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Cet ambassade de Tunisie délivre désormais les passeports le jour même

Pour la première fois, l’ambassade de Tunisie à Pékin dispose désormais d’une unité capable de produire des passeports lisibles à la machine directement sur place. Cette nouveauté concerne les Tunisiens en Chine et dans les pays voisins: Vietnam, Cambodge, Mongolie, Laos et Myanmar. Fini les longues attentes et les démarches compliquées. Dès le 26 janvier 2026, les ressortissants tunisiens pourront venir récupérer leur document en personne, et même repartir avec le passeport le jour même pour ceux qui choisissent le service accéléré. Et ce, conformément aux procédures légales.

Cette avancée a été rendue possible grâce à une collaboration étroite entre les ministères des Affaires étrangères et de l’Intérieur, qui ont dépêché des experts pour installer et lancer cette nouvelle unité. L’ambassade promet de continuer à simplifier la vie de sa diaspora en misant sur la rapidité et la transparence. Une petite révolution pour ceux qui attendaient leur passeport à l’autre bout du monde.

 

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Export de la bière : une hausse record de 85 % au quatrième trimestre 2025

Les derniers indicateurs d’activité de la SFBT pour la fin d’année 2025 révèlent un paysage contrasté. Si le segment des boissons gazeuses semble marquer le pas, c’est en grande partie dû à des ajustements logistiques internes. À l’inverse, l’activité bière affiche une santé de fer, portée par une demande solide tant au niveau local qu’international.

Le segment des boissons gazeuses affiche des chiffres en retrait, mais le tableau mérite d’être nuancé. Sur le marché local, le chiffre d’affaires (HT) a reculé de 5,29 % (passant de 33,9 à 32,1 millions de dinars), tandis que les volumes vendus ont légèrement fléchi de 1,95 %.

À l’export, le repli est plus sévère (-17,02 %), principalement dû à la baisse des commandes d’un client en Afrique subsaharienne. Toutefois, l’impact sur le groupe reste minime, l’export ne représentant qu’une part marginale de ce segment.

L’explication clé : Cette baisse de volume ne traduit pas un désintérêt des consommateurs. Elle résulte d’une réorganisation stratégique à l’usine de Charguia. Avec la création d’un centre de facturation spécifique pour la filiale SGBIA (boîtes et bouteilles PET), l’usine mère ne facture plus que le verre consigné. Ce changement “mécanique” allège les colonnes comptables de la société mère sans pour autant affaiblir la performance globale du groupe.

La bière : un moteur de croissance performant

Le secteur de la bière confirme son rôle de locomotive avec des résultats très positifs.

Ventes locales : une belle progression de 7,85 % du chiffre d’affaires, soutenue par une hausse des volumes de 6,63 % (soit 487 032 hectolitres vendus).

Export : C’est la surprise du trimestre avec une envolée de 85,03 %. Bien que les volumes restent modestes par rapport au marché local, ce quasi-doublement des revenus montre un réel regain d’intérêt pour nos produits à l’étranger.

Préparer l’avenir

Malgré les mutations internes, l’outil de production tourne à plein régime :

  • La production de bière progresse de 3,61 %.
  • Celle des boissons gazeuses reste stable (+0,12 %).

Côté investissements, l’accent a été mis sur la logistique de proximité. La société a massivement investi dans les emballages consignés (casiers et bouteilles) afin de fluidifier la distribution et de répondre aux besoins du terrain.

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UGTT en quête d’unité : une commission administrative sous haute tension

La commission administrative nationale de l’Union générale tunisienne du travail se réunit ce jeudi 22 janvier 2026, dans un contexte marqué par de profondes divisions internes et une crispation croissante au sein de la centrale syndicale. Au cœur des discussions : le congrès national et la grève générale Cette réunion sera principalement consacrée à l’examen […]

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Ordre des Pharmaciens met en garde contre un complément alimentaire dangereux sur les réseaux sociaux

La Secrétaire générale du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens, Thouraya Ennaifer, a mis en garde, ce jeudi 22 janvier 2026, contre l’achat d’un médicament dangereux commercialisé sur les réseaux sociaux. Une arnaque sur le prix et la nature du produit Lors d’une intervention téléphonique dans l’émission Yaoum Saïd sur les ondes de la Radio […]

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L’huile d’olive tunisienne à la conquête du marché japonais

Les perspectives de renforcement de la présence de l’huile d’olive tunisienne sur le marché japonais et d’amélioration de son positionnement sur ce marché ont été au cœur d’un séminaire scientifique promotionnel de ce produit phare de l’agriculture nationale,  organisé, le 20 janvier 2026, à la capitale japonaise, par l’Ambassade de Tunisie à Tokyo. Le séminaire […]

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Retour attendu des pluies à partir de ce week-end sur la majorité des régions

De nouvelles perturbations météorologiques actives sont attendues en Tunisie à partir de ce week-end, selon une alerte publiée jeudi matin 22 janvier par l’ingénieur en météorologie Mehrez Ghannouchi. Dans une note diffusée sur sa page officielle Facebook, Mehrez Ghannouchi annonce un épisode de temps instable qui concernera la majorité des régions du pays, du nord […]

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À Nabeul, la tempête Harry met au jour des vestiges oubliés

Image : capture d’écran La Tunisie a été frappée lundi et mardi par un épisode d’intempéries exceptionnel entraînant des pluies diluviennes, des inondations généralisées, des pertes humaines et des perturbations majeures dans la vie sociale et économique du pays. Selon les services de météorologie, plusieurs régions du nord, de l’est et du centre-est ont connu […]

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Hyundai Tunisie renouvelle son engagement en faveur de la santé visuelle des enfants

Hyundai Tunisie renouvelle son engagement en faveur de la santé visuelle des enfants à travers une deuxième édition solidaire

Dans le cadre de son engagement en matière de Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE), Hyundai Tunisie a organisé, le dimanche 18 janvier 2026, la deuxième édition de sa journée de consultations ophtalmologiques gratuites dédiée aux enfants, confirmant ainsi la continuité de son action sociétale en faveur de la santé et du bien-être des plus jeunes.

Réalisée en partenariat avec l’association « Un sourire pour tous » et l’Association Arc en Ciel, cette initiative s’est déroulée dans les locaux de l’Association Arc en Ciel à Sidi Daoud. Elle s’inscrit dans la volonté de Hyundai Tunisie d’offrir aux enfants un accès essentiel aux soins visuels, contribuant ainsi à leur bien-être et à de meilleures conditions d’apprentissage.

Cette journée a permis à 50 enfants de bénéficier d’un parcours de santé visuelle complet, comprenant des consultations et dépistages ophtalmologiques assurés par le Club de Vision, des tests de vue réalisés avec l’appui de l’opticienne Mme Olfa Khemakhem (OPTIMUM), ainsi que la prise en charge intégrale des lunettes optiques par Hyundai Tunisie pour les enfants nécessitant une correction visuelle. À l’issue des examens, des enfants ont été identifiés comme ayant besoin de lunettes, qui leur seront fournies gratuitement, apportant un soutien concret à des familles souvent confrontées à des difficultés d’accès à ce type de soins.

La santé visuelle des enfants représente un enjeu majeur pour leur éducation, leur épanouissement personnel et leur avenir. Consciente de cette réalité, Hyundai Tunisie poursuit son engagement en faveur de la prévention et de l’accompagnement des jeunes, en mettant en place des actions à fort impact humain, au plus près des besoins des communautés locales.

À travers cette deuxième édition, Hyundai Tunisie confirme sa volonté d’inscrire ses actions RSE dans la durée, en s’appuyant sur des partenariats associatifs engagés et des professionnels de santé mobilisés pour une cause commune. Cette initiative illustre l’ambition de la marque de contribuer activement à un développement plus solidaire et inclusif, en accordant une attention particulière aux domaines essentiels que sont la santé, l’éducation et l’inclusion sociale.

Fidèle à ses valeurs, Hyundai Tunisie continue ainsi de multiplier les projets concrets et durables, avec pour objectif de créer un impact positif et pérenne, au service des générations d’aujourd’hui et de demain.

 

Source communiqué

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L’ université Tunis el Manar prouve l’excellence tunisienne mondiale

Une chose est sûre: l’enseignement supérieur a bel et bien sa place sur la scène mondiale. Puisque l’université Tunis El Manar  l’UTM en est la preuve éclatante.

En effet, d’après l’édition 2026 du classement Times Higher Education (THE) par discipline, l’Université de Tunis El Manar (UTM) confirme son statut de leader maghrébin et s’impose au sommet mondial.

Dans une compétition féroce regroupant 2191 universités de 115 pays, l’UTM domine non seulement en Tunisie, mais aussi le Maghreb et l’Afrique du Nord dans plusieurs domaines clés.

De ce fait, elle occupe la première place nationale dans toutes les catégories évaluées et rayonne régionalement :

Économie et Gestion (301+) : 1ère en Tunisie, au Maghreb et en Afrique du Nord.

Ingénierie (501+) : 1ère en Tunisie.

Médecine et Santé (601+) : 1ère en Tunisie et au Maghreb.

Informatique (601+) : 1ère en Tunisie.

Biologie et Sciences de la Vie et de la Terre (601+) : 1ère en Tunisie (à égalité avec 4 autres universités tunisiennes).

Sciences Physiques (801+) : 1ère en Tunisie.

Avec une position moyenne mondiale de 568e sur ces six disciplines, l’UTM démontre une régularité exceptionnelle, fruit d’un engagement rigoureux en qualité pédagogique, impact scientifique et transfert technologique vers l’industrie.

Ce qui fait que ce succès renforce le rayonnement de l’université publique tunisienne comme pôle d’excellence et d’innovation, prête à relever les défis globaux de demain.

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Le dollar s’apprécie suite au changement de position de Trump sur le Groenland

Le dollar a conservé ses gains de la nuit de mercredi à ce jeudi, après que le président américain Donald Trump a déclaré avoir retiré sa menace d’imposer des droits de douane à plusieurs États européens membres de l’OTAN, faisant état d’un accord avec l’OTAN sur le contrôle du Groenland.

Cela a entraîné une forte baisse du franc suisse, valeur refuge, par rapport à son plus haut niveau des trois dernières semaines. L’or a également chuté par rapport à son plus haut historique. Le dollar américain s’est stabilisé à 1,1685 face à l’euro ce jeudi, après avoir progressé de 0,3 % lors de la séance précédente. Il est également resté stable à 0,7953 franc suisse après avoir bondi de 0,7 % durant la nuit.

Le dollar australien a atteint son plus haut niveau en 15 mois grâce à une amélioration de l’appétit pour le risque et à des données montrant une baisse inattendue du taux de chômage.

Le yen reste sous pression et oscille toujours près d’un plus bas historique face à l’euro… La Banque du Japon entame, jeudi 22 janvier, une réunion de politique monétaire de deux jours, mais les opérateurs n’anticipent aucun changement. Elle avait relevé ses taux d’intérêt lors de sa précédente réunion, en décembre dernier.

Le dollar australien, sensible au risque, a donc progressé de 0,4 % pour atteindre 0,6791 dollar américain, un niveau inédit depuis octobre 2024. Il a également atteint son plus haut niveau depuis juillet 2024 à 107,52 yens.

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La Tunisie face à la recomposition géo-économique mondiale : de l’arrière-boutique au hub intégré de solutions

Invité, mercredi 21 janvier 2026, pour nous éclairer un peu plus sur la recomposition géoéconomique mondiale, Mondher Khanfir, conseiller en politique publique, livre à leconomistemaghrebin.com son analyse quant à la position de la Tunisie face à cette problématique. Et surtout ce que notre pays devrait faire pour devenir un « hub intégré de solutions ».

Pour commencer, l’expert rappelle : « Pendant plusieurs décennies, la Tunisie a bénéficié d’une véritable rente de proximité avec l’Europe. La géographie, l’histoire et l’alignement réglementaire ont facilité une insertion rapide dans les chaînes de valeur industrielles européennes, mais selon une fonction largement subalterne allant de la sous-traitance à l’assemblage, en passant par la compétitivité par les coûts et la faible capture de valeur ».

Mais M. Khanfir affirme que « ce modèle, longtemps présenté comme une réussite pragmatique, atteint aujourd’hui un plafond de verre structurel. La tectonique des plaques géo-économiques mondiales s’accélère et avec elle l’obsolescence des stratégies fondées uniquement sur la proximité et les avantages comparatifs statiques ».

Il poursuit son analyse en soulignant que « l’affrontement stratégique entre les États-Unis et la Chine, la montée en puissance progressive des BRICS élargis, et la fragilisation du modèle de croissance européen redéfinissent profondément la centralité du Sud de la Méditerranée. Dans ce contexte, l’accord récemment conclu entre l’Union européenne et le Mercosur agit comme un signal faible mais révélateur : sous pression, l’Europe diversifie ses alliances stratégiques bien au‑delà de son voisinage immédiat. Ce mouvement, rationnel du point de vue européen, tend cependant à reléguer ses partenaires historiques du Sud de la Méditerranée à une dernière ligne stratégique ».

D’ailleurs, « pour la Tunisie, dit-il, l’enjeu n’est donc plus de défendre coûte que coûte sa place dans un ancien modèle en fin de cycle, mais de changer radicalement de fonction dans les chaînes de valeur globales ».

Selon l’analyste, « cette urgence est dictée par une Europe désormais en mode survie stratégique. L’UE n’est plus la puissance normative confiante des années 2000. Elle évolue dans un environnement où le commerce, la technologie et l’énergie sont devenus des instruments de puissance. Prise en étau entre l’agressivité industrielle américaine– matérialisée par l’Inflation Reduction Act et ses 369 milliards de dollars de subventions ciblées– et la puissance systémique chinoise, l’UE adopte une posture défensive ».

Et le conseil en politique publique d’avertir : « Dans ce repli, la Méditerranée du Sud risque d’être perçue avant tout comme un espace de gestion des risques migratoires et sécuritaires, plutôt que comme un véritable espace de projection industrielle. Pour la Tunisie, le danger est celui d’un déclassement silencieux : rester un atelier périphérique, dépendant de décisions exogènes, sans capacité de négociation stratégique ».

Impératif de changer de logiciel

Cela dit, tout ne semble pas négatif dans cette recomposition économique mondiale, assure Mondher Khanfir. En effet, « … cette fragmentation du monde ouvre une fenêtre d’opportunité inédite pour les pays capables de passer d’une économie de facteurs à une économie de fonctions. Le véritable enjeu n’est plus d’attirer davantage d’usines, mais de devenir un fournisseur de solutions. Un hub intégré ne vend ni des heures de travail à bas coût, ni des incitations fiscales temporaires, ni du foncier industriel bon marché. Il vend de la fiabilité, de la fluidité, de la résilience et une capacité d’orchestration systémique. Dans cette nouvelle grammaire économique, le couple énergie–logistique constitue le levier le plus puissant pour transformer l’infrastructure tunisienne en service indispensable ».

Pour ce faire, notre vis-à-vis énumère les secteurs/domaines qui nécessitent une attention particulière, entre autres celui de l’énergie. Il estime que, « sur le front énergétique, la transition européenne génère une demande structurelle en électricité verte, en hydrogène et en solutions de décarbonation industrielle. Avec un gisement solaire estimé à plus de 3 000 heures d’ensoleillement par an, la Tunisie dispose d’un actif stratégique majeur ». Cependant, indique-t-il, « l’enjeu n’est plus seulement de produire de l’électricité renouvelable pour la consommation domestique, mais de structurer une véritable place régionale de solutions énergétiques. Cela suppose la maîtrise de l’ensemble de la chaîne de valeur : ingénierie de projets complexes, intégration réseau, stockage d’électricité, gestion de la flexibilité et interconnexions euro-méditerranéennes. Dans une économie de fonctions, le kilowattheure tunisien n’est plus un coût subi ; il devient une valeur captée. Il se monétise localement par l’intégration de l’« avantage carbone » dans les coûts de production industrielle et se valorise à l’international comme un service énergétique premium, contribuant directement à la sécurité énergétique européenne ».

Il poursuit : « Cette ambition énergétique ne peut se matérialiser sans une transformation profonde du système logistique. La position géographique de la Tunisie, au cœur du détroit de Sicile par lequel transite près de 20 % du commerce maritime mondial, doit cesser d’être un slogan pour devenir un véritable mécanisme de capture de valeur. Aujourd’hui, les coûts logistiques représentent environ 20 % du prix de revient des produits tunisiens, contre moins de 9 % en moyenne dans les pays de l’OCDE. Cet écart est un handicap compétitif majeur. En investissant dans des ports intelligents, des systèmes d’information interopérables et une gouvernance logistique intégrée, la Tunisie peut se positionner comme un intégrateur régional capable d’offrir stockage intelligent, transformation légère et distribution multimodale vers l’Afrique ».

L’exemple de la Zone économique spéciale AGROTECH Khadhra–Ghadamès

Cette vision de hub intégré de solutions trouve une application concrète dans le projet de Zone Économique Spéciale AGROTECH Khadhra–Ghadamès [1]. Située à la frontière entre la Tunisie, la Libye et l’Algérie. Cette zone, d’une superficie potentielle de 50 kilomètres carrés, pourrait transformer le Sahara en un moteur de croissance africain. Le projet repose sur une approche systémique articulée autour du nexus eau–énergie–agriculture–écosystème. En combinant énergies renouvelables à grande échelle, technologies de purification et de recyclage de l’eau, et agriculture intelligente, cette plateforme ambitionne de démontrer que les zones arides peuvent devenir productives, résilientes et exportatrices, explique Mondher Khanfir.

L’Agro‑Technopole Khadhra–Ghadamès n’est pas conçue comme une enclave, ajoute-t-il, mais comme le cœur d’un corridor transsaharien reliant Zarzis à Agadez. La création d’un port sec connecté au port de Zarzis par des infrastructures ferroviaires et routières modernes constitue la colonne vertébrale de ce dispositif. Ce hub logistique permettrait de formaliser et de sécuriser des flux aujourd’hui largement informels. Tout en offrant une infrastructure de classe mondiale pour les échanges entre l’Afrique du Nord et le Sahel. Les technologies numériques – traçabilité, données en temps réel, gestion intelligente des flux – y jouent un rôle central.

Et ce n’est pas tout, parce qu’au‑delà de l’économie, ce projet intègre une dimension sociale et humaine essentielle, comme souligne notre expert. Inspirée par l’expérience de Rjim Maatoug, la ZES Khadhra–Ghadamès prévoit des solutions mobiles d’accès à la santé et à l’éducation pour les communautés nomades, respectant leurs modes de vie, tout en les intégrant à une dynamique de développement. Il s’agit d’une infrastructure verte, inclusive et durable, pensée comme une vitrine technologique et sociale pour l’Afrique.

Rompre avec « l’attentisme stratégique »

« La réalisation d’une telle ambition suppose toutefois une rupture nette avec l’attentisme stratégique. Elle exige une doctrine claire de souveraineté productive et une ingénierie financière audacieuse. Le recours à des partenariats public‑privé institutionnels est indispensable pour mobiliser les investissements massifs nécessaires à la modernisation des infrastructures énergétiques, logistiques et numériques ».

Enfin, la diplomatie économique tunisienne doit devenir proactive et multi-alignée. Dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), les échanges entre le Nord et le Sud du Sahara sont appelés à croître significativement. La Tunisie a l’opportunité de se positionner comme pivot naturel de ces flux, en sécurisant les chaînes de valeur globales, tout en diffusant des solutions technologiques adaptées aux réalités africaines.

La Tunisie se trouve aujourd’hui à un point de bifurcation historique. Elle peut choisir le confort relatif de l’arrière-boutique européenne, au risque de voir ses avantages s’éroder lentement sous la pression de la concurrence mondiale. Ou elle peut assumer une ambition de hub systémique, fondée sur des fonctions à haute valeur ajoutée. Dans un monde d’alliances volatiles et de rivalités ouvertes, la proximité géographique ne garantit plus la prospérité. Seule la capacité à devenir indispensable le permet. La véritable question n’est donc pas de savoir si la Tunisie a les moyens de cette ambition, mais si elle peut encore se permettre de ne pas les avoir. La Tunisie ne doit plus seulement être proche de l’Europe ; elle doit en devenir une solution.

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[1]Projet porté par le TABC et présenté en avant-première au sommet TICAD 8 tenu en 2023 à Tunis

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Le Canada a-t-il raison de s’inquiéter de la gourmandise de l’Amérique de Trump?

Que faire en cas d’agression du voisin américain ? Après le Venezuela et le Groenland, les Canadiens se demandent s’ils seront les prochains sur la liste des visées expansionnistes du président américain. Au point que l’armée canadienne envisage le scénario de tactiques de guérilla contre une hypothétique invasion américaine.

 

« Quand vous n’êtes pas à la table, vous êtes au menu ». Dans un discours choc prononcé mardi 20 janvier devant un parterre de gotha politique et économique mondial réuni lors du 56e forum à Davos, le Premier ministre canadien, Mark Carney, constate non sans amertume que le monde a basculé dans une nouvelle ère, marquée par la rivalité des grandes puissances, l’usage coercitif du commerce et la fin de ce qu’il appelle une « fiction confortable » : celle d’un ordre international fondé sur des règles communes. Tout en appelant les puissances intermédiaires « à se préparer au retour du rapport de force et à construire une autonomie stratégique ; sans renoncer à leurs valeurs fondamentales, qu’il s’agisse de la souveraineté ou de l’intégrité territoriale ».

Le message du responsable canadien est simple : de nombreux pays ne peuvent plus se contenter de compter sur leurs alliances et leur géographie. « Un pays qui ne peut pas se nourrir, se fournir en énergie ou se défendre a très peu d’options lorsque les règles cessent de vous protéger ».

Réponse hautaine de Donald Trump qui rétorque que « le Canada vit grâce aux Etats-Unis », avant de reprocher à Ottawa de ne pas reconnaître suffisamment les avantages tirés de cette relation. « Souviens-t-en, Mark, la prochaine fois que tu fais des déclarations », a-t-il lancé, dans une mise en garde à peine voilée adressée au Premier ministre canadien.

Inquiétudes justifiées

Ce discours longuement ovationné à Davos, est partagé notamment au Canada où depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, la relation bilatérale longtemps perçue à Ottawa comme stable et prévisible, est marquée par les menaces répétées sur les droits de douane, les remises en cause publiques des accords commerciaux. D’autant plus que Donald Trump a évoqué à plusieurs reprises l’idée que son voisin du nord puisse devenir le 51e État des Etats-Unis. Le milliardaire républicain s’est récemment montré de plus préoccupé par la vulnérabilité du Canada face aux adversaires des États-Unis dans l’Arctique, notamment la Russie et la Chine, critiquant en privé le faible niveau de dépenses de défense d’Ottawa.

Provocation  

Plus inquiétant encore. Dans la nuit de lundi à mardi 20 janvier, alors que les ambitions américaines sur le Groenland inquiètent les alliés de Washington, le président américain a posté sur son réseau, Truth Social, une série de photos générées par l’intelligence artificielle où on le voit dans le Bureau ovale avec les dirigeants européens, assis comme des élèves sages et obéissants, devant une carte où le drapeau américain recouvre les Etats-Unis mais aussi le Canada, le Groenland et le Venezuela ! De la science fiction, une provocation délibérée ?

Simulations en cas d’invasion américaine

Plutôt un scénario, jugé impensable auparavant, qu’Ottawa prend très au sérieux maintenant. En effet, The Globe and Mail, quotidien de référence au Canada, révèle que l’état-major militaire canadien a récemment planché sur des scénarios de crise impliquant une invasion militaire américaine.

Ces simulations, qualifiées d’hypothétiques par les autorités, montrent la fragilité structurelle du Canada face à son voisin du sud, en particulier sur le flanc arctique et dans les grandes infrastructures stratégiques. Pis : selon les projections, l’ensemble des sites stratégiques du pays pourraient tomber en moins d’une semaine.

Tactiques de guérilla urbaine ?

Toujours est-il que le modèle conceptuel et théorique développé par l’armée canadienne, s’il ne constitue pas un plan militaire opérationnel, permet plutôt d’évaluer les risques et d’explorer les stratégies.

Selon le quotidien canadien, les responsables militaires envisagent ainsi une attaque venant du sud, avec des forces américaines capables de surmonter rapidement les positions stratégiques canadiennes sur terre et en mer, en l’espace d’une semaine, voire en deux jours seulement. Alors même que le Canada ne possède pas les effectifs ni l’équipement nécessaires pour repousser une invasion classique. Le modèle prévoit par conséquent une guerre non conventionnelle, où des groupes armés irréguliers ou des civils organisés utiliseraient embuscades, sabotages, frappes de drones et attaques éclair.

« Le modèle inclut les tactiques utilisées par les moudjahidines afghans dans leurs attaques éclair contre les soldats russes durant la guerre soviéto-afghane », assure un haut fonctionnaire canadien qui s’exprime anonymement dans les pages du quotidien. Des tactiques qui ont déjà été reprises par les Talibans contre les forces américaines et alliées, y compris les Canadiens, en Afghanistan. L’objectif : infliger de lourdes pertes aux forces occupantes américaines.

Au final, cette réorientation signifie-t-elle une rupture totale avec Washington ? Selon les observateurs, le Canada, membre fondateur de l’OTAN et partenaire des États-Unis pour la défense aérienne continentale, cherche plutôt à réduire une dépendance jugée désormais à haut risque. En attendant le départ tant espéré d’un président américain déroutant, peu fiable et imprévisible à volonté.

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