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WhatsApp en Algérie : Meta sommée de garder les comptes reliés à un numéro local

Le ministère algérien de la Poste et des Télécommunications a adressé, lundi 10 août, une mise en demeure à Meta au sujet de « Noms d’utilisateur », une nouvelle fonctionnalité de WhatsApp annoncée le 29 juin. Elle permet de communiquer via un pseudonyme, sans dévoiler son numéro de téléphone.

Alger ne s’oppose pas à la fonctionnalité en elle-même, mais exige que tout compte WhatsApp actif dans le pays reste lié à un numéro mobile algérien valide, comme le rapporte Agence Ecofin. La raison : une carte SIM enregistrée en Algérie exige une pièce d’identité, ce qui permet d’associer le numéro à son titulaire — un lien que les autorités veulent préserver, quel que soit le pseudonyme affiché. Elles réclament une confirmation écrite de Meta, l’interdiction des comptes sans numéro algérien associé, et un calendrier de mise en œuvre.

D’ailleurs, dès le 1er juillet, l’Inde avait été le premier pays à interpeller Meta sur ce sujet, réclamant même une suspension temporaire, en invoquant des risques de fraude, hameçonnage et usurpation d’identité. WhatsApp avait répondu avoir prévu des garde-fous (réservation automatique des pseudonymes pour comptes vérifiés et institutions) et rappelé qu’un numéro de téléphone valide reste obligatoire pour créer un compte.

Alors, est-ce par mesure de sécurité, volonté de souveraineté, ou bien carrément une volonté de surveillance des citoyens algériens et au-delà?

La fonctionnalité n’est pas encore déployée : les utilisateurs peuvent pour l’instant seulement réserver leur nom d’utilisateur.

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Tunisie Autoroutes hérite des tronçons A1 et A2, en dépit de sa santé financière chancelante

Le gouvernement confie la gestion des autoroutes A1 et A2 à l’opérateur public Tunisie Autoroutes. Une décision stratégique qui vise à préserver le contrôle de l’État sur ces infrastructures vitales. Et ce, en dépit du lourd déficit structurel qui pèse sur l’entreprise.

Réuni en conseil ministériel restreint mercredi 12 août 2026 sous la présidence de la cheffe du gouvernement, Sarra Zaafrani Zenzri, le gouvernement a tranché sur l’avenir de la gestion du réseau autoroutier national. Ainsi, Tunisie Autoroutes s’est vue attribuer la concession de deux axes névralgiques : le tronçon Hammam-Lif-Sousse (A1) et la future autoroute Tunis-Jelma (A2).

Pour le tronçon de l’A1 (long de 141,5 km), dont la concession actuelle s’achève fin 2028, le renouvellement anticipé permet d’éviter toute rupture de service. Concernant l’A2 (186 km de long), projet titanesque de 1,7 milliard de dinars traversant quatre gouvernorats, à savoir Ben Arous, Zaghouan, Kairouan et Sidi Bouzid, cette attribution permettra la mise en place immédiate du péage dès sa livraison prévue en 2027.

L’analyse montre que le gouvernement a mis en avant l’expertise technique de l’opérateur et la nécessité de garantir un service public accessible pour désenclaver les régions de l’intérieur et stimuler l’économie locale.

Le paradoxe d’un opérateur sous perfusion

Cette décision intervient pourtant dans un contexte financier extrêmement tendu pour Tunisie Autoroutes. Plongée dans un déficit structurel, l’entreprise cumule une dette globale de plus de 1,8 milliard de dinars auprès de bailleurs de fonds internationaux (BAD, BEI, JICA, FADES) et des pertes enregistrées de 176,1 millions de dinars. Incapable de rembourser seule ses échéances avec les seules recettes du péage, l’entreprise dépend donc du soutien direct de l’État à travers le Trésor public, qui a dû allouer 200 millions de dinars sur son propre budget en vue d’honorer la dette internationale.

Malgré ces indicateurs au rouge, l’exécutif écarte toute option de privatisation ou d’ouverture au secteur privé. Ce choix s’aligne fermement sur la doctrine du président Kaïs Saïed, opposé à la cession des entreprises publiques stratégiques, même si certaines d’elles – pour ne pas dire toutes – sont au bord de la faillite.

En confiant ces 743 km de réseau à l’opérateur historique, l’État fait le pari de la souveraineté et du rôle social de l’infrastructure, quitte à en assumer directement le coût financier.

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Houssem Hammi appelle l’opposition à l’unité

Le coordinateur de la coalition Soumoud, Houssem Hammi, a annoncé mercredi 12 août qu’il ne se présenterait à aucune élection à venir – locale, législative ou présidentielle -, qu’elle se tienne sous le système actuel ou après un éventuel changement démocratique.

Objectif affiché : couper court aux soupçons d’ambition personnelle et pousser l’opposition à dépasser ses querelles internes, autrement dit ses divisions. Vraiment !?

Dans un texte publié sur les réseaux sociaux, il justifie cet engagement par la nécessité de recentrer le débat sur ce qu’il appelle la lutte contre le « système autoritaire », plutôt que sur des calculs électoraux qu’il juge prématurés et contre-productifs.

M. Hammi retrace à cette occasion son parcours militant : engagement dans la société civile depuis 2013, participation aux sit-in de la Kasbah (2011) et du Bardo (2013), puis, après le 25 juillet 2021, un travail de rapprochement entre acteurs politiques et civils pour tenter de réduire les fractures de l’opposition. Il revendique la co-création de plusieurs initiatives, dont le Réseau tunisien des droits et des libertés (2024) et le mouvement « Nafas » (2026).

Il vise aussi, sans les nommer, des personnalités restées volontairement en retrait de la scène politique pour préserver leur image en vue d’un rôle futur. Sa réponse est sans détour : il n’y aura, selon lui, « aucun rôle futur » pour l’opposition tant que les droits et la citoyenneté n’auront pas été restaurés.

Il termine sur un appel direct : mettre de côté les « calculs politiciens » et se retrouver sur le terrain de la lutte, autour de priorités communes, en l’occurrence le redressement économique, la libération des personnes qu’il estime injustement détenues, le rétablissement des libertés, et la préparation d’une transition démocratique.

Et si son appel n’est pas pris en considération par l’opposition, va-t-il dans ces conditions renoncer à son renoncement, c’est-à-dire se présenter ?

Wait and see !

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ASSAD : les Douanes proposent un règlement à l’amiable de 16 MDT

L’Accumulateur Tunisien ASSAD a reçu, le 31 juillet 2026, une proposition de règlement à l’amiable de l’Administration des Douanes pour clore le contentieux ouvert en juillet 2024. Le montant proposé s’élève à 16,034 millions de dinars (MDT), contre une amende initiale de 234 MDT prononcée en première instance par le Tribunal de Ben Arous.

La première échéance, de 1,603 MDT, a déjà été réglée par la société ASSAD dès la publication de l’offre. Le solde sera payé sur cinq ans, par tranches trimestrielles de 759 545 dinars, explique l’entreprise.

A souligner toutefois que cette proposition ne concerne que le volet douanier du dossier ASSAD et reste, à ce stade, sans valeur exécutoire : elle devra être formalisée par un acte de transaction définitif avant de pouvoir être invoquée devant une juridiction ou une autorité administrative.

Dossier à suivre.

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13 Août – Nebgha Driss : une trajectoire féminine au cœur de l’économie tunisienne

À l’occasion du 69eme anniversaire du Code du statut personnel en Tunisie (CSP), le parcours de Nebgha Driss, président-directeur général de la COTUNACE, illustre celui d’une femme tunisienne qui a construit, dans la durée, une carrière au cœur d’un secteur stratégique pour l’économie nationale.

COTUNACESon parcours professionnel est étroitement lié à celui de la COTUNACE, où Nebgha Driss a consacré près de quatre décennies à l’assurance-crédit. Au fil des années, elle a occupé différentes responsabilités qui lui ont permis d’acquérir une expertise approfondie du métier et une connaissance fine des enjeux auxquels sont confrontées les entreprises tunisiennes.

Avant d’accéder à la fonction de PDG en 2022, Mme Driss a notamment exercé la fonction de directrice centrale technico-commerciale. Cette évolution professionnelle, construite progressivement, témoigne d’un parcours fondé sur l’expertise, l’expérience du terrain et l’engagement.

De ses débuts au sein de la COTUNACE jusqu’aux plus hautes responsabilités, elle a ainsi construit sa légitimité professionnelle à travers une connaissance approfondie de l’assurance-crédit et une capacité à accompagner les évolutions de l’entreprise et de son environnement.

À la tête de la COTUNACE, Nebgha Driss poursuit cette trajectoire dans un contexte économique en pleine transformation, où l’accompagnement des entreprises tunisiennes, la sécurisation de leurs échanges commerciaux et le soutien à leur développement à l’international prennent une importance croissante.

Son parcours témoigne ainsi de l’évolution de la place des femmes tunisiennes dans le monde professionnel et dans les sphères de décision. Il illustre un leadership construit par la compétence, l’expérience, la persévérance et la capacité à prendre des responsabilités.

De l’expertise à la responsabilité, Nebgha Driss incarne une trajectoire de femme tunisienne qui s’est construite au fil des années, au service de son métier, de son institution et de l’économie nationale.

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Grombalia : la production viticole s’effondre, le centre prend le relais

Grombalia, ancienne capitale tunisienne du raisin, aurait perdu plus de la moitié de ses exploitations viticoles. C’est ce que révèle Chokri Bouziri, président de l’Union locale de l’agriculture et de la pêche, qui s’exprimait récemment sur les ondes d’une radio nationale. De ce fait, la région ne devrait produire tout au plus que 5 000 tonnes cette saison, majoritairement destinées à la transformation. Tandis que le raisin de table recule fortement, a-t-il expliqué.

Cette chute s’explique par plusieurs facteurs cumulés : sécheresses successives, hausse des températures, coûts de production en hausse et vieillissement du vignoble. En effet, les fortes chaleurs ont asséché une partie des vignes et fait chuter les rendements. Le renouvellement des plantations se heurte lui aussi à des difficultés, certaines variétés introduites s’étant révélées mal adaptées au climat ou vulnérables aux maladies.

A cela s’ajoute un obstacle financier : les aides et tranches de crédits ne sont versées que deux ans après le démarrage des plantations. Ce qui dissuade de nombreux agriculteurs d’investir dans le renouvellement de leurs vignes.

Conséquence de ce déclin, Grombalia a perdu sa position dominante au profit de gouvernorats du Centre, en l’occurrence Sidi Bouzid et Kairouan, où les surfaces viticoles progressent fortement. Sur place (Grombalia), certaines familles continuent néanmoins d’entretenir leurs vignobles pour préserver un savoir-faire transmis de génération en génération, malgré une rentabilité en baisse.

A noter que la campagne de récolte démarre samedi 15 août 2026 avec les variétés précoces, avant celles destinées à la transformation. Du reste, ce lancement coïncidera avec le « Festival du raisin de Grombalia », alors que le centre du pays s’affirme progressivement comme le nouveau pôle de la viticulture tunisienne.

Maintenant une question se pose : est-ce que cette chute de la production et du rendement entraînera une hausse des prix du raisin sur les étals ?

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Chaleurs extrêmes : la Tunisie muscle sa ligne de défense

Le ministre de la Santé, Mustapha Ferjani, a présidé, mardi 11 août, une séance de travail consacrée au suivi du plan national multisectoriel de lutte contre les vagues de chaleur.

Cinq mesures phares en sont ressorties, selon un communiqué du ministère de la Santé, à savoir :

  • alerte précoce : mise en place d’un système d’alerte basé sur les prévisions de l’Institut national de la météorologie (INM),
  • coordination renforcée : meilleure préparation régionale et coordination entre les services de santé, la Protection civile et les autres intervenants,
  • médecine du travail : renforcement des mesures pour protéger les travailleurs les plus exposés aux fortes chaleurs et aux rayonnements solaires,
  • système de santé : garantie de la disponibilité et de la préparation des établissements de santé, avec actualisation des protocoles de prise en charge des personnes affectées par les fortes températures,
  • sensibilisation : campagnes d’information destinées aux citoyens, en accordant une attention particulière aux personnes âgées, aux enfants et aux catégories les plus vulnérables.

Il s’agit d’un renforcement global de la stratégie tunisienne de prévention face aux canicules, combinant anticipation météorologique, coordination institutionnelle, protection des travailleurs et sensibilisation du public. Maintenant, il faudrait faire en sorte que ce dispositif se transforme en actes concrets pour les citoyens.

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Croissance tunisienne : une reprise en pente douce, sous la pression des prix

L’économie tunisienne s’oriente vers une reprise de la croissance progressive mais mesurée. C’est ce que font ressortir les dernières projections du Fonds monétaire arabe (FMA) pour la période 2026-2027.

Le FMA table sur une progression du PIB tunisien de 2,6 % en 2026, puis 2,7 % en 2027, après 2,5 % en 2025. Cette dynamique s’appuierait sur plusieurs moteurs : l’agriculture, l’agroalimentaire, les industries mécaniques et électriques, ainsi que la reprise des services, notamment le tourisme. Du côté agricole, les autorités misent sur le renforcement du stockage, le soutien aux intrants (semences, engrais) et l’amélioration des circuits de distribution pour sécuriser l’approvisionnement.

La Banque centrale de Tunisie (BCT) garde quant à elle une politique monétaire prudente, avec un taux directeur inchangé à 7 % depuis fin mars 2026, face aux tensions persistantes sur les prix.

Pour 2027, une légère accélération est attendue, portée par la mise en œuvre du plan de développement 2026-2030 : simplification administrative, appui aux entrepreneurs, lutte contre le chômage et modernisation des infrastructures.

Une inflation en baisse, mais pas maîtrisée

Après des pics à 9,3 % en 2023 et 7 % en 2024, l’inflation est retombée à environ 5,3 % en 2025, dans un climat international plus apaisé. Le FMA ne prévoit pas de choc inflationniste majeur malgré les tensions géopolitiques au Moyen-Orient et leurs effets sur le fret international.

Les chiffres nationaux restent toutefois plus nuancés : l’Institut national de la statistique a mesuré une inflation de 4,9 % au premier trimestre 2026, remontée à 5,5 % en avril, tirée notamment par l’alimentation, l’habillement et les chaussures.

Le FMA pointe aussi un facteur structurel : la multiplication des intermédiaires entre producteurs et consommateurs, qui continue de gonfler les prix finaux. Le Fonds anticipe ainsi une inflation d’environ 5,7 % en 2026, stable en 2027.

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Agoa : deux années de répit pour les exportateurs africains

Le Sénat américain a voté à une large majorité la prolongation de l’African Growth and Opportunity Act (AGOA) jusqu’en décembre 2028. Un sursis pour 32 pays africains. Alors que le dispositif devait expirer fin 2026. Le texte doit encore être approuvé par la Chambre des représentants puis promulgué par Donald Trump.

Le vote, adopté par 90 voix contre 6, permettrait de maintenir l’accès préférentiel au marché américain pour plusieurs filières africaines, notamment l’automobile en Afrique du Sud, le textile au Kenya et au Lesotho ou encore la vanille à Madagascar. Le Nigeria, l’Angola et l’Éthiopie figurent également parmi les principaux bénéficiaires.

L’enjeu commercial reste toutefois limité à l’échelle du continent : environ 6 % des exportations africaines sont destinées aux États-Unis. Pour certains secteurs, l’AGOA demeure néanmoins essentiel, en réduisant les droits de douane et en facilitant l’accès au marché américain.

 

Lire aussi – Un an de plus pour l’AGOA : l’Afrique reste dans le jeu commercial américain

 

Cette prolongation intervient dans un contexte plus incertain, marqué par de nouvelles mesures tarifaires américaines depuis 2025. Certaines exemptions pourraient être maintenues grâce au renouvellement de l’AGOA.

Madagascar, entre soulagement et prudence

À Madagascar, le secteur textile suit le dossier de près. L’AGOA est crucial pour les entreprises des zones franches, fragilisées par l’incertitude entourant l’avenir du dispositif. Le vote du Sénat apporte une visibilité bienvenue, notamment grâce au mécanisme du « third country fabric », qui permet aux industriels malgaches d’utiliser des tissus importés de pays tiers tout en conservant l’accès préférentiel au marché américain.

Mais les acteurs du secteur restent prudents tant que le texte n’est pas définitivement adopté. Pour eux, l’enjeu est désormais de retrouver suffisamment de visibilité pour relancer les investissements, sécuriser les commandes et planifier leur activité sur plusieurs années.

L’AGOA offre donc un répit, mais pas encore une garantie définitive pour les exportateurs africains.

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Le Liban a officiellement aboli la peine de mort, une première au MO

L’histoire retiendra que le Parlement libanais a voté, mardi 11 août 2026, l’abolition de la peine de mort, une décision présentée comme une première au Moyen-Orient et saluée comme « historique » par le ministre de la Justice, Adel Nassar. 

Le texte prévoit que les crimes commis avant son entrée en vigueur seront désormais sanctionnés par la réclusion à perpétuité. Le Liban n’avait plus procédé à une exécution depuis 2004, rappellent les médias libanais.

Pour le ministre de la Justice, cité par RFI, cette réforme permettra également à Beyrouth de ne plus voir certaines demandes d’extradition rejetées par des pays ayant aboli la peine capitale.

L’ONG Human Rights Watch a salué une « étape monumentale » pour les droits humains au Liban, estimant que cette abolition marque une rupture avec une peine jugée « cruelle et arbitraire ».

La réforme intervient alors que le Parlement examine également plusieurs autres textes, dont un projet d’amnistie générale.

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ZLECAf : 2,7 milliards d’euros pour lever le verrou douanier africain

La ZLECAf veut accélérer le commerce intra-africain en s’attaquant à l’un de ses principaux freins : des systèmes douaniers encore fragmentés et sous-digitalisés. Un accord de 2,7 milliards d’euros doit permettre de moderniser les procédures aux frontières, avec des implications directes pour les pays d’Afrique du Nord, dont la Tunisie.

Le secrétariat de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) a signé à Abuja un accord de concession de 20 ans avec Bergmans Security pour moderniser les systèmes douaniers du continent. D’un montant de 3,1 milliards de dollars, soit environ 2,7 milliards d’euros, le programme prévoit le déploiement de solutions numériques dans les administrations douanières nationales, comme le précise un communiqué de l’organisation.

L’objectif est de fluidifier la circulation des marchandises. Les nouveaux outils doivent améliorer le suivi des cargaisons, renforcer le partage des données et réduire les délais de traitement et les blocages aux frontières, ajoute la ZLECAf. Bergmans assurera le financement et l’expertise technique, en collaboration avec les administrations nationales.

La Tunisie face au défi de l’intégration commerciale

Pour la Tunisie, qui dispose d’une position stratégique entre l’Afrique du Nord, l’Europe et le reste du continent, la modernisation des procédures douanières constitue un enjeu important pour renforcer son intégration aux échanges africains. Une meilleure interconnexion des systèmes pourrait notamment faciliter les opérations d’import-export et réduire les délais liés au passage des marchandises.

L’enjeu dépasse toutefois la seule Tunisie. La digitalisation des douanes est devenue une condition de réussite de l’intégration commerciale africaine. Entrée en vigueur en 2021, la ZLECAf compte 50 États ayant ratifié l’accord qui l’institue. Les échanges intra-africains ont atteint 220 milliards de dollars en 2024, en hausse de 12,5 % sur un an, selon Wamkele Mene, secrétaire général de la ZLECAf. L’organisation vise à doubler le commerce entre pays africains d’ici 2035.

Le Nigeria comme laboratoire

Le choix de Bergmans repose notamment sur son expérience au Nigeria, où l’entreprise a participé à la transformation numérique des services douaniers. La ZLECAf entend s’appuyer sur ce modèle pour l’étendre à d’autres marchés du continent, rapporte La Tribune.

Le pari reste celui de l’exécution. Harmoniser les pratiques, connecter les systèmes nationaux et accompagner les administrations seront déterminants pour que l’investissement se traduise réellement par des frontières plus rapides et plus transparentes. Pour la Tunisie comme pour les autres économies africaines, cette transformation pourrait ainsi devenir un levier supplémentaire pour développer les échanges continentaux.

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Russie : le Maroc fournit de l’essence à Moscou, en pleine pénurie

La Russie, géant pétrolier frappé par des pénuries de carburant, se retrouve contrainte d’importer de l’essence du Maroc. C’est en tout cas ce que révèle RFI. Une première pour Moscou, qui a reçu en juillet une cargaison de 30 000 tonnes d’essence Al-92 en provenance de Tanger. Une situation pour le moins paradoxale pour un pays riche en hydrocarbures, mais dont les raffineries sont régulièrement ciblées par des drones ukrainiens.

La cargaison, transportée par un navire sous pavillon panaméen jusqu’au port de Mourmansk, rapporte la même source, aurait été fournie par le groupe russe Lukoil, selon Reuters. Cette importation s’ajoute aux approvisionnements en provenance de Biélorussie, du Kazakhstan et de l’Inde, décidés par Moscou pour tenter de stabiliser un marché intérieur sous tension.

Ces pénuries constituent l’un des effets indirects de la guerre en Ukraine. Les frappes contre les infrastructures énergétiques russes ont réduit les capacités de raffinage, poussant le Kremlin à limiter la consommation et à chercher du carburant à l’étranger.

Le choix du Maroc est également révélateur des limites des sanctions occidentales. Partenaire stratégique de Washington, Rabat continue de commercer avec Moscou, malgré les sanctions américaines contre la Russie. Pour le spécialiste des relations internationales Sébastien Boussois, cette transaction ne devrait pas provoquer de réaction américaine majeure : la coopération stratégique entre Washington et Rabat pèserait davantage que l’importation de quelques dizaines de milliers de tonnes d’essence.

Pour Moscou, l’ironie est toutefois difficile à masquer : le premier importateur mondial de brut et l’un des grands producteurs d’hydrocarbures doit désormais se tourner vers un pays qui n’est pas producteur de pétrole pour faire rouler ses voitures.

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Tunisie : des perturbations sur les paiements électroniques cette nuit

Monétique Tunisie annonce, dans un post LinkedIn, une interruption temporaire de plusieurs services de paiement dans la nuit du mardi 11 août. 

Liée à une opération de « maintenance technique », cette perturbation pourrait affecter les retraits aux distributeurs (DAB), les paiements chez les commerçants (TPE) mais aussi les transactions en ligne.

 

 

L’instance précise que l’intervention débutera à 2 heures du matin, dans la nuit du mardi 11 août, et devrait durer environ quatre heures. Durant cette période, les utilisateurs pourraient donc rencontrer des difficultés pour effectuer des retraits auprès des guichets automatiques bancaires (GAB), régler leurs achats via les terminaux de paiement électronique (TPE) ou réaliser des opérations de commerce électronique.

Monétique Tunisie indique que cette intervention s’inscrit dans le cadre de l’amélioration de ses infrastructures. Ses équipes techniques seront mobilisées pendant toute la durée de l’opération afin de rétablir les services dans les meilleurs délais.

Les utilisateurs sont ainsi invités à anticiper leurs opérations nécessitant un retrait d’espèces ou un paiement électronique pendant cette plage horaire.

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Libye : la démission surprise du gouverneur de la Banque centrale ravive les inquiétudes

Le gouverneur de la Banque centrale de Libye, Naji Issa, a annoncé sa démission lundi 10 août, sans en préciser les raisons. Nommé en 2024 dans le cadre d’un compromis politique qui avait permis de sortir d’une grave crise pétrolière et financière, son départ intervient alors que le pays reste profondément divisé entre les autorités de l’Ouest et celles de l’Est.

Le gouverneur de la Banque centrale de Libye (BCL), Naji Issa, a présenté lundi 10 août sa démission, sans en préciser les raisons. Nommé en septembre 2024 dans le cadre d’un compromis politique, il avait contribué à mettre fin à une grave crise liée à l’arrêt de la production pétrolière, rapportent des médias.

La nomination de Naji Issa et de son vice-gouverneur, Marii al-Barassi, avait été approuvée à l’unanimité par 108 députés du Parlement basé dans l’est du pays, avec le soutien de l’ONU. Ce compromis avait permis de sortir de l’impasse provoquée par l’éviction de Seddik el-Kebir, gouverneur de la BCL depuis 2012.

En réaction à cette éviction, les autorités de l’est de la Libye, contrôlées par le camp du maréchal Khalifa Haftar, avaient suspendu en août 2024 la production et les exportations de pétrole. La production nationale était alors passée d’environ 1,2 million à 600 000 barils par jour, provoquant d’importantes pertes pour un pays dont les recettes dépendent largement des hydrocarbures.

L’arrivée de Naji Issa avait permis de rétablir progressivement la situation et de relancer la production pétrolière. Mais la Libye reste profondément divisée entre deux pouvoirs rivaux : le gouvernement basé à Tripoli, dirigé par Abdelhamid Dbeibah et reconnu par l’ONU, et les autorités de l’est soutenues par le clan Haftar.

L’annonce de la démission n’a pas encore suscité de réaction officielle du Parlement. Le président du Haut Conseil d’État, Mohammed Takala, a toutefois appelé Naji Issa à rester en fonction afin de préserver la stabilité financière et économique du pays et d’éviter d’éventuels abus dans l’utilisation des devises.

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Inflation en baisse, pouvoir d’achat sous pression : pourquoi les prix restent-ils élevés en Tunisie ?

Alors que le taux d’inflation en Tunisie ralentit progressivement, le sentiment d’une hausse persistante des prix demeure fortement ancré chez les ménages. Pour l’expert économiste Mouez Soussi, cette apparente contradiction s’explique notamment par l’écart entre l’évolution des prix et celle des revenus.

Leçon d’économie pratique pour ceux qui confondent baisse/recul de l’inflation et non baisse des prix!

Au-delà des chiffres officiels, il estime que la perte de pouvoir d’achat doit être appréhendée à travers un tableau de bord plus large, intégrant les salaires, les capacités de production et la qualité des données disponibles.

Pour Mouez Soussi, il n’existe pas de véritable contradiction entre le ralentissement de l’inflation mesurée par les statistiques officielles et le sentiment des ménages selon lequel les prix continuent d’augmenter. L’expert estime que les citoyens perçoivent directement la réalité économique à travers leur pouvoir d’achat et leurs dépenses quotidiennes. Il explique que l’indicateur déterminant pour comprendre ce ressenti réside dans la relation entre les revenus et les dépenses. Une baisse du taux d’inflation signifie uniquement que le rythme d’augmentation des prix ralentit. Elle ne signifie pas que les prix ont diminué.

Mouez Soussi

Selon lui, cette distinction est essentielle pour comprendre le décalage entre les statistiques officielles et l’expérience quotidienne des ménages. D’autant que les données permettant de mesurer clairement l’évolution des revenus des Tunisiens restent, à ses yeux, insuffisamment intégrées dans l’analyse.

En prenant comme référence le salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG), Mouez Soussi estime que son évolution reste nettement inférieure à celle des prix. Le même constat s’appliquerait, selon lui, au salaire moyen, dont le rythme de progression demeure moins élevé que celui des prix. L’économiste revient également sur la dernière révision salariale, fixée par la loi et concernant à la fois les secteurs public et privé. Il estime que les augmentations accordées, comprises entre 3,5 % et 4 %, n’ont constitué qu’une compensation limitée face à l’inflation enregistrée depuis le début de l’année.

 

En prenant comme référence le salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG), Mouez Soussi estime que son évolution reste nettement inférieure à celle des prix. Le même constat s’appliquerait, selon lui, au salaire moyen, dont le rythme de progression demeure moins élevé que celui des prix.

 

Pour le secteur privé, cette situation aurait également réduit la marge de négociation dont il disposait auparavant pour obtenir des augmentations salariales plus importantes. Désormais, avec des hausses fixées par la loi, les salariés auraient encaissé des augmentations qui, selon lui, ont rapidement été absorbées par la hausse des prix.

Mouez Soussi considère ainsi qu’il est insuffisant d’opposer une « inflation officielle » à une « inflation ressentie ». Pour lui, il faut intégrer dans l’analyse l’évolution des revenus et des salaires afin de mesurer réellement la dégradation du pouvoir d’achat.

Un pouvoir d’achat sous pression

L’expert souligne que le comportement des consommateurs constitue un indicateur révélateur de cette situation. Il observe que les ménages peuvent aujourd’hui rentrer de leurs courses avec beaucoup moins de produits qu’il y a deux ou trois ans, alors même que leurs dépenses ont augmenté. Cette pression se traduit également par une réduction de l’accès à certains produits alimentaires. La viande rouge serait devenue inaccessible non seulement pour les catégories à faibles revenus, mais également pour une partie de la classe moyenne.

Mouez Soussi relève le même paradoxe concernant les poissons et les produits de la mer. Dans un pays disposant de plus de 1 200 kilomètres de côtes, ces produits ne figureraient pourtant plus systématiquement dans le panier de consommation de nombreux ménages. Pour l’économiste, ces situations illustrent une question plus profonde : pourquoi l’économie tunisienne en est-elle arrivée à ce niveau de tension sur les prix et le pouvoir d’achat ?

Le problème dépasse la question des « intermédiaires »

Selon Mouez Soussi, les difficultés actuelles ne peuvent pas être expliquées uniquement par la contrebande ou par le rôle des intermédiaires. Ces phénomènes existent, mais ils ne constituent pas, à ses yeux, le véritable cœur du problème. Le principal enjeu se situe davantage au niveau des capacités productives du pays. L’économiste estime que les structures productives ne parviennent pas à maintenir durablement un rythme de production stable, aussi bien en quantité qu’en qualité.

Il cite notamment la situation de la récolte céréalière. Il relève que les faibles rendements enregistrés ne constituent pas une surprise. La pluviométrie ne suffit pas à garantir une bonne récolte lorsque certains intrants nécessaires à la production ne sont pas disponibles à temps. Il évoque notamment l’absence ou l’insuffisance de produits tels que le DAP et d’autres engrais. L’explication est donc avant tout technique et montre qu’une analyse approfondie des chaînes de production permettrait de mieux comprendre les difficultés rencontrées.

Une inflation qui ralentit, mais une perte de pouvoir d’achat qui s’accumule

Mouez Soussi rappelle que la Tunisie a connu pendant plusieurs années des taux d’inflation supérieurs à 5 %. Le pays a même frôlé les 10 % au début de 2024 avant d’enregistrer progressivement un ralentissement pour atteindre aujourd’hui un niveau proche de 5 %. Cette évolution peut être interprétée comme un relâchement du rythme de progression des prix. Mais, pour les ménages, elle n’efface pas les pertes de pouvoir d’achat déjà subies. L’économiste estime ainsi que les citoyens encaissent une dégradation du pouvoir d’achat à chaque période de hausse des prix. C’est cette accumulation qui contribue à rendre la situation de plus en plus difficile pour les ménages.

« Le vrai problème est celui du diagnostic »

Pour Mouez Soussi, la maîtrise de l’inflation passe d’abord par une amélioration du diagnostic économique. Il considère que l’ordre des priorités en matière de politiques économiques n’est pas toujours conforme aux besoins réels du pays. Il appelle ainsi à rechercher les causes précises des difficultés de production plutôt qu’à intervenir de manière ponctuelle. Pourquoi certaines usines ne fonctionnent-elles pas continuellement ? Pourquoi la production d’électricité est-elle insuffisante ? Pourquoi certains intrants agricoles ne sont-ils pas disponibles à temps ? Pourquoi certains indicateurs de production évoluent-ils à la baisse ?

Pour l’enseignant universitaire, ce sont ces questions concrètes qui devraient être placées au centre des politiques économiques. Il estime qu’il faut « remonter la chaîne » afin d’identifier les causes profondes des dysfonctionnements et les résoudre. Il met également en garde contre les décisions prises sans diagnostic suffisamment précis. Selon lui, certaines mesures peuvent produire des effets pervers ou inverses à ceux recherchés et faire perdre un temps précieux.

La question des données au cœur du diagnostic… mais des réformes qui ne répondent pas toujours aux besoins de l’économie

Mouez Soussi insiste par ailleurs sur l’importance des données fiables. Il affirme que l’État ne dispose pas toujours des informations nécessaires pour établir un diagnostic précis de la situation économique. Il estime que la production de ces données devrait s’appuyer sur un partenariat entre les structures publiques et privées. Lorsque l’administration ne dispose pas des moyens ou des capacités techniques nécessaires, elle pourrait, selon lui, faire appel à des bureaux spécialisés ou à un appui technique.

L’économiste cite plusieurs domaines dans lesquels il estime que les données disponibles sont insuffisantes. Il évoque notamment la difficulté à connaître précisément le nombre de têtes de bétail dans le pays, ainsi que certaines informations relatives au domaine de l’État et à son exploitation.

 

Mouez Soussi critique une approche qui consisterait à considérer que les problèmes économiques peuvent être résolus essentiellement par des réformes législatives, des décrets ou des décisions administratives. Il cite à cet égard plusieurs exemples, dont celui du crédit personnel sans garantie et celui de la loi sur le chèque. Selon lui, certaines mesures adoptées pour résoudre un problème peuvent, lorsqu’elles ne sont pas suffisamment adaptées aux réalités économiques, créer de nouvelles difficultés.

 

Il mentionne également la question des déchets : connaître les quantités produites quotidiennement, les capacités de traitement, de recyclage ou d’enfouissement serait, selon lui, indispensable pour établir des politiques adaptées. Pour l’expert, cette faiblesse des données se retrouve ainsi dans plusieurs secteurs de l’économie et complique la mise en place d’un diagnostic pertinent. 

Mouez Soussi critique surtout une approche qui consisterait à considérer que les problèmes économiques peuvent être résolus essentiellement par des réformes législatives, des décrets ou des décisions administratives. Il cite à cet égard plusieurs exemples, dont celui du crédit personnel sans garantie et celui de la loi sur le chèque. Selon lui, certaines mesures adoptées pour résoudre un problème peuvent, lorsqu’elles ne sont pas suffisamment adaptées aux réalités économiques, créer de nouvelles difficultés.

Concernant la loi sur le chèque, il estime que les changements intervenus ont contribué à un recours accru à la liquidité. Cette progression de la monnaie liquide pourrait, selon lui, constituer l’une des causes susceptibles d’alimenter l’inflation. L’économiste considère ainsi qu’une meilleure adéquation entre les décisions publiques et les besoins réels de l’économie aurait permis de réduire davantage le rythme de l’inflation.

Revenir aux fondamentaux

Pour Mouez Soussi, la lutte contre l’inflation ne peut donc pas se limiter à observer l’évolution mensuelle de l’indice des prix. Le ralentissement de l’inflation constitue certes une évolution positive, mais il ne signifie pas que les prix ont retrouvé leur niveau antérieur ni que le pouvoir d’achat des ménages s’est rétabli.

 

La maîtrise de l’inflation reste un défi majeur et que le chemin pour y parvenir demeure lent. Mais pour l’économiste, une première étape s’impose : identifier précisément les problèmes avant de chercher à les résoudre. Un problème correctement ciblé constitue déjà, selon lui, le début d’une solution.

 

La priorité devrait, selon lui, être donnée à un diagnostic fondé sur des données fiables, à une hiérarchisation pertinente des problèmes et à la réhabilitation des structures productives. Il estime que la maîtrise de l’inflation reste un défi majeur et que le chemin pour y parvenir demeure lent. Mais pour l’économiste, une première étape s’impose : identifier précisément les problèmes avant de chercher à les résoudre. Un problème correctement ciblé constitue déjà, selon lui, le début d’une solution.

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Kaïs Saïed effectue une visite surprise à Gabès

Lundi 10 août 2026, le président de la République , Kaïs Saïed, a effectué une visite surprise à Gabès, selon ce qu’a indiqué le correspondant de Diwan FM ce lundi soir. La même source a ajouté que le chef de l’État a visité la zone industrielle. Et ce pour examiner la situation environnementale. Il a souligné à cette occasion l’importance de trouver des solutions urgentes aux problèmes environnementaux en suspens, en particulier la pollution.

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Visa américain : ouf de soulagement chez les étudiants

Les ressortissants tunisiens souhaitant se rendre aux États-Unis pour le tourisme ou les affaires peuvent désormais être soumis à une caution pouvant atteindre 20 000 dollars. La mesure, expérimentée depuis 2025, est devenue permanente le 3 août 2026 et concerne notamment les demandeurs de visas B-1, B-2 et B-1/B-2.

La Tunisie figure officiellement parmi les pays concernés par ce dispositif américain, selon le site de la place. Toutefois, contrairement à certaines informations qui ont circulé, tous les Tunisiens ne devront pas automatiquement verser 20 000 dollars, a tenu à préciser Bill Bazzi, l’ambassadeur des USA à Tunisie, cité par notre source.

Une caution, pas un nouveau frais de visa

La principale précision apportée par l’ambassadeur américain en Tunisie, Bill Bazzi, concerne la nature de cette somme. Il ne s’agit pas d’un nouveau frais de visa définitivement perdu, mais d’une garantie financière destinée à encourager les voyageurs à respecter les conditions de leur séjour et à quitter les États-Unis dans les délais autorisés.

Lorsque les conditions sont respectées, la caution est susceptible d’être restituée. Le Département d’État américain précise notamment que le dépôt peut être remboursé lorsque le voyageur quitte les États-Unis dans le délai qui lui a été accordé. Mais il faut faire attention à ce détail significatif : «… la caution peut être… ».

10 000, 15 000 ou 20 000 dollars

Il faut ajouter que le montant de la caution n’est pas identique pour tous les demandeurs de visa, car il existe trois niveaux : 10 000, 15 000 ou 20 000 dollars. La somme applicable est déterminée dans le cadre de l’examen consulaire du dossier. Le fait d’être Tunisien et de demander un visa B-1/B-2 ne signifie donc pas automatiquement que le demandeur devra déposer 20 000 dollars.

Autre point essentiel : le paiement de la caution ne garantit pas l’obtention du visa. Le demandeur doit d’abord suivre la procédure normale et attendre les instructions des autorités consulaires. Il ne doit effectuer aucun paiement spontané auprès d’un intermédiaire ou d’un site non officiel.

Ouf de soulagement … les étudiants ne sont pas concernés par la caution

Le dispositif vise principalement les visas B-1 et B-2, destinés respectivement aux déplacements professionnels et touristiques. Les visas étudiants ne sont pas concernés par cette caution, selon les précisions apportées par l’ambassadeur américain. Cette distinction est particulièrement importante pour les étudiants et futurs étudiants tunisiens qui souhaitent poursuivre leurs études aux États-Unis. On aimerait également savoir si les chercheurs rentrent dans la catégorie « étudiants ». 

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Code des eaux : le projet franchit un nouveau cap après les consultations

A une question écrite de la députée Awatef Cheniti (le 13 avril 2026), le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche a répondu : « Le projet du code des eaux, dans sa version amendée, a intégré les remarques des différents ministères et structures concernés. Ce qui lui permettra de remplir les conditions requises pour être soumis au Conseil des ministres dans les plus brefs délais avant d’être présenté à l’Assemblée des représentants du peuple pour approbation ».

Députée de la circonscription de Teboursouk – Douga – Tibar (Béja Sud), Mme Cheniti a fait état du retard pris dans le dossier du projet de code des eaux. De même qu’elle s’interrogeait sur les délais prévus pour sa présentation à l’Assemblée des représentants du peuple.

Dans les détails, le département de l’Agriculture assure qu’à la suite d’“une série de réunions de coordination, une version amendée du projet de code des eaux a été transmise aux services compétents le 30 juin 2026“.

Le projet comprendrait, outre le tableau détaillé répondant aux observations formulées à son sujet, une première version des projets de textes d’application du code ainsi qu’une note détaillée sur les nouvelles dispositions illustrant la dimension réformatrice et novatrice du projet de code, ajoute le ministère.

Cependant, aucune date n’a filtré quant à la présentation du texte en conseil des ministres. Pourtant, la question n’a jamais été aussi brûlante.

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Renforcement de la coopération entre le CMF et la Banque de France

Le Conseil du Marché Financier (CMF) et la Banque de France – à travers sa Direction de l’éducation financière (EDUCFI) – viennent de signer deux conventions de coopération destinées à renforcer l’éducation financière en Tunisie, notamment par la mise à disposition et l’adaptation de contenus pédagogiques au profit du public tunisien.

Ces accords prévoient la mise à disposition gratuite au CMF de deux ressources développées par la Banque de France : en l’occurrence la collection audiovisuelle dénommée « Les ABC de l’économie, » et les « Cahiers financiers » du portail « Mes questions d’argent ». Il est stipulé dans le contrat que le CMF pourra adapter, traduire et diffuser ces supports en fonction des spécificités du contexte tunisien.

Une première concrétisation de ce partenariat a déjà été engagée avec l’adaptation de plusieurs articles de la collection « Les ABC de l’économie ». Les contenus adaptés seront progressivement publiés et diffusés par le CMF sur son site officiel, après leur contextualisation pour le public tunisien.

Cette coopération s’inscrit dans la stratégie du CMF visant à renforcer la culture financière et les connaissances économiques des citoyens, tout en favorisant une meilleure capacité à prendre des décisions financières éclairées.

Une attention particulière sera accordée aux jeunes générations, qui constituent une priorité des programmes d’éducation financière. Les supports proposés visent notamment à faciliter l’apprentissage progressif de notions essentielles liées au budget, à l’épargne, à l’investissement, aux marchés financiers et à la gestion responsable des finances personnelles, grâce à des contenus accessibles et adaptés aux différentes tranches d’âge.

À travers ce partenariat, le CMF entend également élargir l’accès à des ressources éducatives de qualité, développer de nouveaux outils de sensibilisation et consolider la coopération internationale dans le domaine de l’éducation financière, avec pour objectif de contribuer à l’émergence d’une culture financière durable en Tunisie.

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La Tunisie, réservoir de talents pour la France

La Tunisie figure parmi les principaux pays d’origine des bénéficiaires des visas « Talent » délivrés par la France, confirmant l’attractivité des compétences tunisiennes sur le marché français.

Selon les données de la DGEF (Direction générale des étrangers en France) qui viennent d’être publiées, quelque 2 441 visas « Talent » ont été accordés à des ressortissants tunisiens en 2025, ce qui correspond à 11 % de l’ensemble des visas de cette catégorie. Cette performance place la Tunisie au deuxième rang mondial, à égalité avec l’Inde. Pour ceux qui l’ignorent, la Tunisie c’est seulement 12 millions d’âmes, alors que l’Inde en compte plus de 1,5 milliard.

Destiné à attirer des profils hautement qualifiés, à savoir ingénieurs, chercheurs, médecins, entrepreneurs ou encore experts dans des secteurs stratégiques, le dispositif « Talent » témoigne de la reconnaissance du savoir-faire tunisien à l’international. Comme quoi, nul n’est prophète en son pays ».

Cette dynamique met en lumière la qualité des compétences formées en Tunisie, mais relance également le débat sur la fuite des cerveaux, ainsi que sur les défis liés à la valorisation, à l’emploi et à la rétention des talents dans le pays.

Lire aussi: Philippe de Fontaine-Vive : la fuite des cerveaux est le plus grand risque pour la Tunisie

Au-delà du chiffre, ces données soulignent ainsi un paradoxe : la Tunisie forme des compétences recherchées à l’international, mais peine encore à créer les conditions permettant de les retenir et de valoriser pleinement leur potentiel sur son propre marché.

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