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Énergie : la Tunisie stabilise son déficit

Le déficit de la balance commerciale énergétique de la Tunisie, redevance du gaz algérien exporté incluse, s’est maintenu à 2 969 millions de dinars à fin mars 2026. C’est ce qu’il ressort du dernier rapport de conjoncture économique publié lundi par l’Observatoire national de l’énergie et des mines (ONEM).

Cette stabilité résulte d’une hausse des exportations de produits énergétiques de 25 % en valeur, partiellement compensée par une progression des importations de 3 %. L’Observatoire rappelle que les échanges commerciaux du secteur énergétique sont déterminés par trois facteurs : les quantités échangées; le taux de change dollar/dinar; et les cours du Brent, qualité de référence sur laquelle sont indexés les prix du brut importé et exporté ainsi que ceux des produits pétroliers.

Sur ce plan, le cours du Brent a progressé de 31 dollars le baril en mars 2026 par rapport à mars 2025, sous l’effet de la guerre au Moyen-Orient. Dans le même temps, le dinar tunisien s’est apprécié de 6 % face au dollar américain, principale devise des échanges énergétiques. Et ce, par rapport à la même période de l’année précédente.

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Energie primaire : hausse du déficit de 13 % à fin mars 2026

Le déficit énergétique de la Tunisie a augmenté de 13 % à fin mars 2026. Il atteint 1,5 million de tonnes équivalent pétrole (Mtep). C’est ce que révèle un rapport publié lundi par l’Observatoire national de l’énergie et des mines (ONEM).

Le taux d’indépendance énergétique, qui mesure la part des besoins en énergie couverts par les ressources nationales, est tombé à 34 %; contre 39 % un an plus tôt. Sans la redevance liée au transit du gaz algérien, ce taux descend même à 28 %.

Les ressources d’énergie primaire ont reculé quant à elles de 8 % sur un an; et ce, pour s’établir à 0,8 Mtep. Cette baisse s’explique principalement par le recul de la production nationale de pétrole brut et de gaz naturel.

Le pétrole et le gaz continuent toutefois de représenter l’essentiel des ressources énergétiques du pays, avec une part de 74 %. À l’inverse, les énergies renouvelables restent peu développées et ne représentent que 3 % des ressources primaires.

Le rapport souligne également une baisse de 18 % des revenus issus du transit du gaz algérien.

Dans le même temps, la demande énergétique a progressé de 5 % entre mars 2025 et mars 2026. La consommation de gaz naturel et de produits pétroliers a augmenté au même rythme. Tandis que la production d’électricité à partir des énergies renouvelables a bondi de 40 %.

Enfin, la répartition de la consommation énergétique est restée quasiment stable. Ainsi, les produits pétroliers représentent 49 % de la demande; contre 50 % pour le gaz naturel.

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