fête nationale de la Femme

La ministre de la famille, de la femme, de l’enfance et des personnes âgées, Asma Jebri, a présidé,  mardi, les festivités de la quatrième édition de l’initiative « Najihet Bledi », organisée dans le gouvernorat de la Manouba, comme dans l’ensemble des régions de la République, à l’occasion de la Fête nationale de la femme tunisienne célébrée chaque 13 août.

Treize femmes, issues de différentes tranches d’âge, domaines et secteurs d’activité, ont été distinguées lors de cet événement, en hommage à leur travail, leur persévérance et leur engagement sans faille.

La ministre a également visité l’exposition régionale de commercialisation des produits féminins, inaugurée mardi soir et ouverte jusqu’au jeudi.

Ses pavillons ont accueilli des femmes rurales, des membres de groupements agricoles, des porteuses de projets ainsi que des bénéficiaires des différents programmes d’autonomisation économique du ministère.

L’exposition a mis à l’honneur la femme productive, en donnant une large visibilité aux initiatives artisanales, domestiques et entrepreneuriales féminines, et en valorisant la capacité de ces femmes à transformer leurs compétences et leurs idées en projets concrets, améliorant leurs conditions économiques et renforçant leur présence dans la vie économique et sociale.

Le public a pu découvrir une large gamme de produits traditionnels et artisanaux, agricoles, alimentaires, cosmétiques et faits main, ainsi que des témoignages inspirants de réussite féminine dans les domaines de la production et de l’entrepreneuriat.

La directrice adjointe chargée des affaires de la femme, Samah Yahyaoui, a souligné que cette quatrième édition adopte une vision renouvelée, célébrant les femmes actives dans les sciences, les arts, l’économie, l’entrepreneuriat et l’éducation, en reconnaissance de leur rôle moteur dans le développement local et régional.

Elle a précisé que cette édition revêt une dimension inédite : organisée simultanément dans 24 gouvernorats, selon le même programme et la même orientation, elle se mue en une célébration nationale unifiée des femmes de Tunisie et de leurs contributions au développement et à la cohésion sociale.

(D’après Tap)

 

L’article Manouba : 13 femmes pionnières distinguées à l’occasion de la Fête nationale de la Femme est apparu en premier sur Le Temps News.

  •  

Et si la Tunisie cessait enfin de confier ses eaux usées à la mer ?

Instruit par Zouhaïr BEN AMOR (Universitaire)

De la cuisine familiale aux stations d’épuration, chaque litre d’eau suit un trajet qui finit trop souvent sur le littoral. Alors que les plages tunisiennes subissent une pression croissante et que le pays manque d’eau, une autre doctrine devient possible : économiser à la source, séparer les rejets domestiques et industriels, traiter à un niveau élevé, puis transférer et réutiliser l’eau épurée à l’intérieur du pays. Il ne s’agit pas de déplacer la pollution, mais de cesser de considérer la mer comme l’exutoire naturel de nos villes.

La mer tunisienne n’est pas seulement une frontière géographique. Elle est un patrimoine, une mémoire collective, une source de nourriture, un espace de travail et l’un des rares lieux où toutes les catégories sociales peuvent encore se rencontrer. Elle soutient la pêche, le tourisme, les loisirs familiaux et une part essentielle de l’identité nationale. Pourtant, nous continuons à lui confier une fraction de ce que nos maisons, nos villes et nos industries ne parviennent pas à gérer correctement. Nous avons fini par regarder le littoral comme l’extrémité naturelle du réseau d’assainissement, comme si la mer était une conduite sans fin capable de diluer les erreurs humaines.

Or la mer ne fait pas disparaître la pollution. Elle la transforme, la déplace avec les courants, la concentre parfois dans les sédiments et finit toujours par nous la rendre : odeurs, algues, plages déconseillées, poissons raréfiés, conflits avec les pêcheurs, dégradation paysagère et risques sanitaires. En juin 2026, le ministère tunisien de la Santé a déconseillé la baignade dans 49 points du littoral sur 539 sites surveillés, contre 28 l’année précédente. La majorité des zones contrôlées demeure conforme, mais la hausse est suffisamment nette pour rappeler que le problème ne relève plus de l’accident isolé. Il se forme au croisement de la densité urbaine, de réseaux vieillissants, de stations saturées, d’activités industrielles et de rejets transportés par les oueds, les canaux ou les conduites.

Le trajet invisible de l’eau : de la maison au rivage

La crise commence bien avant la plage. Chaque jour, dans le silence ordinaire des cuisines, des salles de bain et des buanderies, l’eau entre dans les maisons, sert, nettoie, emporte, puis disparaît dans les canalisations. Une fois évacuée, elle semble ne plus nous concerner. Pourtant, ce trajet invisible relie directement nos gestes domestiques aux réseaux d’assainissement, aux stations d’épuration, aux nappes phréatiques, aux oueds et, finalement, à la mer. L’eau gaspillée ou chargée de produits difficiles à traiter ne s’efface pas, elle augmente les volumes à collecter, alourdit les coûts de traitement et accroît la probabilité d’un rejet insuffisamment épuré.

La question ne se limite d’ailleurs pas aux litres consommés. Les huiles versées dans l’évier, les lingettes jetées dans les toilettes, les détergents agressifs, les désinfectants utilisés sans mesure, les restes chimiques et les microplastiques compliquent le travail des stations. Ce qui quitte la maison rejoint un système qui n’a pas toujours la capacité de tout retenir. La sobriété domestique ne relève donc pas uniquement de l’économie sur la facture, elle constitue le premier niveau de prévention environnementale.

Quand l’assainissement ne suit plus

L’assainissement est une chaîne : collecter, transporter, traiter, contrôler, puis rejeter ou réutiliser. En théorie, l’eau quitte la maison, rejoint un réseau ou une installation individuelle, passe par une station et retourne au milieu naturel dans des conditions acceptables. En pratique, cette chaîne peut se rompre à chaque étape. Dans les zones non raccordées, des fosses mal dimensionnées, rarement vidangées ou installées sur des sols inadaptés peuvent contaminer les nappes. Dans les villes, les conduites fissurées, les canalisations obstruées, les branchements illicites et l’urbanisation rapide exercent une pression permanente sur des réseaux parfois dépassés.

La réponse traditionnelle consiste à éloigner l’émissaire ou à prolonger une conduite sous-marine. Une telle mesure peut réduire l’exposition immédiate d’une plage, mais elle ne transforme pas le principe général : un rejet au large reste un rejet. Il ne récupère ni l’eau, ni les nutriments, ni l’énergie potentielle des boues. Il déplace le problème hors du champ visuel sans fermer le cycle.

La mer ne doit plus être le dernier maillon

La proposition qui s’impose peut être formulée clairement : la Tunisie devrait organiser progressivement l’assainissement domestique et industriel loin de la mer, en faisant de l’intérieur du pays le lieu du traitement avancé, du stockage sécurisé et de la réutilisation. Il ne s’agit en aucun cas de transporter des eaux sales pour les abandonner dans une autre région. Il s’agit de rompre avec l’idée que le milieu marin constitue la destination ordinaire des effluents, même après un traitement partiel.

Le schéma doit être une chaîne complète et fermée. Les eaux domestiques seraient soumises à un traitement secondaire performant, puis à un traitement tertiaire adapté aux usages prévus : filtration, désinfection, réduction des matières en suspension, maîtrise de l’azote et du phosphore et contrôle des contaminants. Les eaux industrielles, plus complexes, devraient être séparées autant que possible et prétraitées à la source. Une station municipale ne peut pas être tenue de neutraliser indifféremment des solvants, des colorants, des métaux lourds et des effluents domestiques. L’industrie polluante doit assumer le coût réel de sa production, conformément au principe pollueur-payeur.

Les pôles intérieurs ne seraient pas nécessairement des infrastructures gigantesques. Plusieurs plateformes régionales pourraient être reliées aux grands bassins urbains et industriels. Chacune associerait une station modernisée, des réservoirs étanches, des lagunes de maturation contrôlées lorsque la géologie le permet, un laboratoire de suivi, des capteurs et un réseau de distribution vers des usages identifiés. L’eau épurée pourrait alimenter des cultures autorisées, des fourrages, des plantations forestières, des pépinières, des espaces verts, le nettoyage urbain, certains procédés industriels, des réserves contre les incendies ou, dans des conditions scientifiques rigoureuses, la recharge contrôlée de certaines nappes.

L’éloignement de la mer deviendrait ainsi un avantage. Il rapprocherait l’eau récupérée des territoires qui en ont besoin. La contradiction actuelle est difficile à défendre : nous rejetons une eau potentiellement valorisable sur la côte tout en pompant davantage dans les barrages et les nappes pour irriguer l’intérieur. Le nouveau modèle relierait deux urgences nationales : sauver la mer et sécuriser l’eau.

Les pays sans littoral prouvent que la mer n’est pas indispensable

Une évidence internationale permet de dépasser l’objection selon laquelle toute grande ville aurait besoin d’un débouché marin. Des pays entiers vivent sans accès à la mer et assurent pourtant l’assainissement de leurs villes et de leurs industries. La Suisse, dépourvue de littoral maritime, raccorde plus de 97% de sa population à une station centrale d’épuration. Elle a renforcé au fil du temps ses exigences de traitement, y compris contre les micropolluants, et considère l’amélioration de la qualité de ses eaux comme l’une des réussites environnementales majeures des dernières décennies.

Dans les régions arides, l’expérience devient encore plus instructive. Windhoek, capitale de la Namibie, transforme depuis 1968 une partie de ses eaux usées en eau potable grâce à un traitement avancé et à une surveillance rigoureuse. L’installation moderne peut produire environ 21.000 mètres cubes par jour et couvrir une part importante des besoins urbains. La leçon pour la Tunisie n’est pas de reproduire immédiatement la réutilisation potable directe. Elle est de comprendre qu’une ville confrontée à une rareté structurelle peut considérer ses eaux usées comme une ressource stratégique plutôt que comme un déchet honteux à éloigner.

À Amman, la station d’As-Samra traite les effluents de plusieurs millions d’habitants, prend en charge environ 70% des eaux usées du pays et contribue à l’irrigation en aval. Elle récupère également de l’énergie grâce au biogaz et à l’hydraulique. Dans chaque cas, la géologie, les coûts et les usages diffèrent, mais le principe demeure : la mer est une option géographique, pas une obligation technique.

Une idée originale, déjà présente dans la réflexion tunisienne

Faire de l’éloignement du littoral un principe national donne à cette proposition sa force politique. Elle n’est pourtant pas une rêverie détachée des réalités tunisiennes. Le ministère de l’Environnement a déjà mentionné une étude de faisabilité portant sur le transfert des eaux usées traitées du Grand Tunis vers des zones de réutilisation à l’intérieur du pays. Des documents officiels ont évoqué des destinations comme Zaghouan ou Kairouan pour l’irrigation et la recharge des nappes. L’intuition existe donc depuis longtemps : une partie de l’eau produite sur le littoral peut avoir une seconde vie à l’intérieur.

Ce qui manque est le passage de l’étude à la doctrine, puis de la doctrine au projet. Une idée ne transforme le réel que lorsqu’elle entre dans un calendrier, un budget, un territoire et un système de contrôle. La nouvelle doctrine pourrait tenir en trois règles : la mer ne doit plus recevoir ce qui peut être traité et réutilisé ; les rejets industriels doivent être prétraités avant d’entrer dans le réseau public ; chaque mètre cube épuré doit être affecté à un usage ou à un milieu récepteur clairement défini, surveillé et justifié.

Transformer l’assainissement en moteur de développement intérieur

Le premier bénéfice serait agricole. Une eau épurée de qualité constante peut sécuriser certaines cultures autorisées, soutenir les fourrages, les arbres forestiers, les pépinières et les ceintures vertes. Elle ne remplacera pas toute l’eau conventionnelle et ne convient pas à tous les usages. Mais elle peut réduire la pression sur les nappes et offrir une ressource plus prévisible. Cette réussite exige des contrats clairs, une tarification accessible, une garantie de qualité et un accompagnement agronomique. Aucun agriculteur ne peut accepter durablement une eau dont la composition change sans information.

Le bénéfice le plus visible resterait toutefois littoral. Moins de rejets signifie moins de pression bactérienne et chimique, moins d’eutrophisation, moins de conflits avec les pêcheurs et davantage de chances de rendre certaines plages aux habitants. La restauration prendra du temps, car les sédiments et les écosystèmes conservent la mémoire de la pollution. Mais l’arrêt progressif des apports est la première condition de toute guérison.

Commencer au Nord, mesurer, corriger et étendre

Le Nord constitue un terrain logique pour une première expérimentation. Le Grand Tunis concentre de grands volumes d’eaux usées, des stations à moderniser, des zones côtières fragilisées et, à distance raisonnable, des territoires agricoles susceptibles d’utiliser une partie de l’eau récupérée. Le choix exact ne devrait toutefois pas être imposé depuis un bureau. Il doit résulter d’une étude multicritère portant sur la topographie, la géologie, les nappes, la distance, l’énergie, les vents, les villages voisins, les terres disponibles, les besoins agricoles et les risques d’inondation.

Le pilote devrait porter sur un volume maîtrisable. Une conduite fermée transférerait l’eau après traitement avancé vers un site intérieur sécurisé. Le réseau pourrait alimenter un réservoir, quelques exploitations volontaires, une plantation forestière et, éventuellement, une zone humide expérimentale. Les industries raccordées seraient identifiées et soumises à des normes de prétraitement. Des capteurs mesureraient en continu les paramètres essentiels, tandis qu’un laboratoire indépendant réaliserait des contrôles réguliers.

La gouvernance devrait réunir l’ONAS, les ministères concernés, les communes, les universités, les agriculteurs, les industriels, les associations et les représentants des habitants. Une autorité indépendante devrait pouvoir suspendre la distribution en cas de non-conformité. Les citoyens proches du site ne doivent pas découvrir le projet lorsque les travaux commencent. Ils doivent participer au choix, connaître les risques, comprendre les bénéfices et disposer d’un mécanisme de plainte.

Le coût sera inévitablement opposé à la proposition. Il faudra des conduites, des pompes, des stations modernisées, des laboratoires et une maintenance rigoureuse. Mais le coût pertinent n’est pas seulement celui du chantier. Il faut lui comparer celui de l’inaction : plages perdues, maladies, recul de la pêche, affaiblissement touristique, pompage excessif des nappes, conflits sur l’eau et restauration future des écosystèmes. Une infrastructure écologique paraît chère lorsque les dégâts qu’elle évite restent hors des comptes.

De la maison à la réforme nationale

L’État ne peut toutefois demander aux citoyens d’être exemplaires si les réseaux fuient, si les stations saturent ou si les analyses restent opaques. La gouvernance est décisive : cartographier les réseaux, identifier les branchements illicites, publier les résultats, sanctionner les rejets non conformes et aider les ménages modestes et les petites activités à se mettre aux normes.

La Tunisie n’a plus les moyens de perdre en même temps sa mer et son eau douce. Elle ne peut pas réclamer de nouveaux barrages, de nouveaux forages ou davantage de dessalement tout en rejetant vers le littoral une eau qui pourrait, après traitement, irriguer, refroidir, nettoyer, reverdir ou soutenir certaines réserves. Continuer ainsi reviendrait à payer deux fois : d’abord pour collecter et traiter imparfaitement l’eau usée, ensuite pour produire une nouvelle eau destinée aux besoins que la première aurait pu satisfaire.

Commençons par un pôle pilote dans le Nord. Modernisons une station, séparons réellement les rejets industriels, transférons une eau déjà épurée vers un site intérieur sécurisé, distribuons-la à des usages identifiés, valorisons les boues et contrôlons chaque étape. Puis mesurons honnêtement les résultats. Si l’expérience réussit, d’autres pôles pourront être conçus autour de Sousse, Monastir, Sfax, Gabès ou d’autres bassins, chacun adapté à sa géographie et à ses besoins.

La mer tunisienne n’est pas un égout sans fond. La protéger ne consiste pas à nettoyer le sable au début de l’été ni à repousser les conduites de quelques centaines de mètres. Cela exige de repenser tout le chemin de l’eau, depuis la maison et l’usine jusqu’à la station, puis depuis la station jusqu’au champ, à l’arbre, à l’industrie ou au réservoir. Chaque litre a un trajet, chaque fuite a un coût et chaque rejet a une destination. Les pays sans littoral l’ont compris par nécessité. La Tunisie doit le comprendre par intelligence : ce qui peut redevenir une ressource ne doit plus être abandonné à la mer.

De l’évacuation à la circularité

Pendant longtemps, l’assainissement a été pensé comme une simple évacuation : éloigner les eaux sales des habitations pour réduire les odeurs et les maladies. Cette première étape fut un progrès sanitaire majeur, mais elle reposait sur une illusion : ce qui disparaissait de la vue semblait réglé. Avec l’urbanisation et la croissance des volumes, une deuxième étape s’est imposée : il ne suffisait plus d’évacuer, il fallait traiter. Aujourd’hui, une troisième étape devient nécessaire : réduire à la source, séparer les rejets, traiter à un niveau élevé, contrôler, réutiliser et attribuer à chaque mètre cube une destination utile. L’histoire de l’assainissement doit ainsi passer de la culture de l’éloignement à celle de la circularité.

Du cercle vicieux au cercle vertueux

Le cercle vicieux suit cinq maillons : consommation excessive et produits polluants dans les foyers ; hausse des volumes et de la charge des eaux usées ; réseaux vétustes ou saturés ; stations dépassées ; rejets partiellement traités vers les oueds et le littoral. Le cercle devient vertueux lorsque chaque niveau agit : sobriété domestique, prétraitement industriel, entretien des réseaux, traitement tertiaire, transfert sécurisé, réutilisation contrôlée, valorisation des boues et publication transparente des résultats. La proposition d’assainir loin de la mer n’est donc pas un simple déplacement géographique, elle change la finalité de tout le système.



L’article Et si la Tunisie cessait enfin de confier ses eaux usées à la mer ? est apparu en premier sur Le Temps News.

  •  

Tataouine : 13 femmes distinguées et des projets « Raïdet » validés à l’occasion de la Fête de la Femme

Une cérémonie régionale festive s’est tenue, mardi, au siège du gouvernorat de Tataouine, à l’occasion de la Fête nationale de la femme, en présence du secrétaire général du gouvernorat, Ali Lani.

S’exprimant lors de cette manifestation, Lani a mis en exergue le rôle central de la femme tunisienne dans la société, soulignant que ses droits et sa situation font partie intégrante des politiques publiques de l’État.

Il a également mis l’accent sur l’impératif d’associer pleinement la femme au processus de développement, en tant qu’acteur productif dans tous les secteurs, reflétant ainsi sa contribution à la construction de l’État en tant que partenaire incontournable.

Lani a par ailleurs réaffirmé l’engagement constant de l’État à défendre les droits de la femme, y compris sa protection contre toutes les formes de discrimination.

Il a appelé l’ensemble des acteurs concernés à s’inscrire dans cette perspective et à redoubler d’efforts pour ancrer le principe de l’égalité des chances entre femmes et hommes dans tous les domaines, soulignant que la fête nationale de la femme représente une étape nationale majeure pour renouveler la reconnaissance de son rôle pionnier dans le processus de construction nationale.

De son côté, le délégué régional de la femme, de la famille et de l’enfance a indiqué que le ministère de tutelle a mis sur pied plusieurs programmes et mécanismes de financement et de soutien permettant de valoriser le rôle de la femme en tant que partenaire agissant dans la société.

Ces efforts se sont traduits par une série d’acquis, dont les plus importants demeurent l’autonomisation économique et sociale de la femme, son insertion professionnelle et l’appui qui lui est apporté.

Dans le cadre du programme « Najihet Bledi », le secrétaire général du gouvernorat a honoré 13 femmes distinguées, reconnues pour leur rayonnement et leur action dans la région, ayant laissé leur empreinte dans de nombreux secteurs.

Des certificats d’approbation relatifs au programme « Raïdet » ont également été remis à plusieurs porteuses de projets.

Des attestations de fin de formation ont en outre été délivrées à des diplômées des centres de formation relevant de la délégation régionale de l’Union nationale de la femme tunisienne (UNFT) à Tataouine.

(D’après Tap)

 

L’article Tataouine : 13 femmes distinguées et des projets « Raïdet » validés à l’occasion de la Fête de la Femme est apparu en premier sur Le Temps News.

  •  

La famille aujourd’hui : est-elle encore une référence pour les enfants ?

De tout temps et dans toutes les sociétés du monde, les enfants sont considérés comme un don providentiel destiné aux parents pour faire leur joie et leur bonheur et préserver la continuité de la race humaine. De leur côté, les parents sont tenus pour être une bonne référence pour leurs enfants qui leur servira de guide tout au long de leur vie. C’est en imitant les parents que l’enfant apprend à s’épanouir et à se construire. C’est au sein de la famille, première école, qu’il reçoit les premiers préceptes de la morale à travers le comportement de ses parents et de ses aînés, lesquels préceptes sont vite intériorisés et lui serviront de premières règles d’une socialisation future, lors de son intégration à la vie en communauté (l’école et la société). 

Pourtant, de nos jours, l’enfant peut avoir, en dehors de la famille, différentes références. La sagesse populaire qui disait «Ton aîné d’une nuit est plus réfléchi que toi» ne signifie plus grand-chose pour les jeunes d’aujourd’hui. Ces derniers vous diront que les adultes et les séniors ont déjà vécu leur époque qui ne ressemblait pas à la leur, si bien qu’ils ne représentent pas de référence à leurs yeux. Les parents sont-ils encore un bon repère pour leurs enfants ? Donnent-ils toujours le bon exemple à leur progéniture ? Les enfants d’aujourd’hui imitent-ils en tout leurs géniteurs ou bien ont-ils d’autres sources d’identification et d’autres modèles à suivre ?

La famille, première école de la vie

 Les parents sont sans doute la source principale de toutes les valeurs morales et humaines que l’enfant apprend dès sa naissance et jusqu’à l’âge de l’école. C’est en effet au cours de cette période, que Freud désigne par «le postulat des cinq premières années», que la personnalité de l’enfant commence à se construire en s’imprégnant de tout ce qui provient de ses parents ; et tout ce qu’il perçoit par l’œil ou par l’oreille restera gravé dans sa mémoire jusqu’au jour où il se manifestera sous forme d’actes ou de paroles. Des études sociologiques ont pu montrer que plusieurs cas de violence perpétrés au sein de l’école proviennent d’élèves issus de familles qui usent de la violence (verbale ou physique) pour régler leurs affaires. Un enfant ne naît pas méchant, ni menteur, ni timide, ni peureux, ni agressif… C’est le milieu familial qui fait de lui porteur de tel ou tel caractère. Pour qu’un individu soit bon, serviable, honnête, tolérant, courageux…, il faut bien qu’il ait déjà vu toutes ces bonnes qualités chez ses parents, dans son milieu familial. 

On pourrait dire qu’il s’agit là d’une vision classique de l’éducation dépassée par les événements, que de nos jours, les enfants échappent de plus en plus au joug familial et que d’autres nouveaux facteurs sont entrés en jeu depuis l’avènement de la télévision et d’autres nouveaux moyens de communication qui ont déteint énormément sur le comportement de nos enfants. Nous en convenons. Mais toujours est-il que les fondements de toute éducation sont édifiés au sein de la famille. Il y a bien sûr l’école qui complète l’éducation de la famille, mais elle n’est jamais en mesure de remplacer les parents dans leur tâche éducative. La rue et la vie en société sont également des facteurs qui pourraient influer, positivement ou négativement, sur la formation de la personnalité de l’enfant. 

De nouveaux repères entrent en jeu

Aujourd’hui, les nouvelles technologies de la communication ont un impact direct sur le comportement de l’enfant de par son contact permanent avec la télévision et l’ordinateur. Certains pensent, à juste titre, qu’aujourd’hui, l’éducation de l’enfant n’est pas l’apanage des seuls parents mais que la formation morale, sociale, culturelle et intellectuelle de l’enfant est tributaire d’autres nouveaux moyens qui, en principe, doivent être le complément de la famille et non son substitut. En effet, l’école ne peut rien faire pour un élève impoli, turbulent ou agressif, car ces caractères sont acquis au sein de la famille et il s’y est tellement habitué qu’il lui est difficile de s’en débarrasser ! L’école peut cependant apprendre la discipline, procurer le savoir et le savoir-faire et assurer la formation nécessaire à l’élève pour le préparer à la vie professionnelle. La prise en charge de l’enfant par l’école ne signifie jamais la démission totale des parents, comme certains le pensent ; au contraire, un minimum d’encadrement est exigé pour compléter le rôle de l’école. De même l’Internet, devenu un outil incontournable d’apprentissage, d’information et de formation, peut nuire à la personnalité de l’enfant s’il n’est pas utilisé à bon escient. 

 

Autres temps, autres mœurs

Il est vrai qu’à partir d’un certain âge, les parents ne constituent plus la seule référence de l’enfant qui se tourne de plus en plus vers d’autres modèles auxquels il s’identifie : un acteur préféré, un chanteur favori, un professeur, un footballeur… Il en résulte qu’une imitation servile de ces personnages s’empare parfois de l’enfant jusqu’à l’idolâtrie. Ces nouvelles références ne sont pas forcément de mauvais exemples pour l’enfant, elles peuvent être une source d’enrichissement de sa personnalité puisqu’elles représentent pour lui l’archétype de la réussite, du bonheur et de la célébrité, choses auxquelles aspirent tous les enfants. Cependant, il y a toujours cette résurrection de certains traits communs avec les parents qui se manifeste spontanément ou par atavisme et qui fait que le modèle parental demeure toujours le plus influent quel que soit le pouvoir exercé par d’autres modèles. Et là aussi, les parents doivent se montrer tolérants avec leur progéniture car ils ne peuvent prétendre donner le bon exemple en tous points et en permanence, car tout est relatif, surtout dans ce monde en perpétuel changement et où même la cellule familiale est mise à rude épreuve. N’empêche qu’elle reste encore le parangon des principales valeurs morales et le havre privilégié de tous les enfants en quête d’amour et de protection. 

Quelques avis sur la question                                                                                                                                                                                             

Les personnes interrogées ont été choisies exprès parmi des enseignants, mariés et pères d’enfants, étant donné la nature éducative du sujet. La question posée est la suivante : aujourd’hui, les parents sont-ils considérés comme un exemple à suivre par leurs enfants ? En voici les réponses. 

Naceur, 54 ans, prof d’anglais : «Ce n’est pas toujours évident, les rapports parents/enfants changent avec le temps. Actuellement, nos enfants passent beaucoup plus de temps dans la rue avec leurs copains qu’à la maison avec les parents. C’est à peine qu’ils échangent quelques paroles de temps en temps. Un «bonjour» le matin, un «bonne nuit» le soir ! En l’absence de communication, les enfants n’arrivent pas à comprendre l’importance des parents dans leur vie. Ce n’est que dans les moments difficiles qu’ils se tournent vers leurs parents.»

Jamel, 52 ans, prof de philo : «Pour donner l’exemple à leurs enfants, cela suppose un contact permanent avec eux. Or, aujourd’hui, les parents sont rarement consultés par leurs enfants sur les sujets personnels et leurs relations sont devenues matérialistes par excellence. En effet, les parents ne sont bons qu’à satisfaire les besoins matériels des enfants ; quant aux valeurs morales, ils n’ont plus le temps d’en parler avec leurs enfants. En l’absence de dialogue, quel exemple peuvent-ils donner à leurs enfants ?»

 Zouhaier, 67 ans, prof à la retraite : «Oui, pourquoi pas ! Cela dépend de l’éducation reçue par l’enfant dès sa prime enfance. C’est à partir de ce moment que l’enfant enregistre tout ce qui provient de ses parents, actes et paroles. Et ainsi, peu à peu, les caractères parentaux s’enracinent dans son esprit si profondément qu’il ne pourra plus s’en débarrasser. Les vertus qu’il a apprises de ses parents le protègeront toute sa vie de toute dépravation !»

Lotfi, enseignant retraité : «Nous assistons actuellement à un effritement du tissu familial. La famille n’est plus prise dans son cadre restreint (le père, la mère et les enfants) ; la rue, l’école, l’Internet et la société en général sont les nouvelles sources dans lesquelles nos enfants vont s’abreuver. Les parents sont en effet relégués au second plan. Les enfants ont d’autres modèles à suivre, leurs idéaux sont à chercher en dehors du cadre familial. D’ailleurs, l’adage qui dit «tel père, tel fils» ne fait plus la règle aujourd’hui !»

Hechmi KHALLADI 



L’article La famille aujourd’hui : est-elle encore une référence pour les enfants ? est apparu en premier sur Le Temps News.

  •  

Mendicité des enfants : l’Etat social en action

Par Ahmed NEMLAGHI

La lutte contre la mendicité des enfants s’inscrit désormais parmi les dossiers qui interrogent directement la capacité de l’État à traduire sa politique sociale en mesures concrètes de protection des populations les plus vulnérables. Dans cette perspective, le ministère de la Famille, de la Femme, de l’Enfance et des Personnes âgées travaille à l’élaboration d’un plan d’action multisectoriel destiné à lutter contre le phénomène de la mendicité des mineurs et à favoriser leur réintégration dans leur environnement familial.

L’annonce intervient en réponse à une question écrite du député Yosri Baouab consacrée à l’augmentation de la mendicité ainsi qu’aux différentes formes d’exploitation auxquelles peuvent être exposés les enfants et les personnes vulnérables. La réponse du ministère, publiée le vendredi 7 août 2026 sur le site officiel de l’Assemblée des représentants du peuple, témoigne de la volonté de traiter le phénomène non plus uniquement sous l’angle de l’intervention ponctuelle, mais à travers une approche plus globale associant prévention, protection, accompagnement social et réintégration familiale. Cette orientation s’inscrit dans la politique sociale défendue par le Président Kaïs Saïed, qui place régulièrement la lutte contre l’exclusion et la protection des catégories vulnérables parmi les priorités de l’action publique. La question de la mendicité des enfants constitue, à cet égard, un révélateur particulièrement sensible des difficultés sociales auxquelles certaines familles demeurent confrontées.

Voir un enfant mendier dans la rue ne peut être considéré comme un simple phénomène social parmi d’autres. Derrière cette présence visible se trouvent souvent des situations complexes : pauvreté, fragilité familiale, décrochage scolaire, absence de ressources, marginalisation ou exploitation économique. L’enfant qui sollicite directement les passants peut lui-même être victime d’un système qui le dépasse. C’est précisément pour cette raison que la lutte contre la mendicité des mineurs ne peut se limiter à éloigner les enfants des espaces publics. Une intervention exclusivement répressive risquerait de déplacer le problème sans traiter ses causes. Le véritable enjeu consiste à identifier les circonstances qui ont conduit l’enfant à la rue, à déterminer s’il est victime d’exploitation et à mettre en place une réponse adaptée à sa situation personnelle et familiale. L’approche annoncée par le ministère semble s’inscrire dans cette logique. 

Une étude de terrain pour comprendre les causes

Le ministère de la Famille travaille actuellement à finaliser une étude de terrain consacrée à la mendicité des enfants. Cette démarche est essentielle car toute politique publique efficace doit reposer sur des données fiables permettant d’identifier l’ampleur du phénomène, ses caractéristiques et surtout ses causes.

Qui sont ces enfants ? Dans quelles régions sont-ils les plus nombreux ? Quelle est leur situation familiale ? Sont-ils scolarisés ? Sont-ils accompagnés par leurs parents ou par d’autres adultes ? Dans quelle mesure sont-ils victimes d’exploitation économique ? Autant de questions auxquelles une étude sérieuse doit permettre de répondre. La connaissance du terrain permettra ensuite de mieux cibler les interventions et d’éviter les réponses uniformes à des situations qui peuvent être profondément différentes.

Vers un plan d’action multisectoriel

Le choix d’un plan d’action multisectoriel constitue l’un des éléments les plus importants de la démarche annoncée. La mendicité des enfants ne relève pas du seul ministère chargé de l’Enfance. Elle concerne également les affaires sociales, l’éducation, la santé, la justice, les collectivités locales, la sécurité et les structures spécialisées dans la protection de l’enfance. Elle concerne aussi, au-delà des institutions, les familles et la société dans son ensemble. La coordination entre ces différents acteurs apparaît donc indispensable. Un enfant retrouvé dans la rue ne doit pas être considéré uniquement comme un problème d’ordre public, il doit être identifié comme un enfant en situation de vulnérabilité nécessitant une évaluation sociale et familiale. Cette approche suppose une intervention coordonnée permettant de déterminer rapidement les mesures appropriées.

Les délégués à la protection de l’enfance jouent ici un rôle central. Selon la réponse du ministère, ils interviennent dès un signalement faisant état d’un enfant en situation d’errance ou victime d’exploitation économique. Cette intervention permet d’évaluer la situation et de décider des mesures de protection nécessaires. Dans certains cas, l’enfant peut être réintégré dans sa famille lorsque celle-ci présente les garanties nécessaires à sa protection. Dans d’autres situations, notamment lorsque l’environnement familial est lui-même à l’origine du danger ou ne permet pas d’assurer la sécurité du mineur, un placement dans une structure spécialisée peut être envisagé.

Cette individualisation de la prise en charge est essentielle. Tous les enfants rencontrés dans la rue ne se trouvent pas dans les mêmes circonstances. Certains peuvent être victimes d’une exploitation organisée, d’autres peuvent être poussés par leur famille à contribuer aux revenus du foyer, tandis que d’autres encore peuvent être confrontés à une rupture familiale ou scolaire. La réponse doit donc être adaptée à chaque situation.

L’objectif affiché de réintégration familiale mérite une attention particulière.

Ramener un enfant dans sa famille ne constitue une solution durable que si les conditions ayant conduit à la mendicité ont été identifiées et prises en charge.

Si une famille est confrontée à une pauvreté extrême, le simple retour de l’enfant au domicile risque de reproduire rapidement la même situation.

La réintégration doit donc être accompagnée d’un soutien social permettant à la famille de retrouver une stabilité suffisante. C’est là que la politique sociale prend toute sa dimension. La lutte contre la mendicité des enfants doit être liée aux politiques de lutte contre la pauvreté, d’accès aux soins, de maintien dans le système éducatif, d’insertion professionnelle des parents et d’accompagnement des familles vulnérables. L’enfant ne peut être protégé durablement si son environnement social demeure fragile.

La prévention comme priorité

La meilleure protection reste souvent celle qui permet d’empêcher l’enfant de se retrouver dans la rue. Cela suppose de renforcer les mécanismes de détection précoce des situations de fragilité familiale et de décrochage scolaire. L’école joue, dans ce domaine, un rôle déterminant. Un enfant absent régulièrement, déscolarisé ou présentant des signes de vulnérabilité doit pouvoir faire l’objet d’un accompagnement avant que sa situation ne se transforme en rupture. Les services sociaux doivent également disposer des moyens nécessaires pour intervenir auprès des familles en difficulté. La prévention doit ainsi permettre de passer d’une logique d’intervention après l’apparition du problème à une logique d’anticipation.

La mendicité des enfants pose également une question fondamentale de dignité.

Un enfant n’a pas vocation à assurer les revenus de sa famille dans la rue. Il a droit à l’éducation, à la protection, aux soins, à la sécurité et à un environnement familial stable. La société ne peut donc considérer comme normale la présence de mineurs sollicitant quotidiennement les passants. Mais la responsabilité collective ne consiste pas davantage à stigmatiser les familles pauvres. Il faut distinguer la pauvreté de l’exploitation. Une famille en difficulté doit être accompagnée et soutenue. Une personne qui exploite un enfant à des fins économiques doit, en revanche, répondre de ses actes conformément à la loi. Cette distinction est fondamentale pour éviter que la lutte contre la mendicité ne se transforme en une politique de sanction des plus pauvres.

La question de la mendicité des enfants constitue finalement un test pour l’État social.

Une politique sociale ne se mesure pas seulement au montant des aides distribuées. Elle se mesure aussi à la capacité de l’État à identifier les situations d’exclusion, à intervenir rapidement et à permettre aux personnes vulnérables de retrouver progressivement leur autonomie.

Dans cette perspective, la démarche engagée par le ministère de la Famille s’inscrit dans une conception plus large de la justice sociale défendue par Kaïs Saïed.

L’objectif est de ne pas laisser certaines catégories de la population en dehors des mécanismes de protection publique. L’enfant constitue naturellement l’une des premières priorités. La protection de l’enfance ne peut toutefois être dissociée de la situation économique des familles. Une véritable politique de prévention doit donc agir simultanément sur les causes sociales et sur leurs conséquences.

Une responsabilité collective

La lutte contre la mendicité des enfants ne peut enfin être laissée aux seules institutions. Les citoyens ont également un rôle à jouer. Donner de l’argent directement à un enfant dans la rue peut répondre à un réflexe de compassion parfaitement compréhensible, mais cette pratique ne permet pas nécessairement de résoudre la situation. Elle peut parfois contribuer, malgré les bonnes intentions, à maintenir l’enfant dans un système de mendicité. La réponse la plus efficace consiste plutôt à signaler les situations préoccupantes aux services compétents afin que l’enfant puisse bénéficier d’une véritable prise en charge. Cette responsabilité collective suppose également une évolution du regard porté sur ces enfants. Ils ne doivent être ni ignorés ni considérés comme une nuisance dans l’espace public. Ils sont avant tout des mineurs dont la vulnérabilité exige une protection particulière.

L’élaboration d’un plan multisectoriel constitue une étape importante. Mais sa réussite dépendra de sa mise en œuvre concrète. Il faudra disposer de moyens humains et financiers suffisants, renforcer les structures d’accueil, assurer la formation des intervenants et surtout garantir une coordination efficace entre les différents services. Il faudra également mesurer régulièrement les résultats obtenus : diminution du nombre d’enfants exposés à la mendicité, maintien ou retour à l’école, amélioration de la situation familiale, réduction des situations d’exploitation et accompagnement durable des familles concernées. La politique publique ne pourra être considérée comme efficace que si elle produit des changements visibles dans la vie des enfants.

La lutte contre la mendicité des enfants dépasse donc largement la question de l’occupation de l’espace public. Elle touche au modèle de société que la Tunisie entend construire.

Un pays qui aspire à renforcer son État social ne peut accepter que des enfants soient contraints de passer leurs journées dans la rue pour contribuer aux ressources d’un foyer ou qu’ils deviennent les instruments d’une exploitation économique.

L’étude annoncée par le ministère et le futur plan d’action multisectoriel peuvent constituer une occasion de rompre avec les interventions ponctuelles et de construire une politique durable.

Mais cette politique devra s’appuyer sur une conviction essentielle : protéger l’enfant, ce n’est pas seulement le retirer de la rue. C’est agir sur les causes qui l’y ont conduit, protéger sa famille lorsqu’elle est vulnérable, sanctionner ceux qui l’exploitent et lui garantir les conditions nécessaires pour retrouver le chemin de l’école, de la stabilité et de la dignité.

C’est à cette condition que la lutte contre la mendicité des mineurs pourra véritablement devenir un volet concret de la justice sociale et non une simple réponse administrative à un phénomène visible dans les rues tunisiennes.

 

L’article Mendicité des enfants : l’Etat social en action est apparu en premier sur Le Temps News.

  •  

Météo : prévisions du mercredi 12 août 2026

Ciel dégagé à peu nuageux ce mercredi, selon les prévisions de l’Institut National de la Météorologie (INM).

Le vent soufflera de secteur Est, faible à modéré puis se renforçant relativement, l’après-midi, près des côtes et au sud.

La mer sera houleuse dans la région de Cap Serrat et peu agitée dans le reste des côtes.

Les températures seront stationnaires et les maximales seront comprises entre 32 et 36 degrés dans les régions côtières et sur les hauteurs et oscilleront entre 37 et 42 degrés  ailleurs avec coups locaux de sirocco.

L’article Météo : prévisions du mercredi 12 août 2026 est apparu en premier sur Le Temps News.

  •  

Flambée du prix des œufs : chaleur et hausse des charges en cause

Cuisiner une omelette pourrait bientôt coûter plus cher, à cause du prix des œufs. Les éleveurs, qui ne peuvent plus absorber le coût du transport, de l’énergie et de l’alimentation des poules, demandent au secteur de la grande distribution de répercuter ces hausses dans les rayons. Les clients de certains supermarchés ont déjà remarqué l’augmentation des prix d’œufs. Les 4 œufs sont vendus actuellement à 1d400 contre un dinar en juillet. Une situation qui suscite l’inquiétude des consommateurs.

Le premier élément à retenir, c’est simple. Les fortes chaleurs enregistrées ces dernières semaines, combinées aux coupures d’électricité, ont lourdement affecté les élevages de volailles. Les poules pondeuses, affectées par la chaleur, ont cessé de s’alimenter et ne consomment que de l’eau. Résultat : une chute significative de la production. Le marché reste tendu. Quand l’offre bouge plus lentement que la demande, les prix montent. À l’échelle d’un panier de courses, on la sent vite. Si la canicule en est partiellement responsable, les producteurs pointent surtout du doigt les spéculateurs qui sont accusés de profiter de la situation pour gonfler les prix et finissent par empocher des marges supérieures à celles des producteurs eux-mêmes. Cette spéculation aggrave la pression sur les consommateurs, mais aussi sur les éleveurs.

Des coûts de production toujours élevés

Au-delà de la baisse de la productivité, les professionnels sont confrontés à une hausse continue des coûts de production, en particulier pour l’alimentation animale, l’énergie et le transport. Beaucoup peinent à maintenir leur rentabilité. Environ 70% des charges seraient liées à des intrants importés, notamment l’alimentation animale et les vaccins, exposant fortement la filière aux fluctuations des marchés internationaux. Cette dépendance réduit, selon lui, la compétitivité du secteur face à d’autres pays producteurs de la région, mieux positionnés en termes de coûts. Les élevages doivent aussi faire face à des ajustements de cheptel. Résultat, la pression se fait sentir sur les prix en rayon.

On pourrait penser qu’une hausse de prix fait baisser la consommation. Ici, ce n’est pas le cas. Les volumes achetés par les ménages sont en hausse en cette période estivale avec les fêtes de mariage et l’afflux des touristes. C’est un point clé. Les œufs restent un produit de base. Un aliment simple, pratique et souvent indispensable dans la cuisine du quotidien. L’œuf reste un aliment de forte valeur nutritionnelle, et son accessibilité relative par rapport aux autres sources de protéines en fait un produit très sollicité. Ce déséquilibre entre offre réduite et demande élevée ne fait qu’amplifier la hausse.

À court terme, rien n’indique un retour rapide à des prix plus doux. Le marché dépend de l’équilibre entre production et demande en magasin. Tant que cet équilibre reste fragile, les prix peuvent rester élevés, voire bouger encore. Les œufs augmentent encore parce que le marché reste serré et que les ménages continuent d’en acheter beaucoup. Pour l’instant, la baisse ne semble pas pour demain. Et au rayon frais, cela se voit déjà très bien. Les autorités compétentes pourront intervenir pour réguler le marché et rétablir un équilibre juste entre les intérêts des producteurs et ceux des consommateurs. Un retour progressif à la normale est envisageable avec la baisse des températures attendue dans les prochains jours.

Kamel BOUAOUINA

 

L’article Flambée du prix des œufs : chaleur et hausse des charges en cause est apparu en premier sur Le Temps News.

  •  
❌