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Orientation : les chômeurs de demain se préparent aujourd’hui

22. Juni 2026 um 15:59

Samedi dernier, la Tunisie a célébré ses nouveaux bacheliers. Comme chaque année, les médias ont diffusé les photos des majors, les ministres ont adressé leurs félicitations et les familles ont partagé leur fierté sur les réseaux sociaux. Comme chaque année aussi, personne ou presque n’a parlé des autres. Or les autres sont majoritaires. Avec un...

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Dispute diplomatique avec Rome : Trump persiste et signe

22. Juni 2026 um 10:38

Le torchon brûle entre Rome et Washington suite aux critiques « déplacées et offensantes » du président américain, Donald Trump contre la présidente du Conseil italien, Giorgia Meloni.

 

« Mon Dieu, gardez-moi de mes amis ! Quant à mes ennemis, je m’en charge ! ». Cette célèbre formule souvent attribuée à Voltaire, illustre parfaitement le sentiment de trahison ou de déception ressenti lorsque l’on subit des coups bas de la part d’un ami. C’est le cas de Mme Meloni qui était jusqu’alors le chouchou de Donald Trump sur le Vieux Continent.

Pourtant, cette promiscuité affective et idéologique n’aura pas empêché le milliardaire républicain de tenir des propos désobligeants, discourtois voire blessants envers Giorgia Meloni. Cette dernière s’efforçant souvent de jouer un rôle de médiatrice entre les positions divergentes des États-Unis et de l’Europe.

Ainsi, lors d’une interview téléphonique accordée la semaine écoulée à la chaîne télévisée italienne La7, le président américain a affirmé que la dirigeante italienne l’avait « supplié » de prendre une photo avec lui en marge du sommet du G7 en France. De quoi provoquer la colère de Rome et l’annulation de la visite du ministre italien des Affaires étrangères aux Etats-Unis, qui était prévue les 21 et 22 juin. A cause justement de ces propos du milliardaire président envers la cheffe du gouvernement italien.

Même tonalité chez le ministre italien de la Défense, Guido Crosetto : « Je n’imagine pas Giorgia Meloni demander une photo à qui que ce soit, même sous la contrainte. En revanche, j’imagine combien cela lui a demandé de passer outre les propos de Trump tenus il y a quelques semaines afin de servir les intérêts de l’Italie, de l’Europe et de l’Occident », a-t-il écrit sur X.

Des propos « totalement inventés »

« Elle avait tellement envie de prendre une photo avec moi. Je ne l’aurais pas fait, mais j’ai eu pitié d’elle ! », a ajouté le président américain. Provoquant ainsi l’ire de la présidente du Conseil italien qui, en réponse, a diffusé vendredi 19 juin sur X une vidéo où elle s’est dite « consternée » par les déclarations « totalement inventées » de Donald Trump.

« Je ne comprends pas pourquoi le président des États-Unis se comporte ainsi envers ses propres alliés – ce n’est d’ailleurs pas la première fois », a-t-elle déclaré.

Et de conclure : « Je ne peux que déplorer qu’il ne fasse pas preuve de la même détermination envers les ennemis de l’Occident, envers les ennemis des États-Unis, envers des dirigeants avec lesquels il se montre au contraire bien plus conciliant », a ajouté la première ministre italienne.

Pourtant, dans un désir évident d’apaiser la tension avec l’administration américaine, quitte à avaler sa fierté, Giorgia Meloni évoque, à l’issue du sommet du G7 à Évian, un « climat très positif » et « aucune friction » entre Trump et les autres dirigeants mondiaux présents. La preuve ? Elle a été vue à plusieurs reprises aux côtés du président américain lors du sommet, notamment lors d’une rencontre sur un canapé à l’issue de laquelle il a semblé lui tapoter l’épaule.

Et bis repetita

Les choses auraient pu s’arrêter à ce stade ; sauf que revenant à ses vieux démons, Donald Trump a remué le couteau dans la plaie en martelant lourdement samedi 20 juin que Giorgia Meloni lui avait demandé « encore et encore de prendre une photo avec lui lors du Sommet du G7 », a écrit le président américain sur sa plateforme Truth Social. Et d’enfoncer le clou : « Elle se débrouille mal en Italie en matière de popularité, peut-être parce qu’elle a tourné le dos aux États-Unis d’Amérique, un pays qui aime et protège vraiment l’Italie ».

Réponse outragée de l’intéressée : « Ces attaques constantes et non provoquées sont insensées. Quant à ma popularité, le fait d’être ton amie ne l’a certainement pas aidée, et elle ne dépend pas de ma relation avec toi ». Ainsi a répliqué sèchement la présidente du gouvernement italien, suggérant au président des États-Unis de se « concentrer sur la sienne ».

Griefs

Mais que reproche Donald Trump à son alliée, jadis la plus proche en Europe ? Evidemment le manque de soutien selon lui de la Première ministre italienne, mais aussi des autres États membres de l’OTAN, dans la guerre déclenchée par les États-Unis et Israël contre l’Iran.

« Elle ne nous a même pas laissé utiliser les pistes d’atterrissages ou les tarmacs, un désagrément important », a-t-il dit à propos du refus fin mars de l’Italie d’autoriser des avions de combat américains engagés dans la guerre au Moyen-Orient à atterrir sur une base en Sicile. Sachant qu’en avril dernier, le président américain avait déjà critiqué Giorgia Meloni pour ce refus d’impliquer son pays dans la guerre en Iran, se disant « sous le choc » et déçu de son manque de « courage ».

« Maintenant que les États-Unis ont vaincu l’Iran militairement, elle veut de nouveau être amie afin de voir sa ‘côte remonter’. Non merci ! », conclut Donald Trump dans son message.

« Ma popularité dépend de ma capacité à défendre les intérêts de l’Italie. C’est ce que j’ai toujours fait, y compris pour l’utilisation des bases militaires américaines régie par des accords qui ne peuvent être violés », a rétorqué Giorgia Meloni. Du tic au tac.

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L’impuissance de la puissance des Etats-Unis

22. Juni 2026 um 07:48

Au terme de la guerre illégale déclenchée contre l’Iran par l’axe israélo-américain, la signature du protocole d’accord marque une défaite stratégique et politique du couple Trump-Netanyahou. Certes, ils jouissent d’un rapport de force militaire très largement favorable. Toutefois, la résistance-résilience de l’Iran et la démonstration de sa capacité à frapper les monarchies du Golfe et à bloquer le détroit d’Ormuz ont placé l’offensive israélo-américaine dans une impasse. Résultat, le président Trump s’est résigné à négocier et à signer un accord par lequel les Iraniens ont atteint leurs principaux objectifs. Alors que les États-Unis n’en ont atteint aucun (ni la chute du régime ni la fin du programme nucléaire).

Si les tensions demeurent (à cause de la poursuite des bombardements israéliens contre le Liban) et que l’accord n’est pas certain d’être respecté, cette guerre illustre combien la puissance militaire peut connaître des limites stratégiques et politiques. Une réalité que les Etats-Unis ont déjà pu constater en Irak et en Afghanistan, mais qu’ils semblent avoir oublié…

 

L’interventionnisme de Trump

La réélection de Donald Trump (2024) a été soutenue par un mouvement populaire favorable au désengagement des Etats-Unis des affaires internationales, remettant ainsi en cause sa traditionnelle fonction de « gendarme du monde ». Motif : mieux se concentrer sur les affaires nationales au nom du principe à connotation nationaliste : America first, « l’Amérique d’abord ». La victoire du milliardaire américain et son entrée en fonction à la Maison Blanche devaient ainsi sonner la fin des « aventures extérieures ».

Finalement, depuis son second mandat, Donald Trump s’avère très interventionniste. Les Etats-Unis n’ont pas hésité à recourir à la force. Et ce, en violation du droit international : actes d’agression contre des Etats (Iran, Venezuela), « assassinats ciblés » ou extrajudiciaires (contre des narco-traficants vénézuéliens ou des responsables iraniens).

Des chefs d’Etats eux-mêmes n’échappent pas à cette violence, comme l’illustrent l’enlèvement du président vénézuélien Nicolas Maduro (janvier 2026) et l’assassinat du Guide suprême iranien Ali Khamenei (février 2026). Des opérations qui confirment le caractère imprévisible de la présidence Trump …

L’impuissance de Trump

Des interventions qui mobilisent la force, mais qui amènent à souligner l’impuissance de la première puissance mondiale. C’est en particulier le cas de la guerre contre l’Iran (février-juin 2026), déclenchée en dehors de toute légalité internationale et qui s’est conclue sur un accord dont les termes témoignent d’une défaite stratégique des Etats-Unis. La stratégie des frappes aériennes qui n’ont pas fait plier le régime iranien. Une impasse qui tend à affaiblir la crédibilité et l’efficacité de cette stratégie.

Derrière une capacité militaire toujours inégalée, les Etats-Unis sont confrontés à ce paradoxe : les frappes militaires décidées unilatéralement par Donald Trump sont révélatrices de sa propre impuissance politique dans un Moyen-Orient en recomposition.

En effet, l’opération « Fureur épique » déclenchée contre l’Iran a de nouveau montré les limites de la puissance militaire des Etats-Unis, en général, et de sa stratégie basée sur sa supériorité aérienne, en particulier. Elle a porté un coup à l’image de puissance irrésistible que Donald Trump voulait donner de son pays.

C’est la crédibilité internationale des Etats-Unis qui s’en trouve affectée par la guerre contre l’Iran. La première puissance mondiale n’arrive à imposer sa volonté ni à son ennemi l’Iran ni à son allié Israël (qui continue son agression contre le Liban, malgré les appels de Trump au respect du cessez-le-feu).

Quant à Gaza, derrière son plan et la mise en place du « Conseil de la paix », la réalité est cruelle : depuis l’instauration de cette organisation internationale et du cessez-le-feu, le bilan des bombardements israéliens atteint plus de 1 000 morts civils… Ici la responsabilité est partagée avec l’allié israélien : la politique israélienne au Moyen-Orient relève moins de la rationalité et de la sécurité du pays que de la volonté d’hégémonie qui anime ses dirigeants soutenus par leur opinion publique.

Enfin, le comportement des Etats-Unis comme d’Israël souligne un point : si le droit international est affaibli, ineffectif, c’est d’abord de la responsabilité des puissances qui le violent en toute impunité …

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