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Entre guerre commerciale et lutte antidrogue, Pékin ajuste sa stratégie envers Washington

La Chine a imposé de nouvelles restrictions à l’exportation sur certains ingrédients chimiques clés vers les États-Unis, le Mexique et le Canada, signe supplémentaire de sa coopération avec Washington pour lutter contre le trafic de drogue.

Cinq agences gouvernementales exigent désormais des licences d’exportation spéciales pour trois nouveaux composés chimiques réglementés, selon une annonce officielle et rapportée par Bloomberg. Ces substances sont des ingrédients clés dans la production de fentanyl illicite, un opioïde synthétique mortel qui a provoqué une grave crise de santé publique en Amérique du Nord.

Cette initiative intervient alors que les deux plus grandes économies mondiales cherchent à stabiliser leurs relations bilatérales. Les initiatives conjointes de lutte contre la drogue constituent l’un des rares domaines de coopération diplomatique fructueuse.

Cette annonce fait suite à de précédents rapports faisant état d’opérations antidrogue conjointes, notamment des opérations coordonnées le mois dernier dans les provinces chinoises du Liaoning et du Guangdong, ainsi que dans les États américains de Floride et du Nevada.

Les États-Unis maintiennent toujours un droit de douane de 10 % sur les importations chinoises, initialement imposé à titre de mesure punitive, car, selon Donald Trump, Pékin n’avait pas réussi à endiguer les exportations illégales de fentanyl et de ses précurseurs.

Rappelons que les droits de douane avaient été relevés l’an dernier dans un contexte de tensions commerciales, mais ils sont depuis retombés à un niveau effectif estimé à environ 21 %, suite aux négociations commerciales et à une décision de la Cour suprême américaine qui a invalidé certaines de ces mesures.

Les deux parties ont également conclu de nouveaux accords commerciaux avant le dernier sommet entre Donald Trump et Xi Jinping. Le gouvernement chinois a déclaré que les deux pays chercheraient à réduire les droits de douane sur au moins 30 milliards de dollars de marchandises.

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Tunisie – 52 % d’excédent de la balance commerciale alimentaire en avril

La balance commerciale alimentaire a enregistré un excédent de 963,5 millions de dinars (MDT), à fin avril 2026, contre 634,5 MDT durant la même période de l’année 2025, soit une hausse de 51,9 %. Du coup, le taux de couverture s’est amélioré pour atteindre 134,6 %.

D’après des données publiées lundi 18 mai par l’Observatoire national de l’agriculture (ONAGRI), cette évolution s’explique par l’accroissement des exportations à un rythme plus élevé par rapport à celui des importations. En effet, les exportations tunisiennes ont progressé de 25,4 %, passant de près de 3 milliards de dinars, durant les quatre premiers mois de 2025, à 3,7 milliards de dinars, à fin avril 2026.

Parallèlement, les importations ont enregistré une hausse de 18,3 %, pour se stabiliser à 2,7 milliards de dinars, contre 2,3 milliards de dinars, une année auparavant.

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El Mouradi Hotels : Aya Ben Othmane, directrice centrale commerciale

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Forte de plus de 25 ans d’expérience dans la gestion commerciale multi-établissements et le développement des segments Corporate, MICE et Loisirs, elle occupe depuis 2019 la responsabilité centrale des activités Corporate & MICE pour l’ensemble des hôtels El Mouradi.

El Mouradi Hotels annonce la nomination de Aya Ben Othmane Mhamdi en tant que Directrice Commerciale Centrale du groupe.

Cette nomination marque une nouvelle étape dans le renforcement de l’organisation commerciale du Groupe et l’intensification de ses partenariats en soutien à ses ambitions de développement et de montée en gamme.

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Commerce extérieur : Le déficit commercial se creuse à 20,1 milliards de dinars

Le déficit de la balance commerciale tunisienne a franchi le seuil de 20.168,5 millions de dinars sur les onze premiers mois de 2025, dépassant largement celui de 2024. Les chiffres publiés par l’INS montrent une dynamique où les importations progressent bien plus vite que les exportations. Le taux de couverture recule ainsi à 74,2%, contre 77,3% un an plus tôt. L’énergie demeure le principal foyer de déséquilibre.

Les données révèlent un déficit tiré, d’abord, par les produits énergétiques, qui affichent un trou de 10,3 milliards de dinars, suivi des matières premières et demi-produits (-5,5 milliards), des biens d’équipement (-3,2 milliards) et des biens de consommation (-1,9 milliard). Seul le volet alimentaire offre un contrepoids grâce à un excédent de 875,5 millions de dinars.

Hors énergie, le déficit recule à -9,8 milliards, mais la facture énergétique reste lourde, légèrement aggravée par rapport à 2024. Ce décalage s’explique par une accélération des importations (+5,8%) nettement supérieure à la progression des exportations (+1,5%). À fin novembre, la Tunisie a exporté pour 57,9 milliards de dinars, contre 78 milliards importés.

Les moteurs sectoriels du déséquilibre

Les exportations progressent dans les phosphates et dérivés (+12%) ainsi que dans les industries mécaniques et électriques (+7,8%). En revanche, trois secteurs majeurs décrochent : l’énergie (-29,6%), l’agroalimentaire (-11,2%), en particulier l’huile d’olive, et le textile-habillement (-1,8%).

Les ventes de produits raffinés diminuent de moitié, tandis que la valeur des exportations d’huile d’olive chute de 4,4 à 3,4 milliards de dinars, nivelant à la baisse les performances globales.

Vers l’Union européenne – qui absorbe plus de 70% des exportations – les ventes progressent légèrement, notamment vers l’Allemagne (+10%), la France (+8,9%) et les Pays-Bas (+4,6%). L’Italie (-8,8%) et l’Espagne (-9,2%) reculent. Sur le marché arabe, la tendance est plutôt haussière avec la Libye, l’Algérie, l’Égypte et le Maroc.

Une facture d’importations tirée par les équipements

Les importations augmentent dans presque toutes les catégories : biens d’équipement (+14,6%), matières premières (+6,6%) et produits de consommation (+11%). Seules deux lignes reculent : les produits énergétiques (-4,2%) et les produits alimentaires (-7,7%).

Avec l’Union européenne, les importations atteignent 33,8 milliards de dinars, en hausse de 1,6 milliard par rapport à 2024, tirées par l’Allemagne et la France. Hors Europe, la Chine (+22,6%) et la Turquie (+14,3%) confirment leur montée, contrairement à la Russie (-20,9%) et l’Inde (-4,4%).

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États-Unis – Chine : Un armistice commercial aux répercussions mondiales

Après des « discussions incroyables » entre Donald Trump et Xi Jinping, Washington et Pékin annoncent un accord d’un an sur les tarifs, les terres rares et la lutte contre le fentanyl. Une trêve stratégique aux effets bien au-delà des deux puissances.

Une trêve au goût de revanche

Donald Trump a affirmé qu’un « accord d’un an » avait été trouvé avec Xi Jinping, à l’issue de pourparlers qu’il a qualifiés d’« incroyables ». L’accord prévoit une réduction partielle des droits de douane américains sur les importations chinoises, en contrepartie d’engagements de Pékin sur trois volets : la coopération contre le fentanyl, la reprise des achats de soja américain, et le maintien des exportations de terres rares.

Ce compromis marque une accalmie dans la confrontation commerciale qui oppose les deux puissances depuis 2018. Mais, comme le rappellent plusieurs analystes, il s’agit d’une pause tactique plutôt qu’un apaisement durable.

Le fentanyl, nouveau levier diplomatique

Le volet le plus inattendu de ce deal concerne la lutte contre le trafic de fentanyl, cet opioïde de synthèse à l’origine de dizaines de milliers de morts chaque année aux États-Unis.

La Chine, souvent accusée par Washington de tolérer l’exportation de précurseurs chimiques, s’est engagée à renforcer le contrôle de ses usines et à coopérer plus étroitement avec les agences américaines. En échange, les États-Unis ont réduit les droits de douane sur certains produits chimiques et pharmaceutiques.

Pour les observateurs, cette concession illustre la dimension hautement transactionnelle du « deal Trump » : une diplomatie du troc, où la santé publique devient une monnaie d’échange.

L’Asie du Sud-Est : stabilisation des flux industriels

En Asie, cet apaisement réduit temporairement la pression sur les chaînes d’approvisionnement.
Le Vietnam, la Thaïlande ou la Malaisie, qui avaient profité de la guerre commerciale pour attirer des relocalisations, risquent de voir ce mouvement ralentir.
Des entreprises comme Samsung, Foxconn ou Toyota, déjà implantées dans ces pays, pourraient reporter leurs plans de délocalisation hors de Chine, estimant le climat plus prévisible.

En revanche, l’Inde pourrait tirer parti de cette trêve pour accélérer ses négociations commerciales bilatérales avec les deux géants.
New Delhi se présente désormais comme la « troisième voie » industrielle, prête à absorber la relocalisation partielle d’usines électroniques et pharmaceutiques.

L’Amérique latine : entre soulagement et perte de terrain

La reprise par la Chine des achats de soja américain bouleverse les équilibres agricoles.
Le Brésil, premier exportateur vers Pékin depuis 2018, voit sa part de marché menacée.
Les fermiers argentins et paraguayens s’inquiètent également d’une baisse de la demande, ce qui pourrait freiner leurs revenus agricoles et donc la reprise post-crise.

En revanche, les prix mondiaux des céréales pourraient remonter, profitant à des pays africains producteurs (comme le Nigeria ou l’Éthiopie) — mais au détriment des importateurs nets.

L’Europe : une respiration stratégique

Les industriels européens, notamment allemands et français, bénéficient d’un climat commercial moins tendu.
Les fabricants d’automobiles, de batteries et de technologies vertes dépendants des terres rares chinoises voient leurs coûts se stabiliser.
Mais cette accalmie ne règle rien : l’Union européenne reste écartée du jeu diplomatique direct, observant un bilatéralisme agressif où Trump et Xi redéfinissent seuls les règles.

Les investisseurs européens, eux, y voient une fenêtre d’investissement plus sûre à court terme, surtout dans les technologies de transition énergétique.

L’Afrique et la Tunisie : entre opportunité et marginalisation

Pour les pays africains, la détente sino-américaine est ambivalente.
Elle stabilise les prix des matières premières (cuivre, cobalt, lithium), mais réduit la demande de diversification que provoquait la guerre commerciale.
Autrement dit, les États-Unis et la Chine préférant commercer entre eux, les exportateurs africains redeviennent périphériques.

En Tunisie, l’effet est plus symbolique qu’économique :

  • une stabilité des cours mondiaux pourrait alléger les coûts d’importation énergétique,
  • mais le ralentissement des relocalisations industrielles hors Asie limite les perspectives de coopération technologique ou de sous-traitance électronique.

Cependant, si la Chine décide d’étendre son “soft power économique” pour compenser les tarifs américains, le Maghreb pourrait redevenir une base logistique d’accès à l’Europe.

Les marchés mondiaux : un répit fragile

Les marchés ont accueilli cette trêve avec soulagement.
Les indices asiatiques ont progressé, les cours du pétrole sont restés stables, et le dollar s’est légèrement renforcé.
Mais cette confiance est à durée déterminée : l’accord expire dans un an et ne prévoit aucun mécanisme de prolongation automatique.

Les économistes y voient un « signal d’apaisement » plutôt qu’un changement structurel.
L’économie mondiale reste prise entre deux feux : la tentation de la détente et la logique de confrontation technologique.

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