Sami Trabelsi a bien fait de dresser une blacklist des joueurs binationaux pas enthousiastes à débarquer en sélection.
Sami Trabelsi a été on ne peut plus clair à propos des joueurs binationaux qui louvoient et essaient par de multiples subterfuges à gagner du temps, tout en évitant de couper les ponts avec l’équipe de Tunisie. Il a décidé de les prier d’aller voir ailleurs.
Il faudrait reconnaître que c’est leur droit le plus absolu d’essayer de glaner une place dans un football plus organisé, plus performant et en mesure de leur ouvrir de plus larges horizons. Rien qu’à se souvenir de cette mise sous tutelle de la FTF par la Fifa qui suffit à brouiller les esprits et dissuader les plus convaincus. Mais pas ceux en qui vibre ce lien d’appartenance qui écarte toute surenchère. Ce n’est malheureusement pas le cas d’un certain nombre de ceux qui croient qu’ils sont en mesure de briguer une place à l’étage au-dessus. Ceux qui multiplient les contacts, pour les dissuader, devraient être plus respectueux des convenances.
Le football tunisien a une histoire. Il a même, à une certaine époque, fait l’histoire. N’oublions pas que c’est au lendemain de la victoire de la Tunisie sur le Mexique en 1978 que la Fifa a décidé d’augmenter le nombre des équipes représentantes de l’Afrique au Mondial. Ces jeunes joueurs, qui ont peut-être de l’étoffe, ont le droit de rêver et de choisir ce qui leur convient.
Le sélectionneur, sans doute agacé par ce chassé-croisé qui tourne au ridicule, a nommément cité des joueurs dont il ne veut plus entendre parler.
Des guerriers et non des mercenaires
De toutes les manières, l’équipe de Tunisie a besoin, tel que nous l’avons toujours dit, de guerriers qui se battent sur le terrain, dignes représentants d’une civilisation plus que trois fois millénaire. Et non de mercenaires.
Ces éléments qui hésitent, bafouent, ne savent pas ce qu’ils veulent, n’ont pas leur place.
Mieux que cela, il y a des sélectionneurs de leur pays d’adoption qui les convoquent, les font évoluer quelques minutes dans un ou deux matchs, pour leur barrer définitivement la voie vers l’équipe nationale de leur pays d’origine.
C’est le cas de Ben Yedder qui a refusé d’opter pour l’équipe de Tunisie. Il a été effectivement appelé en équipe de France. Mais quelle carrière a-t-il fait? Elle a duré le temps de passage d’un météorite.
Alors qu’il aurait pu renforcer l’équipe de Tunisie et écrire quelques-une de ses plus belles pages de son CV. Voyons l’équipe des moins de 17 ans. Elle est presque toute composée d’éléments évoluant à l’étranger. Ce sont des choix et nombre de ces éléments sont pétris de qualités.
Espérons que leur encadrement sera à la hauteur de la confiance qu’ils ont mise en ce choix délicat qui engage les deux parties sur une voie où les regrets sont vains.