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Oeufs : Quand le prix payé dépasse largement le coût de production

Le prix de l’œuf, qui peut atteindre 326 millimes l’unité, suscite de vives interrogations au regard des chiffres avancés par les professionnels du secteur. Selon Ibrahim Nefzaoui, président de la Chambre nationale des commerçants de volailles et de viandes blanches, le coût de production ne dépasse pas 205 millimes, tandis que la marge bénéficiaire sur le marché formel est estimée à 15 millimes par œuf. L’écart entre ces données et le prix payé par le consommateur atteint ainsi plus de 100 millimes par unité, un différentiel que le responsable juge injustifié.

205 millimes pour produire, 326 millimes pour acheter

Les chiffres permettent de mesurer l’ampleur du décalage. Si le coût de production d’un œuf est fixé à 205 millimes et que la marge commerciale habituelle est de 15 millimes, son prix sur le marché formel devrait théoriquement se situer autour de 220 millimes.

Or, dans certains circuits, l’œuf est vendu jusqu’à 326 millimes. Cela représente un écart de 106 millimes par rapport au niveau obtenu en additionnant le coût de production et la marge annoncée.

Autrement dit, le prix final peut être supérieur de près de 48 % au niveau de référence de 220 millimes. C’est précisément dans cet écart que réside, selon Ibrahim Nefzaoui, le caractère difficilement justifiable de la hausse.

Une baisse de production qui n’explique pas tout

Le secteur connaît certes un recul de la production. Celle-ci aurait diminué de 7 %, avec une prévision de 162 millions d’œufs pour le mois d’août.

Cette baisse peut contribuer à exercer une pression sur le marché. Mais, pour le président de la Chambre nationale des commerçants de volailles et de viandes blanches, elle ne suffit pas à expliquer à elle seule le niveau atteint par les prix, a-t-il expliqué aujourd’hui sur les ondes de Mosaique fm.

Le véritable problème se situerait plutôt dans le fonctionnement du marché et dans l’importance des circuits échappant au contrôle formel.

100 millions d’œufs hors du circuit formel

Ibrahim Nefzaoui avance un chiffre qui éclaire, selon lui, les tensions actuelles : 100 millions d’œufs seraient écoulés chaque mois en dehors du circuit formel.

Cette masse considérable d’œufs, commercialisée en marge des circuits officiellement organisés, réduit la transparence sur la formation des prix et complique le contrôle des marges pratiquées entre la production et le consommateur.

C’est dans cette zone moins régulée que se trouverait une partie de l’explication de la flambée observée. Car si le coût de production reste inférieur à 205 millimes et que la marge annoncée sur le marché formel est de 15 millimes, la hausse jusqu’à 326 millimes ne peut être comprise sans s’interroger sur les intermédiaires et les circuits de commercialisation.

Le consommateur paie le prix d’un marché déséquilibré

Le paradoxe est donc frappant : alors que la production nationale continue d’assurer un volume de 162 millions d’unités en août, le consommateur peut se retrouver à payer son œuf bien au-delà du prix théorique résultant du coût de production et de la marge déclarée.

Pour Ibrahim Nefzaoui, la question dépasse ainsi la seule baisse de 7 % de la production. Elle renvoie à la nécessité de remettre de l’ordre dans les circuits de distribution et de limiter les distorsions qui permettent à une partie du marché d’échapper aux mécanismes formels de fixation des prix.

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Équipe de France : Deux anciens du Club Africain dans le staff de Zinédine Zidane

La présentation du premier staff de Zinédine Zidane à la tête de l’équipe de France réserve un double clin d’œil à la Tunisie et au Club Africain. David Bettoni, nommé entraîneur adjoint des Bleus, et Farid Tabet, chargé de l’analyse vidéo, ont tous deux travaillé au sein du club tunisien lors de la saison 2024-2025. Une présence qui donne une résonance particulière, pour les supporters clubistes, à la nouvelle aventure de Zidane avec la sélection française.

David Bettoni, du Parc A au banc des Bleus

Fidèle parmi les fidèles de Zinédine Zidane, David Bettoni retrouve naturellement l’ancien entraîneur du Real Madrid dans sa nouvelle mission à la tête des Bleus. L’ancien milieu de terrain occupera le poste d’entraîneur adjoint, une fonction qu’il connaît parfaitement après avoir longtemps accompagné Zidane sur le banc madrilène.

Mais son parcours a également croisé, plus récemment, celui du football tunisien. Lors de la saison 2024-2025, Bettoni a travaillé au Club Africain.

Son arrivée dans l’encadrement de l’équipe de France constitue ainsi une nouvelle étape dans une trajectoire déjà marquée par les plus grands rendez-vous du football européen, mais qui aura également connu une parenthèse tunisienne.

Farid Tabet, l’autre lien avec le Club Africain

La composition du staff dévoilée par la Fédération française de football fait également apparaître le nom de Farid Tabet. Celui-ci occupera le poste d’assistant coach, analyste data et vidéo au sein de l’encadrement technique de Zinédine Zidane. Farid Tabet a lui aussi travaillé au Club Africain durant la saison 2024-2025 en tant qu’adjoint de David Bettoni.

Cette double présence donne une dimension particulière à la nouvelle organisation mise en place autour de Zidane : deux membres de son staff ont, à des fonctions différentes, connu le quotidien du Club Africain avant de rejoindre aujourd’hui l’équipe de France.

Un détail qui ne manquera pas d’interpeller les supporters clubistes, tant le contraste est saisissant entre l’expérience vécue au sein du championnat tunisien et l’entrée dans l’un des staffs les plus exposés du football mondial.

Zidane s’entoure de ses hommes de confiance

Nommé officiellement sélectionneur de l’équipe de France le 28 juillet dernier, Zinédine Zidane commence à installer son propre environnement de travail.

Aux côtés de David Bettoni et Farid Tabet, il pourra notamment compter sur Hamidou Msaidie comme assistant coach, Grégory Dupont en qualité de conseiller stratégie et performance, ainsi que Fabien Barthez, chargé de l’entraînement des gardiens.

La présence de Barthez constitue d’ailleurs l’une des autres grandes particularités de cette première équipe. Champion du monde 1998 et champion d’Europe 2000 aux côtés de Zidane, l’ancien gardien retrouve ainsi son ancien coéquipier au sein de la sélection.

La Fédération française de football précise toutefois que cette organisation n’est pas encore définitive. Le staff complet doit être présenté au début du mois de septembre.

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Automobile : En sept mois, les ventes d’électriques triplent presque leur total de 2025

Le marché automobile tunisien accélère nettement son électrification. Entre janvier et juillet 2026, 1 543 voitures entièrement électriques ont été immatriculées, soit près de trois fois les 539 unités enregistrées durant toute l’année 2025.

Les chiffres font également état de 2 177 véhicules hybrides rechargeables — PHEV — immatriculés au cours des sept premiers mois de l’année. En ajoutant les hybrides classiques et les autres technologies associant moteur thermique et propulsion électrique, les véhicules dits « électrifiés » représentent désormais plus de 12 % des immatriculations, contre environ 5 % un an auparavant.

Cette proportion ne concerne donc pas uniquement les voitures 100 % électriques. Ces dernières représentent environ 3,7 % des 41 690 véhicules particuliers et utilitaires immatriculés en Tunisie entre janvier et juillet 2026. En réunissant électriques et hybrides rechargeables, leur part atteint près de 9 % du marché.

Les hybrides rechargeables en forte progression

La hausse la plus spectaculaire concerne les hybrides rechargeables. Leurs immatriculations ont progressé de 522 % sur un an, pour atteindre 2 177 unités. Les voitures entièrement électriques enregistrent une évolution comparable, avec une augmentation de 525 %.

La rupture avec 2025 est particulièrement visible. Sur l’ensemble de l’année dernière, le marché officiel avait totalisé 2 824 véhicules hybrides, toutes technologies confondues, et seulement 539 électriques. En sept mois, le volume des voitures électriques atteint déjà 77 % de l’objectif de 2 000 unités évoqué en juin par Ibrahim Debache, président de la Chambre nationale des concessionnaires et constructeurs automobiles.

Cette accélération coïncide avec l’entrée en vigueur de nouvelles incitations fiscales, notamment en faveur des véhicules électriques et hybrides rechargeables. Elle bénéficie également de l’élargissement de l’offre et de l’arrivée de modèles proposés à des prix plus compétitifs.

Une domination des constructeurs chinois

Les marques chinoises concentreraient environ 60 % des immatriculations de véhicules électrifiés. Sur le segment des hybrides rechargeables, BYD arrive en tête avec 564 unités, devant Omoda & Jaecoo avec 392 véhicules et Lynk & Co avec 309.

Dans la catégorie 100 % électrique, Dongfeng domine avec 557 immatriculations, devant BYD — 293 — et MG — 265. La Dongfeng Box est également le modèle électrique le plus immatriculé, suivie par la MG S5 et la BYD Dolphin Surf.

Cette progression rapide ne règle toutefois pas les difficultés qui accompagnent la transition : couverture encore limitée du réseau de recharge, formation des techniciens, disponibilité des pièces, qualité du service après-vente et gestion future des batteries.

Les statistiques décrivent ainsi un changement réel du marché, mais encore récent. Sa durabilité dépendra autant des avantages fiscaux et des prix que de la capacité des importateurs et des pouvoirs publics à construire l’écosystème nécessaire autour de ces véhicules.

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Canicule : Jusqu’à 43 degrés attendus, avec des orages dans plusieurs régions

La chaleur restera marquée, ce jeudi 13 août 2026, dans une grande partie de la Tunisie. Selon l’Institut national de la météorologie, les températures atteindront jusqu’à 43 degrés dans les régions éloignées du littoral, tandis que des cellules orageuses accompagnées de pluies sont attendues dans l’après-midi.

Jusqu’à 43 degrés à l’intérieur du pays

Les températures maximales oscilleront entre 39 et 43 degrés dans les régions intérieures, avec des coups locaux de sirocco susceptibles d’accentuer la sensation de chaleur.

Le mercure sera relativement moins élevé dans les régions côtières et sur les hauteurs, où les maximales seront comprises entre 33 et 38 degrés.

Ce contraste entre le littoral et l’intérieur du pays restera ainsi particulièrement marqué au cours de la journée.

Des pluies orageuses attendues dans l’après-midi

Le ciel sera traversé par des nuages passagers sur la plupart des régions. Des cellules orageuses locales, accompagnées de pluies, devraient se former dans l’après-midi sur les hauteurs occidentales du Nord et du Centre.

Ces précipitations pourront ensuite gagner localement certaines régions de l’Est, notamment la région de Sfax. Elles resteront toutefois localisées et ne devraient pas entraîner une baisse généralisée des températures.

Malgré ces averses ponctuelles, la chaleur demeurera donc le principal fait météorologique de la journée, particulièrement dans les zones éloignées du littoral.

Vent modéré et mer peu agitée

Le vent soufflera de secteur Est, faible à modéré. La mer sera peu agitée sur l’ensemble des côtes.

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13 août : Cinq femmes qui ont marqué l’histoire de la Tunisie

Ce 13 août, la Tunisie célèbre, comme chaque année, la Fête nationale de la Femme, une journée qui rend hommage aux Tunisiennes et à leur contribution à la société, à la culture, à la politique et au développement du pays. Cette date coïncide avec l’anniversaire de la promulgation, en 1956, du Code du statut personnel, texte fondateur qui a profondément transformé le statut juridique et social des femmes tunisiennes.

Mais bien avant cette réforme majeure, et longtemps après, des femmes ont marqué l’histoire de la Tunisie par leur engagement, leur courage et leur capacité à briser les barrières de leur époque. De Aziza Othmana, figure emblématique du XVIIe siècle, aux pionnières de la médecine, du mouvement national, de la politique et de la défense des droits des femmes, leurs parcours racontent aussi une autre histoire de la Tunisie.

À l’occasion de cette journée, retour sur cinq femmes dont les noms restent associés à des étapes importantes de l’histoire tunisienne : Aziza Othmana, Bchira Ben Mrad, Tawhida Ben Cheikh, Habiba Menchari et Radhia Haddad.

Aziza Othmana, une figure de générosité à travers les siècles

Bien avant l’émergence des mouvements féministes et les grandes réformes du XXe siècle, Aziza Othmana avait déjà inscrit son nom dans l’histoire de la Tunisie.

Issue de la dynastie mouradite et connue pour son immense générosité, elle a consacré une partie importante de ses biens à des œuvres de bienfaisance. Son héritage reste notamment associé à l’aide aux plus démunis et au financement d’œuvres sociales et religieuses.

Son nom demeure aujourd’hui profondément ancré dans la mémoire collective tunisienne, notamment à travers l’hôpital Aziza Othmana, l’un des établissements hospitaliers les plus connus de Tunis. Plusieurs siècles après sa disparition, elle reste ainsi l’une des grandes figures féminines de l’histoire du pays.

Bchira Ben Mrad, une pionnière du mouvement féminin

Au XXe siècle, Bchira Ben Mrad s’impose comme l’une des premières grandes figures du militantisme féminin tunisien.

En 1936, elle fonde l’Union musulmane des femmes de Tunisie, l’une des premières organisations féminines du pays. Son engagement dépasse alors la seule question de la condition féminine. Elle œuvre également pour l’éducation des filles et participe à la mobilisation des femmes autour de la cause nationale, à une période où la Tunisie était encore sous protectorat français.

Son parcours symbolise l’entrée progressive des femmes tunisiennes dans l’espace public et leur participation au mouvement national.

Tawhida Ben Cheikh, ouvrir la voie aux femmes dans la médecine

Le nom de Tawhida Ben Cheikh est indissociable de l’histoire de la médecine tunisienne. Première femme médecin tunisienne, elle fait partie de ces pionnières qui ont ouvert aux femmes l’accès à des domaines longtemps réservés aux hommes.

Après ses études de médecine, elle s’engage dans plusieurs spécialités, notamment la pédiatrie et la gynécologie. Elle consacre également une partie importante de son parcours à la santé des femmes et à la planification familiale.

À travers son parcours exceptionnel, Tawhida Ben Cheikh a non seulement marqué l’histoire médicale du pays, mais elle est aussi devenue un symbole de réussite et d’émancipation pour plusieurs générations de Tunisiennes.

Habiba Menchari, une voix féministe avant l’heure

À une époque où la parole des femmes était largement absente du débat public, Habiba Menchari s’est distinguée par des prises de position audacieuses en faveur de l’émancipation féminine.

Au début du XXe siècle, elle participe aux débats sur la place des femmes dans la société et défend leur droit à l’éducation et à une plus grande liberté. Ses interventions, parfois controversées dans le contexte de l’époque, ont contribué à faire émerger une réflexion sur la condition féminine en Tunisie.

Son parcours témoigne de l’existence, bien avant l’indépendance et le Code du statut personnel, de voix tunisiennes qui remettaient déjà en question les normes sociales imposées aux femmes.

Radhia Haddad, de la lutte nationale à la vie politique

Figure du mouvement national puis de la Tunisie indépendante, Radhia Haddad a joué un rôle majeur dans la vie publique.

Elle a notamment présidé l’Union nationale de la femme tunisienne et fait partie des premières Tunisiennes à accéder aux institutions politiques du pays. Son engagement illustre la place progressivement conquise par les femmes dans les sphères de décision après l’indépendance.

Son parcours reste associé à une génération de femmes qui ont accompagné la construction de l’État tunisien moderne tout en défendant une plus grande participation féminine à la vie publique.

Cinq parcours, un héritage commun

Ces cinq femmes n’ont ni vécu à la même époque ni mené les mêmes combats. Aziza Othmana appartient à la Tunisie du XVIIe siècle, tandis que les autres ont marqué, chacune à leur manière, les transformations sociales et politiques des XIXe et XXe siècles.

Pourtant, leurs parcours se rejoignent sur un point essentiel : chacune a laissé une empreinte durable dans son domaine. Par la générosité et la solidarité, l’engagement national, la médecine, la prise de parole féministe, la politique ou la défense des libertés, elles ont contribué à élargir la place des femmes dans l’histoire tunisienne.

En ce 13 août, leur mémoire rappelle ainsi que les acquis dont bénéficient aujourd’hui les Tunisiennes ne sont pas seulement le résultat de réformes institutionnelles. Ils sont aussi l’héritage de femmes qui, à différentes périodes de l’histoire, ont ouvert des voies nouvelles et repoussé les limites imposées par leur époque.

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Jeux méditerranéens : Hafnaoui renonce, son état psychologique en cause

Le champion olympique tunisien Ahmed Ayoub Hafnaoui ne participera finalement pas aux Jeux méditerranéens de Tarente, en Italie, prévus du 20 août au 3 septembre 2026.

La décision a été prise à l’issue d’une réunion réunissant des représentants de la Fédération tunisienne de natation, du ministère de la Jeunesse et des Sports ainsi que des représentants du nageur. Le médecin qui suit Hafnaoui a confirmé qu’il n’était pas actuellement en mesure de prendre part à la compétition, aussi bien sur le plan physique que psychologique, rapporte l’agence TAP.

Cette précision sur son état psychologique constitue un élément particulièrement important. Pour un sportif de très haut niveau, la préparation à une compétition internationale ne se limite pas à la condition physique. La capacité à supporter la pression, à maintenir la concentration et à retrouver les exigences d’une préparation de haut niveau fait également partie des conditions nécessaires pour reprendre la compétition.

Le choix de renoncer aux Jeux méditerranéens apparaît ainsi comme une décision de prudence plutôt qu’un simple forfait sportif. Une participation alors que le nageur n’est pas considéré comme prêt mentalement et physiquement pourrait en effet compromettre son retour à la compétition et accentuer la pression qui accompagne son statut de champion olympique.

Hafnaoui reste, depuis son sacre olympique à Tokyo en 2021 puis ses performances internationales, l’un des principaux symboles de la natation tunisienne. Cette trajectoire explique aussi les attentes considérables qui entourent chacune de ses apparitions. Son absence à Tarente rappelle qu’après une période de haut niveau, le retour à la compétition doit parfois passer par une phase de récupération et de reconstruction, y compris sur le plan psychologique.

Une question qui dépasse le simple forfait

La situation de Hafnaoui remet également au premier plan une question encore peu évoquée dans le sport tunisien : la santé mentale des sportifs de haut niveau.

La pression des résultats, les attentes du public, les obligations institutionnelles et médiatiques ainsi que la difficulté de maintenir pendant plusieurs années le niveau exigé par le sport professionnel peuvent peser lourdement sur les athlètes. L’état mental ne constitue donc pas un élément secondaire de la préparation sportive : il peut conditionner directement la capacité à s’entraîner et à concourir.

Lire aussi : Ayoub Hafnaoui poursuit sa montée en puissance en Floride avant les Jeux méditerranéens

Dans ce contexte, l’avis du médecin chargé du suivi de Hafnaoui donne un autre sens à son retrait. Il ne s’agit pas nécessairement d’un abandon de la compétition, mais d’une décision visant à ne pas précipiter son retour alors qu’il n’est pas encore considéré comme prêt.

Des interrogations sur l’anticipation et l’accompagnement

La décision suscite également des réactions dans le milieu sportif tunisien. Dans un post publié après l’annonce du forfait, Faten Ghattas, ancienne nageuse, fait part de sa « déception » et de sa « frustration », tout en précisant ne pas connaître les coulisses du dossier et ne pas vouloir « juger sans savoir ». Son interrogation porte surtout sur le calendrier de la décision et sur la capacité du dispositif d’encadrement à anticiper une éventuelle difficulté.

Alors que Hafnaoui évolue aux États-Unis au sein d’une structure de haut niveau et qu’une équipe tunisienne se prépare à participer aux Jeux méditerranéens, elle s’interroge notamment sur la possibilité de prévenir, d’accompagner ou d’anticiper la situation avant d’aboutir à un forfait annoncé à quelques jours du début de la compétition.

« Y avait-il un pilote dans l’avion ? », écrit-elle, avant de poser plus largement la question de la gestion du sport de haut niveau en Tunisie et de la communication autour de ses champions. Ces interrogations ne remettent pas en cause la nécessité de respecter l’état de santé ou mental du nageur, mais soulèvent la question de la manière dont son entourage sportif et institutionnel a géré cette situation et dont elle a été communiquée au public.

Les primes et les attentes autour du champion

Le dossier intervient également dans un contexte où les performances de Hafnaoui ont donné lieu à des récompenses financières importantes. Le nageur a perçu l’ensemble de ses droits, pour un montant d’environ 570 000 dinars, auxquels s’est ajoutée une prime de 50 000 dinars accordée par le Comité national olympique tunisien.

Ces montants ont parfois nourri les débats publics sur les revenus et les obligations des sportifs de haut niveau. Mais ils ne changent pas la réalité fondamentale : une rémunération ou une prime ne peut se substituer à la préparation physique et psychologique nécessaire pour reprendre la compétition.

Le cas Hafnaoui pourrait ainsi contribuer à faire évoluer le regard porté sur les champions tunisiens : derrière les médailles, les performances et les primes, il existe aussi des sportifs confrontés à la pression, aux périodes de doute et aux exigences psychologiques d’une carrière internationale.

Pour Hafnaoui, la priorité semble aujourd’hui être de retrouver les conditions nécessaires à un retour durable, plutôt que de participer à une compétition à tout prix.

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Phosphates : L’Algérie passe à la vitesse supérieure, la Tunisie face à un nouveau concurrent

L’Algérie est-elle en train de préparer une nouvelle bataille régionale autour des phosphates et des engrais ? Les annonces faites mercredi 12 août 2026 donnent en tout cas un signal clair : Alger veut passer rapidement de l’exploitation de ses réserves minières à une véritable industrie intégrée des engrais, avec l’ambition de se positionner sur les marchés régionaux et internationaux.

À Alger, deux contrats stratégiques ont été signés dans le cadre du projet de phosphates intégré. Le premier porte sur la réalisation des infrastructures portuaires à Annaba avec la société chinoise China Harbour Engineering Company (CHEC). Le second concerne les installations du projet sur les sites de Bled El Hadba, à Tébessa, et d’Oued Kebrit, à Souk Ahras, avec l’italienne Saipem.

Le projet repose sur quatre maillons : l’extraction du phosphate à Bled El Hadba, son enrichissement, sa transformation chimique à Oued Kebrit et un ensemble d’infrastructures logistiques comprenant notamment les voies ferrées et l’extension du port d’Annaba.

Une accélération qui change la donne

Ce qui attire particulièrement l’attention est le calendrier annoncé par les autorités algériennes. Le recours à une formule « Fast Track » doit permettre de réduire les délais de réalisation. Alger prévoit ainsi de commencer la production de phosphate enrichi dès le premier trimestre 2027, puis de passer à la production d’engrais au quatrième trimestre de la même année.

L’ambition est considérable. Le projet algérien repose sur des réserves exploitables estimées à 840 millions de tonnes et vise à terme une production annuelle de 10,5 millions de tonnes de phosphate brut.

L’objectif n’est donc pas simplement de vendre davantage de minerai. L’Algérie cherche à construire une chaîne de valeur complète, allant de la mine jusqu’aux engrais et aux produits chimiques dérivés.

C’est précisément sur ce terrain que la question tunisienne se pose.

La Tunisie conserve une longueur d’avance… mais avec un handicap

La Tunisie possède une longue expérience dans le secteur et dispose déjà d’une industrie de transformation du phosphate et de production d’engrais. Mais cette position historique est aujourd’hui fragilisée par la faiblesse persistante de la production minière.

Selon le ministère tunisien de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, la production de phosphate a atteint 3,04 millions de tonnes en 2024, contre 2,9 millions en 2023. Elle reste donc très éloignée des niveaux enregistrés avant 2011 : la Tunisie produisait environ 8,2 millions de tonnes en 2010.

Le gouvernement tunisien ambitionne de porter cette production à 14 millions de tonnes à l’horizon 2030. Mais cette remontée doit encore se concrétiser sur le terrain.

C’est là que le projet algérien peut devenir stratégique.

Si l’Algérie parvient effectivement à respecter son calendrier 2027 et à atteindre progressivement les volumes annoncés, elle disposera d’un avantage majeur : une nouvelle capacité industrielle construite dès le départ autour d’une chaîne intégrée, avec des infrastructures minières, chimiques, ferroviaires et portuaires conçues pour fonctionner ensemble.

Un concurrent, mais pas encore un « nouveau Maroc »

Il faut toutefois éviter de présenter l’Algérie comme le prochain géant mondial du phosphate.

Aujourd’hui, le paysage régional reste dominé par le Maroc, qui possède une industrie des engrais beaucoup plus développée. Une analyse de Deloitte souligne notamment l’avance marocaine dans les produits fertilisants à plus forte valeur ajoutée, tandis que la Tunisie reste pénalisée par une capacité limitée et une production irrégulière. L’Algérie, de son côté, reste encore largement absente du marché des engrais phosphatés exportés.

Lire aussi : Tunisie : Le phosphate vise 9,4 millions de tonnes en 2035, après une décennie de panne

Le projet annoncé cette semaine pourrait justement permettre à Alger de commencer à combler ce retard.

La proximité géographique peut renforcer la concurrence

Pour la Tunisie, le sujet est d’autant plus important que les deux pays évoluent sur des marchés proches : Afrique du Nord, Méditerranée et marchés africains d’engrais.

L’Algérie dispose en outre d’un atout industriel particulier : ses ressources en gaz naturel peuvent être intégrées à la chaîne de production des engrais azotés, tandis que le phosphate fournit la base des engrais phosphatés. Les autorités algériennes présentent précisément cette combinaison comme un élément permettant de développer une industrie chimique intégrée et de diversifier les exportations hors hydrocarbures.

Autrement dit, Alger ne cherche pas seulement à devenir producteur de phosphate. Elle veut utiliser ses ressources minières et énergétiques pour devenir producteur de produits transformés.

Le signal d’alerte pour Tunis

La véritable menace pour la Tunisie ne serait donc pas que l’Algérie produise davantage de phosphate brut. Elle résiderait dans sa capacité à devenir un fournisseur régulier d’engrais compétitifs sur les mêmes marchés.

La situation actuelle montre d’ailleurs que la Tunisie possède encore des débouchés dans la région : en 2024, elle a exporté vers l’Algérie pour près de 19,4 millions de dollars de phosphates de calcium relevant de la catégorie concernée par les statistiques commerciales internationales.

Mais demain, une partie de cette relation commerciale pourrait évoluer si l’Algérie développe ses propres capacités de transformation.

Une course contre la montre pour la Tunisie ?

L’annonce algérienne ne signifie donc pas que la Tunisie est immédiatement dépassée. Elle signifie plutôt que le temps où son avance historique dans le phosphate suffisait à lui garantir une position régionale est révolu.

La Tunisie dispose encore d’un savoir-faire industriel, d’infrastructures existantes et d’une expérience ancienne dans la transformation du phosphate. Mais son véritable défi est désormais de transformer son potentiel minier en production régulière et compétitive.

L’équation est simple : l’Algérie accélère pour construire sa filière ; la Tunisie cherche encore à relancer la sienne.

Si Alger respecte son calendrier et parvient à faire fonctionner l’ensemble de sa chaîne industrielle à partir de 2027, elle pourrait alors devenir un concurrent sérieux de la Tunisie sur le marché régional des phosphates et surtout des engrais.

La concurrence ne se joue donc pas encore aujourd’hui. Mais elle pourrait se jouer beaucoup plus clairement dès 2027.

Parallèlement à cette stratégie industrielle, l’Algérie cherche également à reconstruire et à renforcer son secteur touristique, avec l’objectif de mieux valoriser son littoral, son patrimoine et son potentiel saharien. Cette volonté de diversifier l’économie dépasse donc les seuls hydrocarbures et les activités minières : Alger cherche à développer plusieurs secteurs exportateurs et à renforcer son attractivité auprès des investisseurs et des visiteurs étrangers.


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Dattes : Les records de production cachent l’épuisement des nappes du Sud

Alors que la Tunisie vient d’enregistrer une récolte historique de 404.000 tonnes de dattes, une étude scientifique éclaire l’envers de cette performance. En vingt-deux ans, la production des principales oasis du Sud a presque triplé, mais cette croissance repose sur une exploitation intensive des nappes souterraines.

Publiée le 1er août 2026 dans la revue spécialisée Agricultural Water Management, l’étude a été réalisée par Tarek Gasmi, Ramzi Guesmi, Slim Abdelbari, Soura Boulaares et Sajeda Albarghati. Elle croise les données agricoles, climatiques et satellitaires de Kébili, Tozeur, Gabès et Gafsa entre 2002 et 2024.

Kébili au cœur de la surexploitation

La situation apparaît particulièrement préoccupante à Kébili, qui représente environ 70% de la production étudiée. Selon les bulletins des Commissariats régionaux au développement agricole cités par les chercheurs, les prélèvements dans les nappes profondes y atteignent 229% des ressources renouvelables.

Ce taux signifie que les volumes extraits annuellement représenteraient 2,29 fois la recharge renouvelable estimée. Il ne veut pas dire que 229% du stock total de la nappe a déjà été consommé.

L’expansion des plantations s’est accompagnée d’une multiplication des ouvrages privés. L’étude évoque environ 3700 puits recensés en 2008, contre plus de 10.600 en 2023, tout en relevant qu’une partie des forages échappe encore aux statistiques officielles.

Une diminution détectée depuis l’espace

Les scientifiques ont exploité les mesures des satellites GRACE et GRACE-FO, capables de détecter les variations du stockage terrestre de l’eau à travers les modifications du champ de gravité.

À l’échelle régionale, ce stock aurait diminué de l’équivalent de 16,6 centimètres d’eau depuis 2002. Ce chiffre ne correspond pas à une baisse uniforme de 16,6 centimètres du niveau des nappes. Il traduit une perte globale d’eau mesurée sur une zone plus large que les quatre gouvernorats. Après une relative stabilité au milieu des années 2000, le recul serait proche d’un centimètre par an.

Les rendements résistent encore

Jusqu’à présent, l’irrigation a largement protégé les palmiers contre les variations climatiques. La progression des superficies, les nouveaux forages et les investissements ont même permis aux rendements moyens de Kébili de plus que doubler durant la période étudiée.

Les chercheurs observent cependant un possible affaiblissement de cette protection : les rendements à l’hectare semblent devenir plus sensibles à la sécheresse de l’air pendant les périodes les plus chaudes. Ce signal, surtout visible à Kébili, demeure exploratoire. Il ne démontre ni une baisse actuelle des rendements ni un lien de causalité certain avec l’épuisement des nappes.

L’étude, dont les données et le code sont publics, formule ainsi une alerte plutôt qu’un constat d’effondrement : les records de production peuvent encore masquer la fragilisation de la ressource qui les rend possibles.

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Textes générés par l’IA : Anthropic lance un marquage invisible pour contrer le copier-coller

Les nouveaux modèles d’intelligence artificielle d’Anthropic déploient désormais une signature numérique invisible au sein des textes qu’ils produisent. Cette évolution technique, qui coïncide avec l’entrée en application de l’AI Act européen début août 2026, vise à permettre la détection par des machines des contenus générés ou manipulés par l’IA.

Un dispositif technique résistant au copier-coller

Contrairement aux métadonnées classiques rattachées à un fichier, le système mis en place par Anthropic s’intègre directement dans la structure du texte généré par les modèles Claude. Le lecteur ne perçoit aucune modification à l’écran, et l’entreprise affirme que ce processus n’altère ni le sens ni la qualité rédactionnelle du contenu.

L’objectif de cette méthode est d’assurer la survie de la marque numérique même après une extraction du texte, un copier-coller vers une autre application ou de légères modifications. Ce mécanisme textuel diffère de la norme C2PA qu’Anthropic utilise pour le traçage des images, cette dernière reposant sur des métadonnées qui peuvent disparaître lors d’une conversion de fichier.

Google, OpenAI, Anthropic : des stratégies de traçabilité divergentes

L’initiative d’Anthropic s’inscrit dans un effort plus large de l’industrie technologique pour tracer les contenus synthétiques, bien que les approches varient considérablement d’un acteur à l’autre.

Si Google a opté pour SynthID, une technologie qui intègre un filigrane cryptographique directement dans les médias et le texte, OpenAI se montre plus frileux concernant ChatGPT. L’entreprise dirigée par Sam Altman a confirmé avoir développé un système de tatouage numérique pour le texte, hautement précis, mais hésite à le déployer à grande échelle de peur qu’il ne soit facilement contourné ou qu’il pénalise les utilisateurs non anglophones.

De la probabilité statistique à la preuve cryptographique

L’intégration de ces marques invisibles par Anthropic ou Google marque une rupture majeure avec la manière dont les textes générés par IA étaient détectés jusqu’à présent.

Aujourd’hui, les outils de détection tiers très utilisés dans le monde académique ou éditorial, comme GPTZero, Turnitin ou Copyleaks, ne cherchent pas de signature cachée. Ils fondent leur analyse sur deux indicateurs statistiques : la perplexité, qui mesure la prévisibilité du vocabulaire employé, et la soudaineté, qui évalue la variation de la longueur et de la structure des phrases. Une intelligence artificielle produit généralement un texte très prévisible et structurellement uniforme, là où l’écriture humaine est plus chaotique.

Toutefois, ces détecteurs statistiques accusent un taux important de faux positifs, accusant parfois à tort des auteurs humains. Le marquage intégré par Anthropic répond à cette limite : il ne s’agit plus de deviner statistiquement l’origine d’un texte, mais de lire un code de provenance inséré lors de sa création.

Une mise en conformité européenne aux répercussions mondiales

Le lancement de ce marquage invisible par Anthropic s’aligne sur le calendrier réglementaire de l’Union européenne. Depuis le 2 août 2026, l’article 50 de l’AI Act impose aux fournisseurs de systèmes d’intelligence artificielle de rendre leurs contenus détectables dans un format lisible par machine, dans la mesure de la faisabilité technique.

Cette obligation légale européenne produit un effet d’entraînement à l’échelle internationale. Anthropic a choisi d’intégrer cette fonctionnalité directement au cœur de ses nouveaux modèles, sans créer de version spécifiquement restreinte au marché européen.

Un outil de vérification encore réservé

À ce stade, la marque reste avant tout un dispositif technique interne : Anthropic n’a pas encore mis à disposition du grand public un outil permettant de soumettre un texte et de savoir s’il porte la signature de Claude.

L’entreprise travaille sur une API de détection accessible aux utilisateurs, mais aucune date de lancement n’a été communiquée. En attendant, la capacité de lecture de la marque reste concentrée entre les mains d’Anthropic, et potentiellement de partenaires ou de régulateurs, sans qu’un enseignant, un éditeur ou un lecteur lambda puisse aujourd’hui vérifier lui-même un texte suspect.

Pour les utilisateurs en Tunisie, qu’ils soient étudiants, développeurs ou professionnels utilisant Claude pour leurs travaux quotidiens, cette mise à jour signifie que leurs productions portent désormais cette signature invisible. Leurs textes sont donc techniquement traçables par des systèmes de détection capables de lire cette marque, indépendamment de la législation locale tunisienne.

Il convient toutefois de rappeler qu’un professionnel peut rédiger l’intégralité d’une note et demander à l’outil de la corriger, intégrant de fait la signature invisible à un travail d’origine humaine. La présence de la marque signale l’intervention de l’IA, mais ne prouve pas qu’elle en est l’unique auteur.

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Déficit commercial : Un nouveau trou de 2,4 milliards de dinars en juillet

Le déficit commercial de la Tunisie a atteint 14 957,6 MD (14,96 milliards de dinars) au terme des sept premiers mois de 2026, contre 12,57 milliards à fin juin — soit 2,4 milliards de dinars supplémentaires en un seul mois.

Selon les données publiées le 11 août par l’Institut national de la statistique (INS), le déficit cumulé s’est aggravé de 25,7 % par rapport aux 11,90 milliards de dinars enregistrés sur la même période de 2025.

Les importations progressent plus vite que les exportations

Les exportations tunisiennes ont augmenté de 9,9 % sur un an durant les sept premiers mois de 2026, pour atteindre 40 638,4 MD. Mais les importations ont grimpé plus vite encore, de 13,7 %, à 55 596 MD. C’est cet écart de rythme qui explique l’élargissement du déficit, alors que le taux de couverture des importations par les exportations recule à 73,1 %, contre 75,6 % un an plus tôt.

L’énergie, toujours plus de la moitié du déficit

Le déficit énergétique atteint 7,95 milliards de dinars à fin juillet, soit environ 53 % du déficit commercial total — en hausse par rapport aux 6,04 milliards de la même période 2025. Les matières premières et demi-produits (-3,77 Md), les biens d’équipement (-2,63 Md) et les biens de consommation (-1,62 Md) affichent eux aussi des soldes négatifs. Seul le groupe alimentaire dégage un excédent, supérieur à un milliard de dinars (+1,01 Md), porté notamment par les exportations d’huile d’olive.

Un retournement après un début d’année favorable

La trajectoire s’est inversée en cours d’année : après un recul de plus de 20 % du déficit à fin février, celui-ci est reparti à la hausse — 5,23 milliards fin mars, 10,42 milliards fin mai, 12,57 milliards fin juin, puis près de 15 milliards fin juillet. Ce creusement mensuel reste toutefois inférieur à ceux de mai (+2,89 milliards) et de mars (+2,45 milliards), qui demeurent les deux mois les plus dégradés de l’année. La progression des exportations ne suffit donc plus à freiner le déséquilibre extérieur : sur les sept premiers mois de l’année, les importations ont augmenté beaucoup plus rapidement que les ventes tunisiennes à l’étranger.

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Après la visite de Kaïs Saïed à Gabès, la Présidence évoque le démantèlement d’unités

Deux jours après la visite de Kaïs Saïed à Gabès, la Présidence de la République a annoncé que des unités seraient démantelées selon « une stratégie claire ». Le communiqué ne précise toutefois ni les installations concernées ni le calendrier de l’opération.

Cette annonce a été faite à l’issue d’une réunion tenue mercredi 12 août 2026 au palais de Carthage. Le chef de l’État a reçu le ministre de la Santé, Mustapha Ferjani, le ministre de l’Équipement et de l’Habitat, également chargé de la gestion du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Salah Zouari, ainsi que le ministre des Affaires sociales, Issam Lahmar.

Une stratégie encore non détaillée

Selon le communiqué de la Présidence, Kaïs Saïed a affirmé que « les unités seront démantelées selon une stratégie claire » et que les établissements et entreprises publics poursuivront leurs activités.

La Présidence ne désigne pas explicitement les unités visées. La TAP, qui a relayé le communiqué jeudi matin, parle pour sa part des « unités concernées », sans fournir davantage de précisions.

Cette formulation intervient immédiatement après un passage consacré à la visite présidentielle à Gabès, région où, selon les propos rapportés de Kaïs Saïed, « l’environnement a été assassiné ». Cet enchaînement établit un lien contextuel avec le dossier industriel de Gabès, sans que le communiqué ne nomme formellement le Groupe chimique tunisien.

Lors de sa visite à Gabès, le 10 août, Kaïs Saïed avait évoqué dans une vidéo le démantèlement des unités devenues obsolètes ou qui ne sont plus en état de fonctionner. Il avait également indiqué que cette opération pourrait prendre plusieurs années.

Le président avait distingué ces installations des unités ayant été réparées afin d’empêcher les émissions polluantes. Il n’avait donc pas annoncé le démantèlement de toutes les unités du complexe. Des militants écologistes de Gabès réclament, de leur côté, le démantèlement de l’ensemble des installations, qu’ils considèrent comme polluantes.

Lire aussi: Gabès : Les militants répondent à Kaïs Saïed et réclament le démantèlement de toutes les unités

La lutte contre les réseaux de corruption mise en avant

Au cours de la réunion, Kaïs Saïed a également présenté le démantèlement des réseaux de corruption comme une condition préalable à la satisfaction des revendications populaires dans les différentes régions.

D’après la Présidence, le chef de l’État a accusé ces réseaux de chercher à attiser les tensions, notamment par des incendies, des coupures d’eau et d’électricité ou des entraves à l’accès aux services administratifs. Le communiqué ne fournit pas d’éléments précis sur ces faits.

Kaïs Saïed a enfin assuré suivre quotidiennement la situation dans toutes les régions. Il a estimé que les différents dossiers, malgré des degrés de gravité variables, nécessitaient une approche globale agissant sur leurs causes comme sur leurs conséquences.

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Nettoyage des plages : Près de 6 000 m³ de déchets collectés en Tunisie depuis le début de l’été

Le bilan à mi-parcours du programme de nettoyage des plages tunisiennes durant l’été 2026 fait état de près de 6 000 m³ de déchets collectés dans 152 plages, et ce jusqu’à la première semaine du mois d’août.

Selon un communiqué publié mercredi soir par le ministère de l’Environnement, le volume moyen des déchets ramassés est estimé à environ 8 m³ par jour et par plage, avec toutefois d’importantes disparités selon les sites et la fréquentation.

Le plastique et les déchets alimentaires en tête

Parmi les principaux déchets retrouvés sur les plages figurent notamment les matières plastiques, les bouteilles ainsi que les restes alimentaires, qui constituent une part importante des déchets collectés durant la saison estivale.

Le cas de la plage de Raf Raf illustre l’ampleur du problème. Elle enregistre le volume quotidien le plus élevé parmi les plages concernées, avec environ 18 m³ de déchets collectés chaque jour, soit près de 4,5 tonnes.

Cette quantité s’explique notamment par la particularité du dispositif mis en place sur cette plage, où les opérations de nettoyage sont effectuées deux fois par jour, le matin et le soir.

Des campagnes de sensibilisation prévues à partir du 16 août

Au-delà du ramassage des déchets, les autorités souhaitent également renforcer la sensibilisation du public à la préservation du littoral et de l’environnement marin.

Dans ce cadre, l’Agence de protection et d’aménagement du littoral (APAL), sous la tutelle du ministère de l’Environnement et en partenariat avec l’Agence nationale de gestion des déchets (ANGED) et le WWF Afrique du Nord, organise une série de campagnes sous le slogan : « La plage est à nous tous : une heure… nettoyons-la ! ».

Ces rendez-vous mêleront activités de sensibilisation, actions environnementales et animations destinées aux familles.

Lire aussi : Tunisie : Voici les 49 plages où la baignade est déconseillée cet été

La première campagne est prévue le 16 août à la plage de Gammarth, suivie d’une deuxième le 23 août à la plage de Nabeul, puis d’une troisième le 26 août à la plage de Sousse.

L’objectif affiché est d’impliquer davantage les citoyens dans la propreté des plages et de promouvoir des comportements permettant de réduire les déchets et de préserver durablement le littoral tunisien.

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Pénurie d’eau en bouteille : Plus de 147 000 litres saisis

Plus de 147 000 litres d’eau conditionnée ont été saisis par les services de contrôle du ministère du Commerce et du Développement des exportations, en coordination avec les services de sécurité, depuis la deuxième moitié du mois de juillet et le début du mois d’août 2026.

Selon le ministère, ces opérations, menées quotidiennement dans le secteur des eaux minérales, ont permis de relever plusieurs infractions portant notamment sur la transparence des transactions et le respect des prix. Des procédures légales ont été engagées à l’encontre des contrevenants.

Des contrôles renforcés dans un contexte de pénurie

Ces saisies interviennent alors que le marché tunisien a connu, durant la deuxième moitié du mois de juillet, des tensions sur l’approvisionnement en eau conditionnée. La situation a coïncidé avec la vague de chaleur qui a touché le pays et entraîné une forte hausse de la demande.

La disponibilité de l’eau en bouteille est ainsi devenue un sujet particulièrement sensible durant les périodes de fortes températures, alors que les autorités multiplient les contrôles pour éviter les pratiques spéculatives et les hausses de prix non autorisées.

Les prix : producteurs et distributeurs se renvoient la responsabilité

Cette situation intervient également après les déclarations du président de la Chambre des producteurs de boissons non alcoolisées, Asaad Mezah, qui avait démenti une hausse des prix de l’eau minérale conditionnée au niveau de la production.

Selon lui, les augmentations constatées sur le marché auraient plutôt été appliquées au niveau de la distribution, notamment par certains grossistes et détaillants.

Lire aussi : Eau minérale : Quand certains profitent de la pénurie pour augmenter les prix

Il avait appelé les équipes de contrôle du ministère du Commerce à prendre les mesures nécessaires afin de lutter contre les augmentations illégales des prix.

Les nouvelles saisies montrent ainsi que les autorités maintiennent la pression sur les différents maillons de la chaîne de commercialisation, dans un contexte où la demande en eau conditionnée reste particulièrement élevée en raison des températures estivales.

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Éclipse solaire en Tunisie : De la peur de 1999 au spectacle céleste de 2026

Le ciel tunisien offre ce mercredi 12 août 2026 un spectacle astronomique particulier : une éclipse solaire partielle est visible depuis l’ensemble du pays, avec une occultation du Soleil pouvant atteindre près de 60 % selon les régions. Le phénomène intervient en fin de journée, alors que le Soleil se rapproche de l’horizon.

Mais cette éclipse rappelle surtout un autre rendez-vous astronomique qui avait marqué les esprits : celui du 11 août 1999.

En 1999, l’éclipse avait suscité de nombreuses craintes

À l’époque, les éclipses solaires étaient encore entourées de nombreuses croyances et rumeurs. En Tunisie comme ailleurs, le phénomène avait suscité de l’inquiétude chez une partie de la population.

Il faut toutefois éviter de parler d’une « panique générale ». Les témoignages disponibles évoquent plutôt une atmosphère particulière, avec des personnes qui craignaient les conséquences du phénomène, notamment pour les yeux, tandis que certaines rumeurs lui attribuaient des effets inquiétants.

Le contexte était également très particulier : l’éclipse du 11 août 1999 intervenait à quelques mois du passage à l’an 2000, période déjà marquée par de nombreuses prédictions et inquiétudes autour du changement de millénaire.

Le risque pour les yeux, lui, était bien réel : regarder directement le Soleil pendant une éclipse peut provoquer des lésions rétiniennes. La prudence recommandée à l’époque reste donc valable aujourd’hui.

2026 : même phénomène, autre époque

Vingt-sept ans plus tard, le phénomène revient dans le ciel tunisien, mais dans un contexte radicalement différent.

L’éclipse du 12 août 2026 est une éclipse solaire totale à l’échelle de son parcours mondial, mais elle n’est que partielle en Tunisie. La totalité sera notamment observable dans certaines régions situées sur la trajectoire de l’ombre lunaire, tandis que les Tunisiens verront seulement une partie du disque solaire disparaître.

Le spectacle devrait néanmoins être particulièrement intéressant en Tunisie puisque l’éclipse se produit alors que le Soleil est bas sur l’horizon, donnant potentiellement l’impression d’un Soleil en forme de croissant au moment du coucher.

Des rumeurs de 1999 aux réseaux sociaux de 2026

La comparaison est finalement intéressante : en 1999, les inquiétudes circulaient essentiellement par le bouche-à-oreille, la télévision, la radio et la presse. Aujourd’hui, les informations scientifiques sont beaucoup plus accessibles, mais les réseaux sociaux permettent également aux rumeurs de se propager en quelques minutes.

Une chose, en revanche, n’a pas changé : il ne faut jamais regarder directement le Soleil, même pendant une éclipse, sans protection solaire adaptée. Des lunettes de soleil ordinaires ne suffisent pas.

Ce soir, donc, pas de fin du monde annoncée : simplement la Lune qui passera temporairement devant le Soleil.

Lire aussi : Éclipse solaire en Tunisie : Près de 60% du Soleil occulté ce soir

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Autoroutes : Le gouvernement tranche, pas de privatisation, Tunisie Autoroutes reste aux commandes

Le gouvernement a tranché sur l’avenir de l’exploitation de deux axes majeurs du réseau autoroutier tunisien. Réunie mercredi 12 août 2026 à la Kasbah sous la présidence de Sarra Zaafrani Zenzri, une réunion ministérielle restreinte a décidé de maintenir la société publique Tunisie Autoroutes et de lui accorder de nouvelles concessions pour l’exploitation des autoroutes A1 et A2.

Pour l’A1, qui relie Hammam-Lif à M’saken, une nouvelle convention de concession sera conclue avec Tunisie Autoroutes. L’entreprise conservera ainsi l’exploitation de cet axe stratégique, alors que le devenir de cette concession avait fait l’objet de discussions ces dernières années.

Le même principe sera appliqué à l’A2, reliant Tunis à Jelma. Tunisie Autoroutes sera chargée de son exploitation dès l’achèvement des travaux, avec une mise en service sous le régime du péage directement après la livraison de l’infrastructure.

Accélérer les travaux de l’A2

La cheffe du gouvernement a insisté sur la nécessité d’accélérer l’achèvement de l’autoroute Tunis-Jelma, appelant les entreprises chargées des travaux à mobiliser tous les moyens humains et logistiques nécessaires pour éviter les retards et respecter les délais contractuels.

Cette autoroute doit renforcer la liaison entre Tunis et plusieurs régions de l’intérieur et contribuer au désenclavement territorial.

Un enjeu stratégique pour l’État

Pour Sarra Zaafrani Zenzri, les autoroutes constituent un « service public vital » et un investissement stratégique en raison de leur rôle dans la circulation des personnes et des marchandises et dans la connexion des régions.

Le gouvernement insiste également sur la nécessité d’améliorer la maintenance, la qualité du service et l’efficacité économique du réseau.

Lire aussi : Grands chantiers et entretien : Enfin le réveil de Tunisie Autoroutes ?

Avec cette décision, l’État confirme donc son choix de conserver Tunisie Autoroutes au cœur de l’exploitation autoroutière. Le principal défi sera désormais de permettre à l’entreprise de gérer efficacement un réseau appelé à s’étendre, tout en garantissant la qualité du service et la pérennité financière de ses activités.

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Des centaines d’amphores : Une épave romaine vieille de 2 100 ans découverte en Sicile

Une épave romaine vieille d’environ 2 100 ans vient d’être découverte au large de la Sicile, dans le canal de Sicile, à proximité de l’une des principales routes maritimes reliant dans l’Antiquité la péninsule italienne à l’Afrique du Nord. Le navire, retrouvé près de Mazara del Vallo, transportait plusieurs centaines d’amphores et pourrait apporter de nouvelles informations sur les échanges commerciaux en Méditerranée à l’époque romaine.

La découverte a été annoncée les 8 et 9 août 2026 par les autorités italiennes. L’épave se trouve à environ trois milles nautiques, soit près de 5,5 kilomètres, au large de Mazara del Vallo, dans l’ouest de la Sicile, à une profondeur de 46 mètres. Elle mesurerait environ 21 mètres de long pour 6 mètres de large.

Des centaines d’amphores encore présentes sur le fond

L’élément le plus spectaculaire de la découverte réside dans la cargaison. Les archéologues ont identifié plusieurs centaines d’amphores, dont une grande partie appartient au type Dressel 1A. Ces grands récipients en céramique étaient notamment utilisés pour transporter du vin.

Deux stocks d’ancre en plomb ainsi qu’une autre structure en plomb ont également été identifiés sur le site. L’état de conservation de l’ensemble laisse espérer que d’autres éléments du navire pourraient encore se trouver sous les amphores et les sédiments.

Les premières estimations situent le naufrage entre le IIe et le Ier siècle avant notre ère. Les chercheurs devront toutefois poursuivre les analyses afin de préciser la datation du navire, l’origine exacte de sa cargaison et sa destination.

Une découverte liée aux pêcheurs

L’épave n’a pas été découverte directement par un pêcheur tunisien, contrairement à certaines premières présentations de l’information. Les autorités italiennes indiquent que l’opération a été déclenchée après un signalement de particuliers, notamment de pêcheurs.

Des plongeurs italiens, Giacomo De Mola et Igor Bisulli, ont ensuite participé à l’identification du site. De Mola a raconté avoir d’abord pensé observer un simple rocher avant de découvrir sous lui une importante concentration d’amphores.

La découverte a ensuite été documentée par le Nucleo Carabinieri Tutela Patrimonio Culturale, la Soprintendenza del Mare de la Région sicilienne et les unités sous-marines des Carabinieri, avec l’utilisation de moyens de surveillance et de caméras sous-marines.

Un site particulièrement intéressant pour comprendre les échanges avec l’Afrique du Nord

La localisation de l’épave donne une dimension particulière à cette découverte pour la Tunisie. Mazara del Vallo se trouve dans l’ouest de la Sicile, face au canal de Sicile. À son point le plus étroit, la distance entre la région de Mazara et le cap Bon est d’environ 144 kilomètres.

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Cette proximité géographique correspondait déjà à une réalité commerciale dans l’Antiquité. La Sicile constituait un carrefour entre l’Italie, l’Afrique du Nord et les autres régions méditerranéennes. Les amphores retrouvées peuvent justement permettre aux archéologues de reconstituer les circuits commerciaux empruntés par les navires il y a plus de deux millénaires.

Plus intéressant encore, certaines analyses préliminaires signalent, en plus des Dressel 1A, la présence de différents types d’amphores, dont des modèles Lamboglia 2 et une amphore d’origine néo-punique. Cette diversité pourrait témoigner de réseaux commerciaux dépassant largement la seule Sicile et impliquant différentes régions de la Méditerranée.

Une épave qui pourrait encore révéler ses secrets

Le ministre italien de la Culture, Alessandro Giuli, a qualifié la découverte de l’une des plus importantes découvertes archéologiques sous-marines réalisées ces dernières années en Italie. Il a souligné que l’épave permettait d’en apprendre davantage sur les hommes, les routes maritimes et les échanges qui faisaient de la Méditerranée un véritable carrefour de civilisations.

Les recherches ne font toutefois que commencer. La Soprintendenza del Mare doit mener de nouvelles opérations de documentation et d’étude afin de déterminer précisément l’histoire du navire, l’origine de sa cargaison, sa destination et l’état de conservation des vestiges.

Cette découverte rappelle surtout que le canal de Sicile, aujourd’hui espace maritime séparant la Tunisie de l’Italie, était déjà il y a plus de 2 000 ans un axe majeur de circulation. Et sous ses eaux pourraient encore se trouver de nombreux témoignages des relations commerciales qui liaient les deux rives de la Méditerranée.

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« La procédure a été simple et rapide », témoigne un commerçant indemnisé par la STEG

Après plusieurs incidents électriques signalés ces dernières semaines, notamment à la suite d’interventions ou de rétablissements du courant, plusieurs citoyens se demandent comment procéder pour obtenir une indemnisation lorsque leurs équipements ou leurs commerces subissent des dommages.

La question du remboursement par la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) suscite également des interrogations, notamment sur les conditions d’acceptation des dossiers, les montants effectivement remboursés et les critères appliqués pour déterminer le niveau de l’indemnisation.

Un témoignage qui montre que la démarche est possible

Le témoignage d’un commerçant de Houmt Souk, à Djerba, apporte un éclairage concret sur la procédure. Selon son récit, une intervention de la STEG sur le réseau électrique a été suivie, lors du rétablissement du courant, d’un incident ayant causé des dommages à plusieurs commerces de la zone.

Le citoyen explique s’être immédiatement rendu à l’agence de la STEG afin de déposer une réclamation. Il a rempli un formulaire et l’a déposé au bureau d’ordre. Quelques heures après avoir signalé le problème, un agent chargé du contrôle s’est rendu dans son commerce pour constater les dégâts.

Après cette constatation, le commerçant a fait réparer les dommages, obtenu une facture auprès de la personne ayant effectué les réparations, puis déposé cette facture auprès de la STEG le 28 juillet 2026.

Quelques jours plus tard, il a été informé que 70 % de la valeur des dommages seraient pris en charge. Il lui restait alors à se présenter auprès de l’administration pour récupérer le document nécessaire et procéder au retrait de l’indemnisation.

Pour ce citoyen, la procédure s’est donc déroulée relativement rapidement, depuis le dépôt de la réclamation jusqu’à la décision d’indemnisation, preuve à l’appui. (Voir les captures sous l’article)

Une procédure qui reste méconnue

Ce témoignage est particulièrement utile alors que de nombreux citoyens ignorent encore vers qui se tourner après des dégâts liés à un incident électrique. La STEG indique officiellement que les réclamations techniques ou commerciales peuvent être déposées auprès de ses guichets, par téléphone auprès du district concerné ou à travers son espace client en ligne. La société demande notamment au client de communiquer sa référence client et de présenter sa dernière facture lorsqu’il se déplace au guichet.

La STEG dispose également d’un Centre national des services à distance, joignable au 71 239 222 pour les demandes de services, renseignements et réclamations. Le numéro vert 80 100 444 est réservé aux situations d’urgence.

Dans le cas de dommages matériels, le témoignage rapporté suggère surtout l’importance de signaler rapidement l’incident, de permettre aux agents de constater les dégâts avant les réparations lorsque cela est possible, puis de conserver les justificatifs des travaux effectués, notamment les factures.

Pourquoi seulement 70 % ?

C’est précisément sur ce point que les interrogations des citoyens demeurent.

Dans le cas rapporté, la STEG a accepté d’indemniser 70 % de la valeur des dommages. Le citoyen lui-même distingue la rapidité de traitement du dossier de la question du taux d’indemnisation, qu’il considère comme relevant de critères spécifiques.

Ce pourcentage soulève toutefois une question plus large : sur quelle base le montant de l’indemnisation est-il calculé et pourquoi un dommage reconnu ne donne-t-il pas nécessairement lieu à une prise en charge intégrale ?

Lire aussi : Coupures d’électricité : 18.294 interventions de la STEG, mais la colère ne retombe pas

Le témoignage ne permet pas, à lui seul, de déterminer les règles générales applicables à tous les dossiers ni d’affirmer que 70 % constitue un taux standard. Il montre en revanche qu’une indemnisation peut effectivement intervenir après examen du dossier et constat des dommages.

La STEG précise par ailleurs que son Bureau des relations avec le citoyen a notamment pour mission de recevoir les réclamations, d’en assurer le traitement en coordination avec les services concernés et d’informer les clients sur les procédures et formalités administratives relatives à ses services.

Que faire en cas de dommages ?

En pratique, un client confronté à des dégâts qu’il estime liés à un incident électrique a donc intérêt à :

  • signaler rapidement l’incident à la STEG ;
  • déposer une réclamation auprès de son district ou via les canaux disponibles ;
  • conserver la référence de sa réclamation et les justificatifs ;
  • permettre, lorsque cela est demandé, le constat des dommages par les services compétents ;
  • conserver les factures et justificatifs relatifs aux réparations ;
  • déposer les pièces demandées pour permettre l’examen du dossier.

La STEG confirme que les réclamations peuvent également être introduites via son espace client et que son dispositif de réclamation web permet de déposer et de suivre une demande.

Un témoignage à prendre en compte

Le cas de ce commerçant de Houmt Souk ne règle évidemment pas la question de l’indemnisation des dommages électriques en Tunisie. Il montre toutefois qu’une démarche auprès de la STEG peut aboutir et que le traitement d’un dossier peut, dans certains cas, être relativement rapide.

Il met surtout en lumière une question qui reste posée par plusieurs citoyens : quels sont exactement les critères utilisés pour déterminer le montant remboursé et dans quelles situations la prise en charge peut-elle être totale ou partielle ?

Une clarification plus détaillée de ces critères permettrait aux usagers de mieux connaître leurs droits et les démarches à effectuer lorsqu’un incident sur le réseau entraîne des dégâts matériels.

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Robotique : La Tunisie décroche la première place à la Coupe du monde ouverte en Chine

La Tunisie s’est une nouvelle fois illustrée sur la scène internationale de la robotique. L’équipe nationale tunisienne de robotique a décroché la première place et remporté une coupe dans l’épreuve de programmation robotique, à l’occasion de sa participation à la Coupe du monde ouverte organisée en Chine.

Selon l’Association tunisienne pour l’avenir des sciences et de la technologie (ATAST), qui encadre la participation tunisienne, les jeunes représentants tunisiens ont réalisé une performance remarquable dans les différentes disciplines de la compétition, avec un total de 45 médailles remportées, entre médailles d’or, d’argent et de bronze.

Cette performance porte la signature de 14 jeunes membres de l’ATAST, qui ont représenté la Tunisie lors de cette compétition internationale. Il s’agit d’Amin Warajini, Kenza Aouni, Mohamed Ali Boulaaras, Fatma Saheli, Maram Ben Sidhom, Oussama Monastiri, Nour Ben Salah, Omar Kilani, Batoul Naqbi, Taha Kahoul, Aziz Gafsi, Iris Bousma, Ayoub Aouin et Yasmine Touil.

Avec ces nouvelles distinctions, le nombre total de médailles remportées par les membres de l’ATAST atteint désormais 695 médailles, souligne l’association.

Une nouvelle consécration dans un palmarès international déjà riche

Cette nouvelle performance s’inscrit dans une série de succès obtenus par de jeunes Tunisiens dans les grandes compétitions internationales de robotique. En 2017, lors du FIRST Global Challenge à Washington, l’équipe tunisienne avait notamment remporté une médaille d’or et une médaille d’argent. La Tunisie avait également obtenu de nouvelles distinctions lors de l’édition 2018 de cette compétition mondiale.

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Plus récemment, en 2025, une équipe tunisienne encadrée par l’ATAST avait décroché la première place ainsi que plusieurs médailles lors de compétitions internationales organisées en Chine. En juillet 2026, l’équipe tunisienne Night Fury s’était également imposée dans une compétition internationale de robotique de combat à Istanbul.

Le nouveau succès obtenu en Chine vient ainsi confirmer la régularité des performances tunisiennes dans ce domaine et la montée en puissance des jeunes talents du pays dans les disciplines liées à la programmation, à la robotique et aux nouvelles technologies.

14 jeunes Tunisiens à l’honneur

Les distinctions obtenues en Chine portent le nom de 14 jeunes membres de l’ATAST : Amin Warajini, Kenza Aouni, Mohamed Ali Boulaaras, Fatma Saheli, Maram Ben Sidhom, Oussama Monastiri, Nour Ben Salah, Omar Kilani, Batoul Naqbi, Taha Kahoul, Aziz Gafsi, Iris Bousma, Ayoub Aouin et Yasmine Touil.

À travers ce nouveau palmarès, l’ATAST souligne l’importance de l’encadrement et de la formation des jeunes dans les domaines scientifiques et technologiques, alors que les compétitions internationales de robotique constituent désormais un important terrain de détection et de valorisation des compétences.

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Terafab : 119 milliards de dollars, 9,3 millions de m²… que prépare Elon Musk ?

Elon Musk veut franchir une nouvelle étape dans sa course à l’intelligence artificielle. Après les voitures électriques, les fusées, les satellites et les robots humanoïdes, son empire technologique se lance désormais dans la fabrication à grande échelle de semi-conducteurs avec Terafab, un projet industriel hors normes porté par Tesla et SpaceX au Texas.

Le projet est désormais bien plus concret qu’une simple annonce. Tesla et SpaceX ont annoncé début août un investissement initial de 16,8 milliards de dollars pour lancer la construction de Terafab dans le comté de Grimes, au Texas, au nord de Houston. À terme, l’investissement pourrait atteindre environ 119 milliards de dollars si l’ensemble des phases prévues est réalisé.

Un projet destiné à produire les puces de l’écosystème Musk

Terafab doit devenir une usine de semi-conducteurs intégrée capable de fabriquer, conditionner et tester différents types de puces avancées. L’objectif est notamment de produire les composants nécessaires aux futurs robots humanoïdes Optimus de Tesla, aux véhicules autonomes et aux infrastructures de calcul de SpaceX.

Cette stratégie répond à un enjeu central pour Musk : disposer de capacités de production de puces suffisantes pour accompagner ses ambitions dans l’intelligence artificielle. Tesla et SpaceX estiment que leurs besoins futurs pourraient dépasser l’équivalent d’un térawatt de capacité de calcul.

Le projet doit également intégrer la production de puces logiques, de mémoire ainsi que des technologies de packaging avancé au sein d’un même complexe. SpaceX s’est par ailleurs associé à Intel pour les capacités de fabrication des semi-conducteurs.

Plus de 9 millions de mètres carrés

L’ampleur annoncée du complexe est à la hauteur des ambitions de Musk. Terafab devrait couvrir plus de 100 millions de pieds carrés, soit environ 9,3 millions de mètres carrés.

Si les dimensions prévues sont respectées, le complexe deviendrait l’un des plus grands bâtiments jamais construits, dépassant très largement le bâtiment actuellement considéré comme le plus vaste au monde.

Le projet doit également générer au moins 3 000 emplois, selon les annonces communiquées par les promoteurs et les autorités texanes.

Où en est réellement Terafab ?

C’est probablement le point le plus important à préciser : Terafab n’est pas encore au stade de la production industrielle à grande échelle.

Le projet est actuellement dans une phase de préparation et de construction initiale. Tesla a déjà commencé des travaux de fondation sur le site de son campus nord de Giga Texas, à Austin, qui constitue une première étape du dispositif. L’installation doit notamment servir au développement et à la préparation des futures générations de puces avant leur production à plus grande échelle.

En parallèle, le site de grande envergure prévu dans le comté de Grimes constitue la future infrastructure industrielle majeure de Terafab. Les autorités locales ont approuvé des dispositifs fiscaux destinés à accompagner le projet et SpaceX a conclu un accord avec le comté concernant le site.

Selon la feuille de route actuellement rapportée, l’installation initiale doit progresser vers l’installation des équipements au cours du second semestre 2026. Les premières productions expérimentales de puces AI5 sont visées pour la fin de 2026, tandis que les premières puces issues de cette nouvelle infrastructure sont attendues en 2027.

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La construction et l’expansion à grande échelle du complexe de Grimes County sont, elles, prévues dans une phase ultérieure, à partir de 2028. L’objectif final annoncé est d’atteindre une capacité correspondant à environ un térawatt de matériel informatique destiné à l’IA par an à l’horizon 2030. Ces échéances restent toutefois des objectifs et non des résultats déjà acquis.

Pourquoi Musk veut fabriquer ses propres puces

Pour Tesla comme pour SpaceX, l’enjeu est stratégique. Les ambitions du groupe dans l’intelligence artificielle nécessitent des volumes considérables de processeurs spécialisés.

Tesla veut notamment développer ses systèmes de conduite autonome et ses robots Optimus, tandis que SpaceX prévoit de renforcer ses capacités de calcul liées à ses futurs projets spatiaux. La dépendance aux fabricants de puces existants pourrait donc devenir un facteur limitant.

Terafab vise ainsi à intégrer davantage de maillons de la chaîne technologique sous le contrôle de l’écosystème Musk.

Un pari industriel gigantesque

Le projet reste néanmoins extrêmement ambitieux. Passer d’une installation de recherche et de petites séries à une capacité industrielle capable de produire des volumes massifs de semi-conducteurs constitue un défi technologique et financier majeur.

La taille du complexe, les besoins considérables en eau et en énergie d’une usine de semi-conducteurs ainsi que l’accès aux équipements de fabrication les plus avancés représentent autant de défis à relever.

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La fin de l’été approche… Le ministère de la Santé prépare sa riposte contre la canicule

Alors que la saison estivale entre dans sa dernière phase, le ministère de la Santé entend maintenir un niveau élevé de vigilance face aux épisodes de fortes chaleurs. Une séance de travail consacrée au suivi de la mise en œuvre du plan national multisectoriel de lutte contre les vagues de chaleur s’est tenue mardi 11 août 2026, sous la présidence du ministre de la Santé, Dr Mustapha Ferjani.

La réunion a rassemblé les différents ministères et structures concernés afin d’évaluer le niveau de préparation et de renforcer la coordination face aux risques liés aux températures élevées, particulièrement pour les personnes les plus vulnérables.

Mise en place d’un système d’alerte

Parmi les principales mesures retenues figure la mise en place d’un système d’alerte précoce basé sur les prévisions de l’Institut national de la météorologie. Celui-ci doit permettre d’anticiper les épisodes de forte chaleur et de déclencher, en temps utile, les mécanismes de préparation et d’intervention.

Le ministère prévoit également de renforcer la préparation au niveau régional et la coordination permanente entre les services de santé, la Protection civile et les autres intervenants. L’objectif est notamment d’assurer une réponse rapide en cas d’augmentation des consultations ou des interventions liées aux températures élevées.

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Une attention particulière sera par ailleurs accordée aux travailleurs exposés à la chaleur et au rayonnement solaire. Les mesures de médecine du travail seront renforcées afin de mieux prévenir les risques professionnels liés aux fortes températures.

Sur le plan sanitaire, les établissements de santé sont appelés à maintenir leur niveau de préparation et à actualiser les protocoles de prise en charge des personnes présentant des complications liées à la chaleur.

Campagnes d’information et de sensibilisation

Enfin, le ministère compte poursuivre les campagnes d’information et de sensibilisation destinées au grand public. Une attention particulière sera accordée aux personnes âgées, aux enfants ainsi qu’aux autres catégories considérées comme particulièrement vulnérables lors des épisodes de fortes chaleurs.

À travers ces mesures, les autorités sanitaires cherchent ainsi à maintenir la vigilance jusqu’à la fin de l’été, alors que les températures élevées peuvent encore constituer un risque pour la santé publique, notamment en cas de prolongation des épisodes caniculaires.

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