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Dakar : la Tunisie réaffirme son engagement historique pour la paix en Afrique

Le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, a réaffirmé l’engagement de la Tunisie, depuis les années 1960, en faveur des valeurs fondatrices de l’Organisation de l’unité Africaine (OUA) puis de l’Union Africaine, notamment, la consolidation de la paix, de la sécurité et de la stabilité sur […]

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Santé : la Tunisie renforce sa coopération avec Roche dans le diagnostic et la recherche

Le ministre de la Santé, Mustapha Ferjani, a reçu une délégation des laboratoires Roche dans le cadre du renforcement d’un partenariat stratégique destiné à moderniser le système de santé tunisien et à améliorer la qualité des soins au profit des patients. Selon un communiqué du ministère, cette rencontre a permis de mettre en avant les […]

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Faycel Tarifa: « De 9% à 35% d’ici 2030, le rêve de 2019 devient réalité »

À Tozeur et Sidi Bouzid, l’inauguration de deux centrales solaires de 50 MW pilotées entre autres par la STEG. Ces projets phares s’inscrivent au cœur du programme national de transition énergétique, visant 35% d’énergies renouvelables d’ici 2030. Renforcement du réseau, réduction des importations de gaz et comblement du déficit énergétique : décryptage avec les experts sur le terrain. Rencontré lors de l’inauguration de la centrale de Tozeur le 20 avril 2026, Fayçal Tarifa, PDG de la STEG, livre ses impressions. Interview :

En quoi les projets de Tozeur et Sidi Bouzid s’inscrivent-ils dans la stratégie énergétique de la Tunisie ?

 Aujourd’hui, nous parlons de ces deux projets phares menés par la STEG. Nous sommes actuellement à Tozeur. Ce projet de 50 mégawatts s’inscrit dans le cadre du programme national de transition énergétique, visant à atteindre 35% de production d’énergie renouvelable dans le mix national. Ce projet est d’une importance capitale. Il va renforcer notre réseau de distribution dans la zone de Tozeur et améliorer notre capacité financière. Cela nous évitera d’importer une grande quantité de gaz, remplacée par cette énergie renouvelable. 

Autrement dit, cela permet-il  aussi de combler le déficit énergétique? 

En effet, cette transition énergétique vise essentiellement l’autonomie et l’indépendance énergétique. Chaque projet contribue, pas à pas, à cette indépendance et à la maîtrise des coûts énergétiques.

Pensez-vous qu’il soit possible d’atteindre les 35% d’ici 2030, alors que nous sommes actuellement à environ 6% ?

Les représentants du ministère viennent de déclarer que nous sommes déjà à environ 9%, car la progression est rapide. Oui, nous sommes très ambitieux pour atteindre ces 35%. Nous pouvons y arriver : comme vous l’avez vu lors de cette inauguration, en 2019, tout le monde parlait d’un rêve  installer ces 50 MW en si peu de temps. Aujourd’hui, ce rêve est réalisé.

Ces 35% porteront sur les énergies renouvelables solaires et éoliennes, mais aussi la biomasse, l’autoproduction et les toits solaires pour les clients particuliers ou les entreprises. Avec tous ces efforts, je suis convaincu que nous y parviendrons.

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Ouael Chouchène : deux projets énergétiques pour économiser 60 millions de dinars par an

La transition énergétique mondiale est irréversible : il faut accélérer. Au-delà de cette vision stratégique, viser 30 à 35% d’énergies renouvelables (solaire et éolien) dans le mix électrique d’ici 2030 est une nécessité économique et un enjeu de souveraineté nationale.

Rencontré en marge de l’inauguration  des deux centrales solaires, implantées à Tozeur et Sidi Bouzid, portées par Scatec (leader norvégien des énergies renouvelables) en partenariat avec Aeolus SAS (filiale du groupe Toyota Tsusho), Ouael Chouchène, secrétaire d’État auprès du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, chargé de la Transition énergétique, l’a rappelé dans une déclaration à L’Economiste Maghrébin : « Nous sommes très heureux d’assurer l’inauguration de deux projets structurants dans le domaine des énergies renouvelables : le projet Tozeur et Sidi Bouzid.  Chacun de ces projets photovoltaïques affiche une puissance de 50 MW. »

Sur le plan des investissements,  il souligne : « Chaque projet représente 135 millions de dinars. Soit un total de 270 millions de dinars pour les deux réunis ». Et de poursuivre : « Ces initiatives renforcent avant tout notre sécurité et notre souveraineté énergétique. Elles permettent également de réduire les coûts de production d’électricité. En effet, ensemble, les deux projets génèrent une économie annuelle d’environ 60 millions de dinars. »

Au-delà de cela, « ces projets dynamisent l’économie locale. Ils favorisent la création de sociétés de construction et de bureaux d’études dédiés. En phase de construction, un projet de 50 MW mobilise environ 450 employés sur site, principalement tunisiens, générant ainsi une réelle employabilité dans la région », conclut-il. 

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Nafti réaffirme à Dakar l’engagement de la Tunisie en faveur des valeurs de paix, de sécurité et de stabilité en Afrique

Le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, a réaffirmé l’engagement de la Tunisie, depuis les années 1960, en faveur des valeurs fondatrices de l’Organisation de l’unité Africaine (OUA) puis de l’Union Africaine, notamment, la consolidation de la paix, de la sécurité et de la stabilité sur […]

Vers la création d’un pôle africain de médecine intégrative

La création d’un pôle africain de médecine intégrative a été au centre d’une séance de travail tenue, lundi, 20 avril 2026, à Tunis, entre le ministre de la Santé, Mustapha Ferjani et une délégation de l’Université de Médecine Traditionnelle Chinoise de Jiangxi.Cette rencontre a été consacrée à l’examen des moyens d’accélérer la mise en œuvre […]

Nabeul : Suivi de l’avancement de la saison des grandes cultures

Une séance de travail axée sur l’avancement de la saison des grandes cultures et les préparatifs pour assurer une bonne récolte, a été tenue, lundi, au siège du Commissariat régional au développement agricole de Nabeul, réunissant divers acteurs du secteur. Lors de cette réunion, l’accent a été mis sur la nécessité d’améliorer la productivité et […]

Transport aérien : Près de 47 millions DT pour le développement de l’aéroport de Sfax-Thyna

Le ministère des Transports s’emploie à renforcer l’attractivité de l’aéroport international de Sfax-Thyna, en octroyant des licences à de nouvelles compagnies, dont Transavia et certaines compagnies libyennes, ainsi que par l’attribution des incitations financières pouvant atteindre la quasi-totalité des exonérations en faveur des entreprises de formation, a souligné le ministre des Transports Rachid Amri.En réponse à une question […]

Tunisair : le ministre du Transport parle d’un héritage lourd et promet un redressement accéléré

Face au Parlement hier, le ministre du Transport, Rachid Amri a imputé l’état du groupe Tunisair a un passif sur lequel son département est en train de travailler pour y remédier.

La situation de Tunisair continue de cristalliser les inquiétudes à la lumière des dernières déclarations du ministre du Transport. Devant les députés, le 20 avril 2026, le ton s’est voulu à la fois lucide sur l’ampleur des difficultés mais à la fois (un peu trop) optimiste sur le redressement en cours.

Le constat initial fait par le ministre a été jugé surprenant : celui-ci a soutenu avoir trouvé une compagnie dans une « situation lamentable », réduite à opérer avec seulement six à sept avions en état de service. Une configuration minimale pour une compagnie nationale, symptomatique selon le ministre d’années de gestion dégradée. Une déclaration qui n’est pas passée inaperçue dans les milieux avisés qui y ont vu un dédouanement de sa part, imputant implicitement la responsabilité de la situation à l’ancien dirigeant de la compagnie.

À cela s’ajoute un endettement jugé critique, évalué à près de 2 600 millions de dinars selon le chiffre avancé à l’ARP, niveau d’endettement qui a durablement pesé sur la capacité d’investissement et de fonctionnement de l’entreprise. « De ce fait, Tunisair n’est pas bancable et ne peut pas contracter de prêts », a-t-il soutenu, ajoutant que cela ne sera bientôt plus le cas.

Etats financiers et retards de publication

Sur le plan financier, un effort de mise à jour est en cours promet Rachid Amri. Les états financiers des exercices 2021 et 2022 ont été validés, tandis que ceux de 2023, 2024 et 2025 devraient l’être dans le courant de l’année 2026. Une étape indispensable pour restaurer la crédibilité de la compagnie, aujourd’hui jugée non bancable. « Elle ne peut pas contracter de prêt dans sa situation actuelle, mais elle va le redevenir », a-t-il assuré, évoquant un objectif de retour progressif à la confiance des partenaires financiers.

Au cœur de cette stratégie, un plan de sauvetage qualifié d’« urgent » est déployé à court terme. L’objectif : remettre rapidement en exploitation un maximum d’appareils afin de générer des revenus, tout en finançant les réparations nécessaires, notamment celles des moteurs, particulièrement coûteuses.

Flotte en cours de développement

La flotte constitue ainsi un indicateur clé de ce redressement. Actuellement, Tunisair dispose de 12 avions opérationnels, auxquels s’ajoutent deux appareils en réparation, attendus en service d’ici la fin du mois. Dès juin, la flotte devrait atteindre 16 avions grâce à l’intégration de deux appareils supplémentaires, un Airbus A320 et un Airbus A330, pour lesquels les moteurs ont été acquis et les contrats finalisés. À horizon fin 2026, la compagnie ambitionne d’exploiter 18 avions, dont trois en location de type « dry lease », avec option d’achat.

Selon les projections présentées, un seuil de 21 appareils serait nécessaire pour atteindre l’équilibre financier, illustrant le lien direct entre capacité opérationnelle et viabilité économique.

Filiales en déficit

Le ministre a également évoqué la situation des six filiales du groupe, bizarrement toutes décrites comme fortement endettées (les résultats montrent qu’Amadeus et l’ATCT ne le sont pas !), mais engagées dans des processus d’assainissement. Un chantier parallèle, essentiel pour restaurer la cohérence et la performance globale du groupe.

Sur le plan opérationnel, des progrès ont été revendiqués concernant l’état des avions, longtemps critiqué. Le ministre a indiqué qu’un indicateur interne de sécurité et de conformité (qu’il a désigné par le terme facteur), qui atteignait auparavant des niveaux préoccupants (jusqu’à 3,5), est désormais repassé sous la barre de 1. Une amélioration qui aurait permis de lever certaines immobilisations et de renforcer les standards de sûreté et de sécurité.

Enfin, la situation de Tunisair Express a été qualifiée de « plus préoccupante encore ». Malgré des tarifs jugés élevés, la filiale demeure déficitaire et dépendante de subventions. Des mesures sont toutefois prévues, avec l’acquisition d’au moins deux avions de capacité moyenne d’ici la fin de l’année, dans l’espoir de renforcer son modèle économique.

Entre diagnostic sévère hérité du passé et projections volontaristes, le discours officiel dessine une trajectoire de redressement rapide, mais encore conditionnée à la capacité de la compagnie à exécuter son plan dans un contexte financier contraint. La relance de Tunisair s’annonce ainsi comme un test majeur de gouvernance et de résilience pour le secteur public tunisien.

©Destination Tunisie

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Bientôt, les Tunisiens bénéficieront d’une application pour simplifier les services de taxi

Le ministre, en réponse à une question orale posée par le député Tarek Mahdi lors d’une séance plénière tenue lundi 20 avril 2026 au Parlement, est revenu sur les principales difficultés que connaît le secteur des taxis.

Il a notamment évoqué des problématiques liées à l’octroi des licences, à la qualité des services, ainsi qu’à plusieurs autres enjeux structurels qui pèsent sur cette activité.

Dans ce cadre, il a indiqué que des actions sont en préparation pour moderniser l’organisation du secteur. Il s’agit notamment du lancement prochain d’une plateforme dédiée à la gestion des cartes professionnelles, visant à simplifier les démarches administratives, en particulier celles relatives au dépôt et au traitement des autorisations.

Le ministre a indiqué que des réformes sont en cours pour mieux organiser le secteur, en renforçant sa réglementation, en encadrant l’exercice de la profession et en améliorant la qualité des services destinés aux usagers.

 
 

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Voici pourquoi l’acquisition de 48,88 % de Finacorp a-t-elle été annulée par le CMF

La Conseil du marché financier (CMF) annonce la caducité d’une opération d’acquisition visant la société de courtage en bourse FINACORP. Dans un communiqué publié le 20 avril 2026, le régulateur précise que l’autorisation accordée pour l’acquisition de 48,88 % du capital de Finacorp par Noureddine Jebniani est désormais considérée comme nulle.

Cette décision s’explique par le non-respect des délais d’exécution de l’opération. Le CMF indique que la transaction n’a pas été finalisée dans le temps imparti, ce qui entraîne automatiquement l’annulation de l’accord initial.

Le régulateur appelle l’ensemble des intervenants du marché à prendre acte de cette décision. Cette mesure vise à garantir le respect des règles et la transparence des opérations sur le marché financier tunisien.

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Qui peut bénéficier des crédits de la BTS sans garanties?

Une enveloppe de financement de 10 millions de dinars sera mobilisée pour soutenir les petits agriculteurs, dans le cadre d’un accord conclu entre le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche et la Banque Tunisienne de Solidarité (BTS).

Cette initiative cible les exploitants agricoles âgés de moins de 70 ans. Particularité de ce dispositif : les bénéficiaires pourront accéder à ces crédits sans avoir à fournir d’apport personnel ni de garanties.

Les financements, accordés sous forme de crédits saisonniers, seront assortis d’un taux d’intérêt de 5 %. Le remboursement est prévu en une seule échéance, à la fin de la campagne agricole, avec une date limite fixée au 31 mars 2027.

Sur le plan opérationnel, le ministère sera chargé des visites de terrain, de l’évaluation technique des dossiers ainsi que de l’accompagnement des agriculteurs. La BTS, pour sa part, assurera l’étude des demandes selon ses procédures en vigueur et statuera sur leur approbation.

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Fawzia Zouari présente à Tunis son ‘‘Dictionnaire amoureux de la Tunisie’’

Fawzia Zouari est actuellement à Tunis pour une tournée de présentation de son dernier livre ‘‘Dictionnaire amoureux de la Tunisie’’ (éd. Plon, Paris, éd. Cérès, Tunis, mars 2026, 347 pages). Après une rencontre samedi 18 avril à la librairie Culturelle de Gammarth, elle sera le 26 avril à la Foire du livre de Tunis et le 7 mai à l’Institut français de Tunisie, une occasion pour ses lectrices et lecteurs de la rencontrer, de discuter de son livre et de se le faire dédicacer.

La Tunisie est un pays riche de la diversité de ses sites naturelles, où la mer, le désert, la montagne et la forêt de côtoient dans un territoire relativement réduit. Elle est riche aussi de la profondeur de son histoire trois fois millénaire, de sa position au cœur d’une Méditerranée berceau de la civilisation, de la bonté légendaire de sa population ouverte, accueillante et hospitalière.

Qui mieux que Fawzia Zouari, dont l’œuvre littéraire et les activités journalistiques ont été, quarante ans durant, marquées par l’amour des milles et une facettes de son pays, pour parler de cette richesse qui n’est pas d’argent mais de cœur et d’esprit ?

Son dernier livre est d’ailleurs une «déclaration d’amour» assumée à un pays auquel elle doit tout et qu’elle connaît sur les bouts des doigts.  

Ce livre, qui lui a demandé deux ans de travail, s’ouvre sur le A d’Azzedine Alaïa, le grand couturier né à Tunis en 1935, et se referme sur le Z de la Zitouna, la grande mosquée au cœur de la médina de Tunis. Et au fil des pages, on redécouvre, sous sa belle plume, des lieux emblématiques (Carthage, Kairouan, La Goulette, Tozeur, Sidi Bou Saïd, Sfax, le musée du Bardo ou le Théâtre municipal de Tunis…), des figures historiques (Hannibal, Massinissa, Saint-Augustin, Tahar Haddad Bourguiba…), mais aussi des éléments constitutifs de la culture tunisienne dans le sens large du terme.

I. B.  

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La dépendance à l’IA US menace notre souveraineté

Imaginez : demain, un conflit éclate. Ou simplement, des tensions diplomatiques s’exacerbent. Les agents IA qui pilotent votre logistique, analysent vos renseignements ou optimisent votre réseau électrique se mettent soudain à dysfonctionner, à refuser des commandes critiques, ou pire, à divulguer des données sensibles. Ce n’est pas de la science-fiction. C’est la conséquence logique de la dépendance aux infrastructures et aux droits extraterritoriaux des États-Unis. Cet article décrypte le danger réel du droit américain, illustre les alternatives souveraines déjà déployées dans le monde, et présente les solutions concrètes comme Zetta-Spark.com en Tunisie pour reprendre le contrôle.

Héni Bouhamed *

1. Le mythe de la localisation des données

De nombreuses entreprises privés et institutions publiques (ministères & toutes autres administrations) pensent être protégées car leurs données sont hébergées sur des serveurs en Europe ou en Tunisie. C’est une illusion dangereuse. Le droit américain ne suit pas les données, il suit le prestataire.

Le paysage juridique américain en 2026 est plus menaçant que jamais pour les entités non-américaines. Deux piliers législatifs forment une tenaille mortelle :

Le Cloud Act (2018) : ce texte donne aux autorités américaines le pouvoir d’exiger d’une entreprise technologique US (Google, Microsoft, Anthropic, OpenAI) la communication de données, peu importe où elles se trouvent. Que vos serveurs soient à Francfort, à Singapour ou à Tunis, si votre fournisseur est américain, le gouvernement US peut y accéder via un mandat.

La Section 702 du Fisa : initialement conçue pour le contre-terrorisme, cette loi permet une surveillance sans mandat préalable des communications. Pire, des rapports récents montrent que ces outils de surveillance massive sont désormais utilisés pour la lutte contre l’immigration et pourraient être déployés contre des entreprises américaines elles-mêmes.

Le piège pour vos agents IA : si vous utilisez des modèles d’Anthropic, OpenAI ou Gemini, même via une interface locale, les prompts et les fragments de données sensibles voyagent vers les serveurs US. Le Cloud Act s’applique. En cas de crise, un «bouton off/on» ou une injection de biais dans les modèles n’est pas une théorie du complot, mais une possibilité technique et juridique offerte à Washington.

2- La réponse mondiale : la souveraineté numérique en action

Face à cette menace, des blocs entiers ne restent pas passifs. Un mouvement planétaire vers l’IA souveraine est en marche, où les États exigent que leurs données restent sous leur contrôle juridique et infrastructurel.

Voici des exemples concrets déjà en fonctionnement, classés par région :

Ces initiatives prouvent un basculement historique : on ne se contente plus d’acheter des services cloud américains «durcis». On construit des écosystèmes nationaux complets, de la couche physique (hardware) jusqu’aux modèles d’IA.

3. ZettaSpark Tunisie : une alternative souveraine

Dans ce mouvement, ZettaSpark Tunisie apporte une réponse adaptée aux entreprises et aux États qui possèdent déjà des infrastructures de données massives.

ZettaSpark est une plateforme logicielle complète conçue pour déployer et gérer des environnements Big Data directement au sein de l’infrastructure sur site d’une entreprise, afin de stocker des données hautement sensibles.

Historiquement expert en traitement distribué (Hadoop, Spark, Kafka), ZettaSpark Tunisie franchit un cap en intégrant l’IA générative et agentique directement dans vos clusters. Sa philosophie :«Vos données ne quittent jamais votre infrastructure».

Contrairement aux solutions cloud propriétaires, ZettaSpark Tunisie se déploie sur vos serveurs, dans votre datacenter, en Tunisie ou ailleurs. Vous bénéficiez ainsi :

  • de l’indépendance juridique : fin du Cloud Act. Pas de prestataire américain, pas de mandat extraterritorial ;
  • de la confidentialité totale : les modèles tournent en local. Vos secrets industriels, données de santé ou stratégies sensibles ne sont pas aspirés par une API étrangère ;
  • de la maîtrise des coûts : fini les surprises de facturation des tokens ;
  • d’un écosystème technique «vitaminé» par vos Big Data : ZettaSpark Tunisie ne se limite pas à un simple chatbot local. La plateforme permet à des agents intelligents d’interagir directement avec vos silos de données massives ;
  • de connecteurs MCP version locale : contrairement à l’utilisation standard de Claude Desktop qui envoie vos données aux US, ZettaSpark Tunisie force le MCP (Model Context Protocol) à fonctionner en local. Vos agents peuvent lire vos bases de données, vos lacs de données/Lake house (HDFS/Iceberg) et exécuter des tâches sans jamais exposer un octet à l’extérieur ;
  • de modèles agnostiques : utilisez Llama 4, Gemma 4, DeepSeek ou Qwen sur vos propres GPU, orchestrés par Spark ;
  • de sécurité renforcée : authentification Kerberos, contrôle d’accès, et chiffrement de bout en bout.

3- Une vision pour le tissu industriel

«Ne vous contentez plus d’analyser le passé. Donnez à votre entreprise les agents capables de construire le futur.»

ZettaSpark Tunisie permet à une banque de traiter ses données clients sensibles, à un ministère de la défense d’analyser du renseignement, ou à une usine d’optimiser sa maintenance prédictive, sans dépendre de la bonne volonté de Washington.

4. Le moment d’agir est maintenant

Le droit américain ne vous protégera pas. Les extensions du Fisa 702 sont votées dans l’urgence, souvent sans débat public approfondi, créant une insécurité juridique permanente pour les utilisateurs non-US.

La solution n’est pas dans la résistance isolée, mais dans l’architecture technique.

Comme l’ont compris l’Afrique de l’Est, le monde arabe ou l’Inde, la souveraineté numérique se gagne code par code, serveur par serveur.

ZettaSpark Tunisie vous donne les outils pour faire de votre infrastructure Big Data un bastion d’IA agentique indépendant.

Pour aller plus loin : découvrez comment déployer votre première flotte Big Data/Agents souverains sur ZettaSpark

* Senior Lecturer at Sfax University, Tunisia.

Sources : National Law Review (2026), East African Community (2026), Just Security (2026), Wiley Connect (2026), Digit India (2026), AICTO (2026), Oracle Blogs (2026).

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‘‘Beyrouth Paradise’’ | Enquête sur les ombres d’une ville 

Beyrouth. Une ville où le bruit des klaxons se mêle aux souvenirs des bombardements, où chaque ruelle semble porter les cicatrices d’une histoire que l’on peine à oublier. Dans ‘‘Beyrouth Paradise’’ de David Hury, parue le 5 février 2026 aux éditions Liana Lévi, le lecteur plonge au cœur d’une capitale vibrante, fragile et impitoyable. Marwan, ancien policier devenu détective privé, est notre guide dans ce labyrinthe de béton, de mémoire et de secrets.

Djamal Guettala

L’intrigue démarre avec l’arrivée de Zoya Kostuyk, une jeune Ukrainienne déterminée à retrouver sa sœur Valentyna, disparue dans le quartier de Maameltein, au nord de Beyrouth. Le détective, méthodique et prudent, devient son unique point d’ancrage dans une ville étrangère et complexe. Entre l’exploration des night-clubs et la quête de vérité, Marwan navigue entre le passé et le présent, la mémoire des guerres et la brutalité du quotidien.

Le style de David Hury est incisif, immersif et parfois poétique. Ses phrases frappent par leur précision et leur rythme : «Ça mûrit et ça gonfle comme les nèfles orangées en été, ça tombe comme les figues gorgées de sucre et ça éclate au sol avant de se faire piétiner par des godillots. »

Résiliente, impitoyable mais toujours vivante

Le lecteur ne se contente pas de suivre une enquête : il ressent la ville, ses sons, ses odeurs, ses tensions. Chaque personnage est un reflet de Beyrouth : résilient, marqué, parfois impitoyable, mais toujours vivant.

Marwan, profondément humain, porte le poids de son passé : la perte de sa sœur Reem, les blessures d’une carrière dans la police, la violence qui l’entoure. Sa fille Maha, vivante mais exilée à Paris, reste une présence à distance, à la fois intime et fragile. Zoya, courageuse et déterminée, incarne la résilience face à la peur et à l’injustice. À travers leurs interactions, le roman explore des thèmes universels : la famille, la loyauté, le courage, mais aussi l’exil et l’incompréhension culturelle.

Le roman plonge également le lecteur dans les coulisses de la nuit beyrouthine. Le Paradise, club emblématique du récit, symbolise un monde de paraître et de danger. David Hury décrit avec minutie ce microcosme : les danseuses, les patrons, les clients, mais aussi la mécanique invisible qui protège certains et menace d’autres. Il ne s’agit pas seulement d’une enquête policière : c’est un portrait sociologique d’une ville en tension, où l’argent, le pouvoir et la survie se croisent.

Les valeurs humaines traversent le récit sans être didactiques. Le courage, l’empathie, la persévérance, la solidarité : autant de forces qui émergent dans les moments de crise. Même dans les situations les plus dangereuses, l’auteur insiste sur la dignité et la volonté de protéger ceux que l’on aime. Ce mélange d’humanité et de réalisme confère au roman une profondeur rare : le suspense ne masque jamais l’émotion ni la réflexion.

Une ville blessée mais vivante

Le livre frappe par sa capacité à rendre palpable l’urgence et la complexité de Beyrouth. L’écriture, rythmée, sensorielle et nerveuse, immerge le lecteur dans l’action tout en lui donnant le temps de ressentir l’histoire des lieux et des personnages. Les dialogues vifs, les descriptions détaillées et la tension constante créent une lecture à la fois captivante et émotive.

En conclusion, ‘‘Beyrouth Paradise’’ est un roman policier qui dépasse le simple suspense. David Hury signe un texte qui mêle enquête, humanité et regard sociopolitique. Une ville blessée mais vivante, des personnages fragiles mais obstinés, un récit qui questionne la mémoire et la justice : voilà ce que ce roman offre au lecteur. Une œuvre à lire pour sentir la tension et la beauté de Beyrouth, pour comprendre la complexité de ses vies et la force des individus qui choisissent de ne pas se laisser écraser par l’Histoire.

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