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Aéroport Tunis-Carthage : Fermeture nocturne temporaire du pont de l’avenue Yasser Arafat

L’Office de l’aviation civile et des aéroports (OACA) a annoncé la fermeture provisoire du pont situé au niveau de l’avenue Yasser Arafat, en face de la station principale de l’Aéroport international de Tunis-Carthage.

La mesure entre en vigueur à partir de ce vendredi soir et se poursuivra durant trois nuits consécutives, soit dans la nuit du vendredi 3, du samedi 4 et du dimanche 5 avril, de 22h00 à 05h00.

Des travaux nocturnes sans impact sur l’accès à l’aéroport

Selon l’OACA, cette fermeture s’inscrit dans le cadre de travaux réalisés exclusivement de nuit afin de limiter la gêne pour la circulation et les activités aéroportuaires.

L’Office a tenu à rassurer les voyageurs : l’accès à l’aéroport restera pleinement assuré pour les passagers et les différents usagers, malgré l’interruption temporaire de la circulation au niveau du pont.

Appel à la vigilance des automobilistes

Les automobilistes sont toutefois invités à éviter autant que possible la zone concernée pendant les horaires des travaux, notamment aux heures tardives.

L’OACA appelle également les conducteurs à faire preuve de vigilance, à suivre les itinéraires de déviation mis en place et à respecter les consignes des agents de la circulation mobilisés sur place.

Cette opération vise à sécuriser et améliorer les infrastructures routières desservant l’aéroport, l’un des axes les plus fréquentés du Grand Tunis, tout en maintenant la fluidité de l’accès à la plateforme aéroportuaire.

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Extension de Tunis-Carthage : Entre pollution et sécurité … l’avertissement de cet expert

L’expert-comptable Maher Guida a vivement critiqué le projet d’extension de l’aéroport de Tunis-Carthage, soulignant plusieurs risques et limites liés à ce plan. En dépit de sa rentabilité financière prévue, l’expert explique qu’une réflexion plus approfondie permettra de mieux gérer ce projet.

Selon lui, l’extension pourrait entraîner la gestion de 18 millions de passagers dans une zone urbaine déjà dense, avec environ 205 avions qui atterrissent quotidiennement. Cette intensification du trafic aérien risque d’accentuer la pollution sonore pour les habitants de La Soukra et les zones environnantes.

L’infrastructure actuelle n’est pas suffisante

L’expert souligne également que l’infrastructure actuelle, notamment les deux pistes d’atterrissage, n’est pas suffisante pour absorber une telle augmentation du trafic. « Pourquoi ne pas miser sur le transit plutôt que sur le trafic direct ? Nous sommes en train de perdre notre emplacement stratégique », a-t-il averti, ajoutant que l’aéroport actuel ne permet pas d’atteindre cet objectif.

Selon lui, maintenir un aéroport de cette taille au sein d’une agglomération urbaine est très coûteux, notamment en matière d’assurances et de sécurité, et que le manque d’infrastructures complémentaires comme les hôtels ou les zones commerciales rend le projet encore plus complexe.

Lire aussi : Extension de l’aéroport Tunis-Carthage : Un projet à 3 milliards de dinars avec métro aérien

Maher Guida appelle donc à une réflexion stratégique avant d’engager des investissements lourds, privilégiant des solutions alternatives pour optimiser le transit aérien sans surcharger une zone urbaine déjà dense.

Un projet ambitieux ?

Un vaste projet de 3 milliards de dinars (environ 865 millions d’euros) est prévu pour l’extension de l’aéroport Tunis-Carthage d’ici 2031, abandonnant l’idée d’un nouvel aéroport. L’objectif est de porter la capacité de l’aérogare de 5 à 18,5 millions de passagers par an, incluant une nouvelle aérogare et une liaison par métro aérien

En effet, le projet, présenté par les autorités, vise à moderniser et agrandir l’aéroport afin de porter sa capacité annuelle à 18 millions de passagers, avec de nouvelles infrastructures pour accueillir un trafic aérien en forte croissance. Il comprend notamment l’extension des terminaux, l’aménagement de parkings supplémentaires et la mise à niveau de certaines installations existantes pour répondre aux standards internationaux.

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Extension de l’aéroport Tunis-Carthage : un choix stratégique qui interroge

Le gouvernement tunisien a officiellement tranché concernant l’avenir de l’Aéroport international de Tunis-Carthage. Il a dévoilé hier son projet d’extension, sans toutefois aborder la nature de son financement.

La décision annoncée officiellement hier en conseil des ministres a clarifié une fois pour toutes les grandes orientations de l’Etat pour ce qui concerne le futur de l’aéroport Tunis-Carthage, première porte d’entrée dans le pays par voie aérienne avec 60 % du trafic tous aéroports confondus.

Il n’y aura donc pas de nouvel aéroport à construire comme cela avait été évoqué, de même que l’option de délocalisation vers l’Aéroport international d’Enfidha-Hammamet n’est de toute évidence plus à l’ordre du jour.

Le schéma retenu est celui d’une extension des infrastructures existantes avec la réalisation d’un nouveau terminal d’une capacité de 11,5 millions de passagers, portant la capacité globale à 18,5 millions (contre une surcapacité de 7,2 de voyageurs actuellement) en plus de la rénovation de l’actuel terminal pour porter sa capacité à 7 millions de passagers.

Une orientation qui, si elle répond de toute évidence à une logique budgétaire évidente, soulève néanmoins plusieurs interrogations de fond.

Une décision avant tout économique ?

Tout porte à croire que le choix retenu repose essentiellement sur des considérations financières et des impératifs de rationalisation des dépenses publiques. L’extension apparaît comme la solution la moins coûteuse à court terme.

Mais cette approche privilégie-t-elle une vision stratégique à long terme ? Certains observateurs estiment que les conséquences des arbitrages actuels risquent d’être reportées sur les générations futures, notamment si le choix arrêté s’avérait inadapté.

Les professionnels du tourisme laissés en marge : Autre point sensible : l’absence de consultation élargie des acteurs du tourisme et du voyage. Les professionnels du secteur, en première ligne avec leurs partenaires internationaux et leurs clients, disposent pourtant d’une lecture fine des tendances du marché, des attentes des compagnies aériennes et de l’évolution des flux touristiques.

Leur expertise aurait pu enrichir le débat stratégique autour d’une consultation appelée à fixer les enjeux de compétitivité de la destination Tunisie.

La question de la gouvernance et de la qualité de service : Au-delà des infrastructures, plusieurs voix s’interrogent sur les méthodes de gestion actuelles au sein de l’aéroport. Les critiques portent notamment sur des processus jugés peu flexibles et insuffisamment orientés vers l’expérience passager.

Sans réforme structurelle de la gouvernance et des pratiques opérationnelles, une extension physique suffira-t-elle à améliorer la qualité de service ?

L’angle mort de la législation aérienne : Peu de débats publics ont également porté sur le cadre réglementaire de l’aviation civile. Or, la législation actuelle impose encore des restrictions notamment sur les droits de trafic, un facteur déterminant dans l’attractivité d’une plateforme aéroportuaire.

Le dossier de l’Open Sky semble par ailleurs avoir été relégué au second plan, alors même qu’une clause prévoit que l’aéroport de Tunis-Carthage bénéficie d’une période de « protection » de cinq ans. Une situation qui continue d’alimenter les interrogations sur la stratégie d’ouverture du ciel tunisien.

Et le rôle de Tunisair dans cette nouvelle configuration ?

La question de l’adaptation de l’aéroport aux besoins spécifiques de la compagnie nationale, Tunisair, demeure également posée. Le futur terminal a-t-il été pensé comme un véritable levier de croissance pour son trafic, avec des infrastructures alignées sur la nature de son réseau et ses ambitions de développement ?

La réponse à cette question sera déterminante pour la compétitivité de la compagnie et, par extension, pour le positionnement régional de Tunis.

Les riverains face à l’augmentation du trafic

Enfin, un point majeur semble peu abordé : l’impact sur les habitants de Tunis et des zones limitrophes. Les quartiers des Berges du Lac, de La Soukra ou encore de l’Ariana, situés dans le périmètre aéroportuaire et sous les axes de servitude aéronautique (couloirs d’approche et de décollage), pourraient voir les nuisances sonores s’intensifier proportionnellement à l’augmentation du mouvement des avions.

Les riverains ont-ils été consultés ? Des mesures d’atténuation sont-elles prévues dans les plans futurs ? L’argument stipulant que les avions sont moins bruyants évoqués par certains est particulièrement maigre.

Une vision à clarifier

L’extension de l’aéroport Tunis-Carthage constitue indéniablement un choix structurant pour l’avenir du transport aérien tunisien. Mais au-delà des chiffres et des capacités annoncées, c’est une vision globale qui est attendue : gouvernance modernisée, cadre réglementaire adapté, intégration des besoins des compagnies, concertation avec les professionnels et prise en compte des impacts environnementaux.

Car un aéroport n’est pas seulement une infrastructure. C’est un outil stratégique au service d’un pays, de son économie et de ses citoyens. Et dans ce dossier, à l’heure où cet article est publié, aucune information n’a filtré sur le budget consacré et sur sa provenance. L’information officielle s’est limitée à indiquer que le projet entre dans le cadre du Plan de développement 2026-2030.

©Destination Tunisie

 

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