Coupe d'Allemagne: Choc entre Francfort et Dortmund en 16es de finale
© Mosaique FM
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Le joueur tunisien de tennis Moez Chargui prend part au tournoi Challenger d’Istanbul, qui se déroule du 31 août au 7 septembre.
Classé 165ᵉ mondial, il entamera la compétition mardi 2 septembre face au Jordanien Abdullah Shelbayh, 351ᵉ mondial, pour le compte des seizièmes de finale.
Chargui reste sur une série de succès remarqués, avec trois titres remportés au mois d’août : le tournoi de Porto au Portugal, celui de Monastir, puis le Challenger d’Hersonissos en Grèce le 23 août.
Depuis sa qualification pour les Jeux olympiques de Paris 2024, il ambitionne de progresser au classement ATP et de rejoindre le Top 100 mondial, comme l’avait fait auparavant son compatriote Malek Jaziri.
Les services de la météorologie ont annoncé, dans un bulletin de suivi, l’apparition de cellules orageuses locales accompagnées de pluies éparses sur les régions de l’ouest du nord et du centre au cours de la journée de dimanche et en début de nuit, tandis que le reste du pays connaîtra quelques passages nuageux.
Les vents, de secteur sud, seront relativement forts près des côtes nord et sur les hauteurs, faibles à modérés ailleurs, avant de se renforcer dans le golfe de Hammamet. Ils pourront dépasser temporairement 60 km/h sous forme de rafales lors des passages orageux.
La mer sera agitée au nord, peu agitée sur les autres côtes, devenant progressivement agitée dans le golfe de Hammamet. Les températures nocturnes varieront généralement entre 26 et 32 °C, et avoisineront 24 °C sur les hauteurs.
Béchir Ben Saïd et Yassine Meriah retrouvent leurs rangs d’internationaux en équipe nationale A. Ghailane Chaalali revient de loin, en équipe nationale A’. Première de Gharbi.
Le sélectionneur national, Sami Trabelsi, a dévoilé, hier, les listes des joueurs convoqués en équipe nationale A et en équipe nationale A’. La sélection A affrontera le Liberia et la Guinée equatoriale les 4 et 8 septembre et ce, pour le compte des 7e et 8e journées des qualifications pour la Coupe du monde 2026.
Quant à la Sélection A’, elle se rendra à Ismailia pour une double confrontation amicale contre l’Egypte, les 6 et 9 septembre.
Cette fenêtre Fifa du mois de septembre enregistre le retour de trois internationaux après de longs mois d’absence. Béchir Ben Saïd a été retenu aux côtés d’Aymen Dahmen et Noureddine Farhati, étant donné qu’il est de nouveau compétitif en club. Quant à Yassine Meriah, sa longue blessure l’a privé de jouer la saison dernière en club et en sélection. Il retrouve naturellement sa place en équipe de Tunisie vu qu’il est de nouveau compétitif.
Un troisième joueur revient de très loin. Il s’agit de Ghailane Chaâlali qui prêtera main-forte à ses coéquipiers en équipe nationale A’.
En équipe nationale A, on enregistre la première convocation d’Ismael Gharbi qui vieent d’opter pour les couleurs tunisiennes.
“Je n’ai que deux vis-à-vis”
Lors de la conférence de presse tenue hier pour présenter les listes des joueurs convoqués en sélections A et A’, le sélectionneur national a évoqué ses rapports avec les membres de la FTF, donnant un aperçu du mode de fonctionnement en interne : “Pour moi, il y a des choses qui ne sont pas acceptables en équipe nationale.
J’ai eu un premier passage par le passé et je suis actuellement à ma deuxième expérience à la tête de la sélection. Pour ce deuxième passage et avec l’aval du président de la fédération, je n’ai que deux vis-à-vis , Zied Jaziri et Houcine Jenayah, et cela me convient.
Il arrive que je ne fasse pas la bonne lecture. Il arrive aussi que nos avis divergent, avec Zied Jaziri notamment. N’empêche, chacun se tient à son rôle. Aucun n’empiète pas sur le terrain de l’autre.”, a confié Sami Trabelsi.
Le sélectionneur national a aussi dit du bien de ses joueurs : “Auparavant, j’avais peut-être des préjugés. Les joueurs n’ont jamais exigé de loger dans des hôtels 5 étoiles. Ils n’ont jamais parlé argent.
Ils ont, par contre, demandé à ce que les conditions des rassemblements soient dignes d’une équipe nationale. Ils demandent un bon équipement, de séjourner dans des hôtels où il n’y a pas de nuisance. En déplacement, il y a un standing à respecter, particulièrement quand il s’agit de matches officiels”.
Equipe nationale A
Gardiens de but : Aymen Dahmen (CS Sfaxien), Béchir Ben Said (Espérance de Tunis), Noureddine Farhati (Stade Tunisien)
Défenseurs : Montassar Talbi (Lorient/FRA), Alaa Ghram (Shakhtar Donetsk/UKR), Dylan Bronn (FC Servette/SUI), Yassine Meriah (Espérance de Tunis), Yan Valery (Scheffield Wednesday/ANG), Mouataz Neffati (Ifk Norrköping), Ali Abdi (OGC Nice), Mortadha Ben Ouannes (Kasimpasa/TUR), Mohamed Ali Ben Hamida (Espérance de Tunis)
Milieux : Ferjani Sassi (Al Gharafa/QAT), Aïssa Laidouni (Al Wakrah/QAT), Hannibal Mejbri (FC Burnley/ANG), Mohamed Ali Ben Romdhane (Al Ahly/EGY), Mohamed Hadj Mahmoud (Lugano FC/SUI), Firas Belarbi (Sharjah FC/EAU), Ismael Gharbi (Sporting Braga/POR)
Attaquants : Elias Achouri (FC Copenhague/DAN), Omar Layouni (BK Hacken/SUE), Naïm Sliti (Al Shamal/QAT), Hazem Mastouri (Dinamo Makhachkala/RUS), Firas Chaouat (Club Africain), Elias Saad (Augsbourg/All), Sébastien Tounekti (Hammarby/SUE).
Equipe nationale A’
Gardiens de but : Abdessalem Hlaoui (US Monastir), Sabri Ben Hassan (Etoile du Sahel), Anas Khardani (Muaither SC)
Défenseurs : Mohamed Dräger (Eintracht Braunschweig), Ghaith Zaalouni (Club Africain), Hamza Ben Abda (Club Africain), Marouane Sahraoui (Stade Tunisien), Mohamed Nasraoui (NK Istra), Raed Chikhaoui (US Monastirienne), Anis Doubal (Marseille), Amin Cherni (Göztepe SK)
Milieux : Ghailène Chaalali (Al-Ahli SC), Moataz Zemzemi (Club Africain), Zayon Chtaï-Telamio (Paris-SG), Chiheb Jebali (Espérance de Tunis), Louay Trayï (Al-Wahda FC), Moez Haj Ali (US Monastir), Aymen Harzi (US Monastir)
Attaquants : Khalil Ayari (Stade Tunisien), Achraf Jabri (Espérance de Tunis), Anas Haj Mohamed (Parme), Farès Bousnina (Bologna U20), Nassim Dendani (AS Monaco), Ahmed Ouled Behi (ES Métlaoui), Youssef Snana (Al-Sailiyah).
Avec ce succès net et sans bavure 3-0 contre l’Association Sportive de Gabès, l’Etoile a fait mouche à tous les niveaux ou presque, en attaque et même en défense avec ce deuxième match sans but encaissé.
Il y a du progrès, en attendant une montée en gamme après la trêve internationale.
La Presse — En football, ça va très vite c’est connu. Une victoire, avec la manière de surcroît et tout semble relancé vers le mieux. En effet, après un faux départ, l’Etoile s’est remise en selle, se réconciliant avec son fidèle public qui a encore répondu présent à l’Olimpico de Sousse.
Il a fallu un coup de rein de Dhaoui et un penalty transformé avec brio par Anan, pour déclencher la machine de buts. Le jeu offensif a enfin fait parler son talent devant ; illustration parfaite de l’action du duo Senghor–Aouani qui a donné le break en seconde période. Avec le retour en forme de Mohamed Dhaoui et Aouani, la machine n’est plus grippée et l’attaque a plus de mordant. Quand, en plus, le gardien de but Sabri Ben Hassen a gagné sa place en tant que titulaire indiscutable dans les bois, l’Etoile commence à retrouver ses certitudes.
Certitudes retrouvées
Lassaâd Dridi a surpris en alignant quasiment le même onze qui a ramené un point du long déplacement à Ben Guerdane à deux exceptions près. A savoir le retour de Aouani et l’absence de Hnid sur la feuille de match. Malek Baayou, capitaine de l’équipe, n’a pas démérité au cours du dernier match avec sa hargne et sa détermination à porter plus l’équipe devant, grâce à un bon abattage.
La défense n’a pas, d’ailleurs, eu de soucis à se faire, hormis un but effacé avec brio en fin de match par Ben Hassen. Le milieu du terrain monte en régime avec Mokchas Chouchane qui s’est transformé dans un rôle qu’on ne lui connaissait pas trop, buteur pour le coup de grâce vers la fin. Raki Aouani, pour sa part, retrouve une certaine lucidité devant et met définitivement de côté sa fébrilité des matchs amicaux.
Sans oublier la confirmation des anciens Béjaouas Najeh Ferjani et Maher Ben Sghaïer qui marquent des points, tout comme Slim Khadhraoui au poste de défenseur. Et aussi le bon retour de Ghofrane Naouali qui a apporté toute son expérience pour aider ses camarades à sécuriser les 3 points du succès claquant, tout comme Houssem Dagdoug en première mi-temps. L’Etoile a laissé une bonne impression et se relance en championnat.
La trêve constitue une bonne occasion pour soigner les défaillances en vue du retour du championnat et du tour préliminaire de la coupe de la CAF.
Il s’agit avant tout, de poursuivre ce qu’il faisait, ce qu’il aimait et ce qu’il semait, à travers des activités d’art plastique, de théâtre, de cinéma, de musique, de randonnées, etc. L’idée est de marcher sur les pas de Yasser, en essayant de rendre la culture et l’art accessibles à tous, lui qui sillonnait la Tunisie qu’il aimait tant, se rendant dans ses coins les plus reculés, lui qui soutenait par sa musique et avec tant de générosité les petites manifestations et autres projets.
La Presse —Un artiste ne meurt jamais, et Yasser Jeradi, Yasser Mhabba (amour), survit à travers ses chansons et les messages de paix et de justice qu’il a semés de son vivant. Yasser nous a quittés il y a un an, mais sa trace est indélébile, marquant à jamais les cœurs et les esprits.
L’homme au grand cœur, qui avait pour religion l’amour et l’art, a laissé derrière lui des chansons, des œuvres diverses, des actes de solidarité sociale, des sourires dessinés sur des visages inconnus rencontrés en bord de route lors de ses vadrouilles et d’innombrables ami.e.s qui ont décidé de marcher sur ses pas et de perpétuer ses projets.
C’est ainsi que l’idée de la Fondation Yasser Jeradi pour les arts est née.
Annoncée lors des deux concerts organisés pour la commémoration du premier anniversaire de la disparition physique de l’artiste, le 13 août à Gabès et le 16 à Tunis, elle est le fruit de l’association d’un groupe d’ami.e.s, artistes et activistes, qui ont connu et partagé des expériences et des projets avec l’artiste.
«L’idée est née deux jours après le décès de Yasser : celle de raviver ses actions et son esprit», nous confie l’artiste de théâtre Ayoub Jaouadi, avant d’ajouter : «Nous nous sommes réunis dès le premier mois. Cela a donné lieu au spectacle «Libre comme un oiseau» (Hor kal Tayr), que l’on a organisé à l’occasion du 40e jour de son départ, au Théâtre de l’Opéra de Tunis».
Réalisé par Ayoub Jaouadi, sous la supervision musicale de Sami Ben Saïd de l’Orchestre Symphonique Tunisien et sous la direction de Fadi Ben Othmani, le spectacle était conçu dans l’esprit de donner vie aux idées artistiques de Yasser Jeradi, lui qui voulait réunir ses ami.e.s sur une même scène avec un orchestre symphonique. «Un spectacle qui allie musique et théâtre, où l’on retraçait son parcours. C’était une tentative de rester fidèle à ses convictions, à ses pensées et à ses combats», souligne Jaouadi.
Le groupe d’ami.e.s a continué à se réunir pendant une année jusqu’à la concrétisation de cette idée de fondation, dont les objectifs sont de valoriser l’héritage artistique de Yasser à travers sa diffusion, sa documentation, etc.
Il s’agit avant tout, nous explique encore Jaouadi, de poursuivre ce qu’il faisait, ce qu’il aimait et ce qu’il semait, à travers des activités d’arts plastiques, de théâtre, de cinéma, de musique, de randonnées, etc. L’idée est de marcher sur les pas de Yasser, en essayant de rendre la culture et l’art accessibles à tous, lui qui sillonnait la Tunisie qu’il aimait tant, se rendant dans ses coins les plus reculés, lui qui soutenait par sa musique et avec tant de générosité les petites manifestations et autres projets.
«Il sera question de projets culturels, artistiques et sociaux, à travers des formations, des ateliers, et tout ce que défendait Yasser. Et pourquoi pas aussi produire des spectacles et organiser des événements», conclut Jaouadi.
Derrière ces images chocs se cache une histoire plus complexe : celle d’un abandon systémique et d’une absence de vision nationale pour protéger un patrimoine à la fois matériel et immatériel.
La Presse — El Kef, le rocher ! Cette ville au passé glorieux, qui a été 3.000 ans durant au cœur de l’histoire tunisienne, a été abandonnée et dégradée par les deux régimes dictatoriaux d’après l’indépendance. Perché à 780 mètres d’altitude sur le dernier promontoire de la montagne sacrée de Djbel Eddir, Le Kef est la ville la plus élevée de Tunisie.
Grâce à sa position stratégique à la frontière algérienne, cette cité millénaire fut, depuis l’Antiquité, une place forte du Haut-Tell. Les traces d’occupation humaine dans la région remontent à la préhistoire, notamment grâce au site archéologique de Sidi Zin.
Autrefois appelée Cirta, El Kef fut un centre spirituel et politique : résidence du roi Syphax, capitale du royaume de Massinissa et prospère sous Jugurtha. Plus tard, les Ottomans y érigèrent au XVIe siècle un important bastion militaire, notamment la Kasbah au XVIIIe siècle, marquant l’essor économique et religieux de la ville, porté entre autres par les confréries soufies comme les Aïssaouia.
Plus d’une centaine de coupoles maraboutiques furent construites, dont celle de Sidi Boumakhlouf, qui demeure aujourd’hui l’un des monuments spirituels les plus emblématiques du nord-ouest tunisien.
La ville a commencé à subir un déclin profond à partir des années 1980-1990. La marginalisation économique, le manque d’investissements et des politiques centralisées ont accéléré sa détérioration. Plusieurs monuments emblématiques — remparts, portes historiques, cinémas, écoles, gare ferroviaire — ont été détruits ou laissés à l’abandon.
Même des sites majeurs comme la basilique Saint-Pierre, les grottes préhistoriques de Sidi Mansour et le Sabat Dar El-Bey ont subi des dommages irréversibles. L’hôpital historique, autrefois célèbre pour son traitement des maladies pulmonaires, est aujourd’hui déclassé et peine à répondre aux besoins de la population.
Le mausolée de Sidi Boumakhlouf, chef-d’œuvre architectural construit au XVIIIe siècle, n’échappe pas à cette dégradation. Ses fissures alarmantes ont récemment été révélées par des clichés publiés le 26 août 2025 par l’actrice Najoua Zouhair, déclenchant une vague d’indignation sur les réseaux sociaux.
Cette zaouïa (mausolée), qui fut bien plus qu’un simple lieu de culte, accueillait autrefois des cercles de dhikr, des sessions de malouf et servait de point de départ à la célèbre procession Kharjat Badr durant le Ramadan, une tradition aujourd’hui largement affaiblie.
Mais derrière ces images chocs se cache une histoire plus complexe : celle d’un abandon systémique et d’une absence de vision nationale pour protéger un patrimoine à la fois matériel et immatériel.
Sidi Boumakhlouf, une figure emblématique
La mémoire orale raconte qu’au XVIIe siècle, un voyageur venu de Constantine, en Algérie, gravit les hauteurs du Kef et y trouva refuge. Cet homme n’était autre que le saint soufi Abdallah Boumakhlouf El-Kazouni, dont la présence allait profondément transformer l’âme spirituelle de la région.
Son passage laissa une empreinte indélébile : il introduisit dans la ville la voie soufie des Aïssaouia, un héritage mystique où les cœurs se rassemblent autour du dhikr collectif, où la musique sacrée s’élève comme une prière, et où les rituels populaires tissent un lien entre le visible et l’invisible.
Depuis, l’histoire de Sidi Boumakhlouf s’entrelace avec celle du Kef, et son souffle mystique résonne encore dans les vieilles ruelles, les coupoles blanchies à la chaux et les cérémonies qui perpétuent une mémoire vivante.
La zaouïa qui lui est dédiée est un chef-d’œuvre architectural mêlant influences andalouses et ottomanes, elle se distingue par sa coupole blanche, son élégant minaret et sa vue panoramique sur la ville. Elle fut bien plus qu’un simple lieu de culte car elle a accueilli des cercles de dhikr, des cours religieux et littéraires, des sessions de musique malouf et a longtemps été le point de départ de la célèbre procession «Kharjat Badr» durant le Ramadan, tradition encore vivante mais largement affaiblie.
Patrimoine en péril
Symbole identitaire et mémoire collective, le monument est aujourd’hui en danger à cause de fissures inquiétantes, aggravées par un désintérêt officiel persistant.
Les signes d’abandon ont commencé à apparaître dès 2011, au lendemain de la révolution, alors que le rôle des zaouïas déclinait dans la vie publique. Pire encore, certaines furent la cible d’actes de vandalisme par des groupes extrémistes.
Entre 2015 et 2019, aucun programme sérieux de restauration n’a été mis en place: les priorités des politiques culturelles se sont concentrées sur les sites archéologiques majeurs, reléguant les monuments spirituels au second plan.
En 2020, les premières fissures visibles sont apparues sur la coupole du mausolée, sans attirer l’attention médiatique ni provoquer de réaction officielle. Ce n’est qu’en septembre 2024 que les autorités régionales ont ordonné des tests techniques, mais aucune intervention concrète n’a été réalisée jusqu’à mi-2025.
Les clichés diffusés par Najoua Zouhair, le 26 août 2025, relancent aujourd’hui le débat publiquement, révélant l’ampleur de la dégradation et la gravité de la situation.
Le cas de Sidi Boumakhlouf n’est pas isolé. En Tunisie, de nombreuses zaouïas — jadis des foyers d’enseignement, de spiritualité et de culture — sont à l’abandon.
Après 2011, plusieurs ont été incendiées ou dégradées, notamment sous le gouvernement de la Troïka. Parmi les plus menacées ou négligées : Zaouïa de Sidi Ibrahim Riahi (Hafsia, Tunis) qui malgré, son prestige, subit une baisse de fréquentation, surtout parmi les jeunes; Zaouïa de Sayyida Manoubia (Manouba) qui est un symbole féminin et spirituel, mais insuffisamment valorisée; Zaouïa de Sidi Mahrez (Tunis), en mauvais état malgré son emplacement central et Zaouïa de Sidi Bou Saïd El-Baji, devenue un site touristique très fréquenté, mais exposée à des dégradations, faute de protection adéquate.
Ces sanctuaires, dispersés dans tout le pays, représentent des fragments de mémoire collective. Leur disparition progressive signe l’érosion d’une identité culturelle plurielle, dans un contexte où aucune vraie stratégie nationale cohérente n’a été adoptée pour leur sauvegarde.
Pourtant ce ne sont pas les solutions et autres propositions de réhabilitations qui manquent. Des experts en patrimoine préconisent une approche participative en impliquant la société civile et les associations locales, en réactivant les zaouïas via des événements culturels et spirituels durables, en classant ces monuments comme patrimoine national protégé. Il est aussi essentiel d’allouer un budget annuel de restauration préventive et intégrer les artisans locaux pour préserver les savoir-faire traditionnels.
Car Sidi Boumakhlouf n’est pas seulement un édifice fissuré : c’est le reflet des fissures de nos politiques culturelles. Le sauver, c’est restaurer un lien avec notre mémoire collective et, au-delà, repenser la place des zaouïas dans la société tunisienne contemporaine.
À travers lui, c’est tout un pan de notre identité spirituelle et architecturale qui est en jeu. Et chaque jour qui passe sans action rapproche ces trésors d’une disparition irréversible.
L’Institut national de la météorologie (INM) organise, le dimanche 7 septembre 2025, une soirée d’astronomie ouverte au public intitulée « L’astronomie pour tous ». Un événement exceptionnel qui coïncide avec une éclipse totale de Lune, parfaitement visible depuis la Tunisie.
Ce soir-là, les curieux pourront assister à l’un des phénomènes astronomiques les plus impressionnants : une éclipse lunaire totale, visible depuis une large partie du globe, dont l’Afrique du Nord. En Tunisie, les conditions seront idéales : la Lune se lèvera déjà en pleine phase de totalité — un spectacle rare — avec l’apparition d’un disque rougeâtre, souvent surnommé « Lune de sang ». À Tunis, le lever de la Lune est prévu à 18h35.
Autre phénomène notable : Saturne sera visible à proximité de la Lune pendant la totalité, ajoutant à la beauté de la scène céleste.
Lors de cette soirée spéciale, les experts de l’INM proposeront :
Une présentation pédagogique sur les mécanismes des éclipses lunaires,
L’observation de la Lune en phase de totalité,
Le suivi de Saturne, visible à l’œil nu ou au télescope,
Et l’exploration de deux galaxies emblématiques : la galaxie d’Andromède (M31) et celle du Triangle (M33), visibles dans le ciel de septembre.
Début de la pénombre : 16h28 (invisible car Lune encore sous l’horizon)
Début de la phase partielle : 17h27
Début de la totalité : 18h30
Lever de la Lune à Tunis : 18h35 (en pleine totalité)
Maximum de l’éclipse : 19h11
Fin de la totalité : 19h52
Fin de la phase partielle : 20h56
Fin de l’éclipse : 21h55
Tunis : 18h35
Sfax : 18h34
Gabès : 18h34
Sousse : 18h33
Le Kef : 18h41
Tozeur : 18h42
Tataouine : 18h32
(et d’autres localités listées sur le site de l’INM)
L’INM invite tous les passionnés, curieux, familles et amateurs d’astronomie à se joindre à cette soirée unique pour découvrir les merveilles du ciel à travers des instruments adaptés et l’accompagnement de spécialistes.
L’événement est gratuit et s’inscrit dans une volonté de démocratiser l’accès à l’astronomie et de sensibiliser le grand public aux sciences de l’espace.
Avec TAP
L’article Observez la Lune de sang avec l’INM lors d’une nuit d’exception est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.
L’Agence nationale de la cybersécurité (ANCS) vient de mettre à la disposition des internautes un guide simplifié à même de renforcer la protection des données personnelles sur ordinateurs et smartphones.; l’objectif étant d’aider le grand public à mieux comprendre les mécanismes du cryptage, une technologie-clé pour sécuriser les communications, protéger les informations sensibles et garantir la confidentialité en ligne.
Disponible sur le site officiel de l’agence, ce guide vulgarise les principes fondamentaux du cryptage. Il explique comment un message en clair, comme « Bonjour », peut être transformé en un message illisible grâce à un algorithme de chiffrement et une clé secrète. Seule la personne possédant cette clé peut le décrypter et le lire.
Bien que technique, ce processus est devenu essentiel pour contrer les menaces croissantes qui pèsent sur les données personnelles, notamment à travers les applications, les réseaux sociaux ou les services bancaires en ligne, selon l’ANCS.
Vous l’aurez compris, ce guide s’inscrit dans la mission de l’ANCS de renforcer la culture de la cybersécurité auprès du grand public. Chargée de la supervision de la sécurité des systèmes d’information publics et privés, l’agence joue un rôle central dans la mise en œuvre de mesures préventives, proactives et de détection pour contrer les cybermenaces à l’échelle nationale.
Face à la montée des risques numériques, l’ANCS appelle les citoyens à adopter des gestes simples mais efficaces pour protéger leurs données : utiliser des mots de passe complexes, activer l’authentification à deux facteurs, mettre à jour régulièrement leurs appareils… et comprendre le rôle crucial que joue le cryptage dans leur vie numérique.
Avec TAP
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Un vaste mouvement de solidarité internationale s’est concrétisé ce dimanche avec le départ du « Flottille de la Liberté mondiale » depuis le port de Barcelone, en Espagne, à destination de Gaza. Composé d’environ 50 navires chargés de vivres, de médicaments et d’aides humanitaires vitales, ce convoi maritime rassemble des centaines de militants venus de […]
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Après de longues années passées à la tête de son émission emblématique Touche pas à mon poste, l’animateur français Cyril Hanouna fera son grand retour à l’écran ce lundi 1er septembre sur la chaîne W9 et la plateforme M6+ avec un nouveau talk-show intitulé Tout Beau Tout N9uf. Diffusé à partir de 18h25, ce programme, […]
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Selon un bulletin de suivi publié dimanche par l’Institut national de la météorologie, des cellules orageuses locales accompagnées de pluies éparses ont été observées sur les régions ouest du nord et du centre, en cette fin de journée et en début de soirée, tandis que le reste du pays connaît un ciel peu nuageux. Les […]
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À la suite du communiqué publié le 29 août 2025 par le Groupement professionnel des sociétés de remorquage, relevant de la Confédération des entreprises citoyennes de Tunisie (CONECT), annonçant la suspension provisoire de leurs activités à compter du lundi 1er septembre 2025, Générale Assistance tient à informer ses clients et partenaires que toutes les dispositions nécessaires ont été prises afin de garantir la continuité de ses services.
La société réaffirme que la sécurité, le confort et la satisfaction de ses clients demeurent sa priorité absolue. Des solutions alternatives et des mesures opérationnelles spécifiques ont été mises en place pour assurer, sans aucune interruption, l’assistance et le dépannage des véhicules en panne ou accidentés, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.
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Un long rapport d’investigation du New York Times a révélé qu’Israël aurait réussi, lors de la guerre qui l’a opposée à l’Iran en juin 2025, à éliminer un grand nombre de chefs militaires et de scientifiques nucléaires iraniens grâce à l’exploitation de failles humaines liées à l’usage des téléphones portables par leurs gardes et chauffeurs. Selon le journal américain, la confrontation entre Téhéran et Tel-Aviv ne s’est pas jouée uniquement sur le champ de bataille mais dans une « guerre de l’ombre », où la supériorité technologique israélien a transformé la négligence des accompagnateurs iraniens en véritable fil rouge menant […]
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Les gacha-gacha, appelés aussi gashapon, connaissent un succès grandissant et dépassent aujourd’hui les frontières du Japon. Ces distributeurs automatiques, qui délivrent de petites capsules contenant un objet surprise, attirent aussi bien les enfants que les adultes collectionneurs. Une invention japonaise devenue culte Le concept est né au Japon dans les années 1960 : l’utilisateur insère une pièce, tourne la manivelle (« gacha ») et récupère une capsule (« pon »). L’idée simple mais efficace s’est imposée dans l’espace public, au point que l’on recense aujourd’hui près de 600 000 machines réparties dans tout le pays. Chaque mois, environ 300 nouveaux […]
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Foot mondial : principaux résultats des matches du dimanche 31 août (vidéos)
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L’ambassade du Royaume-Uni en Égypte a annoncé, dimanche, la fermeture temporaire de son bâtiment principal au Caire, à la suite du retrait par les autorités égyptiennes des barrières de sécurité installées devant ses locaux. Cette décision suscite de nombreuses interrogations, tant sur le plan sécuritaire que diplomatique. Une mesure liée à la sécurité du site Selon un communiqué officiel relayé par la presse britannique et égyptienne, la fermeture du siège principal vise à « évaluer les conséquences du retrait des mesures de sécurité devant l’ambassade ». Les barrières, installées depuis plusieurs années, servaient à sécuriser l’accès au bâtiment situé dans […]
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