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L’Allemagne 2ème investisseur en Tunisie

Le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, a réaffirmé la volonté de l’État tunisien d’encourager et de soutenir l’investissement, en particulier ceux qui contribuent à l’emploi des diplômés de l’enseignement supérieur et à la création d’une forte valeur ajoutée.

Dans un discours prononcé mardi le 13 mai, à Sousse, à l’occasion de l’inauguration d’un centre d’études d’ingénierie pour la recherche et le développement technologique, dépendant du groupe allemand LAPP, un leader dans le domaine de la fabrication de câbles pour usages électriques et électroniques, de fils et de solutions de technologie de connexion, le ministre a souligné l’importance de cet investissement.

Selon lui, celui-ci reflète la confiance des grandes entreprises mondiales dans la compétence du capital humain tunisien. Il a rappelé que la Tunisie est l’un des pays ayant le plus investi dans le développement de ses ressources humaines depuis l’indépendance, et qu’elle poursuit cette dynamique aujourd’hui.

Citant la représentante de l’ambassade d’Allemagne à Tunis, le ministre a indiqué que l’Allemagne est le deuxième plus grand investisseur en Tunisie. Il a souligné qu’au cours de l’année 2025, 10 nouveaux projets allemands ont été créés, en plus de l’extension de 88 projets existants. Cela démontre, selon ses termes, la profondeur des relations et du partenariat tuniso-allemand, et prouve la confiance de l’investisseur allemand en la Tunisie.

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Tunisie : l’hémorragie des cerveaux coûte des milliards!

La Tunisie fait face à une accélération inquiétante de la fuite de ses compétences. Médecins et ingénieurs quittent le pays par milliers, dans un mouvement qui prend désormais l’allure d’une véritable hémorragie nationale.

Selon les chiffres de Ordre des ingénieurs tunisiens (OIT), environ 6 500 ingénieurs ont quitté la Tunisie en 2024. En 2025, le rythme s’est encore intensifié, atteignant près de 20 départs par jour, soit plus de 7 000 ingénieurs sur une seule année. Les projections pour 2026 dépassent déjà les 8 000 départs annuels si cette dynamique se poursuit.

Le constat est vertigineux : plus de 46 000 ingénieurs tunisiens auraient quitté le pays au cours des dix dernières années, sur un total estimé à 105 000 inscrits à l’Ordre. Autrement dit, une part considérable des compétences techniques du pays s’est progressivement installée à l’étranger.

Le secteur médical traverse une crise tout aussi alarmante. D’après les données relayées par le Conseil national de l’Ordre des médecins, près de 1 300 médecins ont quitté la Tunisie en 2024, principalement vers la France, l’Allemagne et les pays du Golfe. En 2025, les départs dépasseraient les 1 400 médecins, dans un contexte marqué par l’essoufflement de l’hôpital public et la dégradation des conditions de travail.

Lire aussi: La fuite des cerveaux en Tunisie : un diagnostic connu, des réponses encore incomplètes

Pour 2026, les estimations évoquent déjà près de 1 600 départs. Depuis 2021, plus de 6 000 médecins tunisiens auraient quitté le pays, selon plusieurs représentants du secteur.

Derrière ces chiffres, c’est toute la question de l’avenir économique et sanitaire de la Tunisie qui est posée. Car à mesure que les talents s’en vont, le pays voit s’éroder une partie essentielle de son capital humain, formé pendant des années par l’université publique tunisienne.

Une perte économique chiffrée en milliards de dinars !

Sur le plan strictement économique, cette fuite des compétences représente également une perte financière considérable pour la Tunisie. Chaque ingénieur formé dans le système public coûte à l’État plusieurs dizaines de milliers de dinars, tandis que la formation d’un médecin peut dépasser les 100 000 dinars sur l’ensemble de son cursus universitaire et hospitalier. En appliquant ces ordres de grandeur aux flux de départs enregistrés, le manque à gagner devient particulièrement lourd : pour les ingénieurs, les 46 000 départs sur la dernière décennie représenteraient une perte de formation estimée entre 1,4 et 2,7 milliards de dinars, tandis que pour les médecins (plus de 6 000 départs depuis 2021), le coût total avoisinerait les 900 millions de dinars.

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À cela s’ajoutent les pertes indirectes liées aux impôts non perçus, aux cotisations sociales et à la valeur ajoutée que ces professionnels auraient générée sur le marché national, renforçant encore l’impact structurel de cette hémorragie de compétences sur la capacité du pays à produire de la richesse, à innover et à maintenir la qualité de ses services publics essentiels.

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Africa Forward : santé souveraine et agriculture à valeur ajoutée au cœur des priorités africaines

La santé souveraine et l’agriculture à forte valeur ajoutée. Tels sont les principaux secteurs jugés prioritaires lors du sommet Afrique-France intitulé “Africa Forward”. Il était organisé à Nairobi, au Kenya, en présence de 35 chefs d’État et de gouvernement.

La cheffe du gouvernement, Sara Zaafrani Zenzri, a assisté, mardi 12 mai 2026 au Centre international de conférences Kenyatta, à la clôture des travaux de ce sommet. Lequel se consacrait aux nouveaux axes de coopération entre l’Afrique et la France.

À l’issue des travaux, le président kényan William Ruto et le président français Emmanuel Macron ont présenté les principales conclusions de la rencontre. Et ce, en mettant l’accent sur plusieurs secteurs stratégiques pour l’année à venir.

Parmi les priorités identifiées figure la souveraineté sanitaire, avec un objectif clair. A savoir : renforcer les systèmes de santé nationaux et soutenir la production locale de vaccins et de médicaments. L’objectif étant de réduire la dépendance extérieure du continent.

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Par ailleurs, le sommet a insisté sur la nécessité de transformer les modèles agricoles africains. Et ce, en passant de l’exportation de matières premières vers une agriculture à valeur ajoutée, fondée sur la transformation locale et durable des produits agricoles.

Les participants ont, en outre, appelé à accélérer le développement du tissu industriel vert. De même qu’à soutenir la transition énergétique et à promouvoir l’économie bleue comme leviers de croissance durable pour les économies africaines.

À travers l’initiative Africa-Forward, les pays africains et la France entendent impulser un nouveau modèle de partenariat. Lequel est axé sur l’investissement, l’innovation et le développement durable.

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La Tunisie mise sur les startups pour relancer son économie

La Cheffe du gouvernement, Sarra Zaâfrani Zenzeri a affirmé que la Tunisie mise sur les startups pour bâtir un modèle de développement fondé sur l’innovation et la flexibilité, et ce en marge de sa participation au sommet « Africa Forward » (En avant l’Afrique) co-organisé par le Kenya et la France, les 11 et 12 mai 2026, à Nairobi.

Lors de rencontres avec des jeunes entrepreneurs tunisiens installés à l’étranger et des dirigeants de startups opérant dans des secteurs à haute valeur ajoutée, tenues à l’occasion du forum économique qu’a abrité l’université de Nairobi, Mme Zenzeri a souligné que la transformation numérique est un levier essentiel pour l’économie nationale, étant donné son rôle dans la stimulation de l’investissement et l’amélioration du climat des affaires.

Elle a, à cet égard, mis l’accent sur la contribution des startups technologiques dont le rayonnement dépasse largement les frontières et dont les solutions s’exportent désormais auprès des plus grandes entreprises internationales.

Affirmant que le secteur des startups en Tunisie se distingue par sa capacité à attirer les compétences et à générer des emplois, la Cheffe du gouvernement a indiqué que les efforts se poursuivent pour améliorer le cadre législatif de l’investissement afin de l’adapter aux mutations technologiques et de bâtir un modèle de développement fondé sur l’innovation et la flexibilité.

Mme Zenzeri a, par ailleurs rappelé que la Tunisie bénéficie déjà d’un positionnement solide dans les classements mondiaux concernant l’usage de l’intelligence artificielle (IA), appuyé par une infrastructure développée et un cadre juridique favorable.

Dans un entretien avec le président exécutif (CEO) et cofondateur d’InstaDeep, Karim Beguir, les échanges ont été axés sur l’importance de l’IA comme une opportunité majeure pour accélérer l’innovation et les projets à haute valeur ajoutée, notamment dans des domaines innovants. L’entretien a également porté sur la nécessité d’investir dans des projets d’énergies renouvelables et de créer des centres de données modernes et économes en énergie, afin que l’IA devienne un véritable outil de développement et un levier économique et social. La Cheffe du gouvernement a, à ce titre, insisté sur l’importance d’un usage responsable et sécurisé de ces technologies.

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Nadia Ali : le Startup Act booste l’emploi avec +2 postes par entreprise

Le Startup Act tunisien aurait permis la création de deux emplois supplémentaires par entreprise entre 2018 et 2021 et augmenté de 34 % les chances de survie des startups bénéficiaires. Plus marquant encore : chaque dinar investi par l’État aurait généré près de deux dinars de retombées économiques. C’est ce qu’il ressort d’une étude menée par Nadia Ali, doctorante en économie à Columbia University, en collaboration avec des économistes de la Banque mondiale, publiée en 2023 dans le Journal of Development Economics.

Dans un entretien accordé à L’Économiste Maghrébin, la chercheuse revient sur les résultats du premier Startup Act. Alors que le ministère des Technologies de la communication vient de lancer un nouveau projet de loi baptisé « Startup Act 2.0 ».

Premier cadre réglementaire de ce type en Afrique, le Startup Act avait instauré un label destiné aux entreprises innovantes, accompagné d’une série d’avantages fiscaux et administratifs : exonération de l’impôt sur les sociétés, facilités douanières, accès à un compte spécial en devises et relèvement du plafond de la carte technologique.

Selon Nadia Ali, près de 1.000 entreprises ont candidaté au programme. L’étude s’est appuyée sur un échantillon de 426 entreprises, dont 326 ayant obtenu le label Startup. Ces sociétés opèrent principalement dans des secteurs innovants à forte valeur ajoutée comme le e-commerce, l’intelligence artificielle, la FinTech, la HealthTech, la finance et la communication.

Plus de 2 emplois en moyenne par startup

L’analyse comparative entre les entreprises labellisées et celles non retenues montre que le dispositif a permis, en moyenne, la création de deux emplois additionnels par startup sur la période 2018-2021. Soit une hausse de 1,8 % par rapport au niveau initial d’emploi.

L’étude souligne également un impact significatif sur la pérennité des entreprises. « Le programme a augmenté la probabilité de survie des startups de 34 % », explique la chercheuse.

Les gains les plus importants ont été observés chez les entreprises onshore ainsi que celles dépendant des importations. Ce qui met en évidence l’importance des mesures liées à l’accès aux devises étrangères et à l’assouplissement des procédures douanières.

Des objectifs de croissance partiellement atteints

Nadia Ali a précisé que le Startup Act ambitionnait notamment de permettre aux jeunes entreprises d’atteindre un effectif de dix salariés au bout de trois ans. Or, seules 17 % des startups bénéficiaires y sont parvenues.

Si le programme augmente la probabilité d’atteindre cet objectif; celui-ci reste jugé « trop ambitieux » au regard des réalités économiques et des contraintes auxquelles font face les startups tunisiennes. Malgré ces limites, l’étude conclut que le bilan global du programme demeure positif, aussi bien en matière d’emploi que de rentabilité économique pour l’État.

À rappeler que le Startup Act a été lancé en 2018 par le ministère des Technologies de la communication en Tunisie. Et ce, dans le cadre d’une stratégie visant à structurer l’écosystème des startups et à encourager l’innovation. Ce dispositif repose sur un cadre juridique spécifique et un label officiel accordé aux entreprises innovantes, assorti d’avantages fiscaux et administratifs. Il vise à faciliter la création et la croissance des startups, à attirer les investissements et à dynamiser l’écosystème technologique tunisien. Le projet Startup Act 2.0, récemment annoncé par le ministère, s’inscrit dans la continuité de ce cadre, en cherchant à l’actualiser et à renforcer son impact économique et social.

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Du producteur à votre panier : vente au prix du marché de gros sur Habib Bourguiba

Une opération de vente directe « Du producteur au consommateur » démarre ce mardi 12 mai 2026, sur l’avenue Habib Bourguiba à Tunis. Elle se poursuivra jusqu’au 16 mai. Ce sont les Groupements interprofessionnels et l’Office des terres domaniales (OTD), sous l’égide du ministère de l’Agriculture, qui organisent l’évènement.

L’objectif est simple : rapprocher producteurs et consommateurs et proposer des produits agricoles frais à des prix alignés sur ceux des marchés de gros.

Dans une tente de 450 m², une vingtaine de producteurs et exposants présentent légumes, fruits, volailles, poissons, fromages, œufs et huile d’olive. Des produits transformés à base de pêches, d’abricots et de dattes, ainsi que du jus de grenade, sont également disponibles.

Tarek Tira, sous-directeur du développement des exportations au Groupement interprofessionnel des fruits (GIFruits), souligne : « Les participants respectent strictement les prix des marchés de gros pour garantir qualité et accessibilité au public. »

A cet égard, l’initiative s’inscrit dans le cadre des célébrations du 12 mai, date de l’évacuation agricole de 1964. Cette année, la Tunisie célèbre le 62ᵉ anniversaire de cet événement historique. Lequel marquait la récupération des terres agricoles et la restructuration du secteur.

Les organisateurs invitent les citoyens à profiter de l’occasion pour s’approvisionner en produits locaux à prix préférentiels et soutenir l’économie agricole tunisienne.

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C’est fait : l’UE sanctionne enfin des associations israéliennes

L’Union européenne (UE) a adopté de nouvelles sanctions. Elles visent à la fois des organisations israéliennes accusées de soutenir la colonisation en Cisjordanie et des dirigeants du mouvement islamiste Hamas. C’est ce qu’annonce le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot, dans un message publié sur le réseau social X (ex-Twitter).

Selon le chef de la diplomatie française, ces mesures prises par l’UE concernent en premier lieu « les principales organisations israéliennes coupables de soutenir la colonisation extrémiste et violente de la Cisjordanie, ainsi que leurs dirigeants ». Il qualifie ces actes de « gravissimes et intolérables », appelant à leur arrêt immédiat.

Réaffirmant la position française sur la solution au conflit israélo-palestinien, le ministre rappelle l’objectif d’une coexistence pacifique entre deux États. « L’espérance que la France a fait renaître l’année dernière à New York, celle de deux États reconnus et respectés dans leurs droits, vivant côte à côte en paix et en sécurité, nous ne laisserons personne la fragiliser », a-t-il déclaré.

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Irak : une vitrine renforcée pour les produits tunisiens dans les foires

Les produits tunisiens gagnent du terrain sur le marché irakien. Lors d’une rencontre tenue ce samedi 10 mai 2026 à Bagdad, le président de l’Union des chambres de commerce irakiennes, Amer Khalaf Al-Fahdawi, a valorisé la qualité des produits tunisiens déjà commercialisés en Irak. Et notamment les appareils électroménagers, les médicaments, les produits pharmaceutiques ainsi que les produits alimentaires, en particulier l’huile d’olive tunisienne.

Dans ce contexte, les deux parties ont convenu d’accorder la priorité à ces secteurs dans le cadre des participations aux foires et salons économiques organisés dans les deux pays. Et ce, afin de renforcer leur présence sur les marchés respectifs.

Cette rencontre s’est déroulée à l’occasion de la visite effectuée par l’ambassadeur de la République tunisienne à Bagdad au siège de l’Union des chambres de commerce irakiennes. Il y a rencontré le président de l’organisation pour le féliciter à la suite de son élection à la tête de l’Union.

Les discussions ont également porté sur l’état actuel des échanges commerciaux entre la Tunisie et l’Irak ainsi que sur les moyens de les développer à des niveaux plus élevés dans plusieurs secteurs d’intérêt commun.

À l’issue de la réunion, plusieurs mesures ont été convenues. On note notamment : la restructuration et l’actualisation du Conseil d’affaires tuniso-irakien avec l’intégration des principaux opérateurs économiques actifs; la mise à jour du cadre juridique régissant les relations entre les organisations patronales des deux pays; ainsi que la programmation d’une série de visites de délégations d’hommes d’affaires tunisiens et irakiens selon les secteurs d’activité, afin d’explorer de nouvelles opportunités de partenariat.

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Transport aérien: reprise du vol direct Tunis-Bagdad

Tunis retrouve une connexion aérienne directe avec Bagdad. C’est ce qu’a annoncé l’ambassade de Tunisie à Bagdad. Tout en précisant qu’il s’agit d’un vol direct entre les deux capitales opéré par Iraqi Airways.

Ce service reprendra officiellement le jeudi 21 mai 2026, avec un vol hebdomadaire régulier chaque jeudi au départ de Bagdad vers l’aéroport international de Tunis-Carthage. Le retour est prévu le même jour.

Cette initiative vise principalement à faciliter le retour et les déplacements des Tunisiens résidant en Irak. Tout en renforçant les liens de mobilité entre la Tunisie et l’Irak.

A noter par ailleurs que Tunisair opère pour sa part deux vols directs hebdomadaires entre Tunis-Carthage et la ville irakienne d’Erbil (mardi et samedi).

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Hantavirus : la France face à son premier cas confirmé

La ministre de la Santé française, Stéphanie Rist, a annoncé ce lundi 11 mai sur France Inter que la Française ayant présenté des symptômes d’hantavirus lors de son rapatriement depuis le MV Hondius a été testée positive. Elle a précisé que “son état s’est dégradé dans la nuit”. Il s’agit du premier cas confirmé en France.

La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a confirmé dans une déclaration aux médias que la patiente “a été testée positive”, tout en cherchant à rassurer l’opinion publique malgré la présence officielle du virus sur le territoire français. Elle a indiqué que “la situation est suivie avec la plus grande vigilance”, rappelant qu’il s’agit d’un virus connu, déjà observé lors des années précédentes, et que des “mesures strictes” sont mises en place, l’objectif étant uniquement de protéger les Français. Elle a également précisé que 22 cas contacts ont été identifiés.

Elle a ajouté : “Nous voulons casser cette chaîne de contamination”, en référence aux mesures de prévention renforcées.

Cette annonce intervient quelques heures après celle du ministère américain de la Santé, qui a également signalé un cas parmi ses ressortissants évacués du même navire. Maud Bregeon a insisté sur la nécessité de “ne pas céder à la panique”, tout en comprenant les inquiétudes suscitées par la situation au regard des expériences passées.

Un suivi médical strict sera mis en place pour la patiente, ce virus présentant un taux de mortalité estimé entre 30 % et 60 % selon l’Institut Pasteur. Elle a précisé que si la patiente n’était pas encore hospitalisée en isolement, cela serait fait dans les prochaines heures, avec un suivi médical particulièrement attentif.

Les autorités sanitaires cherchent désormais à “casser la chaîne de contamination” liée à la souche andine de l’hantavirus, la seule connue pour permettre une transmission interhumaine. Chaque cas contact devra d’abord passer par une hospitalisation de trois jours, suivie d’un isolement de 42 jours.

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10 000 climatiseurs économes en énergie déployés dans le secteur public

Dans le cadre du programme de la transition énergétique dans les établissements publics, 10 000 climatiseurs ont été remplacés par des appareils à haute efficacité énergétique de classe 1 au profit de 80 institutions publiques, ce qui a permis de réduire les émissions de dioxyde de carbone de 4000 tonnes par an, indique l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME).

Il s’agit également de l’équipement de 66 établissements publics de 1 600 systèmes de mesure et de suivi de la consommation d’énergie, contribuant ainsi à réduire de 2 000 tonnes par an, les émissions de dioxyde de carbone, à assurer un suivi plus précis de la consommation et à améliorer la performance énergétique au sein des institutions publiques.

L’ ANME a recensé 631 projets d’investissement dans les énergies renouvelables et durables adoptés par des établissements publics, ce qui leur a permis de réaliser plus de 60 gigawattheures d’économies d’énergie par an, ainsi qu’une réduction de 14 tonnes d’émissions de dioxyde de carbone par an.

Le programme de transition énergétique illustre les orientations nationales en matière de transition énergétique et les transforme en résultats tangibles au service de l’économie et de l’environnement au sein des établissements publics.

La mise en œuvre de ce programme concerne les bâtiments des ministères et des établissements publics. La propriété par le ministère ou l’établissement du bâtiment, devant être équipé de systèmes d’énergie solaire et/ou d’efficacité énergétique, est une condition essentielle pour pouvoir bénéficier des avantages du programme.

Il vise à équiper les établissements publics de centrales solaires photovoltaïques pour l’autoproduction d’électricité et à réaliser des opérations d’efficacité énergétique, permettant ainsi à ces institutions de réduire leur consommation et de rationaliser leurs dépenses énergétiques, notamment en électricité.

Le programme vise à réduire la consommation d’énergie de 30 %, passant ainsi d’une consommation de 31 238 tonnes équivalent pétrole à 21 714 tonnes équivalent pétrole par an.

La réalisation du programme de transition énergétique dans les établissements publics s’étend sur 4 ans avec un coût total  estimé à  200 millions de dinars. Il est financé grâce à un prêt de la Banque allemande de développement (KfW) et par une contribution du Fonds de transition énergétique et de l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie, à laquelle la mise en œuvre de ce programme a été confiée.

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Viande rouge: l’OTIC alerte sur la crise silencieuse des abattoirs!

L’Organisation tunisienne pour informer le consommateur (OTIC) estime que la filière des viandes rouges représente aujourd’hui l’un des principaux points de pression dans le dossier de la sécurité alimentaire du pays, non seulement en raison de la hausse des prix ou de la diminution du cheptel national, mais également à cause des problèmes structurels liés aux conditions d’abattage, de distribution et de contrôle.

L’organisation souligne, à cet égard, que de nombreux abattoirs souffrent de graves insuffisances concernant les infrastructures, les conditions d’hygiène, le traitement des déchets, le respect de la chaîne du froid ainsi que le contrôle vétérinaire continu, ce qui ouvre la voie à l’introduction sur le marché de viandes d’origine inconnue ou ne répondant pas aux normes sanitaires.

Dans ce cadre, elle ajoute que la réforme du système des abattoirs ne peut plus être reportée et nécessite une nouvelle vision nationale fondée sur la modernisation des infrastructures, la numérisation de la traçabilité, le renforcement du contrôle vétérinaire et l’intégration des normes de sécurité et de qualité à l’ensemble de la chaîne.

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Pour ce qui est du soutien au droit du consommateur à l’information et au signalement des infractions, l’organisation met en avant l’importance de l’application « Koffti » (Mon panier), présentée comme un mécanisme citoyen numérique visant à renforcer le contrôle participatif et à relier directement le consommateur au processus de signalement et de suivi.

L’OTIC indique Koffti reflète une orientation moderne vers la numérisation de la protection du consommateur, à travers l’utilisation des technologies au service de la sécurité alimentaire et de la transparence, transformant ainsi le consommateur d’un simple récepteur passif en un acteur engagé dans la protection du marché et de la santé publique.

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La sécheresse devient une contrainte structurelle en Tunisie, alerte la BAD

En Tunisie, la sécheresse n’est plus considérée comme un simple aléa climatique mais comme une contrainte structurelle durable. C’est l’un des principaux constats d’un Rapport de synthèse de la Banque Africaine de Développement (BAD), intitulé « Planification, préparation et stratégies de résilience face aux sècheresses ».

Une aggravation continue des sécheresses

Le pays fait face à une intensification marquée des épisodes de sécheresse, dans un contexte de pression croissante sur les ressources naturelles et de vulnérabilité accrue au changement climatique. Les sécheresses deviennent à la fois plus fréquentes, plus longues et plus sévères, avec des effets directs sur la sécurité hydrique, la production agricole, la stabilité des revenus ruraux et la cohésion sociale.

Cette situation, déjà caractéristique d’un pays à climat aride à semi-aride, se complexifie davantage sous l’effet combiné de la variabilité climatique, de la croissance démographique, des mutations économiques et de la fragilité de certains écosystèmes, souligne le rapport.

Les données récentes confirment cette tension hydrique : en 2023 et 2024, les barrages tunisiens n’ont été remplis qu’à 31 % et 37 % de leur capacité.

Des projections climatiques préoccupantes

Les projections à long terme renforcent ces inquiétudes. Elles anticipent une baisse des précipitations pouvant atteindre 25 % d’ici 2100 dans les régions du Centre et du Sud du pays, ainsi qu’une hausse continue des températures moyennes comprise entre +2,5 °C et +5 °C.

Une réponse stratégique déjà engagée

Face à cette pression croissante, la Tunisie a développé plusieurs stratégies et cadres réglementaires visant à adapter la gestion de l’eau aux enjeux climatiques. Ces dispositifs cherchent à anticiper les risques, renforcer la résilience du secteur et améliorer l’efficacité d’utilisation des ressources.

Parmi les principaux outils figurent la stratégie nationale « Eau 2050 », le Plan Directeur REUSE 2050 pour la réutilisation des eaux traitées, la Vision 2035 pour le secteur agricole, ainsi que des cadres transversaux comme la Contribution Déterminée au niveau National (CDN) actualisée en 2021, le Plan National d’Adaptation (volet sécurité alimentaire) et la Stratégie Bas Carbone et de Résilience au Changement Climatique à l’horizon 2050.

Ces politiques, portées par les ministères de l’Agriculture et de l’Environnement, intègrent la rareté croissante de la ressource, l’exigence d’efficience et l’adaptation aux nouvelles conditions climatiques. Le Plan National de la Sécheresse (PNS), publié en 2020, complète ce dispositif par une approche centrée sur la prévention et la résilience.

Une gouvernance hydrique encore fragilisée

Malgré cette architecture stratégique et réglementaire jugée relativement complète, l’efficacité de la gouvernance de l’eau reste fortement limitée par une complexité institutionnelle structurelle.

Fondé sur l’analyse de 22 institutions tunisiennes et sur les données climatiques les plus récentes, le rapport de la BAD propose une feuille de route pour transformer la gouvernance de l’eau, anticiper les crises et mobiliser les financements nécessaires à une résilience durable.

Les recommandations de la BAD

Le rapport préconise notamment une réforme en profondeur du système de gouvernance afin de mettre fin à la fragmentation institutionnelle et aux incohérences actuelles. Il appelle également au développement de techniques de gestion et de conservation de l’eau, notamment le dessalement et la réutilisation des eaux usées.

Enfin, il souligne la nécessité de mettre en place une architecture incitative pour mobiliser des financements alternatifs au-delà des circuits publics classiques. Cela passe par le développement de mécanismes de micro-assurance agricole et climatique, ainsi que par la modernisation du cadre juridique et réglementaire, notamment à travers l’adaptation du Code de l’eau aux réalités climatiques actuelles.

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Tunisie : 40% des étrangers résidant dans le pays sont européens

Le nombre d’étrangers résidant légalement en Tunisie et titulaires de cartes de séjour valides s’est élevé à 33 524 personnes, à la date du 9 avril 2026, selon des données communiquées par le ministère de l’Intérieur.

Dans sa réponse à une question écrite du député Ghassen Yamoun, le ministère précise que les ressortissants algériens constituent la première communauté étrangère résidente, avec 7 626 personnes, soit 23% du total. Ils sont suivis par les Français avec 5 792 résidents (18%), puis les Italiens (14%) et les Marocains (10%).

Le ministère souligne que les principaux motifs de séjour en Tunisie sont le mariage mixte, l’investissement, le travail, les études ainsi que la retraite.

Selon les mêmes données, les ressortissants des pays arabes représentent 43% de l’ensemble des étrangers résidant en Tunisie. Une part importante de leurs titres de séjour est liée au mariage mixte, avec 4 029 cartes délivrées à des Algériens dans ce cadre, contre 1 185 pour les Marocains.

Les Européens constituent, pour leur part, 40% des résidents étrangers. Ils sont majoritairement présents en Tunisie dans le cadre de l’investissement et de la retraite. Les Italiens ont ainsi bénéficié de 2 962 cartes de séjour pour les retraités, contre 646 dans le cadre du travail et de l’investissement.

Concernant les ressortissants français, 1 017 cartes de séjour ont été accordées pour des motifs professionnels ou d’investissement, tandis que 1 861 l’ont été au titre de la retraite, précise encore le ministère de l’Intérieur.

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Huile d’olive tunisienne : offensive marketing vers le Canada, les États-Unis et le Golfe

Les programmes promotionnels et de marketing dédiés à la commercialisation de l’huile d’olive conditionnée pour l’année 2026 ont été approuvés vendredi lors de la 35e réunion du Conseil tunisien de l’huile d’olive conditionnée, tenue à Tunis sous la présidence de Salah Zouari, ministre de l’Équipement et de l’Habitat et ministre par intérim de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie.

Selon un communiqué du ministère de l’Industrie, ces programmes visent à soutenir les entreprises du secteur, à renforcer la présence de l’huile d’olive tunisienne sur ses marchés traditionnels et à conquérir de nouveaux débouchés à fort potentiel, notamment au Canada, aux États-Unis, dans les pays du Golfe, en Chine, en Russie et au Brésil.

La réunion a également porté sur les préparatifs du Concours national pour l’attribution du Prix de la meilleure huile d’olive conditionnée pour la campagne 2025-2026.

Par ailleurs, les exportations d’huile d’olive conditionnée ont généré des recettes estimées à 340 millions de dinars à fin mars 2026, en hausse de 69 % par rapport à la même période de l’année précédente.

Cette progression s’explique par une augmentation de 95 % des volumes exportés, qui ont dépassé les 20.000 tonnes au cours du premier trimestre 2026, selon la même source.

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Aïd al-Idha: le kilo de la viande du mouton plafonné à 27 dinars

Les opérations de vente des moutons de l’Aïd al-Idha 2026 démarreront à partir du lundi 18 mai 2026 dans les points de vente organisés et supervisés par le Groupement interprofessionnel des viandes rouges et du lait (GIVLAIT) à Essaïda, dans le gouvernorat de la Manouba, et à Radès, dans le gouvernorat de Ben Arous.

Le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche a annoncé pour s part, vendredi 8 mai, la fixation de prix de référence selon le poids des moutons. Le kilogramme vif a ainsi été fixé à 27 dinars pour les moutons de moins de 45 kg, 25,8 dinars pour ceux pesant entre 45 et 65 kg, et 23,8 dinars pour les moutons dont le poids dépasse 65 kg.

Cette décision a été prise à l’issue de plusieurs séances de travail organisées dans le cadre des préparatifs de l’Aïd al-Idha 2026 avec les différentes parties prenantes, selon un communiqué du ministère.

Le GIVLAIT a, par ailleurs, appelé les éleveurs et les structures professionnelles à participer massivement aux points de vente organisés afin d’assurer un approvisionnement régulier du marché.

Le groupement a également invité les citoyens à privilégier les points de vente encadrés et soumis au contrôle pour l’achat des moutons de sacrifice. Dans ce contexte, plusieurs observateurs appellent les autorités à renforcer les opérations de contrôle sur les circuits de distribution durant les prochaines semaines. Ils soulignent la nécessité d’une vigilance accrue afin de lutter contre la spéculation et les pratiques de monopole susceptibles d’alimenter la hausse des prix à l’approche de l’Aïd. Des contrôles réguliers sur les marchés et les points de vente parallèles sont également jugés indispensables pour garantir la transparence et protéger le pouvoir d’achat des citoyens.

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Digitalisation : Yassine Younsi appelle à moderniser le cadre juridique tunisien

Dans une déclaration exclusive à L’Économiste maghrébin, Yassine Younsi, avocat spécialisé en droit des affaires et des technologies avancées, a souligné que la transformation digitale représente aujourd’hui un enjeu stratégique majeur pour la Tunisie, qui doit moderniser son cadre législatif et renforcer ses infrastructures afin de soutenir la compétitivité de ses entreprises.

Selon lui, l’État tunisien, en collaboration avec ses partenaires internationaux, cherche à adapter les lois nationales aux évolutions mondiales du numérique et aux expériences étrangères afin de favoriser le développement économique. Il a expliqué, dans le cadre d’un atelier organisé jeudi 7 mai 2026, par la CTFCI en collaboration avec la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) et la Digital Standards Initiative (DSI), intitulé « Digitalisation du Trade Finance : enjeux et opportunités pour la Tunisie », que la digitalisation est devenue un levier incontournable de croissance pour les entreprises tunisiennes souhaitant intégrer les nouvelles technologies dans leur stratégie de développement.

Dans un contexte marqué par une évolution technologique rapide, la Tunisie doit, selon lui, poursuivre son adaptation afin de rester concurrentielle sur plusieurs secteurs. Il a rappelé que plusieurs projets ont été engagés avec le soutien de partenaires internationaux, notamment la Banque européenne pour la reconstruction et le développement et l’Union européenne, dans le cadre de la stratégie numérique 2021-2025.

L’avocat a également évoqué les financements mobilisés pour accompagner cette transition, citant notamment un prêt de 190 millions d’euros destiné au développement de la fibre optique, de la 5G et de la digitalisation en général.

Parmi les principaux défis identifiés figurent la réforme du cadre juridique et la modernisation du code des changes. D’après lui, ces réformes sont indispensables pour refléter les nouvelles réalités économiques et encourager davantage les investissements tunisiens et étrangers.

Il a aussi insisté sur la nécessité de renforcer les capacités de l’administration tunisienne à travers des moyens techniques adaptés et la formation du personnel spécialisé. À ses yeux, la Tunisie doit désormais dépasser les objectifs fixés pour la période 2021-2025 et adopter une vision stratégique à l’horizon 2050, notamment face à l’essor de l’intelligence artificielle et de la robotique.

Yassine Younsi a estimé qu’une telle vision permettrait à la Tunisie de se positionner parmi les pays où la digitalisation constitue une priorité nationale et de renforcer sa place dans les classements internationaux.

Concernant le positionnement régional de la Tunisie, il a affirmé que le pays figure parmi les États arabes les plus avancés en matière de digitalisation, devant le Maroc et la Jordanie. Il a toutefois reconnu que plusieurs chantiers restent à mener pour permettre à la Tunisie d’intégrer le groupe des vingt pays les plus avancés au monde dans ce domaine.

Enfin, il a appelé à investir davantage dans la formation et à créer des conditions favorables au maintien des compétences tunisiennes dans le pays, estimant que les ingénieurs tunisiens jouent un rôle clé dans le développement technologique national.

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«La STAM n’est pas à vendre» : l’UGTT monte au créneau contre toute privatisation

Le secrétaire général de l’Union générale tunisienne du travail, Slaheddine Selmi, a réaffirmé ce vendredi l’attachement de la centrale syndicale à la préservation de la Société tunisienne d’acconage et de manutention (STAM), rejetant fermement toute tentative de cession de ses activités ou d’atteinte à son rôle stratégique national.

S’exprimant lors d’un rassemblement des employés de la société au siège de l’UGTT, organisé sous le slogan : « Non à la cession des activités de l’entreprise et non à la privatisation d’un établissement public stratégique », Slaheddine Selmi a souligné que les quais portuaires ont été réalisés grâce aux fonds de l’État tunisien et doivent être exploités par une entreprise publique, sans être livrés à des opérateurs privés au détriment des intérêts de l’État.

Lors de cette rencontre tenue sur le thème : « Oui au développement et à l’investissement, non au démantèlement et à l’exclusion », le dirigeant syndical a insisté sur le droit des travailleurs à défendre les entreprises publiques, considérées comme un acquis du peuple tunisien qu’il convient de préserver.

Il a également mis en garde contre les risques liés à la cession ou à la fragmentation des activités de certaines entreprises publiques, évoquant notamment la situation récente de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz.

Selon lui, cette mobilisation ne vise ni des augmentations salariales ni des revendications sociales, mais s’inscrit dans la stratégie de l’UGTT visant à soutenir les entreprises publiques et à empêcher leur privatisation, notamment la STAM.

« Mille fois non à la cession du moindre espace ou de la moindre activité de la STAM, afin que cela ne devienne pas le début d’un processus de privatisation », a-t-il lancé.

Le secrétaire général de l’UGTT a par ailleurs salué la position des travailleurs mobilisés pour défendre leur entreprise, estimant qu’elle honore l’ensemble des syndicalistes et reflète les principes fondamentaux de l’organisation.

L’UGTT maintient depuis plusieurs années une position ferme contre la vente ou la privatisation des entreprises publiques, qu’elle considère comme «une ligne rouge à ne pas franchir ».

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Transmis par les rongeurs et la poussière : aucun cas d’Hantavirus enregistré en Tunisie

Le directeur général du Centre national de pharmacovigilance, Riadh Daghfous, a rassuré ce vendredi les Tunisiens concernant la situation sanitaire dans le pays, affirmant qu’aucun cas d’infection par le virus « Hantavirus » n’a été enregistré jusqu’à présent en Tunisie.

Il a indiqué qu’il n’y a pas lieu de s’inquiéter d’une éventuelle propagation de ce virus, apparu pour la première fois dans les années 1950, précisant qu’il s’agit d’un virus à multiples mutations. La transmission à l’homme se fait généralement par contact avec des rongeurs infectés, notamment via leurs déjections, leur urine ou leur salive, mais aussi par contact direct ou indirect. Elle peut également survenir par inhalation de particules contaminées, souvent dans des espaces clos ou mal ventilés. Plus rarement, la transmission peut se produire par morsures ou griffures de rongeurs.

Selon lui, les symptômes du hantavirus ressemblent à ceux de la grippe saisonnière, avec des douleurs à la tête, à l’abdomen et aux articulations, ainsi que de la fièvre. Toutefois, les complications peuvent être graves et toucher, selon certaines mutations du virus, les poumons ou les reins.

Il a précisé qu’il n’existe actuellement aucun traitement spécifique, les médicaments disponibles permettant uniquement de soulager les symptômes. Il n’existe pas non plus de vaccin efficace à ce jour, à l’exception de certains vaccins développés en Chine et en Corée du Sud, qui ne sont pas reconnus internationalement en raison d’une efficacité jugée insuffisante.

Enfin, il a souligné que l’infection peut être mortelle dans 35 à 50 % des cas, et que les chercheurs travaillent actuellement dans les laboratoires du monde entier sur le séquençage génétique afin de vérifier une éventuelle transmission interhumaine

Le virus Hantavirus reste entouré de nombreuses zones d’incertitude. À la date du 8 mai 2026, les autorités n’ont toujours pas déterminé avec précision comment des cas d’infection ont été détectés à bord du navire de croisière MV Hondius ou chez d’anciens passagers. Une situation ayant causé la mort de trois personnes : un couple néerlandais et une ressortissante allemande.

Trois jours après avoir quitté les eaux au large du Cap-Vert, où il devait terminer une croisière partie d’Ushuaïa en Argentine, le navire devait arriver ce week-end dans l’archipel espagnol des Canaries. Il transportait environ 150 passagers et membres d’équipage, issus de 23 nationalités. Parallèlement, des opérations de traçage sont en cours à travers le monde pour identifier les personnes ayant voyagé à bord ou été en contact avec les occupants et l’Hantavirus.

Le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, a déclaré jeudi : « Nous considérons cet événement comme sérieux », tout en précisant que « le risque pour la santé publique reste faible ».

Les Hantavirus constituent une famille de virus transmis à l’homme par les rongeurs et pouvant provoquer des maladies graves. L’infection peut survenir par morsure, contact avec les animaux ou leurs déjections. Mais elle se produit le plus souvent par inhalation de poussières contaminées.

Selon les autorités sanitaires françaises, ces contaminations surviennent notamment lors d’activités en forêt, dans des zones isolées ou abandonnées depuis longtemps, mais aussi en milieu rural, dans les champs ou les exploitations agricoles.

Présents sur tous les continents, ces virus sont classés selon leur origine géographique. Les souches du « Vieux Monde » (Asie, Afrique, Europe) provoquent généralement une fièvre hémorragique avec syndrome rénal. Tandis que celles du « Nouveau Monde » entraînent le plus souvent un syndrome cardiopulmonaire sévère, détaille l’OMS.

L’Argentine, point de départ des passagers du MV Hondius, a été le pays le plus touché du continent américain en 2025 avec 66 cas, devant la Bolivie (48 cas) et le Chili (35 cas). C’est ce que révèle un rapport de l’Organisation panaméricaine de la santé.

Manifestations cliniques et prise en charge médicale

Les patients infectés par la souche Andes ont présenté de la fièvre et des troubles digestifs, évoluant rapidement vers une pneumonie, puis un syndrome de détresse respiratoire aiguë et un état de choc.

Virginie Savoye, du Centre national de référence des Hantavirus à l’Institut Pasteur de Paris, précise que « plus la prise en charge est rapide, meilleur est le pronostic. Mais il n’existe pas encore de traitement spécifique, nous traitons uniquement les symptômes ».

Dans les formes sévères, une assistance respiratoire en réanimation est nécessaire. Les personnes les plus vulnérables sont les individus immunodéprimés, les personnes âgées et celles souffrant de maladies chroniques.

Un antiviral, la ribavirine, a été testé dans certains cas, mais son utilisation reste limitée et son efficacité n’est pas pleinement démontrée. Aucun vaccin n’existe actuellement contre les Hantavirus.

Particularité de la souche Andes et transmission entre humains

La souche Andes est la seule dont la transmission interhumaine a été formellement démontrée. Avant 1996, ces virus étaient considérés comme strictement zoonotiques.

Cependant, des épidémies survenues à El Bolsón puis à Epuyén en Argentine entre 2018 et 2019 ont confirmé une transmission possible par contact étroit, et probablement par inhalation de gouttelettes de salive.

Les Hantavirus du continent américain présentent des taux de mortalité élevés, pouvant dépasser 40 %, et atteindre jusqu’à 50 % pour la souche Andes selon certains chercheurs.

Durée d’incubation et identification des cas suspects

La période d’incubation varie de une à six semaines, avec une moyenne de deux à trois semaines.

Dans le cas du navire, le premier décès est survenu 11 jours après le départ. Ce qui suggère que l’infection aurait pu avoir lieu avant l’embarquement, probablement via une exposition à des rongeurs.

Cette durée d’incubation relativement longue laisse la possibilité de nouveaux cas. Tandis que la question des infections asymptomatiques reste encore mal documentée.

Risques de transmission en milieu clos comme les navires ou les avions

Les environnements fermés, comme les navires de croisière, peuvent favoriser la propagation en raison de contacts prolongés entre individus. Toutefois, la transmission du virus nécessite généralement un contact très étroit, et non une simple proximité.

Dans les avions, les données restent insuffisantes et des opérations de traçage des contacts sont actuellement menées sur plusieurs vols internationaux.

Risque de pandémie et comparaison avec le Covid-19

L’OMS et les autorités sanitaires estiment que le risque global reste faible et qu’aucun scénario de pandémie n’est actuellement envisagé.

Le virus n’est pas adapté à une transmission large entre humains et ne se propage pas facilement comme la grippe ou la Covid-19, nécessitant un contact direct et rapproché.

Évaluation du niveau d’alerte et position des experts

À ce stade, les données disponibles indiquent une situation sous contrôle, avec un nombre limité de cas et aucune évolution inquiétante à bord du navire.

Par ailleurs, ce virus est connu depuis les années 1990 et n’a jamais provoqué de propagation mondiale. Ce qui rend une diffusion massive peu probable à court terme, estiment les experts en épidémiologie.

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