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Prix Abdelwaheb Ben Ayed, le temps fort de la scène littéraire

Pour sa cinquième édition, les prix littéraires de la Fondation Abdelwaheb Ben Ayed (FABA) s’imposent comme un concours incontournable de la saison littéraire tunisienne. La cérémonie de remise des prix s’est tenue ce samedi 29 novembre 2025 à Tunis  et a été marquée par un hommage rendu à feu Abdelwaheb Ben Ayed.

La présidente du jury, Samia Kassab Charfi, universitaire et professeure de littérature, souligne que ces prix contribuent de manière significative à la promotion et au développement du roman tunisien. Le jury a été constitué avec un souci particulier d’équilibre des genres et des générations : trois hommes  ( Abderraouf Medelgi, Adel Khedher, Mabrouk Mabrouk Mannaï ) et trois femmes ( Thouraya Belkahia, Samia Dridi, Hind Soudan). Cette diversité, tant en termes d’âges que de spécialités  littérature française et littérature arabe  a permis des débats riches et croisés.

Concernant les critères de sélection, Samia Kassab Charfi insiste sur l’importance de discussions objectives, garantes d’impartialité. Le jury a reçu plus de 48 ouvrages de qualité. L’originalité, la création littéraire et la capacité du livre à captiver le lecteur figurent au cœur de l’évaluation, tout comme la modernité de l’écriture. 

Les œuvres en lice couvrent une large palette de genres : romans et nouvelles, littérateur jeunesse et jeunes lecteurs , essais mêlés de fiction.  Cette variété témoigne de la vitalité de la création littéraire tunisienne et de la pluralité des voix qui s’y expriment.

Short lists de la 5 édition

Catégorie : Article – arabe et français

  • Hichem Abdessamad – La Gloire et la puissance
  • عبد الواحد المكني – كلمات تونسيّة من البايليك إلى وسلات
  • Jomaa Soussi – Imaginons des profs heureux

Lauréat : Hichem Abdessamad 

Titre : La Gloire et la puissance 

Maison d’édition : AC EDITIONS
Valeur du Prix : 20 mille dinars

Hichem Abdessamad 

Catégorie : Littérature Jeunesse & Jeunes lecteurs

  • فتحية شويخة عبيشو – بوح الفراخ
  • طارق اللمّوشي – اللّعبة
  • Nada Dagdoug – Yeza

Lauréat1 : فتحية شويخة عبيشو

 Titre : بوح الفراخ 

Maison d’édition : دار يس للنشر  

Valeur du Prix : 5 mille dinars

Lauréat2 : Nada Dagdoug

Titre : Yeza

Maison d’édition : La voix du livres 

Valeur du Prix : 5 mille dinars

 

Catégorie : Roman et Nouvelles – langue française

  • Hannachi Houcine – Dans les méandres de la vie
  • Héla Msellati – La vie en sauce
  • Lassaâd Ben Abdallah – Le Citronnier malade

 

Lauréat : Héla Msellati 

Titre : La vie en sauce
Maison d’édition : Hkeyat editions 

Valeur du Prix 20 mille dinars

Héla Msellati

 

Catégorie : Roman et Nouvelles – langue arabe

  • ماهر عبد الرحمن – فتاة القبر البيضاء
  • زياد بوشوشة – الدفتر الوردي
  • المولدي فرّوج – حكاية وشم

Lauréat : زياد بوشوشة
Titre : الدفتر الوردي

Maison d’édition : Editions POP LIBRIS 

Valeur du Prix : 20 mille dinars

Zied Bouchoucha

Et comme disait Marcel Proust : « Ce qui est clair avant nous n’est pas à nous. C’est à nous ce que nous tirons de l’obscurité », soulignant le pouvoir révélateur de la lecture.

Au final, cette cinquième édition des prix FABA illustre non seulement la richesse de la production littéraire tunisienne, mais aussi le rôle essentiel du livre dans l’éducation, la formation de l’esprit critique et le développement culturel.

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JTC2025: « Al Haribate » sacrée Tanit d’Or

« Al Haribate », texte, scénographie et mise en scène de la jeune espoir du théâtre tunisien Wafa Taboubi, interprétée par Fatma Ben Saidane, Mounira Zakraoui, Lobna Noômane, Oussama Hnayni, Amina Bahri et Sabrine Omar, avec une musique originale de Héni Ben Hammadi, vient de recevoir le Prix Tanit d’Or aux Journées Théâtrales de Carthage (JTC). Le titre français de cette pièce est « Les Fugueuses ». C’est ce qu’a révélé Henda Ben Ayed, en marge de l’événement du Prix Abdelwaheb Ben Ayed de la littérature

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Najet Araari alerte sur les violences numériques

Présente à la marche du samedi 29 novembre 2025, la sociologue et militante des droits humains Najet Araari,sociologue et activiste des droits humains et des droits des femmes,rappelle que libertés publiques, droit associatif et engagement politique relèvent de droits constitutionnels et fondamentaux. A l’occasion des 16 jours d’activisme, elle met en garde contre la montée des violences numériques faites aux femmes.

Najet Araari est revenue sur la marche de ce samedi 29 novembre 2025. Elle déclare : “ Nous sommes là aujourd’hui pour revendiquer les droits et les libertés, pour dénoncer toute forme de régression et de criminalisation de l’action civile et de l’action politique. La liberté, les libertés, nos droits, notre droit associatif, notre droit de mener des actions politiques sont des droits constitutionnels et des droits fondamentaux de l’être humain. Aujourd’hui, nous sommes là pour affirmer que nous résistons encore et que nous continuons à défendre nos droits.”

Interrogée par leconomistemaghrebin.com au sujet des chiffres faisant état de quatre femmes sur cinq victimes de violence numérique, elle répond : “ Malheureusement, la technologie, qui a été un outil de mobilisation et a permis de faire entendre la voix de femmes restées longtemps sans voix, a constitué une force pour la mobilisation féministe. Mais aujourd’hui, c’est aussi un outil qui facilite les violences faites aux femmes, qui les banalise, et qui donne une légitimité aux anti-droits et aux anti-genre pour justifier ces violences. C’est un danger aujourd’hui, non seulement en Tunisie mais dans le monde entier, d’où la nécessité de résister et de contester cette réalité.”

Évoquant l’arsenal juridique, elle rappelle la loi 58, qui englobe ces violences : “Il y a des personnes qui parlent de violences numériques, mais en réalité les violences sont les mêmes, exercées dans des espaces virtuels, parfois plus développées dans ces espaces, mais toujours sous les mêmes formes déjà criminalisées par la loi 58. En tant que mouvement féministe, nous appelons aujourd’hui à l’application de cette loi et à la priorité donnée à la lutte contre toutes les formes de violence dans les politiques publiques de l’État”.

Et de conclure : “En tant que féministe, le mouvement aujourd’hui n’est pas uniquement féministe, c’est aussi un mouvement de la société civile et de partis politiques, nous exprimons notre colère face à la régression, à la pénalisation de l’action civile et de l’action politique, et à la régression en matière de libertés et de droits humains”.

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Marche citoyenne place Pasteur pour l’espace civique

Plusieurs associations et partis politiques se sont réunis ce samedi 29 novembre 2025 à la Place de Pasteur lors d’une marche pacifique dénonçant les suspensions arbitraires d’associations. Le coup d’envoi de cette mobilisation a été donné à 14h place Pasteur, pour un mouvement indépendant défendant libertés et égalité.

Aujourd’hui, plus d’une centaine de militantes et militants se sont rassemblés pour défendre l’espace civique et refuser le démantèlement du tissu associatif. Dans la rue, des portraits de femmes engagées, des banderoles violettes et des pancartes colorées rappellent que la liberté d’association, la justice et l’égalité ne sont pas négociables.​

Les manifestants hommes et femmes dénoncent la suspension d’organisations de défense des droits humains et réclament la fin des mesures arbitraires, la protection des défenseuses et défenseurs des droits, ainsi qu’un État de droit fondé sur des institutions indépendantes. Cette marche se veut à la fois un acte de résistance pacifique et un message d’espoir pour une Tunisie libre, démocratique et juste.
Ces décisions, qualifiées d’arbitraires par les activistes, touchent plus de 600 associations depuis plusieurs mois. Elles s’inscrivent dans une offensive plus large après les lois d’exception, procès politiques.

La suspension des associations entrave directement le travail sur les violences contre les femmes, les droits des migrants, les enjeux environnementaux…

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La fédération des Banques menace d’une nouvelle grève

La Fédération générale des banques, des institutions financières et des assurances alerte sur une tension sans précédent dans le secteur bancaire, provoquée par plusieurs facteurs :La dégradation continue du pouvoir d’achat des agents, aggravée par la baisse des salaires liée à la législation fiscale, dans un contexte d’explosion du coût de la vie.

L’absence d’augmentations salariales justes et équitables permettant de compenser l’inflation et d’assurer un niveau de vie décent. Une politique de pression, d’intimidation, de répression des grèves, avec des retenues salariales arbitraires et des sanctions à caractère revanchard.

Le refus d’entendre les revendications professionnelles légitimes, favorisant l’imposition du fait accompli au détriment d’un dialogue sérieux et responsable.Face à cette situation, la Fédération réaffirme son attachement total au droit des agents à un salaire juste et à des conditions de travail dignes. Elle rejette fermement toutes les formes de menaces, de pressions et de retenues salariales liées à l’exercice du droit syndical. Elle tient aussi le Conseil bancaire et financier ainsi que l’autorité de tutelle pleinement responsables de la dégradation actuelle.

La Fédération exige l’ouverture immédiate de négociations sérieuses sur les discussions collectives de 2025, la mise en œuvre de l’article 412  troisièmement du Code de commerce, ainsi qu’un calendrier précis pour le traitement de l’ensemble des revendications professionnelles et sociales, incluant tous les employés des banques.

Elle avertit qu’elle ne restera pas silencieuse face à une politique de délai et d’ignorance, et qu’elle s’opposera fermement à toute atteinte aux droits syndicaux. La Fédération se réserve le droit de mener des actions collectives plus fortes, y compris une nouvelle grève générale dans le secteur, pour défendre la dignité des agents et leurs droits légitimes.À noter que la Fédération avait déjà organisé une grève les 3 et 4 novembre 2025.

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ARP-Slim Salem: Fin du bras de fer concernant l’impôt sur la fortune avant l’adoption de la LF 2026 !

Le PLF 2026 suscite des débats entre les députés. Entre les pour et les contre, une chose est sûre: tout le monde n’est pas d’accord.

Selon Slim Salem, président de la Commission des finances du Conseil national des régions et des districts, un accord a été conclu sous forme de document signé entre les présidents des commissions des finances du Conseil national des régions et des districts et de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP). Ce document recommande de résoudre le différend sur la gestion des articles conflictuels lors du vote, ainsi que le vide juridique potentiellement non résolu par le décret n°1 de 2024, avant l’examen de la loi de finances 2026.​

Le rapport ou son résumé, à présenter en séance plénière, détaillera le différend, notamment sur l’article 50 relatif à l’impôt sur la fortune, sa gestion entre les commissions, et inclura la recommandation du document signé. Cela vise à clarifier la situation pour l’opinion publique et à dépasser le blocage.​

L’article 50, retoqué en commission pour ses impacts sur l’épargne et l’investissement, ne figure pas dans la version actuelle ; des engagements ont été pris par la ministre des Finances et les parties impliquées pour le soumettre à nouveau en plénière. La proposition gouvernementale, déposée par la ministre dans sa forme originale, sera suivie d’un débat sur les amendements issus de la séance conjointe des commissions, complétant les autres articles restants.​

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Ahmed Ounaïes: Un précédent inédit dans les relations Tunisie-UE

Ahmed Ounaïes, ancien diplomate, a réagi sur les ondes d’Express fm, ce vendredi 28 novembre 2025, rappelant la nécessité de respecter les cartes diplomatiques en vigueur dans les interactions et la coordination avec les institutions de l’État tunisien.


Dans le même contexte, le ministre des Affaires étrangères, Mohamed Ali Nafti, a convoqué, ce vendredi, l’ambassadrice des Pays-Bas en Tunisie pour lui adresser une remarque similaire, dans le cadre du suivi de certains dossiers liés à la coopération avec les partenaires européens.

Une première dans l’histoire de la diplomatie

Ahmed Ounaïes a souligné que cet incident constitue une première dans l’histoire de la diplomatie tunisienne. Il a ajouté: “L’envoi de messages officiels au ton ferme aux représentants de l’Union européenne et des Pays-Bas constitue une démarche inhabituelle et un précédent dans l’histoire de la diplomatie tunisienne, susceptible de provoquer un certain malaise dans les relations avec les partenaires européens”. 

Il a rappelé que la diplomatie tunisienne s’est toujours fondée sur l’ouverture et le respect de la liberté d’expression. 

Il a également noté que les relations entre la Tunisie et l’Union européenne se sont toujours appuyées sur les principes de liberté et de franchise, appelant à poursuivre dans cette voie, considérée comme le fondement de la confiance et du développement de la coopération.

 

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Cyberviolence envers les femmes : l’ébauche d’une dynamique arabe

Dans le cadre des « 16 jours d’activisme » contre les violences faites aux femmes, la 72ᵉ édition du Salon arabe en ligne, pilotée par la Dr Hanane Youssef, a mobilisé les experts d’une dizaine de pays arabes et du Canada pour alerter sur l’explosion de la cyberviolence, du chantage, du harcèlement. Tout en appelant à faire de la sécurité numérique un droit fondamental, cette rencontre pluridisciplinaire plaide pour des lois renforcées, des formations et une sensibilisation massive face à un fléau destructeur pour la santé mentale et la société.

Sous l’égide de l’Organisation arabe pour le dialogue et la coopération internationale, la 72ᵉ édition du Salon, animée par la Dr Hanane Youssef, s’est tenue en ligne via Zoom, jeudi 27 novembre 2025, autour du thème : « La lutte contre la cyberviolence ». Cette rencontre a rassemblé de nombreux experts et universitaires venus de plusieurs pays arabes pour débattre notamment de l’addiction croissante aux réseaux sociaux.

Dr Hanane Youssef a souligné l’importance cruciale de renforcer la sensibilisation collective, tant auprès des citoyens que de la société tout entière, afin de combattre efficacement ce fléau numérique. Cette initiative s’inscrivait en parallèle des « 16 jours d’activisme » consacrés à la lutte contre la violence faite aux femmes, dans le cadre de la Journée mondiale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, instituée par l’ONU chaque 25 novembre.

Cette année, l’attention s’est particulièrement portée sur la cyberviolence ciblant les femmes. Experte des médias et présidente de l’Organisation, la Dr Youssef a mis en lumière les répercussions négatives, psychologiques et sociales, que l’usage intensif du numérique engendre pour les femmes. Elle a affirmé que la sécurité numérique doit être reconnue comme un droit fondamental pour la femme arabe.

Le salon a réuni des participants d’Égypte, du Soudan, de Jordanie, d’Irak, d’Arabie saoudite, des Émirats, du Yémen, de Tunisie, d’Algérie et du Canada, tous professionnels issus des domaines du droit, des médias et des droits des femmes. Tous ont insisté sur la gravité de la « violence numérique » sous ses multiples formes et son impact destructeur sur les femmes arabes, appelant à un effort collectif pour intensifier la sensibilisation au numérique et encourager une culture de la sécurité en ligne.

Parmi les manifestations de cette violence numérique figurent le chantage électronique, le harcèlement en ligne, la diffamation, la violation de la vie privée et les atteintes à la réputation numérique. Ces menaces mettent en danger la vie des femmes et alimentent des crimes graves liés à la haine, à l’honneur et à la violence.

Les débats ont couvert plusieurs dimensions : juridique, médiatique, éducative, culturelle, sociale, technologique et sanitaire, tout en tenant compte des engagements internationaux. Des témoignages et des études récentes ont démontré l’explosion de ce phénomène sur les plateformes numériques, soulignant l’urgence de lancer des programmes éducatifs et médiatiques pour protéger les femmes et les filles contre ces agressions.

L’initiative comprend la mise en place de cas pratiques, de formations, de brochures et de contenus médiatiques destinés à promouvoir la protection numérique face à la cyberviolence visant les femmes. Pour la Tunisie, une étude du Centre de recherches, d’études, de documentation et d’information sur la femme, Credif, en partenariat avec le Fonds des Nations unies pour la population, révèle que quatre femmes sur cinq ont subi de la violence numérique.

Il faut aussi rappeler que les femmes journalistes ont souvent été prises pour cible. En 2022, une journaliste tunisienne a été victime de moqueries publiées via une story Instagram par un footballeur, ce qui constitue un cas typique de cyberviolence. Derrière un simple écran, les mots peuvent blesser profondément et affecter la santé mentale des victimes, provoquant perte de confiance en soi, isolement, anxiété, dépression, etc.

Bien que la Tunisie ait progressé en matière de prévention et de traitement de la violence faite aux femmes, notamment via la loi 58, cette dernière ne couvre pas encore la cyberviolence. Cela soulève la nécessité de réfléchir ensemble à un renforcement du cadre législatif.

Pour clôturer cette rencontre, l’artiste Nada El-Mansy, membre du salon culturel, a interprété la chanson « La moitié du monde », suivie d’un extrait de l’opérette « La grande patrie الوطن الأكبر », dans une ambiance enthousiaste.

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Entre Tunisie et Espagne : Une décoration rare pour la promotion interculturelle à travers les médias

La croix du Mérite civil d’Espagne, instituée par le roi Alphonse XIII en 1926, est destinée à récompenser des mérites à caractère civil, notamment des services remarquables à l’État, des travaux extraordinaires ou des initiatives profitables. Elle peut être accordée à des citoyens espagnols ou étrangers ayant rendu des services distingués à l’Espagne, notamment dans des domaines culturels, éducatifs ou médiatiques.

Le roi Felipe VI en est le Grand Maître et l’attribution se fait sur proposition du ministère des Affaires étrangères, avec l’approbation du Conseil des ministres pour les grades les plus élevés comme la grand-croix. Cette distinction est rare et symboliquement forte, valorisant une contribution exemplaire au bénéfice de l’État espagnol.​

Dans le cas précis de Kaouther Guiga animatrice à RTCI, cette décoration honore son engagement dans la promotion de la langue et de la culture espagnoles à travers le média radiophonique en Tunisie, un fait exceptionnel puisque peu de Tunisiens, voire aucun groupe avant eux, avaient reçu cette distinction pour ce type d’action culturelle. Cela souligne l’importance et la portée de leur travail continue ainsi que l’amitié culturelle entre l’Espagne et la Tunisie.​

Ainsi, cette croix du Mérite civil exprime gratitude et respect pour ceux qui, par leur passion et leur dévouement, favorisent la compréhension interculturelle et la diffusion des valeurs espagnoles au-delà des frontières nationales. Elle représente un encouragement à poursuivre cette mission avec la paix, la tolérance et la collaboration entre les peuples comme fondements.

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Libération conditionnelle accordée à Sonia Dahmani après 18 mois de détention

Le ministère de la Justice a signé une décision accordant la libération conditionnelle à l’avocate Sonia Dahmani. C’est ce qu’a relayé l’agence de presse TAP. Tout en assurant que l’arrêté  » autorise sa remise en liberté immédiate ».

Il convient de noter que Sonia Dahmani était incarcérée depuis dix-huit mois, après son arrestation à la Maison de l’Avocat à Tunis. Elle fait l’objet de plusieurs poursuites fondées sur le décret 54, liées notamment à ses interventions publiques sur des sujets sensibles tels que le racisme, la migration et les conditions de détention.

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ComDev Africa, moteur de l’économie sociale pour la jeunesse africaine

Mamba Souaré, entrepreneur social d’origine sénégalaise, dirige plusieurs entreprises, dont ComDev Africa, une structure active en Tunisie.

Dans une interview accordée à leconomistemaghrebin.com,  il explique la vision et les projets phares de son organisation destinée à renforcer l’économie sociale et solidaire sur plusieurs continents. Notons que Comdev Africa a été créée il y a une dizaine d’années au Sénégal.

En 2022, l’entreprise a développé  ses activités en Tunisie grâce à un programme soutenu par l’Institut de Recherche et de Développement de la France, notamment dans le secteur des agrosystèmes. Cette implantation révèle, selon M. Souaré, un potentiel important mais aussi des défis à relever.

Il part du constat que la mission de ComDev repose sur la résolution de problématiques sociales et environnementales par l’engagement citoyen, le soutien technique et financier aux entrepreneurs à impact, la formation, et la transformation des écosystèmes économiques. A savoir, la création de cinq hubs régionaux à l’horizon 2034.

Actuellement, le Sénégal sert de hub pour l’Afrique de l’Ouest, couvrant des pays comme la Côte d’Ivoire, la Sierra Leone, et le Ghana. La Tunisie est désignée comme hub pour le Maghreb, incluant également l’Algérie et le Maroc. Nairobi (Kenya) pilote l’Afrique de l’Est, tandis que Yaoundé (Cameroun) est le centre pour l’Afrique centrale. Un dernier hub est dédié à la diaspora africaine, afin de mobiliser ces talents transnationaux.

Interrogé sur les attentes face à ces enjeux, particulièrement concernant la jeunesse, M. Souaré souligne que plus de 50% de la population africaine est jeune, avec en Tunisie une proportion de 55% qui va continuer à croître. Cette démographie impose d’inclure massivement les jeunes dans les dynamiques économiques. Il précise que Comdev accompagne toutes les structures de l’économie sociale et solidaire : entreprises sociales, associations, coopératives, mutuelles, micro-finance…

Il cite aussi un programme phare, « Youth Voices Lab », financé par l’Union africaine et l’Union européenne, qui vise à favoriser l’inclusion socio-économique des jeunes hommes et femmes à travers des politiques publiques adaptées. À travers ce projet, Comdev développe notamment des normes « youth-friendly » pour mieux intégrer les jeunes dans les opportunités économiques.

En somme, le travail de Comdev Africa ambitionne de catalyser une économie sociale et solidaire inclusive. L’objectif est clair : écouter, soutenir et mobiliser la jeunesse et les femmes, mais aussi impliquer toutes les générations, pour bâtir un avenir durable et équitable.

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Banque mondiale: vers une meilleure équité sociale grâce au programme AMEN

L’économie tunisienne enregistre une reprise modérée, soutenue par une forte progression production agricole, un regain d’activité dans la construction, et une amélioration du tourisme. C’est ce qu’a révélé la Banque mondiale, mercredi 26 novembre 2025, à Tunis, lors d’un point de presse.

Présent lors de ce point de presse, Loewijk Smets, économiste pays pour la Tunisie auprès de la Banque mondiale a fait savoir que les facteurs de croissance économique en Tunisie reposent principalement sur l’agriculture, la construction et le tourisme, selon les dernières analyses économiques de la Banque mondiale.

Le secteur mécanique et électronique, mis en avant dans un récent rapport de la Banque mondiale, a également joué un rôle clé dans la croissance à long terme grâce à la politique industrielle du gouvernement, qui envisage d’étendre son action à d’autres secteurs comme l’aéronautique.

La relance de l’investissement public constitue un levier essentiel pour soutenir l’économie, notamment par des projets rentables tant sur le plan économique que social.

De gauche à droite: Alexandre Arrobbio, Mohamed El Aziz Ben Ghachem et Loewijk Smets

Par ailleurs,  Alexandre Arrobbio, représentant résident de la Banque mondiale pour la Tunisie met l’accent sur l’importance de la transition énergétique qui reste un levier clé pour la Tunisie.  Tout en ajoutant: « Elle permet de réduire significativement les coûts de l’énergie, ce qui améliore la compétitivité des entreprises et allège le déficit commercial en diminuant les importations d’hydrocarbures. En favorisant l’autonomie énergétique grâce aux énergies renouvelables, cette dynamique attire également des investissements privés importants via des concessions, contribuant ainsi à limiter l’endettement public. »

Sur le plan social, Mohamed El Aziz Ben Ghachem, spécialiste Senior Protection sociale et Travail auprès de la Banque mondiale a fait savoir que les transferts monétaires actuels répondent partiellement au seuil officiel de pauvreté, avec un effort gouvernemental pour élargir ces aides, notamment via le programme AMEN qui offre des allocations, la gratuité des transports et des soins.

Et de préciser: « Cependant, pour être véritablement efficaces, ces transferts doivent s’accompagner d’une revalorisation du salaire minimum et d’un renforcement des services publics. Une approche multidimensionnelle intégrant formation et accompagnement est nécessaire pour lutter durablement contre la pauvreté. »

Enfin,  il conclut: « la réforme de la sécurité sociale reste un enjeu majeur pour prendre en compte les besoins des travailleurs à faibles revenus, qui représentent une grande partie de l’économie informelle. Une révision des régimes de prestations, ajustée aux capacités contributives, est essentielle pour assurer la viabilité du système ».

Les choix politiques en matière de réformes sociales demeurent la prérogative du gouvernement, qui s’appuie sur des analyses et travaux experts pour orienter ses décisions.

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Alexandre Arrobbio: « La transition énergétique, un levier clé pour l’économie tunisienne »

L’économie tunisienne enregistre une reprise modérée, soutenue par une forte progression production agricole, un regain d’activité dans la construction, et une amélioration du tourisme.  C’est ce qu’a révélé la Banque mondiale, mercredi 26 novembre 2025, à Tunis, lors d’un point de presse.

A cette occasion, Alexandre Arrobbio, représentant résident de la Banque mondiale pour la Tunisie, a souligné l’importance de la transition énergétique qui est un levier clé pour l’économie tunisienne.

Interrogé sur le rôle que joue la transition énergétique dans l’attraction des investissements étrangers, il a répondu qu’il s’agit d’un domaine important pour l’économie tunisienne, directement et indirectement, et qui est plutôt multifacette.

Et de préciser dans ce contexte qu’il s’agit d’abord d’un aspect économique, notamment en termes de réduction du coût de l’énergie, qui pourrait passer. Ensuite, il y a la compétitivité des entreprises, où l’État intervient dans le financement de l’énergie.

« Cela entraîne automatiquement une baisse des coûts, ce qui agit favorablement sur la balance des paiements, puisque l’un des deux grands postes du déficit commercial est l’énergie, avec les importations d’hydrocarbures nécessaires au fonctionnement des centrales. Par ailleurs, cela dépendra des politiques nationales pour voir si, à un certain moment, la production locale sera suffisante pour satisfaire les besoins nationaux et éventuellement exporter », explique le représentant de la BM en Tunisie.

Il ajoute : “Il y a un aspect positif multifacette sur le plan de l’indépendance économique, voire de la souveraineté, puisque la Tunisie dépendrait moins des fournisseurs étrangers. Il y a donc une dynamique positive qui aura des effets sur la croissance. De plus, cela peut attirer les investissements privés, à travers des concessions accordées par la STEG à ses investisseurs, ce qui évite d’accroître l’endettement de l’État”.

Toujours selon Alexandre Arrobbio : “On constate les efforts du gouvernement dans son ensemble, ainsi que ceux du ministère de l’Industrie et de l’Énergie, et des acteurs comme la STEG. Depuis 2022, une dynamique s’est mise en place sur le marché, ainsi qu’une vision. On a entendu parler de cette stratégie pour 2030, qui vise à atteindre 35 % d’énergies renouvelables”.

Il conclut : “Cet objectif ambitieux a créé une réelle dynamique. Ce dont on est certain, c’est que nous dépasserons au moins les 20% dans les toutes prochaines années. La raison est presque évidente : les contrats et concessions accordés, ainsi que la simplicité de construction comparée à celle d’un barrage ou d’une centrale thermique, qui reste bien plus complexe. Le mode de fonctionnement ici est plus simple. Ce secteur est véritablement une opportunité sur laquelle la Tunisie a bien choisi d’investir et qu’elle devrait poursuivre. »

En somme, tout cela appelle à un niveau macroéconomique, le déficit énergétique devrait être réduit. Ce qui veut dire que même si la Tunisie pourrait exporter de l’énergie, cela pourrait totalement modifier la situation extérieure.

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BM : L’économie tunisienne enregistre une reprise modérée

L’économie tunisienne enregistre une reprise modérée soutenue par une production agricole renforcée, un regain d’activité dans la construction et une amélioration du tourisme. C’est ce qu’a révélé la Banque mondiale, ce mercredi 26 novembre 2025 à Tunis.

Toujours selon la Banque mondiale, le PIB réel a progressé de 2,4% sur les neuf premiers mois de 2025, avec une prévision de croissance à 2,6% pour l’année complète, puis une stabilisation autour de 2,4% en 2026-2027. Cela dit, des contraintes structurelles comme le faible accès aux financements extérieurs, une productivité stagnante et des investissements insuffisants freinent les perspectives à moyen terme.
Entre-temps, l’inflation continue de décroître, atteignant 4,9% en octobre 2025, principalement grâce à la baisse des prix mondiaux de l’énergie et des céréales. Le déficit du compte courant a augmenté pour représenter 2% du PIB au premier semestre, conséquence d’une hausse des importations face à des exportations stagnantes.

Cependant, les recettes touristiques et les transferts des Tunisiens résidents à l’étranger ont contribué à limiter les pressions extérieures. Les investissements directs étrangers, en hausse de 41% sur sept mois, ont notamment bénéficié des projets dans les énergies renouvelables.

Sur le plan budgétaire

Le déficit public a reculé à 6,3% du PIB, avec une dette publique autour de 84,5%. Le rapport accorde un focus au système de protection sociale tunisien, particulièrement au programme de transferts monétaires AMEN, dont la couverture a triplé en dix ans pour atteindre 10% de la population. Ce programme a significativement aidé à réduire pauvreté et inégalités.

Pour sa part, Alexandre Arrobbio, représentant résident de la Banque mondiale pour la Tunisie, a souligné: “La Tunisie a réalisé d’importants progrès en matière de couverture en faveur des plus pauvres. Conformément à l’accent que notre partenariat avec la Tunisie met sur le capital humain et la résilience, améliorer l’efficacité et l’équité des filets de protection sociale pourrait réduire les inégalités et stimuler l’inclusion économique des ménages vulnérables”.

Enfin, la Banque mondiale recommande d’améliorer le ciblage, l’équité et le développement d’outils numériques, ainsi que d’étendre la couverture sociale aux travailleurs informels pour rendre le système plus efficace et équitable. Par-dessus tout, il est essentiel de maintenir la stabilité macroéconomique, de renforcer la viabilité budgétaire et d’étendre une protection sociale ciblée afin d’assurer une prospérité partagée.

En somme, tout cela appelle à poursuivre les réformes dans le but d’améliorer la performance des entreprises publiques ainsi que de favoriser la concurrence et l’investissement qui restent cruciaux.

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Afrique subsaharienne: la 5G se déploie rapidement

Selon le rapport « Ericsson Mobility Report November 2025 » cité par l’Agence Ecofin, le nombre d’abonnements 5G en Afrique subsaharienne devrait fortement croître, passant de 27 millions en 2025 à 400 millions en 2031, avec une croissance annuelle moyenne de 57%.

Parallèlement, les abonnements 4G dans la région continueront aussi d’augmenter, passant de 490 millions en 2025 à 570 millions en 2031, à un rythme plus modéré de 3% par an.

Ainsi, l’Afrique subsaharienne sera la seule région au monde à voir une croissance simultanée des abonnements 4G alors que d’autres régions connaissent un recul important de cette technologie.

Le rapport souligne également un déclin plus rapide des abonnements 3G (-8% par an) et 2G (-7% par an), prévoyant que ces abonnements dépassent respectivement 89 millions et 243 millions en 2031.

En 2031, la 5G devrait représenter environ 31% de l’ensemble des abonnements mobiles contre 44% pour la 4G dans la région. Le nombre total d’abonnements mobiles toutes générations confondues devrait croître de 1,05 milliard en 2025 à 1,31 milliard en 2031.

Par ailleurs, le trafic global de données mobiles mensuel en Afrique subsaharienne devrait atteindre 10 exaoctets en 2031, soit une croissance annuelle moyenne de 24%, la plus forte croissance mondiale observée.

Ces projections mettent en lumière le rôle majeur que joueront la 5G et la 4G dans la transformation numérique de l’Afrique subsaharienne, avec une adoption rapide des smartphones et une augmentation continue des besoins en connectivité mobile à haut débit, comme l’a rapporté l’Agence Ecofin.

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Mauritanie 2050 : la BM appelle à une diversification économique accélérée pour une croissance durable

Le rapport du Groupe de la Banque mondiale en date du 24 novembre 2025 revient sur la situation de la Mauritanie. Il relève que pour que ce pays atteigne le statut de pays à revenu intermédiaire supérieur d’ici 2050, il est nécessaire d’accélérer la diversification économique.  Cependant, malgré une croissance moyenne de 3,5 % au cours des 20 dernières années, le pays doit élargir sa base productive. De même qu’il lui faut accroître la participation au marché de l’emploi, actuellement inférieure à 50 %.

Le rapport de la BM met en avant un fort potentiel de la Mauritanie dans des secteurs complémentaires aux industries extractives, notamment l’agriculture, les pêches, l’énergie et le numérique. Il insiste aussi sur l’importance d’un secteur privé mauritanien dynamique et compétitif pour mener cette transformation. Avec un accent particulièrement mis sur le soutien à l’entrepreneuriat féminin.

Ainsi, trois leviers clés sont identifiés pour assurer une croissance inclusive et durable. A savoir :

  • Le renforcement du capital humain et des infrastructures;
  • L’amélioration du cadre réglementaire;
  • Et la promotion du secteur privé.

En outre, cinq réformes prioritaires sont recommandées, concernant l’éducation de la petite enfance, la gestion foncière, le code du travail, la politique de concurrence et le développement des compétences STEM.

Enfin, la stabilité politique du pays, son positionnement stratégique ainsi que ses richesses minière, gazière et agricole sont considérés comme des atouts majeurs pour attirer les investissements privés, diversifier l’économie et créer des emplois durables.​

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Projet Sila : former les jeunes chercheurs à une recherche éthique sur les violences basées sur le genre

Les violences fondées sur le genre (VFG) constituent l’une des atteintes les plus graves aux droits humains à l’échelle mondiale.

Face à cette réalité, la recherche s’impose comme un levier essentiel pour analyser les causes, documenter les conséquences et proposer des solutions adaptées. Les méthodologies de recherche, en particulier la recherche-action, permettent de rapprocher théorie et pratique en impliquant activement les communautés concernées et en favorisant le dialogue entre universités et société civile. C’est ce qu’il ressort du projet Sila, cofinancé par l’Union européenne et mis en œuvre par le CAWTAR en partenariat avec Enabel et l’AECID. Il soutient la prévention des violences basées sur le genre (VBG) à travers une collaboration entre universités, société civile et experts dans cinq régions clés (Grand Tunis, Kef, Sfax, Sousse et Gabès).

En effet, ce programme vise à renforcer les capacités des associations à analyser le phénomène des VBG et à favoriser des partenariats universitaires. Il organise des séminaires itinérants pour transmettre des méthodologies de recherche adaptées aux contextes sensibles des VBG, impliquant chercheurs locaux, étudiants et experts étrangers.

L’objectif de ces séminaires est de développer les compétences méthodologiques des étudiants de master sur les enquêtes en contextes sensibles, en mettant un accent particulier sur l’éthique, la vulnérabilité des victimes, les défis spécifiques à la collecte et l’analyse des données sur les violences de genre. Le programme encourage aussi les échanges interrégionaux et la mutualisation des savoirs pour adapter les recherches aux réalités locales.

Quant aux résultats attendus, ils comprennent le renforcement des capacités analytiques des participants, la création d’un réseau durable entre chercheurs, associations et universitaires, et la diffusion d’outils méthodologiques pratiques pour leurs recherches.

En somme, le séminaire a regroupé des experts ayant exprimé un feedback collaboratif sur les projets de recherche des participants.

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Cyberviolence et addiction numérique : le cauchemar des jeunes

En 2025, les enfants et adolescents européens sont plus connectés que jamais, affichant un temps d’écran quotidien en forte hausse. Les jeunes de 13 à 18 ans passent en moyenne autour de 7 heures et 22 minutes par jour devant leurs écrans, bien au-delà des recommandations sanitaires. C’est ce qu’a révélé Armelle Schaad – psychologue et ergonome cognitive (ULB), membre de Théracommuni ASBL -, lors de la conférence débat « Les lois et la justice face à la cyberviolence » organisée par le Comité de Vigilance pour la Démocratie en Tunisie, ONG belgo-tunisienne dotée du statut consultatif spécial auprès de l’ECOSOC (ONU), en collaboration avec l’Association des Démocrates Tunisiens du Benelux. 

Comment expliquer ce fléau qui ne cesse de s’étendre ? Dans une déclaration exclusive à leconomistemaghrebin.com, Armelle Schaad souligne que cette exposition accrue commence dès le plus jeune âge. Les chiffres précis sur le temps d’écran des adolescents montrent une moyenne de 7 heures 22 minutes par jour chez les 13-18 ans, avec une tendance à l’augmentation et un impact majeur sur le sommeil et la santé mentale. Et même des possibilités accrues de cyberviolence.

Aujourd’hui, il est d’autant plus important de comprendre les mécanismes cognitifs. Dans ce cadre d’études universitaires, Armelle Schaad a beaucoup étudié l’influence du sommeil, du manque de sommeil. Elle s’est aussi intéressée aux zones du cerveau activées lors des différentes phases d’évolution des jeunes et des adultes, ainsi que les phénomènes de pression sociale et de santé mentale.

Elle précise dans ce contexte : « La cyberviolence, particulièrement le cyberharcèlement, touche de plus en plus de jeunes adolescents, souvent entre 13 et 18 ans, et perturbe gravement leur santé mentale et leur sommeil. »

 

 

D’ailleurs, elle estime que ce phénomène social entraîne une montée constante du temps passé sur les écrans, au détriment du repos nocturne. Lequel est essentiel au bon fonctionnement cognitif, émotionnel et relationnel des jeunes. La gestion de ce temps d’écran et la prévention des effets délétères sur la santé mentale sont des enjeux cruciaux à redresser, notamment pour limiter agressivité, dépression et risques extrêmes tels que le suicide.

Sur la question du temps d’écran chez les adolescents, elle rappelle qu’il est difficile de donner une moyenne précise tant les études varient. Cependant, on observe une augmentation constante du temps passé sur les téléphones, avec une diminution de l’âge d’exposition.

Elle ajoute que les recommandations officielles limitent ce temps de 30 minutes à une heure par jour en primaire. Mais les jeunes atteignent souvent deux à trois heures, voire plus. En secondaire, deux heures maximum sont conseillées. Pourtant, certains adolescents peuvent atteindre 14 à 15 heures durant les week-ends. Ce qui nuit fortement à leur sommeil.

Et de poursuivre : « Cette consommation nocturne perturbe profondément les cycles de sommeil, car les jeunes scrollent souvent la nuit. Ce qui entraîne épuisement, troubles cognitifs, agressivité accrue et dépression. Les stratégies d’intervention doivent viser à restaurer un rythme de sommeil normal, réduire le temps d’écran nocturne, et renforcer l’autonomie affective et la résilience mentale des jeunes. »

En somme, Armelle Schaad préconise d’encourager les activités physiques et extra-scolaires pour compenser la dépendance à la dopamine liée aux écrans. »

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Eaux usées traitées : un usage encadré depuis plus de trente ans

Depuis 1989, la réglementation encadre strictement la réutilisation des eaux usées traitées. Elle est soutenue par des recherches approfondies sur leurs effets sur les sols, les cultures et la recharge des nappes phréatiques. Parmi les mesures phares, l’obligation pour les terrains de golf d’arroser avec cette eau durable illustre l’importance accordée à cette ressource dans une gestion responsable et innovante.

Rencontrée en marge de l’événement organisé par l’IACE, la révision actuelle du cadre réglementaire vise à repenser la philosophie de gestion de la qualité de l’eau, à concilier usages et traitements, à diversifier les cultures et les usages, et à promouvoir le mélange entre eaux conventionnelles et eaux usées traitées. Cela permet d’économiser les ressources en eau potable tout en valorisant les eaux usées, contribuant aussi à la protection de l’environnement. Le cadre à venir doit lier tous les acteurs, producteurs et consommateurs, tout au long de la chaîne de valeur.

En matière d’innovation, notamment avec l’intelligence artificielle (IA), Olfa Mahjoub, maître de conférences et chercheure, souligne que la recherche tunisienne possède un potentiel important à exploiter. En ce sens, elle ajoute : « Il existe déjà des applications d’IA destinées au pilotage de l’irrigation. L’innovation consiste aussi à adapter les technologies à notre contexte local. Et ce, en privilégiant des solutions décentralisées et adaptées, qui favorisent l’acceptation par les utilisateurs. »

Une approche participative est la clé : co-construire les solutions avec les gestionnaires, agriculteurs et utilisateurs améliore l’appropriation et augmente l’efficacité. Imposer une solution externe sans consultation est voué à l’échec.

Face à la pénurie et au stress hydrique, elle rappelle l’urgence de sensibiliser la population à une consommation d’eau plus responsable, en limitant le gaspillage domestique. Sensibiliser aussi à ne pas jeter de médicaments dans les toilettes contribue à protéger la qualité de l’eau en amont et à diminuer les coûts et impacts des traitements.

Le concept « One Water, One Health » rappelle que l’eau circule en un cycle unique qui relie environnement, santé humaine et animale. Une eau polluée affecte toute cette chaîne, il faut donc agir avec une vision intégrée.

Enfin, l’« approche barrière » qui consiste à instaurer de bonnes pratiques à chaque étape, de la production à la réutilisation, est indispensable. La sensibilisation joue un rôle primordial pour assurer une gestion efficace, durable et acceptée des ressources en eau.

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