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Tunisie : excédent budgétaire de 655 MD à fin septembre 2025 grâce à la hausse des recettes

La balance budgétaire a fait ressortir un excédent de l’ordre de 655 millions de dinars (MD), à fin septembre 2025, contre un déficit à hauteur de 1067 MD, une année auparavant, d’après le rapport de Résultats provisoires de l’Exécution du Budget de l’Etat, que vient de publier par le ministère des Finances.

Ce résultat positif a été favorisé par l’accroissement des ressources budgétaires à un rythme plus important (+6,9% pour atteindre 36 milliards de dinars) que celui des charges budgétaires (+2,7% à 35,2 milliards de dinars).

L’amélioration des ressources budgétaires est expliquée, essentiellement, par la hausse des recettes fiscales de 7,6%, à 33,4 milliards de dinars, et des recettes non fiscales de 13,6%, à 2,4 milliards de dinars, en comparaison avec la même période de l’année dernière.

Pour ce qui est de l’augmentation des charges budgétaires, elle est due à l’accroissement des dépenses de rémunération de 5%, à 17,4 milliards de dinars, et des dépenses d’intervention de 10,8%, à près de 9,2 milliards de dinars.

En revanche, les dépenses d’investissement et de gestion ont enregistré une baisse respectivement de 12,2%, à 2,7 milliards de dinars, et de 13,4%, à environ 1,2 milliards de dinars, à fin septembre 2025.

En fait, les dépenses gestion ne représentent que 3,4% de l’ensemble des dépenses de l’Etat et ceux d’investissement se limitent à 7,8% de total de ces dépenses. A contrario, les dépenses de rémunération et d’intervention accaparent respectivement 49,5% et 26,1% de tous les dépenses de l’Etat.

De même, les charges de financement (intérêts de la dette) ont légèrement régressé de 4,1%, passant de 4,8 milliards de dinars, durant les neuf premiers mois de 2024, à 4,6 milliards de dinars, en septembre 2025.

En ce qui concerne les ressources de trésorerie, elles ont évolué positivement de 16,5%, à 15 milliards de dinars, à fin du troisième trimestre 2025, contre 12,9 milliards de dinars, une année auparavant. Ces ressources seront mobilisées, à hauteur de 99% (14,8 milliards de dinars) pour le remboursement du principal de la dette.

Hausse du service de la dette publique de 19%

Le document du ministère des Finances a fait état, en outre, de la hausse du service de la dette publique de 19%, pour dépasser les 19,5 milliards de dinars, dont 10,8 milliards de dinars, de dettes intérieures et 8,7 milliards de dinars de dettes extérieures.

Il importe de noter que le gouvernement s’oriente de plus en plus vers le recours à la dette intérieure, laquelle a connu une hausse de 42,7%, en une année (septembre 2024 – septembre 2025), au détriment de la dette extérieure, qui a enregistré une baisse de 1,3% durant la même période.

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Article 15 de la Loi de finances : Des députés proposent une hausse salariale minimale de 7%

Face à l’ambiguïté de l’article 15 de la Loi de finances 2026, plusieurs députés, menés par Yasser Gourari, proposent de fixer un plafond minimal d’augmentation des salaires à 7% dans les secteurs public et privé. Cette initiative vise à clarifier le texte et à protéger le pouvoir d’achat des fonctionnaires.

Un article jugé imprécis

L’article 15 du projet de loi de finances, qui définit les règles d’augmentation salariale, a été critiqué pour son manque de précision. Yasser Gourari, député porteur de la proposition, estime que cette ambiguïté pourrait limiter l’impact des hausses et créer des inégalités entre les différentes catégories de fonctionnaires.

Fixer un plancher minimal pour les hausses salariales

La modification proposée prévoit une augmentation minimum de 7%, en référence aux dernières révisions salariales effectuées dans le secteur public. Cette mesure garantirait que tous les employés des secteurs public et privé bénéficient d’une revalorisation significative et équitable.

Yasser Gourari a souligné qu’ils travaillent à convaincre l’ensemble des députés de soutenir la proposition. Le vote sur cette modification pourrait définir le niveau effectif des rémunérations pour 2026 et constituer un précédent important pour la politique salariale du secteur public.

L’UGTT s’oppose à la fixation unilatérale par décret

L’UGTT a vivement réagi au projet de loi de finances, en particulier à l’article 15, qui prévoit que les augmentations salariales futures soient fixées par décret sans concertation avec les partenaires sociaux.

Le syndicat considère cette disposition comme une atteinte au dialogue social et a évoqué la possibilité d’une grève générale si le texte était maintenu tel quel. Le secrétaire général adjoint de l’UGTT, Sami Tahri, a dénoncé ce qu’il qualifie de « fermeture définitive du dialogue social » et a appelé à une mobilisation pour protéger les droits des travailleurs.

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L’UE accuse les USA de « chantage » dans les négociations commerciales

La présidente de l’Autorité européenne de la concurrence, Teresa Ribera, a lancé jeudi 27 novembre une attaque virulente contre l’administration Trump, l’accusant d’avoir recours au « chantage » pour pousser l’UE à assouplir ses règles en matière de technologie.

Lundi à Bruxelles, le secrétaire américain au Commerce, Howard Lutnick, a déclaré que « les États-Unis pourraient modifier leur approche concernant les droits de douane sur l’acier et l’aluminium si l’UE revoyait sa réglementation numérique ». Les responsables européens ont interprété ses propos comme visant « des réglementations technologiques clés de l’UE, notamment la loi sur les marchés numériques, en l’occurrence le Digital Markets Act (DMA) ».

« C’est du chantage », estime Teresa Ribera dans une interview accordée à Politico. « Le fait que ce soit leur intention ne signifie pas que nous acceptons ce genre de chantage ».

Ribera, vice-présidente exécutive de la Commission, a rappelé que la réglementation numérique de l’UE ne devait pas interférer avec les négociations commerciales. L’équipe de Donald Trump cherche à réviser l’accord-cadre sur le commerce conclu avec Ursula von der Leyen en juillet 2025.

Cette intervention survient à un moment délicat des négociations commerciales en cours. Washington considère la loi sur les marchés numériques comme discriminatoire, car les principales plateformes technologiques qu’elle réglemente — telles que Microsoft, Google ou Amazon — sont presque toutes américaines.

Les États-Unis s’opposent également à la loi sur les services numériques (Digital Services Act – DSA), qui vise à limiter les propos illégaux en ligne, arguant qu’elle est conçue pour restreindre les réseaux sociaux comme Google Play, la plateforme d’Elon Musk.

Ribera a fait valoir que « les règles relèvent de la souveraineté et ne devraient pas être incluses dans le champ d’application des négociations commerciales ».

A noter qu’en collaboration avec Henna Virkkunen, directrice technique de l’UE, Ribera supervise la DMA, qui surveille le comportement des principales plateformes numériques et veille au maintien d’une concurrence loyale.

Elle a également vivement critiqué les propos tenus par le secrétaire au Commerce des États-Unis, Lutnik, après sa rencontre avec des responsables et des ministres de l’UE lundi, affirmant que « la réglementation numérique européenne n’est pas négociable »…

Fissures

Malgré la réponse intransigeante de Ribera, le consensus autour du la DMA commence à se fissurer parmi les pays de l’UE.

Lutnik, à l’issue de la réunion de lundi, a constaté que certains ministres européens du Commerce n’étaient pas aussi opposés à l’idée d’une révision des règles numériques de l’UE que la Commission. « Je vois beaucoup de ministres… certains sont plus ouverts que d’autres », a-t-il déclaré à Bloomberg TV, ajoutant que si l’Europe souhaite attirer les investissements américains, elle devra faire évoluer son modèle réglementaire.

Au moins une participante européenne semblait partager cet avis. L’Allemande Katerina Reiche, s’exprimant en marge de la réunion, a déclaré aux journalistes qu’elle était favorable à un nouvel assouplissement des règles numériques de l’UE.

La volonté de Washington d’affaiblir la réglementation numérique de l’UE s’inscrit dans un contexte plus large d’efforts déployés par les États-Unis à l’échelle mondiale pour affaiblir les lois numériques dans les juridictions étrangères.

Ce mois-ci, la Corée du Sud a cédé aux pressions de l’administration Trump et a renoncé à son propre projet de régime de concurrence numérique.

Cependant, alors que Washington bombarde les rangs et que les pays de l’UE se divisent, la question n’est pas seulement de savoir ce que dit l’examen, mais aussi si le DMA peut survivre à la guerre commerciale.

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PLF 2026 : rééchelonnement des dettes agricoles et soutien culturel ?

L’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) et le Conseil National des Régions et des Districts (CNRD) vont discuter, vendredi, en plénière, le Projet de Loi de Finances (PLF) 2026.

Le projet, déjà approuvé sous sa forme amendée par les Commissions des Finances et du Budget de l’ARP et du CNRD, a été examiné du 11 au 25 novembre 2025. Cet examen a conduit à l’intégration de sept nouvelles propositions d’articles dans le texte soumis par le gouvernement.

Mesures fiscales pour familles et retraités

La première mesure concerne l’octroi d’un avantage fiscal à l’acquisition ou l’importation de véhicules pour les familles résidentes. L’avantage est unique à vie et s’applique aux voitures neuves ou d’occasion de moins de huit ans.

Le deuxième article propose un allègement progressif de la fiscalité sur les pensions de retraite, en portant la déduction du montant brut imposable de 25 % à 40 % d’ici 2029, afin de préserver le pouvoir d’achat des retraités.

Emploi et soutien aux jeunes diplômés

La troisième proposition instaure un Programme de recrutement direct des chômeurs de longue durée parmi les diplômés du supérieur, avec des crédits budgétaires alloués pour la première vague en 2026. La mise en œuvre se fera par décret publié au Journal officiel.

Soutien aux agriculteurs et environnement

Le quatrième article prévoit l’exonération de la redevance foncière et des pénalités pour les agriculteurs touchés par la sécheresse ou la pénurie d’eau, sous condition de certificat délivré par les commissariats régionaux. L’exonération s’applique également aux renouvellements ou prolongations de contrats.

Le cinquième article harmonise la taxe pour la protection de l’environnement, en appliquant une taxation égale aux produits locaux et importés, avec l’ajout de nouvelles catégories à l’article 58 de la loi de finances de 2003.

Culture et secteur audiovisuel

Le sixième article prévoit la création d’un Fonds d’appui à l’investissement dans le cinéma et l’audiovisuel, afin de soutenir le développement de ce secteur.

Rééchelonnement des dettes agricoles

Le septième article instaure des mesures de règlement et de rééchelonnement des dettes agricoles. Les banques publiques et privées devront rééchelonner les dettes de catégorie 2 et plus sur 10 ans avec un an de grâce, supprimer les pénalités de retard et annuler 50 % des intérêts contractuels. Les dettes classées en catégories 4 et 5 seront remboursables sur un an, renouvelable une fois. La Banque centrale définira les modalités d’application sous 30 jours, en fixant des modèles types de contrats.

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PLF 2026 : les énergies renouvelables au cœur d’un bras de fer parlementaire

La Chambre sectorielle de l’énergie photovoltaïque de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat et le Groupement professionnel des énergies renouvelables de la Conect ont appelé à reconsidérer la décision de rejeter l’article 47 du projet de loi de finances 2026, qui proposait de réduire les droits de douane sur les panneaux solaires de 30% à 15%.

Cette position intervient après que la commission des finances et du budget commune aux deux chambres législatives a supprimé cette proposition, une mesure jugée contraire à la stratégie nationale de transition énergétique à l’horizon 2030, qui vise à porter la part des énergies renouvelables dans la production d’électricité à 35%, contre 6% actuellement.

Les organisations professionnelles alertent sur les conséquences économiques de ce rejet. Le déficit énergétique du pays, estimé à 56%, coûte 10 milliards de dinars annuellement au budget de l’État. Le maintien de droits de douane élevés alourdira le coût d’installation pour les citoyens et freinera leur adhésion à cette alternative.

Selon les représentants du secteur, la production locale ne peut répondre seule aux besoins du pays pour atteindre les objectifs fixés. Ils plaident pour un soutien aux fabricants tunisiens sans compromettre l’intérêt national en matière d’indépendance énergétique et de développement durable.

Parmi les mesures proposées figurent l’allocation d’une partie des appels d’offres publics aux équipements locaux et l’encouragement à leur intégration dans les projets.

La Chambre sectorielle et le Groupement professionnel appellent l’Assemblée des représentants du peuple, le Conseil national des régions et des districts et le gouvernement à réintroduire cet article en séance plénière pour alléger la charge fiscale pesant sur le secteur.

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Céramique en Afrique du Nord : la BNT et Oudhna accueillent le 3ᵉ congrès thématique de l’AIECM3

Du 2 au 4 décembre 2025, la Bibliothèque Nationale de Tunisie (BNT) à Tunis et le Centre d’interprétation à Oudhna accueilleront les travaux du troisième congrès thématique de l’AIECM3, association internationale pour l’étude des céramiques médiévales et modernes en Méditerranée.

Intitulée “Production et circulation de la céramique en Afrique du Nord, de l’Antiquité tardive à l’époque post-médiévale (VIe–XVIIIe siècle)”, cette rencontre scientifique a pour ambition d’apporter de nouveaux éclairages aux connaissances historiographiques, de renforcer la collaboration entre experts et spécialistes interdisciplinaire de différents pays et d’établir un état des lieux actualisé permettant de définir de nouvelles pistes de recherche.

Réunissant archéologues, céramologues, chercheurs, historiens du pourtour méditerranéen, le congrès vise à porter un regard renouvelé sur l’Afrique du Nord, en mettant en lumière la diversité des productions et des circulations céramiques, depuis les prestigieuses amphores romaines jusqu’aux poteries domestiques vernissées des siècles médiévaux. Organisé en partenariat avec l’Institut National du Patrimoine (INP) et l’Institut d’archéologie de Londres (UCL), l’événement entend réévaluer le rôle historique de la céramique dans la région, non seulement comme produit d’échange, mais aussi comme témoin essentiel des mutations sociales, économiques et culturelles.

Une attention particulière sera portée aux traditions locales, aux productions régionales et au commerce transsaharien afin de proposer une vision plus complète et nuancée de l’histoire céramique nord-africaine, en particulier durant l’antiquité tardive et le moyen âge. Les axes de recherche couvrent la cartographie des études existantes sur le Maghreb (Maroc, Algérie, Tunisie, Libye, Egypte) entre le VIème et le XVIIIème siècle, l’analyse des évolutions techniques et stylistiques, l’étude des circuits de production et de diffusion, ainsi que la mise en évidence de transferts de savoir-faire et de migrations d’artisans, tout en révisant les cadres chronologiques pour les périodes médiévale et post-médiévale.

Trois journées sur deux lieux : la Bibliothèque Nationale de Tunisie et le Centre d’interprétation à Oudhna

Le colloque se veut une occasion pour pour mieux comprendre et valoriser la richesse céramique de l’Afrique du Nord, notamment celle de la Tunisie. Il ne se limite pas à dresser un inventaire archéologique, mais s’inscrit dans un vaste effort de recodification historique et scientifique, capable de renouveler les récits sur les échanges méditerranéens et sur la place de la céramique dans les sociétés anciennes.

Le programme, réparti entre la Bibliothèque nationale de Tunisie et le Centre d’interprétation d’Oudhna, abordera les céramiques d’Egypte et de Libye, des premières glaçures islamiques aux productions médiévales d’Alexandrie et de Tripolitaine. La journée d’ouverture à la BNT sera marquée par des communications consacrées notamment à Sbeitla, à la vallée de la Medjerda et aux contextes fatimides et zirides d’Utique, offrant un regard renouvelé sur les typologies et les chronologies locales.

Les travaux se poursuivront à Oudhna avec des études sur Djerba, les productions ottomanes et leur influence contemporaine, avant de s’élargir aux sites d’Algérie et du Maroc, de Tlemcen à Volubilis, en passant par Sigilmasa et les ateliers médiévaux de Salé. La dernière séance de la troisième journée à la BNT, sera consacrée à la circulation des productions nord-africaines et au rôle de l’Afrique du Nord dans la Méditerranée. Une table ronde clôturera la rencontre, présidée par l’historienne britannique Chris Wickham, l’archéologue italienne Alessandra Molinari, l’historien et archéologue tunisien Adnan Louhichi, ainsi que Corisande Fenwick, professeur d’archéologie de l’Antiquité tardive et de l’époque islamique à l’UCL (University College London).

L’AIECM3 est une association internationale qui vise à promouvoir et à renforcer les études sur les céramiques médiévales et modernes en Méditerranée. Elle est née dès 1992 en tant qu’AIECM2 à l’initiative d’un groupe fondateur de chercheurs provenant de divers pays de la Méditerranée.  En 2012, à l’occasion du Congrès de Silves au Portugal, il a été décidé d’élargir le champ des recherches aux études sur la céramique d’Epoque Moderne et ainsi est née l’AIECM3. L’association organise des congrès pléniers trisannuels ainsi que des congrès thématiques de périodicité variable dont elle publie régulièrement les actes.

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Kaïs Saïed défend les majorations salariales et appelle à un développement équitable dans toutes les régions

Le Président, Kaïs Saïed, a reçu, jeudi, 27 novembre courant, au palais de Carthage, le ministre des Affaires sociales, Issam Lahmar.

Au cours de cette rencontre, cite un communiqué, le président de la République, a souligné que le projet de loi de finances pour l’année à venir, prévoyant entre autres des majorations salariales, « n’est pas une invention et ne fait pas figure de cas isolé », citant à titre indicatif et non limitatif, des dispositions traitant de la même question qui ont été inscrites dans le texte des lois de finances des années 1973, 1974, 1975 et 1976.

Il a, dans ce contexte, souligné que l’Etat social doit assumer pleinement ses devoirs envers les citoyens, ajoutant que les efforts sont en cours dans les différents secteurs et régions pour garantir aux citoyens où qu’ils se trouvent les attributs de la dignité et de la justice sociale.

Dans le même ordre d’idées, le président Saïed a donné ses instructions en vue d’acheminer des aides urgentes à plusieurs régions du pays, rappelant que celles-ci doivent bénéficier pleinement d’un développement équitable et disposer ainsi des infrastructures nécessaires.

“Il s’agit là d’une question de portée nationale qui concerne la Tunisie tout entière et non une région déterminée”, a tenu à préciser le président Saïed, rappelant que les catégories marginalisées ne sont pas nées ainsi mais plutôt elles sont les victimes de l’échec cuisant de multiples politiques publiques datant de plusieurs décennies qui ont abouti à l’exclusion et à la misère du peuple tunisien.

Sur un autre plan, le président Saïed a mis l’accent sur la nécessité de trouver des solutions au financement des caisses sociales, plaidant à ce propos en faveur de la restructuration de ces organismes afin qu’ils puissent accomplir au mieux leurs missions.

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Tunisie et Chine : perspectives du partenariat après 2025

Le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, a reçu, jeudi, le vice-président du Comité national de la Conférence consultative politique du peuple chinois et chef du Groupe d’amitié Chine-Afrique, Mu Hong, qui effectue une visite de travail en Tunisie, du 26 au 28 novembre 2025.

Lors de cette rencontre, le ministre s’est félicité des liens d’amitié et du partenariat historique unissant la Tunisie et la Chine, mettant en avant la nouvelle dynamique que connaissent récemment ces relations, notamment à la suite de la visite d’État effectuée, le 31 mai 2024, par le président de la République en Chine, une visite couronnée par l’établissement d’un partenariat stratégique entre les deux pays, indique un communiqué du département des Affaires étrangères.

Il a souligné, dans ce contexte, l’importance de poursuivre la mise en œuvre des piliers de ce partenariat, en particulier concernant les projets de développement servant les intérêts communs des deux peuples, tunisien et chinois amis, dans divers secteurs clés.

Nafti a mis l’accent, à cette occasion, sur le rôle de la Chine dans le développement de la coopération sino-arabe et sino-africaine, estimant qu’il s’agit de plateformes de dialogue auxquelles la Tunisie participe activement.

De son côté, le responsable chinois a souligné que sa visite s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des les accords conclus  entre les dirigeants des deux pays, faisant part de la volonté de la Chine de consolider davantage les relations d’amitié, de coopération et de partenariat privilégié qui unissent les deux pays.

Il a, en outre, exprimé la disposition de son pays à œuvrer pour renforcer les liens de coopération avec la Tunisie, notamment en contribuant à la mise en œuvre de projets de développement prioritaires en Tunisie.

Le Comité national de la CCPPC est l’organe consultatif politique suprême de la Chine, chargé de la consultation politique, du contrôle démocratique et de l’orientation des différents partis, organisations et personnalités participant au Comité en matière de participation et de débat sur les affaires politiques publiques en Chine.

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Patrimoine oasien : l’UNESCO et la Tunisie définissent les critères pour choisir l’oasis la plus vulnérable

Une réunion préparatoire sur l’initiative de l’Unesco pour la sauvegarde des systèmes des oasiens en vue de « Soutenir le rôle de la Culture dans le développement durable », s’est tenue mercredi au siège de la Commission nationale pour l’éducation, la science et la culture.

L’objectif de cette rencontre, tenue en présence du Secrétaire général adjoint de la Commission, Issam Louhichi, du Responsable du programme Culture du Bureau régional de l’Unesco pour le Maghreb, Karim Hendili, du président de la Fondation Docteur Sadok Besrour et de représentants et experts des divers ministères concernés par la sauvegarde des oasis les plus vulnérables, est le lancement début 2026 d’un projet-pilote de sauvegarde des systèmes oasiens en Tunisie.

L’experte en Culture et Patrimoine et Directrice des Musées au ministère des Affaires Culturelles, Hajer Krimi a présenté, à cette occasion, le cas de l’oasis de Gabès, soulignant le fait qu’elle soit une oasis traditionnelle. Cet unique système oasien maritime du bassin méditerranéen a une agriculture diversifiée, mais il également marqué par sa vulnérabilité du fait d’une genèse de la plus haute antiquité et de la baisse des ressources en eau, a-t-elle ajouté.

L’approche choisie par les divers intervenants pour cette priorité est une approche culturelle et patrimoniale. Ils ont identifié une série de critères identifiant le système oasien à sauvegarder et qui doit avoir, notamment, comme spécificité l’occupation humaine, l’étendue de sa superficie, la fragilité de son écosystème et un patrimoine matériel et immatériel.

Un autre terme de référence a été choisi, pour cette identification, a consisté en la sélection d’une oasis traditionnelle et non pas moderne et mixte (comportant une partie traditionnelle et une partie moderne) qui existent toutes en Tunisie.

La série des critères de sélection du futur système oasien sera ensuite débattue lors de la prochaine réunion prévue en janvier 2026 avec toutes les parties présentes, et qui permettra, en principe, de choisir l’oasis à sauvegarder qui fera l’objet de ce projet-pilote de l’Unesco de sauvegarde des systèmes oasiens pour soutenir le rôle de la Culture dans le développement durable en Tunisie.

Le projet dans sa globalité consiste en deux phases principales. Une phase d’étude et d’analyse des caractéristiques du territoire oasien choisis par les experts et représentants des divers ministères tunisiens à Tunis afin d’élaborer, en deuxième phase un plan le développement d’un nouveau mécanisme de gouvernance incluant des ajustements des mécanismes institutionnels et leur adaptation au contexte locale pour permettre l’application d’une nouvelle approche proposée par l’Unesco.

Pour rappel, ce projet pilote fait partie de l’axe prioritaire Protection du patrimoine mondial, incluant le suivi du site de Djerba, la consolidation de la Route du patrimoine UNESCO en Tunisie et l’appui à la sauvegarde des systèmes oasiens au Maghreb au menu du projet lancé mardi à Tunis dans le cadre de l’initiative « Soutenir le rôle de la culture dans le développement durable en Tunisie ».

Cette initiative quinquennale (2025-2029) vise à renforcer la place de la culture dans les politiques publiques de développement durable. Elle a été financée par une donation de 1.5 millions de dollars (usd) de la Fondation Docteur Sadok Besrour.

Il s’agit, à travers ce fonds, de renforcer la capacité des institutions, des professionnels et des communautés locales à protéger et valoriser le patrimoine culturel, tout en soutenant l’émergence d’une économie créative forte et durable.

Les quatre autres axes prioritaires nationaux complémentaires sont la Sauvegarde des savoirs et savoir-faire artisanaux menacés, à travers un vaste programme de transmission intergénérationnelle, la Formation aux métiers du patrimoine, en partenariat avec les institutions nationales et des centres d’expertise internationaux, la Promotion de l’économie créative, notamment via l’appui au Réseau des Villes créatives de l’UNESCO et la Sensibilisation du public, grâce à la création d’un nouveau portail numérique dédié à la coopération UNESCO-Fondation Besrour.

Ce futur projet sera piloté avec le ministère des affaires culturelles en partenariat avec les autres institutions concernées.

Pour rappel, l’UNESCO est l’organisation des Nations unies qui promeut la coopération dans les domaines de l’éducation, de la science, de la culture et de la communication afin de favoriser la paix dans le monde.

L’Organisation fournit des services essentiels à ses États membres, en établissant des normes et des standards mondiaux, en développant des outils pour la coopération internationale, en produisant des connaissances pour les politiques publiques et en construisant des réseaux mondiaux de sites et d’institutions inscrits sur ses listes.

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Tunisie – PLF 2026 : Trois articles rejetés par les commissions parlementaires

Lors de l’examen du Projet de Loi de Finances 2026, les commissions des finances et du budget de l’Assemblée des Représentants du Peuple et du Conseil National des Régions et des Districts ont décidé de rejeter trois articles du texte proposé par le gouvernement. Ces décisions concernent des mesures fiscales et douanières jugées controversées.

Selon le rapport officiel publié par les commissions sur le site de l’ARP, les articles 20, 47 et 50 du PLF 2026 ont été rejetés. Ces articles portaient sur des dispositions fiscales et douanières importantes, mais qui n’ont pas trouvé l’assentiment des législateurs lors de l’examen plénier par les commissions.

L’article 20 : contribution sociale de solidarité

Le premier article rejeté, l’article 20, concernait la poursuite de l’application des dispositions provisoires de la contribution sociale de solidarité. Cette contribution, introduite par l’article 53 de la loi de finances 2018 (loi n°2017-66 du 18 décembre 2017), impose un taux de 1% sur les revenus des personnes physiques et des entreprises.

L’article visait à prolonger son application, mais les commissions ont jugé que la mesure nécessitait un réexamen avant d’être validée.

L’article 47 : droits de douane sur les panneaux solaires

Le deuxième article rejeté, l’article 47, portait sur la révision des droits de douane pour l’importation des panneaux solaires. Il prévoyait une réduction de 15% des tarifs douaniers sur ces produits, dans le but de soutenir le secteur des énergies renouvelables et de favoriser l’installation de panneaux solaires.

Toutefois, les commissions ont estimé que l’impact économique et budgétaire de cette réduction nécessitait des clarifications supplémentaires avant toute adoption.

L’article 50 : impôt sur la fortune

Enfin, le troisième article rejeté, l’article 50, prévoyait l’instauration d’un impôt sur la fortune. Cette mesure concernait les biens des personnes physiques, y compris ceux détenus par leurs enfants mineurs sous tutelle, qu’ils soient immobiliers ou mobiliers.

Les taux proposés étaient fixés à 0,5 % pour les biens d’une valeur comprise entre 3 et 5 millions de dinars, et à 1% pour ceux dépassant les 5 millions de dinars. Les commissions ont rejeté cet article en raison de ses implications fiscales et sociales, jugeant nécessaire un débat plus approfondi avant une éventuelle introduction dans la loi de finances.

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PLF2026 | L’UGTT menace d’une grève générale

L’Union générale tunisienne du travail (UGTT) s’oppose fermement au projet de loi de finances 2026 (PLF2026) et brandit la menace d’une grève générale, contestant notamment l’article 15 prévoyant un décret fixant les augmentations de salaires dans les secteurs public et privé, y compris les pensions, pour les années 2026, 2027 et 2028.

Latif Belhedi

L’alerte a été donnée par Sami Tahri, secrétaire général adjoint et porte-parole de l’UGTT, qui a déclaré à Express FM que l’inclusion de cette disposition dans le projet budgétaire constituerait une violation du mécanisme de consultation et une ingérence de l’État dans les négociations salariales, après des années de blocage du dialogue social dénoncé par le syndicat.

L’UGTT a officiellement demandé le retrait de l’article 15 et l’ouverture immédiate de négociations urgentes sur les salaires et les pensions du secteur public.

Concernant le secteur privé, elle insiste sur la reprise des négociations avec l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (Utica), la centrale patronale, pour 2025 et l’ouverture de celles pour 2026.

Rupture du dialogue

La prochaine réunion de la direction syndicale, prévue le 5 décembre, pourrait fixer la date d’une éventuelle grève générale, rappelant une position déjà adoptée par le Conseil national en 2024, si le  blocage du dialogue social se poursuit.

Sur le plan institutionnel, les discussions parlementaires autour de l’article 15 du PLF 2026 se heurtent également à l’interprétation du gouvernement : le ministre des Affaires sociales, Issam Lahmar, a affirmé ces dernières semaines que l’approche du texte budgétaire en matière d’augmentations salariales est conforme aux procédures légales. Cette position a été rejetée par l’UGTT, qui souligne le rôle central de la négociation collective et rappelle la possibilité de recours devant le tribunal administratif contre tout décret ayant un impact sur les échelles de salaires couvertes par des conventions collectives.

Rappelons que cette polémique intervient sur un fond de quasi-rupture du dialogue entre le pouvoir exécutif (présidences de la république et du gouvernement) et la centrale syndicale. Celle-ci n’admet pas d’être écartée des négociations salariales auxquelles, traditionnellement, elles participaient activement en tant que porte-voix des salariés. Or, depuis l’avènement de Kaïs Saïed au Palais de Carthage, les décisions relatives aux salaires et aux pensions sont devenues du seul ressort de l’exécutif, qui les prenait et les annonçait de manière unilatérale.

Syndicalisme et politique

C’est une rupture par rapport à une tradition de dialogue social qui remonte aux années 1970 et qui impliquait le trois principaux protagonistes : le gouvernement, le patronat et le syndicat. Les négociations, qui avaient lieu à un rythme triannuel, étaient couronnées par une décision tripartite annoncée en grande pompe lors d’un événement national.

Le président Saïed, qui regarde d’un mauvais œil ce qu’il considère comme une interférence de l’UGTT dans les affaires politiques, cherche, depuis 2021, à réduire le rôle et le champ de manœuvre de la centrale syndicale. Laquelle, adossée à une forte assise populaire, revendique un rôle historique dans le mouvement de libération nationale et l’édification de l’Etat républicain moderne.

Le Prix Nobel de la Paix qu’elle reçut en 2015 (avec trois autres organisations nationale : Utica, LTDH et Conseil de l’Ordre des avocats), et ce pour sa participation au dialogue national ayant sorti le pays d’une impasse politique, l’a confortée dans ce rôle auquel elle s’attache fortement.

Par ailleurs, son opposition déclarée au régime mis en place par le locataire du Palais de Carthage au lendemain de la proclamation de l’état d’exception le 21 juillet 2021, et sa dénonciation récurrente des procès politiques initiés dans le pays depuis février 2023 n’ont pas arrangé son cas aux yeux de Saïed, qui semble déterminé à lui couper les ailes.

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PLF 2026 : une dizaine d’articles retoqués par les députés

L’article 20 du PLF 2026, relatif à la poursuite de l’application des dispositions provisoires de la contribution sociale de solidarité, a été retiré. Le taux de prélèvement était de 1 % pour les personnes physiques et 1 % pour les personnes morales dans la loi de finances 2018, puis ramené à 0,5 % pour les personnes physiques et 4 % pour les personnes morales dans la loi de finances 2023, déclare Mohamed Zied Maher, membre de la Commission des finances de l’ARP, qui intervenait sur les ondes d’Express FM, jeudi 27 novembre 2025.

Le gouvernement avait demandé, dans le cadre du PLF 2026, la prolongation de l’application de ces taux. Zied Maher précise que le retrait constituait une forme de protestation contre l’absence d’une vision de réforme structurelle. Tout en ajoutant toutefois que l’article reste objet de discussion et sera de nouveau soumis en séance plénière.

En cas de maintien du retrait de cet article, les anciens taux reprendraient effet. Par conséquent, les députés devraient présenter une proposition soit pour les réduire, les supprimer ou prolonger l’application des taux de 0,5 % et 4 %.

Article 23 : transport des salariés

L’article 23 du PLF 2026, qui prévoit l’exonération de l’impôt sur le revenu au titre des services de transport pris en charge par l’employeur, a été modifié. De nombreuses entreprises ayant fait l’objet de contrôles pour avoir fourni un transport gratuit aux salariés, celui-ci a été considéré comme un avantage en nature devant entrer dans la base de calcul des cotisations à la Caisse nationale de sécurité sociale. La modification étend cette disposition à toutes les entreprises, et non plus seulement aux établissements industriels.

Article 24 : financement des régions défavorisées

L’article 24 concernant le soutien au financement des entreprises économiques dans les régions les moins développées a subi une légère modification portant sur l’ouverture d’une ligne de financement de 15 millions de dinars sur les ressources du Fonds national pour l’emploi durant l’année 2026, au lieu de la période allant du 1er janvier 2026 au 31 décembre 2027.

Article 30 : conditionnement de l’huile d’olive

L’article 30 relatif au soutien au conditionnement de l’huile d’olive, concernant le bénéfice de l’exonération des droits de douane et la suspension de la TVA pour les intrants nécessaires au conditionnement de l’huile d’olive produite localement, a fait l’objet de discussions. Un nouveau paragraphe a été ajouté à la fin de l’article stipulant que « pour bénéficier de l’avantage mentionné, le bénéficiaire doit obtenir un programme annuel visé par les services compétents du ministère chargé de l’Industrie ».

L’article 30 modifié a été approuvé par les membres de la Commission des finances et du budget des deux chambres (ARP et Cnrd).

Article 37 : allègement fiscal

L’article 37 concernant l’allègement de la fiscalité sur les autobus et véhicules automobiles au profit des « enfants de la lune » a été restreint aux associations œuvrant pour la réhabilitation et l’intégration des enfants autistes, et limité à l’année 2026 uniquement pour évaluation, avant de redéfinir les objectifs ultérieurement.

Article 39 : soutien à la contribution sociale

L’article 39 relatif au soutien à la contribution sociale pour les individus et les entreprises a vu le retrait de la mesure pour les associations s’occupant de l’enfance, des personnes âgées, de la famille, des personnes handicapées, de la culture et des petites associations sportives.

Article 45 : projets publics financés par l’étranger

L’article 45 concernant l’allègement du coût des projets publics financés par des prêts extérieurs mobilisés a intégré un point relatif aux groupements de maintenance et de gestion des zones industrielles pour les projets classés d’intérêt public, à réglementer par décret.

Article 47 : panneaux solaires

L’article 47 prévoit la révision des droits de douane exigibles au titre de l’importation de panneaux solaires. Les droits de douane, qui s’élevaient à 43 % accompagnés de 19 % de TVA, ont été réduits en 2018 à 10 % et 7 % respectivement, puis relevés en 2023 à 30 %.

La question a été rationalisée en maintenant le taux de 30 % pour les droits de douane, cette mesure intervenant dans le contexte du démarrage effectif de la production de l’usine 3 en 2026, selon notre interlocuteur.

Article 48 : batteries au lithium

L’article 48 concernant l’allègement de la fiscalité sur les intrants nécessaires à la fabrication de batteries au lithium a vu le ministère proposer l’exonération des droits de douane de certains intrants. Le Parlement a ajouté des intrants supplémentaires après coordination avec les services compétents.

Retrait de l’article 50

L’article 50 relatif à l’équité fiscale entre les individus, qui proposait l’augmentation d’autres taux, a été retiré. Il posait problème lors de l’application de l’impôt sur l’épargne ou l’investissement en actions. Une initiative de révision a été présentée, et l’article reviendra modifié par le Parlement et le gouvernement lors de la séance plénière.

Nouvelles dispositions ajoutées

Des articles supplémentaires ont été ajoutés, notamment l’octroi d’un avantage fiscal lors de l’acquisition d’un véhicule pour les familles résidentes sur le marché local. Les discussions avec le gouvernement ont été longues et l’initiative a été intégrée.

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Kaïs Saïed défend les majorations salariales et rappelle le rôle de l’État social

Kaïs Saïed défend les majorations salariales et rappelle le rôle de l’État social

Le Président, Kaïs Saïed, a reçu, jeudi, 27 novembre courant, au palais de Carthage, le ministre des Affaires sociales, Issam Lahmar. Au cours de cette rencontre, cite un communiqué, le président de la République, a souligné que le projet de loi de finances pour l’année à venir, prévoyant entre autres des majorations salariales, « n’est […]

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Kaïs Saïed : les majorations salariales dépassent le cadre de la loi de finances 2026

Le ministre des Affaires sociales, Issam Lahmar, a été reçu en audience au Palais de Carthage par le président de la République, Kaïs Saïed.

Au cours de cette rencontre, indique un communiqué de la présidence de République, le chef de l’Etat a souligné que le projet de loi de finances pour l’année à venir, prévoyant entre autres des majorations salariales, « n’est pas une invention et ne fait pas figure de cas isolé », citant à titre indicatif et non limitatif, des dispositions traitant de la même question qui ont été inscrites dans le texte des lois de finances des années 1973, 1974, 1975 et 1976.

Le président Saïed indique d’ailleurs que l’Etat social doit assumer pleinement ses devoirs envers les citoyens, et que les efforts sont en cours dans les différents secteurs et régions pour garantir aux citoyens où qu’ils se trouvent les attributs de la dignité et de la justice sociale.

Dans le même ordre d’idées, le président Saïed a donné ses instructions en vue d’acheminer des aides urgentes à plusieurs régions du pays, rappelant que celles-ci doivent bénéficier pleinement d’un développement équitable et disposer ainsi des infrastructures nécessaires.

« Il s’agit là d’une question de portée nationale qui concerne la Tunisie tout entière et non une région déterminée », a tenu à préciser le président Saïed, rappelant que les catégories marginalisées ne sont pas nées ainsi; mais plutôt elles sont les victimes de l’échec cuisant de multiples politiques publiques datant de plusieurs décennies qui ont abouti à l’exclusion et à la misère du peuple tunisien.

Sur un autre plan, le président Saïed a mis l’accent sur la nécessité de trouver des solutions au financement des caisses sociales, plaidant à ce propos en faveur de la restructuration de ces organismes afin qu’ils puissent accomplir au mieux leurs missions.

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Tunisie : le déficit du compte courant attendu à 2,7 % du PIB en 2025, selon la Banque mondiale

Le déficit du compte courant de la Tunisie devrait atteindre 2,7 % du PIB en 2025, sous l’effet d’un creusement du déficit commercial, selon les prévisions récentes, lit-on dans la dernière note économique de la Banque mondiale intitulée « Renforcer les filets de sécurité sociale pour plus d’efficacité et d’équité ».

Cette détérioration serait toutefois partiellement, compensée par une progression modérée des recettes touristiques et la baisse des prix du pétrole.

À moyen terme, le déficit extérieur poursuivrait sa hausse pour s’établir à 3,1 % du PIB en 2027.

Les investissements directs étrangers devraient rester globalement stables, tandis que les entrées de capitaux de portefeuille demeureraient très faibles.

Dans ce contexte, les pressions sur le financement extérieur devraient rester fortes. Face à des options limitées, les autorités pourraient être amenées à recourir davantage à des emprunts en devises auprès de la Banque centrale.

Parallèlement, les finances publiques devraient afficher une relative stabilisation. Le déficit budgétaire est attendu à  5,7 % du PIB en 2025, sous l’effet d’une hausse contenue des subventions et de la masse salariale, et d’une augmentation modérée des recettes fiscales.

À l’horizon 2027, il devrait légèrement reculer pour atteindre 4,4 % du PIB, grâce aux efforts engagés pour maîtriser les dépenses de subventions et de rémunération.

La dette publique connaîtrait une baisse marginale, passant de 84,5 % du PIB en 2024 à 83,6 % en 2027. Mais les besoins globaux de financement resteraient très élevés, portés par une hausse des remboursements de la dette. Ils atteindraient 28 milliards de dinars en 2026 et 27 milliards en 2027.

Dans un contexte de limitation de l’endettement extérieur, la couverture du déficit budgétaire demeure un défi, faute de sources alternatives de financement. Les prêts souverains devraient ainsi couvrir une large partie des besoins, réduisant la nécessité de recourir aux réserves pour financer le budget.

Toutefois, le recours au financement monétaire comporte plusieurs risques, notamment, l’éviction du crédit au secteur privé, les pressions inflationnistes et les vulnérabilités accrues pour le système bancaire, même si les risques externes venaient à s’atténuer.

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ICoIAM 2025 à Hammamet : plus de 150 chercheurs réunis autour des mathématiques appliquées

La Conférence internationale de mathématiques industrielles et appliquées (ICoIAM 2025) se tiendra du 19 au 21 décembre 2025 à Hammamet.

Organisé par l’Université de Sfax et l’Université de Kairouan, cet événement scientifique majeur réunira plus de 150 chercheurs, universitaires et professionnels issus de plus de 15 pays, autour des avancées les plus récentes dans le domaine des mathématiques appliquées à l’industrie.

Selon un site web dédié, la conférence s’inscrit dans une dynamique de renforcement de la collaboration internationale et vise à positionner la Tunisie comme pôle régional d’excellence en recherche mathématique appliquée. Elle entend également souligner le rôle fondamental des mathématiques comme levier du développement technologique et industriel.

Au cœur des débats : des thématiques d’actualité scientifique et industrielle telles que la science des données, l’intelligence artificielle appliquée à l’industrie, la dynamique des fluides numérique (CFD), les méthodes mathématiques en finance, la modélisation fractionnaire, les énergies renouvelables et la médecine computationnelle.

Le programme s’articulera autour de conférences plénières, de plus de 150 communications scientifiques réparties en sessions parallèles, ainsi qu’une session posters. Parmi les sujets abordés figurent le cadre hyper-complexe déformable en 3D, la stabilité des systèmes dissipatifs, ou encore les inégalités de Hermite-Hadamard, illustrant la richesse et la diversité des recherches présentées.

L’ICoIAM 2025 se veut un forum privilégié d’échanges interdisciplinaires, offrant aux participants l’opportunité de présenter leurs travaux, de nouer des collaborations internationales et de découvrir les dernières innovations dans des domaines tels que l’optimisation, la théorie du contrôle, la mécanique computationnelle, les problèmes inverses ou encore le calcul stochastique.

En mobilisant la communauté scientifique mondiale, cet événement confirme l’engagement de la Tunisie à promouvoir la recherche fondamentale et appliquée comme moteur d’innovation et de compétitivité industrielle.

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Le pédiatre, les parents et l’annonce de mauvaises nouvelles

Cette tribune, fruit d’une expérience de 35 ans d’exercice en pédiatrie, traite de la relation pédiatres-parents et de l’annonce de mauvaises nouvelles. De nombreux praticiens trouvent cette interaction stressante et, faute de formation adéquate, peuvent adopter des méthodes inappropriées pour annoncer les mauvaises nouvelles et gérer les conséquences émotionnelles.

Dr Salem Sahli *

Dans la communication quotidienne, les mots peuvent être prononcés et entendus différemment. Un même message peut être compris de manière différente selon son contenu, la façon dont il est envoyé par l’émetteur et reçu par le récepteur.

Toutefois, lors de la conversation entre les pédiatres et les parents et enfants qui se confient à eux, la communication doit être sans ambiguïté. Elle doit informer factuellement tout en créant un espace pour la compréhension émotionnelle et les décisions prises conjointement. Et ceci à plus forte raison lorsqu’il s’agit d’annoncer une mauvaise nouvelle.

Pendant longtemps, l’idée de tenir à l’écart les malades et leurs proches des nouvelles médicales accablantes «afin de les protéger» a été la règle. Elle a, par exemple, été intégrée au code de déontologie de l’American Medical Association en 1847. Ce n’est qu’au milieu du siècle dernier que cette perspective a changé. Actuellement, l’on ne discute plus du fait d’inclure les malades et leurs proches dans la discussion, mais de la manière de le faire.

Les médecins sont très peu ou pas du tout formés à affronter ce type de situation, ils tâtonnent, improvisent et font de leur mieux lorsqu’il s’agit de communiquer une mauvaise information médicale aux parents et à leurs enfants malades. Cette communication est parfois adéquate, mais elle peut être inappropriée et sera donc perçue de façon négative. Le fait qu’il y ait peu d’espoirs de guérison, que la vie du malade soit en jeu ou que les projets d’avenir soient menacés, a une influence majeure sur les personnes qui donnent et celles qui reçoivent l’information. Néanmoins, même ces nouvelles doivent être annoncées, et il semble indispensable de s’entendre sur le cadre. Car, en effet, des cadres existent et méritent d’être connus des médecins et du personnel médical. Ils proposent des méthodes et des comportements dont ils peuvent s’inspirer en les adaptant et en les considérant comme outils d’aides à la décision.  

Le modèle Spykes

Le modèle le plus évalué et le plus approprié pour la communication de mauvaises nouvelles médicales est celui que l’on désigne sous l’acronyme de Spikes. Il a été initialement développé pour le domaine de la cancérologie, mais il est aussi adapté à d’autres situations.

L’encadré ci-dessous illustre les différentes étapes de Spikes et présente des instructions d’action pour l’entretien avec les parents et l’enfant malade.

  1. Setting (cadre) : Le médecin doit brièvement réfléchir à sa tâche, parler aux parents et à l’enfant sur un pied d’égalité et exclure les interruptions.
  2. Perception : Initialement, le médecin doit évaluer la vision des parents et de l’enfant ; une écoute active et un niveau de langage adéquat sont importants.
  3. Invitation : Avant de donner de nouvelles informations, il convient de demander ce que les parents et l’enfant souhaitent savoir immédiatement ou plus tard (droit de ne pas savoir).
  4. Knowledge (connaissance) : Les nouvelles informations doivent être données de manière claire et sans jargon, et la compréhension doit être vérifiée.
  5. Empathy (empathie) : Un comportement empathique, reflétant les sentiments, les intérêts et les besoins, est une condition préalable au succès de l’entretien.
  6. Summary (synthèse) : Une stratégie de traitement commune nécessite la conciliation des idées et des informations ainsi qu’une clarification conjointe.

Le cas de Selim atteint d’une maladie chronique

Après la confirmation du diagnostic de diabète de type 1, l’annonce du diagnostic et la planification du traitement doivent suivre. L’entretien est planifié en présence de l’enfant, avec ses parents. La diabétologue pédiatrique arrive dans le service à l’heure convenue et a prévu suffisamment de temps et de calme (setting).

Le message central comprend le diagnostic d’une maladie chronique, incurable et modifiant le quotidien, mais qui est bien traitable grâce à une insulinothérapie à vie. L’interrogation sur les connaissances préalables sur la maladie est utile pour évaluer le niveau de détail et de technicité requis (perception, invitation).

Pour Selim, le «diabète» est totalement nouveau, et il demande si c’est contagieux. Les parents n’ont également aucune connaissance préalable. Les termes médicaux spécialisés doivent être utilisés avec parcimonie et un espace doit être laissé pour les questions (knowledge).

Selim est également encouragé à participer de plus en plus aux interventions médicales afin de renforcer son sentiment d’auto-efficacité (empathy) ; il se sent ainsi interpellé et peut lui-même faire quelque chose – avec une fierté visible.

Les parents ont déjà une vision à long terme : gestion future du quotidien, pronostic, guérison, conséquences à long terme… Pour une discussion plus ciblée, les procédures de traitement sont expliquées, les personnes-ressources sont nommées, les premières informations écrites sont remises, et un entretien de suivi est convenu uniquement avec les parents pour ne pas surcharger Selim (summary).

Conclusions pratiques

– La culture de communication de l’entretien médical est un facteur décisif dans l’évaluation d’une information médicale.

– Des conditions spatiales et situationnelles adéquates garantissent une conversation sans perturbation avec les professionnels de santé principalement responsables du traitement.

– Les informations factuelles se connectent aux connaissances préalables des parents et de l’enfant ; elles doivent également permettre une compréhension émotionnelle.

– Il est plus bénéfique d’impliquer les parents et l’enfant dans les décisions médicales que de leur transmettre ponctuellement des informations toutes faites.

– Il est nécessaire d’intégrer l’enseignement des compétences en communication appropriées dans la formation initiale et continue des professionnels de la santé.

* Pédiatre.

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Maradona : cinq ans après, l’enquête reste au point mort

Cinq ans après la mort de la star du football en Argentine et dans le monde Diego Armando Maradona, survenue le 25 novembre 2020, les causes de son décès restent officiellement « indéterminées », et l’enquête judiciaire censée les éclaircir continue de stagner.

A l’occasion de cet anniversaire, le compte Instagram officiel de la légende du football argentin a été réactivé, publiant un message émouvant qui a bouleversé ses millions de fans en Argentine et dans le monde.

La publication, accompagnée d’une photo en noir et blanc de l’ancien sélectionneur argentin en costume, reprend un vers d’une chanson célèbre de sa compatriote Mercedes Sosa : « Tant de fois ils m’ont tué, tant de fois je suis mort, pourtant, je suis toujours là, ressuscité ».

Ce clin d’œil poétique a ravivé l’émotion de ses supporters, qui ont multiplié les messages de nostalgie, d’admiration et de douleur à l’approche d’une date que beaucoup qualifient encore d’« insupportable ».

Alors que l’hommage numérique suscitait un vaste élan de réactions, la situation judiciaire autour de sa mort demeure profondément embourbée.

Le procès visant à établir d’éventuelles responsabilités médicales a été annulé cette année après la destitution de la juge Julieta Makintach, sanctionnée pour sa participation au documentaire intitulé « Justice divine », consacré à l’affaire.

Le jury disciplinaire l’a reconnue coupable d’avoir compromis son impartialité en collaborant à un projet audiovisuel lié directement au dossier qu’elle instruisait.

Makintach a été révoquée à l’unanimité, interdite d’exercer toute fonction judiciaire et déchue de son immunité. Elle est désormais poursuivie pour manquement professionnel, abus de pouvoir et détournement de fonds publics.

Cette décision avait été saluée par la famille Maradona. Sa fille Gianinna a estimé qu’elle permettait de « croire à nouveau en la justice argentine », tandis que l’avocat Mario Baudry a affirmé que la procédure pourrait désormais « reprendre sur de nouvelles bases ».

Cependant, cinq ans après le décès du champion du monde 1986, aucune nouvelle audience n’a encore été programmée, et les experts judiciaires n’ont pas avancé dans la détermination des responsabilités médicales éventuelles.

Le procès annulé en mai dernier devrait déterminer si Maradona est décédé pour des raisons de santé liées à ses diverses pathologies ou si les professionnels de santé qui étaient censés prendre soin de lui ont fait preuve de négligence.

Son décès avait provoqué une onde de choc en Argentine et dans le monde, en raison des conditions indignes dans lesquelles l’icône du football argentin avait vécu ses derniers jours.

Le procureur en charge alors du dossier avait notamment reproché à l’équipe médicale l’état d’insalubrité du lieu choisi pour la convalescence de Maradona après son opération d’un hématome sous-dural.

Si les huit accusés, dont des médecins et des infirmiers, sont reconnus coupables, ils encourent des peines de 8 à 25 ans de prison.

Toutefois, la nouvelle équipe de magistrats chargée du dossier n’a pour l’instant ni fixé d’agenda ni formulé de conclusions préliminaires, alimentant la frustration des proches et des supporters qui réclament toujours « vérité et justice ».

En Argentine comme ailleurs, la mémoire de Maradona demeure omniprésente, mêlant dévotion populaire et attente d’un procès qui, malgré les années, peine toujours à débuter.

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