Lese-Ansicht

Jeux en ligne | Comment reconnaître une stratégie de mise à espérance positive durable

Seulement 3 à 5 % des parieurs sportifs dégagent un profit sur le long terme selon les données de marché de 2024-2025. Cette réalité chiffrée fixe le cadre de toute analyse sérieuse, y compris lorsqu’on examine les données disponibles sur 1xbet; une stratégie de mise à espérance positive durable se reconnaît à des critères précis qui dépassent le simple résultat court terme. (Photo : Intérieur du casino).

L’espérance positive repose sur un calcul mesurable : si votre estimation de probabilité dépasse la probabilité implicite de la cote, l’espérance devient positive. La formule s’écrit EV = (p × gain net) – ((1 – p) × mise). Un résultat supérieur à zéro indique un avantage mathématique. Les professionnels ciblent généralement un edge de 2 à 5 % par mise. Ce niveau reste modeste mais se compose avec le volume. Un pari isolé ne prouve rien. Seule une série longue révèle si l’avantage tient.

Les cotes standards à –110 exigent environ 52,4 % de réussite pour atteindre l’équilibre. Un taux de réussite de 53 à 55 % sur ces cotes produit un ROI annuel de 3 à 6 % chez les praticiens expérimentés. Ces chiffres proviennent d’analyses de marché publiées en 2025 et 2026, notamment dans les données disponibles pour des opérateurs comme 1xbet; si l’edge reste inférieur à 2 %, la variance domine longtemps et masque le signal.

Le closing line value valide l’avantage réel

Le closing line value, ou CLV, mesure l’écart entre la cote prise et la cote de fermeture du marché. Une CLV moyenne positive sur plusieurs centaines de mises confirme que le marché a reconnu la valeur de vos choix. Les données montrent qu’une CLV de +1 à +2 % constitue un signal décent. Une moyenne de +2 à +3 % indique un avantage solide. Au-delà de +5 %, le signal devient rare et souvent temporaire car les limites de compte interviennent vite.

Si vous enregistrez une CLV positive sur 200 mises ou plus, le processus possède une base réelle. Le résultat court terme peut rester négatif pendant des semaines. La variance produit des écarts importants. Sur 100 mises, un praticien à 53 % de réussite réelle peut afficher entre 43 et 63 % de wins purement par hasard. Seul le CLV résiste mieux à ce bruit.

Le volume transforme l’avantage en résultat

Un edge de 2 % sur 2 000 mises génère plus de profit attendu qu’un edge de 5 % sur 200 mises. Le turnover de bankroll convertit les petits avantages en gains concrets. Les simulations Monte Carlo confirment ce principe. Avec un edge moyen de 3 à 4 % et un staking discipliné, la bankroll croît de façon significative après plusieurs milliers de paris. Sur 1 000 mises correctement dimensionnées, la convergence mathématique se produit. Sur 50 mises, elle reste improbable.

Les praticiens qui maintiennent un volume élevé tout en préservant la qualité des sélections observent un ROI réaliste de 3 à 7 % à long terme. Les rendements supérieurs à 10 % apparaissent exceptionnels et rarement soutenables à grande échelle. Si le volume chute parce que les comptes se limitent, l’avantage s’érode même si le CLV reste positif.

Les indicateurs de suivi séparent le signal du bruit

Un registre détaillé enregistre pour chaque mise la cote prise, la cote de fermeture, la probabilité estimée, le montant engagé et le résultat. Après 300 mises, les données permettent d’évaluer la calibration des estimations. Si vos « 55 % » se réalisent réellement autour de 55 %, le modèle tient. Le ROI seul trompe car la variance le distord. Le CLV moyen et le pourcentage de mises à CLV positif donnent une image plus fidèle.

Voici les métriques principales à surveiller :

  • CLV moyen sur 200 mises minimum
  • ROI calculé sur le volume total misé
  • Taux de réussite ajusté aux cotes moyennes
  • Drawdown maximal observé
  • Nombre de mises par mois

Ces chiffres permettent de juger si le processus reste viable. Si le CLV stagne en territoire négatif sur un échantillon suffisant, l’avantage n’existe pas ou a disparu.

La variance impose la patience

Même avec un edge réel, des périodes négatives surviennent. Sur 250 mises, un praticien à 53 % peut enregistrer un taux entre 47 et 59 %. Ces fluctuations font partie de la distribution statistique. Si le processus conserve un CLV positif pendant ces phases, il n’y a pas de raison de l’abandonner. Les données de 2025 indiquent que les betteurs qui maintiennent une CLV positive sur 1 000 mises ou plus restent rentables dans une proportion nettement supérieure à la moyenne.

Si la méthode repose uniquement sur l’intuition sans enregistrement systématique, elle s’effondre dès que la chance tourne. Les praticiens qui documentent chaque décision et ajustent le staking en fonction de la bankroll réelle traversent mieux les phases difficiles.

Les éléments qui confirment la durabilité

Une stratégie de mise à espérance positive durable combine plusieurs conditions. Elle s’appuie sur une estimation de probabilité calibrée. Elle sélectionne uniquement les cotes qui offrent un edge mesurable. Elle dimensionne les mises selon la bankroll disponible. Elle suit le CLV et le ROI sur des échantillons significatifs. Elle accepte les périodes de variance sans modifier les règles de base.

Les chiffres de marché de 2024 à 2026 montrent que seuls les processus qui respectent ces exigences produisent un résultat positif sur plusieurs années. Un edge de 2 à 5 % appliqué sur un volume suffisant, protégé par un staking prudent et validé par un CLV positif, constitue le noyau d’une approche qui tient. Sans ces éléments mesurables, le résultat reste aléatoire et finit par converger vers la marge des opérateurs.

L’article Jeux en ligne | Comment reconnaître une stratégie de mise à espérance positive durable est apparu en premier sur Kapitalis.

  •  

Métamorphoser la ligne ferroviaire Tunis-Bizerte

Le rail entre Tunis et Bizerte s’apprête à changer d’époque. Réunis au siège du gouvernorat de Bizerte des hauts responsables publics et des membres de la société civile ont disséqué le plan de modernisation de la liaison ferroviaire reliant les deux villes. Confié à la Société nationale des chemins de fer tunisiens (SNCFT) et financé conjointement par la Banque européenne d’investissement (BEI) et la Banque africaine de développement (BAD), ce chantier de 945 millions de dinars prévoit la remise à neuf de 90,5 kilomètres de voie d’ici 2031.

Lotfi Sahli

Etaient présents à la réunion, présidée par le secrétaire général du gouvernorat de Bizerte Abdellatif Hmaied, des responsables locaux, des représentants ministériels (Défense) et acteurs économiques (CCINE, Conect, Parc d’activités économiques, Pôle de compétitivité…)

L’enjeu central réside dans le gain de temps. Aujourd’hui plafonnée à 50 km/h, la vitesse commerciale des rames passera dans un premier temps à 140 km/h, pour atteindre 160 km/h au terme des travaux.

Comme l’a détaillé la cheffe du projet, Maha Bousrih, la feuille de route s’articule autour de quatre tronçons majeurs, qui constitueraient une section clé de la ligne Tunis-Alger :

– les liaisons El Gobâa – El Jadida et El Jadida – Tinja ;

– le tronçon Tinja-Bizerte ;

– la bretelle Tinja-Menzel Bourguiba.

Un projet à portée économique et sociale

Le secrétaire général du gouvernorat de Bizerte, Abdel Latif Hmaied, a mis en avant la dimension stratégique du projet, notamment en matière de développement économique et social, d’amélioration des infrastructures de transport et de protection de l’environnement.

Selon lui, cette infrastructure devrait contribuer à dynamiser l’activité économique, à renforcer l’attractivité de la région et à favoriser davantage de stabilité sociale.

Il a, par ailleurs, appelé la SNCFT à accélérer les interventions liées à l’’aménagement des abords de la gare principale de Bizerte, ainsi que celles concernant les autres gares, les lignes et les infrastructures connexes.

L’investissement se déploiera en deux étapes distinctes :

– infrastructures et matériel (724,5 MD) : réfection des voies, achat de nouvelles rames, réhabilitation des gares et mise aux normes sécuritaires et environnementales ;

– ouvrages d’art et automatisation (220,5 MD) : percement de tunnels, construction de ponts et déploiement d’une signalisation automatisée moderne.

Les études techniques et administratives s’achevant progressivement, l’appel d’offres international devrait être lancé d’ici 2027.

Propositions pour accélérer la mise en œuvre

Si les participants ont salué ce projet attendu comme un levier d’attractivité économique et de stabilité sociale, les débats ont vite abordé le volet pragmatique. Libération des emprises foncières, contraintes environnementales et calendrier de réalisation ont été au cœur des échanges pour éviter d’éventuels retards. Le gouvernorat a profité de l’occasion pour inviter fermement la SNCFT à accélérer l’aménagement des abords de la gare principale de Bizerte et des gares secondaires.

À travers leurs différentes interventions, les participants ont exprimé leur enthousiasme et leur adhésion à ce projet porteur, perçu comme une véritable opportunité pour la région de Bizerte. Les échanges ont également fait ressortir l’espoir de voir cette nouvelle dynamique réconcilier les citoyens de la région avec la SNCFT, en redonnant au transport ferroviaire la place qu’il mérite dans le développement économique et social de la région.

En marge de la rencontre, une annonce a retenu l’attention : le pôle de compétitivité de Bizerte vient de sécuriser 75 hectares à Louata (Bizerte Sud) pour étendre sa réserve foncière industrielle.

Anticipant l’implantation future de près de 7 500 emplois sur le site, les responsables du pôle ont immédiatement plaidé pour la création d’une halte ferroviaire dédiée. Raccorder directement cette zone d’activité au nouveau réseau permettrait de désengorger les routes tout en offrant un mode de transport décarboné aux milliers de futurs salariés — concrétisant ainsi le maillage entre développement industriel et mobilité durable dans la région.

L’article Métamorphoser la ligne ferroviaire Tunis-Bizerte est apparu en premier sur Kapitalis.

  •  

Avec “Najah” de Hayett Assurances, assurer l’avenir de ses enfants

Acteur de référence de l’assurance vie en Tunisie, Hayett Assurances propose des solutions d’épargne et de prévoyance adaptées aux besoins des familles tunisiennes. Parmi ses offres, le produit Najah se positionne comme une solution dédiée à la préparation des études des enfants, en combinant épargne progressive, protection et avantages fiscaux.

Le ton est posé, le regard confiant, Mme Souad, souscriptrice du contrat Najah, revient, dès les premières minutes de l’échange, sur une décision qu’elle considère aujourd’hui comme déterminante dans sa vie de mère et qui lui permit d’anticiper très tôt l’avenir de son fils. «Au début, j’avoue que j’étais hésitante. Chez nous, en Tunisie, l’assurancevie n’est pas encore un réflexe. Je ne savais pas vraiment comment m’y prendre ni vers qui me tourner», confie-t-elle.      

C’est une discussion avec un membre de sa famille vivant à l’étranger qui va faire évoluer sa perception : «Une proche m’a expliqué qu’elle avait déjà mis en place un programme d’épargne pour ses enfants. Tout était organisé à l’avance pour leurs études. Ça m’a vraiment fait réfléchir… »

Encouragée par cet exemple, Mme Souad décide alors de chercher une solution similaire en Tunisie et c’était le contrat Najeh de Hayett Assurances.

À l’époque, Souad avait 35 ans et son fils Amine seulement 4 ans. Elle décide alors de franchir le pas : «Je voulais être tranquille. Je savais que les années passent vite et que les dépenses liées aux études peuvent devenir lourdes. Je ne voulais pas attendre.»  

Elle choisit donc de constituer une bourse mensuelle de 500 dinars pendant 4 ans, à partir des 19 ans de son fils. Mais ce qui a véritablement orienté son choix, c’est la sécurité offerte en cas d’imprévu : «Je me posais toujours la même question : et s’il m’arrivait quelque chose ? Je voulais être certaine que mon fils serait protégé quoi qu’il arrive.»

Elle s’assure que, même en cas d’aléas de la vie, Amine pourrait bénéficier d’un soutien financier : «Savoir qu’il pourrait recevoir immédiatement une partie de la bourse m’a énormément rassurée. C’est une vraie tranquillité d’esprit».

Aujourd’hui, avec le recul, Mme Souad parle de ce choix avec sérénité et satisfaction : «Franchement, je suis heureuse d’avoir pris cette décision à temps. Aujourd’hui, je sais que les études de mon fils sont assurées et qu’il pourra avancer sans pression.»

Elle souligne également un aspect important : l’optimisation financière du contrat : «Je paie de 125,650 dinars par mois, mais grâce aux avantages fiscaux, j’économise 43,080 dinars. Au final, le coût réel est d’environ 76,586 dinars par mois. C’est beaucoup plus accessible qu’on ne le pense.»

Pour elle, il ne s’agit pas seulement d’un placement financier, mais d’un véritable engagement : « Aujourd’hui, je suis apaisée. Mon fils pourra se concentrer sur ses études, et moi je sais que j’ai fait le nécessaire pour son avenir. Si c’était à refaire, je n’hésiterais pas une seconde.»

Derrière ce témoignage, se dessine l’histoire d’une mère qui a choisi d’agir aujourd’hui pour offrir à son enfant la liberté de réussir demain.
Engagée à accompagner durablement les familles dans leurs projets d’avenir, Hayett Assurances met à la disposition des parents ses conseillers dédiés pour un accompagnement personnalisé, joignables au 82 100 002, et les encourage à consulter le site officiel Hayett afin de demander un devis et découvrir l’ensemble des avantages de la solution Najah.

L’article Avec “Najah” de Hayett Assurances, assurer l’avenir de ses enfants est apparu en premier sur Kapitalis.

  •  

La Marsa | Journée de vaccination gratuite contre la rage

À l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre la rage, la municipalité de La Marsa et le Commissariat régional au développement agricole de Tunis organisent une campagne de vaccination gratuite pour les chiens et les chats.

Célébrée sous le thème « Ensemble plus forts », cette journée permettra une campagne de prévention publique ouverte aux habitants de la ville et de toutes les personnes ayant des animaux de compagnie à charge.

Une tente vétérinaire sera installée le dimanche 27 septembre 2026, à partir de 9h30, à La Marsa Riyadh (près de la station de bus). Les autorités locales invitent à une mobilisation massive pour réussir cette action de santé publique.

Y. N.

L’article La Marsa | Journée de vaccination gratuite contre la rage est apparu en premier sur Kapitalis.

  •  

JCC 2026 | Inscriptions ouvertes pour « Cinéma du Monde »

Le comité d’organisation des Journées cinématographiques de Carthage (JCC) annonce l’ouverture des candidatures pour la section « Cinéma du Monde ».

À quelques mois du coup d’envoi de leur 37e édition, prévue du 12 au 19 décembre 2026, les JCC poursuivent les préparatifs de leur programmation, notamment ce volet qui offre une vitrine internationale aux cinématographies d’Afrique, d’Asie, d’Amérique latine et d’Europe, permettant de faire découvrir au public tunisien des œuvres marquantes du panorama cinématographique mondial contemporain.

Les réalisateurs et producteurs souhaitant soumettre leurs films ont jusqu’au 10 octobre 2026 pour effectuer leurs démarches, ajoute la même source en précisant que les dossiers de candidature et le formulaire d’inscription sont accessibles en ligne sur le site officiel du festival

Y. N.

L’article JCC 2026 | Inscriptions ouvertes pour « Cinéma du Monde » est apparu en premier sur Kapitalis.

  •  

Tunis | Détention prolongée pour les membres de la Flottille Al-Soumoud

Le juge d’instruction près le Pôle judiciaire économique et financier de Tunis a décidé de prolonger la détention provisoire des membres de la Flottille Al-Soumoud.

Cette décision vise notamment Wael Nawar, Ghassen Henchiri, Nabil Chennoufi et Mohamed Boughdiri, dont la détention a été prolongée de quatre mois supplémentaires et de dans le cadre de l’affaire de soupçons de corruption financière liée à la Flottille Al-Soumoud.

Pour rappel, l’enquête est confiée à la Brigade nationale de recherche dans les crimes financiers complexes de la Garde nationale de Laouina sous la supervision du Parquet et les suspects sont accusé de blanchiment d’argent, d’escroquerie et de détournement de dons destinés à briser le siège de Gaza à des fins personnelles.

On notera que les concernés et leurs avocats nient totalement ces accusations.

Y. N.

L’article Tunis | Détention prolongée pour les membres de la Flottille Al-Soumoud est apparu en premier sur Kapitalis.

  •  

Pluies en Tunisie | Plus de 250 opérations menées par la Protection civile en 24h

La Protection civile a publié le bilan de ses différentes interventions menées suite aux récentes pluies enregistrées entre le 10 et le 11 septembre 2026.

​Selon le communiqué officiel couvrant la période du 10 septembre à 06h00 au 11 septembre 2026 à 06h00, les unités de la Protection civile sont intervenues sur plusieurs fronts pour faire face aux dégâts causés par les fortes pluies.

Les agents ont notamment procédé à 135 interventions liées au dégagement d’obstacles et remorquage, 55 pour assistance à la circulation et au traversement, 46 relatives à des inspections et des reconnaissances de terrain ainsi que 21 opérations de pompage d’eau stagnante et une intrvention de secours d’urgence.

Dans son communiqué, la Protection civile rappelle aux citoyens qu’en cas d’urgence, le numéro d’appel gratuit 198 reste à leur disposition, tout en les appelant à la prudence et au respect des consignes.

L’article Pluies en Tunisie | Plus de 250 opérations menées par la Protection civile en 24h est apparu en premier sur Kapitalis.

  •  

La Tunisie marque sa présence au Sommet international sur l’espace à Paris

La Tunisie a pris part aux travaux du premier « Sommet international sur l’espace », qui s’est tenu les 9 et 10 septembre 2026 à Paris, en France.

Inauguré par le président français Emmanuel Macron, cet événement d’envergure mondiale a réuni des délégations officielles, des chercheurs et des acteurs économiques venus d’environ 90 pays et organisations internationales.

La représentation tunisienne a été assurée par l’ambassadeur de Tunisie en France, Dhia Khaled avec des échanges ayant porté sur trois axes stratégiques majeurs :

  • Relever les défis de l’économie spatiale mondiale à travers la coopération internationale ;
  • Faire progresser la science, la technologie et l’exploration spatiale dans une perspective internationale ;
  • Assurer la sécurité de l’espace par le dialogue, la défense et les partenariats.

En marge des sessions officielles, l’ambassadeur Dhia Khaled s’est entretenu avec plusieurs personnalités de premier plan, notamment Philippe Baptiste, ministre français de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace, ainsi que Doreen Bogdan-Martin, secrétaire générale de l’Union internationale des télécommunications (UIT).

Ces échanges ont par ailleurs permis de mettre en avant la stratégie spatiale nationale et rappelé l’engagement de la Tunisie dans les programmes de coopération internationale développés dans ce secteur de pointe.

L’article La Tunisie marque sa présence au Sommet international sur l’espace à Paris est apparu en premier sur Kapitalis.

  •  

Tunisie | Des pluies attendues pour ce samedi

Selon l’Institut national de la météorologie (INM) des pluies et des vents sont prévus pour la soirée de demain, samedi 12 septembre 2026.

Durant la journée, le thermomètre grimpera jusqu’à 33 °C au plus fort de l’après-midi, mais l’humidité ambiante combinée à un vent constant de nord-est, soufflant à près de 40 km/h, renforcera nettement la sensation de chaleur, poussant le ressenti jusqu’à 38 °C.

Cependant, à partir de 20h, une nette dégradation traversera plusieurs région, avec un risque très élevé d’averses et d’orages dispersés, indique l’INM en estimant à 75 %, la probabilité de précipitations.

Ces pluies nocturnes apporteront une baisse des températures, qui redescendront autour de 23 °C durant la nuit.

Y. N.

L’article Tunisie | Des pluies attendues pour ce samedi est apparu en premier sur Kapitalis.

  •  

IACE | La réforme des mathématiques est une priorité de l’économie tunisienne  

L’Institut arabe des chefs d’entreprise (IACE) a publié, jeudi 10 septembre 2026, une note stratégique intitulée «Le capital scientifique, un levier de croissance » et en sous-titre : «Pourquoi la réforme des mathématiques doit devenir une priorité économique nationale». Première d’une série de trois publications de l’IACE consacrées aux mathématiques, cette note analyse le rôle du capital scientifique dans la capacité de la Tunisie à innover, à créer de la valeur et à renforcer sa compétitivité. Elle met en lumière les conditions nécessaires pour faire du capital scientifique un levier de croissance et de souveraineté économique.

Le recul des performances en mathématiques ne concerne pas uniquement la Tunisie. Les résultats de Pisa 2025 montrent une baisse de 22 points des scores en mathématiques dans les pays de l’OCDE entre 2015 et 2025, soit plus d’une année d’apprentissage, constate d’emblée l’étude.

Les mathématiques sont généralement abordées comme une question relevant du système éducatif. Selon la note, qui propose un changement de perspective, les mathématiques constituent également un enjeu de politique économique.

Dans une économie fondée sur la connaissance, les compétences scientifiques conditionnent la capacité d’un pays à former les talents, à soutenir l’innovation, à améliorer sa productivité et à renforcer sa compétitivité. Leur développement relève ainsi d’un investissement stratégique dans le capital humain.  

Un affaiblissement global des compétences scientifiques

L’analyse de l’IACE montre que la Tunisie est confrontée à une érosion progressive de son capital scientifique. Cette évolution ne résulte pas uniquement des performances scolaires, mais d’un affaiblissement plus global de la capacité du système à produire, renouveler et valoriser les compétences scientifiques nécessaires aux transformations économiques futures.

Or, ces compétences ne font pas encore l’objet d’un pilotage stratégique comparable aux autres déterminants de la croissance. L’absence d’indicateurs réguliers et d’un cadre de suivi dans la durée limite la capacité des décideurs à anticiper les fragilités et à orienter les politiques publiques.

Cette situation engendre un coût économique largement sous-estimé. Les insuffisances dans les apprentissages scientifiques affectent progressivement le potentiel d’innovation, de productivité et de création de valeur de l’économie nationale, tout en réduisant la capacité de la Tunisie à répondre aux besoins croissants en compétences technologiques et industrielles.

Le développement du capital scientifique exige ainsi une approche de long terme, dépassant les cycles politiques et budgétaires. Il suppose une vision stratégique, des indicateurs de suivi et une gouvernance capable d’assurer la continuité des choix publics. Au regard de ces constats, trois orientations apparaissent prioritaires :

• Mettre en place un système national de suivi des compétences scientifiques ;

• Définir une trajectoire nationale de développement du capital scientifique ;

• Renforcer la gouvernance interministérielle de cette politique.

Renforcer la qualité des compétences mobilisées par l’économie

Au-delà de la seule question des mathématiques, la note de l’IACE invite à reconnaître le capital scientifique comme une infrastructure immatérielle essentielle de la compétitivité nationale.

Ses messages clés sont les suivants :

• Les compétences mathématiques constituent un levier stratégique de compétitivité nationale : dans une économie fondée sur la connaissance, elles conditionnent la capacité à former les talents, soutenir l’innovation et renforcer durablement la productivité ;

• La Tunisie connaît une érosion progressive de son capital scientifique : Cette évolution fragilise la capacité du pays à produire les compétences nécessaires aux transformations économiques futures ;

• Le capital scientifique doit devenir un objet de pilotage stratégique : son développement exige des indicateurs réguliers, une vision de long terme et une gouvernance capable d’assurer la continuité des politiques publiques ;

• Transformer le capital éducatif en capacité productive constitue l’enjeu central : l’objectif n’est plus seulement d’accroître le nombre de diplômés, mais de renforcer la qualité des compétences mobilisées par l’économie.

Les analyses présentées dans cette note montrent que la capacité d’un pays à développer son capital scientifique constitue désormais un facteur déterminant de sa compétitivité économique.

Le défi tunisien ne réside pas uniquement dans le niveau des ressources consacrées à l’éducation. Il concerne surtout la capacité à transformer cet investissement en compétences capables de soutenir l’innovation, la productivité et la création de valeur.

Dans une économie fondée sur la connaissance, la qualité des apprentissages et la maîtrise des compétences scientifiques fondamentales deviennent des conditions essentielles du développement.

Le capital scientifique doit ainsi être considéré comme une infrastructure immatérielle stratégique. Comme toute infrastructure essentielle, il nécessite une vision de long terme, des mécanismes de suivi et une gouvernance capable d’assurer la continuité des choix publics.

Pour la Tunisie, l’enjeu n’est donc plus seulement de renforcer l’enseignement des mathématiques. Il est de reconnaître que les compétences scientifiques fondamentales constituent un investissement dans la capacité productive future du pays. Cette reconnaissance constitue une première étape. Elle doit désormais être accompagnée d’une réflexion sur les conditions permettant de préserver et de renouveler durablement ce capital scientifique, en particulier à travers la capacité du système national à former les compétences nécessaires aux générations futures.

Lire la note dans son intégralité.

L’article IACE | La réforme des mathématiques est une priorité de l’économie tunisienne   est apparu en premier sur Kapitalis.

  •  

Bill Bazzi loue le rôle de la Tunisie dans la garantie des voies maritimes en Méditerranée  

«Alors que la Tunisie joue un rôle de premier plan en accueillant l’exercice multilatéral Phoenix Express, nous sommes fiers d’œuvrer côte à côte avec nos hôtes tunisiens, nos alliés et nos partenaires régionaux pour garantir que les voies maritimes vitales de la Méditerranée restent sûres et ouvertes. Le partenariat entre les États-Unis et la Tunisie remonte à près de 230 ans, à notre traité historique de paix et d’amitié de 1797.»

C’est ce qu’a déclaré l’ambassadeur des États-Unis en Tunisie, Bill Bazzi, lors de l’exercice Phoenix Express 2026, accueilli par la marine tunisienne et organisé en Méditerranée méridionale avec la participation de forces navales nord-africaines, européennes et américaines.

Cet exercice de 12 jours, du 6 septembre au 18 septembre 2026,vise à renforcer la coopération et les capacités opérationnelles en matière de sécurité maritime, en mettant l’accent sur la lutte contre les activités illégales et la préservation de la liberté de navigation.

«La véritable force de Phoenix Express réside dans la combinaison de technologies maritimes de pointe et du professionnalisme exceptionnel des forces qui les mettent en œuvre», a déclaré le vice-amiral J.T. Anderson, commandant de la Sixième flotte des États-Unis et des forces navales de frappe et de soutien de l’Otan (Naval Striking and Support Forces NATO). «L’exercice renforce la détermination et la capacité des pays partenaires africains à détecter et à dissuader les activités illégales qui menacent la liberté de navigation et la libre circulation du trafic maritime», a ajouté l’officier américain.

Phoenix Express 2026 prévoit des phases opérationnelles à terre et en mer, impliquant les centres régionaux d’opérations maritimes pour le partage de données en temps réel et l’établissement d’une situation opérationnelle commune.

Le programme comprend des exercices conjoints de recherche et de sauvetage, des simulations d’abordage de navires et des démonstrations opérationnelles, visant à affiner les procédures tactiques et à renforcer la capacité collective à protéger les principales routes commerciales et à contrer les menaces régionales.

Dans le cadre de l’exercice, la Sixième flotte américaine collaborera avec les pays partenaires à l’intégration de systèmes avancés et d’outils de suivi, afin de démontrer leur utilité pour détecter et dissuader les activités illégales dans les zones économiques exclusives des pays africains.

L’exercice Phoenix Express 2026 réunit l’Algérie, la Belgique, l’Égypte, la France, la Géorgie, l’Italie, la Libye, le Maroc, la Tunisie, la Turquie, l’Arabie saoudite, l’Espagne et les États-Unis. Il s’inscrit dans un cycle de trois exercices maritimes régionaux dirigés par les forces navales américaines en Afrique (U.S. Naval Forces Africa), dans le cadre d’une stratégie visant à favoriser la coopération entre les forces africaines et les partenaires internationaux en matière de sécurité maritime.

I. B.

L’article Bill Bazzi loue le rôle de la Tunisie dans la garantie des voies maritimes en Méditerranée   est apparu en premier sur Kapitalis.

  •  

L’UGTT accuse le pouvoir d’avoir «fermé la porte au dialogue» et menace de grève générale

L’Union générale tunisienne du travail (UGTT) durcit le ton face aux autorités et envisage l’hypothèse d’une grève générale, accusant le pouvoir d’avoir aggravé la crise économique et sociale du pays et d’avoir fermé toute porte au dialogue. (Photo : Meeting devant le siège de l’UGTT en août 2025).

Cette position a été arrêtée lors de la réunion de l’instance administrative nationale de la principale centrale syndicale tunisienne, qui a examiné la situation politique et sociale ainsi que les prochaines formes de mobilisation.

Le secrétaire général de l’UGTT, Slaheddine Selmi, a qualifié la situation du pays de «grave et critique», affirmant que «toutes les portes sont désormais fermées» et que la Tunisie est passée de l’absence de dialogue social à une «absence totale de dialogue» entre les autorités et les différentes composantes de la société.

Selon M. Selmi, toutes les formes de mobilisation restent envisageables, y compris la grève générale.

Le dirigeant syndical a appelé les structures régionales et sectorielles de l’UGTT à se préparer aux prochaines initiatives par le biais de réunions et d’activités de mobilisation sur le terrain. La centrale n’a toutefois pas annoncé, pour l’heure, de date pour une éventuelle grève. Elle a par ailleurs annoncé la préparation d’une marche nationale de protestation en collaboration avec certaines organisations de la société civile. La date sera fixée en coordination avec les partenaires de la centrale.

Cette initiative s’inscrit dans le nouveau cadre de coordination mis en place par l’UGTT avec la Ligue tunisienne des droits de l’homme (LTDH) et l’Ordre national des avocats ; ces organisations, distinguées par le Prix Nobel de la Paix en 2015 pour leur contribution au dialogue national ayant alors contribué à la sortie du pays de la crise, ont récemment dénoncé conjointement la détérioration de la situation politique, économique et sociale et appelé à la reprise d’un dialogue national.

I. B.

L’article L’UGTT accuse le pouvoir d’avoir «fermé la porte au dialogue» et menace de grève générale est apparu en premier sur Kapitalis.

  •  

De sa prison, Mourad Zeghidi solidaire avec Ghazi Mrabet et Mohamed Yousfi

Dans un message envoyé de la prison où il croupit depuis 2024, le journaliste Mourad Zeghidi a exprimé sa solidarité avec son avocat Ghazi Mrabet, arrêté dans la soirée du jeudi 3 septembre 2026 et poursuivi dans une vague affaire de trafic de stupéfiants et de blanchiment d’argent, et son ami le journaliste Mohamed Yousfi, arrêté le lendemain, vendredi 4 septembre, et placé en garde à vue malgré l’opération chirurgicale qu’il a subie durant sa détention. Il est poursuivi dans une affaire, tout aussi vague, de blanchiment d’argent en lien avec le financement de la plateforme médiatique Alqatiba dont il est le rédacteur en chef.

«J’exprime ma totale solidarité avec mon ami et frère, l’avocat Ghazi Mrabet, face à l’épreuve qu’il traverse.

«Ghazi est un modèle rare de loyauté, d’amitié et de soutien, notamment durant l’épreuve que j’ai moi-même vécue en 2024.

«J’exprime également mon soutien indéfectible à mon cher confrère et ami Mohamed Yousfi, l’un des journalistes les plus éminents, brillants, intègres et honnêtes de Tunisie. Je n’oublierai jamais le soutien qu’il m’a apporté et sa présence à mes côtés lors de mon arrestation.

«Que Dieu leur apporte soulagement et délivrance», a écrit Mourad Zeghidi dans ce message publié sur la page Facebook Free Mourad Zeghidi.

Rappelons que, selon le parquet de Tunis, l’avocat a été arrêté au domicile d’un client, trafiquant notoire recherché par la justice, déjà condamné par contumace à 40 ans de prison. Selon l’accusation, il aurait tenté de faciliter sa fuite et d’entraver le travail des agents de police judiciaires. Ses collègues crient son innocence en rappelant le droit des avocats de contacter leurs clients, même si ces derniers sont en fuite, sans mettre en danger leur sécurité.

I. B.  

L’article De sa prison, Mourad Zeghidi solidaire avec Ghazi Mrabet et Mohamed Yousfi est apparu en premier sur Kapitalis.

  •  

L’ascension des Zouari en France | La force de frappe des magasins de proximité

Partis du commerce de proximité, Moez-Alexandre et Soraya Zouari, tous deux d’origine tunisienne, ont progressivement construit un groupe devenu un acteur important de la distribution en France. Après les réseaux alimentaires, puis Maxi Bazar et Stokomani, le couple contrôle désormais l’intégralité du capital de Picard à travers Invest Group Zouari (IGZ). Une ascension économique construite en France, mais dont les racines familiales sont tunisiennes.

Djamal Guettala

Moez-Alexandre Zouari, Français d’origine tunisienne, est fils et petit-fils de commerçants. Avec son épouse Soraya, elle aussi d’origine tunisienne, il fonde en 1998 le groupe Imanes, spécialisé dans le commerce de proximité. Le couple commence par développer des supérettes avant de constituer progressivement un important réseau dans la distribution française.

Leur développement passe notamment par les enseignes du groupe Casino, avec Franprix, Monoprix et Monop’. En 2018, le groupe Imanes compte environ 500 magasins sous ces enseignes. Cette expérience du terrain va servir de base à une stratégie qui ne se limite plus à l’exploitation de commerces, mais s’oriente progressivement vers les acquisitions et les prises de participation.

Picard, le changement d’échelle

En 2018, les Zouari cèdent 198 magasins Leader Price à Casino. L’opération intervient avant leur montée au capital de Picard et accompagne le changement d’échelle de leur stratégie d’investissement.

Le tournant intervient en 2019, lorsque le groupe Zouari entre au capital de Picard. L’opération porte alors sur une participation importante dans l’enseigne française spécialisée dans les produits surgelés.

La famille Zouari poursuit ensuite sa montée au capital. Après la recomposition de l’actionnariat de Picard, IGZ devient l’un des principaux actionnaires aux côtés de Lion Capital.

Une nouvelle étape est franchie en 2024. IGZ conclut un accord avec Lion Capital pour racheter l’intégralité de sa participation majoritaire dans Picard. La transaction est finalisée en décembre 2024. Les documents de Picard confirment ensuite qu’IGZ contrôle indirectement l’ensemble du capital de l’enseigne.

Une précision juridique s’impose : les 100 % ne sont pas détenus directement par Moez-Alexandre et Soraya Zouari en leurs noms personnels. La participation passe par IGZ, contrôlé par le groupe familial avec ICG comme investisseur minoritaire.

Maxi Bazar, Stokomani et la diversification

Picard n’est pas une opération isolée. La stratégie des Zouari s’est également étendue à d’autres segments du commerce.

Maxi Bazar rejoint leur portefeuille en 2021, puis Stokomani en 2022. Ces acquisitions élargissent leur présence au-delà de la distribution alimentaire et renforcent leur position dans le commerce à prix accessibles et le déstockage.

Moez-Alexandre Zouari s’est également associé à Xavier Niel et Matthieu Pigasse dans 2MX Organic, devenu ensuite Teract avec InVivo. Le groupe s’est par ailleurs intéressé à la reprise de Casino en 2023, sans parvenir à prendre le contrôle du distributeur.

Cette succession d’opérations montre l’évolution du modèle familial. Le commerce de proximité a constitué le point de départ ; les acquisitions ont ensuite permis de bâtir un portefeuille d’enseignes présent dans plusieurs segments de la consommation.

Une fortune qui accompagne la croissance

L’expansion du groupe s’est accompagnée d’une progression importante de la fortune attribuée à la famille Zouari dans les classements économiques. Challenges l’évaluait à 800 millions d’euros en 2021. Une estimation qui a depuis évolué dans les classements suivants.

En 2025, Challenges évaluait la fortune du couple à 1,25 milliard d’euros, selon une publication du magazine consacrée à leur parcours. Le même article les présentait alors comme la 104e fortune de France.

Ces estimations doivent être distinguées du chiffre d’affaires des entreprises contrôlées par le groupe. La fortune correspond au patrimoine estimé des actionnaires ; le chiffre d’affaires mesure l’activité économique des sociétés.

La prise de contrôle de Picard constitue en revanche un fait établi. Parti du commerce de proximité, le couple Zouari contrôle désormais, via IGZ, l’intégralité du capital de l’enseigne. Une réussite construite en France par deux entrepreneurs d’origine tunisienne, dont le parcours illustre le poids croissant des groupes familiaux dans la distribution française.

L’article L’ascension des Zouari en France | La force de frappe des magasins de proximité est apparu en premier sur Kapitalis.

  •  

Électricité | La Tanzanie autofinance un mégaprojet de 2,9 milliards de dollars !

Il y a quatre ans, la Tanzanie était confrontée à une grave pénurie d’électricité, contraignant la compagnie nationale d’électricité à rationner l’approvisionnement. Certaines régions subissaient des coupures de courant quotidiennes allant jusqu’à neuf heures. Nous vivons aujourd’hui une situation comparable en Tunisie. Notre déficit énergétique dépasse 60% et nous sommes contraints d’importer, au prix fort et en devises étrangères, l’essentiel du gaz nécessaire à la production de nos besoins en électricité. Qui plus est, nous faisons face, depuis le début de l’été, à des coupures intempestives d’électricité qui ont provoqué la colère des citoyens et beaucoup nui à l’économie du pays. Pour nous, la Tanzanie, où la situation a radicalement changé en seulement quelques années, offre un exemple à méditer et, surtout, à suivre. 

Imed Bahri

En effet, la semaine dernière lorsque la présidente Samia Suluhu Hassan a inauguré officiellement une centrale hydroélectrique de grande envergure sur le fleuve Rufiji, le plus important du pays, faisant de la Tanzanie une nation excédentaire en matière de production d’électricité.

La spécificité de ce mégaprojet qui a coûté 2,9 milliards de dollars est le non recours à l’endettement extérieur pour le financer, la Tanzanie l’a intégralement autofinancé, un exploit qualifié par Bloomberg de «moment charnière pour l’Afrique». Seul hic, les conséquences environnementales.

L’analyse de l’économiste et éditorialiste de Bloomberg Mihir Sharma,, intitulée «Le barrage tanzanien marque un moment charnière pour l’autofinancement de l’Afrique», indique que le projet hydroélectrique Julius Nyerere, du nom du premier président tanzanien, a doublé la capacité de production d’électricité du pays. La production dépasse désormais la demande, ce qui signifie que les turbines du barrage ne fonctionneront qu’à 40% ou 50% de leur capacité si la Tanzanie n’investit pas davantage dans le développement de son réseau électrique et de ses interconnexions avec les pays voisins. 

Prouesse financière, problème écologique 

Un tel niveau d’abondance énergétique est un rêve même pour les pays développés, et a fortiori pour un pays comme la Tunisie.

Fait remarquable, la Tanzanie a réalisé cet exploit presque entièrement grâce à un autofinancement. Le budget de l’État a couvert ce projet de 2 115 mégawatts, ce qui en fait le plus important de ce type en Afrique après le barrage de la Renaissance éthiopienne, un ouvrage colossal et controversé.

Mihir Sharma écrit : «Pendant plus d’une décennie, nous avons craint que la baisse des financements occidentaux pour les projets d’infrastructure dans les économies émergentes ne contraigne les gouvernements asiatiques et africains à supporter des niveaux alarmants de dette envers la Chine. Or, il s’avère qu’une autre option existe: l’autofinancement, à condition de choisir avec soin les conditions et les entreprises».

L’auteur précise que l’idée de ce projet remonte à 1907, lorsque l’ingénieur colonial allemand Franz Stiegler (qui sera tué plus tard par un éléphant) proposa la construction d’un barrage sur le fleuve Rufiji mais il faudra attendre plus d’un siècle ! Le projet ne put véritablement démarrer qu’après que John Magufuli (président de 2015 à 2021), prédécesseur de l’actuelle présidente Samia Suluhu Hassan, l’eut adopté comme le projet phare de sa présidence. 

Mihir Sharma indique que ce projet aura toutefois des conséquences négatives sur l’environnement mais les deux dirigeants précédemment cités l’ont imposé et personne ne pouvait bloquer le projet étant donné le caractère autoritaire du régime. Il rappelle que les deux dirigeants ont fait l’objet d’accusations crédibles de violence politique et de persécution de leurs opposants.

L’auteur s’alarme que dans les régimes autoritaires, l’impact environnemental de tels projets est difficile à évaluer, ce qui est regrettable car ces préoccupations ne doivent pas être ignorées. Les eaux du projet inonderont entre 1,5% et 3% de la réserve de gibier de Selous, site inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1982.

Les écologistes craignent que le projet ne perturbe les migrations et les habitats de la faune locale, notamment des éléphants et du rhinocéros noir, une espèce en danger critique d’extinction. L’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) affirme que l’évaluation environnementale du gouvernement tanzanien «est loin de respecter les normes internationales».

Compte tenu des nombreux écueils liés à la construction de grands barrages, la réussite de la Tanzanie dans la réalisation de ce projet demeure toutefois remarquable. Malgré les critiques de l’organisme de surveillance gouvernemental concernant la mauvaise préparation des documents contractuels, qui a engendré des retards pour le gouvernement, le projet semble avoir été mené à bien dans les limites du budget et sans difficultés majeures. Selon les autorités, son coût s’est élevé à 2,9 milliards de dollars. Il a été financé, avec un nombre limité d’autres grands projets, presque entièrement par les recettes publiques, notamment grâce à une augmentation d’environ un tiers des taxes sur les carburants.

Cela n’a pas aggravé la dette nationale ni détourné l’attention du gouvernement de ses autres priorités pendant la construction du barrage. Les dépenses d’éducation et de santé ont augmenté au même rythme que la croissance du PIB au cours des deux dernières années et le gouvernement a mis en place un système d’assurance maladie universelle et dispensé six années d’enseignement secondaire gratuit.

La Tanzanie détermine les options de mise en œuvre

La Tanzanie a pris plusieurs décisions qui ont contribué au succès du projet. Premièrement, elle a écarté la possibilité d’obtenir un financement occidental, difficile à obtenir de toute façon, les banques de développement et les agences d’aide étant devenues réticentes à financer des projets hydroélectriques dans les pays en développement suite aux campagnes menées par des militants dans les années 1990.

Deuxièmement, la Tanzanie n’a pas remplacé l’Occident par Pékin. Magufuli avait auparavant rejeté une offre chinoise de 10 milliards de dollars pour la modernisation du port de Bagamoyo, la qualifiant d’«abusive et confuse», tandis que des responsables se plaignaient d’avoir été traités «comme des écoliers» par les négociateurs chinois.

Troisièmement, la Tanzanie n’a pas accepté précipitamment la première offre reçue, émanant de l’entreprise de construction brésilienne Odebrecht SA, connue pour ses antécédents de corruption en Amérique latine et dans les Caraïbes et qui cherchait à s’implanter en Afrique. Entreprise qui d’ailleurs s’est placée sous la protection de la loi sur les faillites en 2019. Odebrecht a également proposé de réaliser le projet à un coût bien supérieur à ce qu’aura finalement coûté le projet. 

Les Tanzaniens ont quant à eux opté pour un consortium égyptien. Le président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi, présent aux côtés du président Hassan lors de la cérémonie d’inauguration, souhaitait démontrer que les vives objections de son pays au barrage de la Renaissance éthiopienne sur le Nil ne s’étendaient pas à d’autres projets. Le lac Victoria, dont la moitié est contrôlée par la Tanzanie, étant la source du Nil Blanc, il est dans l’intérêt de l’Égypte de maintenir des relations amicales avec la Tanzanie et que cette dernière conserve un potentiel hydroélectrique maximal.

Ainsi, ce projet colossal a été réalisé en deçà du budget, pour un coût de 1,37 million de dollars par mégawatt, soit un prix parmi les plus bas pour des projets similaires. Il a également été financé par les impôts africains et est resté sous le contrôle d’un consortium africain ce qui est une réussite remarquable.

La Chine participe et l’Occident est perdant

Bien entendu, une part importante des fonds est allée à la Chine. L’entreprise publique Dongfang Electric a fourni les turbines servant à la production d’électricité. Le groupe Sinohydro aurait reçu 969 millions de dollars pour la conception et la construction du barrage principal.

Toutefois, cela ne change pas grand-chose. Le coût est resté raisonnable, les conditions transparentes et le projet a largement fait appel à la main-d’œuvre locale tandis que le contrôle est resté entre les mains des autorités tanzaniennes et des maîtres d’œuvre égyptiens.

Le véritable perdant dans cette histoire, outre la faune sauvage de la réserve naturelle et les communautés de pêcheurs en aval, est le financement occidental. Les investisseurs, y compris ceux qui acheminent les fonds par le biais d’organismes multilatéraux et de la Banque mondiale, se sont montrés réticents à financer des projets de grande envergure dans les économies émergentes, en particulier les projets hydroélectriques. 

Mihir Sharma conclut: «À mesure que les pays découvrent leur capacité à mener à bien ces projets de manière indépendante, ils n’ont plus besoin de l’Occident et de ses activistes ni de la Chine et de ses diplomates».

L’article Électricité | La Tanzanie autofinance un mégaprojet de 2,9 milliards de dollars ! est apparu en premier sur Kapitalis.

  •  

Comment suivre plusieurs marchés de paris en direct

Parier en direct sur un seul événement, c’est déjà un exercice d’attention. Les cotes bougent, le contexte du match change toutes les quelques minutes, et chaque décision doit être prise dans un temps réduit. Alors quand vous ouvrez trois ou quatre marchés en parallèle sur une plateforme, 1xbet en direct ou une autre, la quantité d’information disponible explose. Et c’est là que la plupart des parieurs se perdent. (Photo : Marchés en direct filtrés).

Préparer votre session avant le premier match : vous connaissez probablement la sensation. Le premier match commence, vous ouvrez un deuxième événement «juste pour voir», puis un troisième. Vingt minutes plus tard, vous alternez entre les onglets sans suivre correctement aucun des trois.

La meilleure décision de toute votre session, vous la prenez avant le coup d’envoi. Identifiez deux événements, trois au maximum. Pour chacun, choisissez un seul type de marché à surveiller. Les cotes de résultat ne réagissent pas aux mêmes signaux que les handicaps ou les totaux. Quand vous arrivez avec un angle défini, vous ne perdez pas les premières minutes à chercher quoi regarder.

Organiser votre écran pour le direct

Trois marchés ouverts dans le même onglet, ça ne fonctionne pas. Vous passez plus de temps à cliquer qu’à analyser. L’organisation physique de votre espace de travail fait une différence que vous allez remarquer dès la première session :

  • un onglet par événement, avec le marché principal visible sans clic supplémentaire ;
  • les notifications coupées pour tout ce que vous ne suivez pas activement, sinon chaque alerte vous sort de votre lecture en cours ;
  • sur mobile, deux événements maximum. L’écran ne laisse pas assez de place pour trois flux en parallèle.

Si vous pariez principalement sur téléphone, les applications qui permettent de basculer rapidement entre les marchés sans recharger la page vous feront gagner des secondes qui comptent. Testez la vitesse de navigation entre vos événements avant le début de la session, pas pendant.

Distinguer un signal d’un bruit de marché

Les plateformes de paris en direct, 1xbet entre autres, affichent des dizaines de micro-mouvements de cotes par match. Votre réflexe va être de réagir à chacun. Résistez.

Un but change l’équilibre d’un match, tout comme un carton rouge. Dans ces cas, le mouvement de cote reflète un changement réel. Mais quand une cote glisse de 0.10 sur un total au milieu de la première mi-temps sans qu’il se passe quoi que ce soit sur le terrain, c’est un ajustement de volume. Des mises sont entrées sur un côté et la plateforme rééquilibre. Rien dans le match n’a changé.

Si vous courez après ce type de mouvement sur trois marchés en parallèle, vous allez finir votre session avec des paris pris à la hâte et aucune lecture de marché cohérente.

En pratique, quand un événement marquant se produit sur l’un de vos marchés, concentrez-vous sur celui-là. Les deux autres peuvent attendre trente secondes. Une cote qui bouge après un but reste disponible pendant plusieurs minutes. Vous avez le temps de l’analyser si vous ne vous dispersez pas entre trois onglets en même temps.

Les limites fixées avant le jeu 

Quand vous suivez plusieurs événements, la tentation de multiplier les mises monte vite. Un pari ici, un autre là, un troisième «parce que la cote vient de bouger.» Vous connaissez la suite.

Fixez le montant total de votre session et le nombre maximum de paris avant le premier coup d’envoi. Pas pendant. Pas après le premier pari. Avant.

Ces quatre règles sont simples à poser sur papier. La difficulté, c’est de s’y tenir quand un match est serré et que la cote bouge toutes les deux minutes. C’est pour ça que la décision se prend avant, quand votre jugement n’est pas encore sous pression.

Moins d’événements, de meilleures décisions

La plupart des parieurs en direct font exactement l’inverse de ce qui fonctionne. Ils ouvrent le maximum d’événements puis essaient de tout analyser en même temps. Le résultat est prévisible.

Inversez le processus. Décidez d’abord combien de marchés vous pouvez analyser sans bâcler. Deux, peut-être trois si vous avez de l’expérience. Choisissez-les. Et restez sur ces marchés jusqu’à la fin, même quand un autre événement a l’air intéressant depuis l’onglet d’à côté. La discipline de ne pas regarder ailleurs, c’est souvent ce qui fait la différence en fin de session.

L’article Comment suivre plusieurs marchés de paris en direct est apparu en premier sur Kapitalis.

  •  

Risques environnementaux et sanitaires de la production de protéines à partir d’insectes

Des habitants de la délégation de Menzel Bouzelfa (gouvernorat de Nabeul) ont contacté le département de la justice environnementale et climatique du Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES) pour exprimer leurs inquiétudes et leur opposition à l’installation, dans leur région, d’une unité industrielle de production de farine animale (poudre protéique) à partir d’insectes.

Les projets de production de protéines animales à partir d’insectes figurent parmi les initiatives sur lesquelles plusieurs pays à travers le monde ont misé, les considérant comme une alternative pour la production d’aliments pour animaux — notamment pour l’aquaculture — ainsi que comme des compléments alimentaires destinés à la consommation humaine, en particulier chez les sportifs.

Ces projets reposent sur l’élevage d’insectes, tels que des vers ou des mouches, nourris avec d’importantes quantités de déchets organiques, avant que les larves ne soient séchées puis broyées pour obtenir le produit fini.

Bien que ce type de projet soit présenté comme une solution durable et respectueuse de l’environnement — alliant production d’aliments pour le bétail et valorisation des déchets organiques —, il n’est pas exempt de risques et de problèmes environnementaux et sanitaires.

En effet, des rapports et des études scientifiques indiquent qu’en l’absence de normes de sécurité, de mesures préventives et d’un contrôle rigoureux, ces unités peuvent devenir une source de pollution et de nuisances olfactives, menaçant ainsi l’environnement et la santé publique.

Par ailleurs, certains pays ont signalé des cas d’échappement d’insectes depuis ces installations vers le milieu naturel, suscitant des inquiétudes quant à leur impact potentiel sur les équilibres écologiques et agricoles.

Les inquiétudes des habitants de Menzel Bouzelfa ne semblent pas isolées au regard des expériences vécues précédemment dans la région. Le projet envisagé s’inscrit dans le contexte de l’extension d’une unité industrielle similaire située dans la délégation de Grombalia, en activité depuis 2017 ; cette dernière a suscité, depuis lors, de fréquentes plaintes et mobilisations de la part des riverains, qui dénoncent les nuisances environnementales et sanitaires engendrées par ses opérations. Selon les témoignages des habitants, une partie de ces plaintes porte sur les odeurs nauséabondes émanant du processus de fermentation des déchets organiques ; ces émanations pénètrent dans les habitations et les zones résidentielles, provoquant — d’après les résidents — des difficultés respiratoires ainsi qu’une inquiétude croissante quant aux répercussions sur leur santé et leur qualité de vie.


Cette expérience soulève à nouveau de sérieuses questions quant au respect, par ces projets, des normes de protection de l’environnement et de la santé publique, ainsi que sur la capacité des mécanismes de contrôle et de suivi à garantir que les projets de valorisation des déchets et de production de protéines ne se transforment pas en nouvelles sources de pollution ni en risques environnementaux et sanitaires pour les populations.

L’emplacement de l’unité, installée à Menzel Bouzelfa il y a environ deux ans, suscite de vives inquiétudes : elle se trouve en effet au cœur d’une zone résidentielle, à quelques mètres seulement d’habitations, de l’hôpital local, de l’école primaire et d’un centre pour personnes à besoins spécifiques. Cette localisation pose un problème sérieux, tant sur le plan juridique qu’environnemental, car elle contrevient à l’arrêté du ministre de l’Industrie du 15 novembre 2005 fixant la liste des établissements dangereux, insalubres ou incommodes. Ce texte classe les unités d’élevage de vers dans la première catégorie d’établissements, lesquels doivent être éloignés des zones résidentielles et urbaines en raison des nuisances et des risques qu’ils sont susceptibles d’engendrer.

Il convient de noter que l’usine en question n’était pas initialement destinée à la production de protéines animales, mais constituait une unité de valorisation des déchets ainsi que des résidus de fruits et légumes. En 2022, elle a obtenu une autorisation pour étendre ses activités à la production de protéines animales, avec une capacité initiale estimée à 31,3 tonnes par jour, pour atteindre un pic de production d’environ 12 000 tonnes par an d’ici 2027.

Dans ce contexte, l’approbation environnementale accordée par l’Agence nationale de protection de l’environnement (ANPE) — sans la moindre objection — soulève de sérieuses interrogations.

En effet, le principe de précaution environnementale, ratifié par la Tunisie dans le cadre de la Convention des Nations Unies sur la diversité biologique de 1993, n’a pas été pris en compte, et ce, malgré les risques liés à l’implantation de l’usine au sein d’une zone résidentielle englobant des terres agricoles et des périmètres irrigués.

De son côté, l’Office national de l’assainissement (Onas) a donné son accord pour que l’usine rejette ses eaux usées industrielles dans le réseau local d’assainissement des eaux domestiques. Cette mesure ne supprime pas le risque environnemental, mais le déplace vers la question de la compatibilité des rejets de l’usine — susceptibles de contenir une forte charge de matières organiques, de polluants, voire de métaux lourds — avec le système d’assainissement et la station d’épuration.

Il convient, en particulier, de vérifier si ces eaux ont fait l’objet d’un prétraitement suffisant et si leur composition physico-chimique et bactériologique est compatible avec le fonctionnement de la station.

Compte tenu de l’ensemble des risques environnementaux potentiels liés à l’activité de l’usine d’élevage de vers à Menzel Bouzelfa, le Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux :

– exprime son soutien aux habitants de Menzel Bouzelfa qui s’opposent à l’implantation de cette usine dans leur ville, en raison des nombreux risques et nuisances environnementales et sanitaires associés à cette activité, et afin d’éviter que les dommages environnementaux qui en découlent ne s’étendent de Grombalia à Menzel Bouzelfa ;

– souligne que cette activité est classée comme étant à haut risque (classe 1) et qu’elle doit impérativement être éloignée des zones urbaines ; il dénonce par ailleurs l’octroi, par le ministère de l’Industrie, d’autorisations pour exercer cette activité au sein d’une zone urbaine ;

– insiste sur le fait que l’élevage d’insectes à l’échelle industrielle intensive nécessite des mesures préventives et un confinement strict des espaces de reproduction et d’alimentation des larves, afin d’éviter toute fuite d’insectes dans la nature et les catastrophes environnementales et sanitaires qui pourraient en résulter ;
– appelle les ministères de l’Environnement et de la Santé, ainsi que les diverses autorités locales et régionales, à prendre en considération les courriers d’alerte adressés par les habitants concernant la catastrophe environnementale et sanitaire. Il les exhorte également à examiner le dossier juridique ayant permis à l’usine d’obtenir son autorisation, et plus particulièrement l’étude d’impact environnemental ; celle-ci définit clairement le plan de gestion environnementale pour les divers rejets industriels, qu’il s’agisse d’odeurs, d’eaux usées, de déchets solides ou de résidus organiques ;

– enfin, le FTDES rappelle que le droit à un environnement sain et le droit à la santé sont des droits constitutionnels que l’État se doit de garantir à ses citoyens et citoyennes, en prenant toutes les mesures nécessaires pour prévenir toute atteinte à ces droits.

Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES)

L’article Risques environnementaux et sanitaires de la production de protéines à partir d’insectes est apparu en premier sur Kapitalis.

  •  

Le spleen des anciens dirigeants 

Du jour au lendemain, le téléphone se tait et les courbettes cessent. Privés de leur pouvoir, certains anciens dirigeants ne supportent pas l’anonymat : l’amertume et les attaques personnelles deviennent alors leur seule façon d’exister encore. Cette tribune s’intéresse au basculement psychologique et politique qui peut frapper certains anciens hauts dirigeants après la perte de leurs fonctions, et à la manière dont l’amertume peut parfois supplanter la rigueur du débat public.

Dr Abderrahmane Cherfouh *

Du jour au lendemain, le téléphone se tait et les courbettes cessent. Privés de leur pouvoir, certains anciens dirigeants supportent difficilement l’anonymat retrouvé : la critique politique peut alors se transformer en attaques personnelles, et le besoin de rester dans la lumière prendre le pas sur la sérénité de l’analyse.

Ils avaient occupé des postes prestigieux et enviables, constamment sous les feux des projecteurs ; ils avaient côtoyé les cimes et gravité autour du sommet. Adulés, admirés, gâtés, jalousés, ces commis de l’État vivaient, de par leurs fonctions de hauts dirigeants, dans un univers particulier. Disposant de privilèges matériels hors normes — véhicules de fonction avec chauffeur, passages en salons d’honneur, voyages en première classe —, ils s’étaient habitués à une cour de subalternes prompts à applaudir la moindre de leurs interventions. Et puis le couperet tombe. Du jour au lendemain, l’agenda s’évapore, les sonneries se taisent. Démunis de leurs attributs de puissance, les voilà soudain ramenés à la réalité du commun des mortels. C’est le revers de la médaille et parfois une chute vertigineuse qui peut donner le tournis.

C’est là que le drame intime commence. Pour comprendre l’amertume que peuvent éprouver certains serviteurs déchus, il faut mesurer, avec Pierre Bourdieu, la nature particulière de ce qu’il nommait la «noblesse d’État». Lorsque la fonction confère non seulement un statut mais aussi une définition de soi, sa perte ne relève pas d’un simple changement de carrière : elle peut devenir un déclassement identitaire. La fin du privilège peut alors être vécue comme une mutilation symbolique, poussant certains anciens dignitaires à transformer leur frustration en posture de résistance intellectuelle.

Traverser le creux de la vague

L’histoire de notre région, à travers certaines mémoires vengeresses, tribunes amères ou sorties médiatiques intempestive, montre combien la frontière est parfois mince entre critique légitime et règlement de comptes. Attaquer une politique, un bilan ou une décision appartient au débat démocratique. S’en prendre à la personne de celui que l’on conteste relève d’une tout autre logique.

Cette distinction est essentielle. Un ancien dirigeant ne perd pas son droit à la parole en quittant le pouvoir. Il peut parfaitement critiquer ceux qui lui ont succédé, dénoncer les erreurs d’un système auquel il a appartenu, ou réévaluer sans complaisance les décisions qu’il avait lui-même défendues. Ce qui importe est la qualité de la démonstration. Lorsque l’argument cède la place à l’invective, le débat s’appauvrit.

Pourtant, l’Histoire nous enseigne qu’il est possible de traverser le creux de la vague avec une immense dignité. Face à ceux qui choisissent parfois la vengeance ou le ressentiment, la figure d’Ibn Khaldoun se dresse comme une leçon de dépassement de soi.

Ancien vizir et grand juge, Ibn Khaldoun a connu, six siècles avant nos élites modernes, l’ivresse des sommets et la violence de la chute. De Tunis à Fès, de Tlemcen à Grenade, il a navigué au plus près des sultans, goûté au prestige social et subi les intrigues de palais, les spoliations et même la prison.

Il avait toutes les raisons de nourrir une rancœur féroce contre ceux qui l’avaient trahi. Pourtant, c’est précisément dans les périodes de retrait qu’il va produire une œuvre qui allait traverser les siècles : la Muqaddimah.

Là où le ressentiment aurait pu l’enfermer dans le règlement de comptes, Ibn Khaldoun choisit de comprendre. Sa plume ne s’attarde pas sur les individus qui l’ont spolié ; elle cherche à dégager les mécanismes profonds de l’Histoire. Il transforme son expérience personnelle en réflexion universelle. Sa propre déchéance devient ainsi, non pas une occasion de vengeance, mais une matière à penser.

C’est peut-être là la véritable grandeur de l’ancien serviteur de l’État : parvenir à transformer l’épreuve personnelle en connaissance plutôt qu’en rancœur.

L’histoire d’Ibn al-Khatib, immense intellectuel et grand vizir de Grenade, offre un autre éclairage. Ami et rival d’Ibn Khaldoun, il connut lui aussi les retournements de fortune, l’exil, les conflits politiques et les dangers liés à la proximité du pouvoir. Sa trajectoire montre, à l’inverse, combien l’intellectuel engagé dans les luttes de pouvoir peut rester prisonnier des passions de son époque.

Entre Ibn Khaldoun et Ibn al-Khatib, la comparaison est donc moins celle de deux hommes «bons» ou «mauvais» que celle de deux rapports possibles au pouvoir perdu : le premier cherche à prendre de la hauteur par la compréhension ; le second demeure davantage pris dans les turbulences politiques qui finiront par l’emporter.

La leçon est précieuse pour nos dirigeants actuels. En acceptant de perdre le pouvoir temporel, superficiel et éphémère de la cour pour se consacrer à la science, Ibn Khaldoun a conquis une autre forme de pouvoir : celui de la pensée. Il nous rappelle que la véritable grandeur d’un serviteur public ne se mesure pas seulement à la hauteur des fonctions qu’il a occupées, mais à sa capacité à rester debout lorsque le tapis du pouvoir lui est retiré.

Le monde continue de tourner sans eux

L’exercice des hautes responsabilités publiques peut en effet créer une illusion trompeuse : celle d’une influence durable. Incapables parfois d’accepter que le monde continue de tourner sans eux, certains anciens responsables cherchent à prolonger leur présence dans l’espace public. L’agressivité sur les réseaux sociaux ou dans les colonnes de la presse peut alors devenir une manière de retrouver l’intensité de la vie publique perdue.

Face à la perte soudaine de leur pouvoir et au silence de leur antichambre, les hauts fonctionnaires et anciens ministres peuvent ainsi suivre plusieurs trajectoires :

1. l’exil littéraire : la rédaction de mémoires ou de livres de révélations pour revenir sur leur parcours, défendre leur bilan ou régler certains comptes avec leurs anciens alliés ;

2. la reconversion économique : le départ vers le secteur privé, les banques d’affaires ou le conseil, permettant de compenser la perte de l’influence politique par un nouveau statut social et professionnel ;

3. le retrait stratégique : la création de réseaux, de clubs de réflexion ou la poursuite d’une activité intellectuelle, transformant le silence politique en période de réflexion et de transmission ;

4. la nostalgie vindicative : la critique systématique et agressive du pouvoir en place, parfois accompagnée d’attaques personnelles. Privé de ses anciennes sollicitations, l’ancien dirigeant peut chercher dans la polémique une manière de retrouver une influence qu’il n’exerce plus institutionnellement.

Ces trajectoires ne sont évidemment pas exclusives et ne concernent pas tous les anciens responsables. Il serait injuste de considérer toute critique d’un ancien dirigeant comme l’expression d’une frustration. La question n’est pas de savoir s’il critique, mais comment il critique.

Confrontation d’idées ou compétition d’egos

Le phénomène apparaît avec davantage de netteté lorsque l’ancien responsable ne parvient plus à distinguer la critique d’une politique de la dévalorisation de celui qui la représente. Le débat cesse alors d’être une confrontation d’idées pour devenir une compétition d’egos.

On en trouve une illustration récente sur la scène algérienne dans la polémique suscitée par les propos de Noureddine Boukrouh au sujet de Houari Boumédiène. Lors d’une interview diffusée sur les réseaux sociaux, l’ancien ministre avait employé à l’égard du défunt président des qualificatifs particulièrement sévères, dont la formule selon laquelle Boumédiène serait un «ignorant qui ne vaut pas un oignon». La polémique fut suivie d’excuses publiques de Boukrouh, qui reconnut que ses propos étaient «déplacés» et qu’ils avaient été tenus «dans un langage spontané et sous l’effet de l’émotion». Il précisa néanmoins que ceux-ci ne visaient pas, selon lui, à juger globalement le parcours de Boumédiène, mais s’inscrivaient dans un débat historique relatif à la préparation de la Charte nationale de 1976.

L’épisode illustre une frontière fondamentale. On peut contester les choix de Boumédiène, critiquer ses méthodes de gouvernement, discuter son bilan ou revisiter sans complaisance les événements de son époque. Tout cela relève du débat historique. Mais qualifier une personnalité historique d’«ignorant qui ne vaut pas un oignon» ne constitue pas en soi une démonstration historique. L’insulte peut exprimer une conviction ; elle ne la démontre pas.

La réaction à ce type de propos peut d’ailleurs reproduire exactement le même travers. Lorsque la critique répond à l’invective par une autre invective, chacun finit par abandonner le terrain des faits pour celui de la disqualification personnelle. L’histoire devient alors prétexte à querelle plutôt qu’objet de compréhension.

Cette dérive rappelle, sur un autre registre, le personnage de Jean-Baptiste Clamence dans ‘‘La Chute’’ d’Albert Camus : cet ancien avocat brillant qui, après sa propre déchéance, se transforme en «juge-pénitent», distribuant les blâmes aux autres pour continuer à exercer une forme de pouvoir moral. Chez certains anciens responsables en rupture d’influence, la condamnation systématique d’autrui peut produire un mécanisme comparable : juger les autres devient une manière de conserver symboliquement une position d’autorité.

La mécanique apparaît également sur la scène internationale. Donald Trump fournit un exemple particulièrement frappant de la difficulté à accepter une défaite politique. Après avoir perdu l’élection présidentielle de 2020 face à Joe Biden, il a refusé de reconnaître sa défaite et mené une campagne visant à contester le résultat. Le point culminant fut la journée du 6 janvier 2021, lorsque ses partisans ont attaqué le Capitole alors que le Congrès procédait à la certification de la victoire de Biden.

Ici encore, il convient de distinguer le désaccord politique du comportement qui suit la défaite. Un responsable battu conserve évidemment le droit de contester une politique et de défendre ses convictions. Mais refuser le verdict électoral et mobiliser ses partisans contre le processus institutionnel relève d’une autre logique : celle d’un pouvoir qui refuse d’accepter qu’il puisse être retiré.

On retrouve, sous des formes très différentes, la même difficulté chez certaines figures politiques qui cherchent à prolonger leur existence publique après leur marginalisation. Qu’il s’agisse des itinérances politiques d’un Manuel Valls ou des tentatives de retour médiatique d’une Liz Truss, le phénomène rappelle que quitter le pouvoir ne signifie pas nécessairement accepter de quitter la centralité politique.

Heureusement, tous ne sombrent pas dans cette dérive. Certaines personnalités réussissent une décompression saine en choisissant une rupture nette avec l’arène politique. Angela Merkel, après son départ de la chancellerie, a ainsi choisi une forme de retrait beaucoup plus discrète. D’autres se consacrent à l’écriture, à la recherche, à la transmission ou simplement à une vie privée débarrassée des contraintes de la fonction.

De même, ceux dont la valeur intellectuelle préexistait au décret de nomination peuvent retrouver sans drame le chemin des amphithéâtres, de la recherche ou de l’écriture. L’ancien responsable qui possède une existence intellectuelle indépendante de son titre supporte généralement mieux la disparition du titre lui-même.

À l’instar d’Ahmed Benbitour ou d’Abdelaziz Rahabi, certaines personnalités algériennes ont choisi de continuer à intervenir dans le débat public sans chercher nécessairement à retrouver les attributs institutionnels du pouvoir. Leur exemple rappelle qu’il existe une autre manière de rester présent : non par le bruit, mais par la réflexion.

La différence entre les deux attitudes est finalement simple. L’homme d’État qui accepte le silence peut transformer sa retraite en temps de réflexion, de transmission et de travail. Celui qui ne supporte pas la disparition des projecteurs risque, à l’inverse, de transformer chaque désaccord en affront personnel.

En quittant la pourpre pour la plume, Ibn Khaldoun nous rappelle que le pouvoir politique est éphémère, tandis que la pensée peut traverser les siècles. La véritable dignité d’un ancien responsable ne réside donc pas dans sa capacité à rester constamment visible, mais dans celle de demeurer pertinent lorsque les honneurs ont disparu.

Critiquer est un droit. Contester est une nécessité. Réécrire l’histoire pour mieux comprendre le présent est même un devoir. Mais lorsque l’argument cède la place à l’insulte, lorsque la démonstration disparaît derrière le tacle personnel, ce n’est plus la grandeur d’une pensée qui s’exprime : c’est souvent la difficulté à accepter que le monde puisse continuer sans celui qui, hier encore, en occupait le centre.

Ibn Khaldoun avait compris cette vérité essentielle : lorsque le pouvoir temporel disparaît, il reste toujours deux choix. Maudire ceux qui vous ont remplacé, ou essayer de comprendre pourquoi les choses arrivent.

Le premier choix nourrit le ressentiment. Le second peut produire une œuvre.

C’est peut-être là que se trouve la véritable différence entre avoir exercé le pouvoir et avoir laissé une trace.

* Médecin algérien, Canada

L’article Le spleen des anciens dirigeants  est apparu en premier sur Kapitalis.

  •  

La municipalité de Radès appelle au respect des règles de propreté et de sécurité

La municipalité de Radès a appelé, dans un communiqué publié ce 10 septembre 2026, l’ensemble des riverains au civisme et au respect strict des règles d’urbanisme.

Plusieurs consignes fondamentales pour le bien-être collectif ont été rappelées par la municipalité, concernant notamment la festion des déchets et la protection des équipements publics.

La municipalité rappelle ainsi l’interdiction de jeter les ordures et débris de chantier sur les trottoirs et voies publiques et tout ce qui peut dégradé le paysage urbain et a appelé à utiliser exclusivement les espaces dédiés.

Soulignant que la propreté et la sécurité de la ville reposent sur une responsabilité partagée entre les autorités locales et les citoyens, la municipalité conclut son appel autour d’un engagement commun : « Ensemble pour un Radès plus propre, plus beau et plus sûr. »

Y. N.

L’article La municipalité de Radès appelle au respect des règles de propreté et de sécurité est apparu en premier sur Kapitalis.

  •  

Un nouveau projet de coopération technique pour renforcer les services d’eau à Sfax

L’Agence japonaise de coopération internationale (Jica) en Tunisie et la Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (Sonede) ont tenu des discussions en vue du lancement d’un nouveau projet.

Le procès-verbal des discussions a été signé le vendredi 21 août 2026 par M. Abdelhamid Mnaja, Président-Directeur Général de la SONEDE et M. Masahito Miyagawa, Chef de mission d’étude de planification détaillée au siège de la JICA.

Dans le cadre de ce projet de coopération technique, la Jica mobilisera une équipe d’experts japonais qui accompagnera la Sonede pendant une durée de quatre ans à compter du déploiement de la première mission en Tunisie.

Ensemble, ils travailleront à l’élaboration d’un Schéma Directeur d’Alimentation en Eau pour le gouvernorat de Sfax à l’horizon 2060, afin de répondre durablement aux défis liés à l’approvisionnement en eau dans la région.

Le projet appuiera également l’élaboration et la mise en œuvre d’un Plan de Gestion de la Sécurité Sanitaire de l’Eau (PGSSE) pour le gouvernorat de Sfax et contribuera au renforcement des capacités de la SONEDE en matière d’amélioration de l’efficacité de l’adduction et de la distribution de l’eau, notamment dans le domaine de la réduction des eaux non facturées.

Les ingénieurs et cadres de la SONEDE bénéficieront également d’un transfert de technologies et de savoir-faire japonais à travers l’accompagnement des experts, les formations techniques et les échanges d’expériences prévus dans le cadre du projet.

Communiqué

L’article Un nouveau projet de coopération technique pour renforcer les services d’eau à Sfax est apparu en premier sur Kapitalis.

  •  
❌