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Qawafel: 5 structures publiques tunisiennes au cœur de l’appui à l’internationalisation

Depuis février 2025, le projet Qawafel, financé par l’AFD et mis en œuvre par Expertise France, accompagne 5 structures publiques tunisiennes (GICA, PACKTEC, CTC, AFI et APII) dans le renforcement de leurs dispositifs d’appui à l’internationalisation des entreprises vers les marchés africains.

Ce programme s’inscrit dans une dynamique de coopération entre la Tunisie et la France, orientée vers une approche plus concrète du développement économique et de l’intégration régionale. Dans ce cadre, l’ambassadrice de France en Tunisie a souligné une relation bilatérale “dense et tournée vers l’avenir” et présenté Qawafel comme une initiative inspirée de l’image des caravanes, symbole de parcours partagés et de trajectoires multiples de développement.

Sur le plan opérationnel, un atelier de restitution a permis de présenter les actions menées auprès des structures relevant du Ministère de l’Industrie, notamment en matière d’assistance technique et de structuration des dispositifs d’accompagnement.

Le projet vise à soutenir l’expansion des startups et PME tunisiennes vers plusieurs pays africains, dont le Sénégal, la Mauritanie, la RDC et le Kenya, dans des secteurs tels que le BTP, la santé, l’enseignement supérieur, l’agroalimentaire et le numérique.

Selon Mazen Al Kassem, expert et chef de projet, plus de 250 acteurs publics et privés ont été sensibilisés dans le cadre de Qawafel. Il indique que les principaux freins concernent l’accès à l’information sur les marchés, la compréhension des besoins clients, ainsi que les contraintes réglementaires, logistiques, financières et bancaires, en plus d’un manque d’accompagnement structuré.

Pour y répondre, un travail est engagé avec la Chambre de commerce et d’industrie tunisienne afin de mettre en place une cellule de veille économique, appuyée par des outils d’intelligence artificielle générative, pour faciliter l’accès à l’information et renforcer l’appui aux PME. L’objectif est de toucher un large éventail d’acteurs et d’assurer la pérennité des dispositifs au-delà de 2027, notamment à travers la formation des cadres des institutions concernées.

Dans cette même logique, la cheffe de cabinet du ministère de l’Industrie, Afef Chachi, présente le programme comme une initiative structurante visant à accélérer l’internationalisation des startups et des PME tunisiennes, en valorisant les atouts géographiques du pays et ses compétences locales. Elle souligne également que le projet répond aux ambitions de la jeunesse tunisienne, en favorisant la transformation de ses initiatives en opportunités à l’international.

Sur le terrain, Qawafel a permis un appui ciblé à plusieurs structures publiques. L’AFI a notamment été accompagnée dans une étude de faisabilité pour la création d’une structure internationale dédiée à la promotion du savoir-faire tunisien en matière de gestion des zones industrielles. Des actions de formation ont également renforcé les compétences de cadres au sein de PACKTEC et du CTC.

Par ailleurs, l’APII a bénéficié d’un appui pour établir un partenariat stratégique avec l’agence de promotion des investissements de la République démocratique du Congo, ouvrant de nouvelles perspectives de coopération. De son côté, le GICA a été accompagné dans une meilleure analyse des marchés africains, notamment pour les produits agroalimentaires et les conserves.

Enfin, le projet, d’une durée de 44 mois et doté d’un budget d’environ 3,8 millions d’euros, est placé sous l’égide du Ministère de l’Économie et de la Planification, en partenariat avec les acteurs publics et privés.

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Ecobank et Proparco : un plan de 300 millions d’euros pour nourrir l’Afrique

En marge du sommet Africa Forward à Nairobi, le Groupe Ecobank et Proparco (filiale de l’AFD dédiée au secteur privé) ont conclu un accord stratégique de 300 millions d’euros sur trois ans. Ce financement cible deux leviers critiques de la croissance africaine : la souveraineté alimentaire et l’entrepreneuriat féminin.

Face aux tensions géopolitiques et à la flambée des prix des intrants qui fragilisent les systèmes alimentaires africains, les deux institutions s’engagent à dynamiser l’ensemble de la chaîne de valeur agricole. L’objectif est de pallier le sous-financement chronique d’un secteur qui pèse pourtant 20 % du PIB du continent, selon un communiqué de Proparco.

L’accord prévoit notamment l’utilisation de garanties (Impact+ et ARIZ) pour sécuriser les prêts d’Ecobank aux PME agricoles dans 33 pays, ajoute le document.

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Les femmes ne sont pas oubliées

Au-delà de l’agriculture, le partenariat renforce l’initiative Ecobank Ellever. Déjà fort d’un accompagnement auprès de 84 000 entreprises dirigées par des femmes, le programme bénéficiera de l’appui de Proparco pour former intensivement des centaines de dirigeantes en Côte d’Ivoire, au Ghana et au Kenya.

A noter que la stratégie 2023-2027 de Proparco vise à réduire les inégalités de genre tout en renforçant la sécurité alimentaire et la création de valeur locale.

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Agriculture : Proparco crée une méga-coalition bancaire pour l’Afrique

Face à un déficit de financement colossal de 50 milliards de dollars dans le commerce agricole africain, Proparco (filiale de l’AFD dédiée au secteur privé) a officialisé le lancement de l’Africa AgriTrade Coalition lors du sommet Africa Forward à Nairobi. Ce groupement inédit de 16 institutions financières majeures vise à débloquer les échanges de denrées essentielles sur tout le continent.

Le 11 mai 2026, Proparco a réuni un premier cercle de 16 signataires de premier plan pour s’attaquer aux freins financiers qui paralysent les chaînes de valeur agricoles. Le poids de cette coalition est massif : le total des bilans des institutions partenaires, parmi lesquelles figurent Ecobank, Equity Group, KCB Bank ou encore Coris Holding, avoisine les 400 milliards d’euros.

Avec un objectif clair : utiliser l’expertise de Proparco en partage de risques et en garanties pour faciliter des transactions plus importantes et mieux structurées le long des grands corridors agricoles africains.

Combler un déficit vital pour la sécurité alimentaire

Le secteur agricole en Afrique souffre d’un manque de financement structurel estimé à plus de 50 milliards de dollars. Ce déficit entrave le développement de filières stratégiques, par exemple le cacao et la noix de cajou en Afrique de l’Ouest, les céréales et engrais en Afrique centrale et de l’Est, puis le maïs, le soja et le sucre pour Afrique Australe.

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En facilitant l’accès au crédit, la nouvelle coalition espère générer des effets concrets sur l’emploi et la résilience des approvisionnements, tout en s’alignant sur les objectifs de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).

Mise en œuvre immédiate

Le calendrier est déjà fixé : la phase opérationnelle débutera dès juin prochain. Elle se concentrera, dans une première phase, sur l’identification des premières transactions et la structuration d’un portefeuille d’opérations communes. Les premiers flux financiers concrets sur les chaînes de valeur prioritaires sont attendus dans les prochains mois, précise le communiqué issu de la signature de l’accord.

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A noter que ce lancement s’inscrit dans la stratégie globale de Proparco, qui a déjà engagé plus de 4,6 milliards d’euros en Afrique au cours des quatre dernières années (2022, 2023, 2024 et 2025) pour soutenir le développement durable et la souveraineté alimentaire via l’initiative FARM.

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Transaction euro–franc CFA : une première mondiale en Afrique de l’Ouest

En marge du sommet Africa Forward à Nairobi, au Kenya, la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) et Proparco (filiale de l’AFD dédiée au secteur privé) ont signé un accord de financement croisé inédit. Cette opération de 200 millions d’euros vise à dynamiser le secteur privé et à favoriser les prêts en monnaie locale.

Le 11 mai 2026 à Nairobi, la BOAD et Proparco (filiale du Groupe AFD) ont marqué un tournant dans la coopération financière avec une transaction croisée entre l’euro (EUR) et le franc CFA (XOF). Structurée par Galite, indique un communiqué de Proparco, cette opération est présentée comme une première mondiale par sa nature technique et son ambition. Elle répond directement aux besoins de réforme de l’architecture financière mondiale en proposant un instrument catalytique innovant.

Selon le communiqué, l’impact de ce financement repose sur trois piliers stratégiques pour la région, à savoir : l’accès à la monnaie locale (il permet aux entreprises d’accéder plus facilement à des financements en francs CFA, réduisant ainsi les risques de change), la stabilité macroéconomique (le dispositif soutient les réserves de change de la zone UEMOA, renforçant la résilience de la région) ; et la création d’emplois (les fonds seront orientés vers des projets structurants portés par le secteur privé, moteur essentiel de l’emploi).

Citée dans le communiqué, Françoise Lombard, directrice générale de Proparco, a déclaré que cette initiative est une « étape majeure » pour accroître la mobilisation de ressources au service des économies locales. De son côté, Serge Ekué, président de la BOAD, souligne que cette transaction permet d’« élargir le champ des moyens d’action » pour transformer durablement les économies de l’UEMOA et drainer davantage d’investissements vers des projets à fort impact social.

Voici quelques chiffres qui résument le projet :

  • 200 millions d’euros (environ 131 milliards de FCFA) : le montant total de l’opération.
  • 100 % zone UEMOA : l’espace géographique bénéficiaire de ce soutien financier.
  • 4,6 milliards d’euros : les engagements de Proparco en Afrique entre 2022 et 2025.
  • 27 banques : le nombre de membres de l’IDFC, club international de banques de développement actuellement présidé par la BOAD.

A noter enfin que ce projet s’inscrit dans la continuité des missions de la BOAD pour promouvoir l’intégration économique de l’Afrique de l’Ouest et de la stratégie de Proparco qui place l’Afrique au cœur de son action depuis près de 50 ans.

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