Le secteur des télécommunications en Tunisie a franchi, pour la première fois de son histoire, le seuil du milliard de dinars de chiffre d’affaires au cours du premier trimestre 2026, selon les données publiées par l’Instance nationale des télécommunications. Le chiffre d’affaires global s’est établi à 1 024,9 millions de dinars, confirmant une croissance soutenue […]
Le véhicule électrique ne se limite plus à une mobilité décarbonée : il devient progressivement un maillon du système énergétique. C’est le constat présenté par Hajer Chekir, directrice commerciale de BYD Tunisie, le 21 mai 2026 à Tunis, lors de la 27e édition du Forum de L’Économiste Maghrébin, dans le cadre du panel intitulé « L’impératif stratégique des énergies renouvelables en Tunisie : volatilité des prix des hydrocarbures et transition bas-carbone ».
Pour la responsable de BYD, premier constructeur mondial de véhicules électriques devant Tesla, la mobilité électrique dépasse largement le simple remplacement de la voiture thermique. Elle représente une nouvelle approche de l’énergie. Un véhicule électrique permet de réduire les émissions de CO₂ de 2 à 3 tonnes par an par rapport à un modèle thermique équivalent, tout en diminuant les subventions publiques et la dépendance aux énergies fossiles, dans un contexte marqué par la hausse des prix du pétrole.
Hajer Chekir rappelle surtout qu’un véhicule électrique est avant tout une batterie mobile. Avec le développement massif des énergies renouvelables intermittentes, comme le solaire et l’éolien, la Tunisie aura besoin de capacités de stockage importantes. Les véhicules électriques peuvent ainsi stocker l’électricité lorsqu’elle est abondante puis la restituer au réseau afin d’équilibrer la demande lors des périodes de pointe. Cette technologie n’a plus rien de théorique : des projets pilotes sont déjà en cours en Australie et les expérimentations se multiplient à travers le monde.
Selon elle, la mobilité électrique répond à trois défis majeurs. Le premier est climatique, avec la décarbonation des transports. Le deuxième est économique, grâce à la réduction de la dépendance aux hydrocarbures importés. Le troisième concerne la modernisation du réseau électrique tunisien. Le véhicule électrique ne servira plus uniquement à se déplacer, il deviendra aussi un outil actif au service du système énergétique.
La fiabilité des véhicules électriques n’est plus ç démontrer
Interrogée sur les difficultés liées à la réglementation et à la tarification, la directrice commerciale a estimé que la technologie ne constituait plus un frein. Les véhicules électriques ont désormais démontré leur fiabilité, leurs performances et leur rentabilité à l’usage. Les principaux défis concernent désormais la sensibilisation et l’accompagnement des consommateurs. Les clients doivent disposer d’informations claires sur les garanties des batteries, BYD propose des garanties dépassant 2 millions de kilomètres, sur l’autonomie et sur le coût total d’utilisation. Il s’agit de démontrer qu’il s’agit d’une solution fiable, simple, ეკონომique, écologique et de plus en plus accessible.
Le deuxième défi porte sur l’infrastructure de recharge. Les utilisateurs doivent pouvoir recharger leur véhicule à domicile, ce qui représente 80 % des usages, mais aussi sur les lieux de travail, les grands axes routiers, les centres commerciaux et dans les cafés. Avec la recharge rapide, certains véhicules peuvent désormais récupérer leur autonomie en cinq minutes, soit plus rapidement qu’un plein d’essence classique. La technologie ne constitue donc plus un obstacle.
Le troisième défi, sur lequel Hajer Chekir a salué les avancées de l’État tunisien, concerne le cadre réglementaire. Des incitations fiscales importantes ont déjà été instaurées : exonération des droits de douane et des droits de consommation, TVA réduite à 7 %, identique à celle des véhicules hybrides rechargeables, ainsi qu’exonération de la carte grise.
Ces mesures commencent à produire des résultats concrets. La Tunisie comptait 200 véhicules 100 % électriques en 2024, puis 500 en 2025. Le parc dépasse désormais 750 véhicules électriques. Les parts de marché des véhicules électrifiés ont franchi les 15 % durant les quatre premiers mois de 2026, contre seulement 5 % sur l’ensemble de l’année précédente.
En conclusion, Hajer Chekir appellera à une mobilisation collective pour réussir la transition énergétique. État, banques, constructeurs et entreprises énergétiques doivent agir conjointement afin d’accompagner l’essor de la mobilité électrique. Selon elle, celle-ci entre désormais dans une phase d’adoption de masse : ce n’est plus une perspective lointaine, mais une réalité déjà engagée, porteuse d’un modèle à la fois écologique et économiquement soutenable pour la Tunisie.
Le Palais des Expositions de Sfax se prépare à accueillir la 60e édition de la Foire internationale de Sfax, du 9 au 23 juin 2026, sous le thème, pour le moins curieux, de «l’Émerveillement».
Selon Issam Ben Abdallah, directeur commercial et responsable des relations extérieures de l’Association des foires et conférences internationales de Sfax, le comité d’organisation s’emploie à créer une esthétique unique, notamment en embellissant les espaces extérieurs et en proposant un nouveau concept d’exposition dans le but d’enrichir l’expérience des visiteurs et des exposants. Espérons que ces derniers seront agréablement surpris, voire «émerveillés», comme promis par les organisateurs !
M. Ben Abdallah explique qu’en coordination avec les délégations régionales de l’artisanat, des espaces dédiés ont été prévus pour les artisans spécialisés des différents gouvernorats, a expliqué M. Ben Abdallah, ajoutant que la foire s’attend également à une forte participation des principales entreprises tunisiennes de céramique, et prévoit un pavillon entièrement consacré à la poterie.
Outre son aspect commercial, l’exposition accorde un grand intérêt pour le divertissement, en consacrant plus de 4 000 mètres carrés d’espace extérieur à la création d’un parcours de jeux complet destiné à tous les groupes d’âge, des enfants et des jeunes aux personnes âgées, faisant de l’exposition une destination familiale de premier plan, a encore indiqué le directeur commercial de la Foire international de Sfax dans une déclaration faite à Diwan FM.
L’Agence nationale de cybersécurité (ANCS) a mis en garde contre les menaces croissantes posées par les réseaux sociaux, qui ne sont plus seulement un espace de communication mais sont devenus une cible privilégiée des cyberattaques, notamment en raison de l’utilisation de l’intelligence artificielle à des fins de fraude, de désinformation numérique et de ciblage des utilisateurs.
Dans un communiqué, la l’ANCS a détaillé les principales menaces émergentes, parmi lesquelles le phishing utilisant l’IA, les usurpations d’identité, les liens malveillants dans les messages, la propagation de logiciels malveillants sur différentes plateformes, les techniques d’ingénierie sophistiquées et le vol de codes de vérification.
À cet égard, l’agence a présenté des méthodes de protection, qui consistent à activer la vérification en deux étapes, à éviter de partager le code de vérification, à se méfier des messages urgents ou alarmants, à éviter de cliquer sur des liens suspects, à vérifier l’identité de l’appelant ou de l’expéditeur, à restreindre qui peut voir les informations personnelles, à éviter d’ajouter des personnes inconnues aux conversations privées, à utiliser uniquement des applications officielles et à surveiller les appareils liés au compte.
La campagne de traitement des peaux d’animaux sacrificiels, interrompue l’année dernière, vient de reprendre à l’occasion de l’Aïd Al-Adha célébré en Tunisie mercredi 27 mai 2026.
Selon le président de la Chambre nationale du cuir et de la chaussure (CNCC), Wajdi Dhouib, cité par l’agence Tap, cette campagne est supervisée par le Centre national du cuir et de la chaussure, qui a fourni environ 15 tonnes de sels pour la conservation des peaux et a œuvré à la réactivation des licences d’exportation pour les peaux semi-traitées, permettant ainsi aux abattoirs de reprendre leur activité et à la campagne de retrouver son rythme normal.
M. Dhouib a expliqué à la TAP que le taux de traitement des peaux d’animaux sacrifiés dans le gouvernorat de Sfax avait atteint environ 40 % cette année, selon les premières estimations, jugeant ce pourcentage «respectable et acceptable», dans l’attente de la collecte définitive des données relatives aux quantités collectées et traitées.
M. Dhouib a, par ailleurs, expliqué que la campagne nationale de valorisation des peaux d’animaux sacrificiels a été lancée en 2018 à l’initiative du CNCC, en constatant la multiplication du nombreux de peaux d’animaux jetées dans la rue ou brûlées, pratique qui engendrait des odeurs nauséabondes et des risques sanitaires et environnementaux. Pis encore : dans les années où l’Aïd Al-Adha coïncidait avec la saison des pluies, certaines peaux étaient même jetées dans le réseau d’égouts de l’Office national de l’assainissement (Onas), a-t-il déploré. Et d’ajouter que la campagne avait d’abord été lancée dans la région du Grand Tunis (Ariana, Ben Arous, Tunis et Manouba) avant d’être étendue en 2019 à la plupart des gouvernorats du pays. Cette extension a impliqué les municipalités, le ministère des Affaires religieuses et le CNCC.
Les campagnes de sensibilisation menées entre 2018 et 2024 ont contribué de manière significative à l’amélioration des méthodes de conservation et de la qualité des peaux.
Il est à noter que le processus d’abattage des animaux sacrificiels pour l’Aïd Al-Adha diffère des méthodes d’abattage professionnelles utilisées dans les abattoirs, ce qui avait auparavant suscité des inquiétudes quant à la qualité des peaux. Aussi les abattoirs ont-ils été encouragés à participer en obtenant des licences d’exportation de peaux semi-traitées, malgré l’interdiction de telles exportations en temps normal.
En 2020, les peaux d’animaux sacrificiels semi-traitées ont été exportées pour une valeur de 14,6 millions de dinars, a indiqué M. Dhouib, ajoutant que ce processus a contribué à économiser des devises étrangères et à réduire la charge financière pesant sur les municipalités en matière de transport des peaux vers les décharges, d’autant plus que le poids moyen d’une peau est d’environ 4,5 kilogrammes.
Les résultats de la campagne s’améliorent d’année en année, le taux de récupération estimé des peaux d’animaux sacrifiés atteignant environ 5,5 % en 2024. L’objectif est d’atteindre un taux de 70 à 80 % grâce à des campagnes de sensibilisation renforcées.
Dhouib a également révélé que le ministère de l’Industrie a suspendu les licences d’exportation de peaux semi-transformées fin 2024, ce qui, selon lui, a dissuadé les abattoirs de participer en 2025 et a entraîné l’arrêt de la campagne nationale, à l’exception de quelques municipalités qui ont poursuivi leurs efforts dans ce domaine.
En marge de la 27ᵉ édition du Forum de l’Économiste Maghrébin 2026, Mokhtar Ben Mechichi, directeur technique à Pépinière Mabrouka, souligne que les mécanismes d’encouragement à l’investissement agricole demeurent avant tout fiscaux. Si la législation prévoit certains avantages pour soutenir le secteur, les subventions directes restent encore peu perceptibles sur le terrain, leur application concrète étant jugée incertaine et difficile à anticiper pour les agriculteurs.
Selon lui, le principal défi de l’agriculture tunisienne réside aujourd’hui dans sa capacité d’adaptation face aux changements climatiques. Dans les régions du sud, notamment à Médenine et Tataouine, les agriculteurs font face à une réalité complexe : contrairement aux évolutions du climat, les terres agricoles ne peuvent pas être déplacées. L’enjeu consiste donc à identifier des cultures à la fois rentables et adaptées aux nouvelles conditions climatiques, soit à travers l’introduction de nouvelles espèces, soit grâce à des variétés plus résistantes aux contraintes locales.
Mokhtar Ben Mechichi estime également que cette transition ne peut reposer uniquement sur les agriculteurs. Elle nécessite un accompagnement étroit de la recherche scientifique, des ingénieurs agronomes et des institutions publiques, notamment des ministères concernés, afin de développer des solutions concrètes adaptées aux spécificités de chaque région.
Malgré ces défis, il rappelle que l’agriculture tunisienne dispose d’importants atouts. Le pays bénéficie notamment d’un fort taux d’encadrement et de compétences reconnues, avec des ingénieurs qualifiés dont l’expertise est appréciée aussi bien en Tunisie qu’à l’international. Ces ressources humaines constituent un levier essentiel pour accompagner l’évolution technologique du secteur et proposer des solutions adaptées au contexte local.
Il insiste enfin sur le fait que l’agriculteur demeure un acteur central du développement économique. En dépit des contraintes climatiques, le secteur agricole continue d’offrir de réelles perspectives grâce aux avancées scientifiques, à une meilleure connaissance des sols et à l’évolution constante des techniques culturales.
L’initiative environnementale « Adopte une plage » bénéficie désormais du soutien à long terme du Fonds mondial pour la nature (WWF Afrique du Nord).
Ce projet vise à garantir des plages propres et durables en confiant l’entretien et la protection de portions spécifiques du littoral à des équipes locales et des groupes de bénévoles, selon un communiqué de l’organisation. Sur le plan environnemental, cette action permet de lutter efficacement contre la pollution en limitant l’infiltration des plastiques et des déchets dans les profondeurs marines. Elle joue également un rôle crucial dans la protection de la faune, notamment en offrant un refuge sûr aux tortues marines et aux poissons qui dépendent des plages et du sable.
De plus, en préservant la flore littorale, l’initiative contribue à freiner l’érosion du sol et à renforcer la résilience côtière face aux effets du changement climatique. Outre l’aspect écologique, « Adopte une plage » transforme les littoraux en espaces propres et sains, permettant aux citoyens de profiter pleinement de la nature. En impliquant directement la population, le projet renforce l’esprit communautaire et ancre les valeurs de coopération et de responsabilité au sein de la société tunisienne.
Enfin, l’impact de l’initiative se mesure également sur la santé physique et mentale des participants. Le ramassage des déchets constitue une activité physique complète combinant marche et flexions sur plusieurs milliers de pas, tandis que ce travail de terrain en pleine nature contribue à réduire le stress et à stimuler l’énergie positive des bénévoles.
Dans un communiqué rendu public, la Direction générale des impôts (DGI) fixe au vendredi 29 mai 2026 le dernier délai pour le dépôt de la déclaration mensuelle par les personnes morales non assujetties à la déclaration et au paiement à distance des impôts.
Et la DGI de rappeler que si le dernier jour du dépôt d’une déclaration fiscale coïncide avec un dimanche ou un jour férié, le contribuable serait en mesure de pouvoir déposer sa déclaration le jour ouvrable suivant sans versement de pénalités financières.
Selon l’Indice d’industrialisation de l’Afrique 2025, publié par la Banque africaine de développement, le Maroc est désormais le premier pôle industriel du continent, suivi par l’Afrique du Sud, l’Égypte et la Tunisie.
Cette position s’est consolidée grâce à la croissance du secteur des exportations, à l’intégration des infrastructures logistiques et à la diversification progressive des capacités de production.
Le rapport de la BAD souligne que le Maroc figure parmi les rares économies africaines à avoir su conjuguer avec succès politique industrielle, logistique portuaire, intégration commerciale et attractivité internationale. Cette convergence permet au pays de s’imposer comme l’un des principaux pôles manufacturiers africains dans les secteurs de l’automobile, de l’aérospatiale, des phosphates transformés et dans de nombreux autres secteurs industriels liés aux marchés européens.
L’industrie automobile est le principal moteur de cette croissance industrielle, notamment grâce aux pôles de Tanger et de Kénitra.
Par ailleurs, le port de Tanger-Med permet au Maroc de connecter rapidement ses pôles industriels aux marchés européens, africains et méditerranéens, réduisant ainsi les délais de transport et renforçant l’attractivité des sites industriels marocains.
Le rapport met également en lumière la croissance continue de l’industrie aérospatiale marocaine, devenue l’un des secteurs les plus avancés du continent. Casablanca, Nouaceur et de nombreux pôles industriels spécialisés accueillent des activités liées au câblage, à l’assemblage de composants, à la maintenance et aux systèmes aérospatiaux de précision.
La BAD estime que cette trajectoire distingue le Maroc des autres économies africaines, qui restent fortement dépendantes des exportations de matières premières.
La Tunisie continue d’attirer des investissements étrangers, mais la concurrence internationale devient de plus en plus intense, avertit Karim Hajjaji. Intervenant en marge du Forum de L’Économiste maghrébin 2026, il estime que le pays doit accélérer ses réformes pour améliorer son attractivité économique face à des concurrents régionaux particulièrement offensifs.
Selon lui, la simplification des procédures d’investissement constitue une priorité, tout comme le soutien aux initiatives locales, à l’innovation et aux entreprises nationales capables de devenir des relais de croissance. Il souligne également que la Tunisie ne devrait pas concentrer sa stratégie uniquement sur les investisseurs étrangers classiques.
Le responsable bancaire met particulièrement en avant le rôle stratégique de la diaspora tunisienne. Les Tunisiens résidant à l’étranger représentent, selon lui, un levier d’investissement stable et durable, capable de contribuer fortement à la création de richesse. Il rappelle que leurs transferts financiers dépassent déjà les recettes du tourisme et insiste sur leur attachement affectif au pays, qu’il considère comme un atout économique majeur.
Karim Hajjaji appelle également à davantage de flexibilité réglementaire, notamment concernant la convertibilité du capital, le rapatriement des dividendes et l’assouplissement de la réglementation des changes. Des mesures qu’il juge indispensables pour rassurer les investisseurs internationaux.
Enfin, il estime que la Tunisie doit mener un véritable travail de promotion économique à l’international. Citant l’exemple du Maroc, qu’il considère très performant en matière de marketing territorial, il affirme que la Tunisie dispose pourtant d’avantages compétitifs importants. Pour les valoriser, le pays doit, selon lui, offrir davantage de stabilité politique, un environnement financier et réglementaire plus ouvert et encourager l’émergence de PME innovantes capables d’attirer les investisseurs dès les premières phases de développement.
D’après Walid Tritar, président de la Fédération interprofessionnelle du tourisme (Fi2t), le «all inclusive» n’est plus un choix mais plutôt une nécessité imposée par le marché ! Quel marché ? Dites, plutôt, imposé par les tours opérateurs étrangers qui poussent nos hôteliers à davantage de concessions. Ces derniers répondent à toutes les exigences des TO qu’ils justifient avec des arguments oiseux, tout en fermant les yeux sur le bradage des prix, le mal chronique dont souffre le tourisme tunisien !
Habib Glenza, à Lödz
On comprend maintenant pourquoi 177 hôtels ont été obligés de fermer en 2025, ce qui représente environ 60 000 lits (25% de la capacité d’hébergement) comme il a été révélé par le directeur général de l’ONTT Mohamed Mehdi Haloui.
Ces fermetures sont dues à des difficultés financières, ce qui revient à dire que les hôteliers ne gagnent pas suffisamment d’argent et ne rentrent pas dans leurs frais… mais au lieu de changer de méthode, ils trouvent encore le moyen d’ajouter au séjour à bas prix, le all inclusive et le bradage des prix.
Laissons parler les chiffres
Le bilan de l’activité touristique est nettement en deçà des résultats de nos concurrents directes au sud de la Méditerranée : Maroc, Egypte et Turquie.
Les recettes, en devises, de l’exercice touristique 2024/2025 :
– Turquie : 65,2 milliards de dollars pour 62 millions de touristes ;
– Egypte : 14 milliards de dollars pour 15,7 millions de touristes ;
– Maroc : 14 milliards de dollars pour 19,8 millions de touristes ;
– Tunisie : 2,5 milliards de dollars pour 11 millions de touristes.
Une simple analyse des recettes rapportées au nombre de touristes hébergés, nous donne les résultats suivants :
– Tunisie : 227 dollars par touriste (environ 740 dinars).
Il résulte donc de l’analyse de ces chiffres que le touriste qui se rend en Turquie dépense 7 fois plus que celui qui visite la Tunisie, l touriste qui se rend en Egypte dépense 4 fois plus que celui qui visite la Tunisie et le touriste qui se rend au Maroc dépense 3 fois plus que celui qui visite la Tunisie. Et dire qu’il fut un temps, dans les années 1980 et 1990, où notre pays était leader en Afrique du Nord en termes d’entrées et de recettes ! C’était avant l’adoption de la panacée du all inclusive…
Monsieur Tritar, voilà à quoi nous mène votre politique, qui défend le all inclusive comme étant une nécessité et non un choix, vers davantage de difficultés financières pour l’ensemble du secteur touristique tunisien. N’oubliez jamais que des banques de développement touristiques ont fait faillite, dont la BNDT et la BDET, en raison des difficultés de remboursement des crédits accordés aux hôteliers !
Continuez à justifier et à pratiquer le all inclusive et, peut-être, d’autres gratuités, et vous allez accélérer la mort du tourisme tunisien, qui est déjà moribond, en dépit des déclarations d’autosatisfaction des responsables du secteur qui ne trompent plus personne.
Comment redresser un tourisme tunisien moribond ?
Mes conseils de professionnel du secteur pour un redressement réel de la situation actuelle du notre tourisme avant qu’il ne coule :
1 – relevez le taux annuel d’occupation qui se trouve sous la barre des 45% en recourant à des formules plus fructueuses que le all inclusive ;
2 – améliorez les services rendus, en particulier dans les hôtels 4 et 5 étoiles ;
3 – luttez contre le bradage des prix ;
4 – choisissez sans plus tarder un programme de formation continue pertinente ;
5 – mettez en œuvre un programme de formation de base, en particulier dans le secteur de la buanderie qui laisse beaucoup à désirer.
A propos de buanderie, ce sous-secteur ne bénéficie d’aucune attention ni de la part des hôteliers, ni de celle de l’ONTT (absence de formation à l’Iseth de Sidi Dhrif et aux Centre régionaux de formation relevant de l’ONTT).
La Tunisie vient de soumettre officiellement sa Contribution Déterminée au niveau National (CDN 3.0) à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (Ccnucc). Ce nouveau cadre s’appuie sur une approche élargie intégrant l’ensemble des secteurs économiques. La CDN3.0 de la Tunisie représente une continuation des efforts et engagements déjà pris, au titre de […]
Réforme du Code de l’investissement: La Tunisie veut accélérer la modernisation de son cadre économique La Presse —L’intervention du rapporteur de la Commission de la planification stratégique à l’Assemblée des représentants du peuple, Salah Selmi, a remis au centre du débat la nécessité urgente de réformer le Code de l’investissement en Tunisie. Selon lui, le cadre actuel est […]
Les entreprises concernées par le dépôt physique de leurs obligations fiscales ont jusqu’à la fin de la semaine pour régulariser leur situation. Dans un communiqué officiel, la Direction Générale des Impôts (DGI) a rappelé que le vendredi 29 mai 2026 constitue le dernier délai pour le dépôt de la déclaration mensuelle et le paiement des […]
Le Journal Officiel de la République Tunisienne (JORT) a publié un arrêté daté du 26 mai 2026, portant attribution du Prix national du meilleur projet pour les nouveaux promoteurs dans le secteur de l’artisanat (au titre de l’année 2025) à Firas El Abed, artisan spécialisé en céramique traditionnelle. Originaire de Moknine, (gouvernorat de Monastir), ce […]
Face à la fragmentation mondiale et au resserrement des financements concessionnels, la Tunisie doit diversifier ses partenaires et s’appuyer davantage sur les garanties multilatérales, les financements mixtes et la mobilisation stratégique de la diaspora, a fait ressortir le rapport sur les Perspectives économiques en Afrique 2026 (PEA 2026).
Présenté mardi 26 mai à Brazzaville, en République du Congo, lors des Assemblées annuelles du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), organisées du 25 au 29 mai 2026, le rapport a rappelé des principaux risques auxquels la Tunisie fait face.
Il s’agit notamment de la lenteur des progrès en matière de réformes structurelles, la faiblesse de la demande européenne, le conflit au Moyen-Orient, les pressions sur la dette publique, la volatilité des prix de l’énergie et l’intensification des chocs climatiques.
Pour atténuer ces risques, le rapport a mis l’accent sur la nécessité de mobiliser davantage de financements extérieurs au moyen de garanties partielles, améliorer l’efficacité des dépenses et la gouvernance des entreprises publiques et promouvoir le développement du secteur privé afin de créer des emplois.
Par ailleurs, la stabilisation du cadre macroéconomique offre une opportunité de renforcer la mobilisation des ressources, selon le PEA. Dans ce cadre, le rapport a précisé que l’élargissement de la marge de manœuvre budgétaire passe par l’élargissement de l’assiette fiscale, la restructuration des entreprises publiques, l’accélération de l’exécution des investissements publics et l’intensification de la lutte contre la fuite des capitaux. La mobilisation des financements nationaux dépend de la capacité du système bancaire à limiter l’éviction du crédit au secteur privé et à soutenir le développement de la Bourse de Tunis et du marché obligataire national.
Et d’ajouter que la mise en place d’un système financier intégré nécessite de réduire les coûts d’intermédiation et de renforcer la résilience bancaire (gestion des risques et des actifs).
Il a préconisé également, de moderniser la gestion de la dette, de renforcer la supervision financière, développer un marché secondaire des titres d’État et mettre en place des mécanismes concrets de partage des risques avec les partenaires internationaux.
Et de conclure que trois priorités sont à adopter, à savoir l’interconnexion des bases de données fiscales, l’automatisation des contrôles de la TVA et la lutte contre l’économie informelle, la création d’un guichet de financement mixte pour structurer les partenariats public–privé et attirer les capitaux privés ainsi que l’adoption d’une stratégie visant à mobiliser la diaspora en orientant une partie des transferts vers des investissements productifs.
Le tourisme et les exportations industrielles au rendez-vous
Il convient de noter que la croissance de la Tunisie devrait atteindre 2,1 % en 2026 et 2,8 % en 2027, portée par la dynamique du secteur touristique et la reprise des exportations industrielles, selon les prévisions des PEA 2026.
La politique monétaire devrait rester prudente, afin de maintenir l’inflation à 5,7 % en 2026 et à 5,4 % en 2027, tout en gérant la rareté des liquidités intérieures et en préservant la stabilité du dinar tunisien.
Sur le plan budgétaire, les pressions devraient rester fortes, le déficit étant estimé à 6,1 % du PIB en 2026 et à 5,6 % du PIB en 2027. Le déficit courant devrait atteindre 5,3 % du PIB en 2026, a fait ressortir le rapport.
La même source a rappelé le léger redressement de l’économie tunisienne en 2025, avec une croissance du PIB réel de 2,5 %, contre 1,5 % en 2024, portée par l’agriculture, le secteur des phosphates, la construction et le tourisme.
Du côté de la demande, la croissance a été portée par la consommation privée et les exportations, tandis que l’investissement est resté faible en raison de contraintes de financement, liées à une marge de manœuvre budgétaire limitée et à un environnement des affaires peu attractif.
L’inflation a reculé de 7 % à 5,3 %, ce qui a permis à la Banque centrale de Tunisie (BCT) d’abaisser progressivement, son taux directeur à 7 % début 2026, a-t-on rappelé.
Cependant, la dépendance du trésor à l’égard de financements exceptionnels de la BCT accentue la pression sur les équilibres macroéconomiques. Le déficit courant s’est réduit à 5,2 % du PIB en 2025, grâce à l’amélioration du recouvrement des recettes et à la baisse des subventions énergétiques.
Le PEA est le rapport annuel phare du Groupe de la BAD. Il examine de quelle manière l’Afrique peut mobiliser des capitaux à grande échelle pour renforcer sa résilience, accélérer sa transformation structurelle et financer ses ambitions de développement dans un contexte de tensions géopolitiques croissantes, de resserrement des conditions financières mondiales et de besoins croissants en matière de financement du développement.
Son lancement a réuni des dirigeants mondiaux, des décideurs politiques, des partenaires au développement, des investisseurs, des représentants de la société civile et des dirigeants du secteur privé, pour discuter des perspectives économiques et des priorités de financement de l’Afrique.
Il offre une plateforme pour présenter ces conclusions et recommandations à un large public international et façonner le débat politique sur la mobilisation efficace et le déploiement efficient des capitaux, selon la BAD.
La croissance en Afrique du Nord, estimée à 4,4 % en 2025, devrait ralentir à 4 % en 2026, selon le rapport sur les « Perspectives économiques en Afrique 2026 » (PEA 2026), présenté mardi 26 mai à Brazzaville au Congo, lors des Assemblées annuelles du Groupe de la Banque africaine de développement (du 25 au 29 mai 2026).
Le PEA, rapport annuel phare du Groupe de la BAD, souligne que la croissance devrait s’établir à 4,2 % en 2027, sous réserve d’un apaisement des perturbations de la chaîne d’approvisionnement.
Les perturbations du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz devraient affecter les exportations de la région vers le Moyen-Orient, augmenter le coût des intrants pour les engrais et faire grimper les coûts de l’énergie pour les importateurs nets de produits pétroliers tels que l’Égypte, le Maroc et la Tunisie, selon les explications du PEA.
Et d’ajouter que le secteur touristique de la sous-région pourrait également subir l’impact négatif de la guerre au Moyen-Orient en raison de la baisse des arrivées de touristes en provenance des pays du Golfe.
Le Registre national des entreprises (RNE) a annoncé le lancement du “coffre-fort électronique de l’entreprise”, une plateforme numérique sécurisée qui deviendra obligatoire à partir du 1er septembre 2026, dans le cadre de la stratégie nationale de digitalisation visant à simplifier et moderniser les procédures administratives et économiques. Ce nouveau service permettra aux représentants légaux des […]
Les marques automobiles chinoises s’imposent de plus en plus sur le marché tunisien, où elles représentent désormais près d’une vente sur cinq, confirmant une transformation structurelle du secteur portée par des prix compétitifs, une offre diversifiée et l’essor des véhicules électriques. Cette progression s’inscrit dans un marché en nette croissance. En 2025, les ventes de […]