❌

Lese-Ansicht

L’IACE tranche : mieux vaut réécrire le Code du travail

Soixante ans après la promulgation du Code du travail tunisien, « le coût du maintien du cadre légal actuel et de la poursuite des révisions partielles et conjoncturelles dépasse désormais celui d’une réforme globale et structurelle ». C’est en tout ce qu’estime l’Institut arabe des chefs d’entreprise (IACE) dans une étude consacrée à l’évaluation et aux perspectives du droit du travail en Tunisie.

Intitulé « Soixante ans après la promulgation du Code du travail tunisien : de l’État indépendant à l’économie des plateformes », le document souligne que « l’approche d’ajustements successifs accumulés depuis six décennies (plus de 100 amendements), a atteint ses limites structurelles et qu’elle ne parvient plus à répondre aux évolutions économiques, démographiques et technologiques », laissant aujourd’hui environ 43,9 % de la population active en dehors de toute couverture du code, selon les données de la Banque mondiale, rapporte l’agence TAP.

L’étude révèle que, malgré la diversité des approches, un consensus rassemble les experts, les représentants des travailleurs et les chefs d’entreprise autour de six axes prioritaires, qui pourraient constituer un terrain favorable à une réforme globale et profonde du Code du travail. Il s’agit de l’élaboration d’un nouveau Code du travail mettant fin à la politique des révisions partielles, la réglementation des nouvelles formes d’emploi (télétravail, travail via les plateformes numériques et travail indépendant), la mise en place d’un système intégré unifiant le droit du travail et le droit de la sécurité sociale, poursuit la même source.

Un consensus a également été établi sur l’importance de « remplacer les sanctions pénales contre les infractions en matière de travail, par des amendes financières dissuasives, de réactiver le Conseil national du dialogue social, avec un calendrier clair et contraignant et de séparer les fonctions de contrôle et de conciliation au sein de l’Inspection du travail ».

Les auteurs de l’étude alertent fermement sur « les risques liés aux réformes unilatérales ou adoptées dans l’urgence sous la pression des crises ».

En guise de conclusion, l’IACE préconise de construire un nouveau contrat social capable de relever un triple défi stratégique, en protégeant les travailleurs contre la précarité, en créant un environnement législatif attractif pour l’investissement et adapté aux métiers de l’économie numérique et en garantissant la pérennité financière des caisses de sécurité sociale face aux déséquilibres démographiques.

L’article L’IACE tranche : mieux vaut réécrire le Code du travail est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Tunisie-Algérie : les échanges commerciaux dépassent les 2,7 milliards de dollars 

Les échanges commerciaux entre la Tunisie et l’Algérie ont bondi de 166 % en cinq ans pour atteindre 2,76 milliards de dollars, selon les données fournies par la représentation du CEPEX à Alger à l’occasion d’une mission d’affaires organisée du 22 au 24 septembre par la CONECT International et le patronat algérien (CAP).

L’Algérie figure désormais comme le 4ᵉ fournisseur et le 7ᵉ client de la Tunisie. Les exportations tunisiennes vers le marché algérien sont largement dominées par les industries mécaniques et électriques (56,53 %), suivies de loin par les industries manufacturières (31,53 %) et l’agroalimentaire (7,05 %). Quant aux importations en provenance de nos voisins de l’ouest, elles concernent principalement des produits industriels et énergétiques.

Sur le plan des investissements, 43 entreprises tunisiennes opèrent en Algérie, principalement dans les secteurs de la mécanique, de l’électronique et des services.

Bien que les échanges bénéficient d’allègements douaniers, jusqu’à 40 % via l’accord préférentiel bilatéral, complétés par la GZALE (Grande zone arabe de libre-échange), les acteurs économiques des deux côtés préconisent plusieurs mesures pour consolider ce partenariat. La première consiste à faciliter le commerce croisé dans le secteur automobile (composants tunisiens contre véhicules assemblés en Algérie).

La seconde a trait aux infrastructures et à la logistique. Les opérateurs appellent à moderniser les postes-frontaliers, créer des zones franches, harmoniser les normes techniques et optimiser la logistique.

Quant à la 3ème mesure, il s’agit d’un appel à l’intégration régionale, en exploitant la proximité géographique et la route transsaharienne pour structurer des chaînes de valeur conjointes et cibler ensemble les marchés africains.

L’article Tunisie-Algérie : les échanges commerciaux dépassent les 2,7 milliards de dollars  est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

L’UGTT prépare un octobre de tous les dangers

La principale centrale syndicale monte la pression. Le secrétaire général de l’UGTT, Slaheddine Selmi, a annoncé, dimanche 27 septembre, la préparation d’une marche nationale au cours du mois d’octobre, première étape d’une stratégie de mobilisation graduelle qui pourrait, selon ses propres termes, aller « jusqu’à la grève générale », et  « au moment opportun », dit-il.

Cette annonce a été faite à l’ouverture d’une réunion régionale des bureaux exécutifs élargis des gouvernorats de Béja, Jendouba, Le Kef, Siliana et Zaghouan. Une réunion est prévue le 29 septembre entre l’UGTT et les organisations et associations ayant rejoint un cadre de coordination commun, afin de préparer officiellement l’annonce de la marche.

Le diagnostic de Selmi est sans détour : le pays traverse une crise faute de dialogue et de solutions aux difficultés actuelles. Il dénonce la fermeture des portes du dialogue sur les dossiers nationaux, sociaux et économiques, ainsi que sur les droits et libertés. Il faut rappeler que plusieurs secteurs ont déjà donné le ton ces dernières semaines, en l’occurrence banques, transport, mines, hydrocarbures, multipliant les mouvements de protestation.

Sur le fond, les revendications portent sur la dégradation des services publics (éducation, santé, transport), l’érosion du pouvoir d’achat et la hausse des prix. L’UGTT renouvelle également son opposition ferme à la cession des entreprises publiques et critique ouvertement les orientations inspirées, selon elle, des prescriptions du FMI en matière de réduction des subventions et des services sociaux.

La marche d’octobre sera un test. Pas seulement pour la mobilisation de la rue, mais pour mesurer jusqu’où l’UGTT est prête à aller. Et peut-être aussi mesurer sa capacité à mobiliser ses troupes.

L’article L’UGTT prépare un octobre de tous les dangers est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Établissements de paiement : la BCT fixe les règles du jeu

La Banque centrale de Tunisie (BCT) a publié, le 25 septembre 2026, une nouvelle circulaire (n° 2026-10), définissant les règles régissant l’activité et le fonctionnement des établissements de paiement.

Cette circulaire définit notamment les conditions d’exercice de l’activité des établissements de paiement et les exigences spécifiques en matière de gouvernance, de contrôle interne et de reporting à la Banque Centrale de Tunisie. Tout en abrogeant et remplaçant la circulaire n°2018-16 du 31 décembre 2018, relative aux règles régissant l’activité et le fonctionnement des établissements de paiement, elle entrera en vigueur dans un délai de trois mois à partir de la date de sa publication.

Liste des services accordés par les établissements de paiement

En vertu de ce texte, les établissements de paiement sont autorisés à fournir à leur clientèle un ensemble de services couvrant l’ouverture de comptes de paiement en dinar, les opérations de versements et de retraits en espèces sur les comptes de paiement ouverts sur leurs livres, les opérations de prélèvements sur les comptes de paiement ouverts sur leurs livres et les opérations de transfert électronique de fonds et les opérations de transfert de fonds effectuées par remise d’espèces.

Ces services englobent également les opérations de paiement effectuées par tout moyen de communication à distance ou de proximité même lorsque ces opérations exigent pour leur réalisation une remise d’espèces, l’émission de moyens de paiement électronique adossés aux comptes de paiement ouverts sur leurs livres, la commercialisation des moyens de monnaie électroniques prépayés, émis par les banques ou l’Office national des postes, la réception des fonds en provenance de l’étranger par voie de virement ou par mise à disposition via des sociétés de transferts d’argent transfrontaliers et les opérations de change manuel conformément aux règles et conditions fixées par la Banque centrale de Tunisie. Les services de paiement sont fournis exclusivement en dinar tunisien et à l’intérieur du territoire tunisien.

Nouvelles règles de gouvernance

Cette circulaire impose aux établissements de paiement la mise en place d’un dispositif de gouvernance efficace, adapté à la nature, à la complexité et au volume de leurs activités et à leurs profils de risque afin d’asseoir une gestion saine et prudente qui garantit leur pérennité tout en préservant les intérêts des actionnaires, des créanciers et des clients.

Les établissements de paiement doivent créer un comité d’audit et des risques émanant du conseil d’administration ou de surveillance. Ce comité élabore une charte, approuvée par le conseil d’administration ou de surveillance, définissant ses attributions, sa composition, ses règles de fonctionnement et ses rapports avec le conseil d’administration ou de surveillance et les structures opérationnelles de l’établissement.

Ils doivent par ailleurs créer au sein de leur organisation des fonctions d’audit, de gestion des risques et de contrôle de la conformité. Ces fonctions de contrôle doivent être indépendantes des structures d’exploitation et d’appui et doivent avoir des attributions claires.

Cette circulaire redéfinit, en outre, les règles de contrôle interne et de lutte contre les risques de blanchiment d’argent, de financement du terrorisme et de prolifération des armes de destruction massive, en imposant aux établissements en question la mise en place d’un dispositif de contrôle interne adapté à la nature, à la taille, à la complexité de leurs activités et aux risques qui y sont liés.

L’article Établissements de paiement : la BCT fixe les règles du jeu est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Dattes : la Tunisie, championne africaine de la valorisation grâce à la Deglet Nour

L’Afrique du Nord domine largement le commerce mondial de la datte, un fruit sec aux côtés des raisins secs, figues et abricots. Mais parmi les cinq premiers exportateurs africains en 2025, c’est la Tunisie qui tire le mieux son épingle du jeu grâce à une stratégie de valorisation payante, portée par sa variété phare : la Deglet Nour.

L’annonce faite le 18 septembre par l’Éthiopie, qui dévoile un plan décennal pour multiplier par quatre sa surface de palmiers dattiers (de 6 000 à 25 000 hectares) et devenir exportatrice nette, remet en lumière un marché déjà structuré autour de plusieurs poids lourds nord-africains. Le classement 2025, établi à partir des données de Trade Map, révèle une hiérarchie où le volume ne fait pas tout.

La Tunisie : deuxième en volume, première en valeur

Avec 147 000 tonnes exportées en 2025, la Tunisie se classe deuxième exportateur africain en volume, loin derrière l’Algérie (185 000 tonnes). Mais l’écart s’inverse totalement du côté des recettes : la filière tunisienne a généré 347 millions USD (soit un peu plus de 1 milliard de dinars), contre 184 millions USD pour l’Algérie – soit près du double, pour un tonnage pourtant inférieur.

La clé de cette performance tient à un prix moyen à l’exportation nettement plus élevé : 2 400 USD la tonne, contre 993 USD pour l’Algérie. Ce différentiel s’explique en grande partie par la réputation et la qualité de la Deglet Nour, variété emblématique cultivée principalement dans les gouvernorats de Kébili et Tozeur, dans le sud du pays. Considérée comme une datte de qualité supérieure sur les marchés internationaux, elle permet à la Tunisie de décrocher la première place africaine en valeur, avec environ 13 % des exportations mondiales de dattes en valeur.

Fait notable : cette réussite commerciale repose sur une base productive plus modeste que celle de ses voisins. Selon la FAO, la Tunisie a récolté environ 400 219 tonnes de dattes en 2024 sur 81 732 hectares, bien moins que l’Algérie (1,34 million de tonnes) ou l’Égypte (1,75 million de tonnes, premier producteur africain). La Tunisie exporte donc une part bien plus importante de sa production, signe d’une filière tournée vers l’international plutôt que vers le seul marché domestique.

Le reste du classement

  • Algérie (1ère en volume) : 185 000 tonnes, 184 millions USD, production concentrée à Biskra, El Oued et Ouargla, avec la Deglet Nour également présente à Biskra et Ouargla.
  • Égypte (3e) : 39 000 tonnes exportées pour 147 millions USD, malgré une production nationale colossale (1,75 million de tonnes), majoritairement écoulée sur le marché intérieur.
  • Libye (4e) : 16 000 tonnes, 25 millions USD, confirmant la concentration nord-africaine de la filière.
  • Afrique du Sud (5e, seul pays subsaharien du classement) : seulement 6 200 tonnes, mais 26 millions USD grâce à une valeur unitaire record de 4 100 USD la tonne.

Un modèle à suivre pour l’Éthiopie ?

L’exemple tunisien illustre une leçon centrale pour les nouveaux entrants comme l’Éthiopie : le volume ne suffit pas à garantir des recettes élevées. Grâce à la notoriété de la Deglet Nour et à une stratégie de montée en gamme, la Tunisie prouve qu’une production plus limitée, mais mieux valorisée, peut rapporter davantage qu’une production massive écoulée à bas prix. Pour Addis-Abeba, l’enjeu ne sera donc pas seulement d’planter davantage de palmiers, mais de construire une offre qualitative capable de rivaliser sur les marchés internationaux.

L’article Dattes : la Tunisie, championne africaine de la valorisation grâce à la Deglet Nour est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Décès de Me Lassaad Mechri, figure du barreau tunisien

L’avocat Lassaad Mechri n’est plus. La nouvelle a été annoncée par son entourage, qui a tenu à saluer la mémoire d’un défenseur engagé, connu pour son implication dans plusieurs affaires d’opinion et dossiers à caractère politique.

Figure familière des mobilisations organisées devant le Tribunal de première instance de Tunis, il était décrit par ses proches comme un homme de conviction, attaché à la défense des droits et farouchement opposé à toute forme d’injustice. Sa disparition est perçue comme une perte importante pour le barreau tunisien, à en juger par les nombreux hommages qui lui sont rendus, rapportent des confrères de la place.

Le cortège funèbre partir ce dimanche 27 septembre 2026 à 15h depuis son domicile, situé à proximité du Carrefour Riadh Andalous, en face de la mosquée Imrane, à Riadh Andalous. L’inhumation se déroulera au cimetière de Sidi Fredj, à La Soukra.

Que son âme repose en paix.

L’article Décès de Me Lassaad Mechri, figure du barreau tunisien est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

En Tunisie, 5 millions de m3 d’eau sauvés – il en reste 10 à trouver

Cinq millions de mètres cubes d’eau économisés. C’est le bilan intermédiaire du Programme d’amélioration des performances de la SONEDE, cofinancé par l’Union européenne à hauteur de 12,4 millions d’euros, soit environ 41,8 millions de dinars. Un résultat encourageant — mais qui ne représente qu’un tiers de l’objectif fixé à 15 millions de m3 d’ici 2029.

Lancé en 2021, ce programme intervient dans sept gouvernorats du centre et du sud du pays : Kairouan, Kasserine, Sidi Bouzid, Gafsa, Gabès, Médenine et Tataouine – des régions parmi les plus exposées au stress hydrique et au changement climatique. L’enjeu est double : réduire les pertes dans les réseaux de distribution d’eau potable et soulager la pression sur des nappes phréatiques déjà surexploitées.

Déployé en deux phases, le programme ambitionne d’améliorer durablement l’accès à l’eau potable pour près de deux millions d’habitants, tout en contribuant à la réduction des émissions de CO2 liées à la production et à la distribution de l’eau — un bénéfice environnemental rarement mis en avant dans ce type de projet.

Un tiers du chemin parcouru, deux tiers restant à parcourir. Dans des régions où l’eau est une denrée rare et où les effets du dérèglement climatique s’accélèrent, chaque mètre cube compte.

L’article En Tunisie, 5 millions de m3 d’eau sauvés – il en reste 10 à trouver est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Moyen-Orient, migration et climat : la feuille de route de la Tunisie à l’ONU

Lors de son discours à la tribune de la 81ᵉ Assemblée générale des Nations unies, le 26 septembre 2026, le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, a réaffirmé les positions immuables de Tunis sur les grands dossiers mondiaux. Il a appelé à une réorganisation du système onusien pour restaurer la confiance face aux crises actuelles, tout en défendant le respect du droit international et une meilleure représentation des pays en développement.

Au cœur de cette intervention, la question palestinienne et les enjeux sécuritaires et économiques globaux ont structuré le plaidoyer tunisien. D’abord, sur la cause palestinienne, il a évoqué la situation humanitaire à Gaza, le soutien réitéré à l’UNRWA et appelle à la création d’un État palestinien indépendant avec Jérusalem pour capitale.

Concernant les crises régionales, le chef de la diplomatie tunisienne a plaidé pour une solution strictement « libyo-libyenne » sans ingérence, mais aussi la solidarité de la Tunisie avec le Liban et la Syrie, et son soutien aux règlements politiques au Soudan et au Yémen.

A propos de la migration, Nafti a réitéré la position de la Tunisie, à savoir refus catégorique que notre pays serf de lieu de réinstallation pour les migrants irréguliers, appelant au contraire à approche globale s’attaquant aux causes profondes (pauvreté, conflits).

Enfin, quant aux questions du climat, du financement et de l’IA, le ministre souligne la nécessité d’une justice climatique, d’une refonte de l’architecture financière internationale en faveur des pays vulnérables, sans oublier la mise en place d’une gouvernance mondiale de l’intelligence artificielle pour résorber la fracture numérique Nord-Sud.

L’article Moyen-Orient, migration et climat : la feuille de route de la Tunisie à l’ONU est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Mobilité électrique en Tunisie : une subvention de 10 000 dinars aux taxis qui masque de lourdes lacunes

L’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME) vient d’accorder une prime de 10 000 dinars à 23 propriétaires de taxis pour l’achat d’un véhicule électrique. Mais derrière cette annonce symbolique du projet « Scaling up the adoption of electric mobility in Tunisia » (2022-2027), financé par le FEM et piloté par l’ONUDI Tunisie, le montant alloué reste très loin de combler l’écart de prix abyssal entre un véhicule thermique et une voiture électrique en Tunisie.

Alors que ce programme promet de réduire les émissions du transport routier, la transition patine sur le terrain. L’ONUDI elle-même soulignait dès 2025 les freins structurels majeurs : un réseau de bornes de recharge quasi inexistant, le surcoût prohibitif des véhicules et l’absence persistance d’un cadre législatif et fiscal clair.

Lire aussi: Électrification des taxis : Une goutte d’eau verte dans un océan de contraintes

Face à ces blocages systémiques, subventionner une vingtaine de taxis à Bizerte, Sfax ou Djerba ressemble plus à une opération de communication qu’à une véritable stratégie d’électrification à grande échelle.

L’article Mobilité électrique en Tunisie : une subvention de 10 000 dinars aux taxis qui masque de lourdes lacunes est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Six médecins tunisiens élus à Paris : la preuve d’un savoir-faire reconnu

Ils se nomment Henda Aribi, Abdelhakim Kchiche, Raouia Ben Ismail, Olfa Mandhouj, Wajih M’nif et Dr Mokhtar Zaghdoud. Leur point comment : ils sont médecins tunisiens, et ont récemment été élus « membres du Conseil départemental de l’Ordre des médecins de Paris ». Comme on pouvait le deviner, celle élection n’a pas manqué de réjouir la présidente du Conseil national de l’Ordre des médecins tunisiens, Dr Rym Ghachem, qui a qualifié cela d’« acquis pour la Tunisie », qui intervenait samedi 26 courant sur les ondes de la Radio nationale.

Pour Dr Ghacham, cette présence de nos compatriotes au sein de l’instance ordinale parisienne est à même d’ouvrir « de nouvelles perspectives pour les relations entre la Tunisie et la France dans le domaine de la santé ».

Mais encore, elle considère que cette élection peut également servir de passerelle entre les professionnels de santé des deux rives de la Méditerranée, en favorisant entre autres le partage d’expériences, la circulation de l’information et le développement des échanges entre les médecins tunisiens exerçant en Tunisie et leurs confrères installés dans l’Hexagone.

L’article Six médecins tunisiens élus à Paris : la preuve d’un savoir-faire reconnu est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Sit-in à La Presse de Tunisie : le SNJT réclame la fin des contrats précaires

Dans un communiqué publié vendredi 25 septembre 2026, le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) assure soutenir le sit-in des journalistes de La Presse de Tunisie, en grève pour dénoncer des années de précarité professionnelle.

Plusieurs journalistes de l’établissement protestent contre le non-renouvellement de leurs contrats depuis des années, une situation qui, selon eux, les prive de stabilité et de garanties d’un travail décent. Bien évidemment, le syndicat juge ces revendications « légitimes » et estime qu’une institution aussi ancienne que « La Presse ne peut pas gérer son personnel à coups de contrats précaires sans issue claire ».

Par conséquent, l’organisation des journalistes tient la présidence du gouvernement pour responsable, en tant que « superviseur des politiques publiques » concernant les entreprises publiques. Il interpelle aussi directement la direction du quotidien tunisien, à qui il demande de régler ce dossier et de mettre fin aux contrats précaires prolongés.

Le SNJT appelle à un dialogue « responsable » et urgent entre toutes les parties pour trouver une solution définitive, après des années d’attente.

Pour le syndicat, ce dossier s’inscrit dans le débat plus large sur la réforme des médias publics. « Cette réforme, dit-il, ne doit pas se faire au détriment des journalistes ni leur faire porter le poids des difficultés administratives et financières de ces institutions ». Il plaide donc pour une réforme qui garantisse à la fois la pérennité des médias publics, leur indépendance et les droits de leurs employés.

Enfin, le SNJT appelle toutes les structures syndicales de La Presse à s’unir pour défendre les journalistes concernés et se dit prêt à utiliser « toutes les formes de mobilisation et les voies légales légitimes » pour obtenir un emploi stable et digne pour eux.

L’article Sit-in à La Presse de Tunisie : le SNJT réclame la fin des contrats précaires est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Justice – Corruption : quatre ans de prison pour deux responsables 

La chambre criminelle spécialisée dans la corruption financière au Tribunal de Tunis a condamné, vendredi 25 septembre 2026, l’ancien ministre des Affaires religieuses, Mohamed Khelil, et le fondateur de la chaîne Telvza TV, Zouheir Latif, à quatre ans de prison chacun, plus une amende. Le jugement, rendu en première instance en présence des deux hommes, concerne un marché médiatique lié à la campagne nationale « Ghodwa Khir ».

L’affaire porte sur un contrat d’environ 650 mille dinars passé entre le ministère des Affaires religieuses et la société de Zouheir Latif, dans le cadre de cette campagne de sensibilisation contre le terrorisme et l’extrémisme. Le marché prévoyait la production de programmes, documentaires et spots audiovisuels, ainsi que la mobilisation d’une équipe journalistique et de moyens techniques.

Ce qui posait problème : le recours à la négociation directe pour attribuer ce marché, plutôt qu’un appel d’offres classique. Le budget incluait notamment 118 mille dinars pour du matériel audiovisuel et 36 mille dinars pour l’équipe journalistique.

La défense de l’ex-ministre

Mohamed Khelil avait défendu la légalité de cette procédure, estimant que la négociation directe ne prouve pas en soi une corruption. Il avait aussi rappelé qu’une commission de la présidence du gouvernement avait contrôlé le dossier. Les deux hommes, jugés libres, ont été entendus avant les plaidoiries de leurs avocats. Le jugement peut faire l’objet d’un appel.

 

L’article Justice – Corruption : quatre ans de prison pour deux responsables  est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Guerres des détroits : la Méditerranée, théâtre millénaire des rivalités de puissance

Le contrôle d’un détroit a toujours valu une guerre. De l’Antiquité à nos jours, les grandes puissances se sont affrontées pour dominer ces passages stratégiques où se joue le commerce, et donc le pouvoir.

L’histoire récente en offre plusieurs illustrations frappantes. En 1967, la guerre des Six Jours a scellé, entre autres enjeux, le contrôle du canal de Suez, verrou entre mer Rouge et Méditerranée. Bien avant, en 1453, la chute de Constantinople consacrait la victoire ottomane sur l’Empire byzantin et livrait aux mains du sultan Mehmet II le détroit du Bosphore, porte d’entrée de la mer Noire. Plus loin encore dans le temps, en 711, le chef berbère Tariq ibn Ziyad menait ses troupes à la conquête de la péninsule ibérique en franchissant le détroit qui porte aujourd’hui son nom : Gibraltar.

Mais on oublie souvent l’une des toutes premières guerres de détroit de l’Histoire : les guerres puniques, qui opposèrent Carthage et Rome de 264 à 146 avant J.-C., jusqu’à la destruction totale de la cité punique.

Sicile, enjeu d’un affrontement séculaire

Menés d’abord par Hamilcar Barca, puis par son fils, le général Hannibal, les Carthaginois se sont battus pendant plus d’un siècle contre les légions romaines pour la maîtrise de la Sicile et de l’ancienne Syracuse. L’enjeu réel de ce conflit : le détroit de Sicile, ce bras de mer qui sépare Kélibia, au Cap Bon, de Marsala, en Sicile – à peine 145 kilomètres d’eau, mais un verrou vital entre les deux rives de la Méditerranée occidentale.

Une répétition de l’Histoire ?

Aujourd’hui encore, les détroits demeurent des points de friction géopolitique majeurs. La rivalité sino-américaine autour du canal de Panama, le blocage du détroit d’Ormuz entre Iraniens et Américains, ou celui de Bab el Mandeb par les Houthis du Yémen, semblent donner raison à Ibn Khaldoun. Selon la théorie du penseur et historien tunisien, l’Histoire ne serait qu’un éternel recommencement – les mêmes logiques de puissance se rejouant, siècle après siècle, sur les mêmes lignes de fracture maritimes.

L’article Guerres des détroits : la Méditerranée, théâtre millénaire des rivalités de puissance est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

BCT : le gouverneur reconnaît que « survivre » ne suffit plus

Le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Fethi Zouhaier Nouri, demande de passer d’une logique de résistance aux crises à une logique de création de richesse. Il insiste sur la nécessité d’accélérer les projets et les investissements, surtout dans le phosphate et les énergies renouvelables.

Cette déclaration a eu lieu lors d’une rencontre avec le Directeur Pays de la Banque mondiale pour le Maghreb et Malte, Ahmadou Moustapha Ndiaye, et le Directeur de la Société financière internationale (IFC) pour l’Afrique, Ary Naim. Des responsables de la BCT et une délégation de la Banque mondiale étaient également présents.

Nouri a rappelé que la Tunisie a respecté ses engagements et a su résister aux chocs climatiques et géopolitiques. Il a cependant estimé qu’il fallait maintenant changer d’approche. Il a évoqué les efforts faits pour maintenir un taux de change stable et un bon niveau de réserves en devises. Il a aussi jugé important de relancer l’investissement privé, un sujet suivi de près par la BCT. Il a salué la bonne coopération avec la Banque mondiale et son soutien constant, affirmant que la Tunisie possède un fort potentiel et de nombreux projets ambitieux, rapporte l’agence TAP.

Ahmadou Moustapha Ndiaye a de son côté affirmé l’engagement de la Banque mondiale à proposer des solutions complètes à ses pays membres, notamment pour développer les infrastructures et soutenir le secteur privé. Il a décrit le partenariat avec la Tunisie comme exemplaire, basé sur la réalisation de projets concrets et l’obtention de résultats.

Ary Naim a souligné le fort potentiel de la Tunisie et son souhait d’augmenter nettement les financements accordés au pays. Il a précisé que l’IFC prévoit de soutenir de grands projets d’infrastructure. Il a ajouté que l’institution veut aussi aider les entreprises tunisiennes à se développer à l’international, en facilitant leur accès au financement grâce à différents outils et mécanismes, selon la même source.

L’article BCT : le gouverneur reconnaît que « survivre » ne suffit plus est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Tunisie – Turquie : coopération automobile ou simple opération commerciale ?

Nouvelle offensive commerciale turque en vue, et nouvelle occasion de s’interroger sur la position réelle de la Tunisie dans ce genre de partenariats. La Chambre de commerce et d’industrie de Tunis (CCIT) annonce, en collaboration avec l’Association des exportateurs de l’industrie automobile d’Uludağ (OİB), l’organisation de rencontres B2B le 5 octobre 2026 à Tunis, réunissant des entreprises tunisiennes et turques du secteur automobile et des pièces de rechange.

Sur le papier, l’initiative a tout de la bonne nouvelle : une délégation turque composée des spécialistes dans les filières du freinage, de la direction, de la  suspension, de la transmission, des  joints d’étanchéité, des filtres, des véhicules utilitaires et des engins de construction, vient à la rencontre des professionnels tunisiens, sous l’égide du ministère turc du Commerce. Mais à y regarder de plus près, le déséquilibre saute aux yeux avant même la première poignée de main.

Un rapport de force qui ne dit pas son nom

L’industrie automobile turque affiche des exportations dépassant 41,5 milliards de dollars en 2025, vers plus de 200 pays, et l’OİB représente à elle seule plus de 10 000 entreprises exportatrices.

Face à cette machine industrielle, la Tunisie se positionne essentiellement comme un terrain de chasse pour led importateurs, les distributeurs et les concessionnaires. Autrement dit, elle a plus un rôle d’acheteur que de partenaire industriel égal.

Un communiqué de la CCIT évoque pudiquement des « possibilités d’approvisionnement » et de « coopération ». Mais la logique de fond resterait celle d’un marché à conquérir pour des fabricants qui cherchent de nouveaux débouchés; pas celle d’un transfert de savoir-faire ou d’investissement productif local.

D’ailleurs, rien dans le document ne mentionne un projet d’implantation d’usine, de coentreprise, de transfert technologique ou d’engagement d’investissement turcs en Tunisie. On parle plutôt de rencontres, d’échanges, de mise en relation, le vocabulaire classique d’un salon commercial, pas d’un partenariat industriel structurant. Pour un secteur tunisien des pièces automobiles qui peine depuis des années à monter en gamme et à se positionner sur la chaîne de valeur régionale, ce type d’événement risque, une fois de plus, de se solder par des contrats d’importation plutôt que par une réelle intégration industrielle.

La question qui reste sans réponse

Combien de ces rencontres B2B, année après année, débouchent sur autre chose que des commandes ponctuelles ? La CCIT et les autorités tunisiennes gagneraient à préciser ce que le pays retire concrètement de ce type de mission – au-delà de l’accès facilité aux produits turcs – et si un cadre est prévu pour encourager la production ou la sous-traitance locale plutôt que la simple importation. Sans cela, cette « coopération » ressemble surtout à une opération de développement commercial turque, habillée en partenariat gagnant-gagnant.

L’article Tunisie – Turquie : coopération automobile ou simple opération commerciale ? est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Marché immobilier tunisien : le grand flou

Le verdict tombe une nouvelle fois, sans surprise ni sursaut : la Tunisie figure parmi les marchés immobiliers les moins transparents de la planète. Dans le Global Real Estate Transparency Index 2026, publié par Jones Lang LaSalle, le pays se classe 74e sur 88 pays et territoires évalués, avec un score de 4,31 sur 5. Un chiffre qui le range sans détour dans la catégorie la plus infamante de l’étude, celle des marchés « Opaques ».

Concrètement, cela veut dire qu’un investisseur qui cherche à comprendre le marché tunisien (prix, loyers, transactions, cadre réglementaire) se heurte à un mur d’informations manquantes, périmées ou tout simplement introuvables. Le plus désolant dans tout cela, c’est que nous n’apprenons rien de neuf sous le soleil tunisien. Car, année après année, le pays campe dans les profondeurs du classement pendant que ses voisins avancent.

Ce classement fait mal… Ainsi, à l’échelle du continent, la comparaison est cruelle. L’Afrique du Sud caracole en tête. C’est l’unique pays africain classé « Transparent », à la 29e place mondiale avec un score de 2,31. Le Kenya, Maurice et même le Maroc affichent un niveau « Semi-Transparent ». A contrario, la Tunisie, elle, se retrouve reléguée au 11e rang sur 19 marchés africains couverts, donc loin derrière des économies qui n’ont pourtant pas toujours la réputation d’être des modèles de gouvernance.

Pire : la Tunisie partage la case « Opaque » avec des pays comme l’Algérie, l’Éthiopie, l’Angola ou le Mozambique, c’est-à-dire des marchés qui ferment littéralement le classement mondial. Une comparaison qui interroge toutefois, pour un pays qui se targue régulièrement d’attirer investisseurs étrangers et touristes fortunés.

Le vrai problème : des fondamentaux aux abonnés absents

Le détail des sous-indicateurs achève de dresser un constat sévère. C’est sur les « Market Fundamentals », autrement dit « loyers, taux d’occupation, valeurs immobilières, évolution de l’offre et de la demande, etc.) que la Tunisie touche le fond, avec une 80e place mondiale. Autrement dit : même les données les plus basiques, celles qu’un acheteur ou un promoteur devrait pouvoir consulter en quelques clics ailleurs, restent quasiment invisibles ici.

Le pays ne s’en sort pas beaucoup mieux sur le cadre réglementaire (71e place) ni sur le suivi des performances d’investissement (79e rang mondial). Seule lueur – oui y a en une, même si elle est relative -, c’est la durabilité, où la Tunisie décroche son meilleur classement avec une 55e place mondiale. Un satisfecit maigre, donc, au regard du reste du tableau.

Le Royaume-Uni trône en tête du classement mondial avec un score de 1,24, suivi de la France, de l’Australie, des États-Unis et des Pays-Bas. Ce sont des marchés où la donnée est reine et où l’investisseur n’a pas à deviner ce qu’il achète. En Tunisie, c’est l’inverse : l’absence de données fiables et actualisées n’est pas un simple détail technique, c’est un frein structurel à l’attractivité du secteur, qui entretient une opacité dont certains acteurs, en interne, ont sans doute tout intérêt à préserver le flou.

Tant que l’accès à l’information immobilière restera un parcours du combattant, la Tunisie continuera de faire de la figuration en bas de classement, pendant que les autres pays africains, eux, avancent.

Voici les 19 marchés immobiliers africains considérés comme les plus transparents en 2026 :

  • Afrique du Sud (29e rang mondial)
  • Kenya (52e)
  • Maurice (56e)
  • Maroc (59e)
  • Egypte (61e)
  • Botswana (62e)
  • Nigeria (64e)
  • Zambie (65e)
  • Ghana (71e)
  • Rwanda (72e)
  • Tunisie (74e)
  • Tanzanie (75e)
  • Côte d’Ivoire (76e)
  • Algérie (77e)
  • Ouganda (78e)
  • Sénégal (79e)
  • Angola (82e)
  • Mozambique (85e)
  • Ethiopie (88e).

L’article Marché immobilier tunisien : le grand flou est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Tunis devient la capitale africaine de la gouvernance d’entreprise

L’Institut Tunisien des Administrateurs (ITA) a franchi un cap symbolique lors de sa dixième rencontre annuelle, tenue jeudi 24 septembre à Tunis : le lancement officiel du premier noyau de l’Institut Africain des Administrateurs, regroupant cinq pays fondateurs — la Tunisie, l’Algérie, le Mali, la Guinée et la Côte d’Ivoire.

Cette nouvelle structure continentale a pour vocation de promouvoir et d’harmoniser les normes internationales de gouvernance d’entreprise et de responsabilité sociétale et environnementale (RSE/ESG) au sein des institutions financières, des banques et des sociétés cotées en bourse dans les pays membres.

Le ton de la rencontre a été donné par Moez Joudi, président de l’ITA : « Le respect des normes internationales n’est plus une option, mais un mécanisme fondamental pour garantir la pérennité des entreprises, leur compétitivité et leur capacité à mobiliser des financements internationaux. » Un message qui résonne dans un contexte où les investisseurs étrangers conditionnent de plus en plus leurs engagements à des critères de gouvernance stricts.

Pour Anis Jaziri, président du Conseil des affaires tuniso-africain (TABC), l’ambition est claire : faire de la Tunisie la locomotive d’un réseau continental d’instituts d’administrateurs, consolidant ainsi le partenariat économique africain.

Sur le plan réglementaire, Hatem Smiri, président délégué du Collège du Conseil du Marché Financier, a indiqué que le CMF travaille à l’élaboration d’un cadre juridique de gouvernance et d’accompagnement pour le reporting ESG, adapté aux spécificités du marché financier tunisien et aligné sur les meilleures pratiques internationales.

Le directeur régional de la Société Financière Internationale (SFI), Ary Naïm, dont le partenariat avec l’ITA remonte à 2023, a quant à lui rappelé les trois piliers d’une gouvernance efficace : la gestion proactive des risques – notamment cybernétiques —, l’anticipation des mutations et le respect des standards ESG. Il a également souligné qu’une gouvernance de qualité constitue un levier essentiel pour relever le défi de l’emploi des jeunes en Afrique à l’horizon 2050.

L’article Tunis devient la capitale africaine de la gouvernance d’entreprise est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

La BMICE vise une hausse de 50 % de son portefeuille de financements d’ici 2030

La Banque maghrébine d’investissement et de commerce extérieur (BMICE) prévoit d’augmenter de 50 % son portefeuille de prêts et de financements d’ici 2030, dans le cadre de son plan stratégique 2027-2030. C’est ce qu’a annoncé son directeur général adjoint, Kamel Habachi, jeudi 24 septembre, cité par la TAP, en marge de la cérémonie organisée pour les 10 ans de la banque.

A noter au passage que le portefeuille de la BMICE atteint actuellement 100 millions de dollars (environ 295 millions de dinars tunisiens) de prêts approuvés, dont une partie a déjà été décaissée et le reste est en cours de décaissement.

La banque entend poursuivre ses financements dans les cinq pays du Maghreb, en les orientant vers des secteurs porteurs comme les infrastructures, la sécurité énergétique, la sécurité sanitaire et la sécurité alimentaire. Elle compte aussi développer ses mécanismes d’accompagnement et de financement des grandes entreprises et des institutions publiques et privées dont les projets s’inscrivent dans une logique d’intégration maghrébine.

Kamel Habachi a par ailleurs insisté sur la nécessité de moderniser les systèmes d’information et de tirer parti de l’intelligence artificielle, afin de faciliter l’accès de la banque à des marchés et des secteurs plus diversifiés.

Créée en 2015, la BMICE a pour mission de renforcer l’intégration des pays du Maghreb et de contribuer à bâtir une économie maghrébine compétitive et intégrée. Elle y travaille en développant l’investissement et le commerce intra-maghrébins, et en proposant des mesures pour lever les obstacles réglementaires et institutionnels.

L’article La BMICE vise une hausse de 50 % de son portefeuille de financements d’ici 2030 est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Plastique : pour la Tunisie, attendre coûte plus cher qu’agir

La pollution plastique coûterait chaque année à la Tunisie entre 170 et 560 millions de dollars (environ 502,5 à 1 655,1 millions de dinars), selon un rapport de Greenpeace Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA). L’organisation estime que, faute de mesures, la facture pourrait atteindre 3 à 10 milliards de dollars d’ici 2040, soit 8,8 à 29,5 milliards de dinars.

Intitulé « Évaluer le coût de la pollution plastique en Égypte, au Maroc et en Tunisie », le document est publié à quelques jours de la réunion des chefs de délégation sur le « Traité mondial relatif aux plastiques », prévue à Bangkok du 27 au 30 septembre. Cette rencontre précède le prochain cycle officiel de négociations, attendu en mars 2027. La Tunisie y sera représentée.

Des plages envahies par le plastique

Sur les neuf plages tunisiennes étudiées, 77 % des 9 821 déchets collectés étaient en plastique. Parmi les déchets dont l’origine a pu être déterminée, 98,2 % provenaient de Tunisie. Il était bon à savoir. La pollution vient donc surtout du système national, même si le pays importe la quasi-totalité de ses polymères plastiques bruts.

Selon la Banque mondiale, la Tunisie produit environ 188 000 tonnes de déchets plastiques par an, sur plus de 2 millions de tonnes de déchets au total. Elle rejette chaque année 17 000 tonnes de plastique en Méditerranée, issues de 55 500 tonnes de déchets plastiques mal gérés à terre.

Un intérêt économique à agir

Pour Farah Al Hattab, responsable de la campagne plastiques de Greenpeace MENA, la Tunisie fait partie des pays où l’urgence d’agir est la plus évidente, car elle n’a pas d’industrie de production de plastique à protéger. Elle estime que poursuivre sur la trajectoire actuelle coûterait plus cher que les bénéfices qu’en tirerait le pays, et que retarder l’action est l’option la plus coûteuse.

Le rapport recommande plusieurs pistes nationales, dont deux principales :

  • s’appuyer sur la législation existante en matière de responsabilité élargie des producteurs et l’étendre au matériel de pêche, qui représente près de 22,2 % du poids des déchets relevés sur les plages ;
  • appliquer plus strictement les restrictions sur les sacs plastiques à usage unique, en vigueur depuis janvier 2020.

Au niveau international, Greenpeace plaide pour un traité ambitieux qui réduise le plastique inutile à la source, rende les producteurs responsables de ce qu’ils mettent sur le marché et prévoie des mécanismes de financement solides. Objectif : éviter que des pays comme la Tunisie subissent un flux de déchets croissant dont ils ne sont pas à l’origine.

L’article Plastique : pour la Tunisie, attendre coûte plus cher qu’agir est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Les Français plébiscitent la destination pour les vacances de la Toussaint

Dans un marché français du voyage en repli, la Tunisie se distingue. Le pays se hisse même au deuxième rang des destinations les plus réservées au départ de la France pour les vacances de la Toussaint 2026. Lesquelles, rappelons-le, débutent le 17 octobre. C’est ce que rapporte le dernier baromètre Orchestra publié pour L’Écho touristique le 22 septembre.

D’ailleurs la destination n’est dépassée que par la France métropolitaine, mais devant l’Espagne, qui complète le podium. Le résultat est d’autant plus notable que le marché global recule de 3,2 % sur un an; après une baisse de 2,6 % l’année précédente. De son côté, la Tunisie limite son repli à 1 %; contre 3,4 % pour la France métropolitaine, 4,3 % pour le Maroc (5ᵉ) et 6,5 % pour l’Égypte (4ᵉ). C’est dire !

Ce classement intervient après un été compliqué, pénalisé par les tensions géopolitiques et les difficultés d’acheminement aérien. En tout cas, le baromètre confirme l’attachement des voyageurs français à la destination. En effet, les chiffres de l’ONTT font ressortir que leur nombre progresse de 3 à 4 % depuis le début de 2026. Et la France reste le premier marché émetteur européen de la Tunisie, devant le Royaume-Uni, la Pologne et l’Allemagne.

Certaines destinations progressent nettement plus vite. Ainsi, l’Italie (7ᵉ) gagne 17,9 % et le Royaume-Uni (10ᵉ) 52 %. L’Albanie connaît la plus forte hausse du Top 20 avec 237 % et le Japon progresse de 16,8 %. Les États-Unis poursuivent en revanche leur recul, à -7,3 %.

Au final les professionnels du voyage comptent sur les réservations de dernière minute pour réduire le retard accumulé. Ces chiffres portent sur les ventes des agences de voyages françaises, en ligne et en réseau physique.

L’article Les Français plébiscitent la destination pour les vacances de la Toussaint est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  
❌