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Décès de la journaliste et documentariste Marine Vlahovic

La journaliste et documentariste Marine Vlahovic a été retrouvée morte à son domicile à Marseille, dans le Ier arrondissement, lundi 25 novembre 2024. C’est après plusieurs jours sans nouvelles qu’un groupe d’amis s’est rendu sur place et a découvert son corps sur le toit-terrasse de son appartement. Selon les informations rapportées par La Provence, sa mort remonterait à quelques jours avant la découverte.

Une enquête a été ouverte par les autorités locales, et une autopsie a été demandée pour déterminer les causes exactes de son décès. Cependant, les premières investigations n’indiquent aucune piste criminelle, selon une source policière citée par les médias.

Marine Vlahovic, âgée de 39 ans, était une figure marquante du journalisme de terrain et du documentaire audio. Elle avait notamment travaillé pour Arte Radio, où son podcast Carnet de correspondante avait été acclamé, retraçant ses années de correspondante à Ramallah, en Cisjordanie, de 2016 à 2019. Dans ce podcast primé, elle offrait une vision intime et humaine de la vie dans un territoire marqué par le conflit, avant de consacrer son dernier épisode aux voix de Gaza.

Après son expérience en Palestine, Marine Vlahovic avait déménagé à Marseille, après avoir aussi vécu en Égypte et au Liban. Elle a également collaboré avec de prestigieuses rédactions telles que RFI, Radio France, Le Soir et la radiotélévision suisse RTS.

Ses collègues d’Arte Radio ont exprimé leur profonde tristesse après cette tragique disparition : «Notre amie Marine nous manque cruellement, comme son travail va manquer au paysage du documentaire audio», ont-ils déclaré sur leur site internet. De son côté, RFI a salué «la mémoire d’une journaliste engagée et d’une grande sensibilité, celle qui savait admirablement trouver les petites histoires pour raconter la grande.»

D. G.

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Égypte : les transferts de fonds de la diaspora ont augmenté de presque 108 % en septembre

Les transferts des Égyptiens résidant à l’étranger ont doublé, enregistrant une augmentation de 107,6 % en septembre par rapport à l’année précédente.

Selon la banque centrale d’Égypte, les transferts ont atteint 2,7 milliards de dollars en septembre, contre 1,3 milliard de dollars à la même période l’année dernière.

Au premier trimestre de l’exercice fiscal 2023-2024 (juillet-septembre), les transferts de fonds ont bondi de 84,4 %, atteignant 8,3 milliards de dollars, contre 4,5 milliards l’an passé.

Sur les neuf premiers mois de l’année, les transferts ont progressé de 42,6 %, totalisant 20,8 milliards de dollars, contre 14,6 milliards sur la même période en 2023.

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Le poème du dimanche : ‘‘Les arbres de ciment’’ de Ahmed Abd Al-Mu’ti Hijazi

Né en 1935, Ahmed Abd Al-Mu’ti Hijazi (أحمد عبد المعطي حجازي) est poète, journaliste et critique égyptien. Considéré comme l’un des pionniers de la modernité poétique arabe, il dirigea la revue Ibda’ (création).

D’idéologie panarabe nassérienne qu’il représenta en Syrie lors de l’Union, en 1959, il s’opposera par la suite à Sadate qui l’exclura de son emploi de journaliste. Il s’installe en France en 1974 où il enseigna à l’université. Revint en Egypte où il poursuit ses activités littéraires et culturelles.

Parmi ses recueils (en arabe) : Une ville sans cœur, 1959 ; Elégie du bel âge,
1972 ; Les arbres de ciment, 1989.

Tahar Bekri

Le temps vient et s’en va
Sans que l’ombre change de place
Ces arbres de ciment
comme des champignons
couvrent l’écorce de la terre
Il n’y a pas d’endroit pour l’herbe
Ni de sens pour cette pluie forte
Sur les pierres silencieuses
Il ne pousse que rouille
Ou mousse sans racines

Le vent arrive et s’en va

Sans traverser ce silence
Ou pouvoir porter secours aux villages
Ni aux bateaux qui font naufrage
Les arbres de ciment partout
S’élancent et croulent
Comme des monstres
Chassent les oiseaux qui tombent des arbres
Dans les radars
Et se pendent les oisillons de leurs cous
Sur les fils d’écoute
Dans ces ciels dont nous savons de nos balcons
Que les oiseaux y meurent
Quand leurs nuées s’entrechoquent
Les antennes du métal incandescent s’élèvent
Dans la dernière lumière

La nuit arrive et s’en va
Sans que l’on ait assouvi son sommeil
Les arbres de ciment nous cernent
Les nouveau-nés dont les pères sont habitués au silence
Naissent petits
Au physique amputé
Aucune voix ne sort de leur bouche
Ni leurs testicules ne croissent

Les poubelles que rejette le plaisir
Chaque matin par lassitude non à satiété
Se déposent par tas aux portes
Les machines rejettent d’autres, écume et vin
Dans les rivières qui mènent vers les marchands
Pendant que la terre tourne

Paris 20 mars 1979

Traduit de l’arabe par Tahar Bekri

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