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Sky News résilie sa joint-venture avec les Émirats !

Sky News, chaîne britannique propriété du magnat des médias Rupert Murdoch, a annoncé se retirer de sa joint-venture* avec les Émirats arabes unis dans le domaine de l’information télévisée via Sky News Arabia, critiquée pour sa couverture de la guerre et du génocide au Soudan et accusée de négationnisme. La chaîne qui émet depuis Abou Dhabi est, toute proportion gardée, ce que Al-Jazeera est au Qatar ou Al-Arabiya est à l’Arabie saoudite. À trop vouloir utiliser les médias comme des outils de manipulation et de propagande, les règles déontologiques deviennent bafouées et aucun partenaire sérieux ne peut l’accepter. Même pas Rupert Murdoch, qui n’est pas une référence en la matière.  

Imed Bahri

Selon The Guardian, Sky et son partenaire IMI –l’entité d’investissement dans les médias contrôlé par le cheikh Mansour Ben Zayed Al Nahyan, vice-président des Émirats et propriétaire de Manchester City– ont annoncé un nouvel accord commercial aux termes duquel le groupe audiovisuel britannique cède l’intégralité du contrôle stratégique et opérationnel de la chaîne d’information et d’actualités en continu en langue arabe. 

Sky UK a toutefois conclu un accord pluriannuel de licence de marque permettant à Sky News Arabia de conserver son nom.

Cette chaîne gratuite a été créée en 2010 pour concurrencer les chaînes d’information télévisées arabophones telles qu’Al Jazeera, Al Arabiya et BBC Arabic. 

La coentreprise a commencé à diffuser ses programmes au Moyen-Orient et en Afrique du Nord en 2012. «Nous sommes fiers du travail accompli grâce à notre partenariat avec IMI au fil des ans et de la présence significative que nous avons développée dans toute la région», a déclaré David Rhodes, président exécutif du groupe Sky News avant d’ajouter : «Le moment est venu pour ce changement et nous nous réjouissons de poursuivre notre collaboration dans la prochaine phase de développement de Sky News Arabia».

Une ligne éditoriale qui pose problème

En interne, la direction de Sky s’inquiète de plus en plus de la ligne éditoriale adoptée par Sky News Arabia concernant l’actualité régionale. La couverture des atrocités commises au Soudan par le groupe paramilitaire des Forces de soutien rapide (FSR), soutenu par les Émirats, a été accusée de minimiser le génocide.

En novembre, le gouvernement soudanais a interdit à Sky News Arabia d’opérer sur son territoire après que la chaîne satellitaire a envoyé une équipe à El Fasher, capitale du Darfour-Nord, pour réaliser un reportage affirmant que la situation sécuritaire et humanitaire s’était stabilisée.

La journaliste envoyée par Sky News Arabia est mariée à un haut responsable du gouvernement parallèle des FSR.

La chaîne a par la suite publié des reportages et des articles en ligne suggérant qu’aucune preuve sur le terrain ne corroborait les images satellites et les témoignages des survivants des atrocités.

En février, une mission d’enquête mandatée par l’Onu a conclu que le siège, la prise et l’occupation de la ville pendant 18 mois par les FSR et les milices alliées visaient délibérément la destruction des communautés ethniques minoritaires, présentant ainsi les «caractéristiques d’un génocide».

Les Émirats, pour leur part, ont nié toute responsabilité dans les atrocités commises par leurs protégés des FSR.

Nakhle Elhage, directrice de la transformation chez IMI, a déclaré : «Alors que nous entamons cette nouvelle phase, IMI prendra pleinement en charge l’avenir de la plateforme, avec l’agilité, la concentration et les capacités d’investissement nécessaires pour continuer à en faire la principale destination d’information multimédia pour le monde arabe». Et d’ajouter : «Sky News Arabia est aujourd’hui l’une des plus belles réussites médiatiques du monde arabe. Au cours de la dernière décennie, elle a acquis une envergure, une crédibilité et une pertinence considérables sur les plateformes télévisuelles, numériques, audio et sociales, touchant un large public à un rythme que peu d’organes médiatiques ont atteint».

L’accord de joint-venture initial avait été conclu par News Corporation, qui contrôlait alors Sky.

Ce retrait de la diffusion d’informations au Moyen-Orient fait suite à une décision similaire prise en Australie. Comcast, société américaine qui a acquis Sky en 2018, a choisi de ne pas renouveler l’accord de licence détenu par News Corporation pour l’utilisation de la marque Sky News en Australie. Sky News Australia deviendra News24 plus tard cette année.

En 2020, un projet de lancement d’une chaîne d’information en continu mondiale, destinée à concurrencer CNN en réunissant Sky News et NBC (propriété de Comcast)– baptisée NBC Sky World News– a été abandonné.

* Une joint-venture est une entente commerciale par laquelle deux ou plusieurs entreprises mettent en commun leurs ressources, compétences et capitaux pour réaliser un projet spécifique ou développer une activité. 

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Il y a soixante ans – Naissait la télévision publique tunisienne

Certains se souviennent de ce 31 mai 1966. Pour la première fois, ils ont assisté sur leur poste de télévision à la présentation de la téléspeakerine d’alors, Naziha Magherbi. L’image était à l’envers ; fait marquant de ce début donc de la télévision tunisienne. Une image découverte sur des écrans en noir et blanc de la marque Carthage ou Autovox.

 

 

Le 31 mai 1966, la télévision publique – et la télévision tunisienne tout court-  a fait son apparition. Nos compatriotes ont suivi, à ce titre, ces derniers jours, sur la Watanya 1 et la Watanya 2, quelques documentaires rappelant le début du petit écran. Et son inauguration par le premier président de la République, Habib Bourguiba (notre première photo). Et la première image découverte par les téléspectateurs, et qui est restée dans la mémoire de plus d’un, est celle de la téléspeakerine d’alors, Naziha Magherbi. L’image était à l’envers (notre seconde photo) ; fait marquant de ce début donc de la télévision tunisienne. Une image découverte sur des écrans en noir et blanc de la marque Carthage ou Autovox.

Avant cette date, les Tunisiens avaient connu la télévision au travers des programmes de la RAI, la télévision publique italienne, qui se limitait à une seule et unique chaîne. Un émetteur avait été installé par la RAI, en 1960, pour la retransmission des Jeux olympiques de 1960, et était ensuite resté en fonction pour quelque temps sur le réseau hertzien. Ce qui permit à de nombreux tunisiens de faire connaissance avec la langue italienne. Mais aussi de devenir des fans des clubs italiens, comme l’A C Milan, l’Inter de Milan, la Juventus ou encore Cagliari; ou encore d’animateurs comme Pippo Baudo.

Depuis, que de changements! La télévision publique est passée effectivement à la couleur. Comme elle a étendu ses programmes pour être diffusée 24 heures/ 24. Et a ajouté une deuxième chaîne, appelée la Chaîne jeune. Elle fut rebaptisée Watanya 2 au lendemain du 14 janvier 2011. Sans oublier l’introduction de la publicité.

Un nouveau contexte

En fait, et avant 2011, le paysage télévisuel a cessé d’être trusté, pour ainsi dire, par les chaînes publiques. Il y a eu ainsi Hannibal Tv et Nessma Tv. Avant d’assister à une explosion avec l’apparition de pas moins de neuf nouvelles chaînes. Un nouveau contexte qui a transformé le PAT (Paysage Audiovisuel Tunisien) et qui a engendré la concurrence.

La révolution de 2011 n’a pas été facile pour les chaînes publiques qui ont connu des difficultés notamment financières avec les recrutements d’un personnel qui a été longtemps pigiste et en raison d’un manque de ressources essentiellement publicitaires.

A l’instar de la sitcom « Chouflihall »

Soixante ans après sa naissance la télévision publique vit notamment grâce à ses riches archives qu’elle continue de programmer y compris aux heures de forte audience. A l’instar du sitcom « Chouflihall », programmé même au cours du mois de ramadan connu pour ne diffuser que de nouveaux programmes.

Au cours des soixante ans de son existence, la télévision tunisienne peut s’enorgueillir également d’avoir largement contribué à attirer un ensemble de compétences. Dont certains continuent de faire les beaux jours de nombreuses télévisions arabes, surtout dans la région du Golfe arabe.

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Conférence à Tunis | Les médias à l’ère du numérique

La 30e édition de la Conférence internationale de l’Arab-US Association of Communication Educators (Ausace) les 4, 5 et 6 novembre 2026 à l’Institut de presse et des sciences de l’information (Ipsi) de l’Université de La Manouba sous le thème de «La globalisation des médias à l’ère du numérique : algorithmes, lois, éthique et société».

Cette édition jubilaire constitue un moment scientifique d’exception, marquant trois décennies de coopération académique entre l’Ausace et la communauté internationale des chercheurs en communication, journalisme et sciences de l’information.

Dans un contexte mondial profondément transformé par les technologies numériques, la globalisation des médias soulève des enjeux majeurs liés à la circulation de l’information, à la gouvernance des plateformes et à l’impact croissant des algorithmes sur la production, la hiérarchisation et la visibilité des contenus.

Les mutations médiatiques contemporaines

Le thème de cette 30e conférence met en lumière quatre dimensions fondamentales : 1- les algorithmes, qui redéfinissent les logiques de diffusion et de hiérarchisation de l’information ; 2- les cadres juridiques, en constante évolution face aux plateformes globales et aux nouveaux écosystèmes numériques ; 3- l’éthique, devenue centrale dans un environnement marqué par la désinformation, l’essor de l’intelligence artificielle et la fragmentation des publics ; 4- la société, qui subit, accompagne et reconfigure ces transformations profondes des pratiques médiatiques et communicationnelles.

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Recommandations de l’ANCS pour se protéger des cyberattaques

L’Agence nationale de cybersécurité (ANCS) a mis en garde contre les menaces croissantes posées par les réseaux sociaux, qui ne sont plus seulement un espace de communication mais sont devenus une cible privilégiée des cyberattaques, notamment en raison de l’utilisation de l’intelligence artificielle à des fins de fraude, de désinformation numérique et de ciblage des utilisateurs.

Dans un communiqué, la l’ANCS a détaillé les principales menaces émergentes, parmi lesquelles le phishing utilisant l’IA, les usurpations d’identité, les liens malveillants dans les messages, la propagation de logiciels malveillants sur différentes plateformes, les techniques d’ingénierie sophistiquées et le vol de codes de vérification.

À cet égard, l’agence a présenté des méthodes de protection, qui consistent à activer la vérification en deux étapes, à éviter de partager le code de vérification, à se méfier des messages urgents ou alarmants, à éviter de cliquer sur des liens suspects, à vérifier l’identité de l’appelant ou de l’expéditeur, à restreindre qui peut voir les informations personnelles, à éviter d’ajouter des personnes inconnues aux conversations privées, à utiliser uniquement des applications officielles et à surveiller les appareils liés au compte.

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Sonia Dahmani à nouveau condamnée à deux ans de prison

Une peine de deux ans de prison a été prononcée par la chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis à l’encontre de l’avocate et chroniqueuse politique Sonia Dahmani, rapporte Mosaïque.

Cette condamnation a été prononcée dans le cadre d’une affaire intentée contre Me Dahmani par la Direction générale des prisons et de la rééducation, relevant du ministère de la Justice, à la suite de déclarations médiatiques qu’elle avait tenues sur les conditions de détention dans les établissements pénitentiaires en Tunisie.

Sonia Dahmani, 61 ans, avait été arrêtée le 11 mai 2024 alors qu’elle était en direct avec la chaîne France 24 depuis le siège de l’Ordre national des avocats à Tunis où elle s’était réfugiée avec des collègues.

Poursuivie dans pas moins de cinq affaires, toutes pour des déclarations médiatiques (sur la politique et le discours du président Kaïs Saïed, le racisme contre les migrants subsahariens en Tunisie ou encore les conditions carcérales dans le pays), elle a été libérée, le 27 novembre 2025, sous le régime de la liberté conditionnelle.

Ses avocats et ses proches parlent d’«acharnement judiciaire».

I. B.

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Quand Tunisie Telecom se laisse pirater…  

Suite à une cyberattaque survenue le week-end dernier, les clients de Tunisie Telecom ont reçu une notification via l’application de l’opérateur dénonçant la situation politique et économique du pays. Des hackers ont réussi un grand coup dans un secteur censé être, de par sa vocation, très protégé ce qui suscite des interrogations sur la sécurité des données nationales d’une façon générale.

Le message, relayé sur les réseaux sociaux et par la presse, était intitulé «Un cri pour la Tunisie : la liberté n’est pas un crime» et condamnait un «net recul des libertés» et une «crise économique suffocante». «Des promesses et des slogans, mais pour quel résultat ?», interrogeait-on.

Après le piratage, de nombreux Tunisiens, surpris, ont immédiatement partagé des captures d’écran du message sur Facebook. L’opérateur de télécommunications s’est empressé de publier un communiqué mentionnant uniquement des travaux de maintenance sur l’une de ses applications.

Mais il a ensuite reconnu la cyberattaque dans un communiqué publié dans la nuit de samedi à dimanche.

«Tunisie Telecom confirme que son application numérique MyTT a été la cible d’une cyberattaque aujourd’hui, qui a été immédiatement détectée et neutralisée avec succès en un temps record grâce aux mécanismes de protection et de surveillance en place, sans aucun impact sur la sécurité des données ni sur la continuité du service», a écrit l’opérateur. Et d’ajouter : «Tunisie Telecom souligne que la notification reçue par certains clients n’est pas liée aux activités de l’entreprise ni aux objectifs de cette application purement commerciale, conçue avant tout pour servir nos clients».

Cependant, le mal est fait et les hackers ont frappé un grand coup, alors que l’opinion publique s’attend à ce que des têtes tombent après cette méprise, car si le fleuron national des technologies de la communication se laisse ainsi prendre, quelle assurance pourrait-on avoir concernant la sécurité des données nationales dans les autres secteurs ?

I. B.

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La Tunisie classée 8e pays africain utilisant l’IA générative  

La Tunisie arrive à la 8e place des pays africains où l’on utilise le plus l’IA générative au 1er trimestre 2026, selon un rapport intitulé «Global AI Diffusion – Q1 2026 Trends and Insights» publié le 1er mai 2026 par le géant technologique américain Microsoft.

Le rapport révèle que l’Afrique du Sud, la Namibie, la Libye et le Gabon occupent les 4 premières places africaines ex aequo en matière d’usage des outils d’intelligence artificielle (IA) générative tels que ChatGPT, Gemini, Claude ou Copilot au premier trimestre 202.

Le rapport mesure la diffusion de l’IA dans le monde en s’appuyant sur la proportion de personnes âgées de 15 à 64 ans ayant utilisé une solution d’IA générative (GenAI) entre le 1er janvier et le 31 mars 2026 à partir de données télémétriques agrégées et anonymisées de Microsoft.

Ces données sont ensuite ajustées pour tenir compte des différences en matière de parts de marché des systèmes d’exploitation et des appareils connectés, du taux de pénétration d’Internet et de la population nationale.

En Afrique du Sud, 23,1% de la population s’est servie de l’IA générative au 1er premier trimestre de l’année en cours. Le pays arc-en-ciel est suivi de la Namibie, 2e avec un taux d’utilisation de 15,1%, de la Libye et du Gabon, 3e (15%), de l’Egypte et le Botswana,5e (14,8%), du Sénégal, 7e (13,9%) et de la Tunisie, 8e (13,5%). L’Algérie se classe 9e (13,2%) et le Maroc 12e (11,7%).

Il convient aussi de préciser que, selon ce même rapport, les Emirats arabes unis sont le leader mondial de l’adoption de la GenAI avec 70,1% de leur population utilisant cette technologie, talonnés par Singapour 2e (63,4%), la Norvège 3e (48,6%), l’Irlande 4e (48,4%) et la France 5e (47,8%).

Voici, par ailleurs, leclassement des pays africains où l’on utilise le plus l’IA générative au 1er trimestre 2026 tel que publié par le journal économique panafricain Ecofin.

1-Afrique du Sud (23,1% de la population)

2-Namibie (15,1%)

3-Libye (15%)

  -Gabon (15%)

5-Egypte (14,8%)

  -Botswana (14,8%)

7-Sénégal (13,9%)

8- Tunisie (13,5%)

9-Algérie (13,2%)

10-Zambie (13,1 %)

    -Côte d’Ivoire, (13,1 %)

12-Maroc (11,7%)

13-Gambie (11,4%)

14-Angola (10,9%)

    -Madagascar (10,9%)

    -Malawi (10,9%)

    -Mozambique (10,9%)

18-Bénin (10,1%)

    -Burkina Faso (10,1%)

    -Ghana (10,1%)

    -Guinée (10,1%)

    -Guinée-Bissau (10,1%)

    -Liberia (10,1%)

    -Mali (10,1%)

    -Mauritanie (10,1%)

    -Niger (10,1%)

    -Nigeria (10,1%)

    -Sierra Leone (10,1%)

    -Togo (10,1%)

30-Lesotho (9,8%)

31-Kenya (8,7%)

    -Cameroun (8,7%)

    -Centrafrique (8,7%)

    -Tchad (8,7%)

    -Congo (8,7%)

    -RD Congo (8,7%)

37-Zimbabwe (8,5%)

38-Burundi (7,6%)

    -Erythrée (7,6%)

    -Ethiopie (7,6%)

    -Somalie (7,6%)

    -Soudan du Sud (7,6%)

    -Soudan (7,6%)

    -Tanzanie (7,6%)

    -Ouganda (7,6%)

46-Rwanda (7,2%)

I. B.

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Meriem Dhouib : «‘Il Corriere di Tunisi’ m’a donné accès à la langue italienne»

Dans son témoignage sur le rôle du Corriere di Tunisi, journal italien paraissant à Tunis, dans son parcours universitaire et personnel, Meriem Dhouib, professeure titulaire de littérature italienne à l’Université de Manouba et l’une des plus grandes spécialistes tunisiennes de la philologie et de l’histoire de la langue italienne, a déclaré à l’agence Nova : «Le Corriere di Tunisi m’a donné accès à une langue qui prenait forme sous mes yeux et, plus que toute grammaire, m’a fait sentir que cette langue était vivante, qu’elle me parlait profondément.»

Se souvenant du rituel hebdomadaire qui la menait, lorsqu’elle était encore étudiante, du siège de la Société Dante Alighieri, avenue de la Liberté, à la bibliothèque d’El Menzah 1, munie d’un exemplaire du journal Italien de Tunis et d’un dictionnaire italien-arabe usé, Mme Dhouib a affirmé : «La littérature, aussi extraordinaire soit-elle, tend à figer la langue dans un état cristallisé : la langue d’un auteur, d’une époque, d’une intention stylistique précise. Un journal, en revanche, est par nature provisoire, ouvert et en constante évolution. Chaque numéro est une réponse au présent. Et cette apparente fragilité devient une ressource : ceux qui lisent un article de presse sont exposés à la langue telle qu’elle est aujourd’hui, et non telle qu’elle était hier». Elle a ajouté, pour mieux souligner l’importance du journalisme en langue italienne pour les étudiants tunisiens : «Le journalisme offre une langue en perpétuelle évolution : une langue vivante, qui s’adapte aux enjeux actuels, accueille de nouveaux mots et réagit aux événements du monde.»

Rappelons que le Corriere di Tunisi, fondé par Elia Finzi, un Italien dont la famille est installée en Tunisie depuis le 19e siècle, vient de célébrer son 70e anniversaire. Le seul quotidien de langue italienne publié dans le monde arabe est actuellement dirigé par Silvia Finzi, qui poursuit ainsi l’œuvre de sa famille.

I. B.

  

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Prix Lina Ben Mhenni | Clôture des candidatures fixée au 30 septembre

La délégation de l’Union européenne en Tunisie a annoncé la poursuite des dépôts de candidatures pour la 6e édition du Prix Lina Ben Mhenni pour la liberté d’expression.

Le prix est ouvert aux professionnels des médias ainsi qu’aux créateurs de contenus indépendants. Pour être éligibles, les œuvres soumises doivent avoir été produites et publiées entre l’année 2025 et l’année 2026.

Le comité d’organisation appelle les intéressés ayant réalisé une œuvre écrite, sonore ou audiovisuelle entre 2025 et 2026 à participez à ce concours et à faire rayonner leur travail et leur talent.

Les lauréats seront annoncés et récompensés le 10 décembre 2026, à l’occasion de la Journée internationale des droits de l’Homme.

Y. N.

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Le message de Sergio Mattarella au ‘‘Corriere di Tunisi’’  

«Un partenariat solide entre l’Italie et la Tunisie, fondé sur des siècles d’histoire commune», a écrit le président italien, Sergio Mattarella, dans un message publié par le ‘‘Corriere di Tunisi’’, actuellement dirigé par Silvia Finzi, à l’occasion du 70e anniversaire de ce quotidien tunisien historique de langue italienne.

Les relations entre l’Italie et la Tunisie constituent aujourd’hui «le fondement d’un partenariat solide», nourri par «des siècles d’histoire commune dans le bassin méditerranéen», a écrit Mattarella dans ce message adressé aux lecteurs du journal, ajoutant que «la communauté italienne en Tunisie et les nombreux citoyens tunisiens italophiles reconnaissent dans le Corriere di Tunisi un espace privilégié de dialogue et de rencontre», qui exprime «les liens culturels et une tradition de relations» entre les deux pays.

Mattarella souligne également que ces relations «puisent leurs racines dans des siècles d’histoire commune dans le bassin méditerranéen», qualifiant le Corriere di Tunisi – seul quotidien de langue italienne en Afrique du Nord – de patrimoine qu’il «a su préserver, interpréter et enrichir avec persévérance et dévouement au fil du temps», contribuant «significativement au renforcement de l’amitié entre les peuples italien et tunisien».

Le président italien rappelle ensuite la concomitance du 70e anniversaire du journal, de celui de la République tunisienne et de l’établissement des relations diplomatiques entre Rome et Tunis, insistant sur «la valeur d’un parcours commun» au cours duquel la publication «s’est imposée comme une voix faisant autorité pour les liens humains et culturels qui unissent nos pays». «Ces liens constituent le fondement d’un partenariat solide, cimenté par l’appartenance à une culture commune, nourrie par une tradition d’échanges fructueux entre nos peuples», écrit Mattarella.

En conclusion de son message, le chef de l’État a adressé ses «vœux les plus chaleureux» à la direction, à la rédaction et aux lecteurs du journal, exprimant l’espoir que le Corriere di Tunisi continuerait à jouer son rôle de «pont» entre l’Italie et la Tunisie «avec un élan renouvelé».

I. B. (avec Agenzia Nova).

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