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Exportations : L’Afrique s’impose comme un nouveau relais de croissance pour la Tunisie

Les exportations tunisiennes vers les pays du Marché commun de l’Afrique orientale et australe (COMESA) ont progressé de 50,2% entre 2019 et 2025. Au-delà de la performance commerciale, cette évolution traduit une réorientation progressive des échanges vers le continent africain, dans un contexte où la diversification des marchés devient un enjeu stratégique pour l’économie tunisienne.

Des échanges en forte progression

Intervenant lundi à l’ouverture du troisième forum de présentation des institutions du COMESA, le ministre du Commerce et du Développement des exportations, Samir Abid, a indiqué que les exportations tunisiennes vers les pays membres du COMESA sont passées de 1,9 milliard de dinars en 2019 à près de 2,86 milliards de dinars en 2025, après avoir franchi le seuil des 3 milliards de dinars en 2023.

Les importations en provenance de cette zone ont également progressé, passant de 1,69 milliard à plus de 2,06 milliards de dinars, soit une hausse de près de 39% sur la même période, malgré le ralentissement enregistré en 2020 sous l’effet de la pandémie de Covid-19.

Pour le ministre, cette évolution traduit une intégration croissante de la Tunisie dans l’espace économique du COMESA.

Pourquoi le marché africain gagne en importance

Ces chiffres illustrent une tendance de fond : l’Afrique occupe une place de plus en plus importante dans la stratégie commerciale tunisienne.

Longtemps concentrées sur les marchés européens, les entreprises tunisiennes cherchent désormais à renforcer leur présence sur le continent africain, dont les besoins en biens industriels, produits agroalimentaires, services et technologies continuent de croître.

L’adhésion au COMESA et la mise en œuvre progressive de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF) ouvrent de nouvelles perspectives aux exportateurs tunisiens, en facilitant les échanges et en favorisant l’intégration dans les chaînes de valeur régionales.

Diversifier les débouchés devient un impératif

Au-delà des performances enregistrées, la progression des échanges avec le COMESA répond à un enjeu plus large : réduire la dépendance de la Tunisie à ses marchés traditionnels.

L’Union européenne demeure de loin le premier partenaire commercial du pays. Cette forte concentration expose toutefois les entreprises tunisiennes aux ralentissements économiques, aux évolutions réglementaires et aux tensions géopolitiques affectant leurs principaux marchés.

Dans ce contexte, le développement des échanges avec l’Afrique apparaît comme un levier de diversification susceptible d’offrir de nouveaux débouchés aux exportateurs tunisiens.

Transformer la progression en dynamique durable

Pour consolider cette présence, le gouvernement mise sur plusieurs leviers : amélioration du climat des affaires, simplification des procédures administratives, numérisation des services liés au commerce extérieur et renforcement de l’implication du secteur privé, des institutions financières et des organismes spécialisés du COMESA.

L’objectif est également de soutenir les start-up et les PME afin de renforcer leur capacité à investir les marchés africains et à tirer pleinement parti des opportunités offertes par la ZLECAF.

La hausse de plus de 50% des exportations vers le COMESA constitue ainsi un indicateur encourageant. Le véritable défi sera désormais de transformer cette progression en une présence durable sur un continent appelé à jouer un rôle croissant dans les échanges commerciaux mondiaux.

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Centres d’appels : Une croissance record, mais une dépendance excessive à la France

Le secteur tunisien des centres d’appels poursuit sa progression. Son chiffre d’affaires a atteint 1,181 milliard de dinars en 2023, en hausse de 42% par rapport à 2019. Derrière cette dynamique se cache toutefois une fragilité structurelle : plus de quatre dinars sur cinq sont générés grâce au marché français, désormais confronté à un durcissement de la réglementation sur le démarchage téléphonique. Une évolution qui pourrait rebattre les cartes pour une partie de l’industrie tunisienne de l’offshoring.

Une croissance soutenue depuis cinq ans

Les centres d’appels confirment leur place parmi les secteurs les plus dynamiques des exportations de services en Tunisie. Selon une étude réalisée en septembre 2024 par la Chambre syndicale nationale des centres d’appels et de la relation client (UTICA), le chiffre d’affaires du secteur est passé de 831 millions de dinars en 2019 à 1,181 milliard de dinars en 2023, soit une croissance annuelle moyenne de 9%.

Le secteur regroupe aujourd’hui près de 250 entreprises spécialisées dans l’externalisation de services et la relation client pour des donneurs d’ordre étrangers. Il représenterait environ 0,5% du produit intérieur brut (PIB), confirmant son poids dans l’économie nationale et sa contribution aux exportations à forte valeur ajoutée.

Cette progression repose sur une offre compétitive, une main-d’œuvre francophone qualifiée et une proximité géographique qui font de la Tunisie l’une des principales destinations d’externalisation pour les entreprises européennes.

Une dépendance excessive au marché français

Ces performances masquent toutefois une vulnérabilité majeure.

L’étude révèle que 84% du chiffre d’affaires des centres d’appels tunisiens provient d’opérateurs français. Cette concentration illustre la position privilégiée de la Tunisie sur le marché francophone, mais expose également le secteur aux évolutions économiques et réglementaires d’un seul pays.

La structure même de l’activité renforce cette dépendance. Les appels entrants représentent 39% du chiffre d’affaires, tandis que les appels sortants en génèrent 41%. Au sein de cette dernière catégorie, 33% sont consacrés au télémarketing et à la prospection commerciale, contre 8% pour les activités de sondage et de recouvrement. Les services de back-office et de support représentent, quant à eux, 20% des revenus.

Autrement dit, une part importante du modèle économique reste liée aux campagnes de prospection réalisées pour des entreprises françaises.

La nouvelle loi française, un défi pour le secteur

Cette dépendance intervient à un moment où la France s’apprête à durcir son encadrement du démarchage téléphonique.

À partir du 11 août 2026, le démarchage téléphonique non sollicité sera en principe interdit en France. Les entreprises ne pourront contacter des particuliers à des fins commerciales que si ces derniers ont donné leur consentement préalable, sauf exceptions prévues par la loi.

Cette réforme vise à mieux protéger les consommateurs contre les appels commerciaux répétitifs. Elle pourrait toutefois modifier en profondeur le fonctionnement d’une partie du marché de la relation client externalisée.

Si aucune évaluation officielle de son impact sur les centres d’appels tunisiens n’est encore disponible, cette évolution réglementaire constitue un signal fort pour un secteur dont une part significative de l’activité repose précisément sur la prospection commerciale destinée au marché français.

Accélérer la montée en gamme

Dans ce contexte, le principal défi des opérateurs tunisiens sera sans doute de poursuivre la diversification de leurs activités.

Le développement des services de relation client, du support technique, du back-office, de la gestion multicanale des interactions ou encore des prestations à plus forte valeur ajoutée apparaît comme un levier pour réduire la dépendance au télémarketing.

La diversification géographique constitue également un enjeu stratégique. Si la France demeure le premier marché naturel des centres d’appels tunisiens, l’ouverture vers d’autres marchés européens, africains ou du Golfe pourrait permettre au secteur de limiter son exposition aux évolutions réglementaires d’un seul pays.

L’étude de l’UTICA met ainsi en évidence un paradoxe : jamais les centres d’appels tunisiens n’ont généré autant de revenus, mais jamais leur dépendance à un marché unique n’a semblé aussi stratégique.

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A Djerba, la Tunisie teste son premier bateau de pêche artisanal propulsé à l’énergie solaire

bateau de pêche artisanal

La transition énergétique gagne le secteur de la pêche artisanale en Tunisie. Une première navigation opérationnelle d’une embarcation fonctionnant entièrement grâce à une propulsion électrique alimentée par l’énergie solaire a été réalisée, lundi 29 juin, à Ajim, sur l’île de Djerba. Cette expérimentation, portée par le WWF Afrique du Nord, ouvre la voie à une pêche plus durable et moins dépendante des carburants fossiles.

Une première nationale pour la pêche artisanale

Le WWF Afrique du Nord a annoncé la réussite de la première navigation opérationnelle en Tunisie d’un bateau de pêche artisanale équipé d’un système de propulsion électrique alimenté par l’énergie solaire.

Cette démonstration, organisée à Ajim, constitue la première application concrète de cette technologie dans le pays. Selon l’organisation, elle prouve qu’une alternative aux moteurs thermiques est désormais envisageable pour les communautés de pêcheurs, conciliant performance, durabilité et réduction de l’empreinte environnementale.

Au-delà de cette première nationale, l’initiative place la Tunisie parmi les pays pionniers du bassin méditerranéen dans le domaine de la décarbonisation de la pêche artisanale.

Pourquoi Ajim a été choisie

Le choix d’Ajim, sur l’île de Djerba, s’explique par le dynamisme de sa communauté de pêcheurs artisanaux, l’engagement des acteurs locaux en faveur de la transition énergétique ainsi que par des conditions d’ensoleillement particulièrement favorables à l’exploitation de l’énergie solaire.

L’expérimentation s’inscrit dans le projet « Décarbonisation de la pêche artisanale en Tunisie : Promotion de l’énergie propre pour des communautés côtières durables », financé par le Foreign, Commonwealth and Development Office (FCDO) du Royaume-Uni.

Ce programme ambitionne d’accélérer l’utilisation des énergies propres dans la pêche artisanale, de réduire les émissions de gaz à effet de serre, d’améliorer les conditions de vie des pêcheurs et de préserver les écosystèmes marins.

Huit embarcations équipées et plus de 100 pêcheurs formés

Mis en œuvre pendant douze mois dans le golfe de Gabès, le projet doit démontrer la viabilité technique et économique de cette technologie.

Il prévoit notamment l’équipement de huit embarcations de pêche artisanale avec des systèmes de propulsion électrique alimentés par l’énergie solaire ; la formation de plus de 100 pêcheurs et représentants d’institutions concernées ; la réalisation d’études techniques et économiques afin d’accompagner les futures politiques nationales de transition énergétique dans le secteur.

Le dispositif repose sur un moteur électrique adapté à la navigation côtière, une batterie rechargeable assurant l’autonomie des sorties en mer et une station de recharge alimentée par des panneaux photovoltaïques.

Deux stations de recharge seront installées au profit des Groupements de développement de la pêche à Ghannouch (gouvernorat de Gabès) et à Ajim (gouvernorat de Médenine).

Réduire les coûts et préserver le milieu marin

Selon le WWF Afrique du Nord, cette technologie devrait permettre aux pêcheurs de réduire leurs dépenses en carburant tout en limitant les risques de pollution liés aux hydrocarbures.

Parmi les bénéfices attendus figurent également une baisse des émissions de dioxyde de carbone (CO₂), une réduction de la pollution sonore des moteurs thermiques, une amélioration de la qualité de l’air dans les zones côtières et un renforcement de la résilience économique des communautés de pêcheurs.

L’objectif est enfin de faire de cette expérimentation un modèle reproductible dans d’autres régions tunisiennes ainsi que dans plusieurs pays du bassin méditerranéen.

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Marché Sidi Abdessalem : Appels à indemniser les commerçants

Au lendemain de l’incendie meurtrier qui a ravagé le marché municipal Sidi Abdessalem, à Bab Saâdoun, les appels se multiplient pour venir en aide aux commerçants sinistrés. La membre du conseil local d’El Omrane, Fatma Yahyaoui, a exhorté les autorités à mettre en place des mesures d’urgence afin de permettre aux vendeurs de reprendre leur activité et de compenser les lourdes pertes subies.

Des dizaines de commerçants privés de leur gagne-pain

Intervenant ce lundi 29 juin sur Express FM, Fatma Yahyaoui a qualifié le drame de « tragédie humaine et sociale ».

Selon elle, les commerçants du marché en question ont perdu l’intégralité de leurs marchandises, de leurs équipements et de leurs locaux. Beaucoup avaient acquis leurs produits à crédit dans la perspective du marché dominical, l’un des plus fréquentés de la capitale.

L’élue estime que ces vendeurs sont en droit d’attendre une indemnisation afin de reconstituer leur capital et de reprendre leur activité.

Une enquête en cours sur les causes de l’incendie

Fatma Yahyaoui a rappelé que les circonstances exactes du sinistre font l’objet d’une enquête judiciaire.

Elle a toutefois rapporté les témoignages de plusieurs commerçants, qui évoquent un réseau électrique vétuste ayant fait l’objet de signalements répétés auprès des responsables du marché. Selon ces témoignages, les fortes chaleurs auraient pu provoquer un départ de feu à partir de ces installations dégradées.

L’élue a néanmoins insisté sur le fait que seules les conclusions de l’enquête permettront d’établir les causes de l’incendie.

Un marché provisoire réclamé en urgence

Considérant que le marché a été entièrement détruit, Fatma Yahyaoui appelle les autorités à aménager rapidement un espace provisoire, à proximité du marché Sidi Abdessalem, afin que les commerçants puissent reprendre leur activité dans des conditions convenables, en attendant la reconstruction du site.

Elle rappelle qu’une précédente expérience de relogement provisoire en 2018 s’était révélée peu concluante, les marchandises ayant été exposées au soleil et aux intempéries.

L’élue a également dénoncé un manque d’entretien des marchés municipaux à El Omrane. Elle cite notamment les marchés municipaux du Combattant et de la Cité Zayatine, achevés depuis plusieurs années mais toujours fermés aux commerçants.

Une victime retrouvée dans les décombres

Selon le ministère de l’Intérieur, l’incendie s’est déclaré dimanche 28 juin à 5h55 au marché municipal Sidi Abdessalem. La Protection civile a mobilisé huit camions de lutte contre les incendies et une ambulance, parvenant à maîtriser les flammes vers 7h30 et à empêcher leur propagation aux bâtiments voisins.

Au cours des opérations de refroidissement, les secours ont découvert le corps sans vie d’un homme à l’intérieur du marché. D’après les déclarations rapportées par Fatma Yahyaoui, il s’agirait d’un commerçant âgé de plus de 75 ans, qui serait retourné dans son local pour récupérer une somme d’argent destinée à régler ses fournisseurs avant d’être piégé par l’incendie.

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Météo en Tunisie : Hausse des températures et risque d’orages localisés ce lundi

Le temps sera passagèrement nuageux sur la majeure partie de la Tunisie, ce lundi 29 juin, selon les prévisions de l’Institut national de la météorologie (INM). L’après-midi sera marqué par la formation de cellules orageuses sur les hauteurs de l’ouest du Centre et du Sud, tandis que les températures poursuivront leur légère remontée.

Des orages attendus sur les reliefs de l’ouest

L’INM prévoit un ciel passagèrement nuageux sur l’ensemble du pays au cours de la journée.

Dans l’après-midi, les nuages deviendront plus denses sur les hauteurs de l’ouest du Centre et du Sud, favorisant le développement de cellules orageuses accompagnées de pluies localisées.

Le vent soufflera du secteur est, faible à modéré, tandis que la mer restera peu agitée.

Des maximales jusqu’à 40°C à l’intérieur du pays

Les températures enregistreront une légère hausse par rapport à la veille. Les maximales varieront entre 32 et 35°C sur les régions côtières ainsi que sur les hauteurs, alors qu’elles atteindront 36 à 40°C dans le reste des régions.

Cette hausse des températures s’accompagnera toutefois d’une instabilité atmosphérique limitée aux zones montagneuses de l’ouest du Centre et du Sud.

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Tunisie : Les horaires de la séance unique en vigueur à partir de mercredi

La Présidence du gouvernement a officialisé, ce lundi 29 juin, les horaires de la séance unique qui seront appliqués dans les administrations publiques durant les mois de juillet et d’août. Ce régime concernera les administrations de l’État, les collectivités locales ainsi que les établissements publics à caractère administratif.

Une organisation allégée pendant deux mois

Dans un communiqué publié lundi, la Présidence du gouvernement a annoncé l’entrée en vigueur de la séance unique à compter du 1er juillet 2026 et jusqu’au 31 août 2026.

Les administrations concernées fonctionneront selon les horaires suivants :

  • Du lundi au jeudi : de 8h00 à 14h30
  • Le vendredi : de 8h00 à 13h30

Ce dispositif s’appliquera à l’ensemble des administrations publiques, aux collectivités locales ainsi qu’aux établissements publics à caractère administratif.

Un régime estival reconduit

Comme chaque année durant la période estivale, la séance unique vise à adapter l’organisation du travail au sein des services administratifs pendant les mois de juillet et d’août.

Les nouveaux horaires resteront en vigueur jusqu’au 31 août 2026, avant la reprise des horaires administratifs habituels à l’issue de cette période.

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Bac 2026 : Plus de 50.000 candidats entament ce lundi la session de contrôle

Une seconde chance s’ouvre, dès ce lundi 29 juin, pour plus de 50.000 candidats au baccalauréat 2026. La session de contrôle se déroulera sur cinq jours et permettra aux élèves non admis lors de la session principale de tenter de décrocher leur diplôme. Les résultats définitifs seront proclamés le 12 juillet.

Plus de 32% des candidats concernés

La session de contrôle du baccalauréat 2026 débute ce lundi 29 juin sur l’ensemble du territoire tunisien. Au total, 50.236 candidats prendront part à cette deuxième session, soit 32,43% des 154.928 élèves ayant participé aux épreuves écrites de la session principale.

Les examens se poursuivront les 29 et 30 juin, puis les 1er et 2 juillet 2026, conformément au calendrier fixé par le ministère de l’Éducation. Les résultats seront annoncés le 12 juillet 2026, mettant un terme à la session du baccalauréat de cette année.

Un taux de réussite de 35,67% à la session principale

Lors de la session principale, 55.259 candidats ont obtenu leur baccalauréat, soit un taux de réussite de 35,67%.

La filière mathématiques s’est distinguée en enregistrant le meilleur taux de réussite avec 79,41%, devant la filière sport, qui affiche 70,32% de réussite. La filière sciences informatiques complète le podium avec un taux de 44,02%.

Les candidats admis à la session de contrôle tenteront désormais de rejoindre les lauréats de la session principale afin d’obtenir leur diplôme avant la publication des résultats définitifs.

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Festival de Hammamet 2026 : Une 60e édition entre grandes voix arabes et création tunisienne

Le Festival international de Hammamet (FIH) revient pour sa 60e édition du 11 juillet au 13 août 2026, sous le slogan « Endless Memories ». Au programme : 32 spectacles réunissant des artistes venus de 12 pays, mêlant musiques du monde, créations théâtrales et figures majeures de la scène arabe et internationale.

Organisée dans le cadre emblématique de l’amphithéâtre de Hammamet, cette édition anniversaire réunira des artistes de Tunisie, du Liban, de Palestine, des États-Unis, du Mali, d’Espagne, du Portugal, de Cuba, de Turquie, du Maroc, d’Algérie et d’Italie.

Sous le signe de la création tunisienne et des grandes voix

Le festival s’ouvrira le 11 juillet avec la pièce « Les fugueuses » de Wafa Taboubi. Le lendemain, le public retrouvera le musicien Dhafer Youssef avec son projet « Shiraz », avant la performance de la chanteuse libanaise Yasmine Hamdan le 13 juillet.

La programmation met également en avant plusieurs créations tunisiennes et arabes, dont « Nostaljica » de Mehdi Mouelhi (14 juillet), ainsi que des spectacles hybrides mêlant musique et mise en scène contemporaine.

Une scène internationale entre jazz, musiques du monde et figures emblématiques

À partir de la mi-juillet, le festival accueillera une diversité d’artistes internationaux. Le public retrouvera notamment l’Espagnole Bebe (15 juillet), le groupe algérien Gnawa Diffusion (20 juillet), l’Américain Big Daddy Wilson (21 juillet) ou encore le collectif cubain The Buena Vista Orchestra (28 juillet).

La programmation s’étendra également à des figures reconnues de la musique mondiale comme Salif Keïta (31 juillet), Mariza (1er août) ou encore Mario Biondi (2 août), confirmant la dimension internationale du festival.

Le FIH 2026 accorde une place importante aux artistes arabes et méditerranéens. Le public retrouvera notamment Joseph Attieh (22 juillet), Faraj Suleiman (23 juillet), Marcel Khalife (24 juillet), Melhem Zein (6 août), Najat Aâtabou (8 août) ou encore Adam (11 août).

Des projets collaboratifs et hybrides sont également annoncés, comme « Aïta mon amour » de Widad Mjama et Khalil Epi (30 juillet), qui mêle influences marocaines et tunisiennes.

Théâtre, performances et créations tunisiennes en clôture

La programmation met en avant plusieurs créations scéniques tunisiennes tout au long du festival, dont « Jacaranda » (5 août), « Testostérone » (10 août) et « Le jardin des amants » (12 août), confirmant la place centrale du théâtre dans cette édition anniversaire.

Le festival se clôturera le 13 août avec la prestation de la chanteuse tunisienne Sofia Sadok, venant couronner un mois de spectacles réunissant artistes locaux et internationaux.

Avec cette 60e édition, le Festival international de Hammamet confirme son positionnement comme l’un des rendez-vous culturels majeurs de l’été méditerranéen.

Le programme

  • 11 juillet : « Les fugueuses » – de Wafa Taboubi – Tunisie
  • 12 juillet : Dhafer Youssef – « Shiraz » – Tunisie
  • 13 juillet : Yasmine Hamdan – Liban
  • 14 juillet : Mehdi Mouelhi – « Nostaljica » – Avec Rana Zarrouk, Haytham Helal, Mehdi Allani et Lassaad Sendy – Tunisie
  • 15 juillet : Bebe – Espagne
  • 17 juillet : Noor Arjoun X Selim Arjoun – Live With Orchestra – Tunisie
  • 18 juillet : Yara – Liban
  • 19 juillet : « Labess » de Selim Ben Safia avec une installation scénographique de Nadia Kaabi-Linke – Tunisie
  • 20 juillet : Gnawa Diffusion – Algérie
  • 21 juillet : Big Daddy Wilson – USA
  • 22 juillet : Joseph Attieh – Liban
  • 23 juillet : Faraj Suleiman – Palestine
  • 24 juillet : Marcel Khalife – Liban
  • 25 juillet : Chokri Bouzayen – Tunisie
  • 26 juillet : Outail Maaoui – « Sada Atlas » avec Dali Chebil , Hatem Lajmi et Raoudha Abdallah – Tunisie
  • 27 juillet : NORDO – Tunisie
  • 28 juillet : The Buena Vista Orchestra – Cuba
  • 30 juillet : Widad Mjama X Khalil Epi – « Aïta mon amour » – Maroc / Tunisie
  • 31 juillet : Salif Keïta -Mali
  • 1er août : Mariza – Portugal
  • 2 août : Mario Biondi – Italie
  • 3 août : Bouthaina Nabouli – « Doulicha » – Tunisie
  • 4 août : Ghassan Yammine – « De Moi à Aznavour » – Liban
  • 5 août : Jacaranda : texte : Abdelhalim Messaoudi : Mise en scène : Nizar Saidi – Tunisie
  • 6 août : Melhem Zein – Liban
  • 7 août : Dedublüman – Turquie
  • 8 août : Najat Aâtabou – Maroc
  • 9 août : Cindy Latty – Liban
  • 10 août : « Testostérone » de Cyrine Gannoun – Tunisie
  • 11 août : Adam – Liban
  • 12 août : « Le jardin des amants » de Moez Achouri – Tunisie
  • 13 août : Sofia Sadok – Tunisie

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Infrastructures routières : L’écart persistant entre ambition et exécution

La Tunisie poursuit un vaste programme de modernisation de son réseau routier, avec plusieurs projets structurants en cours à travers le pays. Mais derrière l’affichage des taux d’avancement, les chantiers restent marqués par des délais longs, des difficultés foncières et des tensions sur les matériaux de construction.

Le directeur général des ponts et chaussées au ministère de l’Équipement et de l’Habitat, Khaled Latrach, a indiqué aujourd’hui sur les ondes de Mosaique fm que le projet de l’autoroute reliant Tunis à Jelma a atteint un taux d’avancement de 40%.

Ce chantier, long de 186 kilomètres et estimé à 1710 millions de dinars, traverse plusieurs gouvernorats du centre du pays. Il est découpé en huit lots dont les niveaux d’exécution varient entre 20% et 46%, avec une livraison attendue à l’horizon 2027.

Au-delà des chiffres, ce projet illustre une réalité récurrente : des infrastructures majeures engagées sur le long terme, avec des calendriers étalés et une exécution progressive, segmentée par zones et par difficultés techniques.

Des projets avancés, mais des horizons encore lointains

À Sfax, les travaux d’aménagement des entrées nord et sud affichent des taux d’avancement contrastés, allant de 40% à 90% selon les sections. Si certaines parties pourraient être livrées dès fin 2026, l’achèvement complet du projet est désormais attendu en 2029, illustrant l’écart entre avancées partielles et finalisation globale.

Dans le gouvernorat de Nabeul, le doublement de la route régionale n°27 progresse également, avec des échéances échelonnées entre 2026 et 2027 selon les tronçons. À l’Ariana, la rocade X20, longue de 15 kilomètres, affiche un taux de réalisation avancé de 97%, mais reste dépendante de la résolution de contraintes foncières et organisationnelles avant sa mise en service prévue en décembre 2026.

Plus au sud, la route nationale n°117 reliant Jerjis à Djerba devrait être partiellement exploitée dans les prochaines semaines, tandis que l’achèvement complet est attendu entre fin 2026 et début 2027. À Kébili, la route nationale n°20 reliant El Faouar à Remada, d’importance stratégique et sécuritaire, ne dépasse pour l’heure pas 20% d’avancement après un an de travaux.

Des chantiers exposés aux tensions économiques et structurelles

Au-delà du rythme des travaux, les projets routiers sont également confrontés à des contraintes persistantes. Le responsable du ministère a évoqué la rareté des matériaux de construction et la hausse des prix des intrants bitumineux, dans un contexte international tendu.

Ces difficultés impactent directement le rythme d’exécution des chantiers, obligeant les autorités à intervenir sur le terrain pour sécuriser l’approvisionnement, activer les carrières et soutenir les entreprises en charge des travaux.

Dans ce contexte, le ministère de l’Équipement insiste sur la nécessité de maintenir la continuité des projets inscrits dans le plan de développement 2026-2030, tout en composant avec des contraintes techniques, économiques et logistiques qui ralentissent parfois leur progression.

Derrière les chiffres d’avancement, c’est donc une dynamique plus contrastée qui se dessine : celle d’un vaste programme d’infrastructures engagé, mais encore soumis à des obstacles structurels qui en étirent les délais de réalisation.

Rappelons qu’environ 80 projets de routes et de ponts, représentant un investissement global de 4,2 milliards de dinars, sont actuellement en phase de mise en œuvre.

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Siliana : Une secousse tellurique de magnitude 3,3 enregistrée au sud de Gaâfour

Une secousse tellurique de magnitude 3,3 sur l’échelle de Richter a été enregistrée, ce samedi matin, au sud de Gaâfour, dans le gouvernorat de Siliana, a annoncé l’Institut national de la météorologie (INM).

Selon un communiqué de l’INM, les stations de surveillance sismique ont détecté la secousse à 9h44, heure locale.

Un épicentre localisé au sud de Gaâfour

Les premières analyses effectuées par l’Institut national de la météorologie indiquent que le séisme a atteint une magnitude de 3,3 sur l’échelle de Richter.

L’épicentre a été localisé au sud de la délégation de Gaâfour, dans le gouvernorat de Siliana, aux coordonnées 36,21 degrés de latitude et 9,34 degrés de longitude, précise le communiqué.

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Tunisie – Météo : Jusqu’à 41°C ce samedi sous l’effet du sirocco

La chaleur gagnera encore en intensité ce samedi en Tunisie. Les températures maximales atteindront jusqu’à 41°C à l’extrême sud, où le sirocco soufflera en fin de journée. Le temps restera globalement stable sur l’ensemble du pays, avec un ciel peu nuageux.

Les prévisions annoncent un ciel clair à peu nuageux sur la majeure partie du territoire. Au fil de l’après-midi, des passages partiellement brumeux apparaîtront toutefois sur les régions de l’ouest.

Le vent soufflera du secteur nord-est sur le nord et le centre du pays, tandis qu’il sera de secteur est au sud. Faible à modéré dans l’ensemble, il se renforcera progressivement en fin de journée dans les régions méridionales.

Jusqu’à 41°C à l’extrême sud

Les températures maximales varieront entre 30 et 34°C sur les régions côtières ainsi que sur les hauteurs de l’ouest.

Dans le reste du pays, le mercure oscillera entre 35 et 39°C. Les valeurs les plus élevées sont attendues à l’extrême sud, où les températures atteindront jusqu’à 41°C sous l’effet de coups de sirocco.

Une mer généralement calme

Les conditions en mer resteront favorables sur la plupart des côtes tunisiennes. La mer sera généralement calme à peu agitée.

Elle deviendra toutefois moutonneuse dans la région de Serrat, sous l’effet du renforcement du vent attendu en fin de journée.

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Huile d’olive : La Tunisie transforme l’excellence en avantage concurrentiel mondial

En décrochant la première place de la compétition internationale des huiles d’olive extra vierges des États-Unis, la Tunisie ajoute une nouvelle distinction à son palmarès. Au-delà du nombre de médailles, cette performance confirme la capacité des producteurs tunisiens à s’imposer face aux grandes références méditerranéennes et à renforcer le positionnement de l’huile d’olive tunisienne sur les marchés internationaux.

Une première place devant les grandes nations oléicoles

La Tunisie s’est classée première de la United States International Olive Oil Competition (USIOOC), organisée en ligne par le groupe suédois Global International Olive Oil Competitions (GIOOC).

Elle devance ainsi la Grèce et l’Italie, deux pays traditionnellement associés à l’excellence dans le secteur de l’huile d’olive extra vierge.

Les producteurs tunisiens ont remporté 55 médailles, dont 38 médailles d’or et 3 médailles d’argent dans la catégorie qualité. Ils ont également obtenu 10 médailles d’or dans la catégorie santé, 3 médailles d’or pour les huiles aromatisées et une médaille d’argent dans cette dernière catégorie.

Une reconnaissance du savoir-faire des producteurs

Cette édition de la compétition a réuni près de 150 échantillons présentés par des producteurs issus de 14 pays, parmi lesquels l’Espagne, la Grèce, l’Italie, la Turquie, les États-Unis, le Maroc, la France, le Portugal, la Croatie, le Liban, Oman, l’Arabie saoudite, l’Algérie et la Tunisie.

Les huiles ont été évaluées par un jury composé de 12 experts internationaux représentant plusieurs pays producteurs.

Dans son communiqué, le GIOOC estime que ces résultats illustrent l’excellence des huiles d’olive tunisiennes, la richesse des terroirs nationaux ainsi que le savoir-faire des producteurs.

Une vitrine internationale pour la filière tunisienne

Spécialisé dans l’organisation de compétitions internationales consacrées à l’huile d’olive extra vierge, le groupe suédois GIOOC accompagne les producteurs des cinq continents dans leur rayonnement à l’échelle mondiale.

Il organise chaque année quatre compétitions internationales, à Abu Dhabi, en Suisse, à Stockholm et à Miami, offrant ainsi aux producteurs une visibilité sur plusieurs marchés.

La première place obtenue par la Tunisie lors de l’édition américaine vient ainsi renforcer la reconnaissance internationale dont bénéficie l’huile d’olive tunisienne dans les grands concours spécialisés.

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Le paradoxe des dattes tunisiennes : Les exportations progressent, les prix reculent

Les exportations tunisiennes de dattes poursuivent leur progression durant les huit premiers mois de la campagne 2025-2026. Si les quantités expédiées à l’étranger ont augmenté de plus de 5%, la baisse des prix moyens limite la croissance des recettes, qui n’affichent qu’une hausse de 4,8%, selon les dernières données de l’Observatoire national de l’agriculture (Onagri).

Une hausse des volumes qui ne se traduit pas pleinement dans les recettes

À fin mai 2026, les recettes des exportations de dattes ont atteint 770,7 millions de dinars, en progression de 4,8% par rapport à la même période de la campagne précédente.

Cette évolution repose avant tout sur l’augmentation des volumes exportés. Les expéditions ont atteint 121,5 mille tonnes, contre 115,4 mille tonnes un an auparavant, soit une hausse de 5,3%.

En revanche, cette dynamique a été partiellement neutralisée par le recul des prix. L’Onagri fait état d’une baisse de 7% du prix moyen des dattes durant le huitième mois de la campagne, à 5,96 dinars le kilogramme. Pour la variété Deglet Ennour, qui représente à elle seule 83,3% des exportations, le prix moyen s’est établi à 7,20 dinars le kilogramme.

L’Europe reste le premier débouché, le Maroc premier client

L’Union européenne demeure la principale destination des dattes tunisiennes, avec 47,9% des volumes exportés. Elle est suivie par l’Asie (21%) puis l’Afrique (19,3%).

À l’échelle des pays, le Maroc conserve sa place de premier importateur des dattes tunisiennes, en absorbant 14,1% des volumes exportés. Il devance l’Italie (12,2%) et l’Allemagne (10,4%).

Les dattes biologiques poursuivent leur progression

Le segment des dattes biologiques affiche une évolution plus soutenue. Les exportations ont atteint 7024,2 tonnes, pour une valeur de 71,9 millions de dinars, soit une progression de 28,4% par rapport à la même période de la campagne précédente.

Malgré cette croissance, les dattes biologiques ne représentent encore que 5,8% du volume total des exportations tunisiennes.

Leur prix moyen s’élève à 10,24 dinars le kilogramme, avec des écarts selon les catégories de produits. L’Allemagne reste le premier marché pour cette filière, devant les Pays-Bas et la Belgique.

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Tunisie – Afrique : Le pari de l’investissement au cœur du Tunisia Investment Forum

La Tunisie entend renforcer son positionnement économique sur le continent africain. À l’occasion de la deuxième journée du Tunisia Investment Forum 2026, les autorités ont réaffirmé leur ambition de faire du pays une plateforme d’investissement, de commerce et de production reliant l’Afrique au reste du monde.

La Tunisie mise sur son rôle de plateforme régionale

Les travaux du Tunisia Investment Forum (TIF 2026) se sont poursuivis, vendredi, dans la banlieue nord de Tunis avec une séance plénière consacrée au thème « La Tunisie, porte d’entrée vers l’Afrique ».

Prenant la parole lors de cette rencontre, le ministre du Commerce et du Développement des exportations, Samir Abid, a estimé que la Tunisie ne devait pas être perçue comme un simple point d’accès au continent africain, mais comme un véritable carrefour d’échanges, d’investissements, de production et de circulation des flux entre l’Afrique et le reste du monde.

Selon lui, cette vision vise à faire de la Tunisie un espace où l’Afrique et l’Europe peuvent coopérer, investir et développer des chaînes de valeur plus intégrées, plus résilientes et plus compétitives.

L’intégration africaine présentée comme un levier de croissance

Le ministre a également souligné que l’Afrique constitue pour la Tunisie un partenaire stratégique plutôt qu’un marché à conquérir. Il a insisté sur le fait que l’intégration économique du continent représente une nécessité stratégique pour son avenir.

Dans cette perspective, il a rappelé que la Tunisie porte plusieurs initiatives structurantes, dont un projet de corridor commercial continental terrestre destiné à faciliter les échanges, rapprocher les marchés et renforcer l’interconnexion économique entre la Tunisie et les pays africains.

Le Tunisia Investment Forum réunit investisseurs et décideurs

Cette séance a réuni plusieurs responsables économiques et représentants d’organisations internationales, parmi lesquels Michele Vollaro, coordinateur et membre du conseil d’administration d’Internationalia, George Elombi, président d’Afreximbank, Mohamed Seck, vice-président de la Confédération nationale des employeurs du Sénégal, Youssef Elkordofani, directeur exécutif de l’African Inclusive Markets Excellence Center, ainsi que les présidents du Tunisia Africa Business Council, de la CONECT et des Chambres de commerce mixtes.

Le Tunisia Investment Forum célèbre cette année sa vingt-septième édition. L’événement met l’accent sur le renforcement de l’attractivité économique de la Tunisie à travers des réformes structurelles et des partenariats, notamment avec la Banque africaine de développement.

Quelque 1200 participants issus de plus de trente pays prennent part à cette édition afin d’explorer des opportunités d’investissement dans plusieurs secteurs, avec pour objectif de conforter la place de la Tunisie comme plateforme stratégique d’investissement à destination du continent africain.

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Tunisie : Sihem Ben Sedrine condamnée à 25 ans de prison

Le tribunal de première instance de Tunis a condamné, dans la nuit de jeudi à vendredi, l’ancienne présidente de l’Instance Vérité et Dignité (IVD), Sihem Ben Sedrine, à une peine totale de 25 ans de prison dans deux affaires distinctes liées aux activités de l’IVD et au dossier de la Banque franco-tunisienne (BFT). Plusieurs autres prévenus, dont des anciens responsables publics, ont également été condamnés.

Cette décision intervient au lendemain de l’audience consacrée à ces deux dossiers, au cours de laquelle avaient comparu Sihem Ben Sedrine, l’ancien membre de l’IVD Khaled Krichi, ainsi que l’homme d’affaires Slim Chiboub. (Lire aussi : IVD : Ben Sedrine, Chiboub et Krichi auditionnés dans une affaire de corruption financière).

Cinq ans de prison dans le dossier de l’IVD

Dans la première affaire, portant sur des irrégularités présumées ayant entouré la convention de réconciliation arbitrale conclue entre l’IVD et l’homme d’affaires Slim Chiboub, la chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière a retenu le chef d’accusation d’exploitation par un fonctionnaire public de sa qualité afin de causer un préjudice à l’administration au profit d’un tiers.

Le tribunal a condamné Sihem Ben Sedrine et Khaled Krichi à cinq ans de prison chacun, tandis que Mabrouk Korchid, en état de fuite, a écopé de six ans de prison. Slim Chiboub, poursuivi pour complicité, a également été condamné à cinq ans de prison.

Les quatre condamnés devront en outre s’acquitter solidairement d’une amende et d’un remboursement de 1,776 milliard de dinars, correspondant au préjudice retenu par la justice.

Vingt années supplémentaires dans le dossier de la BFT

La seconde affaire concerne le dossier de la Banque franco-tunisienne (BFT). Les poursuites portaient notamment sur des faits d’abus de fonction, de violation des procédures administratives ainsi que, pour Sihem Ben Sedrine, sur des accusations de faux, d’usage de faux et de détention de documents falsifiés.

Dans ce dossier, la juridiction a prononcé cinq ans de prison contre Sihem Ben Sedrine et Khaled Krichi, tandis que Mabrouk Korchid et Abdelmajid Boudène ont été condamnés à six ans de prison chacun.

Les prévenus ont également été condamnés à rembourser solidairement près de 16,985 millions de dinars, assortis d’une amende d’un montant équivalent.

Enfin, la juridiction a reconnu Sihem Ben Sedrine coupable des faits de falsification, de détention et d’usage de faux documents. Considérant ces infractions comme des crimes connexes au sens de l’article 55 du Code pénal, elle lui a infligé quinze années de prison, portant ainsi la peine totale prononcée dans ces deux dossiers à 25 ans d’emprisonnement.

Ce jugement a été rendu en première instance et demeure susceptible des voies de recours prévues par la législation tunisienne.

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Khayam Turki de nouveau devant la justice : Verdict attendu dans plusieurs affaires fiscales

Déjà condamné dans plusieurs dossiers, l’homme d’affaires et activiste politique Khayam Turki sera fixé sur son sort dans une nouvelle série d’affaires fiscales. La Chambre pénale spécialisée dans les dossiers de corruption financière près le Tribunal de première instance de Tunis a mis les affaires en délibéré et fixé le prononcé du jugement au 2 juillet prochain.

Plusieurs dossiers fiscaux en attente de verdict

La Chambre pénale spécialisée dans l’examen des affaires de corruption financière près le Tribunal de première instance de Tunis a décidé, jeudi 25 juin, de mettre en délibéré plusieurs affaires fiscales impliquant Khayam Turki.

Au terme de l’audience, la juridiction a fixé au 2 juillet prochain la date du prononcé du jugement dans ces dossiers.

Les détails des charges examinées dans ces affaires fiscales n’ont pas été précisés lors de l’annonce de cette décision, rapporte Mosaique fm.

Un nouveau volet judiciaire

Cette échéance intervient alors que Khayam Turki fait déjà l’objet de plusieurs condamnations judiciaires.

La Chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière près le Tribunal de première instance de Tunis l’avait auparavant condamné à quatorze ans de prison pour des accusations de blanchiment d’argent par l’exploitation de son activité professionnelle et sociale, ainsi que pour escroquerie.

Détenu dans l’affaire du complot contre la sûreté de l’État

Khayam Turki est également détenu dans le cadre de l’affaire dite du « complot contre la sûreté de l’État 1 ».

Dans ce dossier, il a été condamné à une peine de 45 ans de prison assortie d’une amende de 100 mille dinars.

Le verdict attendu le 2 juillet dans les affaires fiscales constituera ainsi un nouveau chapitre judiciaire pour l’homme d’affaires et activiste politique, déjà visé par plusieurs procédures devant les juridictions tunisiennes.

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Malgré l’alerte internationale, la Tunisie reste épargnée par Ebola et Hanta

Alors que plusieurs pays renforcent leur vigilance face à la circulation de virus émergents, la Tunisie n’a enregistré aucun cas d’Ebola ou de Hanta depuis la mise en place, en mai dernier, d’un protocole sanitaire renforcé aux frontières. Les autorités sanitaires assurent que le dispositif de prévention demeure pleinement opérationnel pour faire face à toute éventuelle importation de cas.

Aucun cas détecté depuis le renforcement des contrôles

La Tunisie n’a enregistré, à ce jour, aucun cas d’infection par les virus Ebola ou Hanta, a affirmé jeudi le directeur général du Centre national de pharmacovigilance, Riadh Daghfous.

Cette situation prévaut depuis l’entrée en vigueur, en mai 2026, du protocole sanitaire exceptionnel déployé dans les aéroports, les ports et les postes frontaliers terrestres du pays.

Selon le responsable, l’absence de cas s’explique notamment par la faible circulation mondiale de ces virus, en particulier Ebola, dont la propagation demeure limitée à certaines zones géographiques malgré les inquiétudes suscitées par l’apparition récente d’un cas importé en France.

Une menace sous surveillance

Riadh Daghfous a tenu à rassurer l’opinion publique en soulignant que les foyers de contamination restent relativement circonscrits à l’échelle internationale.

La République démocratique du Congo a ainsi enregistré plus d’un millier de cas d’Ebola, tandis que l’Ouganda en a recensé une vingtaine. Ces chiffres restent toutefois éloignés des grandes vagues épidémiques observées par le passé.

Face à ces risques, même limités, les autorités tunisiennes ont choisi d’adopter une approche préventive afin d’éviter toute importation du virus sur le territoire national.

Un dispositif sanitaire renforcé aux frontières

Le protocole mis en place repose sur une évaluation individualisée des voyageurs en fonction de leur pays de provenance et du niveau de circulation des maladies dans les zones concernées.

Les contrôles prévoient notamment la vérification de l’état de santé des voyageurs avant leur entrée en Tunisie, avec des mesures pouvant inclure la prise de température et la réalisation de tests PCR lorsque la situation l’exige.

Les autorités ont également préparé plusieurs structures destinées à accueillir d’éventuels cas suspects. Deux centres de référence ont été mobilisés pour les analyses biologiques : l’Institut Pasteur de Tunis et l’hôpital militaire de Tunis.

Des espaces de confinement ont par ailleurs été aménagés afin d’assurer l’isolement des personnes potentiellement infectées, tandis que des équipes spécialisées ont été affectées à la prise en charge et au transport des voyageurs depuis les points de passage vers les structures dédiées.

Prévenir plutôt que guérir

Le renforcement des contrôles sanitaires, décidé depuis le 22 mai dernier, s’inscrit dans une stratégie de prévention visant à anticiper l’apparition de maladies infectieuses émergentes sur le territoire tunisien.

Pour les autorités sanitaires, l’absence de cas enregistrés jusqu’à présent constitue un signal rassurant. Elle ne remet toutefois pas en cause la nécessité de maintenir un haut niveau de vigilance face à des virus dont la circulation, bien que limitée, continue d’être surveillée de près par les organismes de santé à travers le monde.

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Bac 2026 : Trois jours de soutien intensif pour les candidats au rattrapage

À quelques jours du démarrage de la session de contrôle du baccalauréat 2026, le ministère de l’Éducation met en place un programme exceptionnel d’accompagnement en ligne. Du 26 au 28 juin, des cours de soutien, des révisions et des séances d’orientation seront proposés aux candidats ajournés via la plateforme éducative « Joussour ». L’objectif est d’aider les élèves à renforcer leurs acquis avant les épreuves décisives prévues à partir du 29 juin.

Un accompagnement ciblé avant les examens

Le ministère de l’Éducation a annoncé, jeudi 25 juin, l’organisation de sessions de soutien pédagogique destinées aux élèves admis à la session de contrôle du baccalauréat.

Programmées du 26 au 28 juin 2026 sur la plateforme « Joussour », ces séances seront assurées par des cadres éducatifs et pédagogiques et couvriront les différentes filières du baccalauréat.

Le programme comprend des cours de révision, des exercices d’accompagnement ainsi que des séances d’orientation visant à aider les candidats à mieux préparer les épreuves de rattrapage.

Une session décisive pour plus de 50.000 candidats

Cette année, la session de contrôle concerne exactement 50.236 élèves, selon les chiffres du ministère de l’Éducation. Ce nombre représente près d’un tiers des 154.928 candidats ayant effectivement composé lors de la session principale du baccalauréat.

L’enjeu est d’autant plus important que les résultats de la première session ont été marqués par un recul du taux de réussite. Seuls 55.259 candidats ont décroché leur diplôme dès la session principale, soit un taux national de 35,67%, contre 37,08% en 2025 et 42,20% en 2024. Il s’agit du niveau le plus faible enregistré depuis cinq ans.

Cette baisse a mécaniquement augmenté le nombre d’élèves appelés à tenter leur chance lors de la session de contrôle, devenue cette année un passage incontournable pour plus de cinquante mille candidats.

Les filières les plus en difficulté

Les résultats de la session principale ont également mis en évidence d’importants écarts entre les différentes sections. Les meilleurs taux de réussite ont été enregistrés en mathématiques (79,41%) et en sport (70,32%), tandis que les sections lettres (24,24%) et économie-gestion (26,22%) ont affiché les résultats les plus faibles.

Dans ce contexte, les cours proposés sur la plateforme « Joussour » visent à offrir un accompagnement complémentaire aux candidats afin de renforcer leurs chances de réussite et de combler certaines lacunes identifiées lors de la session principale.

Les épreuves débutent le 29 juin

Les examens écrits de la session de contrôle se dérouleront les 29 et 30 juin, puis les 1er et 2 juillet 2026.

Les résultats définitifs du baccalauréat 2026 seront proclamés le 12 juillet. Ils permettront de connaître le taux de réussite final de cette édition marquée par un net recul des admissions dès la première session.

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Tunisie : Réserves en devises en hausse, mais forte progression des billets en circulation

Les avoirs nets en devises de la Tunisie ont atteint près de 25,2 milliards de dinars au 24 juin 2026, couvrant 102 jours d’importation, selon les indicateurs publiés par la Banque centrale de Tunisie (BCT). Si ces chiffres confirment une amélioration de la position extérieure du pays par rapport à l’année précédente, ils cohabitent avec une dynamique interne marquée par une forte expansion de la circulation fiduciaire.

Une amélioration portée par les revenus extérieurs

Les réserves en devises sont en hausse par rapport aux 23,3 milliards de dinars enregistrés un an plus tôt, avec une couverture passant de 101 à 102 jours d’importation.

Cette évolution s’explique principalement par la progression des revenus du travail, en hausse de 4,8% à 4,2 milliards de dinars, ainsi que par l’augmentation des recettes touristiques, qui ont atteint 3,1 milliards de dinars (+4,5%).

Dans le même temps, le service de la dette extérieure s’est établi à 3,6 milliards de dinars, continuant d’exercer une pression sur les équilibres financiers.

Une circulation du cash qui continue de s’étendre

En parallèle, les billets et monnaies en circulation poursuivent leur hausse, dépassant 29,3 milliards de dinars depuis le début de l’année, contre 24,7 milliards sur la même période en 2025, soit une progression de 18,5%.

Cette évolution interroge la structure des échanges économiques et la place croissante du cash, dans un contexte où la bancarisation et la formalisation des transactions restent limitées.

La hausse des billets et monnaies en circulation n’est pas nécessairement un signe positif, car elle peut traduire une préférence accrue pour le cash au détriment des dépôts bancaires, ce qui affaiblit la capacité du système financier à canaliser l’épargne vers l’investissement.

Elle peut aussi refléter une économie plus informelle, où une part importante des transactions échappe aux circuits bancaires et fiscaux.

Un équilibre économique à deux vitesses

La progression simultanée des réserves en devises et de la masse fiduciaire met en évidence une économie à double trajectoire : une amélioration des indicateurs extérieurs d’un côté, et une pression persistante sur la liquidité interne de l’autre.

Derrière la stabilisation des réserves, se dessine ainsi un équilibre encore fragile, largement dépendant des flux extérieurs et marqué par une circulation monétaire de plus en plus intensive.

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Bac 2026 : Ouverture des démarches pour obtenir le mot de passe de l’orientation universitaire

Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a annoncé l’ouverture des procédures liées à l’orientation universitaire des admis au baccalauréat 2026. Toutes les opérations s’effectuent exclusivement en ligne via la plateforme www.orientation.tn, nécessitant un mot de passe confidentiel et personnel attribué à chaque candidat. Cette étape constitue un préalable indispensable au processus d’affectation dans les établissements universitaires.

Une procédure entièrement dématérialisée

Selon un communiqué du ministère publié mercredi, l’ensemble des démarches d’orientation universitaire des admis au baccalauréat 2026 se fera exclusivement sur le site www.orientation.tn.

L’accès à la plateforme nécessite un mot de passe personnel et confidentiel propre à chaque candidat, condition essentielle pour participer au processus d’orientation.

Un mot de passe transmis uniquement par SMS

Le ministère précise que les candidats doivent obtenir ce mot de passe exclusivement par SMS. L’opération est ouverte depuis mercredi 24 juin 2026.

Les candidats doivent envoyer un message au numéro 85000 en utilisant le téléphone mobile déclaré lors de l’inscription au baccalauréat 2026 auprès du ministère de l’Éducation.

Le message doit être formulé comme suit : « pwd », suivi d’un espace, puis du numéro du baccalauréat composé de six chiffres.

Cette procédure vise à sécuriser et encadrer les opérations d’orientation universitaire, qui se déroulent uniquement en ligne.

Elle intervient dans un calendrier administratif marqué par la finalisation des résultats du baccalauréat et l’ouverture progressive des choix d’orientation pour les nouveaux bacheliers.

Dans ce contexte, rappelons que le guide publié par le ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, doit permettre aux nouveaux bacheliers de suivre toutes les étapes de leur orientation universitaire, de consulter les filières disponibles et d’organiser leurs vœux d’inscription.

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