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Stade d’El Menzah et Sidi Bou Saïd : Des décisions sur les marchés des travaux

08. Oktober 2026 um 20:11

La commission des grands projets, réunie jeudi 8 octobre 2026 à la Kasbah sous la présidence de la cheffe du gouvernement Sarra Zaafrani Zenzri, a pris plusieurs décisions relatives à l’attribution de marchés publics. Elles concernent notamment la reconstruction du stade olympique d’El Menzah par une entreprise chinoise et les travaux de protection de la colline de Sidi Bou Saïd contre les glissements de terrain.

Ces deux dossiers figurent parmi les six grands projets examinés lors de cette réunion, consacrée aux infrastructures sportives, à l’énergie, à la santé et aux transports.

El Menzah : une entreprise chinoise chargée de la reconstruction

La décision annoncée par la Présidence du gouvernement confirme que la reconstruction du stade olympique d’El Menzah sera réalisée par une entreprise chinoise, dans le cadre de la coopération entre Tunis et Pékin.

Le communiqué fait état de décisions concernant l’attribution du marché des travaux, sans dévoiler l’identité de l’entreprise chinoise, le montant du contrat ou la date de démarrage du chantier.

Cette annonce intervient après plusieurs années de blocage. Lancé le 10 juin 2022 pour un coût initial de 100 millions de dinars et un délai de 900 jours, le premier chantier de rénovation n’avait atteint qu’environ 20 % d’avancement au printemps 2024.

Le 8 avril 2026, le directeur des constructions et des équipements au ministère de la Jeunesse et des Sports, Naoufel Belhaj Rhouma, a annoncé une reprise des travaux au dernier trimestre de l’année, avec le lancement d’un appel d’offres dans le cadre du partenariat chinois.

En mai, l’ambassadeur de Chine en Tunisie, Wan Li, a précisé que la procédure se trouvait au stade de la présélection technique des entreprises, avant l’examen des offres financières et le choix de l’entreprise chargée du projet.

Lors d’une audition parlementaire le 30 juin, les représentants du ministère ont confirmé une reprise prévue à la fin de l’année, avec une durée de réalisation estimée entre 30 et 36 mois.

La décision du 8 octobre intervient donc au début du trimestre annoncé pour la reprise du chantier, dont la date effective reste à connaître.

Sidi Bou Saïd : une décision sur les travaux de protection

La commission a également pris une décision concernant le marché des travaux de protection de la colline de Sidi Bou Saïd contre les glissements de terrain.

Le projet fait l’objet d’un suivi gouvernemental depuis le début de l’année. Une décision du 26 janvier 2026 a chargé le ministère de l’Équipement et de l’Habitat de superviser les études et les travaux destinés à sécuriser le site.

Le 8 juillet, le comité de pilotage du projet, présidé par le ministre Salah Zouari, a examiné les résultats de la première phase des études techniques. Le ministère a alors fixé comme objectif un démarrage des travaux au mois d’août.

La nouvelle décision du 8 octobre concerne le marché des travaux, mais ne précise ni l’entreprise retenue ni l’état d’avancement des interventions annoncées pour août.

Quatre autres grands projets examinés

La réunion a également porté sur l’extension de la centrale électrique de Borj El Amri, la réhabilitation de l’hôpital régional de Bir Ali Ben Khalifa, dans le gouvernorat de Sfax, ainsi que l’extension de l’aéroport international de Tunis-Carthage.

Le projet de port en eaux profondes et de zone logistique d’Enfidha figurait également parmi les dossiers examinés.

La Présidence du gouvernement ne détaille pas les éventuelles décisions prises concernant ces quatre projets.

En clôturant la réunion, Sarra Zaafrani Zenzri a appelé les ministères et les structures publiques concernés à surmonter les difficultés d’exécution et à renforcer le suivi des chantiers afin de respecter les délais fixés.

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Pieralisi veut faire de la Tunisie son futur hub d’innovation pour l’Afrique

08. Oktober 2026 um 16:12

Déjà implanté en Tunisie depuis 2007, le groupe italien Pieralisi envisage une nouvelle étape de développement dans le pays avec un projet de centre d’excellence et d’innovation destiné aux marchés africains. Une évolution qui pourrait élargir son activité bien au-delà de l’huile d’olive.

De l’oléiculture à une plateforme régionale

L’idée a été présentée à Tunis par Aldino Zeppeli, CEO de Pieralisi, lors de rencontres avec l’ambassadeur d’Italie en Tunisie, Alessandro Prunas, et le directeur de l’Agence italienne pour le commerce extérieur (ICE), Bernard Prevete.

Le groupe, qui dispose déjà d’une implantation tunisienne et d’une connaissance approfondie de l’écosystème oléicole local, souhaite progressivement renforcer ses activités, développer les compétences tunisiennes et favoriser le transfert de technologies et de savoir-faire. L’objectif envisagé est surtout de donner à la structure tunisienne une dimension régionale, en l’utilisant comme point d’appui pour accompagner l’expansion de Pieralisi sur d’autres marchés africains.

Cette orientation pourrait ainsi changer la fonction de la Tunisie dans la stratégie du groupe : il ne s’agirait plus seulement d’un marché pour ses équipements, mais d’une base permettant de rapprocher expertise industrielle italienne, compétences tunisiennes et besoins technologiques des marchés africains.

L’huile d’olive n’est plus le seul terrain

Le futur projet ne serait d’ailleurs pas limité au secteur oléicole. Les discussions ont porté sur les applications de la Separation Systems Division (SSD) de Pieralisi dans d’autres activités agroalimentaires et industrielles.

Parmi les pistes évoquées figure notamment le traitement des eaux usées et des boues produites par les activités industrielles et agroalimentaires. L’enjeu est donc de valoriser une expertise développée dans l’industrie de l’huile d’olive pour répondre à une gamme plus large de besoins technologiques.

C’est dans cette perspective que Pieralisi réfléchit à la création progressive d’un « Pieralisi Africa Excellence & Innovation Center » en Tunisie. Le centre pourrait réunir des activités d’innovation, de formation, de services industriels, de transfert de compétences et d’adaptation des technologies aux différents marchés africains.

Un projet encore à construire

Il ne s’agit toutefois pas encore d’un investissement définitivement acté. Le centre reste au stade de la réflexion et de la construction progressive du projet. Pieralisi cherche notamment à renforcer les liens avec les entreprises tunisiennes et l’écosystème industriel italien afin d’identifier les partenaires susceptibles d’accompagner les différentes étapes.

La formation occupe une place importante dans cette stratégie. Pour le groupe, développer les compétences techniques locales permettrait à la fois de renforcer son implantation et de disposer d’un vivier capable d’accompagner son expansion régionale.

Le projet s’inscrit par ailleurs dans la dynamique de coopération économique entre l’Italie et l’Afrique portée par le Plan Mattei, notamment autour de l’investissement, de la formation, du développement des compétences et du transfert technologique. L’ICE s’est dit disposé à faciliter les mises en relation avec les acteurs économiques tunisiens, tandis que l’ambassade d’Italie a évoqué la possibilité de mobiliser, selon la maturité des projets, les réseaux italiens dans l’industrie, la recherche, la formation et le financement.

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Les taux à 30 ans des obligations américaines au plus haut depuis 24 ans

08. Oktober 2026 um 15:37

Le rendement des obligations du Trésor américain à 30 ans a atteint mercredi 7 octobre un nouveau sommet en 24 ans. Et ce, alors que la vague de ventes sur les marchés obligataires mondiaux reprend.

Le rendement des obligations à 30 ans a atteint mercredi 5,7041 %. Sur le plan international, les rendements ont poursuivi leur tendance haussière, malgré la relative désescalade enregistrée lors de la séance précédente. Les craintes liées à l’inflation et à la situation budgétaire exerçant une pression sur les obligations. Tandis que les prix du pétrole ont enregistré une nouvelle hausse.

Les investisseurs attendent avec intérêt l’adjudication des obligations du Trésor à 30 ans ce jeudi. Ce qui constituera le prochain test de la demande pour les titres du Trésor américain.

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Recherche : Un Tunisien premier mondial, deux autres dans le Top 40 en géosciences

08. Oktober 2026 um 14:15

La recherche tunisienne s’illustre dans le classement international Top1000 Scholar 2026. Trois chercheurs tunisiens figurent parmi les 40 premiers au monde dans la catégorie consacrée aux études géologiques et géophysiques, selon le classement établi sur la période de référence 2021-2025. Le résultat est d’autant plus remarquable qu’un chercheur tunisien arrive en tête à l’échelle mondiale dans cette catégorie.

Le professeur Younes Hamed, de la Faculté des sciences de Gafsa, occupe en effet la première place en Tunisie et la première place mondiale. Le professeur Hakim Gabtni, du Centre de recherches et des technologies des eaux (CERTE), se classe deuxième en Tunisie et 38e au niveau mondial, tandis que le professeur Mohamed Soussi, de la Faculté des sciences de Tunis, arrive troisième en Tunisie et 39e mondial.

Trois chercheurs dans un classement mondial

Le résultat place ainsi trois chercheurs tunisiens dans le Top 40 d’une catégorie internationale qui recense 1000 chercheurs. Leur présence est notamment liée aux travaux en géologie et en géophysique et, plus particulièrement, aux recherches portant sur les ressources en eaux souterraines.

Cette dimension est loin d’être secondaire pour la Tunisie, confrontée à une pression croissante sur ses ressources hydriques. Elle donne également une résonance particulière à la présence d’un chercheur du CERTE parmi les premiers du classement.

Au-delà des positions individuelles, le résultat met donc en lumière des travaux menés dans plusieurs établissements tunisiens, de la Faculté des sciences de Gafsa au CERTE et à la Faculté des sciences de Tunis.

Un classement fondé sur l’influence scientifique

Le Top1000 Scholar 2026 est publié par Scholarly Index, une plateforme qui mesure l’influence de la recherche scientifique à partir de millions de profils de chercheurs. L’édition 2026 recense environ 2,31 millions de profils, répartis entre 20 grandes disciplines, 305 sous-domaines et 4 516 thématiques de recherche.

Le classement distingue notamment l’influence cumulée sur l’ensemble de la carrière de celle observée sur une période récente. Pour l’édition couvrant 2021-2025, l’objectif est ainsi d’identifier les chercheurs dont les travaux ont exercé une influence récente dans leur domaine.

Cette distinction est importante : le classement ne constitue pas une évaluation générale de la qualité de l’ensemble de la recherche tunisienne, mais mesure une influence scientifique selon la méthodologie propre à Scholarly Index.

Pour la Tunisie, le signal reste néanmoins notable : un chercheur classé premier mondial et deux autres présents dans le Top 40 dans une même catégorie scientifique offrent une visibilité internationale à des travaux qui touchent notamment à l’un des enjeux les plus stratégiques du pays, celui de la connaissance et de la gestion des ressources en eau souterraine.

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PLF 2027 : Les professionnels du solaire réclament zéro droit de douane sur les équipements

08. Oktober 2026 um 12:12

À quelques jours de l’examen du projet de loi de finances pour 2027, les professionnels des énergies renouvelables veulent peser sur les choix fiscaux du prochain budget. La Chambre syndicale du photovoltaïque de Tunisie (CSPV), relevant de l’UTICA, et le Groupement professionnel des énergies renouvelables de la CONECT demandent notamment la suppression des droits de douane sur les équipements solaires et l’application d’une TVA de 7%.

Dans une lettre ouverte adressée au président de l’Assemblée des représentants du peuple, les deux organisations réclament un « dialogue institutionnel urgent » entre le Parlement, le gouvernement et les professionnels. Leur objectif affiché : réduire le coût des installations photovoltaïques et du stockage afin d’accélérer l’autoproduction d’électricité.

Une demande fiscale au moment où le PLF arrive

La revendication intervient alors que le projet de loi de finances pour 2027 doit être transmis à l’ARP au plus tard le 15 octobre, conformément au calendrier constitutionnel. Les travaux préparatoires ont déjà commencé au Parlement.

Les professionnels demandent que les panneaux photovoltaïques, batteries, systèmes de stockage et principaux équipements nécessaires à la production d’électricité renouvelable soient exonérés de droits de douane. Ils souhaitent également ramener leur TVA à 7%.

Selon les organisations signataires, une telle baisse de la fiscalité permettrait de réduire le coût d’accès au solaire pour les ménages et les entreprises, tout en stimulant l’investissement dans le secteur. Elles y voient également un moyen de favoriser l’autoproduction et, à terme, de limiter la dépendance aux importations énergétiques.

Ces effets restent toutefois des objectifs avancés par les professionnels et ne constituent pas des résultats acquis.

Une urgence qui se mesure aussi dans les chiffres

Le timing de leur demande n’est pas anodin. L’indépendance énergétique de la Tunisie s’est encore dégradée en 2026 : elle s’établissait à 34% à fin juillet, contre 37% un an auparavant, selon les données du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie.

Dans le même temps, la puissance installée à partir de sources renouvelables atteignait 1163 MW à fin juillet. Le pays ambitionne toutefois d’accélérer fortement ce déploiement dans les prochaines années.

Le Plan solaire tunisien prévoit ainsi l’installation de 3815 MW supplémentaires de capacités renouvelables d’ici 2030, dont 1510 MW photovoltaïques, 1755 MW éoliens, 450 MW de solaire thermodynamique et 100 MW issus de la biomasse.

Le décalage entre ces ambitions et la réalité énergétique nourrit donc le débat sur le coût des équipements. Pour les professionnels, alléger la fiscalité constitue l’un des leviers permettant d’accélérer le passage à l’acte des ménages, des entreprises et des investisseurs.

Le PLF 2027 comme premier test

La demande adressée au Parlement place désormais la fiscalité du solaire parmi les sujets susceptibles d’être discutés lors de l’examen du PLF 2027.

Au-delà de la seule TVA, le débat porte ainsi sur le coût d’accès aux technologies nécessaires à la transition énergétique, alors que la Tunisie cherche simultanément à développer ses capacités renouvelables, renforcer la sécurité de son approvisionnement et réduire sa dépendance aux importations d’énergie.

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Tunisie – Météo : Jusqu’à 70 mm de pluie attendus vendredi dans plusieurs régions

08. Oktober 2026 um 11:45

La Tunisie s’apprête à connaître une dégradation notable des conditions météorologiques à partir de jeudi soir. Selon l’Institut national de la météorologie (INM), des pluies temporairement orageuses, parfois abondantes, concerneront d’abord les régions côtières du Nord avant de s’étendre progressivement à plusieurs régions du pays.

Un épisode pluvieux qui s’étend vendredi

Les premières précipitations sont attendues jeudi soir sur les côtes du Nord, avec des pluies parfois abondantes, notamment dans les régions de l’extrême Nord-Ouest.

Vendredi, les averses gagneront le reste des régions du Nord, puis le Centre et, localement, le Sud au cours de l’après-midi. Les précipitations pourront être temporairement fortes, particulièrement à Zaghouan, Siliana, Sidi Bouzid, Kairouan et dans la région du Sahel.

Les quantités de pluie seront généralement comprises entre 30 et 50 mm, avec des cumuls pouvant atteindre localement 70 mm.

Orages, grêle et baisse des températures

Cet épisode sera également marqué par des cellules orageuses, susceptibles de s’accompagner de chutes de grêle localisées et de vents forts.

Les températures devraient par ailleurs enregistrer une baisse sensible. Les maximales ne dépasseront pas 18°C sur les hauteurs, tandis qu’elles se situeront entre 20 et 24°C dans les régions du Nord et entre 26 et 30°C dans le reste du pays.

L’INM maintient par ailleurs une vigilance météorologique sur certaines régions, notamment face aux risques liés aux pluies et aux orages.

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Banque mondiale : La Tunisie veut accélérer ses projets alors qu’un nouveau partenariat se prépare

08. Oktober 2026 um 11:38

La relation entre la Tunisie et la Banque mondiale entre dans une nouvelle phase. La préparation du prochain Cadre de partenariat pays (CPP) s’accompagne désormais d’un objectif plus immédiat : accélérer la mise en œuvre des projets déjà financés, alors que le portefeuille de la Banque en Tunisie représente près de 13,9 milliards de dollars d’engagements cumulés.

Le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, a abordé cette question mercredi 7 octobre avec Alex Kremer, nouveau directeur du bureau du Groupe de la Banque mondiale en Tunisie. La rencontre intervient quelques jours après la prise de fonctions du responsable, qui supervise désormais les activités de la BIRD, de la SFI et de la MIGA dans le pays.

Passer du financement à l’exécution

Le message tunisien est particulièrement clair : il ne s’agit plus seulement de diversifier les domaines de coopération, mais aussi d’améliorer la coordination avec la Banque afin de faire avancer plus rapidement les projets financés.

L’enjeu est significatif. Selon les données de la Banque mondiale, son portefeuille tunisien comptait 169 projets pour un montant total d’engagements de 13,919 milliards de dollars au 31 août 2026. Ce montant correspond aux engagements cumulés du portefeuille et non à de nouveaux financements annoncés lors de la rencontre.

La dynamique se poursuit d’ailleurs sur plusieurs secteurs stratégiques. En mars dernier, la Banque mondiale a approuvé deux projets consacrés à la sécurité hydrique et à l’agriculture irriguée, pour un engagement total de 332,5 millions de dollars.

Le plus important, doté de 208,5 millions de dollars, doit notamment renforcer les services d’eau potable, développer les compteurs intelligents et réhabiliter des réseaux de distribution. Un second projet de 124 millions de dollars vise l’irrigation et la modernisation des infrastructures agricoles.

Le prochain cadre se prépare déjà

Cette accélération intervient alors que le CPP 2023-2027 arrive progressivement à son terme. Le cadre actuel fixe notamment comme priorités la création d’emplois de qualité, le renforcement du capital humain, la résilience climatique et la transition écologique.

La prochaine étape consistera donc à définir les priorités du futur partenariat. Pour Alex Kremer, la Banque mondiale veut intensifier la coordination avec les autorités tunisiennes et poursuivre son soutien aux réformes ainsi qu’aux objectifs de développement économique et social.

Cette nouvelle séquence intervient dans un contexte où la Banque mondiale insiste de plus en plus sur la nécessité d’investissements structurants, notamment dans l’eau. Dans son dernier bulletin consacré à la Tunisie, publié en septembre, elle estime que le déficit hydrique pourrait réduire le PIB de 6,4% d’ici 2050 en l’absence d’adaptation suffisante.

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Arabie saoudite : Trois morts dans les attaques houthies contre deux aéroports, Riyad de nouveau visé

08. Oktober 2026 um 10:54

La confrontation entre les Houthis et l’Arabie saoudite franchit un nouveau seuil. Deux attaques revendiquées par les rebelles yéménites contre les aéroports d’Abha et de Riyad ont fait trois morts et 36 blessés, selon les autorités saoudiennes. Ce jeudi 8 octobre, les Houthis ont de nouveau affirmé avoir visé l’aéroport international King Khalid de Riyad avec un missile balistique.

Deux aéroports frappés, 39 victimes

Les deux attaques meurtrières ont visé mardi et mercredi les infrastructures aéroportuaires d’Abha, dans le sud du royaume, et de Riyad, la capitale.

À Abha, deux résidentes, de nationalités marocaine et algérienne, ont été tuées et 28 personnes blessées. À l’aéroport King Khalid, un ressortissant soudanais a perdu la vie et huit autres personnes ont été blessées, selon l’autorité générale saoudienne de l’aviation civile.

Les Houthis ont revendiqué les attaques, tandis que la coalition dirigée par Riyad n’a pas directement attribué les frappes aux rebelles dans son premier bilan. Elle a toutefois annoncé avoir intercepté un missile balistique au nord de Riyad et promis une riposte.

Une nouvelle frappe revendiquée jeudi

La séquence ne s’est pas arrêtée avec les attaques meurtrières. Dans la matinée de jeudi, les Houthis ont affirmé avoir lancé un missile balistique contre l’aéroport King Khalid et atteint leur cible.

Le mouvement a également renouvelé sa mise en garde aux compagnies aériennes internationales opérant dans l’espace aérien saoudien. Riyad n’avait pas confirmé cette nouvelle frappe au moment des dernières informations disponibles.

Le conflit s’étend autour de Bab el-Mandeb

Cette escalade aérienne intervient alors que les combats se sont intensifiés au Yémen. Les forces gouvernementales soutenues par Riyad ont lancé une contre-offensive pour reprendre des positions stratégiques autour du détroit de Bab el-Mandeb, passage essentiel pour le trafic maritime et les flux énergétiques.

Les Houthis ont également attaqué l’aéroport international d’Aden avec des missiles balistiques et des drones chargés d’explosifs. Un missile est tombé à proximité de la piste peu avant l’arrivée prévue d’un vol en provenance du Caire, selon les autorités yéménites.

La reprise des combats a par ailleurs provoqué le déplacement de plus de 200.000 personnes au Yémen depuis le début de cette nouvelle phase du conflit, selon l’Organisation internationale pour les migrations.

La multiplication des attaques contre les infrastructures aériennes montre ainsi que la nouvelle phase du conflit yéménite dépasse désormais largement les lignes de front. Des aéroports saoudiens et yéménites sont directement exposés, tandis que la bataille autour de Bab el-Mandeb ajoute une dimension stratégique à une escalade dont les conséquences dépassent les frontières du Yémen.

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Tunisie – Météo : Orages, pluies et grêle attendus cet après-midi dans plusieurs régions

08. Oktober 2026 um 09:46

Le temps changera progressivement ce jeudi 8 octobre 2026. Alors que le ciel restera partiellement nuageux durant la matinée, les nuages se densifieront l’après-midi sur les hauteurs ouest du Nord, avec l’apparition de cellules orageuses accompagnées de pluies, selon l’Institut national de la météorologie (INM).

Les précipitations pourront ensuite concerner localement les régions Est, avec un risque de chutes de grêle par endroits.

Des rafales de plus de 70 km/h sous les orages

Le vent soufflera d’abord de secteur ouest, avant de basculer au nord sur le Nord et au sud sur le Centre et le Sud. Il restera faible à modéré dans l’ensemble, mais se renforcera durant la nuit, notamment près des côtes Est et lors de l’apparition des cellules orageuses. Des pointes dépassant temporairement 70 km/h sont ainsi attendues.

La mer sera peu agitée durant la matinée avant de devenir agitée à très agitée dans l’après-midi sur les côtes Est.

Jusqu’à 35°C dans plusieurs régions

Malgré cette dégradation attendue, les températures maximales resteront relativement élevées. Elles se situeront autour de 28°C dans les régions côtières du Nord et varieront entre 30 et 35°C dans les autres régions.

La situation évoluera donc au fil de la journée, avec un temps plus instable à partir de l’après-midi, particulièrement sur les hauteurs ouest du Nord avant une extension locale des précipitations vers l’Est.

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Des états financiers diffusés avant leur publication, le CMF saisit la justice

08. Oktober 2026 um 09:39

Le Conseil du marché financier (CMF) a saisi le ministère public après la diffusion sur les réseaux sociaux des états financiers d’Universal Auto Distributors Holding (UADH), société cotée en Bourse, avant leur publication officielle. Au-delà de cette affaire particulière, le régulateur rappelle les règles qui encadrent la circulation de l’information financière et l’exigence d’un accès équitable aux données susceptibles d’intéresser les investisseurs.

Des documents publiés avant le feu vert du régulateur

Dans un communiqué publié mercredi 7 octobre, le CMF indique avoir déposé une plainte auprès du procureur de la République près le Tribunal de première instance de Tunis. Les états financiers d’UADH avaient été publiés sur une page de réseau social baptisée « InfoBourse TN », alors que le processus de contrôle préalable du CMF n’était pas encore achevé et que les documents n’avaient pas encore été publiés dans le bulletin officiel du Conseil ni mis à la disposition du public par les voies réglementaires.

Le régulateur a ensuite demandé à UADH de s’expliquer sur les circonstances de cette diffusion anticipée. La société a indiqué avoir mis ses états financiers à la disposition de ses actionnaires, conformément aux dispositions légales, en préparation de son assemblée générale ordinaire.

UADH affirme toutefois ne pas connaître l’identité de la personne ayant procédé à la publication des documents sur les réseaux sociaux avant leur divulgation officielle. Le CMF ne désigne donc pas, à ce stade, l’auteur de cette diffusion.

Une possible infraction pénale

Pour le CMF, les faits pourraient constituer une infraction pénale au sens de l’article 81 de la loi n°94-117 du 14 novembre 1994 portant réorganisation du marché financier. Le dossier a ainsi été transmis au ministère public afin que les circonstances soient établies, que les éventuelles responsabilités soient déterminées et que les suites prévues par la législation soient données.

Le choix de la justice souligne la portée que le régulateur accorde à la diffusion prématurée d’informations financières concernant une société cotée. Il ne s’agit pas seulement d’une question de calendrier de publication : la circulation d’une information avant sa mise à disposition officielle peut créer une différence d’accès entre les investisseurs.

Le Conseil réaffirme ainsi la nécessité de préserver la confidentialité des données financières jusqu’à leur publication par les canaux officiels. L’objectif est de garantir la sincérité de l’information, l’égalité d’accès, la transparence et l’intégrité du marché.

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BCT : Le taux directeur reste à 7%, mais la facture énergétique réduit la marge de manœuvre

08. Oktober 2026 um 09:26

La Banque centrale de Tunisie (BCT) maintient son taux directeur à 7%. Mais derrière ce statu quo monétaire se dessine une équation de plus en plus délicate : l’inflation remonte, la facture énergétique s’alourdit, le déficit courant se creuse et les réserves en devises reculent. Réuni mercredi 7 octobre, le Conseil d’administration de la BCT a décidé de ne pas modifier son taux, tout en soulignant que les risques entourant l’évolution future de l’inflation restent orientés à la hausse.

L’inflation repart, portée par les produits frais

L’inflation a atteint 5,6% en septembre 2026, contre 5,4% en août. La principale accélération provient des produits alimentaires frais, dont les prix ont augmenté de 13% sur un an, contre 11,7% le mois précédent. En revanche, l’inflation sous-jacente, hors produits alimentaires frais et produits à prix encadrés, est restée à 5,1% pour le troisième mois consécutif.

Pour la BCT, cette remontée intervient dans un environnement où les pressions inflationnistes ne sont plus uniquement internes. La hausse des cours mondiaux de l’énergie constitue désormais un risque supplémentaire pour la trajectoire des prix.

La facture énergétique pèse sur les comptes extérieurs

C’est sur le front extérieur que la dégradation apparaît particulièrement nette. Les importations énergétiques ont atteint 11,3 milliards de dinars à fin août 2026, contre 8,8 milliards durant la même période de 2025, soit une hausse de près de 28%.

Cette progression a contribué à porter le déficit courant à 4,694 milliards de dinars, soit 2,5% du PIB, contre 2,724 milliards et 1,6% du PIB un an auparavant.

Dans le même temps, les avoirs nets en devises sont descendus à 23,7 milliards de dinars au 6 octobre, représentant 92 jours d’importation, contre 24,3 milliards et 104 jours un an auparavant. La BCT insiste ainsi sur la nécessité de préserver un niveau adéquat de réserves, notamment en maîtrisant le déficit énergétique.

Une marge de manœuvre qui se resserre

Le dilemme est d’autant plus sensible que la croissance ralentit. Au deuxième trimestre 2026, elle s’est établie à 2,3% sur un an, contre 2,6% au premier trimestre, notamment sous l’effet du recul de l’activité industrielle.

La BCT se retrouve donc face à plusieurs contraintes simultanées : contenir les pressions sur les prix, préserver les équilibres extérieurs et éviter de fragiliser davantage une croissance déjà moins dynamique. Dans ce contexte, le maintien du taux directeur à 7% traduit moins une absence de décision qu’une prudence face à des risques devenus plus difficiles à arbitrer.

L’institution prévient d’ailleurs qu’un maintien durable des prix mondiaux de l’énergie à des niveaux élevés pourrait « réduire considérablement la marge de manœuvre » de l’économie et accentuer ses vulnérabilités économiques et financières. Elle indique qu’elle continuera de suivre étroitement les prix, la demande, la liquidité bancaire et les équilibres extérieurs, tout en se tenant prête à intervenir si nécessaire.

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Expulsions vers l’Afrique : Human Rights Watch dénonce Washington

08. Oktober 2026 um 09:05
Pour l’ONG, les États-Unis « instrumentalisent les souffrances ». Elle dénonce cette politique migratoire vers des pays-tiers, notamment en Afrique.   En bref Human Rights Watch dénonce les expulsions américaines vers des pays africains tiers. Plus de 500 personnes ont…

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Lee Tae-Won, ambassadeur de Corée : « Dans le domaine de la santé, la Tunisie est une puissance régionale »

08. Oktober 2026 um 09:03

Alors que la Tunisie et la Corée approchent du soixantième anniversaire de l’établissement de leurs relations diplomatiques en 1969, les indicateurs soulignent une coopération bilatérale en plein essor dans plusieurs domaines. Nous avons rencontré M. Lee Tae-Won, ambassadeur de la République de Corée en Tunisie, pour faire le point.

La dimension régionale de la Tunisie

Dans quel domaine se développe la coopération entre la Tunisie et la Corée ?

Depuis mon arrivée en Tunisie il y a deux ans, j’ai pu constater un grand potentiel dans le domaine médical. La dextérité des médecins tunisiens est remarquable. Elle vaut à la Tunisie d’avoir l’image d’une puissance médicale qui rayonne sur la région et continue à progresser. Des projets en matière de chirurgie robotique et de numérisation des services médicaux ont vu le jour en Tunisie avec un partenariat de la Corée.

Sur un autre plan, la Tunisie possède une industrie de haut niveau en matière de composants automobiles. Plusieurs visites de compagnies coréennes ont permis de mettre en valeur ces capacités. Récemment, une délégation de la Korean Autopart Manufacturing Association a permis de renouveler ce constat. En effet, dans ce domaine également, la Tunisie peut se prévaloir d’une dimension régionale et d’une pleine coopération avec la Corée.

Bientôt, Yura installera une sixième unité

On annonce la prochaine installation d’une sixième usine Yura

En effet, la compagnie Yura continue à développer sa présence en Tunisie. Une cinquième unité vient de voir le jour à Kairouan et une sixième unité est actuellement planifiée. Depuis une décennie, cette compagnie poursuit son développement en Tunisie et produit des pièces importantes pour les voitures électriques.

Entre commerce et culture

Existe-t-il une chambre de commerce tuniso-coréenne ?

Jeune et ambitieuse, la Chambre de commerce tuniso-coréenne est de création récente. Elle a constitué la cheville ouvrière lors de l’organisation de visites de délégations coréennes en Tunisie et travaille à promouvoir les atouts de la Tunisie auprès des entreprises coréennes.

On constate un intérêt accru des jeunes Tunisiens pour la culture coréenne.

En effet, les demandes d’études en Corée progressent dans le monde. De même, l’apprentissage de la langue coréenne a trouvé des vecteurs en Tunisie. Il existe une tendance globale autour de la culture coréenne. Elle se matérialise à travers l’attractivité de la K-Pop et son rayonnement international. Depuis toujours, nous avons considéré la culture comme un facteur de coexistence pacifique.

En Tunisie, un meeting annuel est organisé avec des performances de chant et de danse par des jeunes Tunisiens et Coréens. L’ambassade de Corée vient d’organiser un festival destiné à faire connaître la K-Street Food. Beaucoup de jeunes y sont venus pour découvrir la nourriture populaire coréenne et ont participé à des jeux et des ateliers. Ce sont de bons signaux qui soulignent que la culture coréenne est attractive et présente en Tunisie.

En 2029, le soixantenaire des relations diplomatiques

Quels horizons pour la coopération ?

Il existe un grand potentiel dans plusieurs domaines qui concernent l’économie, le développement ou la culture. Nous travaillons à promouvoir davantage notre coopération. En 2029, le deuxième Sommet Corée-Afrique constituera un rendez-vous multilatéral important. Au niveau bilatéral, nous célébrons également en 2029 le soixantième anniversaire de l’établissement de relations diplomatiques entre la Tunisie et la Corée.

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Tourisme : Jusqu’à 177 hôtels fermés en Tunisie, les fournisseurs italiens ciblent leur rénovation

08. Oktober 2026 um 08:47

La reprise du tourisme tunisien met en lumière un paradoxe moins visible que les records de fréquentation : alors que la demande progresse, une partie importante du parc hôtelier reste hors exploitation. Selon des données citées par l’Agence italienne pour le commerce extérieur (ITA/ICE), entre 164 et 177 établissements hôteliers sont actuellement fermés en Tunisie, tandis que seulement 15 à 17 nouveaux hôtels, représentant plus de 4000 chambres, sont en construction.

Pour les entreprises italiennes, ce décalage constitue surtout un marché potentiel. L’ITA met ainsi en avant les besoins de rénovation, de modernisation et de remise à niveau des établissements existants, dans un secteur où les capacités nouvelles progressent moins rapidement que la demande touristique.

Un parc existant devenu un marché

La donnée la plus révélatrice n’est donc pas le nombre de touristes accueillis, mais l’écart entre les établissements fermés et les nouvelles constructions. La source italienne estime qu’entre 164 et 177 hôtels sont fermés, sans pour autant les présenter comme définitivement abandonnés. Dans le même temps, la Tunisie compterait seulement 15 à 17 projets hôteliers en construction, pour plus de 4000 chambres.

Cette situation ouvre un espace commercial pour les fournisseurs spécialisés dans la modernisation des infrastructures touristiques. Les besoins identifiés vont des technologies et systèmes numériques au mobilier, en passant par les équipements hôteliers, les piscines, le bien-être ou encore les solutions de gestion de l’eau.

Autrement dit, le potentiel ne réside pas uniquement dans la construction de nouveaux hôtels : le parc existant constitue lui-même un vaste marché de rénovation.

Quatre opérateurs tunisiens à Rimini

C’est dans cette logique que quatre opérateurs tunisiens participeront, du 14 au 16 octobre 2026, au salon InOut | The Hospitality Community à Rimini, dans le cadre d’une délégation organisée par l’ITA. L’événement est consacré précisément aux technologies, fournitures, services, équipements, mobilier et solutions de bien-être destinés au secteur de l’hospitalité.

Le salon se tiendra parallèlement au TTG Travel Experience, avec une approche orientée vers les professionnels de l’hôtellerie et les fournisseurs de la chaîne touristique.

Le tourisme progresse, mais l’offre doit suivre

Le contraste est d’autant plus intéressant que la Tunisie a enregistré plus de 11 millions de visiteurs en 2025, avec 29,1 millions de nuitées et 8,1 milliards de dinars de recettes touristiques. La dynamique s’est poursuivie en 2026 : fin août, environ 7,1 millions d’arrivées avaient été enregistrées et les recettes des huit premiers mois atteignaient 5,52 milliards de dinars.

Pour l’Italie, l’enjeu est donc clairement commercial : accompagner la modernisation du parc tunisien plutôt que miser uniquement sur la construction de nouvelles unités. La faiblesse d’une partie de l’offre hôtelière tunisienne devient ainsi une opportunité pour les fournisseurs italiens.

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Lutte contre le trafic de drogue : Une délégation tunisienne se rend aux États-Unis

08. Oktober 2026 um 07:20

La lutte contre le trafic de stupéfiants et les réseaux criminels transnationaux s’impose comme un nouvel axe de la coopération sécuritaire entre la Tunisie et les États-Unis. Une délégation tunisienne composée de responsables issus de plusieurs ministères participe actuellement à un programme d’échange aux États-Unis dans le cadre du prestigieux International Visitor Leadership Program (IVLP).

Avant son départ, la délégation a été reçue par l’ambassadeur américain en Tunisie, Bill Bazzi. Le programme prévoit des étapes à Washington, Helena, Detroit et Boston, avec des rencontres avec des responsables américains afin d’échanger sur les méthodes de lutte contre le trafic de drogue, les organisations criminelles transnationales ainsi que les mécanismes de prévention, de poursuite et de réhabilitation.

À Detroit, le programme est consacré notamment à la coordination entre les différents niveaux des forces de l’ordre, aux enquêtes conjointes contre les stupéfiants à la frontière entre les États-Unis et le Canada, ainsi qu’aux partenariats entre les autorités judiciaires, les services de prévention et les structures de prise en charge des personnes confrontées à la dépendance. Selon l’organisation américaine Global Ties Detroit, la délégation compte 14 responsables tunisiens issus notamment des secteurs de la sécurité, de l’éducation et de la santé.

Pourquoi cette coopération prend de l’importance

Cette initiative intervient alors que les autorités tunisiennes font face à une multiplication des affaires liées aux réseaux internationaux de stupéfiants. La Tunisie n’est pas uniquement confrontée à la consommation et au trafic à l’intérieur de son territoire : plusieurs affaires récentes ont mis en évidence l’implication de réseaux opérant à partir de l’étranger et utilisant différents itinéraires maritimes et terrestres.

En avril 2025, la Garde nationale avait annoncé le démantèlement d’un réseau international et la saisie de 1,2 million de comprimés d’ecstasy, présentée comme la plus importante saisie de stupéfiants jamais réalisée en Tunisie. L’enquête avait également porté sur le financement et le blanchiment d’argent liés au réseau.

D’autres opérations ont confirmé le caractère transnational du phénomène. En décembre 2025, la Garde nationale avait annoncé le démantèlement d’un réseau spécialisé dans l’importation et la distribution de cannabis, avec la saisie de plus de 420 kilogrammes. Selon les autorités, l’organisation était dirigée par des individus établis dans un pays européen.

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Les données disponibles auprès des services tunisiens montrent également l’importance des frontières et des ports dans la lutte contre ces réseaux. En 2025, les services douaniers ont notamment procédé à d’importantes saisies de cannabis, de cocaïne et de comprimés de stupéfiants au port de La Goulette et à plusieurs points de passage frontaliers.

Cette dimension internationale explique l’intérêt d’une coopération fondée non seulement sur la formation, mais aussi sur l’échange d’informations, les techniques d’enquête et la coordination entre différents services. Le principe est particulièrement important face à des organisations criminelles qui peuvent répartir leurs activités entre plusieurs pays : approvisionnement, transport, financement, distribution et blanchiment des revenus.

La coopération tuniso-américaine dans ce domaine ne se limite d’ailleurs pas à cette nouvelle visite. En août 2026, une délégation de la Direction générale de la formation de la police tunisienne avait effectué une mission dans le Michigan afin d’échanger avec les forces de l’ordre locales et la Michigan State University sur les méthodes de formation policière et les meilleures pratiques américaines. La lutte contre le trafic de drogue et la criminalité organisée transfrontalière figurait parmi les domaines concernés.

Un contexte plus large de rapprochement

Cette dynamique s’inscrit également dans un contexte plus large de rapprochement dans les domaines juridique et judiciaire. Lors d’une rencontre avec l’ambassadeur américain le 28 septembre dernier, la ministre tunisienne de la Justice avait notamment évoqué les programmes de coopération visant à moderniser les systèmes judiciaire, pénitentiaire et de réhabilitation.

L’intérêt du programme IVLP est donc de réunir plusieurs dimensions de la réponse au phénomène : renseignement et enquête, coopération entre forces de sécurité, action judiciaire, prévention et prise en charge. Pour la Tunisie comme pour les États-Unis, l’enjeu dépasse ainsi la seule interception des cargaisons de drogue : il consiste à identifier et désorganiser les réseaux qui se trouvent derrière ces trafics et à renforcer la capacité des institutions à agir lorsque leurs activités dépassent les frontières nationales.

Dans ce cadre, la visite aux États-Unis constitue moins une simple mission de formation qu’un échange d’expériences sur un problème par définition international. Washington et Tunis cherchent ainsi à renforcer leurs capacités respectives face à des réseaux criminels dont les modes opératoires reposent précisément sur la circulation des personnes, des marchandises, de l’argent et de l’information entre plusieurs territoires.

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Tunisie : 572 points d’installation anarchiques éliminés en une journée

08. Oktober 2026 um 07:14

La police municipale a mené, au cours des dernières 24 heures, des campagnes de contrôle dans différentes régions du pays, donnant lieu à plusieurs centaines d’interventions liées notamment à l’occupation anarchique de l’espace public, aux infractions économiques et aux manquements aux règles sanitaires.

Selon un communiqué publié mercredi 8 octobre 2026 par le ministère de l’Intérieur, les unités de la police municipale ont procédé à 572 opérations d’enlèvement immédiat de points d’installation anarchiques sur l’ensemble du territoire. Ces interventions ont également abouti à 139 opérations de saisie.

Plus de 200 procès-verbaux économiques

Les opérations ont donné lieu à 209 procès-verbaux économiques, ainsi qu’à 41 procès-verbaux judiciaires. Les unités de la police municipale ont par ailleurs remis 12 personnes recherchées aux unités de sécurité et aux différentes structures judiciaires concernées.

Les contrôles ont également permis la saisie de 51 instruments de pesage, ainsi que de 10 motos et cinq voitures dont les documents légaux n’étaient pas en règle.

Ces opérations concernent notamment le contrôle des activités commerciales, l’occupation de l’espace public et le respect des dispositions réglementaires applicables aux commerçants et aux activités économiques.

249 infractions sanitaires relevées

Sur le volet sanitaire, les campagnes menées à l’échelle nationale ont abouti à la constatation de 249 infractions sanitaires, selon le même bilan du ministère de l’Intérieur.

Le bilan communiqué par les autorités met ainsi en évidence une intervention simultanée sur plusieurs volets : occupation de l’espace public, contrôle économique, respect des obligations administratives et contrôle des conditions sanitaires.

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Sur une seule journée, les opérations ont donc donné lieu à 572 enlèvements d’installations anarchiques, 139 opérations de saisie, 209 procès-verbaux économiques et 249 infractions sanitaires, en plus des procédures judiciaires et des personnes recherchées remises aux autorités compétentes.

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Entrée sud de Tunis : Un nouveau pont ouvert à la circulation, où en est le grand projet d’extension ?

08. Oktober 2026 um 07:05

Un nouveau pont a été ouvert mercredi 7 octobre 2026 à la circulation au niveau de l’échangeur reliant la route régionale n°22 à la route nationale n°3A, à proximité de l’Hôpital des grands brûlés de Ben Arous. L’ouvrage s’inscrit dans le troisième lot du projet d’extension de l’entrée sud de Tunis, l’un des principaux chantiers routiers destinés à fluidifier les déplacements entre le sud de la capitale et le Grand Tunis.

Concrètement, la mise en service de ce pont doit permettre aux véhicules arrivant vers Tunis par la route régionale n°22 de poursuivre leur trajet directement, sans avoir à passer par le carrefour situé devant l’Hôpital des grands brûlés. L’objectif est donc de supprimer une partie des conflits de circulation concentrés sur ce point et de réduire les ralentissements dans un secteur particulièrement sollicité.

Pourquoi ce pont est important pour la circulation ?

L’intérêt de l’ouvrage dépasse son seul emplacement. Le carrefour de l’Hôpital des grands brûlés constitue un point de passage important dans les déplacements entre Ben Arous, les zones du sud de l’agglomération et Tunis. La circulation qui y converge peut provoquer des ralentissements, notamment lorsque les différents flux doivent se croiser au même niveau.

Le nouveau pont introduit précisément une séparation des flux. Les véhicules empruntant la route régionale n°22 en direction de Tunis peuvent désormais franchir l’échangeur sans passer directement par le carrefour de l’hôpital.

Pour les automobilistes, le changement attendu est donc essentiellement opérationnel : moins d’arrêts au niveau du carrefour, une circulation plus continue et une réduction de la pression sur les voies situées à proximité de l’hôpital.

Le ministre de l’Équipement et de l’Habitat, Salah Zouari, qui a supervisé la mise en service de l’ouvrage, a présenté cette ouverture comme une étape importante dans l’avancement du projet d’extension de l’entrée sud de la capitale. Il a également appelé le groupement d’entreprises chargé des travaux à accélérer l’achèvement des autres composantes du chantier.

L’entrée sud de Tunis : un projet qui va au-delà de ce seul pont

Le nouveau pont constitue en réalité une composante d’un projet routier beaucoup plus large. L’extension de l’entrée sud de Tunis vise à réaménager et à renforcer un axe stratégique reliant la capitale aux gouvernorats et aux zones urbaines du sud.

L’enjeu est de traiter la circulation à l’échelle de l’ensemble de l’axe, et non plus uniquement à travers l’aménagement ponctuel des carrefours. Le projet prévoit ainsi plusieurs interventions sur les échangeurs, les ouvrages d’art et les infrastructures routières afin d’améliorer la capacité et la fluidité de cet accès majeur à Tunis.

Le chantier est réalisé par lots. Le pont ouvert le 7 octobre relève du troisième lot du projet. Sa mise en service constitue donc une étape intermédiaire : elle améliore dès maintenant la circulation sur un point précis, mais ne signifie pas que l’ensemble du projet d’extension est achevé.

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C’est justement l’achèvement des différentes composantes du chantier qui doit permettre d’obtenir l’effet recherché à l’échelle de l’entrée sud : une circulation plus fluide, une meilleure séparation des flux et une réduction des points de congestion.

La mise en service de ce nouvel ouvrage donne ainsi un premier aperçu du fonctionnement futur de l’axe. Mais l’impact global du projet dépendra encore de l’avancement des autres travaux et de leur mise en exploitation successive.

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SB Holding : Pourquoi ce groupe omanais s’intéresse à la Tunisie

07. Oktober 2026 um 18:46

Le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, a reçu mercredi une délégation du groupe omanais Suhail Bahwan Group (SB Holding), conduite par son vice-président du conseil d’administration, Sheikh Salem Saad Bahwan. La rencontre intervient alors que le groupe explore de nouvelles possibilités d’expansion en Afrique du Nord, avec un intérêt affiché pour la Tunisie.

Selon le ministère, la délégation a présenté les activités de SB Holding à Oman ainsi que ses investissements réalisés à l’étranger. Le groupe est notamment présent dans des secteurs comme l’assemblage automobile, les industries chimiques, les engrais et les énergies renouvelables. La visite ne correspond toutefois pas, à ce stade, à l’annonce d’un projet d’investissement précis en Tunisie : il s’agit d’abord d’une démarche d’exploration et d’identification d’opportunités.

Qui est Suhail Bahwan Group ?

Suhail Bahwan Group est l’un des principaux groupes privés omanais. Le groupe opère dans plusieurs secteurs et développe également des activités internationales, notamment dans l’automobile, les équipements, les industries et les technologies liées à l’énergie.

Son intérêt pour la Tunisie est donc particulièrement notable en raison de la diversité des secteurs évoqués lors de la rencontre. L’assemblage automobile, la chimie, les engrais et les énergies renouvelables correspondent à des filières dans lesquelles la Tunisie dispose déjà d’un tissu industriel, de compétences et d’infrastructures, mais aussi de besoins importants en investissements.

Pour Tunis, l’enjeu ne serait pas uniquement d’attirer des capitaux. Un investissement industriel de ce type pourrait potentiellement concerner la production destinée au marché tunisien, mais également l’exportation vers les marchés européens et africains. La position géographique de la Tunisie, ses infrastructures portuaires et ses relations commerciales avec l’Union européenne constituent à ce titre des arguments mis en avant par les autorités.

Pourquoi la Tunisie intéresse-t-elle le groupe omanais ?

Le ministère de l’Économie indique que SB Holding souhaite explorer des opportunités permettant d’étendre ses activités en Afrique du Nord et considère la Tunisie comme un site stratégique pour l’investissement et le développement des affaires.

Le ministre Samir Abdelhafidh a, de son côté, présenté les « avantages comparatifs » de la Tunisie ainsi que plusieurs secteurs susceptibles de permettre une coopération entre les deux parties. Le ministère et les structures chargées de l’investissement ont également fait part de leur disponibilité pour accompagner le groupe dans ses démarches.

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La prochaine étape sera donc déterminante : identifier les secteurs et les projets susceptibles de déboucher sur une implantation concrète. À ce stade, aucun montant d’investissement, calendrier de réalisation ou projet industriel précis n’a été annoncé publiquement à l’issue de la rencontre.

L’intérêt de SB Holding constitue néanmoins un signal à suivre, notamment si les discussions évoluent vers un projet dans l’industrie automobile, la chimie, les engrais ou les énergies renouvelables. Ces secteurs pourraient également permettre à la Tunisie de renforcer ses capacités de production et ses activités exportatrices si une implantation venait effectivement à être concrétisée.

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À Tunis, les bâtiments menaçant ruine sous surveillance quotidienne, annonce le MI

07. Oktober 2026 um 18:37

Les bâtiments menaçant ruine font l’objet d’un suivi quotidien par les services centraux, régionaux et locaux du ministère de l’Intérieur, notamment dans le Grand Tunis et dans les secteurs de Tunis Médina et Bab Souika. Le ministère vient de préciser les procédures engagées pour identifier les immeubles à risque, évaluer leur dangerosité et, lorsque cela est nécessaire, procéder à leur évacuation ou à la démolition des parties présentant un danger.

Dans une réponse à une question écrite de la députée Amal Meddeb concernant les bâtiments menaçant ruine de la rue Amer Bey, à Tunis Médina, publiée sur le site officiel de l’Assemblée des représentants du peuple, le ministère de l’Intérieur indique que la municipalité de Tunis a commencé à recenser les constructions concernées et à établir des listes des bâtiments présentant un risque.

La procédure prévoit ensuite l’intervention d’une commission tripartite composée d’un représentant de la municipalité de Tunis, d’un représentant de la direction régionale de l’Équipement et de l’Habitat et d’un représentant de l’Institut national du patrimoine. Cette commission est chargée d’effectuer des visites sur le terrain, d’établir des fiches descriptives pour les immeubles concernés et de déterminer leur niveau de dangerosité, conformément aux dispositions de la loi n°33 de 2024.

De l’identification du risque à l’évacuation

Une fois l’évaluation effectuée, les propriétaires des bâtiments concernés peuvent être mis en demeure de prendre les mesures préventives nécessaires afin de supprimer ou de réduire les risques identifiés. Lorsque la situation l’exige, les autorités peuvent également prendre les décisions prévues par la réglementation, notamment les décisions d’évacuation.

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La municipalité de Tunis dispose par ailleurs d’une équipe d’intervention rapide chargée de deux types d’opérations. La première consiste à intervenir immédiatement en cas d’effondrement soudain, notamment pour sécuriser les lieux et procéder à l’enlèvement des gravats. La seconde repose sur une intervention préventive visant à démolir les éléments d’un bâtiment considérés comme menaçant de s’effondrer et présentant un danger imminent.

Un programme de travail quotidien

Selon le ministère, ces interventions sont réalisées dans le cadre d’un programme de travail quotidien et en coordination avec les différentes structures concernées. La municipalité met à la disposition de l’équipe les équipements et moyens dont elle dispose et peut, lorsque cela est nécessaire, recourir à la location de matériel supplémentaire afin d’assurer les interventions considérées comme prioritaires.

La réponse ministérielle met ainsi en évidence une chaîne d’intervention qui va du recensement des bâtiments à risque à leur évaluation technique, puis à la mise en demeure des propriétaires et, lorsque le danger le justifie, à l’évacuation ou à l’intervention directe sur les parties menaçant de s’effondrer.

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Indice de démocratie 2026 : les régimes hybrides à l’honneur

07. Oktober 2026 um 16:35
L’Indice de perception de la démocratie dans le monde nous révèle année après année la situation, la nature et l’évolution de la démocratie vers d’autres types de régimes politiques dans le monde. C’est le cas de l’édition de 2026.  …

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