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Tunisie | Les températures attendues ce jeudi

La vague de chaleur se poursuit ce jeudi en Tunisie avec des températures relativement plus clémentes par endroits mais atteignant les 49 °C dans certaines régions.

Voici les températures par région, selon les prévisions de l’Institut national de la météorologie (INM) :

  • Tunis : 40°C
  • Ariana : 40°C
  • Manouba : 44°C
  • Ben Arous : 43°C
  • Bizerte : 39°C
  • Nabeul : 39°C
  • Zaghouan : 45°C
  • Béja : 45°C
  • Jendouba : 46°C
  • Kef : 45°C
  • Siliana : 45°C
  • Sousse : 41°C
  • Monastir : 40°C
  • Mahdia : 37°C
  • Kairouan : 46°C
  • Sidi Bouzid : 46°C
  • Kasserine : 44°C
  • Gafsa : 47°C
  • Tozeur :49°C
  • Kébili : 49°C
  • Sfax : 42°C
  • Gabès : 39°C
  • Medenine : 48°C
  • Tataouine : 46°C

Y. N.

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Canicule : une baisse progressive des températures attendue à partir de vendredi

Après plusieurs jours de chaleur extrême ayant fortement éprouvé la population et mis le réseau électrique sous pression, une amélioration progressive des conditions météorologiques est attendue à partir de vendredi 24 juillet, selon les dernières prévisions publiées mercredi par l’ingénieur en hydrométéorologie Mehrez Ghannouchi sur sa page officielle Facebook. Selon lui, la journée du jeudi […]

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Ciné Mahdia Mycélium | Un cinéma à ciel ouvert du 23 au 28 juillet

Cette année, Ciné Mahdia Mycélium prend racine sur les côtes du gouvernorat de Mahdia sous le slogan : Un cinéma à ciel ouvert !

Entre mer, territoires et cinéma, cette nouvelle édition vous invite à explorer des regards singuliers, des œuvres qui questionnent notre rapport au monde et des rencontres qui prolongent les films au-delà de l’écran.

Du 23 au 28 juillet 2026, rejoignez-nous à CinéAlpha, Dar Sidi Rajiche, la plage de Salakta et au CDIS Kssour Essef pour une semaine de projections, de discussions et de création.

Cette initiative est soutenue dans le cadre du programme Pouvoir d’agir des Jeunes, porté par l’association Solidarité Civique Tunisie et financé par la Fondation de France.

Communiqué

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L’UIB affiche une rentabilité en forte hausse au premier semestre 2026

L’Union Internationale de Banques (UIB) a clôturé le premier semestre 2026 sur un résultat brut d’exploitation de 125,2 MDT, en progression de 11,1 % sur un an (13 % hors effet de la loi 2024-41 portant amendement du code de commerce). Cette performance s’appuie sur un produit net bancaire (PNB) de 273,2 MDT au 30 […]

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Coupures d’électricité : La STEG encadre enfin les batteries de stockage

Alors que la Tunisie fait face à une consommation électrique record et à des coupures tournantes dans plusieurs régions, la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) a publié un nouveau « Référentiel technique des installations photovoltaïques raccordées au réseau électrique national basse tension ». Le document consacre désormais un chapitre détaillé aux systèmes de stockage d’énergie par batteries, ou BESS.

Le référentiel peut être consulté et téléchargé sur le site officiel de la STEG :
https://www.steg.com.tn/system/files/pdf/Referentiel_technique_des_installations_PV.pdf

Un cadre technique pour le stockage de l’énergie

Le nouveau document définit les prescriptions minimales relatives à la conception, à l’installation, à l’exploitation et à la maintenance des batteries raccordées aux installations photovoltaïques.

Il détaille notamment le rôle du système de gestion de la batterie — BMS —, des convertisseurs de puissance — PCS —, des onduleurs hybrides, des protections électriques et des essais nécessaires avant la mise en service.

L’acceptation des batteries par la STEG est notamment conditionnée par la présentation de certificats de conformité aux normes IEC 61427, IEC 62619 et IEC 62620, ainsi que d’un certificat CE et d’une documentation technique complète. Pour les systèmes dépassant 100 kWh, des essais fonctionnels préalables en usine sont également exigés.

Le référentiel insiste aussi sur la prévention des surchauffes, la ventilation des locaux, le contrôle des accès et les mesures destinées à limiter les risques électriques ou liés à un emballement thermique.

Quel impact sur les tensions actuelles du réseau ?

Cette publication intervient alors que la demande nationale a atteint près de 5 000 MW durant la vague de chaleur. Plusieurs publications évaluent la capacité disponible à environ 4 630 MW, ce qui représenterait un écart proche de 370 MW. Ce chiffre doit néanmoins être présenté comme une estimation rapportée, et non comme une donnée directement annoncée par le PDG de la STEG.

Les batteries peuvent stocker une partie de l’électricité solaire produite durant les heures ensoleillées et la restituer pendant les périodes de forte consommation. Elles peuvent ainsi augmenter l’autoconsommation et réduire ponctuellement les prélèvements sur le réseau.

Pour une habitation, le référentiel donne l’exemple d’une consommation quotidienne de 5 kWh : en tenant compte de la profondeur de décharge, des pertes de la batterie et de l’onduleur ainsi que d’une marge de sécurité, la capacité nominale nécessaire atteint environ 6,8 kWh.

Le prix demeure plus difficile à établir. Sur le marché tunisien, une batterie lithium d’environ 4,8 kWh est affichée autour de 6 270 DT TTC, batterie seule. Une solution résidentielle complète coûtera davantage après l’ajout de l’onduleur hybride, des protections, du câblage et de la pose.

Les batteries suffiront-elles à éviter les coupures ?

Non, à elles seules. Compenser une puissance manquante de 400 MW pendant deux heures nécessiterait au minimum 800 MWh de stockage, auxquels devraient s’ajouter les pertes techniques et les marges d’exploitation.

La multiplication de batteries chez les particuliers, les entreprises, les exploitations agricoles et les bâtiments publics pourrait toutefois réduire localement les appels de puissance et mieux valoriser l’électricité solaire.

Le nouveau référentiel ne règle donc pas la crise électrique actuelle. Il fournit en revanche le cadre technique attendu par les fabricants, les installateurs et les bureaux d’études pour développer en Tunisie des installations associant photovoltaïque et stockage.

Lire aussi:

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UBCI : le PNB progresse de 10,1% au premier semestre 2026

Le produit net bancaire de l’UBCI s’est établi à 193 millions de dinars (MD) au 30 juin 2026, en hausse de 10,1% sur un an. Cette évolution s’accompagne d’une progression des crédits à la clientèle de 11,6% et des dépôts de 8,5% sur la période. Les produits d’exploitation bancaire ont progressé de 8,9% pour atteindre […]

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Batteries solaires : le feu vert de la STEG tombe en pleine crise des coupures

Lire plus tard Le calendrier a rarement été aussi éloquent. Alors que la Tunisie subit depuis le 7 juillet des délestages tournants, la Société tunisienne de l’électricité et du gaz a publié le 21 juillet 2026 un nouveau référentiel technique de 143 pages qui ouvre explicitement la voie à l’intégration de batteries de stockage dans […]

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Coupures d’électricité | L’Ordre des pharmaciens demande une réunion d’urgence avec la Steg

Face aux répercussions des Coupures d’électricité répétées impactant, notamment, le secteur pharmaceutique, le Conseil national de l’Ordre des pharmaciens de Tunisie (Cnopt) réclame des mesures d’urgence pour garantir la continuité des soins.

Dans un communiqué publié ce mercredi 22 juillet 2026, le Conseil a exprimé sa vive inquiétude quant à l’impact des coupures d’électricité non annoncées touchant actuellement plusieurs régions du pays, affirmant que ces interruptions de courant perturbent le fonctionnement normal du secteur pharmaceutique et font peser des risques directs sur la sécurité des patients.

En effet, la rupture de la chaîne du froid peut altérer la qualité des médicaments thermosensibles (vaccins, insuline, etc.), compromettant ainsi la santé publique, lit-on dans le communiqué.

Afin de parer à toute dégradation de la situation, l’Ordre annonce avoir adressé une correspondance officielle au Pdg de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (Steg), pour demander une réunion d’urgence dans les plus brefs délais en vue d’examiner des solutions immédiates pour réduire l’impact de ces coupures et élaborer un plan stratégique d’anticipation afin de prévenir les risques futurs et garantir la continuité des services pharmaceutiques.

Saluant le dévouement et l’esprit de responsabilité des pharmaciens à travers le pays, le Cnopt a exprimé sa gratitude envers la profession qui continue de servir les citoyens malgré des conditions particulièrement difficiles, tout en appelant ‘ensemble des pharmaciens à redoubler d’efforts pendant cette période critique pour assurer une prise en charge optimale des patients et préserver leur santé.

Y. N.

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​Coupures d’électricité | Appel du CHU Mongi Slim aux patients sous oxygénothérapie

​À la suite des perturbations et des coupures d’électricité enregistrées en Tunisie, la direction du Centre Hospitalier Universitaire (CHU) Mongi Slim de La Marsa a lancé un appel d’urgence aux patients souffrant d’insuffisance respiratoire chronique et bénéficiant d’un traitement par oxygénothérapie à domicile.

​L’établissement invite tous les patients concernés se trouvant dans l’impossibilité de poursuivre leur traitement chez eux en raison des coupures de courant à contacter immédiatement l’hôpital pour bénéficier de la prise en charge nécessaire.

​Cette mesure vie à garantir la continuité des soins et éviter toute complication médicale grave liée à l’interruption du traitement causée par les coupures d’électricité.

​La direction du CHU Mongi Slim appelle l’ensemble des patients concernés ainsi que leurs familles à ne pas hésiter à prendre contact en urgence avec les services hospitaliers en cas de besoin, afin de préserver leur santé et leur sécurité.

Y. N.

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La STEG autorise l’installation de batteries de stockage photovoltaïque reliées à des onduleurs hybrides

Lire plus tardLa Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) a annoncé que, face à la hausse exceptionnelle des températures et à la forte pression exercée sur le réseau électrique national, et dans le cadre de l’encouragement à l’investissement dans les énergies renouvelables, les clients du secteur résidentiel sont désormais officiellement autorisés à installer […]

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Pronostic Quinté : Prix Paris Turf à Vichy

Pour cette 8ème course à Vichy, découvrez notre pronostic du  Temps/ Temps News.  Nous avons analysé les forces en présence pour vous livrer une sélection optimisée :
6-1-4-9-16-2-3-14
​Le cheval 6– Don’t Shut Me Downs’impose comme notre base solide pour ce Spécial Quinté, tandis que le 16– Mozart des Brières sera notre outsider préféré, capable de créer la surprise à belle cote. Une combinaison équilibrée pour viser les sommets sur l’hippodrome de Vichy.

Retrouvez ici l’Analyse du Temps, notre étude approfondie des 16 partants du Prix Paris Turf. Nous décryptons pour vous la forme, les statistiques et les meilleures chances de ce rendez-vous à Vichy :

1. Step Morning : Performant sur sa fraîcheur et compétitif à ce poids. Bien que contraint de porter 60 kilos sous le numéro 16, il visera activement le podium.

2. Black Saxon : Auteur d’une rentrée prometteuse à Compiègne. Monté de façon nettement plus offensive cette fois-ci, une réhabilitation complète est vivement attendue.

3. Vazirpour : Présenté avec une excellente fraîcheur matinale. Compétitif à cette valeur handicap et nanti de la corde 1, il vise logiquement les places.

4. Spanish Prince : Reste sur un brillant accessit d’honneur à Compiègne. Associé à Cristian Demuro pour gérer sa stalle extérieure, il est proche d’un succès.

5. Golden Blush : Reste sur deux succès probants en province. Penalisiée de quatre kilos pour son retour dans les handicaps, sa forme lui permettra d’accrocher un lot.

6. Don’t Shut Me Down : En net regain de condition et associé à Maxime Guyon. Favorisé par la longue ligne droite de Vichy, il jouera un rôle très actif.

7. Mighty Boy : Nouvelle recrue testée sur plus long avec de la fraîcheur. Associé à Mickaël Barzalona, il possède les moyens de s’illustrer d’emblée.

8. Gold Player : Auteur d’une rentrée profitable après un repos mérité. Retrouvant la catégorie des handicaps en condition physique ascendante, méfiance d’usage.

9. Guiness Star : Deuxième convaincant récemment à Angers et troisième de cette même épreuve en 2024. En excellente condition, il confirmera pleinement.

10. A Beauregard : Modèle de régularité donnant toujours son maximum en piste. Resté au top physiquement, il fournira encore sa meilleure valeur malgré le terrain rapide.

11. Black Ultra : Lauréat plein d’autorité à ParisLongchamp et très bien situé en valeur 34,5. Rallongé avec d’immenses ambitions, il s’annonce redoutable.

12. Il Capo : Quatrième rassurant sur cette surface à Marseille-Borély. Couru à mi-peloton pour placer sa pointe finale, il visera la cinquième place.

13. I’m a Believer : À racheter après une pause réparatrice qui lui a fait le plus grand bien. Baissé au poids, il est capable d’un coup d’éclat.

14. Pink Monday : Arrivé à 100 % de sa condition physique pour cet objectif sur plus long. Monté patiemment à l’arrière, il passera un test révélateur.

15. Zoom Chop : Enchaîne les prestations décevantes tout en voyant sa valeur baisser. Dans le flou le plus total, il doit avant tout rassurer son entourage.

16. Mozart des Brières : Pur adepte des pistes très lourdes propulsé en première épreuve. Face à de telles conditions rapides, ses ambitions restent très limitées.

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Pronostic Quarté : Prix Race And Care à Mauquenchy

Pour cette 5ème course à Mauquenchy, découvrez notre pronostic du  Temps/ Temps News.  Nous avons analysé les forces en présence pour vous livrer une sélection optimisée :
9-4-12-13-5-14-10-15
​Le cheval 9– La Candeurs’impose comme notre base solide pour ce Spécial Quarté , tandis que le 13– Looking du Caie sera notre outsider préféré, capable de créer la surprise à belle cote. Une combinaison équilibrée pour viser les sommets sur l’hippodrome de Mauquenchy.

 

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Après les coupures répétées : la Tunisie face au défi du stockage de l’énergie solaire

Par Zouhaïr BEN AMOR (Universitaire)

 

La Tunisie possède une richesse naturelle exceptionnelle : un soleil présent une grande partie de l’année, généreux, abondant et capable de produire une énergie propre. Depuis plusieurs années, l’énergie solaire est présentée comme une réponse aux difficultés énergétiques du pays, à la hausse des coûts de l’électricité et à la nécessité de réduire notre dépendance aux sources d’énergie importées. Cette orientation semble logique, car notre pays dispose d’un potentiel solaire considérable. Pourtant, une question fondamentale demeure souvent oubliée dans les débats publics : que faisons-nous de cette énergie lorsque le soleil disparaît ou lorsque le réseau électrique national rencontre une panne générale ?

Produire de l’électricité solaire est une avancée importante, mais produire seulement au moment où le soleil brille ne suffit pas à répondre aux exigences d’une société moderne. Les citoyens ont besoin d’électricité le jour comme la nuit, en été comme en hiver, pendant les périodes normales comme lors des situations exceptionnelles. L’énergie solaire offre une production variable, alors que la consommation électrique exige une disponibilité permanente. C’est précisément à ce niveau que le stockage devient un enjeu majeur.

La Tunisie a longtemps considéré la question énergétique sous l’angle de la production. Il fallait produire davantage pour accompagner le développement économique et répondre à une demande croissante. Aujourd’hui, cette vision doit évoluer. Il ne suffit plus d’installer des panneaux solaires dans différentes régions du pays. Il faut également penser à la manière de conserver cette énergie afin de pouvoir l’utiliser lorsque les besoins deviennent plus importants ou lorsque la production naturelle diminue.

Une panne générale d’électricité révèle brutalement les limites d’un système qui dépend uniquement de la production instantanée. Les hôpitaux, les entreprises, les commerces, les administrations et les foyers sont alors confrontés aux conséquences d’une interruption qui peut perturber profondément la vie quotidienne. Le soleil tunisien peut produire une grande quantité d’électricité pendant la journée, mais sans moyens efficaces de stockage, une partie de cette énergie ne peut pas être utilisée au moment où elle serait la plus utile.

 

Le stockage, la clé oubliée de la révolution solaire

Le stockage de l’électricité représente aujourd’hui l’un des grands défis de la transition énergétique mondiale. Les batteries modernes permettent de conserver l’énergie produite pendant les heures d’ensoleillement et de la restituer lorsque la production solaire baisse. Elles jouent ainsi un rôle essentiel dans l’équilibre entre l’offre et la demande.

Dans un pays comme la Tunisie, le développement des batteries pourrait changer profondément notre rapport à l’énergie. Une centrale solaire équipée d’un système de stockage pourrait continuer à fournir de l’électricité après le coucher du soleil. Un bâtiment public pourrait disposer d’une réserve énergétique en cas de coupure. Une exploitation agricole pourrait mieux gérer ses besoins sans dépendre totalement des fluctuations du réseau.

Cependant, il faut éviter de présenter les batteries comme une solution simple et immédiate. Leur coût reste élevé, particulièrement pour les installations de grande capacité. Leur fabrication nécessite des matériaux spécifiques et pose des questions environnementales. Leur remplacement après plusieurs années représente également une contrainte économique. La solution ne consiste donc pas à installer des batteries partout sans réflexion, mais à développer une stratégie intelligente adaptée aux moyens du pays.

La Tunisie doit également explorer d’autres formes de stockage, comme les stations de transfert d’énergie par pompage, certaines technologies thermiques ou encore les systèmes hybrides associant plusieurs sources d’énergie. La diversité des solutions permettra de réduire la dépendance à une seule technologie et d’adapter les choix aux réalités géographiques et économiques nationales.

Le débat sur l’énergie ne doit pas être limité aux spécialistes. Il concerne directement chaque citoyen. Derrière les questions techniques de capacité, de puissance et de rendement, il y a une réalité quotidienne : pouvoir conserver une énergie produite localement afin d’éviter une interruption brutale du service électrique.

 

Une nouvelle vision pour l’indépendance énergétique tunisienne

La Tunisie ne manque ni de soleil ni de compétences humaines. Ce qui manque encore, c’est une vision globale qui associe production, stockage, consommation et innovation. Le développement du solaire doit être accompagné par une modernisation du réseau électrique afin de rendre celui-ci plus flexible et plus capable d’intégrer les nouvelles sources d’énergie.

L’avenir énergétique ne sera probablement pas construit uniquement autour de grandes centrales éloignées des villes. Il reposera aussi sur une multiplication des installations locales : maisons équipées de panneaux solaires, entreprises produisant une partie de leur propre électricité, bâtiments publics capables de fonctionner avec une autonomie partielle. Cette évolution pourrait transformer les consommateurs traditionnels en acteurs de la production énergétique.

Mais pour réussir cette transformation, il faudra dépasser plusieurs obstacles. Le premier concerne le financement. Les équipements solaires avec batteries représentent encore un investissement important pour de nombreux Tunisiens. Des mécanismes d’accompagnement financier pourraient permettre à davantage de familles et d’entreprises d’accéder à ces technologies.

Le deuxième obstacle concerne l’information. Beaucoup de citoyens connaissent l’existence des panneaux solaires, mais ignorent encore les possibilités offertes par le stockage. Une meilleure sensibilisation permettrait de mieux comprendre les avantages et les limites de ces systèmes.

Le troisième défi concerne la formation. Les nouvelles technologies énergétiques nécessitent des ingénieurs, des techniciens et des chercheurs capables de concevoir, installer et entretenir ces équipements. Investir dans la formation est donc aussi important qu’investir dans les infrastructures.

Il faut également éviter une erreur fréquente : croire que l’énergie solaire permettra à elle seule de résoudre toutes nos difficultés. Le solaire est une partie de la solution, mais il doit être intégré dans une politique énergétique plus large comprenant l’efficacité énergétique, la réduction du gaspillage et une meilleure organisation de la consommation.

 

L’autonomie énergétique commence aussi au niveau des citoyens

La question du stockage ne concerne pas seulement les grandes décisions nationales. Elle concerne aussi les particuliers. Dans plusieurs pays, les installations solaires domestiques accompagnées de batteries permettent aux familles de mieux gérer leur consommation et de disposer d’une réserve en cas de problème sur le réseau.

En Tunisie, cette approche pourrait progressivement se développer. Les maisons individuelles, les écoles, les petites entreprises et certaines structures publiques pourraient devenir des espaces de production et de stockage énergétique. Une école équipée de panneaux solaires pourrait réduire ses dépenses et continuer certaines activités essentielles lors d’une coupure. Une ferme agricole pourrait sécuriser son alimentation électrique pour ses équipements indispensables.

Cette évolution demande cependant une politique claire. Il ne suffit pas d’encourager l’achat de panneaux solaires. Il faut créer un environnement favorable au stockage, avec des normes adaptées, des dispositifs financiers accessibles et une réglementation capable d’accompagner les changements.

L’énergie de demain sera probablement plus proche des citoyens. Elle ne viendra pas uniquement de grandes installations centralisées, mais aussi d’un réseau composé de nombreux producteurs locaux. Cette organisation rendra le système plus résistant et permettra une meilleure utilisation des ressources disponibles.

Le soleil tunisien est une richesse nationale. Mais une richesse naturelle n’a de valeur que si elle est transformée en bénéfice concret pour la population. Produire de l’électricité lorsque le soleil brille est une première étape. Être capable de conserver cette énergie pour les moments difficiles représente l’étape décisive.

 

Construire aujourd’hui l’énergie de demain

La Tunisie se trouve devant un choix stratégique. Elle peut continuer à développer l’énergie solaire sans résoudre entièrement la question de la disponibilité électrique, ou elle peut franchir une nouvelle étape en plaçant le stockage au cœur de sa politique énergétique.

Les pannes générales nous rappellent une réalité simple : une énergie que l’on ne peut pas utiliser au moment nécessaire reste une énergie partiellement exploitée. Le véritable progrès ne consiste pas seulement à produire davantage, mais à maîtriser cette production et à la rendre disponible lorsque la société en a besoin.

Le défi est important, mais il est à la portée du pays. La Tunisie possède le soleil, des espaces adaptés, des compétences et une population capable d’accompagner cette évolution. Ce qui est nécessaire aujourd’hui, c’est une volonté politique durable et une vision dépassant les solutions immédiates.

Le stockage de l’électricité solaire n’est pas seulement une question technique. C’est une question de souveraineté, de sécurité et de préparation de l’avenir. En apprenant à conserver l’énergie que la nature nous offre chaque jour, nous pourrons transformer une simple ressource solaire en véritable force nationale.

Le soleil tunisien est déjà là. Le défi n’est plus de le trouver, mais de savoir garder son énergie pour les jours où nous en avons le plus besoin.

 

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